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 Pardonne-moi Gotham, parceque j'ai péché...

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Justicier(e)
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Jean-Paul Valley / Azrael
MessageSujet: Pardonne-moi Gotham, parceque j'ai péché...   Jeu 14 Sep - 22:35



Pardonne-moi Gotham, parceque j'ai péché...
feat. Bruce Wayne / Batman & Jean-Paul Valley / Azrael

1h21, une ruelle sombre parmi tant d'autres de Burnley...

Une brume s'étend lentement sur le sol dallé luisant de la ruelle. Rien de naturelle à cela, mis à part les relents nauséabonds des égouts éructant les restes que les restaurants de bas quartier déversent dans ses entrailles. Bien heureux de ne pas avoir à faire à quelques puits torrentielles faisant déborder les dégoulinant secret que renfermer ces entrailles. À Gotham, tout pouvait surgir des profondeurs. Et les immondices s'y déversant dans un circuit sans fin sont loin d'en être la pire chose... Mais ce n'était qu'une simple bruine qui survolait la ville. De celle qui ne vous donne pas l'impression de ressentir les gouttes tomber sur votre tête. Plus un voile que vous traverser sans jamais en sortir, et qui vos colle à la peau et s'infiltre sous vos vêtements, presque dans votre chair tant le froid fini par vous étendre. Aussi résistants aux chocs et aux balles que peuvent être les costumes des justiciers, rien ne semblait pouvoir vous protéger de cette atmosphère poisseuse, mis à part un bon feu de cheminée et un chocolat chaud entre les mains, comme ce bon citoyen semble avoir décidé de faire par delà la fenêtre de son appartement. Une pluie peut se contempler. Il y a de la magie dans ce déferlement aqueux qui vient laver de ses larmes les pêchés des vivants. Mais aucun intérêt de jeter un œil par sa fenêtre pour ne voir que l’imperceptible averse qui ne fait que teinter un peu plus de gris le paysage déjà fort de grès des rues de Gotham. Il serait de toute façon plus surpris par la silhouette encapuchonné de rouge qui s'est elle-même laissé allé à briser l'intimité de son salon par son regard indiscret. Au fond d'elle, cette silhouette s'en excuse d'ailleurs et détourne vite le regard. Ce monde n'est pas le sien. Cette quiétude ne lui appartient en rien. Et il serait de mauvais ton de trop perdre son objectif de vue.

QuE De lYriSmE... QuE dE PoéSiE. AuRaIs-Tu dOnC qUiTté L'aNgéLisMe PoUr dEvEnIr MuSe ?... Ne Te fOuRvoIe pAs TrOp, tA lYrE eSt UnE éPéE dE fLaMmE, eT tOn ChAnT eSt La MoOoOrt...

Azrael secoue vaguement sa tête. Comme de ces tiques qui vous surprenne, un frisson irrépressible qui tend votre cou et surprend votre ego d'être maître de votre corps. Mais lui au moins était maître de son esprit actuellement. Et par ses prières intérieurs, il repousse les insidieuses paroles de cette autre locataire indésirable au loin, dans son subconscient. Le tenir enfermé était une chose. Devoir supporter ses interruptions, cela en était une autre. Cet autre Azrael. Cet autre conscience implantée en lui il y a fort longtemps. Il venait plus fréquemment l'ennuyer quand il revêtait le costume, ou pour venir contrarier ses temps de prière. Mais il avait déjà cédé une fois à ses susurrement. Re-sombrer dans ce mensonge lointain n'était plus à l'ordre du jour. Il ne le permettrait pas. Il n'était pas un ange. Il était un homme...

À se rassurer intérieurement au beau milieu de la nuit, le temps file et voilà que sa cible bouge. Un petit trafiquant de bas étage. De ce qui picorent la société. Juste de quoi soutirer quelques chairs à sa victime sans la saigner. Cela ne ferait que en attirer les gardiens. Et ces derniers avaient le plus souvent des chats bien plus gros à fouetter. Dommage pour lui. Azrael aimait se contenter de petits pêchés. Il ne souhaitait plus être dans le traques d'importances. Cela restait frustrant. Mais il serait alors question de travailler en équipe, d’interagir avec ceux qu'il avait déjà laissé tomber. Il ne le souhaitait pas. Et Batman le lui avait concédé. Comme bien des choses d'ailleurs. Le simple fait de le laisser revenir est une chose auquel il n'avait fait que rêver. Et reprendre le masque qui plus est. Voilà qui fut des plus désarmant pour le pénitent qu'il était. Mais voilà, Jean-Paul n'avait en fait nul foyer ou retourner, autre que Gotham. La ville qui l'avait accueilli. La ville qu'il avait protégé. La ville qu'il a trahi...

Il saute de toit en toit avec moins de grâce que bien d'autres justiciers. Ses pas sont plus lourds, ceux d'un guerrier se jetant dans son combat. Ceux d'un templier se lançant dans sa quête. Mais la ville se charge toujours d'en couvrir les sons. Un crissement de pneu. Un éclat de voix, de verre se brisant dans un appartement, des pleurs, des cris... Gotham avait le don pour couvrir ses faiblesses. Dommage qu'elle ne puisse aussi s'occuper de celle qu'il porte intérieurement.
Le délinquant fini par s'arrêter dans une nouvelle ruelle. La brume des égouts laisse un voile derrière ses pas, comme un tracé qu'il suffisait de suivre pour l'appréhender. Mais la patience était de mise, et fut finalement récompensée. Par le soupirail d'une cave, il pivote un battant et frappe à un carreau. En ressort un sac de sport dépareillé tendu par une main sortant presque du sol tel un mort offrant ses vers à celui qui vient le pleurer. Mais c'est plus un petit rire satisfait qu'il reçoit de son accablé. Il entrouvre l'offrande, compte sa commande prête à être refourguée à la sortie de quelques écoles mal situées dans un ville à tant de facettes. Il est temps pour lui d'intervenir. Il est temps pour le jugement de s'abattre. Le temps d'Azrael...


4h29, East End, Toit de l'église de la piété...

La cave fut plus gorgée de « rats » qu'il ne l'avait imaginé. Une erreur de calcul sans doute. Bien qu'il n'avait en faite fait aucun calcul à ce sujet. Il a simple neutralisé le revendeur avant de se glisser lui-même de force dans le soupirail. Plongeant dans la gueule du monstre, il a surpris tout le monde. Pas assez pour en empêcher un ou deux d'attraper leurs armes malheureusement. Jean-Paul avait combattu à différents endroits du globe. Mais c'était bien à Gotham que les racailles semblaient les mieux entraînés. La peur de Batman les a endurci au point ou il fallait être fou pour oser encore ainsi se plonger dans l'illégalité. Mais des fous, cette ville, elle en regorgeait aussi plus que nul part ailleurs.
Son épaule l'élance, sa cuisses aussi. Un tir de carabine qui le frôle, et un coup de barre à mine qui l'a surpris. Sans compter les bleus, mais ça, il en venait à ne même plus les sentir.

C'eSt PaRcE qUe Tu PeRdS dU tEmPs, TrOp CoNcEnTré QuE tU eS à VoUlOir SaUveGaRdEr lEuRs ViEs....

Silence...

Le mot est sorti silencieusement de ses lèvres, mais fut plus aisément hurlé dans son esprit. Sur le toit de l'église, il se pose avec encore moins de grâce qu'à son accoutumé, difficile avec une jambe potentiellement cassée. Mais la douleur, il la supporte avec droiture. Et se tient bien debout, pour aller rejoindre la porte du clocher. Son repère à lui. Sa cache comme son QG. De quoi aller prier avant de partir, aussi en rentrant. Et parfois y croiser le docteur Thompkins, pour qu'elle puisse le recoudre autant que le sermonner. Mais il n'était pas encore le moment d'aller la rencontrer. La présence qu'il ressent le retient encore un peu de son repos mérité. Une confrontation qu'il redoutait surtout bien plus néanmoins.

Batman... Que puis-je pour toi ?

Azrael se retourne en faisant taire ses douleurs. Il s'était promis de toujours être prêt à tout aide qu'il viendrait lui demander. Prêt à faire amende honorable de la déception qu'il avait pu causer. Ils se sont déjà recroisés, évidement. Quiconque fureté sur les toits de sa ville ne pouvaient lui échapper. Et Jean-Paul n'avait certainement pas cherché à le faire en cachette. Mais il ne s'était pas attendu à ce qu'il lui laisse cette chance de véritablement revenir. Il n'avait eu contact que lui, et c'était déjà bien assez....

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Justicier(e)
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Bruce Wayne / Batman
MessageSujet: Re: Pardonne-moi Gotham, parceque j'ai péché...   Ven 15 Sep - 11:15

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L'église de la Piété. - East End.

Ou du moins ce qu'il en reste. D'après ce que j'avais vu, et ce que je savais, l'église de la Piété n'était plus qu'une de ces bâtisses où de rares fidèles viennent encore se repentir ou prier. Prier qui ?  Dieu ? Dieu était mort, et la Cour des Hiboux hantait les cœurs de cette terreur imperceptible que personne ne pouvait déterminer l'origine, mais le mal était bien là. Qui pourrait m'aider dans mes recherches ? Qui pouvait apporter certaines pistes que je n'avais pas saisi ? Le Sphinx, c'était certain, il pourrait, mais le voudrait-il ? Bonne question. Est-ce que la cour des Hiboux voulait nous faire croire que Gotham City était une ville sans dieux, sans sauveurs ? Sans messies ? La Cour avait raison sur ce point, Gotham n'était pas un lieu où l'on pouvait espérer facilement. Par contre, l'asile d'Arkham était rempli de cinglés qui se prenaient pour Dieu le père et flinguaient à tout va ceux qui contestaient ces dieux auto-proclamés. Maxie Zeus, ou encore même le Moine Fou, ou encore même Nicolas Scratch, des cinglés qui avaient une forte estime d'eux-mêmes pour en arriver à un tel taux d'égocentrisme tourné autour de leur petite personne. Ils n'étaient rien, rien que des criminels, lâches, et superstitieux. La Bat-moto était à quelques rues d'ici, mais j'avais eu quelques vilaines rumeurs, quelques rumeurs qui commencent à se faire sentir. Pas le genre de rumeur où tout parait calme et paisible, non, une rumeur gonflait à propos d'un culte, un culte qui serait de retour à Gotham et cela ne me faisait pas spécialement plaisir, pas en ces temps de préparatifs avant la grande guerre de gangs qui s'annonçait. L'église n'était plus que l'ombre de ce qu'elle fut jadis, et même si le lieu paraissait désert, il y'avait eu de quoi faire en terme d'ambiance.

Quelques heures auparavant, j'avais traqué un homme, quelqu'un que je supposais disparu depuis des années, qui venait de mettre à terre quelques cancrelats il y'a quelques heures de ça. Je l'avais observé, en silence, doutant encore de ses idéaux. Après tout, l'homme en question m'avait failli par le passé et je doutais qu'il soit encore parfaitement remis de la correction que je lui avais offerte. Les corps de d'hommes jonchaient les lieux. Je suivis l'individu pendant la soirée, le jugeant, l'observant, l'analysant. Il ne cherche plus à tuer, c'est déjà ça. Le calme absolu. Me déplaçant dans les ombres, j'observe de loin, je regarde, j'épie à travers le soupirail ce qui se passe, et je vois un homme qui en cogne un autre, il ne le tue pas, il y'a donc une certaine forme de morale, un mode de pensée que je ne peux qu'apprécier, même s'il m'en faut plus pour me faire une idée. Je ne l'assiste pas, je ne tiens pas à le gêner et de toutes manières, je pense qu'il veut se montrer digne de quelque chose, si j'interviens, il risque de le prendre plutôt mal. Azrael était un homme assez fier, assez imbus de lui-même en ce qui concernait le combat au nom d'une certaine idéologie. Je regarde attentivement le croisé car oui, c'est un homme qui a la maitrise du combat, et qui portait des vêtements digne d'un croisé nocturne. C'était donc bien Azrael, un des meilleurs combattants qu'il m'ait été donné de voir dans ma carrière de justicier mais aussi trop zélé, trop procédurier et il était plongé dans ce marasme entre extrémisme et devoir. Je me devais de le contacter, bien que je voulais le tenir écarter de la famille pendant encore un temps, mais au vu des évènements, il était grand temps que nous ayons une conversation d'homme à homme. Je devine facilement le lieu où un homme comme Azrael peut venir se reposer tranquillement, un lieu qui fusse jadis dédié à St Dumas, et l'église de la Piété fut jadis un lieu consacré à ce culte millénaire. C'est alors que les minutes passent, j'ai confiance en mon jugement de déduction, et c'est ainsi qu'il arriva. Nous y étions, tous les deux, des petites rues où j'avais commence à suivre sa piste, pour ensuite l'attendre de pied ferme sur le toit de l'église, nous y étions, comme autrefois, cette confrontation ne serait pas "physique", j'avais besoin de le jauger à nouveau, surtout si c'était bien Azrael, celui qui m'avait remplacé. D'une voix forte, il sait que je suis là.

"Azrael"

Dis-je d'une voix calme et posée, il s'était préparé à mon arrivée je suppose, après tout, pas une chose qui se passe dans ma ville ne peut rester longtemps sous couvert et hors de ma portée. L'homme avait une agilité et un excellent style de combat, une valeur sûre. Depuis la dernière fois, il s'était entrainé, et c'était visible. Un combat contre lui serait fort intéressant, mais je préférais rester sur mes gardes, préférant voir s'il tenait à m'assister dans cette nouvelle croisade ou bien s'il comptait être un obstacle. Je ne connaissais que peu de choses sur lui, et pour le moment, mon seuil de méfiance était fortement activé, surtout s'il avait renoué avec les assassins qui l'avaient crée. Pour le moment, il me fallait savoir si c'était un allié, ou un probable ennemi. Dans cette ville, le crime s'organise trop facilement, et chaque rencontre pouvait s'avérer mortelle. Me rapprochant subitement du Croisé implacable, je me montre à la fois terrifiant et menaçant pour lui montrer qu'on était dans ma ville. Et que tout se qui s'y passe, doit passer par le Batman, surtout quand des justiciers s'improvisent "héros", et il y'en avait beaucoup trop.

"Je pensais ne jamais te revoir."

Ma voix est sombre, tandis que j'observe le visage encapuchonné du saint homme envoyé en terre pécheresse. La première idée était de savoir ce qu'il pouvait faire d'utile dans ma ville, sans recourir à la plus noire et à la plus violente des justices, la seconde était de savoir si je pouvais vraiment lui faire confiance, comme à une époque. Le plus important, c'était de savoir ce que j'allais faire de cet être qui a eu un lourd passif au sein de la famille, renié par Tim et Dick eux-mêmes. Il fallait que je sache ce que faisait ce nouvel arrivant dans ma ville. Autrefois, on bénissait ceux qui arrivaient dans les villes, on posait un peu d'eau bénite en espérant la prospérité et la chance aux arrivants. Ce soir, nulle question d'eau bénite, seulement des coups, et des paroles qui détermineront ce qui va se passer dans les prochains jours. La dernière rencontre entre Azrael et moi fut assez pénible, et même si je l'avais vaincu, il fut un formidable adversaire, un monstre de combat, une bête de guerre, et maintenant ? Peut-être qu'il s'était amélioré ? Peut-être oui.

"Je crois qu'on a beaucoup de choses à se dire, tous les deux. Tu ne crois pas ?"

Une question banale oui, mais une question importante, qui déterminerait ce que je penserais de cet homme. Il avait l'air endurci, marqué par les années, comme si quelque chose avait rendu l'homme moins colérique qu'il ne l'était à une certaine époque. Mais pouvais-je vraiment lui faire à nouveau confiance ? En tout cas, en ces temps difficiles où Cobblepot était le maire de la ville, où la Cour des Hiboux menace, et où des criminels sont prêts à faire de nouveaux carnages pour détruire cette ville, oui, j'avais besoin d'alliés, d'hommes capables de garder le sang froid nécessaire face à des psychopathes et à des monstres. Maintenant, il fallait faire attention et ne pas vexer Azrael, l'homme pouvait être assez fier de ce qu'il avait été, peut-être qu'il souhaitait revenir à une époque un peu plus glorieuse de sa vie ? Ce n'est pas tous les jours qu'on devient Batman après tout.

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