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 Two white birds in the nest [pv Bianca]

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Amerlyllian Die Rosenberg
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MessageSujet: Two white birds in the nest [pv Bianca]   Two white birds in the nest [pv Bianca] EmptyLun 18 Mar - 22:36





Two white birds in the nest


Trois jours. Enfin, trois nuits et deux jours s’étaient écoulés depuis que Toshirō-san t’avait confié la petite Bianca. Elle n’était pas encore remise, mais elle était sur la bonne voie. Vivre ce qu’elle avait vécu était une expérience que l’on qualifierait d’être traumatisante – même si, dans son malheur, elle avait eu de la chance puisque personne ne lui avait fait des attouchements ou pire. L’adolescente au corps juvénile n’était pas bien bavarde, quoi de plus normal ? Mais, tu n’avais pas manqué de la bichonner et de lui donner des bonnes choses à manger – dans la mesure de tes capacités, fort réduites en cuisine. Tu avais fait des efforts et suivi quelques recettes que tu pensais pouvoir lui plaire, mais ce n’était pas encore comparable aux petits plats préparés par une mère. Il fallait que tu apprennes à cuisiner, mais… tu n’avais pas souvent l’occasion de t’y exercer et tes préparations se limitaient à des sandwichs, des pâtes, des soupes et des choses basiques du genre que tu étais susceptible de ne pas brûler.

Quoi qu’il en soit, la blondinette avait une meilleure mine que le soir que vous l’avez sauvée. Puisqu’elle allait rester quelques jours avec toi, tu lui avais préparé la chambre libre qui restait dans ton appartement, afin de pouvoir veiller plus facilement sur elle et qu’elle soit aussi à l’aise que possible. Ta clinique n’était pas un endroit pour elle, surtout, après son séjour dans la planque de ses ravisseurs. Les fenêtres de l’appartement et du studio donnaient sur l’une des rues principales du quartier – et, surtout, du district. La plupart des personnes qui allaient et venaient, c’étaient des patients et leurs accompagnants – n’important que peu qui ils étaient ou ce qu’ils faisaient : tu les soignais quand même. Ton quartier était calme, dans la mesure du possible, puisque tu avais veillé à laisser très clair à vos contemporains que tu ne voulais pas de remue-ménage sur TON territoire. Par fidélité, respect et/ou reconnaissance, nombreux étaient ceux qui veillaient à ce que ton désir de tolérance et non-violence soit respecté dans cette zone. Certes, on ne manquait pas de recadrer quelqu’un violemment, s’il le fallait, mais les disputes et les bagarres étaient très rares et complètement absentes à l’intérieur de ton propre domaine – ce qui contrastait le no man’s land qui vous entourait.

Voulant redonner le sourire à ton invitée, tu confectionnas un kigurumi de lapin blanc, d’un tissu léger, doux et chaud. L’automne approchait et tu tenais à ce qu’elle puisse le porter durant l’hiver, également. Tu étais sûre des mesures, tu avais un bon œil pour ça – tes yeux avisés pouvaient déterminer ces détails en parcourant l’anatomie d’autrui. C’était une question d’expérience, au vu temps que ça faisait depuis que tu avais appris et commencé à coudre. Feue ta nourrice t’y initia, puisque faire tes propres habits faisait partie de tes rêves d’enfance. Soigneusement plié, tu gardas la grenouillère fantaisiste entre tes mains et contre ta poitrine avant de frapper à la porte de la chambre où se trouvait la blonde. Aussitôt, tu l’ouvris et entras. Flottant devant toi, il y avait un plateau repas que tu posas délicatement sur la table de chevet avant de t’approcher du lit, regardant ta cadette.

Bonsoir, Bianca. Es-tu parvenue à trouver le repos ? t'enquis-tu, t’asseyant sur le bord du lit, sans la quitter des yeux. Pour étrange que ça puisse paraître, tu demandais pas comment elle allait, puisque tu le savais : tu le sentais. Rares étaient les fois que tu posais cette question, puisque tu avais pratiquement fini par la remplacer par d’autres du style « à quoi penses-tu? ». Tu devrais manger un peu plus, mon enfant. Sinon, tu risques de tomber malade. Je peux demander à quelqu’un de faire à manger à ma place, si tu préfères. J’ai conscience que ça doit être tout juste mangeable, contrairement aux gâteaux. J’ai fait quelque chose de différent. Je pense que ça sera meilleur que le reste. continuas-tu, avec une pointe d’humour, même si tu étais sincère et inquiète à son sujet.

En effet, tu avais préparé des spaghettis à la carbonara et c’était l’une des rares recettes dont tu connaissais le goût : tu en avais préparé à Glenda, une fois, par le passé. Tu avais mangé la version végétarienne, et tu savais que c’était bon – pas remarquable, mais c’était déjà ça. Faisant une courte pause, tu adressas un doux sourire à ta cadette avant de poser le kigurumi sur tes cuisses, passant une main dessus – doucement :

Je t’ai apporté un présent. Il devrait être à ta taille, je l’ai fait un peu large pour que tu puisses porter quelque chose dessous, quand il fera plus froid. ajoutas-tu, invitant l’adolescente à s’approcher avant de lui tendre la tenue de lapin. J'espère qu'il te plaira.



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MessageSujet: Re: Two white birds in the nest [pv Bianca]   Two white birds in the nest [pv Bianca] EmptyMar 16 Avr - 0:49

Trois nuits... Le temps est passé si vite... C'est la seule chose qui trotte dans la tête de Bianca tandis qu'elle reste couchée sur son lit, se contentant de fixer le mur en face d'elle. Trois nuits... Elle connait la zone depuis longtemps... Bien avant que ça ne devienne Arkham City. Bon, c'était très rare que ses parents s'aventurent dans cette zone et plus encore avec elle, mais il lui est arrivé plusieurs fois de s'y rendre avec son ancien groupe. Mercer, Brynn, Axel et Alistair... Scythe ne venait jamais. Trop de mauvais souvenirs apparemment. Scythe... Probablement la seule personne dans tout Gotham à avoir eu autant de chance qu'elle pour son prénom. Franchement, quel genre de parents appellent leur enfant par un prénom représentant l'arme portée par la Mort ? Burnley n'était pas vraiment la zone la plus sure de Gotham, même de jour, mais à cinq, ça restait gérable... sans compter le Yakuza qui les suivait de loin. Tant qu'elle ne lâchait pas la main de Brynn (ou d'Axel en fonction de qui rentrait dans les magasins) et ne commettait pas d'actes stupides tel que suivre un inconnu, tout allait bien. D'une certaine manière, être à Burnley était presque amusant et excitant, comme braver un interdit. Mais maintenant... Pour ce qu'elle en a vu pendant le trajet avec Amerlyllian, tout est devenu terne, glauque et horriblement silencieux. Entre les TYGER, les criminels en semi-liberté et l'absence presque totale de la plupart des habitants, la zone est pratiquement méconnaissable. Tout ça à cause de cet imbécile... A cette idée, elle ne peut que grincer légèrement des dents. Sitôt qu'elle pourra remettre la main sur un ordinateur, elle le jure, la vie du maire va VRAIMENT devenir un enfer sur Terre ! Mais sa colère disparaît vite : elle est juste... Vidée en ce moment. Ses yeux accrochent ses poignets encore bandés et elle n'a pas besoin de lever ses couvertures : ses chevilles sont dans le même état. Les plaies se referment... Lentement mais surement. Bientôt, il ne restera rien de ses blessures. Mais ce n'est pas ça qui la trouble. Non En fait...

****Je suis... Désolée...****

Pendant sa captivité, dormir paisiblement était impossible pour des raisons évidentes. D'abord, s'endormir attachée est vraiment pas confortable ou rassurant et en plus... La peur de ce que ces monstres auraient pu lui faire faisait qu'elle se réveillait en sursaut au premier bruit près d'elle, même s'il s'agissait d'un simple craquement du parquet. Mais maintenant qu'elle est en sécurité, dormir est toujours aussi difficile... et certainement pas à cause du lit : il est bien plus confortable que celui sur lequel elle était attachée et même celui où elle dort normalement chez elle. Non, C'est juste les voix... Les cris... Quand elle était enfermée, la peur de ses kidnappeurs prenait pas sur tout le reste. Mais maintenant qu'elle est en sécurité... ILS sont là. Chaque nuit, chaque fois qu'elle ferme les yeux, elle peut les revoir. Ces hommes qui sont morts en tentant de la protéger. Ces Yakuza qui ont été exterminés par ses ravisseurs. Elle revoit leur mort, entend leurs cris... Et pire que tout, ils apparaissent des fois, lui reprochant sa faiblesse. Lui indiquant que c'est de sa faute si ils sont morts. Elle n'a pas osé en parler à Yamashita-sama. Ni même à son protecteur habituel. Cela dit, elle a eue l'étrange impression que Akiji s'est rendu compte que quelque chose n'allait pas. Mais le colosse n'a rien dit. Par la suite, les Yakuza se sont dispersés pour retourner à Little Tokyo. Dans un premier temps, l'Oyabun était décidé à repartir avec elle, mais très rapidement, le projet a été annulé : Elle était incapable de bouger seule, sans compter les plaies partiellement infectées à ses poignets et chevilles qui auraient pu devenir beaucoup plus dangereuses dans les égouts. C'est pour cette raison que les Yakuza sont partis sans elle, tout en la laissant sous la garde d'Amerlyllian. Une femme en qui Yamashita-sama semble avoir autant confiance qu'envers la plupart des membres de son organisation.

****Je sais pas quoi faire... Je sais plus quoi faire !****

Alors que cette pensé résonne dans son esprit, elle ramène ses genoux contre sa poitrine, les enserrant avec ses bras pour essayer de calmer ses tremblements. Elle se sent... horrible depuis le départ de Toshiro. Faible, inutile et pire que tout, coupable. Tous ces hommes qui sont morts ce jour là... Certes, aussi bien pour protéger la cargaison qu'elle (voir plus la cargaison pour certains), mais tout de même... Ses parents lui manquent, mais en même temps, elle sent qu'elle n'a pas le courage de les regarder pour le moment. C'est alors q'une petite... ou plutôt grosse créature semble décider qu'elle s'est assez torturée comme ça : Bianca sent son coeur bondir dans sa poitrine quand un poids bondit sur ses genoux. Un poids suffisant pour la forcer à lâcher ses jambes et déplier ces dernières. Relevant la tête, elle ne peut voir que la petite tête surmontée de longues oreilles dressées et dont les grands yeux noirs la fixent avec insistance. L'énorme lapin gris semble la dévisager tout en réfléchissant à la manière la plus rapide de la consoler, chose qui lui arrache un sourire tremblant. L'animal est énorme. Une race qu'elle reconnait aisément comme un géant des Flandres, race belge réputée pour sa grande taille... et son comportement sociable. L'énorme créature est suffisamment grosse pour recouvrir la totalité de son torse et une partie de ses jambes, mais ce n'est pas du tout vexant... ni même effrayant. En fait, le lapin semble s'être attaché à elle depuis son arrivée, venant systématiquement la voir et n'hésitant pas une seule seconde à lui sauter dessus (ce qui peut faire mal vu son poids) quand il voit qu'elle commence à trop réfléchir. C'est une belle créature... Son seul défaut étant la déchirure au sommet de son oreille gauche. Apparemment, son précédent maître n'était pas quelqu'un de gentil... Cette idée en tête, elle avance sa main droite toujours tremblante, commençant à caresser la douce et chaude fourrure.

"C-coucou Roger..."

Roger ? Un prénom assez spécial pour un lapin. Apparemment, soit Amer a un sens de l'humour assez spécial (et une connaissance des vieux dessins animés), ou un autre enfant est passé avant elle et a donné ce nom au lapin par amusement. La créature a l'air d'apprécier les câlins, mais se rapproche rapidement pour venir frotter sa tête contre sa joue droite ce qui la fait sourire un peu plus. Son regard accroche également le collier que l'animal porte autour du cou : un collier orné d'un "noeud papillon" rouge qui rehausse encore plus la connexion avec un certain lapin de dessin animé. Peu à peu, elle sent son coeur se dénouer lentement alors que l'animal continue à lui souffler dans le cou tout en se laissant caresser. L'ambiance semble changer... lentement mais surement et elle parvient à respirer plus calmement au fil du temps. Finalement, le temps semble passer... lentement mais surement. Jusqu'à ce que trois coups ne retentissent à la porte de la chambre, cette dernière s'ouvrant ensuite pour laisser apparaître la maîtresse des lieux...

"Signora Amerlyllian..."

Appeler une fille qui semble à peine plus âgée qu'elle "Signora" a quelque chose d'étrange... Mais Bianca sait que la "jeune" femme face à elle n'est pas DU TOUT jeune. Elle est plus âgée qu'elle, et même plus encore que ses parents. Très probablement plus que ses grands parents aussi. Le monde est immense... et cache énormément de choses, certaines magnifiques, d'autres moins. Beaucoup de mystères aussi. Mais jamais elle n'aurait cru rencontrer une vraie vampire un jour ! Si on lui avait dit que les nobles "enfants de la nuit" existaient vraiment elle ne l'aurait pas cru. Et pourtant... Et ce n'est pas une maladie mentale qu'a l'apparente jeune femme, mais bel et bien le vrai vampirisme. Et pour le coup... Bianca se retrouve à hésiter. Croiser quelqu'un qui, tout comme elle, ne grandira jamais, ne vieillira jamais. Quelqu'un que le temps ne touchera jamais... Elle savait pour Baby Doll, ou plutôt Marion Louise Dahl. Seule autre fille (ou plutôt femme) humaine à être victime de la même maladie qu'elle... Mais en bien plus horrible. Au moins, elle a cessé de grandir à douze ans. La pauvre femme par contre, éternellement figée à trois ans... Pour le coup, elle se contente d'essayer de sourire quand la vampire lui demande si elle a réussi à se reposer. Non... Vraiment pas. Mais c'est gentil à elle de s'inquiéter. D'ailleurs, Roger recommence à frotter sa tête , cette fois contre son cou, faisant naître une vive sensation de chatouilles.

"Je... J-je vais bien... J-je crois."

La vampire est... étrange. Une apparente jeune femme avec une élégance naturelle que ses tenues gothiques ne font que renforcer. Avec ses longs cheveux blancs et sa pâleur, elle a une apparence familière, au point que l'un des hommes des Yamashita-san ait fait la remarque que toutes deux pourraient presque être soeurs. En dehors de son vampirisme cependant, Amerlyllian est clairement une albinos de naissance, ce qui les sépare plus ou moins. Cela dit... Bianca ne peut pas s'empêcher de se sentir vaguement attirée par elle... Un peu comme avec Mercer et Brynn. Une douce odeur étrangement familière lui arrive aux narines et elle se rend compte que la vampire transporte un plateau chargé d'un plat qu'elle reconnaît aisément. Au vu du regard que Amer lui lance, elle n'a pas besoin de ce qu'elle lui dit ensuite pour comprendre les raisons de la présence du plateau dans ses mains. Bianca sait qu'elle ne mange pas assez ces derniers temps. Entre les cauchemars, ses doutes, craintes et tout ce qu'elle a en tête, avaler quoi que ce soit est assez difficile. Mais la vampire s'inquiète apparemment réellement pour elle, lui recommandant de manger un peu plus sous peine de risquer de tomber malade. Elle précise ensuite avec une voix presque amusée qu'elle pourrait demander à quelqu'un d'autre de cuisiner à sa place car d'après elle, ses talents en cuisine sont assez limités, mais Bianca se contente là encore de sourire légèrement. Quoi que soit le résultat... ça ne peut vraiment pas être pire que la cuisine de Mercer ! Ce simple fait est d'ailleurs pour le moins amusant, surtout en se rappelant des rares disputes entre son "grand frère" et "grande soeur". Brynn avait en effet tendance à décrire la cuisine de celui qu'elle allait plus tard épouser comme "une arme de destruction massive qui devrait être interdite par TOUTES les conventions possibles sur l'armement". La jeune femme allait même jusqu'à comparer les différents plats de son petit ami à des armes chimiques ! Et après la seule fois où elle mangea une courageuse tentative du jeune homme de lui préparer une pizza... Elle préfère d'ailleurs ne pas repenser à l'horreur de ce jour. Si bien qu'elle se contente de rire faiblement avant de répondre :

"Je... ça peut pas être pire que la c-cuisine d'un... d'un ami à m-moi."

Néanmoins... elle ne peut pas s'empêcher de sentir une légère pointe de froid en se rappelant de ces jours. Tout était si facile avant... la bande dont elle faisait partie était au complet au lieu d'être dispersée un peu partout dans le pays. Elle n'avait pas à s'inquiéter des criminels la plupart du temps... Pour le coup, elle ne peut pas s'empêcher de sentir ses yeux brûler : Brynn... sa "grande soeur" dont le bébé devrait arriver dans environ trois mois. La dernière chose dont la jeune femme ait besoin est bien de s'inquiéter pour elle, si bien qu'elle a littéralement supplié le Yakuza s'occupant de sa protection de rassurer aussi bien ses parents que le jeune couple, chose que l'homme a immédiatement jurée. Le plateau est posé sur sa table de chevet et presque immédiatement, Bianca le saisit, commençant à manger lentement. Le plat n'est pas mauvais... pas du tout même ! Mais dans son état, elle a l'impression que la nourriture devient de la cendre à chaque bouchée. Les visages de tous ces morts continuent à flotter devant ses yeux et même la présence de Roger (qui vient d'ailleurs de se lover à côté d'elle) ne suffit par à l'ignorer. La voix de la vampire lui revient d'un coup aux oreilles et elle se rend compte avec stupeur que cette dernière tient... Un Kigurumi ? Elle se rappelle vaguement de ses six ans, lorsque son regard avait été attiré par un pyjama de ce genre. Mais... ses joues chauffent légèrement en se rendant compte que la vampire lui en a fait un.

"Euh... G-grazie"

Retomber dans sa langue maternelle se produit de plus en plus souvent ces temps ci. Mais dans ce cas, elle ne peut pas s'empêcher d'être gênée. Elle ne sait pas vraiment quoi penser. Ordinairement, elle se changerait surement en pivoine ou se mettrait en colère. Mais elle peut facilement sentir que Amer n'essaye pas de se moquer d'elle ou de sa taille. La "jeune" femme n'est certainement pas assez cruelle pour faire quelque chose comme ça... Si bien que Bianca prend le vêtement qu'elle pose à côté d'elle. Par la suite, elle finit son repas dans le silence, toujours sans ressentir quoi que ce soit, avant de finalement regarder le plateau vide sans bouger. Le silence semble s'éterniser, devant de plus en plus pesant... Jusqu'à ce qu'elle craque, commençant à murmurer :

"Ils... Ils sont t-toujours là... C-ceux qui... c-ceux qui sont m-morts pour... P-pour me protéger quand ces t-types nous ont attaqués..."

Ses mains, posées sur ses genoux se contractent brusquement à ce souvenir. Ils sont encore là. Même alors qu'elle a les yeux ouverts, que la lumière est allumée et qu'elle est parfaitement réveillée...elle a l'horrible impression qu'ils sont là, partout autour d'elle. Qu'ils la regardent froidement, qu'ils la haïsse pour avoir survécu alors qu'eux...

"J'ai r-rien... j'ai rien pu faire. Ils s-sont t-tous... et maintenant, j'ai... j'ai l’impression qu'ils sont là... Ils me haïssent. Ils hurlent que j'ai... Que c'est de ma faute. Ils h-hurlent quand je dors. Même quand je s-suis réveillée... j'ai l'impression qu'ils... qu'ils se cachent dans les ombres."

Une impression d'humidité chaude quittant ses yeux pour couler lentement sur ses joues... C'est la première chose qu'elle sent alors que Roger, semblant avoir compris que quelque chose n'allait pas se redresse immédiatement et vient de blottir contre elle, essayant de la consoler. Sa main gauche part machinalement pour caresser l'animal, mais rien ne parvient à chasser la douleur. Ni elle, ni le froid qu'elle ressent à la poitrine.
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MessageSujet: Re: Two white birds in the nest [pv Bianca]   Two white birds in the nest [pv Bianca] EmptyDim 21 Avr - 16:01





Two white birds in the nest


Même si tes pâtes semblaient ne pas être mauvaises, il était indéniable que ton invitée n’avait pas d’appétit – elle avait perdu le goût de tout, d’une certaine façon. Même si elle ne finit pas son assiette et que ton cadeau détourna brièvement son esprit des événements récents, elle ne tarda point à y replonger. Un silence s’installa dans la pièce, pendant lequel tu pus percevoir ce qui hantait son âme – ce qu’elle ressentait, plus vivement que jamais. Tu comprenais le froid qui rongeait son cœur… et ce vide...

Attentivement, tu écoutas ce qui la tracassait et, bien qu’il était évident qu’elle souffrait de ce que tu as longtemps souffert, elle n’avait pas à se reprocher d’avoir survécu. Tu savais qu’elle n’allait pas mourir de sitôt. Si bien de la main de quelqu’un, comme naturellement. Soigneusement, tu poussas un peu le plateau et le mis à côté d’elle, près du kigurumi à l’aide de la télékinésie. Ensuite, tu te penchas vers l’adolescente, optant pour lui parler dans sa langue maternelle – sans le moindre accent, tout comme tu le faisais avec les autres langues que tu parlais :

Bianca, cara mia… Qu’aurais-tu pu faire ? Pas plus que je ne l’aurais pu, autrefois. Sais-tu pourquoi tu as survécu, deux fois et en aussi peu de temps ? Ce n’est pas seulement parce que ces hommes étaient là ou que nous sommes venus te chercher, non. Ce n’était pas ton heure. D’une façon ou d’une autre, tu serais sortie de là-bas. La femme qui s’occupait de toi t’aurait emportée suite à une dispute avec ses camarades et, par proximité, elle t’aurait amenée ici en cherchant une façon de se racheter pour le mal qu’elle a aidé à causer et qu’elle, elle-même, causé. Ce n’était pas une mauvaise personne, elle était dans une mauvaise situation. Le Destin en a décidé ainsi, ou peu importe la force qui soit au-dessus de tout et t’ait réservé ces arcanes. commenças-tu, marquant une courte pause. Tu posas ton front contre celui de ta cadette, posant tes mains glaciales et gantelées sur ses joues avant de déposer un baiser sur son front – juste entre ses yeux. Saches qu’aucun de ces hommes ne t’en veut. Ils sont fiers d’avoir pu contribuer à ta sécurité. Même si c’était parti pour n’être qu’un échec, c’est devenu une grande victoire : ils ont donné leurs vies pour toi… c’est difficile, mais accepte-les. C’est une perte, certes, mais un cadeau précieux, également. Les yakuzas sont des hommes d’honneur et mourir sur le terrain, comme à la guerre, est tout un honneur. Certains ont préféré se suicider après que tu aies été emportée, plutôt qu’attribuer leur mort à l’ennemi. Tu es encore jeune et tu n’as peut-être pas vécu autant de pertes, mais je pense que tu comprendras un jour ce dont on souhaite te faire part.

Suite à ces mots, tu caressas tendrement ses cheveux du bout des doigts avant de te reculer un peu – sans pour autant t’éloigner d’elle. Lentement, tu retiras tes gants et les posas sur le lit, avant de plonger ton regard dans celui de la petite blonde – si peut-on l’appeler de la sorte. Tu ne souhaitais à personne ce qu’elle avait vécu, ce que VOUS aviez vécu. En général, pour cruel que ça puisse sembler, la mort n’est pas le pire… mais survivre et porter le poids de l’Absence ultime en nous. Et, lorsque les vivants souffrent et pleurent les défunts, souvent, ils sont attachés à ce monde et souffrent, également – c’est un cercle vicieux.

La Mort n’est pas la fin, mais le début de quelque chose d’autre. Une transition, un état : ce n’est pas permanent. continuas-tu, lui adressant un sourire maternel et sincère. En les prononçant, tu repensas à tous ceux que tu avais perdus. Kyle, Glenda, tes parents, tes amis, tes animaux et tous ceux que tu allais encore devoir perdre – d’une façon ou d’une autre. Tu n’as pas tort de croire que certains des hommes de Tōshiro-san sont.. restés, mais tu as tort de penser qu’ils te haïssent. La plupart sont partis avec le cœur léger quand on t’a retrouvée et soignée, ou quand ils m’ont fait part de leurs dernières volontés. Les autres voulaient te parler et s’assurer que tu aurais la force de surmonter cette épreuve. Ils n’ont pas quitté ta chambre depuis le début, ils ont veillé sur toi. expliquas-tu, tendant les mains, une fois de plus, vers l’italienne. Ferme les yeux, Bianca. Ce soir, je ne serais pas leur intermédiaire. Ils vont te lire d’eux-mêmes, en espérant que ta conscience soit soulagée et que tu prennes un peu plus soin de toi. Ils ne sont pas restés parce qu’ils voulaient te hanter et leur labeur est bientôt achevé...

Après avoir attendu, autant qu’il le fallut, à ce qu’elle fasse ce que tu lui avais demandé, tu couvris de tes mains ses oreilles avant de les glisser jusqu’à ses yeux : de cette façon, tu établis un lien spirituel avec elle, partageant ton don de médium. Elle put entendre les voix de ceux qui n’étaient plus et dont les âmes étaient restées auprès d’elle, mais elle ne pourra les voir que lorsqu’elle daignera ouvrir les yeux de nouveau et leur faire face. Ils seraient là, autour, débout ou assis. Ils n’étaient pas blessés ou amochés, dépourvus de leurs enveloppes charnelles – ils étaient comme le serait n’importe quel autre être humain ; ce serait difficile de les discerner des vivants, à moins d’essayer de les toucher.

Ouvre les yeux, mon enfant. murmuras-tu, retirant les mains de ses yeux, pour venir prendre l’une des siennes. Ta peau était encore plus froide sans le tissu qui les recouvrait, mais elle était très douce. Il est temps que te soulager et de les soulager… Vous allez avoir l’occasion de parler une dernière fois et tout le monde n’y a pas droit. Tu as le pouvoir de briser les chaînes qui les retiennent parmi les vivants et leur offrir le repos qu’ils ont tant mérité...

Seuls huit hommes étaient restés pour veiller sur cette fille.
Quand ils quitteront définitivement ce monde, ils demeureront au même nombre et, avec de la chance, ils pourront opter à une nouvelle vie ailleurs. Tu sentais qu’ils auraient la conscience tranquille une fois que celle de leur protégée se sera tassée un peu. Ils n’espéraient pas qu’elle puisse comprendre tout, de sitôt, mais le message sera passé et il n’en tiendra qu’à elle de faire le reste.
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MessageSujet: Re: Two white birds in the nest [pv Bianca]   Two white birds in the nest [pv Bianca] EmptyHier à 15:41

Un contact glacial, tout d'abord sur ses joues, puis son front. Une grande douceur, même si le froid pas du tout naturel de l'apparente jeune femme semble résonner à travers sa chair pour pénétrer jusqu'à ses os. Amerlyllian est si froide... froide comme la mort. Mais en même temps si douce. Au début, Bianca ne savait pas trop quoi penser de la vampire. Juste que si Toshiro-san avait confiance en elle, elle était forcément digne de ça. Mais depuis qu'elle est... l'albinos a toujours pris soin d'elle. Toujours douce, toujours patiente. Si son corps est glacial et qu'elle semble tout aussi froide mentalement, elle est en fait douce et prévenante. Roger, toujours à côté d'elle est l'une des multiples preuves de cette gentillesse d'ailleurs. La vampire a cette habitude toute particulière d'adopter des animaux dont personne d'autre ne veut. Des pauvres petites créatures blessées, battues ou présentant diverses tares. Bon, Bianca n'est pas fan de certaines des créatures comme les mygales... Ou les pythons. Sa première rencontre avec Makka, une mygale de plus de vingt centimètres, n'était vraiment pas sa meilleure rencontre, bien qu'elle était traumatisée par son enlèvement qu'elle n'a pas bronché, en dehors d'un sursaut. La bestiole semble cependant avoir compris qu'elle lui faisait peur vue sa manière de retourner se cacher dans le carnet que la vampire tenait. Quant au python albinos... une femelle assez longue. La créature était étrangement câline, en tous cas, avec sa maîtresse. Si au début, Bianca était terrifiée par l'animal, elle a vite été conquise par la douceur de la créature qui, tout comme l'énorme lapin près d'elle n'hésitait pas à venir se faire câliner de temps à autres, sans pour autant insister. Beaucoup d'animaux... Des abandonnés, blessés ou rejetés. Tous protégés par la vampire. Du coup, la douceur avec laquelle la "jeune" femme lui caresse désormais les joues et lui embrasse le front n'a rien de surprenant.

****Comment est ce que quelqu'un... d'aussi froide peut être aussi douce ? Dégager autant de chaleur****

Amer la console gentiment, lui expliquant qu'elle n'aurait rien pu faire... précisant qu'elle-même avait été toute aussi impuissante "autrefois". Très certainement avant qu'elle ne devienne une fille de la nuit. A en juger par l'apparence de l'albinos, elle ne devait pas avoir plus de seize ans quand elle a été "changée". Mais avant que Bianca ait eu le temps d'y penser d'avantage, la vampire continue doucement, lui demandant si elle savait comment elle avait survécu aussi longtemps. Et là... Bianca n'a rien à répondre. Bien qu'elle ait été gardée attachée pratiquement tout le temps et peu nourrie, ses ravisseurs étaient étrangement... attentionnés avec elle. Le chef du groupe qui n'a pas hésité à battre à mort un de ses hommes quand ce dernier a tenté de... Son corps tout entier frissonne à ce souvenir qu'elle chasse immédiatement. Cette femme qui venait systématiquement monter la garde dans la chambre quand ses "collègues" commençaient à boire. Amer ne lui laisse pas le temps de continuer à penser, lui expliquant juste que ce n'était pas son heure et que d'après elle, elle serait probablement sortie de cette situation avec ou sans l'aide des Yakuza. Cette déclaration la trouble : comment ? Elle n'est même pas arrivée à desserrer ses liens ! Et la réponse arrive vite : D'après l'albinos, il y a aurait une une dispute au sein du gang... ou la femme qui s'occupait d'elle aurait décidé à un moment ou à un autre de la libérer. L'espace d'un instant, Bianca s’apprête à rejeter cette probabilité, mais un souvenir lui revient d'un coup en tête : dans les derniers jours...

****Son regard...****

Le regard de la femme avait changé. C'était subtil, et vue sa peur, elle n'y avait pas fait attention, mais... Cette femme avait légèrement changées certaines de ses manières. Son regard était moins froid, ses mouvements quand elle la nourrissait ou la lavait étaient plus doux... et quand elle venait la "garder", l'arme, qui originellement était toujours plus ou moins tournée vers elle... demeurait strictement pointée vers la porte de la chambre. Il y a aussi eu deux matinées ou à son réveil, la fine couverture du lit avait été tirée jusqu'à ses épaules alors qu'elle se souvenait vaguement s'être endormie avec elle à ses pieds. Elle reconnait maintenant l'éclat qu'elle avait vu dans ce regard : un trouble. Et maintenant qu'elle a ça en tête, elle ne peut pas s'empêcher de se dire que peut être qu'Amerlyllian a raison. D'après le peu qu'elle sait, la femme n'était pas présente le jour où les Yakuza sont venus pour la sauver. Pour le coup, elle ne peut pas s'empêcher d'espérer que la "jeune" femme a raison et que son ancienne "gardienne" a maintenant l'occasion de faire autre chose de sa vie. Un baiser sur son front, ou plutôt entre ses yeux la ramène à la réalité. L'albinos reprenant doucement tout en lui caressant les cheveux. Elle lui explique ce que sont réellement les Yakuza, bien qu'elle en avait déjà une idée grâce à ses conversations avec certains. Des guerriers honorables qui ont fait leur travail. Des guerriers qui sont morts en la protégeant, certes, mais pour qui, d'après la vampire ont changé cet échec en victoire. Bianca tremble légèrement à ce souvenir, surtout lorsqu'elle entend que certains se sont donnés la mort après son enlèvement. Le Seppuku est un acte rare dans le clan de Toshiro-sama. Un acte définitif qui n'est réservé que par rédemption pour un échec suprême ou un acte particulièrement déshonorable. Généralement, prendre un doigt à un "soldat" suffit largement. Alors l'idée que certains aient pu choisir cette voie par eux même... mais le pire, c'est la manière dont Amer dit ça. Une manière qui indique clairement qu'elle sait de quoi elle parle. Une femme éternellement hors du temps... totalement immortelle. Une femme qui n'aura jamais d'épilogue. Bianca sait peu de choses sur les vampires, mais elle en sait assez pour savoir que les enfants de la nuit sont étroitement liés à la Mort qui les refuse. Ce sont des nécromanciens extrêmement puissants et doués. A cause de ça, elle sait que l'albinos sait parfaitement de quoi elle parle. Mais est ce que ces hommes ne lui en veulent vraiment pas ? Alors pourquoi elle les entend hurler ainsi ?

"P-pourquoi... Je les entend hurler alors si... s'ils m'en v-v-veulent pas ? Est ce que c'est j-juste... ma tête ?"

Une question à laquelle elle sait déjà qu'elle a la réponse en fait. C'est bien ça : c'est juste son esprit. Ses souvenirs et doutes. Mais elle ne peut pas s'empêcher d'y penser. C'est si... c'est tellement réel ! Leurs ombres ont toujours l'air si horriblement réelles quand elles hurlent ! Mais Amer a l'air tellement sure de ce qu'elle dit... L'albinos s'écarte d'ailleurs légèrement d'elle, sans pour autant la lâcher et Bianca ne peut pas s'empêcher de fermer les yeux un moment, notant vaguement la présence de Roger qui recommence à frotter sa tête contre ses côtes. Son coeur est horriblement froid dans sa poitrine et pour la première fois depuis son arrivée... elle se prend à vraiment regretter l'absence de ses proches. Mercer, Brynn... ses parents. Tout en elle regrette plus que tout les étreintes bouillantes et le rire de Brynn, les plaisanteries vaseuses  et les journées où elle était assise sur l'une des épaules de Mercer. La présence rassurante de ses parents. Elle regrette également beaucoup le langage osé et les cours de Scythe, les manières efféminées d'Axel et la présence austère, mais quand même rassurante de Toshiro. Amerllylian est certes rassurante et douce, mais... Surtout maintenant qu'elle s'est éloignée d'elle, elle sent cette froide morsure de solitude l'envahir. Les mains gantées de la vampire quittent ses joues, renforçant lourdement la sensation, mais Bianca reste un instant surprise quand la jeune femme retire ses gants. C'est la toute première fois qu'elle voit les mains de son hôtesse. Au premier abord, elles n'ont rien de fascinant : tout aussi pâles que le reste du corps, avec des ongles courts. Les mains ont l'air sans défaut, comme celles d'une pianiste. Après une brève explication de ce qu'est réellement la mort, Amer la regarde gentiment dans les yeux avant de lui dire quelque chose qui lui glace le sang : d'après elle... les yakuza sont toujours là, en effet. Mais elle lui précise immédiatement qu'elle a tord de croire qu'ils la haïssent. Alors qu'elle regarde autour d'elle s'attendant à voir les ombres, la vampire lui demande doucement de fermer les yeux, ce qu'elle fait après une brève hésitation. Le contact glacé des mains de la vampire passe sur ses oreilles et elle parvient à peine à éviter un frisson. C'est si... horriblement froid ! Sans les gants pour bloquer la majeure partie du froid, elle peut prendre facilement la mesure du froid qui émane de la "jeune" femme. Le fait 'avoir les yeux fermés ne fait que renforcer encore plus ses autres sens, si bien qu'elle sent aisément ce froid polaire. L'espace d'un instant, elle sent la tentation de rouvrir les yeux, mais... les mains bougent de ses oreilles, venant se positionner sur ses yeux. Et soudain...

****Que...****

Tout change. L'ambiance de la pièce semble changer et même si la forme chaude de Roger est toujours plaquée contre elle, elle peut sentir d'autres présences glacées. En dehors du lapin et d'Amer... Elle arrive à en sentir huit, positionnées un peu partout dans la chambre. La vampire retire ses mains et lui demande doucement d'ouvrir les yeux, ses mains glaciales entourant l'une des siennes. Ouvrir les yeux ? Après une forte hésitation, elle finit par obéir... et reste pétrifiée en les voyant. Huit... Dans ses souvenirs, il y en avait une vingtaine dans le convoi ce jour là. Sur les vingt, deux ont survécu et sont retournés auprès de Toshiro-san. Tous les autres sont morts. Mais elle reconnait facilement les huit : deux d'entre eux étaient près d'elle ce jour là, la ramenant de la bibliothèque où elle venait de passer la matinée. Les autres étaient dans le convoi. Au final, elle se souvient plus ou moins de ce jour : elle n'était pas censée se trouver là... C'était juste de la malchance qui l'a amenée à croiser le convoi juste avant l'attaque alors qu'elle discutait avec l'un de ses "gardes du corps". Garde qu'elle voit facilement d'ailleurs : c'est le plus proche. Il est en effet juste à côté de la vampire et la regarde avec... tristesse ?

"Kojiro-san ?"

Un fantôme... mais il a l'air tellement réel ! Tellement... matériel ! La main droite de l'homme se tend lentement vers elle et elle reste interdite lorsqu'elle sent le contact. C'est... froid. Horriblement froid ! Bien plus que le contact avec Amerlyllian ! Mais le contact sur sa joue est étrangement doux, comme si les cals et ampoules dues au maniement répété d'armes avaient disparu. L'homme la regarde avec une certaine douceur, mais il y a toujours cette peine. Aucune haine, aucun dégoût... Et soudain...

"Ignores-les... Tu m'entends, Shôjo ? Les voix qui te hantent ne sont pas les nôtres. Ni celles de ceux qui ne sont pas là. Eux sont déjà passés. Mais nous... nous sommes restés avec toi, tout le temps. Pendant ta captivité, et même quand tu es arrivée ici. Aucun de nous ne t'en veut. N maintenant, ni jamais. Ces voix sont des mensonges, Shirayuki-chan. Une illusion : c'est juste ton esprit qui t'attaque, personne d'autre."

Shirayuki... Blanche Neige en Japonais. Son nom, quoi que ce soit plus un surnom que certains Yakuzas la connaissant depuis longtemps lui ont donné au fil du temps. Scythe a également commencé à l'appeler ainsi par jeu, peu avant son départ. L'homme lui sourit doucement alors que la voix d'Amer retentit, la vampire lui expliquant que son chagrin et sa peur sont des chaînes. Des chaînes qui retiennent les Yakuza morts près d'elle. Les spectres se rapprochent doucement, sans pour autant venir la toucher. Elles les connait tous. Pas spécialement de nom (après tout, dans la pègre, on ne donne jamais ou presque de noms), mais elle les a vu de nombreuses fois. Protégeant soit le commerce de ses parents, soit elle, quand ses protecteurs habituels n'étaient pas là. Kojiro était son troisième protecteur préféré. Le premier est toujours en prison, bien qu'elle ait réussi à trafiquer suffisamment son dossier pour assurer qu'il soit bientôt relâché. Le second, un homme chauve est désormais avec ses parents en attendant son retour. Et le troisième... Bah...

"P-pourquoi est ce que v-vous..."

"Sommes restés ?"

Elle ne peut qu'acquiescer de la tête sans oser le regarder. Le voir... LES voir fait si mal ! Elle n'arrive pas à comprendre pourquoi ils ne sont pas arrivés à passer. Pourquoi ils sont restés avec elle si longtemps. Mais la réponse ne tarde pas :

"Sais-tu ce que Yamashita-sama nous a décrit le jour où il est revenu de chez tes parents pour la première fois ?"

Cette question lui fait relever la tête. La toute première fois... Elle venait à peine d'avoir cinq ans. Elle se rappelle vaguement sa peluche de Cait Sith, un chat noir et blanc avec une couronne et une cape rouge, mesurant pratiquement la moitié de sa taille. Une peluche qu'elle traînait souvent derrière elle. Elle se souvient d'Akiji, le colosse était tellement grand par rapport à elle qu'elle lui arrivait à peine à la cuisse. Mais surtout, elle se souvient de Toshiro-san, plus jeune, mais déjà sévère et droit qui la regardait d'un air presque amusé. Bien sur, ses parents avaient été inquiets pour elle, mais au final... l'homme s'était juste contenté de lui parler presque gentiment en Italien (vu qu'elle était encore incapable de parler l'anglais correctement) et était même allé jusqu'à lui promettre de lui apprendre un jour le japonais. Mais à part ça, elle ignore totalement ce qu'il a bien pu dire à ses hommes sur elle. chose que le spectre corrige doucement :

"Il nous a décrit une petite famille normale. Un homme méfiant, mais tout de même à collaborer avec nous en échange de notre protection. Une femme élégante et douce... Un couple prêt à beaucoup pour protéger leur fille. Et justement... Il nous a parlé d'une fillette timide et silencieuse, mais tout de même curieuse et étonnamment courageuse qui les a regardés lui, et Akiji-dono sans la moindre crainte. Au début, oui... la protection de ta famille était pour l'argent avant tout. Puis... Tu as commencé à te rapprocher. Toujours saluer ton protecteur de loin, toujours faire en sorte de rester en vue pour nous faciliter la tâche. Le fait que tu ais été jusqu'à pleurer quand ton premier garde a été arrêté et que tu as tenté de le faire relâcher plus tôt... Yamashita-sama ne t'a pas proposé de nous rejoindre pour rien tu sais ? Ta haine pour les gangs est connue de tous dans notre clan. Alors le fait que tu ait toujours refusé de nous mettre dans le même sac que ceux que tu détestais... Même quand Kenji a tué ce monstre devant toi pour te sauver, tu as refusé de le juger !"

Elle se hâte de secouer la tête : comment les mettre dans le même sac ? Au moins, même si c'était surtout pour l'argent, ils faisaient tout de même de leur mieux pour garder les rues sures ! Comparé aux autres quartiers de Gotham, le crime est en chute libre à Little Tokyo ! Certes, c'est une paix forgée dans l'argent et les trafics divers, mais une paix tout de même !

"Nous sommes restés parce que nous pouvions sentir ta douleur et que nous savions que si rien n'était fait rapidement... ce n'était qu'une question de temps avant que tu ne fasses des bêtises. Nous sommes morts en te défendant et comme la dit Amerlyllian-san, c'était une joie de savoir que même dans la mort, quelqu'un serait capable de terminer ce que nous avons commencé. C'était notre CHOIX, Shirayuki-chan. Ce n'est pas l'argent ou les ordres qui nous ont fait faire ça. Nous avons CHOISIS la mort tant que ça permettait d'être surs que tu vives. Le fait que nous ayons fait l'effort d'aller aussi loin pour toi a fait croire à tes ravisseurs que tu étais particulièrement importante pour le clan. C'est pour ça qu'ils ont préféré te garder prisonnière au lieu de te tuer : c'était la meilleure protection que nous pouvions te donner ce jour là. Est ce que tu comprends ? C'est pour ça que je te le répètes : les voix que tu entends dans ton sommeil sont des illusions. Ignores -les ! Chasses-les de ton esprit et poursuis ta route. S'il te plait, ne rends pas notre sacrifice inutile en laissant des ombres te détruire !"

Le coeur de Bianca semble se nouer dans sa poitrine surtout quand les sept autres fantômes la regarde en acquiesçant. Apparemment, Kojiro est leur porte parole cette fois. Mais elle s'en moque. Ses yeux piquent désagréablement et son corps entier tremble. Une partie d'elle est heureuse. Heureuse et tellement rassurée de savoir qu'ils ne lui en veulent pas. Mais elle ne peut pas empêcher la violente pointe de chagrin en repensant au prix qu'ils ont payé. L'homme semble le sentir car sa main glaciale vient désormais lui caresser les cheveux. Un contact qui semble d'ailleurs provoquer quelque chose d'étrange. Mais quoi ? Peu importe. Avec un sourire tremblant, elle regarde tristement les huit Yakuza avant de murmurer doucement.

"Ari... Arigato..."


"Domo, Shirayuki-hime. Prends soin de toi, d'accord ? Nous ne pouvons plus le faire... Restes avec tes parents ou tes amis. Et n'hésites pas à te confier à Amerlyllian-san. En dehors de son clan, c'est l'une des rares personnes en qui Oyabun a confiance. Personne ne te fera du mal aussi longtemps qu'elle sera là."

"H-hai... J-juste... Anshin shite yasunde... kudasai" (je vous en prie... reposez en paix)

Kojiro se contente de lui sourire gentiment avant de commencer à luire, disparaissant lentement. Les autres yakuza se rapprochent lentement, posant les un après les autres une main sur une de ses épaules avant de disparaître. Mais il y a autre chose : D'où vient cette impression ? Même alors que les fantômes se dispersent... Bianca a l'étrange sensation d'occuper un corps qui est trop... Petit, ou trop grand. Comme si elle nageait dans une robe qui aurait été mal mesurée. Une robe qu'elle pourrait quitter par accident à tous moments ! Son corps semble peser étrangement lourd. Alors pourquoi est ce qu'elle a l'impression qu'elle-même ne pèse rien comme si le moindre souffle d'air pouvait la soulever ? Est ce qu'elle est vraiment rassurée ? La chambre vide soudainement, laissant seulement Amer et Roger pour la consoler, le lapin se mettant à la tâche immédiatement en venant sécher une de ses larmes avec une de ses oreilles, mais... cette impression ne fait qu'augmenter. Les larmes ne font que couler, si bien qu'elle regarde Amer avec espoir : en l'absence de ses parents et de ses amis... la vampire est la seule personne qui pourrait l'aider. Froid ou pas... même avec cette étrange impression de... démesure qu'elle ressent, tout en elle ressent ce besoin de consolation que seule quelqu'un peut donner. Peu importe qu'elle ait réellement seize ans et soit piégée dans ce corps trop jeune : elle a juste... besoin de sentir les bras de quelqu'un autour d'elle !

"Est-ce que... J-je pourrais... Est ce que vous p-pourriez me... m-me t-tenir un m-moment s'il v-vous p-p-plait ?"
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