Forum Jeu de Rôle Batman



Carpenter

Copperhead

Mad Hatter

Scarecrow

White shark

Two-Face

Ratcatcher

Kite-man

Shauna Belzer

Lynx

Cluemaster

Carmine Falcone

Catgirl

Simon Hurt

Mahunter

Zatanna Zatara

Bluebird

Katana

Red Hood

Talon

The Signal

The Question

Holly Robinson

Jezebel Jet

Julia Pennyworth

Lucius Fox

Max Shreck

Silver St.Cloud

Sarah Essen

Amanda Waller

Renée Montoya

Crispus Allen

Jim Corrigan

Partagez | .
 

 Une nouvelle poupée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatarInvité
MessageSujet: Une nouvelle poupée   Sam 16 Sep - 2:39





Une nouvelle poupée





Je l’ai fait. J’ai recommencé.

Toute la ville était en émoi lorsque la presse annonça en gros titre les mots du Tueur aux poupées. S’en suivaient trois paragraphes complets mentionnant l’identité et le parcours professionnel du top model - la plus en vue ces dernières années dans les magazines de mode gothamiens - à laquelle il s’en était pris, l’état dans lequel elle avait été retrouvée, ainsi qu’un communiqué du G.C.P.D. rappelant à tous les citoyens de verrouiller les portes et fenêtres de leur domicile durant la nuit et de signaler tout agissement ou comportement suspects pouvant contribuer à l’arrestation du tueur. Il avait pris un plaisir malsain à téléphoner au numéro gratuit des services de police pour les prévenir de son méfait. Le commissaire Gordon et les officiers qu’il dirigeait s’avachirent sur leurs bureaux respectifs, profondément désappointés, en apprenant la nouvelle, tandis que d’intenses frissons de terreur parcoururent le corps de tous les citoyens qui découvraient la première page du Gotham Globe. L’information se propagea rapidement dans toute la ville et bientôt plus personne ne pourrait le nier : Dollmaker était de retour. Personne, ni les forces de l’ordre, ni les justiciers, n’était parvenu à l’interpeller depuis son évasion de l’établissement psychiatrique et pénitentiaire d’Arkham. Ses atrocités avaient cessé depuis de longues semaines, et les citoyens commençaient enfin à espérer un retour au calme. Ce nouveau meurtre brisa brutalement leur rêve.

Gotham City, faite de ruelles étroites, sordides et enchevêtrées, encombrée d’une circulation trop dense, secouée d’une pollution sonore insupportable de coups de klaxon, de vibrations de métro et de sirènes hurlantes, bâtie d’immeubles aux longs couloirs, aux sombres appartements exigus mais débordant d’un trop plein d’objets hétéroclites, prenait de plus en plus des allures de cloaque. Comme une représentation matérielle de la condition faite à l’homme social moderne censé se débattre entre ses aspirations vers le Bien et sa confrontation permanente avec l’hydre du Mal omniprésente et toujours renaissante. Constamment noyée sous un déluge d’eau ruisselante, Gotham ne pouvait qu’exprimer une lointaine nostalgie de pureté, un sentiment de châtiment et une impuissance à se défaire de ses tourments. Elle était rongée par la criminalité.

Dans le quartier de l’East End, Rachel Shade et son petit ami préféré étaient au domicile de celui-ci en train de regarder un film à la télévision en tirant quelques bouffées d’une pipe à eau bourrée de marijuana. Bien que le top model était issue d’une classe sociale bien plus élevée que celle de son partenaire, elle avait toujours pris beaucoup de plaisir à s’envoyer en l’air quelques minutes avec lui entre deux vols ou avant de rejoindre son propre appartement situé proche du sommet des Lacy Towers. Les spots publicitaires se faisaient plus longs et de plus en plus fréquents.

J’ai un petit creux, tu veux que j’aille chercher à manger à la pompe à essence ? C’est dans la rue juste à côté. dit-elle.

J’y vais, donne-moi tes clefs.


Ne bouge pas, mon beau. Je m’en occupe.

Elle se leva du divan. C’était une grande jeune femme aux courbes plus que généreuses avec une abondante chevelure noire. Ses joues étaient légèrement creusées, presque aspirées de l’intérieur. Elle aurait bien eu besoin de quelques bons repas. Les ombres jouant sous ses augustes yeux éclatants profondément enfoncés semblaient s’en écouler pour se répandre sur le reste de son visage. Ses lèvres et son nez étaient minces, à l’image de toute sa personne, et son menton presque inexistant, comme raboté. Elle avait un sourire extraordinairement sublime, éblouissant et débordant d’un énorme narcisse qui faisait pétiller ses prunelles.

Elle retrouva ses chaussures sous la table basse et sortit. Cette soirée de septembre était plus humide que froide. Le brouillard flottait dans l’air, presque à hauteur d’homme, sur le vaste parking. Au zénith, elle aperçut un mince croissant de lune, pâle et crochu comme un hameçon en os.  Lever ainsi la tête lui donna un peu le vertige. Elle s’engagea dans le parking, droit vers la sortie à une trentaine de mètres de là. Une camionnette marron était garée entre des carcasses de voitures et des remorques à bateaux. Elle la remarqua parce que ce véhicule ressemblait aux voitures de livraison qui lui apportaient souvent des colis et du courrier de ses fans auxquels elle ne donnait jamais suite, bien trop orgueilleuse pour se sentir redevable de toute cette admiration. Comme elle passait à proximité, une lampe s’alluma dans le brouillard. Sur l’asphalte, derrière la camionnette, il y avait un lampadaire avec un abat-jour, éclairant un fauteuil couvert de chintz imprimé de grosses fleurs écarlates qui semblaient s’épanouir dans la brume. Cela évoquait une vitrine de magasin. Au moment de sortir du parking, Rachel se retourna. Un grand homme descendait à l’arrière de la camionnette. Elle vit à la lumière excessive du lampadaire qu’il avait d’épaisses dreadlocks attachées à l’arrière par un élastique et un visage incroyablement balafré. Il essayait de hisser le fauteuil dans le véhicule en le soulevant avec son genou, en vain. Le siège tomba brusquement à terre. Il le redressa, se lécha le doigt et frotta le tissu pour ôter une tache de sang. Rachel s’approcha, intriguée.

Je vais vous aider. Elle avait le ton qu’il fallait, uniquement serviable. L’homme la remercia d’une voix curieusement tendue. La lampe éclairait son visage d’en haut, déformant ses traits, mais elle voyait clairement son corps. Il portait un pantalon kaki au pli impeccable et une chemise noire serrée au corps et ouverte sur sa poitrine. Son menton et ses joues étaient totalement glabres, lisses comme ceux d’une femme mais couverts de cicatrices. Ses yeux n’étaient que des points blancs brillants, à l’ombre de ses pommettes. Il la regardait aussi et cela ne la laissait pas indifférente. Lorsqu’elle s’approchait d’eux, les hommes étaient souvent surpris par sa stature et certains dissimulaient mieux leur réaction que d’autres.

L’homme dégageait une odeur désagréable qu’elle remarqua avec répugnance. Elle regrettait déjà d’avoir proposé son aide. Ils hissèrent facilement le fauteuil sur le plancher bas de la camionnette. Nous allons le faire glisser vers l’avant, si vous voulez bien. Il grimpa à l’intérieur et écarta divers objets, les grands récipients plats que l’on engage sous un véhicule pour vidanger l’huile et un petit treuil à bras. Ils poussèrent le fauteuil jusqu’aux sièges. Vous pouvez me passer la corde ? Juste à vos pieds.

Tandis qu’elle se penchait, une jeune femme blonde vêtue d’une tenue d’infirmière moulante et qui dissimulait son visage derrière un effroyable masque blanc la frappa sur la nuque avec un bâton métallique. Elle crut s’être cognée la tête et leva la main au moment où le bâton s’abattait à nouveau sur elle, lui écrasant les doigts contre le crâne. Elle continua à frapper, cette fois derrière l’oreille, jusqu’à ce qu’elle s’écroule en travers du fauteuil. Elle glissa sur le plancher et resta étendue sur le côté. Dollhouse ricana puis monta à l’avant du véhicule après avoir reçu les félicitations de son père. Barton surveilla le top model un instant, puis se hâta de fermer les portes arrières du véhicule en inspectant d’abord les environs pour s’assurer qu’il n’y ait eu aucun témoin de cette scène d’extrême violence. Il fendit le vêtement de sa nouvelle proie inconsciente dans le dos avec des ciseaux à pansements et le retira, puis il lui attacha les mains sur les reins avec des menottes. Il étendit une bâche de déménageur sur le plancher et la fit rouler sur le dos. Elle ne portait pas de soutien-gorge. Il tâta ses seins du bout des doigts, appréciant leur poids et leur élasticité. Tandis qu’il s’adonnait à des gestes malsains et incroyablement pervers, Matilda lui fit signe que son partenaire était descendu à son tour dans le parking avec une mine inquiète. Les deux tueurs redémarrèrent la camionnette et disparurent dans le brouillard, emportant avec eux une nouvelle victime.

Le corps sans vie du top model fut retrouvé par le G.C.P.D. le lendemain matin sur les indications de Dollmaker, étendu sur le grand lit dans sa chambre d’appartement des Lacey Towers de Old Gotham à l’autre bout de la ville, couvert de sang principalement sur le visage. Le médecin légiste, sous le regard meurtri des inspecteurs, put rapidement constater en retirant les couches de bandage - que le tueur avait enroulé tout autour - qu’il avait privé la jeune femme de son nez. Des traces de coups étaient visibles sur son ventre et ses cuisses. Une autre petite quantité de sang mélangé à du sperme s’extirpait lentement de son intimité. Le viol, et de ce fait le meurtre, étaient récents. Une boîte de somnifères avait été placée dans sa main gauche, et un téléphone dans sa main droite. Contrairement aux précédentes victimes du Tueur aux poupées, Rachel avait été soumise à un choix cornélien : appeler à l’aide mais vivre défigurée toute sa vie, ou mettre fin à ses jours pour ne pas devoir supporter ce handicap qui gâcherait indubitablement sa carrière dans laquelle elle se complaisait. Si laide et orgueilleuse intérieurement, ne pouvant supporter de vivre si elle n’était pas belle extérieurement, le top model mit fin à ses jours, se laissant emporter par les effets des somnifères et vider de son sang. Tandis que les criminalistes examinaient les nombreuses traces rouges parsemées sur les murs, le sol et les meubles de chaque pièce de l’appartement, les inspecteurs, dépités, faisant les cent pas, se sentaient prêts à tout pour arrêter le tueur, quitte à laisser toute latitude aux justiciers pour agir.




Code par xLitlle Rainbow & Altheda
Revenir en haut Aller en bas
Citoyen(ne)
Masculin Messages : 143
Date d'Inscription : 27/08/2017
Localisation : Gotham City

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Psychiatre à Arkham.
☠ Relations conflictuelles :: ► Le Batman
♣ Vos Alliés : : ► Nous verrons cela.
avatar
Hugo Strange
MessageSujet: Re: Une nouvelle poupée   Dim 17 Sep - 11:20

Rachel Shade.

Un nom qui faisait rêver, un nom qui faisait fantasmer. Que dire même ? Qui donnait envie de rêver à des soirées endiablées avec une femme aussi belle et aussi attirante. Mais il paraissait qu'elle était d'une idiotie sans nom, en plus d'être une pute à crack qui s'enfilait, avec l'approbation de son copain du moment, un régime de marijuana dans "l'optique" de rester mince. Car les crétins le savent, la marijuana fait maigrir bien sur. Oui, elle faisait maigrir, mais pas le ventre, le cerveau. Et à force de tirer sur une pipe à crack, le cerveau se réduisait à une éponge sans vie, sans gout, sans rien. Et pour tout, je ne doutais pas de l'entrée de cette jeune femme dans l'établissement de l'asile d'Arkham. Amusante idée quand on y pense. Selon les dossiers que j'avais lu, elle souffrait d'une peur de vieillir, elle voulait rester jeune éternellement, complètement coincée dans une société de consommation qui l'avait incitée à travailler sur son image physique au lieu d'apprendre, d'être quelqu'un d'insipide. Une horrible pensée me vint à l'esprit. Et si elle était malade depuis sa plus tendre enfance ? Et si tout ça n'était qu'une simple façon de se dépasser ? D'aspirer à la gloire d'une manière si facile, si ridicule, si inapte à l'être humain ? Oui, c'était ridicule quand on y pensait. Rachel Shade était une femme morte maintenant, un cadavre, et l'histoire ne se souviendrait pas d'elle. Qui se souvient de ces ridicules pisseuses vulgaires ? Ou encore de ces chanteurs commerciaux stupides alors que Mozart, Beethoven et Vivaldi vivaient à travers les âges et ne disparaitraient jamais de l'histoire de l'Humanité. Pour moi, Rachel Shade m'évoquait ce qui était illusoire, ce qui se dissiperait. Dans deux ans, plus personne ne parlerait d'elle, plus personne n'évoquerait son nom, hormis quelques fans, et après tout se dissiperait. Voila le but final : Elle ne serait jamais reconnue comme une grande top-modèle. Bien sur, les premiers jours, on s'indignerait, on crierait au monstre, on amènerait la colère à se manifester, mais les jours s'écoulant. Nous aurions droit aux traditionnelles "bougies", aux pleurnicheries, aux soutiens, aux cellules psychologiques et les prises de discours habituels. Lassant, et tellement inutile. Rachel Shade était morte, et en tant que bon psychiatre d'Arkham, on m'avait convié à établir un profil type du tueur. Un tueur que je soupçonnais de connaitre, au vu des choses faites sur la victime. On m'avait fait venir d'Arkham, alors que toute la police était là pour avoir des nouvelles, pour avoir de quoi trouver comme indices. Le FBI, les stups, la CIA, et même les équipes de trafiquants de drogues, tous étaient là pour avoir des indices sur le profil type du tueur. Avec une mine renfrognée, je n'aimais pas collaborer avec ces crétins. Je les salue d'un cours geste de la main, sans vraiment consentir à être aimable.

<< Messieurs. >>

L'équipe me salut en partie, certains en ont rien à foutre, d'autres continuent à attendre, café en main. La morgue venait de recevoir le corps de la jeune femme et d'une certaine manière, j'allais étudier ce corps. Quand j'entre dans le petit cabinet à l'atmosphère glaciale, je me rend compte de la présence d'un des hommes les plus dangereux de la ville. James Gordon est là, et malgré une poignée de main légèrement tendue, je me met à travailler en observant le corps de la victime. Nous sommes en petit comité, Gordon, le médecin légiste qui ouvre et qui retire les morceaux trouvés, et enfin, le croque-mort. Il en faut bien un. Derrière mes lunettes, j'observe avec un certain intérêt le travail de l'homme qui avait accompli ce travail. Enfin, quand on y regardait bien, les blessures étaient dignes d'une auto-mutilation. En y regardant de plus près, on pouvait observer un travail parfaitement fignolé, des blessures qui auraient pû être cautérisées mais qui ne le furent pas. Pas difficile de comprendre le jeu macabre que nous connaissions si bien depuis quelques temps à Gotham City. L'East End pullulait de ce genre de cas atroces, mais généralement, c'était des putes, de simples putes, des putes infectes qui souillaient le sol de cette ville. Rien que des putes, ou des camés, la merde de ce monde en quelque sorte.

<< La victime a le nez arraché, traces de sperme donc viol, multiples blessures et bleus entre les cuisses, donc on confirme les traces de luttes. Lacérations au niveau des poignets, la victime a été attaché. Le téléphone et les somnifères retrouvés nous indiquent qu'elle a eu le choix. En quelque sorte, on lui a arraché le nez et les blessures sont faites à ce que ce soit possible à soigner, malgré le fait qu'elles sont mortelles. La victime s'est laissée vider de son sang. Un jeu des plus macabres. >>

<< Votre avis, docteur Strange ? >>


Me demande Gordon, une fois que les échanges furent faits. Je suis surpris qu'ils m'aient appelé, je ne voyais pas bien ce que mon génie pouvait offrir à ces cancres qui avaient besoin de l'aide du Batman pour gérer le chaos de cette foutue ville. Bien que je ne doute pas connaitre l'identité du monstre qui a fait ça, je préférais laisser la justice se dépêtrer en partant vers d'autres idées possibles. Mais tout cela me semblait fort étrange.

<< Au Mexique, on a souvent ce genre de rituel monstrueux. Parfois, c'est pour indiquer l'endroit où certains pêchent, surement par orgueil. Mademoiselle Shade était une top-modèle très imbue d'elle-même, je pense que l'homme ou la femme qui l'a mutilée voulait lui montrer qu'elle était une simple toxicomane. Le nez coupé pour signifier qu'elle était une droguée, et qu'elle devait surement une certaine somme d'argent à un cartel quelconque en ville. >>

<< Vous pensez sérieusement à un acte de vengeance, Strange ? Est-ce que le Taxidermiste ne serait pas derrière ce genre de jeux ? Ou bien même Nygma ? >>


Me demande Gordon en fumant sa pipe. Pour tout dire, je ne m'attend pas à ce qu'il comprenne mon point de vue. Le mieux était de lui indiquer un mobile possible. Après tout, ce n'était pas un secret si toutes les top-modèles étaient des putes qui se camaient pour paraitre belles, désirables et sensuelles. Rien de plus. Arquant un sourcil, je garde mon sérieux en m'approchant du corps. Il était étonnant de voir des traces de viol, en temps normal, Dollmaker n'est pas un homme qui abuse sexuellement des femmes. Il était un esthète, un artiste, et je doutais que ce soit bien lui. Les deux hommes cités ne sont pas dignes de viols, et ne sont clairement pas dans cet esprit, à moins d'un énième trouble du comportement, mais je doutais sérieusement.

<< Les deux hommes que vous me citez, commissaire, ne sont pas connus pour des faits de viols sur leurs victimes. Je pense plutôt à une affaire de cartels, de gangs latinos. Nous pouvons écarter la thèse asiatique, les gangs de Chinatown, bien que barbares, ne sont clairement pas dans le trafic de la drogue. >>

<< Je note, Strange. On s'orientera par là. >>


Gardant tout mon sérieux, je me garde de donner des précautions, pour tout dire, je n'étais pas payer pour être aimable et encore moins "aidant" au niveau de la police de Gotham City. Si jamais je me trompais, je pourrais dire que le suspect ne correspondait pas au signalement sur le dossier. Après tout, cette ville regorge de surprises, et puis, je pouvais trafiquer quelques dossiers sans que personne ne s'en rende compte. Le futur le dira de toutes manières. Je comprenais le besoin de Gordon d'avoir des informations, mais les différents éléments m'indiquaient que Barton Mathis, Edward Nygma ou encore même Arthur Brown n'étaient pas disposés à pouvoir se permettre de violer. Ils se voyaient comme des génies, des maitres dans leurs propres arts respectifs, mais le viol n'était pas leurs signatures, à aucun d'entre eux. Ce qui était étrange, c'était la similitude entre les actes de mutilation et les jeux que nous connaissions de ces principaux suspects. Rien ne pouvait me confirmer que c'était bien eux. Mais bon, dans un sens, Gordon se débarrassera d'un gang de latinos histoire de redorer le blason de son équipe. Ce sera déjà utile. Prenant le temps de me faire un café dans la salle commune de la morgue, je quitte l'endroit avec mon gobelet, en ayant la satisfaction du travail bien accompli.




Had you ever considered that all this is your fault ?
Your presence creates these animals ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarInvité
MessageSujet: Re: Une nouvelle poupée   Dim 17 Sep - 12:37

Candidat malheureux aux élections de Gotham, Roland Daggett avait prit une claque. Enfin, on peut dire même une fessée, une énorme branlée comparée à Cobblepot et à Wayne. Et pourtant, il avait quand même espéré avoir une victoire, il pensait que l'élite de Gotham City l'acclamerait mais au final, non. Tout ça pour dire que Daggett s'était fait largué par l'electorat des riches, qu'il n'était plus le bienvenue dans la reconstruction de Gotham City, que Daggett n'était plus qu'un moins que rien dans cette ville. Mais ce n'est pas que ça, Daggett venait d'être désavoué par la ville entière de Gotham City. C'était un véritable affront, un crachat lancé envers lui. Mais après toute pensée faite, il fallait reconquérir le cœur de la ville, il fallait montrer que Daggett était là, et qu'il pourrait offrir à cette ville, beaucoup plus qu'il ne pouvait le souhaiter. Daggett était une ordure, et ça ne changerait jamais. Le mieux à faire était d'endormir les bons citoyens de Gotham City et de les faire rêver de doux rêves et de gentilles actions pour les conforter. Le passif serait difficile à faire effacer, mais bon, le jeu en valait peut-être la chandelle. Devenir un Bruce Wayne, ce serait assez pénible et assez ordurier pour un homme comme Roland Daggett, mais après la terrible humiliation de l'élection, il fallait se refaire, et assez vite. Crocker, l'homme de main fidèle de Daggett, s'était tiré après la défaite de son patron, mais bon, il fallait quand même voir le positif, au moins, on avait pas fait un zéro pointé pendant l'élection, c'était déjà ça de gagné. Daggett avait changé d'idée, il allait être plus sournois, moins visible, mais terriblement présent. Déjà, il aiderait Cobblepot, c'était déjà une bonne chose que Wayne se soit banané face au Pingouin, et puis, le Pingouin était un homme d'affaires avant d'être maire, c'était un homme qui voyait le profit avant tout. Un sourire s'étira sur les lèvres de Roland Daggett. Quelle douce pensée lui vint à l'esprit. Il se voyait aux côtés du Pingouin, ridiculisant Wayne, le faisant vendre Wayne Entreprises, le mettant à la porte comme un chien. Détruire Wayne serait une telle jouissance que cela ouvrirait un nouvel âge d'or de l'industrie criminel. C'est alors qu'on annonce la mort de Rachel Shade à la télévision. Son corps sans vie a été retrouvé dans les Lacey Towers, non loin de là où Daggett était. Après tout, lui avait une suite dans les Lacey Towers, et il était pratiquement "voisin" avec cette chère demoiselle. Mignonne, mais complètement défoncée. Elle faisait souvent les gros titres des unes à scandales, quand ce n'est pas Wayne, pour sa consommation de drogues fortes. Elle avait eu la vie qu'elle méritait en quelque sorte, et une fin adaptée. Quand on commence à fumer, on glisse doucement vers une mort longue et douloureuse. Dans son cas, d'après ce que les médias en disent, le meurtre était monstrueux et terriblement violent. Vint alors une idée à Daggett. Appelant Crocker, Daggett décide partir pour le QG du GCPD, et d'improviser un petit discours devant les forces de police, le but ? Provoquer la colère des gens, provoquer la colère du peuple et d'unir les gens. Crocker passe quelques coups de fils, pas seulement à des médias, mais aussi à des casseurs professionnels, des petits cons qui dirigent des groupuscules d'extrême-gauche, des petites merdes fanatiques qui croient encore pouvoir vivre dans un monde sans argent. Le but ? De faire semblant d'unir, de montrer que malgré la mort d'une femme, il fallait rejeter la faute de la libération des monstres aux policiers, il fallait les mettre dans une merde noire, et après tout, ils n'avaient pas encore arrêté la Cour des Hiboux non ? Sur place, Daggett avait rassemblé les médias. Sortant de sa voiture, avec une foule en colère suite à la mort de Rachel Shade, l'homme d'affaires explique aux médias. Ceux-ci étaient peu nombreux, mais c'était suffisant pour faire une belle petite allocution. Dommage néanmoins que la télévision en direct ne soit pas là, cela aurait été profitable pour ses affaires.

"C'est tragique. Quand on sait qu'une femme aussi belle et aussi talentueuse que mademoiselle Shade meurt comme ça, comme un chien, c'est tragique. Mais à qui adresser la faute ? Aux membres de la police, de la justice qui ne fait rien ! Où sont donc ces messieurs Gordon et Specter ? Où sont-ils pour nous expliquer qu'à cause de leur politique inutile, ils ne font rien pour sauver la vie d'éminentes personnes de la ville de Gotham City. D'abord le maire Hady, Bruce Wayne et maintenant une top-modèle, où on s'arrêtera ? Je vais vous le dire moi ! Nous allons tous y passer à cause de la bêtise de ceux qui sont censés nous protéger !"

Retournant dans sa voiture, Daggett vient de se faire confirmer qu'un groupe de casseurs commence à foutre la merde dans Burnley. Une bonne chose, le GCPD sera débordé, et les affaires vont continuer à affluer. Vois la colère du peuple, Gotham City. Le but était de retourner le peuple contre ses maitres, de faire en sorte qu'avec la mort d'une abrutie, on puisse faire en sorte de provoquer la colère. Heureusement, ces petits imbéciles qui allaient "casser" et "faire le bordel" allaient finir emprisonnés pour les prochains jours, mais personne ne se douterait que Daggett était derrière tout ça, il fallait faire un beau spectacle, montrer aux gens que les hommes comme Daggett peuvent changer face au monde. Avec un peu de chance, cela allait faire bouger la fourmilière, et avec un peu plus de chance, peut-être que Specter et Gordon seraient évincés. Cela promettait. Oui, cela allait promettre énormément. En tant que citoyen concerné par l'avenir de sa ville, Daggett se devait de surveiller ces deux hommes qui pouvaient être dangereux. La voiture roulant vers sa propriété privée, Daggett s'autorisa un bon petit cigare, histoire de fêter ce renouveau.
Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
MessageSujet: Re: Une nouvelle poupée   Dim 24 Sep - 22:58


« Une nouvelle poupée »
[ Dollmaker is back ]
_____On ne pouvait pas dire qu’il attendait ce jour depuis que la chauve-souris l’avait aidé à sortir de la demeure de son tortionnaire. Dollmaker n’avait plus donné signe de vie depuis sa tentative d’exterminer le Chevalier Noir et l’un de ses acolytes. Il avait réussi à s’enfuir en se servant de Tim comme une diversion pour concentrer toute l’attention de la chauve-souris sur son disciple aux bords de la mort.
Il avait mis des semaines pour se remettre de ses blessures, des mois d’entrainements pour retrouver sa forme physique d’en temps, retrouver un poids correct, une hygiène de vie de nouveau stable et une santé complètement rétablit. Tout était là, enfin presque.

La santé mentale du garçon était quelques fois corrompu par des excès d’agressivité, des pertes de mémoires, d’hallucination visuelle et auditive. Le travail de Dollmaker faisait son effet, lentement mais surement. Malheureusement pour son tortionnaire, Tim a la tête dure et parvient à retrouver ces esprits très rapidement. Ce sont des choses que le jeune justicier aimerait garder pour lui. Malheureusement, garder ce genre de secret l’a conduit à sa perte dernièrement. Il était hors de question que cela se reproduise. Pourtant, il ne se sentait pas capable d’en parler à Batman. Il avait l’impression, de se sentir faible s’il en parlait, de ne plus être digne de porter son costume, de ne plus pouvoir exercer la moindre fonction en tant que justicier. Des craintes qui forçaient l’adolescent à reculer et à tenir ces distances avec le monde qui l’entouraient.

Il avait été rapidement mis au courant, lui qui avait toujours une oreille sur la fréquence de la police de Gotham City. Les détails du meurtres énoncés rapidement par l’un des policiers suffit pour que le cœur de Timothy s’alarme. C’était lui, c’était donc lui, après tous ces mois passer à se terrer dans un coin égaré de Gotham, le voilà revenu, il était passé à l’action et Red Robin n’a rien pu faire.
C’était le but recherché, Dollmaker cherchait à attirer sa proie jusqu’à cette scène de crime. Peut-être y avait-il laissé un indice dans cette dernière. L’adolescent ne traina pas pour se rendre dans les lieux. Les regards se croisent entre les policiers et le justicier, on entend ses bottes claquer sur le sol de ce long couloir, d’un pas nonchalant.

Il s’arrêta, la scène du crime droit dans ces yeux masqués. Un silence glacial dans l’esprit de l’adolescent, son visage se refroidit, devenu désormais inexpressif à la vue de ce massacre. L’une de ses mains gantées tenaient encore la porte, à croire qu’il craignait qu’elle ne se referme derrière lui par surprise. Dollmaker avait éveillé une part de claustrophobie qu’il ne peut désormais plus nier. Prenant conscience de sa posture en entrant dans les lieux, Red Robin essaya de lâcher cette porte et décoller son regard de la scène de crime, mais il était incapable d’effectuer ces deux actions. Il restait figé, comme perdu dans ces pensées, ces pupilles ne pouvaient se décoller de ce mot qui était écrit sur le mur.


« O R G U E I L »



Ce mot ne le laissait pas indifférent et pour cause, il symbolisait beaucoup de chose dans l’esprit du jeune garçon. C’était le mot qui se répétait sans cesse dans les discours de son tortionnaire. C’était le mot qui définissait à ces yeux le jeune justicier qu’était Red Robin. Un mot qui poignarda en plein cœur l’adolescent, lui rappelant les heures sombres de cette période de sa vie. Ces deux mois enfermés, perdant l’usage de la raison, du temps et de sa forme physique. Ces souvenirs refont surface par de violentes migraines. Red Robin se massa le crâne, descendit doucement en ressentant également une violente douleur sur son œil gauche.

« Monsieur… Red Robin, c’est ça. Est-ce que vous allez…bien ? Vous semblez…troublé ? » demanda l’un des policiers qui surveillaient la scène de crime, comprenant qu’il y avait un intrus dans cette pièce. « Vous ne devriez pas être là. »

«  Je vais bien. » rétorqua l’adolescent en refusant l’aide du policier d’un revers de la main, continuant de se masser le crâne, la douleur s’évaporant au fur et à mesure que les secondes défilent.

Ces yeux se baladèrent enfin, se délivrant de ladite provocation de Dollmaker. Ces pupilles s’affolaient, mais ça personne ne peut le remarquer appart lui-même. Il voit Strange, à quelques mètres de là. Que fait-il ici ? Pourquoi ? Non, il ne doit pas le voir, il ne doit pas se faire remarquer. C’est impossible, il ne peut pas être ici. Comme si le retour de Dollmaker ne suffisait pas. Une goutte de sueur s’écoula le long de son front, c’est trop flagrant. Un geste nerveux, il retira cette sueur qui allait le démasquer et ne quitta pas son regard sur Strange. Il ne faut pas qu’il se montre, il ne doit pas rester. Il entend la voix du policier résonner dans sa tête mais aucune parole n’est traduite dans son cerveau. C’est flou, il recula d’un pas en enfonçant ses doigts dans la porte déjà fragilisé jusqu’à créer plusieurs fissures. Il doit y avoir une raison à cette venue, c’est impossible. Ils sont de mèches, ils travaillent ensemble. Ils cherchent à le nuire, ensemble. L’identité du garçon est corrompue, également son calme olympien, il devient parano. Tout en faisant le moins de bruit possible, il recula encore plus, histoire de quitter la pièce.

« Je n’ai pas besoin d’aide. Je n’ai besoin de personne… »

Sous la colère, la peur, la haine, le stress, les souvenirs douloureux qui refont surface, Red Robin s’est enfuit.
 

Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
MessageSujet: Re: Une nouvelle poupée   Mer 27 Sep - 18:13



   
"L'Orgueil est toujours plus près du suicide que du repentir" - Rivarol


O   R   G   U   E   I   L 

Elle observait les lettres sur le mur, les assemblaient pour former un mot et finalement en comprendre le sens.
Elle savait lire, elle avait appris avec Barbara et les autres mais cela restait non-naturel pour elle, un effort conscient qui demandait plus d'attention que pour la plupart des gens.

Cassandra avait profité de l'absence d'individus dans la pièce dans les hauteurs des Lacey Towers pour s'y glisser après que le corps ne soit amener par les autorités, il y avait sûrement quelques policiers gardant l'entrée mais nul besoin de faire plus attention que cela à sa discrétion, c’était une seconde nature chez elle. Alors qu'elle inspectait les lieux elle repassait en boucle, grâce à une petite oreillette venant des stock du Batman, l'appel que le tueur avait effectué à l'intention des autorités. La Jeune héroïne n'avait jamais entendu cette voix, il sera sûrement nécessaire d'utiliser plus de matériel pour le comparer aux bases de données de la police et du chevalier noir.
Jusqu'à présent les rumeurs semblaient indiquer le retour de Dollmaker, elle n'avait encore jamais croisé cet énergumène mais les différentes informations qu'elle avait rassemblée sur lui faisaient froid dans le dos. Sans oublier ce qu'il avait fait à Tim et ce qu'il aurait fait si il avait eu l'occasion de continuer. Il y a des monstres qui montent la barre des horreurs bien haute, les clowns, les épouvantails et autres hommes-boue sont d'horribles individus mais ils n'atteigne en rien la perversion dont le tueur aux poupées semble capable. Dégoûtant, ignoble, révulsant.

Alors qu'elle observe avec attention le lit sur lequel à été trouver le corps, à la recherche de possibles indices ratés, une tâche plus suspecte que les autres ou autre, elle change de fréquence sur son oreillette. Un petit signal lui indiquait qu'il y avait du nouveau à la morgue où le corps devait être analysé.

Depuis que les autorités avaient reçu l'ordre de ne plus coopérer avec les Justiciers il était devenu difficile d'avoir accès à ce genre d'informations et si certains pouvaient ou osaient encore se présenter sur les lieux ce n'étais pas le genre de Cassandra.
Alors elle était passer dans le coin avant de se rendre sur les lieux du crime pour y cacher quelques micros qui lui permettraient d'avoir le point de vue de spécialistes.

Sur place semblait être présent le Commissaire Gordon, et un certains Hugo Strange. Elle écoutait la discution tout en quittant les lieux du crime, passant par la fenêtre avant de grimper jusque dans les hauteurs grâce à son grappin. A priori il semblait évident pour l'un d'entre eux que le Taxidermiste n'était pas derrière cette affaire, il ne serait pas du genre à violer ses victimes. L'assassine repentie ne connaissait pas grand chose sur l'individu, mais il ne lui semblait pas inimaginable qu'un tel taré ne se laisse aller à de si bas instincts.

De toute manière, les résultats de la reconnaissance vocal du Bat-ordinateur donneront sûrement bien vite une réponse à cette question.
La fouille de la salle n'avait pas donné plus d'information que ce qu'elle savait déjà grâce aux micros, de toute manière elle n'était pas une très bonne détective, habituellement lorsqu'elle travaillait en équipe elle laissait cela à ses coéquipières comme Harper ou Stéphanie mais cette fois-ci elle était seule. Stéphanie avait disparu et avait éveiller en Cassandra un besoin de sur-protéger Harper, alors pas question de l'amener avec elle sur ce genre d'affaire morbide.

Le cas Rachel Shade était bien épineux et de toute évidence elle n'était pas dans les meilleures conditions pour le mener à bien pour le moment. Mais si il y avait une chance que Dollmaker soit lié d'une manière ou d'une autre à cela.... Après tout Tim n'était pas un inconnu pour elle, un ami, de la famille. C'était une motivation déjà suffisante, et c’était sans oublier qu'il y avait une chance de retrouver Stéphanie dans les parages si elle aussi entendait parler de cette histoire.

©️ By Halloween sur Never-Utopia

   
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Une nouvelle poupée   

Revenir en haut Aller en bas
 

Une nouvelle poupée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» ma nouvelle poupée fleur
» une nouvelle poupée frimousse
» Un scoop pour nos poupées !!!!!!!!!!!!!!!!
» Une nouvelle poupée chez WILDE ???
» Ma nouvelle poupée Galina

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Gotham City Rebirth ::  :: Old Gotham :: Lacey Towers-