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 Astral travellers [Pv Jericho]

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Amerlyllian Die Rosenberg
Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Astral travellers [Pv Jericho]   Astral travellers [Pv Jericho] EmptyDim 20 Oct - 16:34




Astral travelers


Depuis que les murs d’Arkham City étaient tombés – ou, plutôt, depuis qu’ils avaient été explosés –, tu avais durement travaillé pour remettre la boutique en état. Tu avais dépensé une très grande somme d’argent pour récupérer quelques-uns des terrains annexes qui t’avaient été volés au fil des années, profitant pour demander des permis de construction et partager des projets auprès d’un certain groupe de personnes qui allaient travailler avec toi pour pouvoir faire ce que tu avais tête depuis longtemps. Ceci dit, qui dit travailler, dit fatigue. Tu étais parvenue à ouvrir une petite clinique à côté de ta boutique, pour continuer à prodiguer des soins et de l’attention sanitaire à tous ceux qui en auraient besoin – et ce, gratuitement. Tu cumulais les activités administratives, commerciales, artistiques, médicales, les chasses et autres activités nocturnes… Tu commençais à saturer, mais, d’une certaine façon, ça te faisait du bien. Ton esprit était occupé et tu n’avais pas le temps de te morfondre.

Encore est-il, tu avais trop repoussé tes limites et, pour la première fois depuis près d’une trentaine d’années, tu t’étais effondrée dans un endroit où ton corps était en danger : à l’extérieur de ton bâtiment, dans le jardin et très près de la limite de l’ombre. Feu ton fiancé, Kyle, avait eu le bon timing de rentrer chez toi eu après que tu aies vécu la même chose, autrefois. Mais, aujourd’hui, personne ne le ferait… Ton frère n’était pas là et les rares membres du personnel travaillaient dans la clinique et dans la boutique. Tu ne pouvais pas attendre à ce qu’un de tes résidents te voie et cherche de l’aide, parce que ça risquait de créer une situation difficile à gérer – d’autant plus que tout le monde n’était pas au courant de ta nature et te trouver, dans cet état, leur ferait croire que tu étais morte. Non. Tu devais trouver quelqu’un. Ton frère n’était pas disponible parce qu’il n’était pas à la maison et il devait, également, dormir.

Plissant les lèvres, tu regardas autour de toi avant de jeter un dernier coup d’œil à ton corps. Depuis ton adolescence, tu avais compris que tu étais faisais des voyages astraux, en plus de tes rêves prémonitoires et postmonitoires. Ce n’était pas quelque chose que tu pouvais contrôler, au même titre que ta perception empathique. Au vu de la position du soleil et de l’endroit où tu te trouvais, tu avais un peu plus de deux heures avant que la lumière du jour ne te blesse. Tu n’étais pas une grande dormeuse, mais tu doutais du fait que tu puisses reprendre conscience avant quatre ou cinq heures, minimum, mais, si le soleil commençait à te brûler, au moins, tu aurais droit à un réveil – brusque et douloureux, mais tu te réveillerais quand même et tu aurais le temps d’aller te réfugier, avant de sombrer de nouveau dans les abîmes de l’inconscience. Tu pouvais toujours utiliser une partie de tes pouvoirs, mais tu n’étais pas en mesure de déplacer ton corps.  

Contrariée et un tantinet inquiète, tu décidas de quitter les lieux et chercher quelqu’un qui puisse t’aider ou, à la rigueur, faire passer le temps et attendre ton réveil. Tu ne pouvais contacter personne sous ta forme astrale. Peut-être que John pourrait t’aider et il serait en un clin d’œil chez toi, mais… au vu de la situation actuelle de la ville, il devait avoir beaucoup à faire. Il y avait une grande activité paranormale et des démons se rassemblaient lentement, mais sûrement, dans l'Upper Westside. Avec un peu de chance, tu pourrais tomber sur un démon qui ne voudrait pas dévorer ton âme et qui voudrait bien te donner un coup de main – ça ne serait pas la première fois, mais ce n’étaient pas les créatures plus fiables qui soient.

Afin de ne pas t’éparpiller et de perdre inutilement du temps, tu décidas d’errer autour de Little Germany, dans l’espoir que quelqu’un pourrait te voir. Il y avait quelques personnes avec des dons et une certaine sensibilité, y compris la grand-mère d’un des gangsters qui habitaient de l’autre côté de ta rue. Laissant ton esprit vaquer, tout en réfléchissant, tu te sentis attirée par quelque chose – ou, plutôt, quelqu’un. Ton intuition te disait que cette personne pourrait t’aider, d’une façon ou d’une autre, et en un rien, tu réalisas que tu avais traversé le fleuve Sprang, Arkham Island et que tu te trouvais à Coventry, près de la terrasse d’un bar plutôt sympathique, qui avait rouvert récemment. Tu étais à une bonne distance de ton quartier, mais ça restait faisable.

Instinctivement, tes yeux parcoururent les lieux avant de se poser sur un jeune homme aux cheveux blonds. Plissant tes lèvres, hésitante, tu optas pour t’approcher davantage. Vous étiez des parfaits inconnus, mais tu sentais que tu pouvais avoir confiance en lui. Tu aurais aimé pouvoir te montrer aussi enjouée et souriante que d’habitude, mais hors une mince et tendre esquisse que tu lui adressas, ton visage et tes yeux trahissaient ton inquiétude – tes iris étaient d’une brillante teinte bleu électrique. Te plaçant en face de lui, mais restant à une distance respectueuse et prudente, tu optas pour prendre la parole :

Salutations. Euhm… Je sais que vous pouvez me voir, mais est-ce que vous pouvez m’entendre ? demandas-tu, incertaine. Tu ignorais s’il pouvait ou non t’entendre, mais tu savais qu’il pouvait te voir. Si c’est le cas, je… je ne souhaite pas vous importuner ou vous brusquer, mais j’aurais besoin de votre aide : mon enveloppe charnelle gît où elle ne le devrait point et il ne me reste plus beaucoup de temps avant que le soleil --...

Le soleil quoi ?
Que le soleil te blesse ?

Et puis, quoi encore ?
Tu baissas brièvement le regard – pensive. S’il pouvait croire que tu avais une maladie de la peau ou quelque chose du genre, tu ne pouvais pas prévoir la réaction de ce jeune homme quand il constaterait que ton corps ne montrait aucune signe vital. Tu voulais lui faire confiance et tu ne doutais pas un seul instant de ce que ton intuition te dictait, mais tu ne pouvais pas t’empêcher de faire preuve de méfiance – ou, plutôt, de prudence. Tu étais très vulnérable pendant ton sommeil.

C’est urgent, mais je saurais vous remercier en bonne et due forme, une fois sur place. Je pourrais... vous aider, avec votre migraine, par exemple. terminas-t-tu, sans un souffle, tout en accrochant de nouveau son regard.

Oui, tu pouvais le sentir : ton empathie demeurait active.
Tu sentais qu'il avait une forte migraine.

Tu attendais une réponse, un geste ou une réaction quelconque, qui te donne le feu vert pour le guider jusqu’à ton établissement. Dans ta hâte, tu n'avais pas songé au fait que ta nudité puisse gêner ou déranger quiconque. Tu n'étais pas pudique et ta longue chevelure nivéenne couvrait subtilement certaines parties de ton anatomies, tout en cascadant jusqu'au sol, où elle s'éparpillait - une bonne dizaine de centimètres traînaient, en somme.


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Ven 15 Nov - 23:09, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Astral travellers [Pv Jericho]   Astral travellers [Pv Jericho] EmptyLun 21 Oct - 23:20

Feat  Amerlyllian Die Rosenberg

Astral travellers .

Astral travellers [Pv Jericho] 5szv
_____Je suis là depuis quelques semaines. J’ai réussi à trouver un hébergement d’urgence. Honnêtement, il ne ressemble pas vraiment à grand-chose, impossible d’inviter qui que ce soit sans mourir de honte. Je n’ai pas réussi à trouver de quoi recharger mon compte en banque. J’ai déplacé l’argent que j’avais pris à ma mère sous un faux nom, petite astuce de papa.
J’avais déserté mon ancien poste. Même si je suis le fils d’Adeline Kane, je n’allais pas être épargné. A l’heure actuelle, je m’en moque bien. Je suis loin des tracas, loin de ma famille. Je respire l’air pollué de Gotham City et ça ne me dérange pas. Pour une fois, je n’ai à me soucier de rien. Mais ce n’est pas aussi simple de chasser de vieux démons, n’est-ce pas ? Surtout quand ils te collent à la peau. Je ne pouvais pas éternellement fuir ma mère.

Car elle avait retrouvé ma piste. Ma mère n’était jamais loin. Elle avait mis une semaine et demie pour revenir vers moi et me harceler sur mon téléphone, c’était long. Ma mère était un agent entraînée, bien sûr qu’elle était capable de me retrouver en un claquement de doigt. Je ne m’attendais pas à disparaître dans la nature du jour au lendemain avec elle. J’essayais simplement de lui rendre la tâche beaucoup plus compliqué. J’avais changé de téléphone, de carte SIM mais j’avais besoin de mon émetteur Bluetooth pour communiquer avec le monde extérieur.

Elle avait essayé de m’appeler de nombreuses fois. Je ne réponds pas. Elle avait au moins la politesse de ne pas me réveiller à quatre heures du matin. J’ai eu le droit à trois numéros différents. Maman avait probablement demandé à Wintergreen de prendre la relève pour essayer d’avoir de mes nouvelles. En avouant son échec, il a demandé à Rose de prendre le relais. Je l’ai mis en silencieux, mais j’étais obligé d’écouter ma messagerie qui était saturé depuis quelques jours.
Je sais que je n’ai pas pris la plus sage des décisions en désertant du jour au lendemain. Je sais que j’allais probablement avoir de gros ennuies en agissant de la sorte. Ma mère essayera de convaincre ses collègues, mais je m’en moque. Je n’ai pas peur des conséquences.

Quand les vieux démons resurgissent, ils ne viennent jamais seul. Je sais qu’à un moment où à un autre, elle viendra mais je ne fais rien pour arrêter ça. J’ai mal, j’ai affreusement mal au crâne, un marteau piqueur dans la cervelle. Elles venaient de reprendre au moment-même où ma mère a essayé de retrouver le contact. J’ai pris mes dernières gélules, je n’ai plus rien pour calmer ça. C’est douloureux et insupportable.
Je décide de déserter mon appartement en laissant mon téléphone sonner dans le vide. Je me suis arrêté dans le bar le plus proche, une pinte de bière sur la terrasse la plus proche. Je pose ma main sur le front, le coude sur la table. Je ferme mes yeux, j’essaye de rester concentré pour calmer la migraine. J’attends quelques minutes, peut-être un dizaine, mais la douleur m’est insupportable.

Alors je fuis. Mon corps n’est plus qu’un amas de cellule vide. J’ai quitté mon corps, je fuis mes douleurs pour me retrouver au milieu de la route et m’observer quelques secondes. Je faisais peine à voir. Même avec des centaines de kilomètres qui me séparent d’eux, je n’arrive pas à remonter. Je reste à bonne distance de mon corps, par précaution. Je me rapproche en apercevant une goutte de sang sur ma veste qui commençait à grandir. Je me rapproche et je comprends. Machinalement, j’ai dû rouvrir quelques plaies. Je peste, ça ne partira jamais à la lessive.

J’entends une voix qui semble m’aborder. Je suis surpris, je sursaute légèrement et je me retourne. Une femme dépourvu de vêtement, c’est bien la première fois que ça m’arrive. Elle n’est pas réelle, c’est un esprit. Est-ce qu’elle… Est-ce qu’elle a les mêmes pouvoirs que moi ? Je suis légèrement hésitant, je ne sais pas où regarder. C’est une très belle femme, mais elle semble complètement égarée, surprise de me voir, tout comme je le suis.

« Je peux vous entendre. Qui êtes-vous ? » une question basique, comme c’est agréable de pouvoir parler avec ma véritable voix. En tant qu’esprit, mes cordes vocales sont indemnes. C’est bien la seule qui peut se vanter de l’avoir entendu à l’heure actuelle.

Je suis hésitant, elle continue de parler. Je l’écoute d’une oreille et je surveille ma douloureuse carcasse du coin de l’œil. Elle me demande son aide, elle a besoin qu’on la protège du soleil. Je lève les yeux pour observer cet astre. J’ignore pourquoi elle semble autant insistée sur la dangerosité de la situation. Elle semblait en détresse, je ne pouvais pas tourner le dos à une personne en difficulté, non ? J’hoche légèrement la tête, je fais demi-tour, mais elle fait mention de mes migraines.

« Comment vous… Comment vous savez pour mes migraines ? » demandais-je me retournant vivement pour observer mon corps sans vie, seul ma main soutenait ma tête. On peut très bien me confondre avec quelqu’un qui avait avalé le verre de trop. Facile à deviner pour mes migraines, non ? Enfin, je crois… Je n’ai plus de traitement, j’ai vraiment besoin de quelque chose, n’importe quoi pour calmer mes crises. « Respire, tout va bien » je laisse défiler quelques secondes. « Je vais t’aider, guide moi juste… jusqu’à ton corps. J’arrive. »

Je repars à contre-cœur dans mon corps. Une seule seconde à l’intérieur, je détache mon menton de la paume de sa main. Immédiatement, je suis envahi par une violente crise. Je plaque mes bras contre mon crane. Je plante mes ongles à l’arrière et je cache mon visage défiguré par la douleur sous la table. Je renverse mon verre. J’essaye de reprendre mon souffle, de me calmer. Ce n’est clairement pas le moment.
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MessageSujet: Re: Astral travellers [Pv Jericho]   Astral travellers [Pv Jericho] EmptyMar 22 Oct - 22:43




Astral travelers


Ce n’était pas la première fois que tu croisais quelqu’un qui soit en mesure de te voir sous ta forme spirituelle, ni la première à rencontrer quelqu’un qui puisse faire ce même type de voyages, mais c’était la première fois que ça t’arrivait dans cette ville. Depuis que tu avais fréquenté des amérindiens peu après t’être absentée de Gotham, en fait, tu n’avais rencontré personne qui puisse le faire, tout simplement – ou du moins, personne ne l’a avoué. Tu t’en voulais de demander à cet inconnu qui était beaucoup plus mal en point que toi de t’aider. Tu n’avais pas de sens de l’odorat et le toucher était fortement réduit, à moins de rencontrer quelqu’un ou quelque chose qui ait ta consistance, quand tu faisais ce genre de voyages, mais tes autres sens étaient toujours aussi accrus et actifs que si tu avais été réveillée.

Tu pouvais parfaitement voir une petite tache de sang se former dans les vêtements du blond et tu pouvais sentir où il était blessé et à quel point sa migraine était atroce comme si tu étais toi-même migraineuse ou blessée. Puisque ton énergie était en train de se régénérer, tes pouvoirs ne risquaient pas d’être aussi efficaces qu’il auraient pu l’être en temps normal. Ceci dit, tu voulais l’aider. Lui, il n’avait pas hésité une seconde à te tendre la main.

Malgré l’inquiétude que tu éprouvais face à des possibles brûlures solaires, tu ne pus t’empêcher de t’inquiéter davantage pour ton interlocuteur. Arborant une petite mine attristée et soucieuse, tu te rapprochas de lui quand il regagna son corps. Tu n’aimais pas envahir l’espace personnel d’autrui, mais tu te permis de le faire, pour une fois, pour son bien-être. Et, doucement, tu rapprochas une main d’une des siennes et, à l’instant même où tu l’effleuras, tu créas un lien psychique avec lui, tes yeux brillèrent d’une lueur surnaturelle et le décor changea rapidement ; tu partageais et implantais dans son esprit une vision du trajet le plus rapide à prendre, lui montrant par la même occasion l’endroit où tu habitais et celui où se trouvait ton corps tel que tu l’avais vu en t’en extirpant, quelques minutes auparavant. En brisant le contact, éloignant tes doigts de sa main dans une caresse fantomatique, tu pus utiliser l’empathie pour soulager sa migraine et sa douleur. Tu ne pouvais pas le faire définitivement, raison pour laquelle tu te devais de doser l’énergie qui te restait afin que cela fasse effet autant de temps que possible.

Puisqu’il avait décidé de te tutoyer et que tu ne voulais pas te montrer impolie ou distante envers lui, tu optas pour faire de même, lui adressant un sourire presque maternel, qui trahissait cette maturité qui se cachait derrière ton apparence juvénile :

Merci, infiniment… Je m’en veux de te déranger, alors que tu cherches visiblement à fuir ton corps. Mes contemporains préfèrent m’appeler Alice, mais tu peux m’appeler Amy, Ame, Lys ou Delia – ce sera plus simple. Et toi, à qui ai-je l’honneur ? soufflas-tu, marquant une courte pause. Je le sais parce que je perçois ce que tu éprouves…

Si tu n’avais pas pris la parole avant, ce n’était pas parce qu’il ne risquait pas d’être attentif, mais parce qu’il souffrait et que tu ne voulais pas empirer son état. Tu ne pouvais que compatir et remercier le ciel de ne pas te donner des crises de la même ampleur que les siennes ; même si, les tiennes, étaient aussi douloureuses que dangereuses – autant pour toi, comme pour ceux qui t’entouraient.

Je n’ai pas beaucoup d’énergie, pour l’instant, mais vos souffrances devraient se voir atténuées… Je ferais mieux quand nous serons plus proches de mon corps et/ou que je serais éveillée. ajoutas-tu, reculant un peu. Hm… et, comme vous avez pu voir, mon corps se trouve de l’autre côté du fleuve… Si vous n’avez pas de moyens de transport, vous pouvez prendre le bus qui va passer dans quelques instants par l’arrêt le plus proche. Il traverse directement Arkham Island et le Trigates Bridge jusqu’à Little Germany. Cette ligne s’arrête à quelques minutes de mon humble demeure.

Suite à ces mots, te plaças à côté de lui, lui signifiant silencieusement que tu allais le suivre.
Vous aviez le temps un peu juste, mais tu n’aurais pas pu trouver mieux !


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Ven 15 Nov - 23:09, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Astral travellers [Pv Jericho]   Astral travellers [Pv Jericho] EmptyVen 1 Nov - 12:59

Feat  Amerlyllian Die Rosenberg

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_____Je pensais que j’allais passer une journée comme les autres, seul face aux problèmes que j’avais créé. Cette femme me suppliait de l’aider, je n’allais pas la laisser à son triste sort. Elle est comme moi, elle a un don. Son esprit voyage hors de son corps qui craignait le soleil. Je suis retourné dans mon corps, mes migraines reprennent le dessus, beaucoup plus intenses et douloureux. J’ai envie de me frapper la tête contre le mur, je veux que tout cela cesse. Je ne peux pas aider dans ces conditions.

Mais je dois attendre quelques secondes. Quelqu’un ou quelque chose semble me libérer de ce lourd fardeau. Je redresse la tête. Je ne la vois plus, mais je sais que c’est elle. Je me tourne vers elle, je peux savoir où est ce que je l’ai quitté. Je sais que c’est elle qui a fait ça. Je continue d’entendre sa voix dans mon esprit. Les indications pour rejoindre son corps me sont directement implanté dans la cervelle. Je sursaute, je me lève de mon siège, je finis ma bière, je crois que j’en ai besoin. Je laisse quelques pièces pour la serveuse, elle est jolie.

« Je ne sais pas qui tu es, mais… merci. » Je parle dans le vide, je ne sais pas où est ce qu’elle se trouve.

Je ne suis pas loin de mon logement. Je rentre directement chez moi. J’y ai laissé les clés de ma voiture. Elle est garée un peu plus bas, dans une rue voisine. Il ne me reste que peu de carburant, mais assez pour faire un petit tour de la ville. Je roule un peu vite, je ne devrais pas me faire remarquer. Je ne pense qu’à une chose, sauver cette fille. J’ai tellement de question à lui poser que j’en oublie mon téléphone. Bon courage pour communiquer avec elle. Je m’en rends compte en cours de chemin, je peste. Je n’aurais pas dû partir aussi vite.  Mon téléphone est resté trainé sur le meuble de mon salon. Je l’ai lâché pour attraper mes clés.

J’arrive aux portes de Little Germany. J’essaye de trouver une place de parking, c’est beaucoup plus facile quand la moitié de la population de Gotham a pratiquement déserté avec les évènements. Je ne sais pas réellement où son corps se trouve précisément, mais je sais qu’une petite voix me guide. D’habitude, c’est moi qui possède les gens, qui les dirige. Je peux leur faire dire ce que je veux, leur faire faire ce que bon me semble. Ils n’ont aucune idée de ce qui leur arrive.
Je sors de la voiture, j’essaye d’accélérer le pas. Je ne suis jamais allé dans ce quartier de Gotham auparavant. Plus je m’aventure et plus j’ai peur de me perdre. Et si mes migraines se mettait maintenant à me faire halluciner. Cette fille n’était peut-être qu’une illusion. Pourquoi est ce que je me pose cette question quand il est maintenant trop tard ? Je ne sais pas, je m’approche et fini par trouver une forme endormie ressemblant à la femme que j’avais vu.

Je me rapproche, c’est elle. Je me retourne quelques secondes pour essayer d’avoir une réponse positive mais je n’ai rien. Je fais ce qui étais prévu, je la porte dans mes bras pour l’emmener à l’ombre. Elle a l’air si fragile, je n’ai pas envie de la laisser comme ça. Je la protège du soleil et je reste à ces côtés. Grâce à elle, mes migraines se sont calmées. Je ne sais pas comment la remercier. Ma précipitation m’empêche de communiquer avec elle. Je m’en veux. Mon visage laisse échapper ma tristesse. Elle est peut-être encore endormie.

« Je ne sais pas si tu peux me comprendre mais… encore merci pour ce que tu as fait pour moi. » Peu de gens comprennent le langage des signes mais j’ai besoin de le dire. « Je n’arrivais pas à les calmer depuis mon accident, mais tu es arrivé. »
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MessageSujet: Re: Astral travellers [Pv Jericho]   Astral travellers [Pv Jericho] EmptyMer 6 Nov - 0:57




Astral travelers


Peu de gens remarquaient quand est-ce que tu usais de tes dons sur eux, en général, mais ce jeune homme l’aurait compris même si tu ne le lui avais pas signifié. Tu avais perçu le changement dans sa psyché, le soulagement et la surprise, parmi tant d’autres ressentis. Avant que tu n’implantes dans son esprit cette vision, il tourna la tête vers l’endroit où il t’avait aperçue quelques instants auparavant. Ce détail te fit esquisser un léger sourire : il ne pouvait plus te voir, mais il pouvait toujours t’entendre – ce qui était rassurant. Tu étais ravie d’avoir pu lui être utile et, surtout, de l’aider à se sentir mieux.

Lorsqu’il sursauta et se leva, il te fit également sursauter, car tu ne t’y attendais pas.
Rapidement, le blondinet but ce qui lui restait de bière, laissa un pourboire généreux et quitta les lieux. Tu le suivis de près, lévitant autour de lui, tout en mémorisant le trajet vers sa demeure. Si tu avais eu ne serait-ce que la moitié de tes capacités olfactives, tu aurais certainement senti l’odeur d’Otis Flannegan flotter dans le bâtiment – ainsi que celle des amis que vous aviez en commun : les rats. En tout cas, le jeunot semblait se dépêcher pour pouvoir venir t’aider, mais la hâte lui fit oublier son portable. Si tu l’avais remarqué, tu le lui aurais certainement fait savoir, mais tu étais plus occupée à observer les lieux et le blondinet, en soi. Même si tu te sentais en confiance et en sécurité auprès de lui, tu ne pouvais pas t’empêcher d’être assez gênée. Tu aurais tellement aimé pouvoir l’aider, lui, avec ses migraines, sans devoir vous faire passer par ce petit épisode stressant – autant pour lui, comme pour toi.

Même si, à vrai dire, le malaise que tu éprouvais n’était pas uniquement dû à la gêne et au stress que la situation entraînait pour vous deux. Non. C’était, surtout, dû au fait que tu n’étais pas habituée à demander de l’aide pour ce genre de choses et, encore moins, à exposer aussi ouvertement tes faiblesses. De ton vivant, tu ne pouvais pas faire grande chose pour cacher ta fragilité physique et, émotionnellement, tu ne pouvais le faire qu’en instaurant ce masque que tu appelais sourire. Certes, être devenue un vampire avait quelques avantages, mais ta nature avait aussi des inconvénients. Inconvénients qui entraînaient des situations où tu te sentais encore et toujours impuissante, coupable ou faible. Et encore, si tu avais été comme tes congénères, tu serais certainement morte, à l’heure qu’il est. Tu étais partiellement couverte et tu avais une certaine tolérance au soleil, mine de rien. Certes, il te blessait, mais tu étais en mesure de sortir durant la journée et/ou rester à l’ombre. Néanmoins, les vampires conventionnels ne pouvaient plus du tout être exposés à la lumière du jour. Tu remerciais la Nature et/ou ton patrimoine génétique de t’avoir permis ceci, au moins – ne serait-ce qu’au détriment de nombreuses heures de sommeil.

Mais, pourquoi dormir quand on a déjà goûté au Néant ?
C’était nécessaire, une action biologique imposée à tout ce qui vivait – d’une façon ou d’une autre. Certes, la Mort t’avait déjà serrée dans ses bras, mais elle ne t’avait pas pour autant pris la vis. Non. Tu étais une non-morte et tu étais vivante, à ta manière. Malgré tes insomnies et à ton grand dam, dormir était une contrainte vitale ; même si tu capable de repousser le sommeil, il finissait toujours par te rattraper et t’emporter sans demander son reste, vers un monde où tu passais le plus clair de ton temps à fuir tes cauchemars et à errer entre les rêves des autres.

Tu étais loin de te plaindre.
Ça pourrait être tellement pire…

Être forcée à dormir et montrer à quel point un être comme toi pouvait être fragile, te dérangeait moins que laisser sortir le monstre qui vivait en toi. Tu étais un Enfant de la Nuit, un prédateur et tu l’acceptais – tu t’assumais et tu n’avais aucun remord à tuer pour te nourrir, même si tu pourrais t’en passer. Toutefois, tu redoutais le simple fait de changer face à ceux que tu aimais. Que ta douceur s’efface et ne laisse place qu’à une créature violente, assoiffée de sang et hideuse. L’esthétique n’avait que peu de valeur à tes yeux, mais ce à quoi tu pouvais ressembler et, surtout, la façon dont tu étais susceptible de te comporter auprès de ceux qui t’étaient chers étaient des détails importants – pour toi. L’image qu’ils avaient de toi et les souvenirs que tu leur laisserais…

Tu ne désirais que leur bonheur et tu craignais leur rejet.
Des insécurités qui ne se sont que rarement frayé chemin entre tes lèvres.
Des pensées et peurs qui faisaient partie de tes plus sombres démons.

Pendant le trajet en voiture, tu ne fus pas très attentive.
Perdue dans tes pensées et dans les mares de ta mémoire, tu perdis la notion du temps et ce ne fut que lorsqu’il quitta son véhicule et se rapprocha de ta boutique que tu repris tes esprits. Ce matin, il n’y avait pas beaucoup de clients et tes employés ne tinrent pas rigueur de ce que le blond faisait – il pouvait être un invité ou un ami, puisqu’il semblait savoir où il allait. Il fut salué par l’une des femmes qui s’occupait du comptoir de la fleuristerie, sans attendre un quelconque retour – dans l’agitation, il ne l’avait peut-être pas remarqué.

Aussitôt, et comme promis, le jeune inconnu s’occupa de ton corps.
Il le prit soigneusement et alla te déposer dans l’ombre des glycines. Il y avait une partie où le soleil ne pénétrait point et le feuillage était encore épais, bien qu’il avait changé sa brillante couleur verte par diverses nuances de jaune et orange – ses grappes de fleurs avaient été remplacées par des gousses veloutées qui se résistaient à quitter leur teinte estivale. Même si tu ne ressentais rien, physiquement parlant, quand tu dormais, tu pouvais percevoir vaguement la sensation que la chaleur corporelle du blond te produisait ou, plutôt, le choc thermique avec la propre froideur de ton corps.

Tu étais rassurée qu’il n’ait pas réagi au fait que tu étais bien trop… inerte ou froide. Ça aurait pu entraîner des complications et t’expliquer aurait été beaucoup plus difficile. L’avantage, c’est que ce vingtenaire avait des capacités extraordinaires et il ne risquait pas de s’effrayer, au moins – au contraire, il tu étais certaine qu’il pourrait te comprendre. Intrigués, certains des animaux qui habitaient chez toi s’attardèrent sur le justicier. Les deux chatons qui dormaient paisiblement sur le banc sur lequel on t’avait déposée vinrent s’installer sur et/ou contre toi, tout en observant votre invité avec leurs grands yeux. Ils n’étaient pas peureux, mais le blondinet était un élément imprévisible, pour eux ; ils se montraient prudents, l’observant et attendant le meilleur moment pour s’en approcher ou se laisser soudoyer avec des câlins – ou de la nourriture, ça va de soi.

Lorsque tu comptais le remercier, tu le vis signer. Il était muet et ignorait si tu serais en mesure communiquer avec toi. Afin de le rassurer, tu caressas ses cheveux avec l’un de tes vectors et de la même façon que tu l’aurais fait avec tes mains physiques : avec tendresse et d’une façon plutôt maternelle. Tu n’aurais pas imaginé qu’il pourrait ne serait-ce que l’apercevoir et, encore moins, suivre les gestes de tes appendices psychiques. Cette idée ne t’avait pas traversé l’esprit, puisque personne n’avait été en mesure de le faire, jusqu’à présent. Quoi qu’il en soit, cette grande et fine main invisible se voulait être aussi rassurante que réconfortante – tu n’allais pas pouvoir le toucher par toi-même avec un moment...

Sois-en rassuré, je peux te comprendre. Je suis ravie que tu ailles mieux, car je ne pouvais pas me résoudre à te laisser dans cet état. Même si tu n’avais pas été en mesure de m’aider, je n’aurais guère agi autrement. soufflas-tu, posant ton regard cristallin sur ton corps, vêtu d’une longue robe d’époque et un chapeau de type capote. Silencieuse, les yeux clos, le buste quiet, tu comprenais que l’on puisse te confondre avec une poupée de porcelaine en grandeur nature. Je ne saurais pas comment te remercier, également. Les mots sont faibles pour dire à quel point je te suis reconnaissante. Même si nous ne nous connaissons point, je t’aurais serré dans mes bras aussi fortement qu’ils me l’auraient permis. Je te suis redevable… Je t’en prie, assieds-toi et détends-toi. D’autant plus que je n’estime pas pouvoir me réveiller avant une heure ou deux.

Sentant l’angoisse chuter, tu soupiras et t’installas sur le bord de la table, juste en face de ton corps. Si tu avais pu t’en occuper toi-même, tu l’aurais déplacé à l’aide de tes pouvoirs, mais… étrangement, ils n’avaient pratiquement aucune emprise sur ton enveloppe corporelle, du moins, quand tu t’en séparais. Tu pouvais faire beaucoup d’autres choses lors de tes voyages astraux, tu pouvais déplacer des objets et continuer d’interagir avec les êtres en chair et en os grâce à tes maîtrises psychiques – même si, généralement, elles étaient plus limitées qu’en temps normal, autant à cause du soleil que de ton cycle de régénération.

Mais, dis-moi : est-ce que tu aimes les douceurs ? Veux-tu boire quelque chose ? Bien que je ne sers pas d’alcool dans mon établissement, si un bon café ou un thé ne suffisent pas, je peux toujours les corser avec une liqueur. Une boisson chaude et un bon déjeuner te seraient bénéfiques. Qu’en dis-tu ? lanças-tu, regardant de nouveau ton cadet, marquant une courte pause, te profitant pour demander au concerné son nom : Oh et, d’ailleurs… Pourrais-je connaître le nom de mon sauveur ? De même, j’ai cru sentir que tu avais des questions. N’hésite point à les poser, je ferai de mon mieux pour y répondre.

Puisque tu ne savais pas s’il voudrait te parler dudit accident, malgré ta curiosité, que ce soit parce qu’il était encore tôt pour se confier à toi ou parce que c’était quelque chose de très personnel, tu n’abordas pas le sujet. Avait-ce quelque chose à voir avec ses actuelles blessures ou était-ce la source de son mutisme ? Quoi qu’il en soit, tu voulais mieux le connaître et, surtout, qu’il soit à l’aise. Dès que tu quitteras les limbes et que ton corps sera entièrement fonctionnel, tu voulais t’occuper desdites blessures.

Pour toi, c’était la moindre des choses.
Ce garçon ne méritait pas moins.


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MessageSujet: Re: Astral travellers [Pv Jericho]   Astral travellers [Pv Jericho] EmptyLun 11 Nov - 14:03

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_____J’ai sauvé cette jeune femme de son allergie pour le soleil. Je l’ai déposé à l’abris des regards et des rayons lumineux. La ville est souvent envahie par une fine couche de nuage gris au-dessus de ma tête. Je ne me souvenais même pas de la dernière fois que j’avais vu le soleil dans cette ville. Il faut dire qu’avec mon manque cruel de financement, je ne pouvais pas me permettre de sortir autant qu’avant. J’aimerais y remédier mais ce n’est pas aussi simple.

J’aurais aimé qu’elle me comprenne. Elle est comme moi, c’est la première que je croise quelqu’un avec les mêmes dons que moi. Rare sont les personnes qui connaissent le langage des signes et je n’ai même pas pris le temps de prendre un papier et un crayon pour communiquer avec elle. Je signe quand même pour lui exprimer toute ma gratitude. Mes migraines se sont enfuit à la seconde même où mon esprit à rejoins mon corps.
Elle me comprend, je ne peux pas cacher ma stupeur. C’est tellement rare et c’est tellement agréable de se faire comprendre. Hormis ma famille, personne n’avait réellement prit la peine de me comprendre à travers ce langage. Je ne peux pas m’empêcher de sourire lorsqu’elle répond. Je baisse la tête pour ne pas qu’elle le remarque. Ce n’est vraiment pas le moment, Joseph.

Je sentis quelque chose me caresser la tête et ce n’était pas elle. Je la lève légèrement, j’observe le ciel au-dessus de moi avant de comprendre qu’il n’y avait rien. Est-ce que c’était mon imagination ou est ce qu’elle avait d’autres capacités à me cacher ? Je n’ai pas envie d’imaginer que cette femme est néfaste. J’avais effectivement énormément de question à lui poser. Est-ce qu’elle était méta-humaine ? Est-ce que ça venait de sa famille ? Qu’est ce qu’elle était capable de faire ? Mon père m’a toujours dit qu’il ne fallait pas que je montre mes pouvoirs à n’importe qui, ma mère était du même avis. Beaucoup de gens craignent les méta-humains et un jeune adulte capable de contrôler qui bon lui semble par un simple contact visuel était rapidement considéré comme dangereux. Je ne veux pas finir en rat de laboratoire.

« J’ai tellement de question, oui. » Mais je n’avais pas envie de la harceler, surtout que je ne m’étais même pas présenté sous la précipitation. Quel idiot. « Je m’appelle Joseph Wilson, tu peux m’appeler Joey. C’est la première fois que je rencontre quelqu’un capable de faire des voyages astrales. Tu es comme moi. Est-ce que… » J’hésite, je suis peut-être un peu trop intrusif là. « Est-ce que tu peux contrôler les gens ? Tu ne peux pas te réveiller comme bon te semble ? Tu es coincé sous cette forme ? »

Parce que moi, je le peux. Je sais qu’éthiquement, ce pouvoir peut être douteux. Il n’y a rien de pire qu’un esprit qui viole ton intimité et qui peut te faire faire ce que bon lui semble sans que tu puisses te défendre. Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais croisé un individu assez puissant pour se libérer de mon emprise. Je n’avais jamais essayé sur mon père, c’est peut-être l’occasion de tester. J’ai entendu dire qu’il était à Gotham City, c’est peut-être l’occasion de répondre à cette question.
Elle me proposait de boire quelque chose, même d’y rajouter un peu d’alcool. J’ai déjà entamé ma bière et il était à peine midi. Je serre les dents, je n’ai pas vraiment envie qu’on me voit comme un ivrogne. Pourtant, je ne prends conscience que maintenant que je suis en train de m’auto-détruire à petit feu avec un tel comportement. Je me gratte l’arrière du crâne, je suis gêné.

« Je suis nouveau à Gotham City. Rare sont les gens agréables par ici et je ne parle même pas de ceux qui connaissent le langage des signes. Ça me fait plaisir de pouvoir communiquer sans utiliser mon téléphone. »

Je sais qu’elle regarde ma cicatrice. Ça ne me dérange pas, j’en ai tristement l’habitude. Elle est là, elle n’est pas discrète et elle ne disparaîtra jamais. Elle me rappelle qui est mon père, dans quelle famille de taré je suis tombé. Je sais que les gens s’interrogent et j’invente parfois mille mensonges pour ne pas dire que mon père avait de mauvaises fréquentations et m’a laissé dans la gueule du loup.

« Je crois que j’ai suffisamment bu pour aujourd’hui. » Je me tourne vers ce corps endormi que j’ai déposé à côté de moi. « Tu ne veux pas que je te ramène dans ton établissement ? Tu as un magasin à Gotham ? Tu ne penses pas que ça serait plus sûr pour toi ? »

Je suis interrompu par deux créatures poilues qui commencent à me prendre un canapé. Je me tourne vers les deux chatons qui m'observent et commence à me renifler. Un étranger s'est aventuré dans leur territoire. Je reste immobile quelques secondes, ils sont adorables. Je ne peux pas m'empêcher de sourire. Je rapprocha ma main de leur petit tête et passe mes doigts au dessus de leur crâne. J'ai toujours rêvé d'avoir un animal de compagnie. Maman n'a jamais voulu d'un animal et je encore moins mon père. Je les laisse grimper sur mes genoux avant de me tourner vers elle.

« Ils sont à toi ? Ils n'ont pas l'air de chat de gouttières. »



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MessageSujet: Re: Astral travellers [Pv Jericho]   Astral travellers [Pv Jericho] EmptyMer 13 Nov - 12:38




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Joseph Wilson. Joey. Ce nom se grava dans ton esprit, auprès de toutes les autres informations et détails que tu avais sur lui. Son odeur, sa présence, son visage, son sourire… Tu ne le connaissais pas, mais tu avais le sentiment qu’il s’agissait de quelqu'un de bien. Non seulement parce qu’il t’avait aidée, mais parce qu’il était prêt à affronter ses propres souffrances pour le faire. Ce pauvre garçon ne méritait pas d’avoir des migraines aussi atroces. Bien entendu, quand il mentionna l’accident, tu eus le réflexe de le détailler rapidement et, si les blessures qui se cachaient sous ses habits n’étaient pas le résultat, tu ne tardas point à le trouver et à comprendre pourquoi il avait perdu la voix – sans vraiment connaître le contexte : une large cicatrice, au niveau de la gorge, devait avoir sectionné ou endommagé son larynx. Elle semblait être assez vieille, mais tu ne pouvais pas te fier aux apparences. D’autant plus, parce que le blondinet était un méta-humain et que tu ignorais les capacités qu’il possédait.

En tout cas, il semblait aussi heureux que surpris d’apprendre que tu comprenais le langage des signes et il ne manqua point de poser ses questions avec brio – même si tu le vis et le sentis hésiter, à un moment donné. Dès que tu entendis la première question, tu ne pus t’empêcher d’incliner la tête sur le côté : contrôler les gens. C’était très pertinent, mais y répondre était à la fois simple et complexe : tu pouvais contrôler la psyché d’autrui, mais pas leur corps, ni leur esprit – contrairement à ton frère jumeau. S’il le demandait, ton intuition te disait que lui, il le pouvait. Que pouvait-il faire, au juste ? Qu’entendait-il par contrôler ?

Tout en réfléchissant, tu le regardas signer davantage et répondre à tes autres interrogations. Ainsi, il venait d’arriver en ville ? Tu espérais qu’il s’en sortirait et qu’il se plairait dans cette sinistre métropole, malgré tout. Par ailleurs, tu t’en serais presque voulue de l’avoir fait se sentir de la sorte, car tu ne voulais pas, non plus, qu’il pense que tu voulais le faire boire ou que tu l’avais pris ou un alcoolique. Non. Tu voulais lui proposer quelque chose qui puisse le réchauffer vite et qui puisse lui faire plaisir, mais… s’il prenait des médicaments, lui donner de l’alcool n’était pas l’idéal. Indépendamment de ce qu’il décidait ou non de faire, lui ; après tout, ne l’avais-tu pas vu boire une bière, quelques minutes auparavant ? Tes yeux dérivent et, après l’avoir détaillé une énième fois, se reposèrent sur la cicatrice de son cou. Tu étais curieuse et c’était plus fort que toi, mais tu n’allais pas lui poser des questions à ce sujet – pas pour l’instant. Quelque chose te disait que c’était un sujet plus que personnel et difficile à aborder.

Les questions qu’il souleva par la suite te dirent rire discrètement : il était tellement pressé de t’aider qu’il ne s’était pas rendu compte qu’il avait traversé ta boutique pour entrer dans tes jardins. Sur cette pensée, ton regard se posa sur les chatons qui étaient sur tes cuisses et qui, désormais, éprouvent la confiance nécessaire pour grimper sur ton interlocuteur. Ils l’apprécient déjà, même s’ils ne le connaissent pas – tu sais qu’ils aiment son odeur. Ces deux bouboules de poils l’inspectent et frottent leur tête contre les mains du jeune homme, ronronnant comme des petits moteurs. Et, visiblement, le coup de cœur était réciproque.

Plutôt qu’à moi, ils sont avec moi, comme tous mes autres enfants. J’ai trouvé ces deux petiots, en août, auprès de leur mère – du moins, ce qu’il en restait. Je les ai accueillis et soignés. Ils étaient assez mal en point. répondis-tu, optant pour commencer par le sujet le plus facile à aborder. Il y avait un troisième, mais je… j’ai dû abréger ses souffrances le mois dernier. Je ne pouvais pas le guérir.

Tu te sentais toujours un peu mal d’avoir échoué à soigner ce chaton, mais un cancer aurait été plus facile à soigner de les malformations congénitales dont il souffrait. Son cœur et ses poumons étaient défaillants, il faisait de la paralysie cérébrale. Contrairement à son frère et à sa sœur, ce petit était voué à mourir dès sa naissance. Sa respiration était douloureuse, il peinait à avancer et à tenir debout, il ne marchait pas droit et il avait, même, faillit se noyer dans l’assiette de lait que tu leur avais mis, le premier jour. Quand ses frères mangeaient seuls, lui, il n’y parvenait pas. Tu ne pouvais pas le voir souffrir davantage, tu ne pouvais plus avoir ce poids sur ta conscience. Il était arrivé à un point, où il refusait de manger et se laissait dépérir. Prendre sa vie de la façon la plus tendre et humaine possible était la meilleure chose que tu pouvais faire. Tu aurais dû le faire avant, mais ce petit animal se battait de toutes ses forces pour survivre. Tu l’avais soutenu et, ensemble, vous aviez échoué.

Quand il a baissé les bras, tu l’as aidé à partir.
Cette pauvre chose te rappelait tellement toi-même…

Même si ton cœur ne battait plus, tu en eus un pincement. Et dire que tu n’avais rien laissé d’autre que des cendres, que tu avais mélangé à la terre de ta serre… Tu demeuras silencieuse quelques secondes, pensive, avant de reprendre la parole :

Concernant ma sécurité, je te remercie de t’en inquiéter, Joey. Ceci dit, nous sommes déjà dans mon établissement. Tantôt, tu as traversé à la hâte le salon de thé et voici les jardins : sois le bienvenu à l’Ephemeral Garden. Je vais t’apporter quelque chose à manger et une boisson chaude, alors. fis-tu, avec une pointe d’humour – gloussant. Sur ces mots, tu optas pour ouvrir les volets de la cuisine à l’aide de tes vectors. Cette dernière se trouvait à proximité et une bonne odeur de viennoiseries et de pain chauds s’en échappa dès que tu ouvris la fenêtre. Pour ce qui est de contrôler autrui, je ne peux que manipuler les émotions – je suis empathe. Je possède une certaine capacité d’hypnose, également, mais elle ne peut qu’induire le sommeil et/ou un état de fatigue intense. Toutefois, mon frère peut faire ce qu’il veut des mortels avec quelques mots et un contact visuel. Je n’ai pas hérité maintes des capacités propres à notre espèce, mais j’en ai développé d’autres en rapport avec notre lignée, pour ainsi dire.

Ensuite, tu utilisas la télékinésie pour faire léviter les plateaux, les assiettes et tout ce dont tu allais avoir besoin pour servir le déjeuner gourmand de ton invité. Après avoir sorti les plateaux du four et mis à préparer un bon chocolat chaud, tu posas sur des présentoirs à plusieurs étages – en porcelaine – quelques viennoiseries sucrées, salées et divers biscuits.

Hélas, je ne peux pas me réveiller comme bon me semble. Je ne suis pas, non plus, en mesure de repousser le sommeil quand il dit à s’imposer ; tout comme pour les humains, bonne partie de mon énergie se régénère pendant ce laps de temps. Heureusement, je ne dors que peu et rarement. Je pense pouvoir retourner dans mon corps dans une heure et reprendre ma journée. continuas-tu, commençant par poser sur la table les serviettes, les couverts et les douceurs. Sincèrement, je pourrais retourner dans mon enveloppe charnelle, mais je me sens mieux ainsi. Au moins, je ne suis pas piégée dans un cauchemar et je ne pollue pas, non plus, les rêves d’autrui. commentas-tu, mêlant une pincée de cannelle au lait chaud ainsi que quelques gouttes d’essence de fleur s’oranger, avant d’y ajouter du chocolat à fondre. Hm… Enfin... Je pense que ce serait plus facile à comprendre si tu essayais de prendre mes constantes vitales. Tu peux toucher ma gorge ou mon buste, si besoin, mais, je t’en prie : ne t’en inquiètes point et, surtout, n’aies pas peur… D’accord ? Je suppose que tu n’interrogeras que davantage, mais je pense que tu auras, par la même occasion, des réponses à certaines de tes questions.

Bien que tu avais confiance en lui et qu’il n’était un méta-humain, lui-même, tu ne pouvais pas t’empêcher de songer au fait qu’il puisse avoir peur de toi ou, pire, le dégoûter. Ce n’était pas que l’avis d’autrui t’importait, mais tu commençais à t’en attacher. C’était rare que tu éprouves plus que de la sympathie pour quelqu’un que tu venais à peine de rencontrer. Et, à moins que ton instinct ne se trompe, tu sentais que vous pouviez être d’excellents amis et/ou des confidents. Tu n’avais pas beaucoup d’amis humains et, la plupart, étaient très âgés ou au seuil de la mort.

En fait… Si tu ne parviens pas à trouver mon pouls, ce sera normal : il n’y a rien à trouver. précisas-tu, un peu gênée, tout en marquant une nouvelle pause pour récupérer et servir le chocolat chaud dans une grande tasse. Tu pris le temps de fouetter un peu de crème et griller une guimauve, les plaçant dessus avant de saupoudrer le tout avec un peu de cacao en poudre.Tu fis léviter la tasse en question jusqu’à ton interlocuteur, la posant juste devant lui, avant d’achever ton discours – avec une pointe d’humour et une voix presque maternelle : Cadeau de la maison. J’espère que tu aimes le chocolat et que tu n’es pas diabétique. Il n’y a rien de mieux pour notre corps et esprit.


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MessageSujet: Re: Astral travellers [Pv Jericho]   Astral travellers [Pv Jericho] EmptyJeu 14 Nov - 13:56

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_____J’adore ces boules de poils. Comment peut-on leur résister ? Moi, je n’y arrive pas et je n’y arriverai jamais. J’attrape le premier qui avait déjà les pattes avant sur mes genoux et le commence à lui gratouiller sous le menton. Si je ne me retenais pas, je serais complètement fou devant eux. Ils sont si fragiles, j’ai peur de leur faire mal. Bientôt, je finis par connaître le triste sort d’un de leur frère qui n’avait malheureusement pas survécu. Cette histoire semble l’atteindre et la toucher. Je ne sais pas si c’est bien de le faire, je ne la connais que depuis quelques heures, mais je pose ma main sur son épaule pour lui donner mon soutien. Je souris, par reflex, pour lui apporter toute ma compassion. J’essaye surtout de ramener son attention vers moi pour lui faire penser à autre chose.

« Je suis désolé pour le chaton. Cette décision à dû être horrible à prendre. » Je laisse échapper une légère grimace en imaginant ce qu’elle avait pu endurer. « Je suis sûr que tu apporteras tout ton amour à ces deux chatons. Tu as l’air de quelqu’un de bien et tu as probablement fait de ton mieux pour lui. Il est mieux là où il se trouve maintenant. »

Tout comme je pouvais penser que Grant était mieux loin de nous. Il me manque, c’était mon frère. Il avait une grande gueule, il provoquait régulièrement papa. Il lui prouvait un peu plus chaque jour qu’il le détestait. C’était moi qui me retrouvais au milieu de leur querelle pour que les choses ne dégénèrent pas. Parfois, il m’arrivait de prendre les coups à sa place, par accident. Ce n’était pas grave. Au fond de moi, tout ce que j’ai souhaité pendant mon enfance, c’était une famille heureuse et unie. Même avec du recul, je n’avais pas l’impression que nous en étions une. Papa était trop souvent absent et quand il rentrait, on ne savait jamais si on avait à faire à un soldat colérique, à un père heureux de rentrer dans son foyer ou juste un mari qui a envie de baiser sa femme. J’ai vécu dans la peur et dans l’humiliation, ce n’est pas ce qu’on appelle une enfance heureuse.

Je divague, il faut que je redescende sur terre. Amy me confirme qu’on est bien chez elle. Mes yeux ne peuvent pas cacher leur stupeur. Ce bâtiment que j’avais emprunté, je n’en ai aucun souvenir. J’étais un peu trop occupé à veiller sur son corps endormi, comme si sa vie en dépendait, comme si elle allait arrêter de respirer au pire moment. Je me gratte le haut de mon crâne et je laisse échapper un sourire gêné. Quel tête en l’air je peux faire, j’en ai presque honte. Mon regard se détourne quelques secondes.

« Je n’avais pas fait attention. » J’ai honte, mais je prends le temps d’observer le jardin, sa propriété. « Tu travailles ici ? C’est magnifique. Je ne pensais pas trouver un endroit aussi vert dans une ville comme Gotham City. Ça ressemble à un coin de paradis au milieu d’un cauchemar. »

Elle me propose quelque chose à manger. J’ai honte, je devrais refuser mais je meurs de fin. Je commence à manquer d’argent, j’aurais dû faire plus d’économies avant de songer à quitter San Francisco du jour au lendemain. Sur ce coup-là, je ne me suis un peu foiré au niveau de l’organisation. Elle voulait me remercier, je n’allais pas refuser. C’était si gentil de sa part.
Je vois les objets lévités dans mon dos. Je sursaute, ce n’est pas dans mes habitudes de voir ça. D’un autre côté, c’est une méta-humaine, pourquoi est-ce que je fais le mec choqué ? Surtout quand on sait de quoi je suis capable. Je me calme, je ralentis mon rythme cardiaque, j’expire à fond, tout va bien Joey. Elle finit par m’expliquer un peu ses pouvoirs, je me trompé. Elle n’est pas comme moi mais nous avons quelques points communs.

« Tu es… » J’ai du mal à signer, mon attention est focalisée sur les capacités d’Amy, mais je prends quand même le temps d’attraper ma tasse. « Tu es fantastique. Tu es unique, tu es… »

Je n’ai pas les mots. Je voulais lui dire plus, lui dire qu’elle était incroyable et qu’elle ne m’effrayait pas. Au contraire, je me sentais moins seul. Même si mon cœur bat encore, même si j’ai toute les caractéristiques d’un être humain normal, je reste un monstre pour certaines personnes.
Je sais qu’elle regarde ma cicatrice. Je la vois. Ça ne me dérange pas, j’ai l’habitude. Je sais qu’elle a envie de me poser la question. L’histoire est encore difficile à signer, même après toutes ces années. Beaucoup de chose n’ont pas été réglé et quand je dis ça, je parle de mon père qui est parti. Ma mère m’interdisait de le revoir et pourtant je suis ici.

« Merci Amy. J’adore le chocolat. » elle regarde ma cicatrice, encore une fois. Il est peut-être temps. « Mon père était un soldat. Il avait de mauvaises fréquentations. Un jour, ils sont venus le chercher à la maison, mais il n’y avait que moi à ce moment-là. » Je marque un temps de pose, c’est plus difficile que je ne le pensais. « Il n’a pas vraiment répondu aux exigences alors ils m’ont tué. »

Car une partie de moi est mort ce soir-là. Je le sais. Plus rien n’était comme avant. Notre semblant de famille s’était complètement déchiré. Grant avait fugué ce jour-là et je ne l’ai plus jamais revu. Il est parti en même temps que mes cordes vocales. Ma joie a disparu au moment même où je me mets à raconter cette histoire. Je m’en rends compte. J’essaye de retrouver mon sourire et je prends une gorgée.

« C’est délicieux. » Je laisse un temps d’attente. « Les histoires de famille… Elles sont loin derrière moi maintenant » Je gratte la tête du petit chat, trop mignon. « J’allais devenir fou si je restais dans cette famille. »



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MessageSujet: Re: Astral travellers [Pv Jericho]   Astral travellers [Pv Jericho] EmptySam 16 Nov - 15:22




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Bien que vous aviez changé de sujet et que tu étais relativement concentrée sur ce que tu faisais, ton esprit avait quand même fait une halte sur le souvenir récent du chaton dont tu avais dû abréger les souffrances. Hélas, même si tu ne voulais pas tirer sur ce fil, ta mémoire avait décidé autrement et t’avait aussitôt fait passer en revue tous les animaux et les personnes pour qui tu avais dû faire la même chose. Et, comme si ce n’était pas suffisant, tu avais commencé à te remémorer ceux qui étaient morts par ta faute et ceux qui t’avaient quittée – d’une façon ou d’une autre. Intérieurement, tu remercias le blond d’avoir repris la parole et d’avoir attiré ton attention. Certes, tu ne ressentais pas vraiment la main qu’il avait posé sur l’épaule de ton enveloppe charnelle, mais tu percevais vaguement sa chaleur et, surtout, les ressentis qu’il semblait vouloir t’adresser.

Ce n’était que d’une maigre consolation, mais penser que les âmes de ceux qui te furent chers, tout comme celle du chaton, étaient dans un endroit meilleur te rassurait. Tu ne croyais pas seulement en la réincarnation, à l’Enfer et au Paradis, tu avais la certitude que tout ceci faisait partie de votre Existence. Tu n’étais pas croyante et tu ne suivais aucune religion : tu avais juste eu l’occasion de vivre, voir et entendre certaines expériences auxquelles tout le monde n’aurait pas accès. Tu avais connu des démons, fréquenté régulièrement des esprits et bien plus. Tu aurais aimé en savoir davantage, parce que, parfois, penser que ces âmes étaient en paix n’était pas suffisant pour soulager ta culpabilité et ce que tu éprouvais en leur absence.

Quoi qu’il en soit, la voix de Joey éloigna ces sombres pensées, te faisant rire discrètement – il semblait gêné, c’était mignon. Lorsqu’il demanda si tu travaillais ici, tu ne l’interrompis pas et te contentas d’émettre un petit son approbateur, tout en faisant léviter quelques sandwichs au pain de mie artisanal. On ne pouvait pas dire que tu étais une bonne cuisinière, car, en vrai, tu étais assez nulle. Cependant, pour tout ce qui touchait de près ou de loin à la pâtisserie, la confiserie ou la boulangerie, entre autres, tu étais plus que douée. Tu étais ravie qu’il sente ce que tu voulais que l’on éprouve en venant dans ces jardins : du calme, un certain détachement de la réalité et de la ville. L’Ephemeral Garden était un refuge, une forteresse pour la Nature, où tout le monde était neutre ou agissait en rapport avec les principes basiques établis pour le bon fonctionnement de ce sanctuaire. Généralement, en dehors des résidents, des amis proches et quelques clients habitués, tu ne laissais entrer personne dans cette partie de ton domaine afin de préserver l’harmonie qui y régnait. Autant les animaux comme les plantes pouvaient stresser face à certaines personnes et ça risquait de nuire à leur développement. Ce n’était pas pour rien qu’il y avait d’aussi hauts murs autour du terrain !

Nonobstant, si quelque chose te toucha, ce fut la réaction que le jeune homme eut quand tu lui annonças que tu n’étais pas humaine. Tu avais tellement envie de l’enlacer… Tu avais songé à le faire, d’ailleurs, même s’il ne risquait pas de sentir grande chose actuellement. Il était resté sans mots, mais tu sentais qu’il s’identifiait avec toi, d’une certaine façon. Tu sentais qu’il te faisait confiance et qu’il t’appréciait autant que tu l’appréciais. C’était aussi plaisant qu’angoissant de trouver quelqu’un pour qui on éprouvait un mutuel attachement. De par ta crainte de perdre ceux que tu aimais, tu pouvais te montrer à la fois distante et surprotectrice. Tu avais beau être une jeune femme maternelle, souriante et toujours avenante, tu n’étais pas quelqu’un d’aussi gai que tu en avais l'air et, parfois, tu estimais être un oiseau de malheur, plus qu’autre chose : plus tu aimais quelqu’un, plus vite et douloureusement semblait-on vouloir te les prendre. De ce fait, tu avais appris à te montrer proche d’autrui, tout en gardant des distances. Peu de gens pouvaient vraiment affirmer qu’ils te connaissaient, car, même tes amis de longue date n’avaient pas beaucoup d’informations à ton égard. Pour la plupart, tu demeurais et demeureras une éternelle inconnue.

Joseph, lui, il semblait t’accorder la confiance suffisante pour te parler de ce qui lui était arrivé – ou, du moins, d’y faire mention, même si ça devait être très difficile. Tu ne pouvais que comprendre le fait qu’il souhaite omettre des détails et ne pas trop s’étaler au sujet de son entourage. Ah, s’il savait ! Les familles de dingues, ça te connaissait. Même les membres de ta famille avec qui tu entretenais ou avais entretenu un lien solide n’étaient pas totalement fiables. C’était triste à dire, mais tes animaux et tes plantes étaient les seuls que tu pouvais vraiment considérer comme de la famille, dans ton cas. Tout comme il l’avait fait, tu voulais l’aider à se changer les idées et ton regard ne s’attardait plus sur sa cicatrice. Il disait adorer le chocolat et il aimait ces chatons, il fallait qu’il profite et qu’il souffle un bon coup. Ici, il pourrait temporairement s’éloigner de ses soucis – du moins, tu l’espérais.

Sentant la bonne odeur de la nourriture, d’autres animaux s’approchèrent de votre emplacement. Ludwig, ton énorme terranova, s’approcha d’un pas nonchalant avant de s’asseoir près de la table, y posant lourdement sa tête. Accroché à ce dernier, caché au niveau de son poitrail, il y avait un bébé capucin. Seuls quelques chats de plus eurent le courage de venir sous la pergola et s’installer autour de vous. Une partie non-négligeable des animaux qui habitaient avec toi avaient des défauts physiques ou des handicaps, car beaucoup avaient été malades ou blessés, mais tu les avais soignés. Par exemple, deux chats borgnes étaient au pied d’une des plus anciennes glycines : le plus âgé et hargneux portait un cache-œil et agitait sa queue tout en grognant à la proximité du plus jeune, qui jouait avec sa queue et qui semblait vouloir se frotter à lui. Ce dernier portait une prothèse dans l’une de ses pattes arrière, n’avait pas de queue et avait plusieurs cicatrices sur son corps.

Les histoires de famille sont toujours ainsi… Difficiles à aborder. Je te remercie, sincèrement, de m’en avoir fait part, Joey. Bien que je n’aie guère vécu de tels événements, je ne peux que compatir. Je n’ai pas connu mes parents biologiques de leur vivant, mais mon mentor et père adoptif n’était pas un modèle de paternité. Également, bien qu’il était devenu compositeur et musicien, il fut un soldat et… une sorte de mercenaire, pour ainsi dire – plus précisément, son domaine était la chasse. Même lorsque l’on souhaite changer de milieu, on ne cesse jamais vraiment de l’être. Dans un tel environnement et au sein d’une famille plutôt aisée, il y n’y avait que peu de chances qu’on lui enseigne à aimer sainement ou à faire preuve d’empathie. Pour te dire, il n’a pas eu besoin de mauvaises fréquentations pour tuer une partie de moi, à l’époque. lanças-tu, marquant une courte pause et une pointe d’humour, très noir, mêlée à de l’ironie. Ta voix prit un ton plus neutre, ensuite, plus sérieux : Ma santé mentale et physique en dépendaient, également. Alors, j’ai fui quand j’en ai eu l’occasion.

Ton histoire était beaucoup plus complexe que tu ne voulais le faire paraître.
Lors de ton dix-septième anniversaire, quand ton manoir a été incendié, tu n’as pas pu récupérer grande chose. Tu n’avais que ton violon et ce que tu portais sur toi quand tu as fui, au bras du jeune cardiologue que tu aimais. Il avait une famille et, bien que vous vous aimiez, tu avais été la première à creuser des distances entre vous : tu ne voulais pas détruire sa famille, puisqu’il semblait très heureux avec ce qu’ils avaient accompli. Il devint l’un de tes médecins traitants ainsi que ton tuteur légal jusqu’à ce que tu fus en mesure de  quitter leur demeure et t’installer dans l’Ephemeral Garden avec son ancienne propriétaire. Mme. Smith était une belle personne. Elle t’avait légué tout ce qu’elle avait pour le simple fait de l’avoir aidée sans rien demander en retour – et ce, malgré ta santé plus que précaire. Tu avais durement travaillé et tu le faisais toujours, même si on pouvait aisément te classer parmi les personnes plus fortunées de la ville. Mais contrairement à eux, ta fortune était beaucoup plus volatile puisqu’elle était physique, principalement. Tu étais contre le système bancaire, alors, tu utilisais les méthodes d’autrefois – ce à quoi on t’avait habituée, jadis.

Quoi qu’il en soit, tu ne voulais pas que vous restiez sur ce sujet, puisqu'aucun de vous ne semblait vouloir regarder en arrière. Soudainement, puisque le petit ouistiti voulait grimper sur toi et que tu étais trop loin, le terranova s’approcha davantage et te sauta pratiquement dessus, mettant ses pattes sur tes épaules. Malgré lui, il te fit basculer en arrière et te cogner assez fortement la tête contre le mur de la cuisine. Aussitôt, tu te sentis aspirée par ton corps : tu t’étais réveillée. Tu n’avais pas dormi autant que tu le pensais ou, bien, le coup contre le mur avait écourté ton repos. Ludwig s’en voulait d’avoir été aussi brusque, raison pour laquelle il te lécha le visage, jappant, pendant que le capucin se blottissait contre ta poitrine – tu lui avais conçu des vêtements chauds et à sa taille, comme on aurait fait pour un bébé. Soudainement, tu ouvris les yeux et caressas le molosse, lui faisant silencieusement savoir que tu allais bien. Tu avais un peu mal, mais ce n’était rien – tu ne le sentais qu’à peine. Il en fallait plus pour que tu sois sonnée.

Puisque tu avais faim, ta sclérotique était noire. La lumière du jour agressait tes pauvres yeux nyctalopes, contractant aussitôt tes pupilles en fines fentes. Tes iris, eux, n’étaient pas rouges, mais bleus-gris glacés – trahissant la nostalgie et la profonde mélancolie qui t’habitait. Tu ne voulais pas manger devant ce jeune homme, mais tu sentais que sa vision de toi n’allait certainement pas changer malgré ça. Malgré l’air presque inexpressif qui tu avais arboré à ton réveil, un grand et tendre sourire fendit tes lèvres dès que tes yeux se posèrent sur lui. Le grand chien s’allongea par terre, finalement, la tête posée sur le banc. Gardant une main posée sur le dos du petit singe, tu te levas et t’approchas de ton invité. Profitant du fait qu’il était assis, tu passas un bras autour de ses épaules afin de le faire se pencher vers toi. Doucement, tu posas sa tête sur ton buste, le serrant contre toi, tout en veillant à ne pas écraser le petit singe qui se décala un peu pour pouvoir inspecter l’inconnu. L’animal, curieux et innocent, s’accrocha à ta robe avant de glisser son autre main dans les cheveux du blond pour ensuite palper son visage comme l’aurait fait un bébé humain.

À l’intérieur de toi, il n’entendrait que l’écho de ta voix.
Et, bien que ton corps était froid, tu étais plus que chaleureuse.

Au risque de radoter : merci pour ton aide, Joey. Ne sois pas gêné, mange autant que tu le voudras et, si tu désires prendre autre chose, n’hésites pas à me le faire savoir. Je suis ravie d’apprendre que tu aimes le chocolat à ce point. D’ailleurs, il y en a encore, si tu souhaites en reprendre. soufflas-tu, déposant un baiser sur la tête du jeune homme, tout en frottant son épaule. Tu étais quelqu’un de très tactile, mais tu évitais de te montrer trop proche d’autrui parce qu’une bonne partie de tes contemporains n’avaient pas l’habitude d’être traités de la sorte. Profite pour te détendre : tu es chez toi.

Quand tu prononças ces mots, les deux chats borgnes se mirent à se chamailler. Le plus ne voulait pas jouer avec celui qui était censé être son ami et lui avait donné quelques coups de pattes, lui grognant et feulant dessus. Le chat la prothèse affala sur l’herbe, les oreilles aplaties sur le crâne – il se laissait presque faire et, si tu ne l’avais pas connu, tu n’aurais pas compris qu’il faisait le doux avant de sauter sur son aîné, pour jouer, même s’il venait de déclencher une vraie bagarre. Puisqu’ils se trouvaient à la portée de tes vectors, tu les utilisas pour les séparer, tout en chassant leur hostilité par le biais de l’empathie. À contrecœur, tu défis ton étreinte et contournas la table pour t’accroupir à la limite de l’ombre. Le chat romain s’approcha aussitôt de toi, se cachant sous les pans de ta robe.

Slade, ne sois pas aussi dur avec Grant. Tu es devenu très grognon, pépère... fis-tu à l’entente des deux chats. Tu ne laisses même plus qu’il dorme avec toi.

Slade, le vieux matou au cache-œil agitait sa queue avec agacement avant de regarder ailleurs. Il n’aimait pas être réprimandé, même si tu ne faisais que te montrer un peu autoritaire. Tu savais pourquoi il agissait ainsi, mais tu ne voulais pas que leur relation se dégrade à cause de sa jalousie et sa hargne ; contrairement à lui, Grant était amical et s’entendait bien avec les autres animaux. Parfois, il courait après les pigeons, mais il ne les tuait pas, il était trop bébête pour le faire. Veillant à ne pas marcher sur l’une des pattes du félin qui s’était caché sous toi, tu te redressas, prenant le borgne hargneux dans tes bras. Puisque tes mains étaient occupées, tu le caressas et le grattouillas avec l’un de tes vectors – on voyait son pelage bouger là où ton appendice invisible le touchait. Au début, son ego l’empêcha de se détendre, mais, peu à peu, il finit par ronronner indiscrètement.

Au fait, Joey, sans vouloir être indiscrète… Que fais-tu dans la vie ? Tu as pu trouver des repères dans cette ville ? terminas-tu, te tournant de nouveau vers lui – par respect.

Ces animaux, sans exceptions, étaient comme tes enfants et ça se voyait. Pas seulement les chatons, les plus vieux aussi. Chacun d’entre eux t’était précieux, même si tu ne donnais pas un nom à tous. Indépendamment de ton empathie, tu semblais avoir un don pour interagir avec la faune et la flore. Quoi qu’il en soit, tu avais toujours des questions à lui poser, tu étais curieuse et tu voulais mieux connaître le blondinet. Malgré la dispute des chats et la présence d’autant d’animaux, c’était lui le centre de ton attention.
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MessageSujet: Re: Astral travellers [Pv Jericho]   Astral travellers [Pv Jericho] EmptyMar 19 Nov - 21:43

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_____Je prends une autre gorgée de chocolat chaud. C’est si agréable et mon organisme avait bien besoin de se réchauffer un peu. Le passé est ressassé, j’essaye de penser à autre chose. Je n’ai pas vraiment envie de lui raconter ma triste enfance basé sur l’humiliation, la peur et mon handicap. J’ai appris à faire face à mon extinction de voix. J’arrive à en rire et ça amusait beaucoup de mes camarades de m’entendre parler comme une enceinte Google Home. Il n’y avait pas de moquerie dans mon lycée, seulement de la compassion. J’étais bien entouré et j’avais le caractère pour me former une réputation assez solide pour qu’aucun n’essaye de se payer ma tête.

Nous ne sommes pas si différents. Amy avait connu un passé tout aussi remué que le mien. En plus, elle semblait presque morte. Sa peau était pâle, le soleil la brûlait et quand je posais ma main sur son corps, je ne sentais aucune vie à l’intérieur, tout était froid. J’ai vu assez de film d’horreur pour comprendre qu’elle avait toute les caractéristiques d’une vampire en plus d’avoir un certain talent pour la télékinésie. Je pourrais très bien prendre peur, penser qu’elle était uniquement là pour boire tout mon sang et laisser mon cadavre nourrir son jardin et son zoo. Non, je n’ai pas peur d’elle.
Son père adoptif était également un mercenaire. Est-ce que je devais vraiment parler de la vie caché de mon père ? De son adultère, de ses infidélités, de toute les fois où il avait promis de rentrer à la maison mais ne l’a jamais fait ? Sans compter qu’après mon accident, il n’était jamais revenu. Il avait laissé ma mère s’occuper seul de moi avant de devoir faire le deuil de Grant.

Non, je n’ai vraiment pas envie de faire mention de cette histoire. J’en ai déjà assez dit pour aujourd’hui. Ma gorge et mes poings se serrent, je déglutis. Je n’arrivais pas à mettre des signes sur mon passé, plus maintenant. Amy a fini par se réveiller. Je sursaute légèrement en remarquant l’animal qui avait réussi à la réanimer. Je le regarde quelques secondes avant qu’elle ne me remercie une énième fois.

« Ce n’est rien. Je suis heureux d’avoir pu t’aider et d’en apprendre plus sur toi. »

Je prends une pâtisserie, j’ai faim, je ne peux pas le cacher. Ils sont délicieux en plus. Je souris, je vais enfin passer une bonne journée après avoir effectuer une bonne action. J’entends râler derrière moi, je me retourne légèrement pour assister à un véritable combat de gladiateur. Deux chats sont en train de se battre. Je ne savais pas si je devais les arrêter et je craignais de me prendre un coup de griffe. Amy est plus rapide que moi, je suis bon pour rester le cul assis sur ma chaise.
Mais je m’arrête sur un élément qui arrête mon cœur. Le nom de ses chats. Pour certains c’est une pure coïncidence, pour d’autre je suis en train de perdre la tête et pour le reste leur prénoms n’ont pas d’importance. C’est trop gros pour moi, ce n’est pas un mais deux noms. Parfois, ils sont prêts à tout pour te garder à l’œil.

C’est un réflexe, je me redresse soudainement. Le bas de mon dos heurte le dossier de la chaise et elle tombe en arrière. Mon sourire a disparu et mon visage ne laissait paraître que la froideur propre aux Wilson. Je suis en colère contre elle et contre moi parce que je me suis laissé berner. J’aurais dû comprendre que c’était un coup de mon père ou de ma mère. C’est peut-être trop évident. Elle connaissait ma famille, ça ne faisait aucun doute.

« Pourquoi ? Pourquoi tu as prononcé ces noms ? » Je ne pouvais pas cacher ma colère et mon agacement. « Tu les connais ?! Qu’est-ce que tu cherches à faire ? Qu’est-ce qu’ils t’ont donné en échange pour que tu m’abordes ? »

Si ce n’est pas mon père qui est dans le coup, c’est ma mère. J’ai rencontré mon père il y a quelques jours après une absence de plusieurs années. Il n’était pas revenu me voir depuis mon accident, il avait fui. Ce n’est pas facile pour moi d’entendre le prénom de mon frère aîné. Il avait peut-être une grande gueule, c’était peut-être le roi des emmerdeurs avec moi mais c’était mon frère et j’aurais tout fait pour qu’il soit encore de ce monde. Comparé à mon père j’ai accepté sa mort même si elle me fend le cœur.
Si ce n’est pas ma famille qui est sur le coup, je pense qu’elle a été envoyée par un agent pour me surveiller ou pour surveiller mon père de loin. Il est en ville, je le sais et les rumeurs se propagent vite. J’ai des hypothèses, plein d’hypothèses, trop d’hypothèses, ma tête va exploser. Mes migraines se sont calmées, mais elles reviennent immédiatement lorsque mes pensées se bousculent. J’en ai assez, je ne veux plus qu’on contrôle ma vie. Je ne veux plus qu’elle soit basée sur des mensonges. Elle était si gentille, pourquoi doit-elle être le fruit d’un énième mensonge.

« C’est quoi votre problème ? » Ma colère se transforme en tristesse. Je baisse la tête, je ne peux même plus la regarder en face.

Je prends du recul sur le situation mais je m’éloigne d’elle. Est-ce que ce n’est pas moi qui perds un peu la tête. Je suis complètement parano. Je réagis au quart de tour, je l’ai peut-être effrayé. Je m’en veux, c’est pour ça que je recule. Ce n’était pas sa faute. Elle est probablement au milieu d’une énième stratégie de ma famille ou je ne sais quoi mais elle a juste accepté une proposition. Si j’écoute ma parano, je tournerai les talons et je partirais en courant en me promettant que je ne sociabiliserai avec personne d’autre.



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Amerlyllian Die Rosenberg
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MessageSujet: Re: Astral travellers [Pv Jericho]   Astral travellers [Pv Jericho] EmptyLun 25 Nov - 21:29




Astral travelers


La vie t’a toujours appris à te méfier des périodes de calme et, surtout, des journées qui se passaient sans accrocs. Ceci dit, dans ton havre de paix, entourée d’animaux, de plantes et convenablement accompagnée, tu aurais presque pu le faire. Tout semblait se passer pour le mieux et ce, malgré la dispute de tes deux matous. Néanmoins, ce qui se passa ensuite te rendit un peu mal à l’aise et les émotions de ton invité te firent te sentir mal. Tout dégringola très rapidement et tu ne compris pas pourquoi il réagissait de la sorte, ni, même, ce qu’il te reprochait. Contrairement à ce que quelqu’un d’autre aurait pu faire, tu te contentas de l’observer en silence, encaissant tout ce que tu percevais en lui et ce qu’il pouvait te dire. Tu ne pouvais pas lui en vouloir d’être méfiant, mais tu ne pouvais pas t’empêcher de te sentir mal. Pas parce qu’il doutait de toi et qu’il était en colère, mais parce que tu l’avais attristé et blessé sans même t’en rendre compte.

Au début, tu ne voyais pas où il voulait en venir et ton regard était bien plus révélateur que ton silence. Tes n’arborèrent que brièvement un pâle vert caraïbe avant de se décolorer dans leur quasi-totalité – devenant argentés. Tu étais passée de la confusion à la tristesse, à la culpabilité et tu ne fus pas capable de lui répondre spontanément. Tu baissas les yeux, serrant le vieux chat borgne et le ouistiti contre toi. Ce ne fut qu’une question de temps avant que ton cerveau ne repasse la situation en revue et fasse le lien entre ses ressentis, tes propres dires et sa réaction : Slade. C’est le mot qui avait réellement déclenché ce quiproquo. Joseph Wilson, père mercenaire, jamais là. Slade Wilson. Deathstroke. Ronin Corporation. Il était le fils de Slade Wilson et il pensait que tu l’avais approché parce qu’on t’avait payée pour le faire ? C’était blessant comme accusation, mais tu ne pouvais que comprendre sa réaction. Heureusement pour tous, malgré ta sensibilité, tu ne te laissais pas aussi facilement atteindre – ce n’était pas la première fois qu’on te sortait une barbarie du genre.

Aussitôt qu’il eut fini de déverser son amertume sur toi, tu pinças tes lèvres. Est-ce qu’il t’écouterait si tu venais à lui répondre et lui dire que tu ne connaissais pas ses parents ? Est-ce qu’il voudrait bien t’entendre, au moins ? Son coup de colère avait rompu l’emprise empathique que tu avais sur lui, faisant que les migraines reviennent et son esprit semblait se renfermer à chaque instant qui se passait ; tu sentais qu’il pourrait fuir à tout moment et ce n’était pas ce que tu voulais. Tu ne voulais pas forcer le lien, pas sur lui, ni qu’il parte sur cette mésentente. Plutôt que parler, pour le détendre et essayer de créer une ouverture pour dialoguer avec lui, tu optas pour l’atteindre autrement.

Usant de la télékinésie, tu ouvris l’une des fenêtres à l’étage afin que ton prochain mouvement ne soit pas étouffé. Doucement, la musique d’un piano commença à résonner et se répandre dans le jardin. Sans le moindre geste brusque, t’appuyas sur le bord de la table et après quelques secondes, tu brisas ton silence pour chanter ta propre version de Nothing Else Matters – c’est la chanson qui convenait le mieux à la situation, selon toi :



« So close no matter how far
Couldn't be much more from the heart
Forever trusting who we are
Cause nothing else matters

Never opened myself this way
Life is ours, we live it our way
All these words I don't just say
Cause nothing else matters
 »

Un morceau qui parlait de confiance et d’assurance, entre autres.
Tu te fichais de ce que les autres pouvaient dire ou croire, mais tu étais touchée par ce que le blondinet te disait. Tu voulais qu’il sache que tu te fichais aussi de ce dont il t’accusait, qu’il n’avait pas perdu ton estime ni ta confiance, car tu le comprenais. Soigneusement, tu posas le chat borgne et hargneux sur le banc avant d’avoir le courage de faire quelques pas en direction de l’homme à qui tu dédiais cette chanson. Sans hésitation, tu utilisas un vector pour relever son menton, l’invitant à te regarder, poursuivant :

« Never cared for what they do
Never cared for what they know
Never cared for what they do
But I know

Trust I seek and I find in you
Every day for us something new
Open mind for a different view
Cause nothing else matters
 »

En même temps, tu tentais de le détendre en lui transmettant tes propres émotions afin de lui montrer ta sincérité et ta transparence. C’était rare que tu te confies à quelqu’un de la sorte, que tu t’ouvres ainsi – surtout, à un inconnu, même s’il t’avait aidée.

« Never opened myself this way
Life is ours, we live it our way
All these words I don't just say
Cause nothing else matters

Never cared for what they do
Never cared for what they know
Never cared for what they do
But I know
 »

Tu voulais qu’il comprenne que, même si tu craignais ne pas avoir les mots pour le détourner de sa paranoïa ou pour chasser ses peurs, car il pourrait en douter, tu lui demandais son attention et qu’il reconsidère la situation – qu’il essaye de voir les choses autrement. Tu compatissais et tu n’allais pas fuir parce que tu avais appris qui il était, en vrai. Il aurait pu être de la famille du Joker ou de Batman, lui-même, ça te serait égal. Tu l’appréciais à sa juste valeur, pour la façon dont il était, pour lui-même –  pas pour son entourage. Avec l’un de tes vectors, tu levas la chaise et restas plus ou moins à sa hauteur – respectant la distance que ton cadet semblait vouloir imposer, pour l’instant.

« Trust I seek and I find in you
Every day for us something new
Open mind for a different view
Cause nothing else matters

So close no matter how far
Couldn't be much more from the heart
Forever trusting who we are
Cause nothing else matters
Cause nothing else matters
 »

Entonnant les derniers versets, tu réduis davantage la distance qui vous séparait. Ton visage était de nouveau serein, malgré la tristesse et la compassion qui semblaient se refuser à quitter ton regard. Tu tendis une main en sa direction, tu ne songeas pas à te protéger directement du soleil. Lorsque la lumière effleura ta peau, là où les gants ne la protégeaient pas, tu fis un pas en arrière et la rapprochas aussitôt de ton corps. Il n’avait été qu’une question de secondes avant que l’astre doré te blesse – rougissant puis brûlant jusqu’à ta chair. Tu t’étais sentie stupide, en ignorant tes limitations diurnes dans le but d’inviter ce garçon à se rapprocher. À vue d’œil et en moins de temps qu’il n’avait fallu pour abîmer ton corps, celui-ci effaça les brûlures – ne laissant pas la moindre trace de ta maladresse. Faisant cesser la musique, tu frottas doucement ton bras, marquant une courte pause avant de répondre aux questions qui t’avaient été posées en bonne et due forme – espérant l’avoir détendu pour pouvoir parler calmement avec lui :

Joey... Je comprends ce que tu éprouves et, si tu as besoin que je te le dise explicitement, je le dirai autant qu’il faudra : je n’attends rien ni n’aie reçu quoi que ce soit, de qui que ce soit, pour t’approcher. Je ne connais pas ton père que de nom et, si tu ne m’avais pas dit qu’il était mercenaire, je n’aurais pas fait le lien avec M. Wilson. commenças-tu, lui adressant un mince sourire – voulant le rassurer. Bien entendu, je sais qui il est, car j’ai des yeux et des oreilles un peu partout dans cette ville, depuis des décennies. S’en est tout, mon enfant. continuas-tu, fermant les yeux, tout en te réinstallant là où le blond t’avait déposée quand tu dormais. Tu peux croire ce que tu désires, mais mes bébés ne portent pas ces noms pour je ne sais quelle raison qui ait pu traverses ton esprit. Slade porte ce nom en honneur à Slade Bay, aussi connue sous le nom de Boot Reef, en Angleterre. Son ancien propriétaire était féru du surf – c’est l’endroit où ils se sont rencontrés. Quant à son ami, Grant veut dire grand et fort dans un ancien vocable britannique… J’ignore à qui correspond ce prénom, mais… Il…

Ton regard se riva sur les croissants aux myrtilles et ton sourire s’effaça brièvement. Si tu avais été quelqu’un de normal, tu aurais certainement déversé quelques larmes en rependant à la personne pour laquelle tu avais baptisé ce chat avec un tel prénom : Grant, un enfant que tu souhaitais adopter jadis. Kyle, ton fiancé, l’appréciait énormément et il avait été anéanti quand le petit garçon est décédé. Même si ça  faisait longtemps qu’il était mort, tout comme pour Kyle, tu avais toujours du mal à parler d’eux.

Grant était un jeune éphèbe que feu mon fiancé et moi souhaitions adopter, antan. C’était bien avant que tu ne viennes au monde, à mon humble avis. Si tu t’en méfies toujours, approche : je te montrerais les origines de Slade et l’enfant auquel je fais mention. ajoutas-tu, prenant un croissant plein de crème aux myrtilles, tentant de te changer les idées en mangeant. Nonobstant, si, malgré cela, tu souhaites quand même prendre retraite, je ne t’en voudrai point. Ce fut un plaisir de faire ta rencontre.

C’était douloureux, mais tu chérissais et chériras toujours leur mémoire.
C’étaient des blessures qui ne manquaient pas de saigner dès quelles en avaient l’occasion… Percevant la tristesse que tu éprouvais, le grand terranova posa sa lourde tête sur tes cuisses, couinant. Tu caressas l’animal, tendrement, gardant ta main libre posée sur le dos du petit capucin, se blottissait contre ta poitrine, les mains accrochées sur le haut de ta robe et tes cheveux – jouant avec. Contrairement à ce que tes yeux criaient, ton visage était pratiquement inexpressif – tu n’aimais pas montrer tes faiblesses et, à défaut de pouvoir garder le sourire, tu demeurais stoïque.


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Dim 1 Déc - 20:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Astral travellers [Pv Jericho]   Astral travellers [Pv Jericho] EmptyJeu 28 Nov - 12:28

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_____Je suis peut-être fou. Je perds les pédales. Non, c’est impossible, la coïncidence est trop grande. Mes yeux se baissent en direction du petit chat borgne qui avait tout fait foirer. Je passais une bonne journée. Pour une fois dans ma vie, depuis mon départ de San Francisco, j’avais l’impression d’être libre. Je ne me sentais plus contrôler par ma famille, par ma mère. Mon père savait probablement que j’étais en ville, ça ne saurait tarder. J’ai beaucoup de chose à lui dire et quelques commentaires à faire sur la manière qu’il a, avec Maman, de surveiller ses enfants. C’est malsain, c’est glauque, ça n’a rien à voir avec de l’amour paternel. Je suis peut-être le dernier enfant qu’il leur reste pour certain mais j’aimerais qu’on me laisse respirer au moins une fois dans ma vie.

J’essaye de contrôler ma respiration, j’essaye de me calmer. Je suis en train de m’emporter et j’ai bu. Je ne veux pas lever la main sur elle, elle ne le mérite pas, ce n’est pas de sa faute. Elle est probablement comme moi, manipuler par ma famille. Je reste statique, je ne sais pas quoi faire. Dois-je lui tourner le dos ? Partir loin d’ici en espérant que ça ne m’arrive plus jamais. Mais ça arrivera encore et encore, je devrais m’y faire. Ma conscience a envie de partir mais mon corps reste planté là, attendant de voir sa réaction. Peut-être qu’une petite partie de moi ne pouvait accepter le fait qu’elle soit coupable. Une infime partie de moi pensait qu’elle était innocente.

Elle se rapproche, je ne sais pas quoi faire. Je l’entends chanter, mon cœur rate un battement. Elle essaye de me rassurer comme elle peut. Est-ce que ça marche ? Ça ne me laisse pas indifférent au moins. Je sens mes poings se détendre. C’est de la sorcellerie, est-ce qu’elle est en train de me manipuler ? Non, je le sentirai, je ressens ce genre de chose. Je suis un méta-humain qui a la capacité de contrôler n’importe quel être vivant par un simple contact visuel, comment pourrais-je ne pas ressentir une éventuelle manipulation de sa part ? Rien, rien à part son chant qui m’envoute. Elle a une très belle voix, je ne peux pas le nier. Est-ce que je pourrais reconnaître que j’ai eu tort de m’emballer ?  C’est un piège, non ?

Quand j’étais petit, je chantais. Ce n’est plus la même chose avec mon synthétiseur vocale. Ça me manque, ma voix me manque. Elle a beaucoup de chance. Je baisse mes yeux, je suis attristé rien qu’à l’idée que je ne pouvais pas la rejoindre. Je la connais cette chanson mais je ne peux rien faire hormis l’écouter. C’était agréable, je recule d’un pas. Elle m’explique ce que j’ai fini par comprendre, j’ai complètement faux sur toute la ligne. Mes parents me surveillaient, c’était une certitude mais elle n’était pas liée à mes histoires de famille, elle n’avait pas été payé par mon père. Suis-je devenu ce que je ne voulais jamais être, un véritable parano ?

« J’ai eu tort. » signais-je lentement en baissant légèrement les yeux pour regarder mes mains exprimés mes regrets. « Je me suis emporté, je suis désolé. »

Ces chats ont le même nom que mon défunt frère et mon père. Il y avait de quoi perdre les pédales mais je me dis que j’y suis allé trop fort. Il ne manquait plus qu’une autre coïncidence pour me faire exploser et me jeter sur elle. Je me dégoute, je me déteste. J’aurais agressé une pauvre innocente qui s’était livré à moi. Je secoue la tête, j’ai envie d’oublier tout ça et de passer à autre chose. J’ai envie de changer de sujet, faire demi-tour, faire comme ci rien de tout ça ne s’était passé. Ça sera beaucoup plus difficile pour elle que pour moi. Bon sang, que je m’en veux de me comporter comme ça. Ce n’est pas moi. Joey, réveille-toi.

« Il s’agit du prénom de mon père et de mon défunt frère. Slade et Grant. » Je soupire. « Je crois que tu l’as compris, mon père est le plus grand assassin du monde. Je n’avais pas vraiment envie que ça se sache. Je sais, ça peut être assez effrayant mais nous ne sommes pas reparlés depuis mon accident. J’ai été honnête avec toi, je ne t’ai pas menti sur lui. C’est exactement le même homme que ce que je t’ai raconté. Grant… Grant me manque. »

Je suis en train de me rappeler de mauvais souvenirs, ce n’est pas bon. Je secoue une énième fois la tête, il faut que je me change les idées. Je regarde les chats, Amy m’explique un peu leurs origines, surement pour me rassurer et me conforter sur ma théorie de la grosse coïncidence. Je laisse échapper un sourire en pensant à une chose.

« Papa n’aimerait pas qu’un chat porte son prénom. Il trouverait ça très insultant. » Je souris encore plus. « J’adore l’idée ! »

J’essaye de me souvenir des questions qu’elle m’a posé juste avant que je ne pète un plomb. Je me souviens de sa question au sujet de mon emménagement, si tout se passait bien, si je travaillais. Je n’avais bientôt plus le moindre sous pour me nourrir. Trouver un travail honnête à Gotham City semblait beaucoup plus difficile que je ne le pensais. Ou est-ce que je passais la plupart de mon temps libre à boire en priant pour que mes idées noires partent d’elles-mêmes ? Je me voile la face, comme d’habitude.

« Je suis parti les mains vides. Je n’ai pas encore trouvé de quoi remplir mon frigo mais ne t’inquiète pas pour moi, je trouverai un moyen. » Je laisse passer quelques secondes de silence. « Je trouve toujours une solution. »

Je pouvais très bien voler. Avec mon pouvoir, tout était plus facile. Je ne suis pas ce genre de personne et je ne veux pas le devenir. Chaque jour, je veux me prouver que je ne suis pas comme mon père et que je vaux mieux que lui. Ce n’est pas le chemin le plus facile à emprunter mais je n’ai jamais aimé la facilité. Déjà que ma famille n’était pas la plus simple à comprendre. Mais je n’avais pas l’impression de mettre réellement excuse auprès d’elle.

« Je m’excuse Amy, vraiment. Je sais que c’est difficile à comprendre mais je connais ma famille. Je sais jusqu’où ils peuvent aller en terme de manipulation. J’aimerais te dire que je vaux mieux qu’eux mais je n’en suis pas certain moi-même. »


Astral travellers [Pv Jericho] Signa210
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☠ Relations conflictuelles :: ► À voir... c'est compliqué.
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MessageSujet: Re: Astral travellers [Pv Jericho]   Astral travellers [Pv Jericho] EmptyLun 2 Déc - 16:25




Astral travelers


Cesser de penser à l’homme qui aurait pu être ton époux et à l’enfant qui aurait pu être ton fils s’avérait être difficile – très difficile. Tu faisais de ton mieux pour arrêter cette vicieuse fusette qui ne cessait de débobiner le fil de ta mémoire, effrénée et frénétique. Une chose amenait beaucoup d’autres et rapidement, tu fus bombardée de souvenirs et d’informations que tu ne parvenais pas à chasser. Les migraines de ton invité étaient revenues, certes, mais l’empathie, la lumière, la faim et tes propres soucis avaient fini par te donner mal au crâne à toi aussi. Ça faisait longtemps que tu n’en avais pas eu d’aussi fortes douleurs et le sucre ne pouvait pas t’aider. Puisque tes mains tremblaient, tu retiras tes gants afin de ne pas les salir et les posas sur le banc, à côté de toi, avant de passer tes mains sur ton visage et de masser tes tempes.

On aurait pu croire que tu ne faisais pas attention à ce que le blond signait, mais tu n’avais pas besoin de le regarder pour savoir ce qu’il faisait. Hélas, même en fermant les yeux, tu ne pouvais pas t’empêcher de voir ce qui se trouvait autour de toi et bien plus loin. C’était beaucoup d’information, tu voyais les gens passer dans les rues qui encadraient ton domaine, les clients et les résidents à l’intérieur de tes bâtiments, tes animaux qui bougeaient, les voitures qui roulaient… C’étaient les joies de l’écholocalisation.

Tu n’avais que rarement droit au repos.
Quelle qu’elle en soit la forme...
Tu en avais été privée, jadis.

Au moins, ton chant avait eu l’effet escompté sur ton interlocuteur : il ne semblait plus croire que tu l’avais approché par intérêt et/ou parce que ses parents te manipulaient. Autant de mouvement d’un coup, autant d’émotions, de sons et d’odeurs commençaient à te mettre mal à l’aise. Tu sentais ta faim grandir et ce monstre assoiffé de sang gratter les murs qui l’isolaient au fin fond de ton être. Tu faisais de ton mieux pour te contrôler, pour essayer de te détendre, mais tes muscles s’étaient tendus et ça se voyait clairement à la position de tes épaules ainsi qu’à la pression que tes doigts exerçaient sur tes tempes. Le commentaire concernant le fait que son père ne serait pas du tout enchanté d’entendre qu’un chat portait son nom t’arracha un petit sourire. Effectivement, qu’une bouboule ronronneuse, hargneuse et corruptible avec des câlins porte le nom d’un des plus grands assassins ayant existé ne doit pas être très flatteur. Son image prendrait un coup, mais ce serait aussi ironique qu’amusant.

Afin de te protéger de la lumière et soulager ton mal-être, tu utilisas tes pouvoirs pour récupérer une cape en velours qui trônait sur une chaise de la cuisine et dégotas une bouteille au contenu ne pouvant pas être identifié dès l’extérieur dans la chambre froide. Tu ne bougeas qu’à peine, te penchant vers l’avant pour poser la cape sur tes épaules et rabattre la capuche sur ta tête – couvrant partiellement ton visage, retombant sur tes yeux. La bouteille était discrète et métallique, contenant un litre, tout au plus, de ce qui constituait ta diète principale – du sang. Rouvrant les yeux, tu remercias le semblant de protection extra que le tissu te procurait. Tu regardas ton cadet par-dessous, gardant la bouteille entre tes mains et tes jambes, dans un vain essai de la réchauffer. Joseph n’avait toujours pas de travail et semblait avoir du mal à remplir ses étagères. Malgré ce que tu avais perçu en lui pendant sa crise, malgré les intentions qui avaient traversé son esprit, tu ne doutais pas du fait qu’il puisse être quelqu’un de bien. L’image que tu avais de ce jeune homme n’avait pas été modifiée par ce quiproquo.

Ainsi, d’un vague geste de main, tu lui fis comprendre que ce n’était pas grave et qu’il n’avait pas besoin de s’excuser davantage. Ensuite, de la même main, tu l’invitas à reprendre place et manger – s’il en avait encore envie. Tu n’avais pas manqué de tourner la chaise qu’il occupait quelques instants auparavant avec l’un de tes vectors. L’image de ceux que tu avais jadis aimé trottait toujours dans ta tête, mais elle semblait s’éloigner de nouveau, puisque tu avais quelque chose d’autre pour occuper tes pensées : la façon dont tu pouvais aider le blondinet. Pour calmer entièrement ses migraines, il fallait calmer les tiennes, avant. Pour l’instant, tu ne pouvais que les amoindrir et le lien que tu avais créé semblait être plus faible qu’avant – plus prudent, ou méfiant. Mais en réalité, c’était parce que tu ne voulais pas lui transmettre tes propres émotions et le seul moyen de faire rempart dans ce genre de situations, était de garder tes distances jusqu’à avoir pu reprendre le contrôle total sur ton être. Quand tu rompis ton silence, on put voir tes canines dépasser entre tes lèvres, confirmant et trahissant ta nature.

Comment te portes-tu face au public, Joey ? J’ai pu constater que tu aimais les animaux, mais… qu’en est-il des plantes ? demandas-tu, dans un souffle. M. Wilson n’est que rarement venu dans cette partie de la ville et la Ronin Corporation est assez loin. À moins qu’il souhaite te voir, il n’y a que peu de risques que tu le croises. Little Germany est un quartier tranquille, mais nous avons beaucoup de clients et je risque d’être assez demandée dans les semaines et mois à venir. De ce fait, j’aurais besoin de personnel de confiance. continuas-tu, marquant une courte pause pendant laquelle tu hésitas à ouvrir ta bouteille. Tu pinças tes lèvres, mais, finalement, tu le fis et bus une gorgée – poussant un petit soupir de satisfaction. D’après mes employés et le coût de vie actuel, le salaire est plus que raisonnable et suit les augmentations, les horaires et les contrats son flexibles, il y a trois paies extraordinaires, couverture médicale, congés payés et, si besoin, prise en charge de dettes, amendes et impayés. Je tiens à ce que l’on soit à l’aise. Un employé heureux est un employé loyal et productif. ajoutas-tu, levant un peu ta capuche pour le regarder droit dans les yeux. Ta sclérotique redevient peu à peu blanche et tes iris reprirent leur habituelle teinte écarlate. Ton visage semblait plus sérieux qu’au début de votre conversation, mais un tendre sourire étira tes lèvres, l’illuminant : Il s’agit d’un travail polyvalent, si puis-je dire. L’Ephemeral Garden est, avant tout, une fleuristerie, mais nous avons un salon de thé, également. Nous faisons des livraisons de plantes ainsi que produits pâtissiers et boulangers artisanaux, entre autres. Je t’expliquerai notre charte ainsi que d'autres petits détails si le poste t’intéresse. Si tu as des questions, n’hésite point à les poser.

Suite à ces mots, tu bus un peu plus de sang, veillant à ne pas renverser la moindre goutte. Tu passais, de temps à autre, ta langue sur tes lèvres ou tu les pinçais, discrètement, pour retirer l’éventuel liquide rouge qui les maculerait. Lorsque tu eus une bonne partie du contenu, tu la refermas et la posas à côté de toi, reprenant le croissant que tu avais laissé, à moitié mangé, sur ta serviette en papier. Tes maux de crâne se calmèrent et tu pus réaffirmer ton emprise sur celles de ton cadet – les chassant. En tout cas, vous ne pouviez pas trouver une meilleure façon de changer de sujet !
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