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 Ne prenons pas racine ici !

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Criminel(le)
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Date d'Inscription : 01/07/2016
Localisation : Hé Hé... Et si on jouait à cache-cache ?

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Harley Quinn
MessageSujet: Ne prenons pas racine ici !    Lun 8 Mai - 8:55

"Prom’nons nous, dans les bois, pendant que Batsy n’y est pas, si Batsy y était, il nous cognerait, mais comme Batsy n’est pas là, il nous enferm’ra pas !"



Ahhhh, l’air frais printanier ! Après tant de jours insipides, cloîtrée dans une salle miteuse où régnait l’odeur douceâtre de la moisissure et du renfermement, Harley respirait. Les secondes, minutes et heures s’étaient égrainées au rythme des injections journalières et des thérapies soporifiques, plongeant la patiente dans une routine comateuse et insupportable ; à tel point que, noyée dans le brouillard médicamenteux, Harleen avait cessé de se manifester depuis leur dernière conversation. Grand bien lui fasse ! L’ex psychiatre avait été longtemps turlupinée par son altercation avec cette hallucination, mais il faut bien avouer qu’elle avait  au moins eu le mérite de réveiller en elle une étincelle. Celle-ci attendait la moindre occasion, le moindre dérapage pour enflammer l’asile, et tel un incendie indomptable, se propager à la ville entière.

Hélas, la seule chose qui se propageait actuellement à Arkham, c’était cette épidémie de gastroentérite. Je savais que ce gratin n’était pas fiable !



Taquiner les infirmières, mener les psychiatres en bourrique, c’était drôle au début, mais ensuite, lorsque l’on a épuisé son stock de farces et autres polichinelleries ? Quel ennui ! Du coup, changement de stratégie ! Autant jouer les petits angelots et les amadouer ! Et ses talents de comédienne avaient fini par payer –ou du moins, elle pouvait désormais se dégourdir les jambes dans les jardins d’Elizabeth Arkham.




Elle pouvait voir les bourgeons qui verdissaient au creux des arbres, résistant vaillamment contre l’haleine froide Gotham. Les buissons avaient été taillés et paraissaient aussi dociles que des élèves un jour de rentrée ; d’autres, au contraire, s’épanouissaient naturellement et ne semblaient guère craindre sécateurs et autres instruments de torture.  La blonde arlequine, qui déambulait à la manière d’une enfant que l’on amenait au parc, se préoccupait à peine des agents de sécurité qui la surveillaient de près. Faisant fi du panneau d’interdiction, elle se jeta dans l’herbe fraîche et boueuse, encore perlée de gouttes de pluie, et inspira un grand coup. Tout sourire, la blonde s'exclama joyeusement :




- Rien ne vaut l’odeur de l'herbe mouillée au petit matin, pas vrai les gars ?



- Mademoiselle Quinzel, il est interdit de se rouler dans la pelouse du jardin. Veuill-



- Oh là là, c’est bon, j’ai compris ! bougonna la jeune femme. Vous alors, vous avez vraiment perdu votre âme d’enfant !



La mine boudeuse, Harley se redressa péniblement en s’époussetant. Son dos était trempé, et son uniforme, jadis d'un orange absolument immonde, demeurait encrassé par la terre et les pigments végétaux. Tant mieux ! J’aurais au moins apporté ma petite touche personnelle, héhé ! Elle balaya du regard le paysage filtré par la lumière timorée du soleil avant de se laisser tomber lourdement sur le premier banc qui s’offrait à elle. Elle soupira. Voilà que cette promenade lui donnait le cafard ! La faute à qui ? Toute cette verdure, cette végétation luxuriante et soigneusement entretenue –d’ailleurs c’était peut-être même le seul endroit auquel on apportait autant de soins, à l’exception de la cafétéria des psy !- ne faisait que lui rappeler sa grande copine, sa rouquine préférée : Ivy ! Que n’auraient-elles pas fait dans ce jardin, à commencer par mettre six pieds sous terre ces gorilles de la sécurité ! La rocambolesque patiente avait parfaitement conscience de l’aversion que  sa meilleure amie portait envers Arkham et ses cellules confinées. Privée de lumière, d’air frais et d’une alimentation correcte,  comment une jolie plante comme elle pourrait se développer en milieu si hostile ? Il lui fallait un palais chlorophyllien, un luxe vert face auquel le jardin d’Elizabeth Arkham paraitrait bien dérisoire. Ah Red…. Si seulement tu étais là !




Il ne fallait pourtant pas désespérer ; Harley comptait bien s’enfuir d’ici, et rendre visite à l’écoterroriste le plus tôt possible ! Tout d'abord, elle avait commencé par endormir la vigilance des gardes par son pseudo-changement progressif. Cependant, en raison du nombre de fois où elle les avait dupés, elle savait qu’ils ne la feraient jamais entièrement confiance. Mais la princesse du Crime n’en demandait pas tant. Juste une faille. Une petite faille qui serait son tiquet vers sa ville chérie. Un oubli, une erreur, un frisson de panique, un moment d’inattention… Tout serait bon pour une nouvelle tentative !
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Criminel(le)
Féminin Messages : 11
Date d'Inscription : 20/04/2016
Localisation : Jardin Botanique

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Pamela Isley / Poison Ivy
MessageSujet: Re: Ne prenons pas racine ici !    Jeu 15 Juin - 22:38


 ~Amanda, veuillez me transmettre tout ce que vous savez sur Harley Quinn s'il vous plait, demandais-je sèchement. Je n'avais pas de temps à perdre.

Ma secrétaire brune, vêtue d'une robe crayon bleue et juchée sur ses talons s'affaira sur son clavier, la mine concentrée et sévère comme à son habitude. Voilà ce que j'aime, une femme déterminée et droite prête à planter son talon aiguille dans la jugulaire d'un homme trop insistant. Elle avait percé rapidement dans ma jeune entreprise Isley Ent. . En plus d'avoir de bons goûts, Amanda était pleine de ressources. Mes affaires marchaient à merveille et la corruption me permettait aisément de contourner mes fréquents rendez-vous à Arkham. J'aimerais tant voir le joli minois de notre Batman national, blémissant ou verdoyant à l'idée que sa Ivy chérie ne suit aucun traitement et déserte, de façon insolente, le joli petit vase dans lequel il voulait m'enfermer. Au-delà de cette divine pensée, j'étais terriblement inquiète. Ma douce Harley n'était pas venue me rendre visite depuis un certain temps et je craignais malheureusement qu'elle ne s'en soit pas sortie comme à l'accoutumée. Je faisais les cent pas dans le bureau d'Amanda jusqu'à ce qu'elle relève la tête.

~Madame Isley, Harleen Quinzel est actuellement à l'asile Arkham. Elle y est depuis deux semaines.

Je m'approchais d'Amanda puis lui caressais la joue.

~Merci. Il est temps que j'aille enfin y suivre ma thérapie.

Amanda échangea, avec moi, un regard complice et malicieux tandis que je m'enfermais dans mon bureau pour revêtir le costume que j'aimais tant, cette face de ma personnalité qui me faisait sentir terriblement femme. Frôlant ma kalanchoe, je caressais quelques fleurs avant de m’imprégner de leur odeur. Mon regard se fît perçant. Je me mis à murmurer :


~Patience chérie, Ivy est de sortie ce soir.

Je descendis les escaliers, croisant quelques unes de mes collègues qui me regardèrent de leurs éternels yeux de braises. Le costume les fascinait, je les fascinais. Il faut dire que je suis pointilleuse sur le recrutement et les quelques hommes que je croisais étaient désespérément drogués par les fragrances de l'entreprise. Mais il fallait de la parité à ce qu'il parait ! Je m'en amusais follement et chaque homme ici se faisait prendre la cravate au moins une fois pour que l'une de mes divines femelles puisse s'octroyer du bon temps sans aucun effort. Enivrée de puissance, j'allais dans le parking au sous sol et montais à bord de ma Plymouth Fury rouge. Les vitres ouvertes, le vent faisait son éternel effet dans ma crinière et me laissa emporter par quelques musiques rock. A un feu rouge, je me passais mon Red Ending, ce rouge à lèvres que j'ai mis au point, un cosmétique d'une toxicité folle. On ne sait jamais, je pourrais avoir à m'en servir. L'avantage de ce petit bijou c'est qu'à l'autopsie, la victime serait diagnostiquée comme accro à la drogue. De quoi effacer tout soupçon. Je manquais de rater la courbe de ma lèvre à cause d'un violent klaxon derrière moi. Le feu était passé au vert. Gardant mon calme, je détournais le regard vers le conducteur et esquissa un joli sourire. Nous étions seuls sur cette route. Honey, j'ai tellement de pitié pour toi... Je descendis royalement de ma voiture et marcha ardemment vers lui, je toquais à son carreau et m'abaissa à sa fenêtre mettant en valeur la courbure de mon dos et de mes fesses. Ma poitrine s'affaissa sur le rebord de sa vitre ouverte.


~Et bien dites-donc, vous savez que le klaxon est interdit en agglomération ?
~Hey la pute, depuis quand t'es flic ?! Tu l'avances ta quincaillerie ?
Je souriais, nullement effarouchée.
~Oh je suis si désolée, je pense que cela mérite que je me fasse pardonner non ?
Quelle comédienne ! Sans que je ne lui laisse le temps de répondre, je l'embrassais. Il tomba raide mort, la bouche maculée de mousse blanche. La toxine le tua sur le coup et sa tête retomba sur son volant actionnant un klaxon continu. Satisfaite, je remontais à bord de ma voiture, remis une couche de rouge à lèvres. Fini les frivolités ma fille, en route pour Arkham.

L'odeur des jardins d'Elizabeth devint de plus en plus forte. Je la sentais à des kilomètres. Des plantes injustement disciplinées dans un étau de mauvaises énergies, qui me suppliaient souvent de les apaiser. Je garais ma voiture suffisamment loin pour qu'elle soit hors de vue mais suffisamment près pour que nous puissions détaler Harley et moi. Je contournais les abords du vaste domaine de l'Arkham Asylum avant qu'une odeur familière me parvienne. Une phéromone que je reconnaitrais entre mille, cette phéromone protectrice que j'avais administré à mon arlequine et qui la rendait hermétique à tous mes poisons. J'avais trouvé sa cellule. Quel soulagement ! Je m'accroupis à l'abri des caméra et m'infiltrais dans un buisson dont les branches me laissèrent passer me permettant de me protéger. Je vis qu'il était envahi par un liseron. J'en pris une branche qui semblait mener une guerre contre le buisson.


~Rends-toi utile mon grand, tu veux bien ?

Je dirigeais le bout de la branche vers le mur et me concentra tout en plantant mes ongles dans la tige pour lui insuffler quelques unes de mes vitamines. La plante l'ingéra tandis que je lui ordonnais de pousser encore et encore jusqu'à ce qu'elle aille discrète se faufiler dans la cellule d'Harley. Elle était prévenue, ce soir je la sortais de là.


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