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 Comme dans les films

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Mafieux
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MessageSujet: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyLun 16 Aoû 2021 - 13:38

Vingt-deux heures trente. Surplombant l'ambiance décomplexée de fin de soirée et de début de vie nocturne, quelques coups de klaxons retentissent, précédé et suivi de crissements de pneus. La Acura TLX réalise quelques appels de phare puis fait rugir son moteur pour dépasser une Rolls à la conduite normale, stressant visiblement les autres véhicules environnants qui illuminent l'avenue de leurs feux stop.

Ce petit jeu de conduite aussi dangereuse qu’agressive se poursuit sur quelques centaines de mètres, ce jusqu'à arriver devant l'une des luxueuses enseignes de l'avenue, moment que choisis le "pilote" pour freiner avec brusquerie. Bien que quelques regards bourgeois se posent, offusqués, sur ce spectacle, l'ouverture des deux portières avant répondent à leurs attentes.


« 然后 ?我们死了吗 [ Alors ? On est morts ou pas ?!], lance avec arrogance le conducteur fou. »

La clope au bec, le sourire narquois, Tian observe son passager, blanc comme un linge. Celui-ci souffle, ferme les yeux et hoche la tête de mauvaise grâce en répondant lui aussi en mandarin. Le taïwanais ricane alors et tire la cigarette d'entre ses lèvres pour souffler un épais nuage de fumée. Le voiturier ne tarde pas à se pointer, à la fois incrédule et inquiet de voir ce genre de client se présenter devant l'un des restaurants les plus huppés de Fashion District.

Qu'importe, le gangster pivote et prend le ticket qu'on lui tend. Il semble alors reprendre contenance bien qu'une pointe de malice s'échappe d'entre ses yeux en amande lorsqu'il lâche quelques mots discrets au jeune homme qui s'installe à sa place, le moteur tournant toujours :


« Les freins sont assez chauds, ne les sollicitent pas trop en la baladant dans le quartier, d'accord ?

L'incrédulité autant que l’inquiétude du gamin semblent grimper en flèche alors qu'il entre-ouvre la bouche pour balbutier :

- Mais- je... monsieur, j'vais p- je ne... vais pas...

Il est interrompu par le chinois qui le "chut" avec douceur. Un bras sur la portière, il se penche en avant, plongeant son bras droit dans sa veste ouverte. Le voiturier ne manque évidemment pas le Sig qui se balance sous son nez, jusqu'à ce qu'un billet de vingt le ramène à la réalité.

- Mais si que tu vas le faire. Il y a un Grant pour toi si l'habitacle est bien frais et que tu reviens sans bosses ni griffures, bāohán ? lâche Tian avec un clin d’œil. »

Ne laissant ni le temps de discuter, ni même celui de cogiter, l'asiatique glisse son billet de vingt dans la poche de veste du jeune homme puis recule et claque la portière. Il ne le laisse néanmoins pas démarrer sur le champs, allant pour contourner le véhicule par l'avant. Cependant, bien décidé à parachever le tableau du nouveau riche chinois excentrique, il souffle une nouvelle bouffée de sa cigarette, la jette dans l'avenue puis se lance dans une glissade sur le capot pour retomber avec adresse sur le trottoir.

Posant les bras en croix, Tian a tôt fait de s'apercevoir que son comportement suscite plus de moquerie et de dédain qu'autre chose, ce pourquoi il les laisse retomber lourdement avant de refermer sa veste et lâcher, d'un ton très acerbe :


« 尽量鄙视我。» [Méprisez moi tant que vous le pouvez.]

Ainsi, retrouvant finalement l'attitude propre à un homme de son rang et de sa fonction, il se met en marche, suivi de près par Tao, son garde du corps pour la soirée. Se faisant ouvrir par le portier, il lui adresse un hochement de tête et pénètre dans l'antre du luxe. Alors, contrairement à lors de sa rencontre avec Yamashita, il se rends lui-même à l'accueil pour s'annoncer, sous son nom d'emprunt bien sûr, et se faire emmener à la table réservée pour lui-même et Falcone. Restait à voir si ce dernier l'avait devancé ou si Tian était le premier arrivé au rendez-vous.
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Mafieux
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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyLun 16 Aoû 2021 - 15:28

La ponctualité est affaire de normalité. Quand vous êtes un homme d'affaires, la moindre des choses est de montrer son respect à la personne en arrivant à l'heure-dite sur un tel ou tel lieu de rendez-vous. Pour les rendez-vous amoureux, étrangement, le retard est parfois nécessaire, afin de satisfaire une espèce de désir de l'autre. Mais dans les affaires, c'était différent. Surtout dans les affaires de la mafia de Gotham City. Une limousine s'arrêta devant le lieu de rendez-vous : Un restaurant des plus faméliques. Mais qui avait un certain charme désuet comme on les aimait. La portière s'ouvrit et des pas retentirent sur le trottoir, tandis que le chauffeur resta près de la somptueuse voiture. Founder's Avenue et ses merveilles, ses beautés, son cycle de vie nocturne. Un cycle qui ne changerait jamais, vraiment jamais. La voix du propriétaire de la voix se fit entendre, et le chauffeur écouta.

"Laisse la voiture dans le secteur, et attend qu'on t'appelle."

Dit-il d'une voix calme en italien classique. Les affaires n'étaient pas bonnes en ce moment, et le Pingouin raflait la mise sur de bonnes affaires, et fatalement, il commençait aussi à se faire voir un peu trop en politique. Il parlait beaucoup, chaque jour passait, et on entendait la voix de cet insupportable laideron qui pleurnichait ou qui ramenait sa fraise sur les ondes radios. Pas un seul instant ne se passait, sans que l'on entende ces trois mots immondes : Oswald. Chesterfied. Et Cobblepot. Rien que ce nom : "Cobblepot" était une tâche sur cette ville que le Romain aimait tant. Mais c'était aussi une chance. Cobblepot était trop ivre de sa guerre politique pour oublier temporairement les affaires, et dans ce milieu, vous savez ce que c'est ... Les affaires sont les affaires. Cesare Regoli était un homme intelligent, mais très prudent. Toshiro Yamashita était un homme emprunt d'honneur, mais qui se contentait de quelques bribes à Chinatown. Et en attendant, la pègre de Gotham était toujours aux bottes, en grande partie, de ce stronzo de Cobblepot. Mais l'heure était venue de préparer la guerre. Profitez de la paix, enfants, la guerre sera terrible. Une pensée amusante, pour une phrase légèrement revisitée qui venait de ce très cher Winston Churchill. Il était vingt-deux heures vingt, et le Parrain était légèrement en avance. Bien choisir son temps, pour repérer les lieux.

Le restaurant était plutôt agréable, bien choisi. Des convives étaient déjà présents, et savouraient un repas, certes tardif, mais toujours agrémenté de ce qui faisait de mieux à Gotham City. Cette joie de vivre, dans une ville aussi sombre que dangereuse. Lorsque le vieux parrain entra dans la grande salle de restaurant, son œil s'attarda sur la place au loin qu'on lui avait attribué, tandis que tous les regards étaient braqués sur le légendaire Carmine Falcone. Ce même Falcone qui avait dirigé la ville pendant des années, dans l'ombre. Ce même Carmine Falcone qui avait résisté aux balles de Luigi Maroni, ce même Carmine Falcone qui avait été brisé, lors du sinistre Long Halloween, mais qui revenait en force. Les regards se braquèrent sur le parrain, sur l'ancien maître de cette ville qui l'avait exilé, qui l'avait forcé à quitter Gotham City pour aller s'installer au Japon. Mais il n'en avait cure maintenant. Il était de retour, et il comptait bien reprendre ce qui lui appartenait de droit. Il était le Romain. Ni plus, ni moins. Il se devait d'être un conquérant, et non une loque. Il se devait d'être le seigneur de cette ville, et non un simple serf, ou un vil paria. Certains hommes sont nés pour être des esclaves, tandis que d'autres sont là pour diriger, et c'était ce qu'était Carmine Falcone. Un seigneur. S'avançant vers le maître d'hôtel, le vieux parrain ordonna qu'une bouteille de champagne soit servie dans une vasque avec deux verres. Le champagne pour discuter, était un "must oblige" afin de montrer que la richesse n'était rien pour un homme comme Carmine Falcone. Rester dédaigneux vis à vis des petites gens, voila qui se devait d'être un credo. Mais ce soir, on allait discuter ouvertement de certaines petites choses, notamment d'un homme qui cherchait à se faire connaître. Le vieux parrain avait entendu parlé d'un homme que Toshiro Yamashita semblait avoir en haute estime. Bien que Chinatown ait jadis été, une des rivales les plus dangereuses de la pègre italienne, l'accord trouvé avec Yamashita était parfaitement clair en terme d'alliance.

D'un geste machinal, le vieux don Falcone épousseta son costume avant de pénétrer dans le coin du restaurant dans lequel on avait organisé sa soirée. Un coin légèrement retiré, mais assez visible par les autres convives. Se montrer, pour rassurer, mais aussi pour se fournir un alibi, au cas où la soirée pourrait être des plus ... Pimentée. Milos Guapa, dit "Le Protecteur", était à ses côtés. Imperturbable, debout, comme toujours. Protégeant son patron, comme il le savait si bien le faire. Dans l'esprit de l'homme de main, ce n'était qu'une soirée habituelle, dans laquelle, les petits complots devenaient monnaie courante et où les affaires étaient belles et biens conclues. Dans l'encre ou dans le sang, tout ce dépendant des réactions suscitées lors des échanges. Vingt-deux heures trente, et voila que l'autre convive arriva. Mené par le même maître d'hôtel qui venait d'installer le vieux Don Falcone à cette table en retrait. Carmine était assis, observant l'homme qui arrivait, droit dans les yeux.

"Ainsi nous nous rencontrons, monsieur Hong. J'ai beaucoup entendu parlé de vous. Aimez-vous le champagne ? C'est une très bonne année, et je pense que cela peut vous plaire. Je vous en prie, asseyez-vous."

Imperturbable, le vieux parrain observait l'homme qui venait d'arriver d'un regard froid et sec. Un homme comme Carmine Falcone n'était pas à prendre à la légère, et surtout, il n'était pas de bon ton de se moquer de lui. Malgré les horreurs qui sont arrivées, vous n'imaginez pas combien de gens le pouvoir des Falcone peut toucher. Et même dans une mort probable, l'emprise du Romain sur la ville ne serait pas ôtée du jour au lendemain. La fidélité est une chose nécessaire dans le clan Falcone. Elle importait. En était-il pareil dans les différentes triades asiatiques ? Le vieux parrain le saurait bien assez tôt.


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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyLun 16 Aoû 2021 - 19:39

A chaque pas, le taïwanais pouvait sentir la boule dans son estomac s'alourdir. C'était toujours le même cinéma lors de ce genre de rencontre, la sensation d'arriver au bout du chemin, c'est aussi pour cette raison qu'il avait augmenté sa consommation d'opium et de morphine lorsqu'il avait pris du galon. A présent, impossible de savoir si c'est juste le stress ou la constipation qui lui causent ces sensations.

Et malgré toutes ces tribulations intérieures, le dos parfaitement droit, le regard pointé sur son guide, la démarche assurée et retentissante, Tian présentait merveilleusement bien, poursuivit par des regards seulement emprunt de curiosité. Ce petit manège s'arrêta finalement lorsque, un peu à l'écart pas trop non plus, le maître d'hôtel lui désigna la table et, avec une révérence, s'en fut sans empressement.

Parfaitement indifférent, Tian avait déjà braqué ses sombres mirettes sur la célébrité avec qui il allait partager ce repas. A n'en pas douter, son comparse à ses côtés devait en faire de même avec le gros bras du Romain. Ainsi demeurèrent-ils à leur place jusqu'à ce qu'il invite Tian à prendre place, ce que ce dernier fit après avoir ouvert sa veste, avec le calme et le flegme de rigueur, ne se permettant finalement de répondre que lorsqu'il fut convenablement installé.


« J'ai su apprécier certains mets français durant ma dernière affectation, commença t-il en en joignant sobrement ses mains devant lui, posées sur la table, mon piètre palais s'en remettra néanmoins à votre expérience. Vous me voyez honoré de vous rencontrer, monsieur Falcone. »

Appuyant ses mots, le gangster se courba légèrement vers ses mains jointes en signe de révérence. Lorsqu'il se redressa, un léger tic de l’œil gauche fut perceptible bien qu'aussitôt évanoui pour reformer cette expression neutre, neutre mais pas indifférente. Il s'autorisa alors à reprendre la parole, résistant cette fois à l'envie d'esquisser un sourire en coin.

« J'ose espérer que les ragots qui m'ont précédé n'ont pas fondé trop d'attentes à mon égard, je me félicite néanmoins qu'elles en aient crées suffisamment pour hâter notre rencontre.

Ce qu'il se permettra opportunément d'omettre, c'est que les siennes demeuraient encore floues. Quand bien même le nom des Falcone ne lui était plus étranger depuis des années, ses piètres ressources en renseignement au sein de Gotham ne lui avait permis que de dessiner un portrait grossier de cet homme comme de son organisation. Fort heureusement, elles demeuraient suffisante pour qu'il ne prenne pas cette entrevue à la légère.
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Mafieux
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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyMer 18 Aoû 2021 - 12:51

"Monsieur Yamashita semble suffisamment parler de vous pour que vous puissiez m'aider."

On dit qu'une discussion doit être agrémentée d'un bon repas. Mais parfois, même les bons repas ne font pas oublier les balafres et les vieilles haines tenaces qui peuvent entraver une paix durable dans un monde de violences et de querelles anciennes. Mais le vieux parrain saurait faire fi de cela, et il continuerait à nouer de redoutables alliances, dans l'optique de reprendre Gotham City. C'est alors que les présentations sont faites, et qu'une serveuse, assez jolie, bien maquillée telle une jolie poupée, vint à notre table, dans l'optique de faire ce pour quoi elle est payée. Prenant un calepin, et un stylo, elle semblait légèrement distraite par la présence de deux personnalités qui n'étaient pas vraiment des citoyens lambdas, disons-le franchement.

Tabitha Sunrise : "Que désirez-vous, messieurs ? Avez-vous fait votre choix ?"

Posée dans sa voix, calme, elle restait parfaitement professionnelle. Bien. Elle ne se laissait pas décontenancée malgré la présence dominatrice d'un homme tel que Carmine Falcone. On pouvait distinguer que la jeune femme savait s'imposer dans la parole et ne se laissait pas dicter ses affirmations. Bonne chose. Sujet tout à fait intéressant pour le moment, Falcone prie intérieurement pour qu'elle soit plus intéressante qu'elle n'y paraisse de l'extérieur, d'après ce que le Romain en juge. Après tout, elle était l'hôtesse qui les accompagneraient dans ce repas. Refermant son menu, Don Falcone le reposa délicatement, non sans un sourire charmeur envers la jeune femme. Milos reste attentif aux moindres gestes venant des alentours. Il fera même un petit tour en cuisine, histoire de voir si quelqu'un ne tente pas d'empoisonner le repas. Le poison est une arme de femmes, et dans les familles, ce n'était pas le moyen le plus utilisé, mais il fallait parfois se méfier. Gotham City avait bien changé, malheureusement.

"Le veau marengo, avec un excellent vin français pour la viande. Ajoutez des champignons, des morilles. Ce sera parfait. Quant au vin : Choisissez-le pour moi en accord avec ce plat, je vous fait confiance. Et vous, monsieur Hong ? Que prendrez-vous ?"

Mais il était temps de laisser les discussions fleurir aux autres moments les plus forts. La véritable raison de cette entrevue serait bientôt connue, et il faudra faire en sorte que chacun des gens présents connaisse son rôle. Pour le moment, certaines familles avaient accepté de revenir dans le giron des Falcone. Par exemple : Cupides et avec énormément d'intérêts, les Galente seraient prêts à toutes les courbettes pour satisfaire leur soif de pouvoir. Les Maroni, plus enclins, acceptèrent à contrecœur de rejoindre le nouvel étendard de la mafia, beaucoup de familles acceptèrent cet état de fait, et avec le discours du parrain dès son retour à Gotham City, tout s'était maintenant organisé pour que cet avenir probable puisse marcher. C'est alors que Milos Guapa prit la parole. Il se devait d'énoncer les termes de la rencontre. C'est alors que le colosse qui servit de garde à Carmine Falcone, prit la parole.

Milos Guapa : "Au terme de cette rencontre, les deux parties devront respecter la trêve et à ne se livrer à aucun acte déshonorant. C'est un code valable pour toutes les pègres. Le respect."

"Merci Milos."

Conclu le parrain qui observait le jeune asiatique avec un certain flegme dans le regard. Il serait temps de passer aux choses sérieuses oui. Milos parlait en véritable livre des traditions, il était le "Gardien", celui qui protégeait le patriarche Falcone, mais aussi celui qui gardait les traditions bien ancrées dans la famille. Il avait fait des choses, de terribles choses à une époque, notamment au sujet de ce bébé qu'il avait dût mettre dans un incinérateur, mais que Louisa Falcone supplia d'épargner alors que la grille chaude était à peine ouverte. Elle avait offert à Milos certaines compensations matérielles et il avait épargné le bébé, contre la volonté de Carmine Falcone, qui lui, ne voulait qu'un héritier mâle, et non une fille. Le bébé fut placé dans une famille d'accueil aux USA, et jamais plus, on entendit parler de cette histoire. Mais cessons de parler de choses qui fâchent, laissons maintenant la Pègre agir comme il se doit. La serveuse était partie, et Milos l'avait suivie en cuisine. Pour donner ses ordres, et surtout, pour observer si on essayait pas d'abattre le parrain Falcone. Un homme prudent doit protéger comme il le peut.

"Parlons simplement, monsieur Hong. Je veux d'abord savoir ce que vous pensez de Gotham City. Et surtout, quels sont vos plans à long terme."

Calme, serein, le Parrain jaugeait l'homme en face de lui avec un calme des plus olympiens. Grave, de marbre, il s'attendait à encore entendre les mêmes ambitions, les mêmes rêves que tous ont jadis partagé : L'argent facile, le pouvoir, les femmes. Vanités parmi d'autres vanités, Carmine Falcone avait connu ces mêmes envies, mais la vieillesse lui a apporté la sagesse de comprendre ce qui était vraiment le plus important dans cette ville : La comprendre. Ce n'était pas une ville comme Rome, ou encore Chicago, ce n'était pas le genre de ville que l'on pouvait comprendre, il fallait essayer de survivre à cette ville, et saisir ce qu'elle était : Une ville formidable où tout pouvait arriver, les bonnes comme les mauvaises. Le plus important était de trouver ce qui était nécessaire pour y vivre en tant que vainqueur, en tant que conquérant. Car c'est cela, Gotham City. Une conquête qui méritait d'être inscrite dans les livres d'histoires, comme les conquêtes de César, ou d'Alexandre le Grand. Voila le véritable enjeu de Gotham City. Crée pour éprouver les forts et terminer les plus faibles. La bouteille de champagne arriva et les verres furent distribués.

"Je bois à votre santé, monsieur Hong. En espérant que certaines affaires vous portent chance. Et que cette soirée soit bénéfique pour chacun d'entre nous."


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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyJeu 19 Aoû 2021 - 19:37

Ainsi donc, Yamashita avait suffisamment confiance en lui et en la Famiglia pour avoir annoncé son existence. Il s'agissait là d'un compliment qui aurait pu bouffir d'orgueil le taïwanais si cela ne présageait pas l'attention d'autres personnes aux intérêts divergents. Ainsi allait les affaires, une foutu course effrénée au profit et à la violence dont on ne ressortait que de deux manières, fauché par les dettes ou par le fil de l'épée, souvent les deux.

Un léger claquement de talon indiqua à Tian que son acolyte avait pivoté dans son dos, ce qui lui permis aisément de comprendre qu'une personne approchait et lui épargna le soucis de répondre à Falcone en présence d'une inconnue, et qu'elle belle inconnue.


Tabitha Sunrise : "Que désirez-vous, messieurs ? Avez-vous fait votre choix ?"

Enfin, Tian avait daigné cesser de braquer son regard sur son homologue, jaugeant la serveuse d'un mouvement d'yeux vif. Un léger sourire gourmand n'apparut au coin de ses lèvres que lorsque le menu fut déployé pour le masquer.

Ironiquement, lui qui avait gardé l'habitude de manger chinois, même en Australie, les plats qui lui étaient proposés ne lui inspirait pas grand chose. Voilà à quoi l'on s'exposait en allant dîner en terrain neutre. Néanmoins, lorsque le Padre eut passé sa propre commande, il referma calmement son menu après avoir effacé son sourire. Malgré tout, son regard pétilla légèrement lorsqu'il se permis de regarder plus franchement la serveuse, répondant :


« Un tataki de thon rouge avec son légume. Vous me l'accompagnerez avec votre meilleur vin de Shaoxing. Le meilleur. Termina t-il en plantant brusquement un regard froid dans les yeux de la serveuse. »

Malgré le ton parfaitement très neutre et maîtrisé, le message était on ne peut plus clair. Si il avait un piètre palais pour les mets d'occident, il saurait juger avec sévérité ce qu'on lui présente comme des produits d'extrême-orient.

Son attitude était évidemment à l'image de sa position à Gotham. Tout juste tombé du bateau, peu au fait des us et coutumes des locaux, il se devait à la fois d'entrer dans le moule autant que d'en déformer certains contours. Ce serait une grave erreur que de vouloir imposer les manières des Triades à celles et ceux qui tiennent cette cité mais il demeurait néanmoins indispensables de les forcer à quelques "chinoiseries". Ce n'est qu'ainsi que Tian pourrait jauger leurs qualités et leurs faiblesses.

Quoi qu'il en soit, la serveuse partie. L'homme de confiance du Romain suscita chez l'asiatique sa première réaction franche de la soirée. Un simple haussement de sourcil, bref, suivis d'un clignement d'yeux trop lent pour être naturel. Non, le regard n'était pas monté au ciel, il n'y avait pas eu de sourire en coin ou d'air narquois, ça, un chef de Triade ne le serais pas permis. Il n'en avait pas moins ravalé l'exaspération de celui qui se sent traité comme un chef de gang.

De la part de plus faible que lui, il se serait permis une réplique cinglante, mais il n'avait pas affaire à plus faible que lui. Quand bien même l’élévation de son rythme cardiaque lui inspirait déjà quelques pirouettes pour expliquer clairement sa vision du respect à Milos, ç'aurait été lui donner raison que de se comporter comme un malfrat de bas étage, tout ça pour une phrase qui relevait probablement du rituel.

Aussi, d'un geste humble, Tian acquiesça, suivi de très peu par un Tao qui lisait sans peine les tourments de son chef et élève. Pour sûr, ils ne manqueraient pas de débriefer cet élément de la rencontre.

Finalement, c'est en répondant à Carmine que le chinois décida de se dérider. Les expressions demeuraient subtiles, calmes, posées, néanmoins, son ton se fit moins neutre, plus franc, plus passionné. Lorsqu'il fallait mettre carte sur tables, il n'était jamais à la manque.


« Gotham.. surprenante. Lorsqu'on vous vend l'Amérique, il n'est question que de grattes-ciels, banlieues génériques, campagnes remodelées, une publicité bien rodée dans laquelle tout le monde s'imagine pouvoir être comme les autres, entrer dans le rang pour une vie longue et sans saveur.

Gotham est tout le contraire de cela
, lâcha t-il en dévoilant finalement une petite partie de ses dents brunies par le tabac et l'opium, j'ai quitté Hong-Kong pour découvrir sa sœur insoupçonnée et la rencontre ne peut que me ravir. »

Se coupant l'espace d'une seconde, le gangster se réajusta sur sa chaise afin de pouvoir se pencher légèrement vers la table, y prendre plus d'espace et faire ressortir son visage buriné.

« J'ai, bien sûr, à cœur de m'assurer des intérêts de ma famille, monsieur Falcone, mais cette cité est un défi. Un défi lancé à tous ceux qui refusent d'être personne. Quel meilleur endroit pour devenir le visage du "péril jaune" ? termina t-il en encadrant ses traits d'un élégant mouvement de main. »

Il se repris ensuite, retrouvant une position moins envahissante et plus formelle, tel un artiste redevenant stoïque une fois le rideau tombé. Si il aurait eu grande peine à cacher au Romain son désir d'écrire la fin de sa légende ici, entre ces murs, il lui avait été néanmoins aisé de détourner le propos. Il ne restait qu'à espérer que ses figures de style ne sèmerait pas l'image d'un homme prêt à tout écraser pour se hisser au sommet. Après tout, les opportunités se font bien rare si vous n'avez personne pour vous les offrir.

Enfin, avec un timing presque surnaturel, le champagne leur parvint et leur fut servi. En levant sa propre coupe, le toast de Falcone ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd, faisant oublier sa susceptibilité au taïwanais, une expression plus chaleureuse lui traversa le visage lorsqu'il lui rendit la pareille.


« A votre santé monsieur Falcone. Puisse la grande Famille retrouver la place qui lui est dû et cette soirée y contribuer. Lança t-il avec sincérité avant de s'offrir une lampée du précieux et fin breuvage. »
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Mafieux
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Carmine Falcone
MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyMer 25 Aoû 2021 - 14:06

Je lève mon verre pour répondre au toast que l'homme porte, et en espérant que les choses s'améliorent pour nos affaires, tandis que nos ennemis se doivent de péricliter. Mais ce maigre toast n'était pas une simple épitaphe, c'était une promesse. Une promesse de lendemains biens meilleurs que prévus. Vous savez ce que c'est de se dire que cette ville peut être à la fois le théâtre des pires ignominies, tandis qu'elle peut se révéler douce à la fois ? C'est l'ironie en elle-même personnifiée. Tian Hong : Un personnage presque attrayant, amusant même, bien que les alliances avec les triades ne faisaient pas vraiment parti du vocabulaire de la Mafia. Contrairement à la première pensée que j'eus, il avait de la suite dans les idées, et il n'était clairement pas un cinglé de l'asile de minables qui aurait dût être rasé depuis des années, quand j'étais au pouvoir. Mais je sous-estimais ces monstres, c'était ma faute, mais maintenant, je ne ferais pas deux fois la même erreur. Un homme avec une certaine trempe, une certaine envie, cela se sentait quand je fixais le jeune asiatique en face de moi. Je repensais aux autres : Cesare Regoli : Un homme qui en imposait et qui confirmait ce que je pensais de lui dès ma première rencontre avec cet homme. Il avait des couilles et un sens de la grandeur qui le mènerait loin, très loin, à condition qu'il ne fasse pas le con et qu'il s'attire les foudres des autres rivaux ou même des justiciers de la ville. Toshiro Yamashita : Un vieux, un ancien qui avait des burnes là où tant d'autres n'en avaient pas. Si on pouvait compter sur un homme de main, un combattant aguerri, qui connaissait le terrain et qui avait pas peur de plonger les mains dans la merde, c'était exactement l'homme qu'il nous fallait. Il avait des couilles, et dans la Mafia, on avait besoin d'hommes qui en avaient. L'assemblée dans le restaurant était calme, on discutait à tout va et les odeurs de cigarettes, de cigares et d'alcool fort se ressentaient, pour l'alcool, surtout dans les haleines de ceux qui buvaient. Je ne buvais pas, ou même assez rarement, je tenais, pendant les affaires, à avoir l'esprit clair et à savoir ce que je dois faire. Mais le cigare, ça, je ne pouvais pas faire une exception là-dessus. Les politesses étaient rendues, les formalités réglées, maintenant, il était temps de discuter un peu de ce qui allait survenir.

"Je vois que l'on a un point commun, monsieur Hong."

Je me permet enfin de prendre la parole. J'avais besoin de dire mon ressenti sur cette affaire qui m'intéressait. Je me mis à raconter comme la vie était réglée avant tout ça. Regardant lentement en direction des cuisines, je tenais à ce que cet homme m'écoute attentivement sur la façon de voir Gotham City.

"Que voyez-vous quand vous voyez Gotham ? Quand vous l'observez ?"

Ces phrases, je les ai dites il y'a quelques instants, mais pendant un moment, je reste songeur, tandis que je regarde cette ville, à travers la fenêtre, qui brillait de mille feux, magnifique, splendide. Délicieuse. Les Familles de Gotham, ça, c'était un rêve d'unification, c'était une paix relative entre truands, entre criminels de la haute, ceux qui savaient comment mener cette foutue cité à la baguette. La ville de Gotham n'était qu'un égout pour certains, enfin, même beaucoup de gens pensaient que Gotham City n'était qu'un caniveau où les ordures s'empilaient au fur et à mesure que le temps passait. Ils se trompaient. Gotham était une femme, une plante, une rose, une créature métaphorique que l'on ne pouvait qu'aimer, il fallait la traiter correctement, il fallait la rendre heureuse, il fallait bien la gérer, et les fruits les plus doux parvenaient enfin au bout. J'avais travaillé tellement dur, jadis, j'avais fait d'une terre stérile, un havre, un Éden sur Terre, pour moi et les miens. Mais comme dans tout Éden, le serpent se place et attend de tenter les plus imprudents. J'avais commis deux erreurs autrefois, deux erreurs que je me devais de purger une fois que Gotham City serait à nouveau dans mes mains. Ce qui serait sans doute pour très bientôt. Un long silence se fait. Puis, je reprend d'une voix calme et posée, tout en fixant l'homme en face de moi droit dans les yeux.

"Laissez-moi vous dire ce que moi, je vois. Au travers des ombres de la ville, je vois encore Gotham telle qu'elle était, telle qu'elle souhaite redevenir. Je vois un paradis, le jardin d’Éden parsemé des fruits les plus doux, prêts à être cueillis. Je vois une ville qui s'offre, prompte à satisfaire tous nos désirs ... Et cela a prit fin quand Gordon est devenu commissaire."

Toujours ce long silence, mais la mention du nom de Gordon était pour moi, comme un crachat. Je n'avais jamais perçu comme une vraie menace ce petit flicaillon de Gordon, mais depuis qu'il avait prit le poste de Loeb, tout s'était mal goupillé, et il avait craché sur notre ville, il avait craché sur tout ce que nous pouvions lui offrir. Tant pis pour lui, il serait la première victime du grand combat qui se déroulerait très bientôt. Gordon serait traduit devant les tribunaux, il faudrait penser à monter un complot pour le faire descendre, pour l'humilier et l'éliminer de la scène de la ville.

"Cette ville n'est pas censée appartenir à des monstres, monsieur Hong. Mais à des hommes, comme vous et moi. Nous en avons décidé, il y'a des années, de ce qui était prévu pour cette ville. Il est temps pour nous de la reprendre à ces fous furieux, tels que Gordon, Batman, Black Mask, Joker, Catwoman ou cette petite merde de Cobblepot."

Je n'appréciais pas que Gotham City puisse être dans la paume de cette ordure d'Oswald. Une vraie saloperie qui vous trahit, qui vous poignarde dans le dos, et c'était sûrement lui qui avait fait assassiné mon cousin Louis Falcone, jeté du haut d'un dirigeable, avec le sourire en plus. Surtout qu'à l'époque, c'était LE dirigeable du Pingouin. Pour ce qui était des malades de l'asile d'Arkham, ils étaient eux aussi un danger, un danger que l'on ne pouvait ignorer, et que seule la chaise électrique pouvait nous en débarrasser. Si tout se passait à merveille, alors un politicien serait nommé, et passerait en revue la possibilité d'exécuter toutes ces ordures en les faisant griller au barbecue. Et je ferais moi-même office de bourreau si c'était nécessaire.

"Il est temps que notre jardin puisse fleurir à nouveau. Nous devons unir nos syndicats afin de posséder une force de frappe conséquente. Nous devons revenir aux fondamentaux, et reprendre une place des plus ... fortes dans cette ville. Puis-je savoir à combien s'élèvent vos honoraires pour vos services ?"

J'avais terminé. Pour le moment. Imperceptible, je me repositionnais sur ma chaise, après avoir salué les serveurs qui s'approchaient de la table pour nous servir, en cernant les différents invités dans la grande salle. Il verrait maintenant comment je vois Gotham City, comment je la sens, comment je la respire. Gotham avait été ma ville, et la seule chose pour laquelle je me suis battu toute ma vie. Il fallait maintenant prendre les devants, et j'espérais, sincèrement, qu'il verraient et qu'il accepterait la vision que j'ai de Gotham City. Pour ma part, avec l'argent qui ne valait plus grand chose en ce moment, seule la loyauté et la fidélité étaient de mises. Et pour le moment, Gotham City avait besoin de ses traditions. En temps de guerre, on mise toujours sur le passé, sur quelque chose qui raccroche les gens à ce qu'ils ont connu autrefois. Le changement ? Ce n'était pas pour maintenant.


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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyDim 29 Aoû 2021 - 1:18

Se relaxant progressivement, le taïwanais profita avec un certain plaisir de l'alcool lui réveillant la gorge. Les présentations, en plus de se dérouler à merveille, ne manquaient pas d'éveiller un certain plaisir chez lui. Quand bien même devait-il conserver une certaine droiture, un visage en bonne partie dénué d’émotions, il aurait sûrement pu passer toute la soirée à écouter son homologue disserter sur la ville, évoquer son histoire, ce qu'elle fut, ce qu'elle est devenu, ce qu'ils pouvaient en faire à présent.

Peut-être est-ce pour s'éviter d'avoir l'air trop captivé qu'il sorti calmement un étui à cigarette, en tirant une sans perdre le fil des paroles du Romain pour ensuite se la faire allumer par son homme de main. Derrière ce léger écran de fumée, Tian pouvait plus posément se projeter l'équilibre précaire dans lequel leurs organisations se trouvaient.

Se battre contre les forces de l'ordre, contre la Justice, c'était une chose, mais même si il s'était bien préparé à l'idée d'être confronté à des forces plus libres, il n'aurait pas cru que ces arrivistes sans foi ni loi eussent l'audace de tenir la ville à ce point. Depuis quand les mégalomanes, les timbrés, les petites frappes et les miliciens pensaient tenir cette ville ? Quand avaient-ils oubliés les règles tacites régissant les affaires et la Justice ?

Tout cela, l'asiatique l'avait appris avant d'être considéré comme un homme. L'amer rappel de Perth lui était resté en travers de la gorge pendant des mois. Ni flics, ni innocents, les nobles Triades n'avaient rien à voir avec les Cartels de psychopathes sanguinaires ou les animaux enragés à la solde des seigneurs de guerre africains. Si cette ville était en proie à cette folie, comme le disait Falcone, c'était à eux de la sauver d'elle-même, lui rappeler froidement les règles qui font tourner leur monde.

Mais pour l'heure, une question, amusante, avait été lâchée par son interlocuteur. Alors que les serveurs s'affairaient à poser les assiettes, présenter les bouteilles, remplir les verres, le gangster écrasa son mégot dans le cendrier qu'il avait rempli durant le laïus, esquissant enfin un autre de ses sourires peu ragoutant pour répondre, calmement, en présence de témoins.


« Comme je vous l'ai dit, monsieur Falcone, j'ai à cœur certains intérêts, notamment pécuniaires. Néanmoins, je ne suis ni mercenaire, ni trader. En homme d'affaire chevronné tenant en haut respect un potentiel partenaire tel que vous, j'attends de pouvoir signer un partenariat mutuellement profitable. Commença t-il en dépliant légèrement sa serviette pour la poser sur ses genoux. »

Malgré le léger désarroi de son serveur, un simple regard transperçant suffit à Tian pour que le jeune homme se reprenne et termine le service, lui permettant lui aussi de poursuivre à l'adresse de son noble interlocuteur. A noter que son sourire avait disparu et qu'il se donnait à présent un air plus formel et mécanique, comme si il récitait une leçon dont il n'avait pas encore maitrisé tous les aspects.

« Il n'a jamais été dans mon intention de me mettre au service de qui que ce soit. Pas plus que je n'ai été traversé de l'audace de tenir cette ville seul, ou pire, accompagné de monstres de foires. »

Discret, presque imperceptible, Tao, observant les tables alentours, eut néanmoins un tic l'espace de quelques secondes, comme si son esprit insistait pour étirer ses lèvres en un sourire. Quoi qu'en dise le chef de la Division Gùn, il avait déjà son lot de monstre jusque dans ses plus proches collaborateurs. Disons pour sa défense qu'il s'agit de tarés de la vieille école. Quoi qu'il en soit, n'ayant pas conscience de l'indice laissé par son homme de main, Tian laissa les serveurs s'en aller et pris son verre à vin, décidé à vérifier la qualité du "meilleur", mais pas avant d'avoir fini de parler.

« La Chine a changé. Certaines Triades n'ont plus la noblesse qu'on leurs prêtaient par le passé. Chinatown est morcelée, désunie, je ne peux mettre la mettre au pas sans créer casus belli. A quoi bon prendre le quartier par la force si les miens doivent en subir les conséquences à l'autre bout du monde ?

Yamashita n'a pas le pouvoir de me faire prévaloir sans menacer l'union des quartiers asiatiques. Vous, monsieur Falcone, pouvez m'offrir un avantage plus que décisif et me permettre de refaire de Chinatown un bloc solide. Je tiens réellement à signer un accord mutuellement profitable, il va donc sans dire que ce gain d'organisation doit permettre à vous même et monsieur Yamashita de compter sur le Bambou Uni dans les initiatives à venir, en ayant à ne vous référer qu'à moi.


Inutile de le demander franchement mais le mafieux attendait l'avis du Romain avec impatience. Si sa personnalité et ses faits d'armes suffisaient à tenir en respect la racaille et regonfler lentement son organisation dans le quartier, grappiller de l'influence et du pouvoir en vase clos ne lui permettrait de ressouder les effectifs chinois que dans un an, minimum. Tian était déjà trop vieux pour ces conneries, il lui fallait accélérer la cadence, d'autant plus vite si il devait prendre part à une guerre dans cette ville qu'il n'avait même pas commencé à apprivoiser.

Ainsi, trahissant une légère anxiété en faisant tourner son vin de riz dans son verre, le taïwanais ne quittait pas son homologue du regard, ne pouvant finalement par se permettre d'avoir son verre à sa bouche lorsqu'il lui répondrait.
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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyLun 30 Aoû 2021 - 17:30

Quel délicieux repas, et il faut le dire, le Chef savait parfaitement cuisiner. Un petit restaurant que je ne connaissais pas mais qui ravissait mes papilles gustatives, tandis que la première bouchée atteignit mes lèvres. Un sourire de contentement sur mon visage, alors que monsieur Hong se montre assez explicatif. Un homme de goût, un homme qui aime le luxe. Un homme qui en imposait. Voila de quoi les lendemains de Gotham seront faits. Je fis une offre à cet homme, je lui faisais une offre qu'il ne pouvait pas refuser : Reprendre le contrôle de Gotham City, et cet homme semblait être un parfait futur chef de clan, un homme qui pensait à ses affaires, à sa famille, et qui parlait en son nom. Un homme qui me plaisait, un homme qui connaissait les rudiments de la famiglia, bien que dans son ethnie, ce devait être une question plus personnelle. Pour ma part, cet homme en face de moi, avait de quoi me sublimer. Toujours un visage renfermé, j'écoute l'homme qui m'explique comment cela marche pour lui, comment les choses fonctionnent dans son environnement. Cet homme avait besoin d'aide, et la famille Falcone se ferait un grand plaisir de l'y aider. Ce qui était bien sûr, une alliance dans tous les termes d'un contrat parfaitement établi.

"Vous savez trouver les mots justes, monsieur Hong. Et je suis pour une aide de mon organisation au sein de votre quartier. Monsieur Yamashita à mon respect entier, et vous venez de gagner le mien. Vous êtes un homme de fer, comme dans ces contes russes, ces hommes qui ont une idée fixe et qui souhaitent faire ce qui est nécessaire pour leur clan. Nous vous aiderons, et nous ferons en sorte que l'unité soit présente."

L'Asie, un continent fascinant, mais aussi bien trop divers, et les organisations mafieuses émergeaient de plus en plus. Ce qui était logique, en fonction des coutumes et des pays, mais à Gotham, comme dans toutes les grandes villes américaines, il fallait de l'ordre. Il fallait que tout s'emboite de manière coordonnée et logique. Bien que les pègres asiatiques fassent certaines choses que je désavouais, les alliances étaient cependant, prioritaires compte tenu des mauvaises nouvelles qui arriveront très vite à Gotham City. Bien que certaines triades fassent du trafic humain, je ne pouvais pas cracher sur des alliances avec des petits groupes. Ce n'est pas vraiment mon style. Je préfère des trafics de drogues et d'arme que je juge moins. Mes affaires marchent bien mais c'est vrai que je devrais étendre mon territoire comme mes ancêtres romains ont su le faire par le passé. Je dois reprendre cette ville, et refaçonner une nouvelle monarchie, un nouvel empire, dont je serai le grand seigneur. Je veux cependant, ne pas laisser partir quelqu'un comme lui. Il à l'air plus que celui qui vend les mérites de l'organisation de sa famille. Je dois en savoir plus immédiatement et je ne me fait pas prier. D'un claquement de doigts, Milos va en cuisine, et quelques minutes après, il ramène un jeune homme, un asiatique, cogné et menacé discrètement d'une arme par Milos pour avancer.

"Cet homme souhaitait revendre quelques informations au Pingouin, contre une somme assez importante, sur les bookmakers de Chinatown. Monsieur Cobblepot espérait peut-être, truquer quelques matchs et ruiner en passant, certaines de vos affaires, enfin, si vous trempez dedans bien sûr. Mais je doute que ce genre d'actions doit être acceptée. Qu'en pensez-vous ?"

D'une certaine manière, je souhaitais voir comment l'homme allait agir vis-à-vis des traitres. Je ne suis ps un juge dans cette affaire, mais il est de bon ton de garder une certaine et stricte défense de ses propres intérêts. En guise de bonne foi, je sais être magnanime quand cela me prend. Que ce monsieur Hong prenne cela pour un geste amical envers sa famille. Se débarasser des traitres était quelque chose qui me plaisait. Je savais que la loyauté des hommes de mains d'un homme aussi influent que lui, dans son quartier, comptait énormément. Après tout, de nombreux traîtres potentiels se trouvaient déjà dans ses rangs, et je ne voulais pas être - moi ou ma famille d'ailleurs - responsable de certains agissements. Je ne souhaitais être qu'un client pour ses affaires, et offrir un capital de sympathie, une alliance pour régner sur une ville qui était à l'agonie. Rien d'autre. Le Romain sait être quelqu'un d'intransigeant en affaires. Il faut savoir traiter les gens qui vous trahissent avec un sang-froid et une certaine cruauté, mais pour ma part, j'estimais que deux balles dans le crâne était trop cher payé. Je préférais des solutions plus ... écologiques. Un bon bain dans le River Gotham, avec un poids aux pieds du traitre, et il coulait avec brio. Une séance de natation offerte en quelque sorte. Je ne compte plus ceux qui ont tenté de me flouer et de ruiner certaines de mes opérations. Ceux qui ont fini comme aliments pour poissons.

"Je suis quelqu'un d'assez intéressé. Comment traitez-vous ceux qui vous trahissent dans votre quartier ? Je suis tout ouïe."

Malgré les clients restants dans le restaurant, ils savent que, Carmine Falcone était un homme avec encore assez de pouvoir, malgré son absence, pour en imposer dans les rues de la ville. Si quelqu'un mouftait, ça pouvait mal se passer. Avoir de l'argent était une chose, mais avoir du pouvoir en était une autre, et le pouvoir, c'était tout ce que je désirais. Reprendre ce qui m'appartenait. Monsieur Hong allait devoir me montrer l'étendue de sa colère, et de sa justice. Je suis sûr qu'il était quelqu'un qui savait dispenser un enseignement des plus profitables. Sic transi gloria Mundi, n'est-il pas ?


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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptySam 4 Sep 2021 - 23:37

Daignant à nouveau esquisser un sourire en coin, l'asiatique ne manqua pas ainsi d'exprimer son contentement vis à vis de la réponse de son homologue. Quand bien même s'était-il vu recevoir des louanges pour son travail depuis près de vingt ans, c'était tout autre chose de les entendre en de telles circonstances, en un tel lieu et, surtout, de la part d'une personne aussi influente.

Suite à cela, cessant enfin de faire tournoyer inutilement le liquide dans son verre, il acquiesça lentement sans perdre la satisfaction de son visage. Après quoi, son verre vin à ses lèvres pour se vider dans sa gorge. Aucune chance que ce soit le meilleur vin de riz qu'il ait descendu, mais pour un restaurant de luxe, en occident, c'était une qualité tout a fait honorable.

Le repas lui-même commença enfin, permettant à Tian de montrer son sacré coup de fourchette en lutte avec les convenances de ce rendez-vous. Le thon était de très bonne qualité lui aussi, la cuisson parfaitement maîtrisée, et alors que Tian commençait à envisager la possibilité de féliciter le chef à l'issue de son entrevue, voilà que ce sacré italien de Milos revient avec un bridé tendu comme une corde de piano, après être visiblement passé entre les mains d'un sacré batteur.

Tâchant de garder sa pleine contenance, l'œil du taïwanais se fit perçant, cherchant à reconnaitre le visage sous les bleus alors qu'il tamponnait sa serviette sur ses lèvres, tel un noble incommodé après une trop grande bouchée. Fort heureusement pour sa pression artérielle, le Romain ne tarda pas à expliquer le pourquoi du comment.

Le regard de Tian passant de ce dernier à l'accusé, la surprise fit ensuite place à une brève indignation pour terminer par une indifférence feinte alors qu'il reprend son verre, rempli de vin avec régularité, ce sans que l'asiatique montre le moindre signe d'ébriété :


« Si vous saviez, monsieur Falcone. Je suis un grand amateur de sport de combat, commence t-il avant de prendre une gorgée de spiritueux, particulièrement chinois, vous vous en doutez bien. J'étais moi-même un excellent compétiteur-

Le gangster s'interrompt, non à cause de l'invité surprise qui observe sans comprendre, mais de son homme de main, dans son dos, qui vient de renifler. Sans se détourner, son regard se lève et pivote, atteignant évidemment leur limite mais, visuellement, Falcone aura surement pu trouver l'image assez burlesque. Quoi qu'il en soit, se reprenant aussitôt, Tian poursuit, sans un accroc dans la voix :

-jusqu'à ce qu'un "initié" finisse par me prouver que la sauvagerie ne pouvait compenser un véritable entrainement technique. Bref, j'ai à cœur de m'assurer que les compétitions que je soutiens, comme j'entends le faire ici à Gotham, ne soient pas l'objets de malversations, truquage et autre déshonorante pratique que je laisse bien volontiers aux américains. »

Avec une moue méprisante, Tian eut un geste de main désinvolte en direction de la fenêtre donnant sur le spectacle nocturne de la ville. A l'aide de l'autre, il vida à nouveau son verre et le reposa calmement sur la table, écoutant l'ultime phrase de Carmine, et surtout sa question. A cette évocation, une indéfinissable lueur sembla traverser son regard, son sourire carnassier retrouva place sur ses lèvres et sa voix se fit bien plus légère, à mi-chemin entre le ton d'un rêveur et d'un pervers.

« Voyez vous monsieur Falcone, tout est toujours question de contexte à Chinatown. Les codes sont fluctuants, les alliances et inimitiés pour le moins volatiles. Prenez ce jeune idiot ici présent. Il pourrait être membre d'une de ces triades d'arrivistes qui sont retournés financer les communistes. Rien à faire si les enjeux sont trop grands, mon égo est disproportionné mais pas autant que les conséquences de tels actes. »

S'arrêtant juste une demi-seconde, il dodelina un peu de la tête, comme si il n'avait pas l'air d'accord avec ses propres prétentions. Il poursuivit néanmoins avec cette même passion malsaine, se faisant plus bavard qu'il ne l'avait été jusque là de toute l'entrevue.

« Fort heureusement, si vous tenez ce niakoué ici présent, c'est qu'il ne porte aucun tatouage sur ses avant bras. Si votre générosité semble grande monsieur Falcone, je n'oserais imaginer que vous mettiez en colère une Triade pour m'offrir un présent. Quoi qu'il en soit, pour une jeune crétin dans ce genre, lâche t-il finalement avec dédain, jaugeant un peu plus sérieusement l'allure de l'otage, on m'a appris à marquer au fer rouge. Entre nous, je préfère calligraphier au couteau, cela reste moins d'années sur la peau mais marque plus profondément l'esprit. Mais ça, c'est à réserver aux non-initiés, aux indépendants, on les fait rentrer de force dans le rang mais tant qu'ils ne sont pas marqués, on ne les considèrent pas comme des traîtres. »

Et voilà qu'il se prenait au jeu d'expliquer bien trop de choses, avec bien trop de mots, bref, de monopoliser la conversation, avec Carmine Falcone. L'idée lui traversa finalement l'esprit et le pressa finalement d'abréger les souffrances de son auditoire quant à son exposé sur la justice tordue des Triades.

« Pour les hommes et les femmes dans mes rangs, les marqués, fer, couteau comme tatoué, c'est une toute autre histoire. Suivant la faute, je me laisse aller à plus ou moins de créativité. Je n'ai pas de leçons à donner aux miens, plus à ceux qui ne me connaissent pas. Voir un indic pourrir avec un bambou lui ressortant par la clavicule n'empêche pas les politiciens de condamner mais ça file les foies aux mauvais flics et des crises de conscience aux bons. »

L'affreux gangster à alors un haussement d'épaule et prend sa fourchette, agrippant un morceau de thon pour l'amener nonchalamment à sa bouche. Alors qu'il mâche, il s'affale un peu sur sa chaise, regarde le benêt bridé qui vit son pire cauchemard et lâche avec autorité :

« Relève tes manches, lentement. »
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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyLun 6 Sep 2021 - 10:22

"J'aime voir les traitres châtiés, monsieur Hong. Vous comprendrez qu'avec le passé qui m'incombe, je ne suis plus aussi doux qu'avant."

Remercions le Long Halloween pour cette leçon de morale, tout avait été la suite d'un long plan savamment orchestré pour me déchoir et m'abattre. Mais à Gotham City, jamais les plans ne se déroulent jamais comme prévus. Tout le monde le savait, d'où l'importance d'une bonne préparation et d'un déroulement chronologiquement bien ordonné. J'aurais très bien pu contacter ce cher Temple Fugate, alias le Clock King pour ce genre de mission, mais le coucou était aux abonnés absents pour le moment. Ce n'était pas le type de criminels que je recherchais, mais la minutie d'un plan devenait tellement rare de nos jours. Savourant un excellent repas, je regardais ce monsieur Tian Hong qui imposait sa vision, sa façon de faire. C'était ce que je pouvais appeler un homme qui en avait, un dur de dur, qui en a vu des pires depuis que j'ai quitté Gotham, depuis que j'ai quitté ma ville à cause du palmipède bipède. Une ordure que j'aurais volontiers écrasée sous le seuil de mes pompes avant de jeter son cadavre du haut de la Wayne Tower. En guise d'avertissement pour toutes les autres ordures masquées. Mais le vieux parrain se ménage intérieurement. L'emballement générale semblait nous gagner tous, du fait de mon retour, mais aussi de la préparation d'une guerre des clans qui s'annonce être un carnage en règle. Mais ils devaient tous faire attention, à trop vouloir s'emballer, on se cassait magistralement la gueule. L'ambiance était bonne, excellentissime même, mais en préparant nos plans, on oubliait la chose essentielle.

"Mais pour Batman, ce qu'il nous faut, c'est une diversion. Quelque chose qui le force à aller dans le mauvais sens, quelque chose qui nous permette de le tenir éloigné de notre organisation naissante. Je sais de source sûre, qu'il va se pencher sur notre cas très bientôt, et ça, je ne le désire pas."

Je pose ma fourchette, apparemment, le prochain spectacle de la torture de l'homme s'annonce passionnante, et j'étais un spectateur assez curieux. Un parrain comme moi sait être curieux face aux tortures de ses alliés. Prenant mon cigare, je prépare à l'allumer, et j'en profite de la douce saveur qui me monte dans les poumons. Respirant et expirant le tabac, je regardais patiemment mon interlocuteur. J'avais une petite idée à soumettre, une bonne idée ? Non, les bonnes idées sont rares sinon nous aurions déjà repris Gotham City. Non, une idée qui nous permettrait de mettre plein la gueule à ce stronzo de Batman et de nous débarrasser de quelques gêneurs.

"Faites donc, je suis quelqu'un qui sait être attentif aux coutumes. J'ai passé quelques années au Japon, et l'Asie est toujours un lieu assez intriguant pour un homme comme moi. Surtout en matière de coutume."

Il fallait maintenant prendre les devants, et j'espérais, sincèrement, qu'ils verraient et qu'ils accepteraient la vision que j'ai de Gotham City. Pour ma part, avec l'argent qui ne valait plus grand chose en ce moment, seule la loyauté et la fidélité étaient de mises. Et pour le moment, Gotham City avait besoin de ses traditions. En temps de guerre, on mise toujours sur le passé. Mais aussi sur les coutumes, la tradition, c'est ce qui unit les gens, c'est ce qui les rapprochent face au chaos qui nous engloutit. C'est parce que nous avions perdu la foi que nous avions perdu Gotham City il y'a des années. Il était temps maintenant de reprendre ce qui nous appartenait. Alors que la sentence s'apprêtait à tomber, je reprend doucement le fil de la conversation.

"Voyons l'état des lieux. Si nous attaquons le Pingouin et Black Mask, Batman interviendra."

Un léger silence, tandis que je pose mon cigare sur le rebord du cendrier. Milos, à mes côtés, me sort un petit dossier. C'était ce que j'aimais chez "Le Guardien", malgré le fait qu'il ait une stature des plus imposantes et qu'il était assez visible dans une assemblée, il était un redoutable stratège en matière de plan, tandis que Angelo Mirti, lui, se chargeait des soucis de ressources humaines auprès de mes employés. Caressant ma balafre, je regarde patiemment mes interlocuteurs tout en me la touchant. La douleur s'éveilla légèrement tandis que je repensais à cette garce de Catwoman.

"Engageons un assassin, Deadshot, Deathstroke ou tous à la fois et envoyons-les sur Batman en faisant porter le chapeau à Cobblepot. Nous nous débarrasserons de deux cinglés costumés à la fois. Peut-être même de tous qui sait ? Batman sera suffisamment éloigné de nos affaires, et il ne songera pas à nous tomber dessus. Tandis que nous débarrasserons l'échiquier de Sionis et des quelques monstres qui l'entourent. Mais un jour où l'autre, il faudra se charger de lui. Ne nous voilons pas la face, Batman est un dangereux adversaire. Même si nous ne pouvons l'abattre physiquement, nous pouvons attaquer son mental et ses soutiens. Me suivez-vous dans ce que j'essaie de vous dire ?"

L'idée n'était pas franchement mauvaise en soi. Non, mais on pouvait améliorer l'idée et en faire quelque chose de plus direct. Milos déposa alors le dossier sur la table. Des assassins, allant de cette putain de Shiva à Deathstroke, en passant par Bane ou par Copperhead. Des noms, des grands noms et des nouveaux qui essaieront de se faire un nom. Je pensais même à faire sortir Omerta et la Chèvre de leurs retraites pour s'occuper de Batman. Une bonne idée, tant qu'on a de l'argent, autant offrir une possible récompense à ceux qui méritent de réussir une telle besogne. En y réfléchissant, tuer Batman relevait de l'impossible. Mais si on s'en prenait à Jim Gordon par exemple, ou bien à d'éminents et respectables citoyens de la ville, le Batman serait affaibli, et quand on commence à glisser sur la pente de la fatigue et du désespoir, la mort n'est pas loin. Le chant du Cygne, mes amis, le chant du Cygne. Il est temps pour nous de sortir les violons et d'attendre l'entrée en scène.

"Lorsque nous couvrirons assez de couverture de ce côté, ce sera à nous, et à vos clans, d'attaquer. De reprendre ce qui nous a été pris de la main de ces cinglés. Un plan comme on en fait plus. Un plan comme on les aime. Batman intervient d'un côté, et nous, on prend possession des rues, tout en dégommant ceux qui refusent de rejoindre notre nouvel ordre."


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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptySam 11 Sep 2021 - 16:22

Gardant un œil sur Carmine, le taïwanais pris calmement le couteau avec lequel il avait dégusté son repas ainsi que sa serviette. Le Romain parlait, louant la Justice propre à leurs rangs tout en évoquant un nom qui circulait régulièrement en ville, le Batman. Tian avait déjà eu fort à faire avec un vigilante, pourtant de bien moindre envergure, il avait aussi appris à se méfier de quiconque agissait hors des lois ET hors des règles tacites du monde criminel, aussi prenait-il ce genre de menace avec grand sérieux.

Tao pris bientôt le relais de Milos, se contentant de se poster à côté du malheureux condamné et lui souffler quelques mots de mandarin dans l'oreille pendant qu'il retroussait ses manches aussi lentement que possible. Il l'entoura ensuite de son bras dans une posture amicale du point de vue des autres clients, extrêmement menaçante pour les trois autres convives à la table. Sa main ne s'était pas simplement posée nonchalamment sur sa clavicule, le pouce appuyait directement sur les cervicales du malheureux alors que ses autres doigts, longs et solides, semblait vouloir agripper sa trachée.

Indifférent, Tian jeta sa serviette sur le jeune asiatique avant de répondre à son homologue, conservant malgré tout son ton léger, rêveur :


« Croyez bien que vous suscitez autant de curiosité de notre part en Europe et dans les Amériques monsieur Falcone. J'ai moi même beaucoup appris en faisant mes armes sur le sol australien, c'est tellement important de garder l'œil et l'esprit ouvert sur le monde à notre époque..»

Un sourire furtif et entendu, et le voilà qu'il se retourne vers la future recrue du Bambou Uni, décontenancée avec la serviette sale dans ses mains. D'un mouvement impatient et autoritaire, le gangster tapote la pointe du couteau sur ses lèvres. Cependant, devant le manque de réaction, Tao se montre encore plus impatient que son patron et saisis le tissu, le repliant d'une main, avec adresse, pour forcer son entrée dans la bouche du jeune homme.

Retrouvant un visage plus apaisé, Tian se saisit de son bras droit et le force à se pencher pour le mettre à plat sur la table, appuyé sur le coude.


« On ne va quand même pas incommoder tous les clients juste pour tes beaux cocards gamin. Tâche néanmoins de te faire discret, mord, mais pas un son. »

Et puis, sans réel avertissement, d'un mouvement vif et précis, le chinois enfonce la pointe de la lame dans les chairs sur deux petits centimètres et commence à tracer trois symboles sur l'extérieur de l'avant-bras : 竹 聯 幫. Malgré les crispations et les difficultés pour le supplicié de tenir sur ses jambes, globalement aidé par un Tao n'ayant pas l'intention de soutenir autrement que par la gorge, Tian peut finalement achever son œuvre en traçant, moins profondément, l'idéogramme 卖 sur le dessus de la main. Malgré son apparente concentration à propos de sa gravure sur chair, il ne manque pas de gratifier le Romain de quelques regards et d'acquiescer verbalement ou physiquement à ses paroles.

Lorsqu'enfin, sa tâche semble terminée, il esquisse un sourire mauvais, a un regard pour les yeux rougis et larmoyants puis il réalise finalement un simple hochement de tête qui suffit à Tao pour tirer la serviette d'entre les dents de l'imprudent pour la déployer et recouvrir son bras tout en le remmenant aux cuisines. Enfin, seulement, le criminel bridé daigne reposer le couteau ensanglanté au milieu des tâches rouges sur la nappe et reprendre le cours de son entretien avec Falcone.


« Excusez mon temps de réflexion, vous évoquiez de nombreux noms qui ne me sont pas encore bien familiers. Je saisis cependant votre stratégie, simple et efficace. Cependant- »

Il ressort son étui à cigarette, en dégainant une nouvelle et se l'allumant seul cette fois, avant de poursuivre, d'un ton plus posé, réellement plus sérieux et réfléchis. Définitivement, il donnait l'impression de créer des transitions entre ses différentes facettes.

« Tant qu'à engager tous les tueurs de la ville pour incriminer Cobblepot, avez vous pensé à y mêler des forces mafieuses ? Il coince alors la clope entre ses lèvres, insensible à la fumée léchant ses yeux en amandes, et continue, s'aidant plus franchement de ses mains pour imager son propos. Je m'explique. En l'état, nous demeurerions les seules forces passives du conflit, si le Batman garde nos quartiers à l'œil, il pourrait soupçonner une attaque sous fausse bannière. Bien sûr, votre organisation n'aurait sûrement pas travaillé pour Cobblepot, il est normal que vous demeuriez passif, mais nous...

D'un mouvement rapide, le taïwanais prend sa cigarette et la tape au dessus de son cendrier avant de la poser dedans, léger temps de réflexion qui lui semble nécessaire pour convenablement ordonner ses idées improvisées.

« Je ne parle pas pour Yamashita-san évidemment, il me parait néanmoins important de brouiller la piste d'une coalition mafieuse, de sorte que notre front uni soit le plus inattendu lorsque notre moment viendra. Bien sûr, il ne s'agit pas d'une condition sine qua non à ma participation, j'ai seulement à cœur de ne pas sous-estimer ces engeances masquées. Lâche t-il finalement en fronçant les sourcils. »

Il prend quelques secondes pour récupérer sa cigarette et en tirer deux bonnes bouffées avant de terminer son propos, juste ce qu'il faut de nicotine pour faire sortir le goût amer laissé par le Ranger et celle dont il ne connait pas encore le nom en ville, BlackBat.

« Bref, si nous étions pris à revers par quelque contre-mesures, nous pourrions saisir une deuxième opportunité plutôt que d'être simplement mis au pied du mur. Si ils ne mordent pas à la responsabilité de Cobblepot, ils penseront que vous êtes seul instigateur du complot, il vous suffira de les confronter et nous les surprendre. Qu'en pensez vous ?

Soufflant légèrement, Tian apparait terriblement humain à cet instant, mis intellectuellement à l'épreuve de penser comme leurs adversaires pour concocter des plans de secours. Il avait passé des mois à endurer ça à Hong-Kong et s'était que trop reposé sur ses lauriers, il lui fallait maintenant reprendre le train en marche et remettre son cerveau en branle.

Si tant est qu'il respecte Falcone pour son expérience tant de la ville que du monde très fermé des guerres criminelles, compter uniquement dessus aurait été une erreur, Tian l'avait également averti, il n'avais pas l'intention d'être un simple mercenaire, cela impliquait également d'écouter sa prudente paranoïa.
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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyLun 13 Sep 2021 - 15:47

On dit, que les nuits sont fraîches à Gotham. C'est ce qu'on entend un peu partout dans la ville. Chaque passant, chaque policier, chaque humain n'arrête pas de se plaindre de cette température. Et, chaque gothamite se pose alors beaucoup de questions. Qu'est ce donc, que ressentir ? Par là, on ne pense pas seulement au climat, mais on pense aussi aux émotions. De ce qu'on avait toujours vu, et ceux depuis les premières guerres alors que l'homme n'était encore qu'un animal, les émotions détruisaient plus, elles tuaient même. Si la vie de l'homme ne se résumait donc qu'à ça, il aurait sans doute fait plus attention à l'avenir, il se serait détourné de ces émotions ravageuses, et aurait pu vivre un peu mieux. Non, au lieu de ça, il s'entêtait, encore et toujours, à se laisser guider par ses émotions, et c'était ça, avant tout, qui le détruisait. Carmine Falcone avait fait fi de ce genre d'émotions, seule comptait la victoire, et la réussite. D'un plan qui ourdissait de nombreuses possibilités. Toujours élégamment habillé, et mesurant ses gestes avec une certaine élégance, Falcone écoutait l'homme qui lui parlait, qui lui offrait une meilleure stratégie pour poursuivre la conversation.

"Vous êtes un homme plein de ressources, monsieur Hong. Parfois, deux têtes valent mieux qu'une, et je vous avoue que c'est un grand plaisir de discuter stratégie avec vous. Je soumettrais votre dernière idée à mes conseillers, comme vous le savez, lors d'une OPA hostile, nous nous devons de prendre les devants, mais aussi de voir quels sont nos points faibles."

Un léger sourire passe sur les lèvres du vieux Romain. Souriant, il se sentait confiant d'avoir trouvé en ce monsieur Hong, un homme d'une relative mais haute intelligence. Il était rare de tomber sur des gens qui voient les plans derrière les plans, et de comprendre comment pense l'ennemi. Penser comme l'ennemi nous permettra de contre-attaquer, c'était certain. Batman était redoutable, mais le vieux Romain avait appris, il avait beaucoup étudié sur les actes du Chevalier Noir, et malgré tout ce qui s'était passé, il fallait penser à tout, même à l'impossible.

"Nous devons donc, offrir à l'ennemi, une vision faussée du jeu que nous tenons. Nous devrions faire de fausses escarmouches, de faux attentats. Montrer à nos ennemis que nous sommes plus divisés que jamais. Faire exploser des restaurants ou des entrepôts, vidés bien sûr, pour tromper nos ennemis. C'est très astucieux, et très vicieux. J'aime beaucoup votre état d'esprit, vraiment."

Dit-il en posant le cigare, à nouveau dans le cendrier, après avoir tiré quelques taffes dessus. Le jeu en valait la chandelle. Qu'est-ce que c'était de perdre des bâtiments, quand on peut détruire le mal lui-même dans Gotham City ? Qu'est-ce que c'était de détruire des reliquats inutiles, alors que l'on peut fausser nos ennemis sur de mauvaises suppositions. C'était diabolique, le grand Machiavel aurait applaudit. Le parrain de Gotham constate avec étonnement qu'on ne lui à pas menti sur cet homme, il était très intelligent, et il avait une certaine façon de voir les choses qui étaient parfaitement ancrées dans cette nouvelle Gotham. Mais est-ce que ce jeune avait les dents longues ? Est-ce qu'il était dévoré par les affres de la réussite et de l'arrivisme ? En arriverait-il à trahir tous ses alliés d'aujourd'hui, pour devenir le roi de demain ? Peut-être que oui, peut-être que non. Quoiqu'il en soit, de toutes façons, si c’était le cas, il aurait déjà été expédié par Yamashita dans la baie de Gotham, après l'avoir pendu avec ses intestins accrochés sur les cordages d'un des ponts de la ville.

"Vous n'êtes pas encore habitué, je vois, à la faune qui nous entourent. Vous verrez, vous aurez malheureusement, le grand malheur de rencontrer ceux qui se complaisent dans la fange et la merde que cette ville peut vous offrir."

Le serveur arriva et remporta les assiettes. Dans le restaurant, le brouhaha habituel, personne ne faisait attention à l'étrange duo qui discutait. Le serveur, impeccable, n'en disait pas plus que ce qui était prévu. Il n'était pas du genre à bavarder énormément, il était là pour effectuer son job, de la manière la plus vive et expéditive possible. Il proposa la carte des desserts, un simple colonel avec un peu de vodka fera l'affaire pour digérer ce repas des plus ... Simples mais agréable au palais. Dans un moment d'égarement, oui, le parrain coupa le doigt, une fine entaille et légèrement profonde. Il se coupa avec un couteau, par maladresse et Milos tendit un mouchoir pour le parrain. Sans un mot de douleur, sans un mot d'égarement. Comme une gêne, rien de plus. Il n'était pas là pour montrer qui il était, il était là pour organiser la survie et l'avenir de toutes les pègres de cette ville, sous son bon consentement. Et monsieur Hong avait son propre prix. Chaque homme avait son prix. Avec un aplomb des plus calmes et d'une discrétion des plus respectables, il reprit alors.

"Parlons donc maintenant, si vous le voulez bien, du nerf de la guerre. Parlez-moi de vos honoraires. Que souhaiteriez-vous ? Quel est votre prix, monsieur Hong ?"

Gotham City au-soir, ressemble à une gigantesque jungle urbaine remplit de prédateurs qui partent en chasses nocturnes, pour de la chaire fraîche. Seuls les imbéciles et les niais s'aventurent dans la nuit, à la recherche d'on ne sait quoi, mais ce soir, c'était le parrain qui faisait office de prédateur, et selon les pronostics, il y'aura de la viande de pingouin froide au diner, très prochainement. Mais Carmine Falcone était déterminé. Il ne laissera personne, faire sombrer sa ville natale dans la décadence, la violence et l'anarchie. Même si c'est un peu le cas en ce moment et que le travail s'annonce titanesque. Tout viendra à point à qui sait attendre.


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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyLun 20 Sep 2021 - 21:24

Conforté dans sa prise de position grâce aux compliments du Romain, le taïwanais se permis à nouveau de s'affaler sur sa chaise, légèrement, reprenant juste ce qu'il faut d'aise pour se mettre finalement un coup de fouet et récupérer une position plus assurée, plus sobre également.

Grand bien lui en prit car Falcone voyait les choses en grand et il valait mieux pour Tian qu'il soit convenablement assis sur sa chaise pour l'entendre prêt à fumer quelques propriétés immobilières au nom de la diversion. Un étonnement amusé put se lire sur ses traits, pour le coup, il s'était imaginé le vieux parrain comme une personne plus sentimentale en ce qui concernait sa cité. Sans doute n'était-il pas aussi déconnecté que le Gùn qui traitait la majorité de son organisation et de ses hommes de la même manière qu'un patron de start-up, il avait néanmoins l'esprit du financier, le pragmatisme du requin sachant faire le compte des pertes et profits.

L'esprit en ébullition, le gangster demeura parfaitement attentif, enchaînant presque par reflexe une nouvelle cigarette une fois la première écrasée dans le cendrier. Carmine avait l'air de le faire saliver en lui vendant tant de défis, tant d'obstacles à surmonter dans cette ville, et définitivement, Tian avait dépassé sa capacité à feindre la parfaite indifférence. Il avait hâte d'en découdre, de faire ses preuves, et pas seulement à une table de négociation ou au dessus d'une carte de la ville.

Lorsqu'on lui proposa un dessert et un digestif, l'asiatique déclina poliment l'offre, se contentant de progressivement vider ce qu'il restait de son vin de riz, bien décidé à laisser une bouteille vide, d'autant que Tao avait finit par reparaitre, lui garantissant protection et vigilance. Pas certain que le mélange de nicotine et d'abus d'alcool l'aide réellement à réfléchir, malgré tout, il médita avec sérieux la demande de son homologue, à moins qu'il se contente de trifouiller dans son esprit embrumé une réponse qu'il avait déjà préparé.

Quoi qu'il soit, lorsqu'il lui répondit, sa voix commença à trahir non l'ébriété mais la simple usure. Le sacré homme irritait à présent sa gorge avec sa troisième cigarette, ne la huilant qu'avec un alcool brûlant. Il n'avait pourtant pas l'air dérangé le moins du monde, un sentiment commun à quiconque s'adonnait aux plaisirs du cannabis, et plus communément à ceux qui se faisaient piquer par leur dentiste.


« Monsieur Falcone, je vais être franc avec vous. Le Bambou Uni n'est pas organisation prompt à empiler les billets. Pour ces opérations, je n'aurais pas besoin d'argent mais d'armes. Si je reconnait bien ne pas être descendu du bateau les mains vides, équiper une armée de défense n'est pas s'équiper pour une offensive. »

Se coupant brièvement, il saisis son verre et laisse glisser le poison transparent dans son gosier déjà rendu passablement insensible. Pour sûr, si il avait put juger de la qualité du vin en début de repas, il pourrait à présent boire de la vilaine piquette de paysan qu'il ne sentirait plus la différence.

« Je ne vous cache pas que pour rendre mon intervention dans les affaires de la ville crédible, il me faudra piétiner les gangs de Lower Westside jusqu'au barrage. Les Jamaïcains de Kingston n'aimeront pas cela, aussi dois-je m'assurer que la future révélation de notre association n'entache pas inutilement vos autres relations. »

Tapant sa cendre, il eut un mouvement un peu hésitant en ramenant la cigarette à ses lèvres. Son regard trahissait également ce qu'il n'avait pas énoncé à voix haute, principalement car ils savaient tous deux ce qu'impliquait sa demande, mais aussi car l'énoncer l'aurait rendue bien plus crédible. Tian Hong était en train de demander franchement à Carmine Falcone de mettre des pétoires dans les mains de ses hommes, puis de lui demander si Little Jamaïca, seule force neutre séparant leurs zones d'influences respectives, comptait parmi ses fréquentations.

Malgré la tension grandissante dans son esprit, une large bouffée de nicotine lui fit reprendre un peu d'assurance. Pourquoi Chinatown s'ennuierait-elle à s'éloigner si loin de son fief pour provoquer les forces historiques de Gotham ? Quitte à prendre des risques aussi inconsidérés pour les Triades, autant aller jouer de la hachette à Little Tokyo, il n'aurait pas à se taper trois quart d'heure de bouchons au moins.

Malheureusement, la tension et la paranoïa ne s'en irait pas de sa petite tête de bridé. Il avait montré être un homme très capable de ruser, il lui faudrait donner d'autant plus de gages de confiance.
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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyMar 28 Sep 2021 - 10:40

Un homme dont les étoffes sont rares, un homme qui voyait l'avenir de sa propre organisation. Qui met sa vie en retrait pour ses propres intérêts. Voila la définition d'un homme, voila la définition d'une personne qui sait comment prendre ses responsabilités, et en qui on peut avoir confiance. L'homme en face du vieux parrain avait besoin d'armes, il avait besoin d'équipements. Cela compliquait les choses, et l'homme n'était pas quelqu'un de particulièrement intéressé dans l'argent, ce qui pouvait être une bonne, comme une mauvaise chose. Les marchandages habituels ne serviraient donc à rien. Le vieux parrain huma l'arôme de son cigare tandis qu'il écoutait patiemment l'homme en face de lui. Il savait ce qu'il voulait, il avait dû y réfléchir des heures. Connaitre ses prix était l'apanage des vrais chefs, seuls les imbéciles décidaient sur le moment de ce qu'ils désiraient. Un homme sait ce qu'il veut, il propose, et il prend. Le crétin montre son inutilité en se montrant grossier et en décidant pour lui, et pour lui seul, de ce qu'il désire lui. Et monsieur Hong, est tout, sauf un imbécile. Il ne vaudrait mieux pas l'avoir dans ses ennemis. Il pourrait se montrer plus redoutable que prévu.

"Le marché des armes. Je vois."

Pensif, le vieux Romain eut un léger sourire tandis qu'il reposa son cigare sur le cendrier. Une idée commençait à se faire dans son esprit, il voyait à peu près quelles étaient les opportunités qui se matérialisaient dans son esprit. Tentant, et dangereux aussi. Mais pas impossible. Ce serait le début des festivités, et cela ne ferait que déclarer que ce qui était prévisible à des kilomètres. Cela ne serait que justice, mais cela pourrait aussi brûler toute la ville de Gotham City par la même occasion. Une belle guerre nous attendait, effroyable, horrible, abominable. Mais la lutte pour Gotham City en valait la peine, la somme de toutes les morts, de tous les carnages nécessaires, pour regagner le pouvoir.

"Vous n'ignorez pas que le marché des armes à Gotham City est dirigé par le Pingouin et par Black Mask. Je peux faire venir quelques cargaisons d'armes de Tokyo, mais le temps que cela arrive, cela nous serait fort peu profitables. Le mieux serait de ... D'emprunter, si vous voyez ce que je veux dire, certaines de leurs cargaisons. Je suis sûr qu'ils ne seraient pas contre un retrait, et cela les soulageraient, j'en suis certain. Certains de leurs entrepôts regorgent d'armes, de technologies actuelles et avancées, je suis sûr qu'il serait ironique de retourner leurs propres armes contre eux. Que voulez-vous, le destin peut parfois être ironique, parfois."

Ce serait donnant-donnant. Et le Romain serait gagnant sur deux tableaux : Une alliance consolidée, et ses ennemis privés de leurs soutiens technologiques, ce qui les rendraient aussi affaiblis qu'un poulet sur le point de se faire trancher la gorge. C'est alors qu'il parla d'étendre son territoire. En soi, ce n'était pas un problème, mais cela pouvait déboucher sur de possibles autres guerres, d'autres ennemis qui n'hésiteraient pas à demander de l'aide, pour certains conflits qui allaient arriver.

"Je ne fais pas confiance aux jamaïcains, je ne l'ai jamais fait. Si vous avez à les écraser, je serai ravi de vous aider à prendre Kingston et ce qui pourrait consolider une alliance avec vous. Ce n'est qu'un gang, pas une cosa nostra, ils sont à des lieux de comprendre nos intérêts communs, et s'ils ne souhaitent pas le comprendre, ils disparaitront. Après tout, c'est dans l'ordre des choses, n'est-ce pas ?"

Les petits gangs avaient ce genre de différence avec les grandes familles, ils n'avaient pas les mêmes valeurs que nous. Ils n'étaient pas aussi soudés que nous pouvions l'être dans les familles. Ce qui était une force de notre côté, paraissait pour de la faiblesse chez eux. Ce qui les feraient tomber. Le Lower Westside ne m'intéressait pas, tout ce qui comptait pour moi, c'était que Gotham se redresse, sous mon égide, tandis que les affaires des familles fleurissent, sous ma juridiction, comme cela l'avait toujours été. Toujours. Le repas se terminait agréablement, et le dessert proposé ravissait le parrain de Gotham City. Que Dieu bénisse les restaurants les plus délicieux de cette ville d'être toujours debout, ce qui n'était pas le cas pour la plupart des lieux que le Romain avait autrefois connu. Qui se souvient encore des grandes réunions de familles dans les restaurants italiens de Little Italy ? Qui se rappelle des lieux les plus agréables, les quartiers qui sentaient bon le pays avant que tout ne soit foutu en l'air ? Les temps ont changé, à nous de nous adapter nous aussi.

"Au lieu de signer votre forfait, vous devriez faire assassiner les grands pontes de Kingston. Avec de la chance, ils rejetteront la faute sur les uns et sur les autres. Sans chaine de commandement, ils seront désorganisés quand vous prendrez le territoire. Qui gère Kingston déjà ? Baron Samedi ? Ou je ne sais pas qui ? Quelqu'un dans ce style non ? King Jah ? Ou cela a encore changé depuis mon départ ?"

Le vieux Romain n'avait jamais accordé le moindre crédit à ces ensorceleurs qui se terraient dans Kingston. Un lieu qu'il ne souhaitait pas incorporer dans son empire, et il ne l'avait jamais voulu. Ce qui comptait maintenant, c'était de forger des alliances, et de tenir ses engagements. Seul, on reste faible. Unis, nous serons les plus forts, nous serons les grands gagnants de cette guerre qui approchait, indubitablement. Ce monsieur Hong venait de faire une bonne affaire, il venait de choisir le clan des vainqueurs, des futurs vainqueurs, et le vieux parrain en était certain, assurément. Un sourire se dressa sur les lèvres du parrain tandis qu'il commandait du champagne pour achever ce repas des plus agréables. En bonne compagnie, un bon repas l'est toujours, après tout. Il suffisait de choisir ses alliés comme on choisit ses vins.

"Quoiqu'il en soit, vous aurez mon plein soutien."


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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyLun 4 Oct 2021 - 20:20

Déception et espoir, voilà ce qui traversa l'asiatique en voyant le Romain faire ses élégantes circonvolutions verbales pour l'amener à ses propres désirs. Il est vrai, les renseignements des Triades étaient peu fameux. Le manque d'initiatives des dernières années avaient plongés les organisations dans un léthargie dont le taïwanais n'avait pas encore réussi à les sortir. Les chinois ignoraient beaucoup de choses en ville et cela risquait fort de leur porter préjudice au moindre faux pas hors de leurs territoires.

Le Gùn avait espéré pouvoir grapiller quelques camions pleins de pétoires issues d'un vieux stock de Little Italy, le parrain lui proposait maintenant de miser ses faibles forces pour un jackpot. La proposition était aussi alléchante qu'inquiétante et, derrière la fumée des cigarettes qu'il enchainait à présent, faute d'un dessert pour occuper ses mains et son gosier, il s'échinait à masquer les sentiments qui s'agitaient en lui, exacerbés par le manque d'opium qui commençait à se faire sentir.

Se donnant l'air méditatif, Tian reporta alors son attention sur les précieuses informations dispensées au sujet de Little Jamaïca. Le soutien de Falcone n'était pas la moindre des choses obtenue ce soir mais des doutes le traversèrent en le voyant exposer ce qu'il prenait pour du mépris à l'égard de ces malfrats. Pour sûr, Tian ne les estimait pas réellement, cependant, il se méfiait d'adversaires lui étant aussi inconnus. Encore cette paranoïa impossible à dissiper, la crainte de mettre un grand coup de pelle dans la fourmilière pour se faire finalement sauter sur une mine, il était assez fort à Hong-Kong pour encaisser une guerre de l'ombre, réveiller les mauvais esprits à Gotham risquait en revanche de le faire renvoyer à la mer en très peu de temps.


« Je dirais que nous aurons bien le moyen de nous rencontrer à nouveau pour en deviser si l'occasion se présente, une fois notre plan accompli, commença t-il en s'accoudant franchement à la table, je pense malgré tout qu'ils sauront saisir leur chance lorsqu'ils comprendront que je n'ai ni besoin de Kingston ni de vous demander de ne pas leur porter assistance. »

Le fin sourire fit son retour sur son visage buriné. Il pris quelques secondes pour réfléchir, sans s'en cacher, allant même jusqu'à laisser son regard vagabonder vers les autres riches convives qui s'éméchaient avec leur propres digestifs. Puis il repris la parole, choisissant soigneusement ses mots cette fois :

« Quant aux armes de Cobblepot et Black Mask, il s'agit d'une autre paire de manches. Un assaut frontal sur ces stocks est une entreprise trop hasardeuse pour mes forces en plus de me voir démasqué et disqualifier mes forces lorsqu'il me faudra me mêler à la racaille pour tenter d'abattre le Batman. En revanche, je présuppose que vos informations sur la position de leurs stocks sont assez fiables, donc, excusez mon impertinence mais... S'amusant lui-même de son effet de style, il tira sur sa clope et tapa sa cendre avant de reprendre, dans un petit soufflement de nez. pourriez vous les faire saisir par le GCPD ? »

Volontairement, il se tut avant d'expliquer son idée. Peut-être avait-il dans l'idée de tester son effet de surprise sur son homologue, ou bien alors tester sa capacité à deviner ses intentions. Quoi qu'il en soit, tout était dans le sous-entendu et Tian avait bien conscience de prendre un autre risque en voulant tenter cette carte là, à savoir qu'il ignorait à quel point la police de Gotham était peuplé de branque et quelles étaient leurs procédures de transport de grosses saisies. Il n'avait cependant pas oublié cette leçon datant de l'enfance, un fonctionnaire n'est pas plus héroïque que le lui permet sa paie, un gangster est aussi féroce que le seront ses patrons pour le punir de son échec.
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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyMar 5 Oct 2021 - 9:47

"C'est une idée."

Cet homme surprenait de plus en plus le vieux parrain. Il avait une certaine intelligence, une certaine réflexion dans les paroles de cet homme, il semblait assez renseigné sur le sujet. Si le parrain n'avait pas peur qu'on prenne sa place, il ferait surveiller l'homme en face de lui, mais Carmine Falcone n'avait pas à avoir peur, il était intouchable. Enfin, c'est ce qu'il disait aussi, autrefois, avant le Long Halloween, et pourtant, c'est une erreur à ne pas refaire : sous-estimer l'adversaire. Jamais. La leçon avait été fatale, et plus d'une fois, le parrain s'était martelé de ne plus jamais prendre les autres de haut. L'évocation même de saisir le GCPD pour faire interdire des stocks d'Oswald Cobblepot était tentante. Une idée certes, géniale, mais à double tranchant. Les interventions du GCPD pourraient les ragaillardir et leur donner la possibilité de nous atteindre par la suite. Le vieux parrain réfléchissait à ses nombreux contacts au sein du GCPD. Certains lui étaient encore loyaux, mais ils se faisaient de plus en plus rares. Gordon, cette ordure, avait donné la chasse à ses meilleurs hommes. Loeb était parti, Branden avait été déclaré comme mort et Flass était de retour. Peut-être que nous pourrions faire jouer nos relations, songea le parrain, l'ombre d'une étincelle dans son esprit. Alors que l'on servait le café du soir, un ristretto. Le parrain reprit alors, une fois que le café fut servi dans les tasses. Le silence pesant assourdissait cette réflexion que le parrain se faisait, d'un calme relatif, il reprit alors, tout en portant la tasse près de ses lèvres.

"Gordon est très intelligent, et il ne tombera pas dans le panneau aussi facilement. Ce sont ses hommes que nous devons cibler. Les inspecteurs, les membres du swat. Nous devons faire des appels anonymes, éveiller leurs intérêts et surtout, localiser exactement les stocks de ces armes. Si nous venions à nous tromper, le plan que vous suggérez pourrait capoter, et de manière significative. Cobblepot ne doit pas garder la moindre de ces armes, lorsque nous reprendrons la ville. Il est bien trop dangereux."

Tabler sur les hommes. Cibler les enquêteurs, ceux qui mettent la main dans la merde. Ceux qui seront portés par une curiosité naturelle. Contacter Flass pour orienter les enquêteurs pourrait éveiller les soupçons. Non. Flass devait surveiller, il devait rapporter que le plan se mette en place. Il devait jouer un rôle tiers dans cette préparation. Nous ne devions pas éveiller les soupçons.

"Arnold Flass est un homme qui a travaillé pour moi au GCPD, il y'a quelques années. Nous pourrions lui donner l'ordre de surveiller ce qu'il se passe dans le commissariat et voir si nos indications leurs permettent d'ouvrir des enquêtes sur les stocks de nos ennemis. Mais il ne faut pas que Flass en soit à l'origine. Tous les soupçons retomberaient sur lui. Dans ce genre d'opération, nous ne pouvons pas prendre le risque d'avoir la police sur notre dos, pas en ce moment. Surtout pas à ce moment bien précis. Nous sommes sur le point de déclarer la guerre, et nous devons garder un certain ascendant sur nos rivaux. Il faudra jouer de manière calme et réfléchie avant de lancer nos rumeurs, nos indications. La manipulation est un art, et il faudra faire très attention à ne pas s'y trancher les doigts en la manipulant."

Le GCPD était sur les nerfs aux dernières nouvelles, apparemment, les choses ne se passaient pas comme prévues pour eux. Ce qui était dans un sens, une bonne chose pour nous. Le vieux parrain réfléchissait, il fallait jouer habilement, et ne pas se laisser avoir. Ce serait stupide, oui, de finir bêtement derrière les barreaux alors que la guerre vient de commencer. Et il ne fallait pas que nos affaires flanchent durant cette guerre. Les guerres sont les vecteurs de pertes financières, nous sommes bien d'accord à ce niveau, c'est pour cela qu'il faudra compter sur bon nombre de capitaux, et sur de la piétaille pour tenir les rênes dans les différents quartiers. Bien que Little Italy soit une délicieuse fortification, étendre un empire permettrait d'instiller plus de terreur dans les yeux de nos ennemis, et le parrain rêvait d'étendre son influence dans le Bowery, de mettre à sac la place de Cobblepot et surtout, de l'évincer de ce territoire qu'il avait depuis des années. Concrétiser la réussite de nos affaires réciproques. Nos affaires, oui, comme le disait le vieux parrain, il faut qu'il y ait un minimum de transparence entre deux partenaires financiers.

"Comment se portent vos affaires à Chinatown ? Êtes-vous en mesure de protéger vos citoyens et vos affaires durant la reprise de la ville ? Est-ce que Yamashita se réveillera ?"

Carmine Falcone avait fait exprès de ne pas parler de ces affaires, mais avoir deux gérants importants dans un quartier, on ne pouvait pas y'échapper. Après tout, il n'était pas de bon ton de parler plus que de nécessaire des affaires d'une famille. Surtout si celle-ci était bien établie. Les asiatiques étaient hélas, bien trop dispersés en fonction des nombreux pays établis dans Chinatown. Une seule division, et c'est la destruction de nos plans, ce que le vieux parrain ne pouvait se permettre. Levant à nouveau sa tasse, il sourit. Un sourire plutôt amicale, malgré la trace de la cicatrice de Catwoman sur son visage. Il semblait ragaillardi, reprenant une nouvelle jeunesse, se sentant à nouveau jeune et empreint d'un désir de montrer que le vieux requin en avait encore dans les mains. Qu'il avait encore de quoi tous les faire trembler. Mais pour cela, il faudra aussi rassembler tous les clans italiens qui se sont dispersés, ceux qui refusaient une nouvelle fois, de rentrer dans le rang. Il faudra encore faire couler le sang pour qu'ils reconnaissent que le seul vrai maitre de la mafia italienne, n'était autre que le seul et illustre Carmine Falcone. Ils reviendraient, comme les moutons auprès de leur berger, ils reviendraient, et cela, Falcone en était certain.

"Nous allons y arriver, monsieur Hong. J'en suis certain. Et si nous trinquions ? Je porte ce toast à l'avenir et à notre belle grande organisation."


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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptySam 9 Oct 2021 - 14:26

Avec une attention toujours renouvelée, Tian dégusta chaque mot venant du parrain. C'est une chose qu'il devait bien reconnaître, de simples chefs de gangs se seraient contentés de l'observer bouche bée et d'attendre que Tian leur donne la becquée, tous les détails de l'idée, comme on mettrait en surbrillance la solution d'un obstacle dans ces putains de jeux vidéos modernes.

Ensuite, peut-être était-ce surestimer Falcone que de supposer qu'il avait deviné tous les détails mais, en tout cas, il comprenait bien l'utilité d'éviter un bête assaut frontal pour priver le Pinguin de ces armes. Du reste, si ils parvenaient à faire saisir tous ces stocks, au final, intercepter les saisies en question serait un jeu d'enfant, quelques grosses voitures, quelques pétoires et un bref blackout radio, inutile d'embêter le Romain avant ces quelques éléments bon à être discutés une fois la mise en place finalisée.

Restait que l'idée faisait franchement entrer les forces de l'ordre dans ce plan déjà complexifié par ce satané Taïwanais qui ne savait pas se complaire dans les choses simples. Celui-ci dégustait donc les informations offertes avec une gratitude qui transparaissait dans son amical sourire. C'est surement grâce à cet état d'esprit qu'il se montra plutôt détendu et surement un peu trop honnête pour répondre à la question qui lui fut posée.


« Parler pour monsieur Yamashita, cela m'est impossible, commença t-il en versant une demi-cuillère de sucre dans son café, nous avons une entente entre les organisations asiatiques mais nos affaires ne regardent que nous. Avec votre soutien, je souderais les Triades derrière moi, là nous pourrons réellement faire front uni avec les clans Yakuzas. »

Il commença à faire tourner le couvert en argent dans sa tasse pour dissoudre les grains et adoucir la forte amertume des cafés serrés, peut-être une hérésie aux yeux de l'italien en face de lui mais l'asiatique sucrait son café et buvait seulement son thé sans cochonnerie, c'était ainsi. Malgré ces considérations intérieures sur leurs cultures gastronomiques et gustatives, sa réponse se poursuivit, imperturbablement, naturellement :

« En l'état, soyez certain que Chinatown est parfaitement capable de se défendre, même désunie. Réorganisée par mes soins et grâce à l'influence que me confèrera notre relation faisant de moi votre interlocuteur des Triades privilégié sinon exclusif, j'optimiserais sans peine la gestion de ces quartiers. Déballa t-il avec assurance mais non arrogance avant de poursuivre, sa voix se faisant mi-confidente, mi-vendeuse. En quelques semaines, avec l'optimisation, le recrutement et l'entrainement, je devrais sans peine doubler mes effectifs disponibles et tripler voir quadrupler ma force de frappe. C'est là où les armes dont nous parlons me seront indispensables. Nous pouvons tenir nos quartiers avec nos lames et nos haches mais pour prendre d'assaut ce genre d'ennemis, il faut de la poudre et du plomb. »

Se montrant finalement très rassurant sur les capacités guerrières de Chinatown, selon lui parfaitement capable de se défendre même si ils perdaient toutes leurs forces d'assaut, ce qui garantissait sa capacité à miser ses forces, une fois qu'il serait certain de pouvoir se battre sans perte inutile en tout cas.

Il leva donc sa mini tasse et trinqua avec son homologue, célébrant volontiers ce qu'ils s'était déjà souhaités en tenant des coupes de champagnes et se permettant donc de blaguer de leur propre assurance.


« Mais que la bonne fortune accompagnent nos ennemis, sans quoi, auront-ils seulement une chance face à nous et nos ruses ? Ironisa t-il donc avec son sourire agréablement mauvais.

Non pas qu'il estime tant l'influence de la balance du destin ou méprise l'intelligence qui allait se mettre à l'œuvre contre eux, mais à cet instant précis, uniquement entendus par leurs deux hommes de confiance, imbibé de vin de riz, agité par le manque de morphine et d'opium, Tian avait de plus en plus de mal à conserver la façade de l'homme d'affaire du Bambou Uni.
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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyJeu 21 Oct 2021 - 15:16

Le diner se poursuit, et même si le vieux parrain apprécie d'entendre un homme avoir un certain bagout dans le domaine de la réflexion et de la philosophie, nul doute que monsieur Hong savait comment gérer ses affaires. Yamashita, aux dernières nouvelles, donnait des nouvelles peu rassurantes. Est-ce qu'il était sur la pente déclinante ? Il devrait vite revenir aux affaires, sans quoi, certaines choses devraient changer. Encore. Ce soir, le parrain et ce monsieur Hong façonneraient une alliance qui allait surprendre. Quant à la salle ici-présente, personne ne dirait rien et rien ne serait filtré de ce qui s'était passé ce soir. Tout cela faisait naturellement parti du plan de retour à Gotham City. Il y'avait toujours des risques. Dans la ville de Gotham, le plus petit criminel, en manque de sensation, ou le paparazzi un peu trop collant, pouvait se permettre de pénétrer, ou d'engager quelqu'un pour espionner certains agissements qu'un tuyau anonyme pourrait lui offrir. Fumant le cigare, le Romain continuait de regarder la ville de Gotham City avant de claquer des doigts.

"J'oubliais."

La porte s'ouvrit, et un homme vêtu d'un capuchon noir, escorté par Milos entra dans le petit carré privé du restaurant loué par Falcone. On enleva le capuchon de l'homme et ce n'était autre que Raju, le "gars" des transactions dans tout Gotham City. Un salopard qui avait bossé pour le Pingouin très souvent, et qui vivait au crochet des mafias depuis trop longtemps. On l'avait chopé à Tokyo, en train de faire son petit trafic. Le ramener à Gotham était facile, un peu d'argent offert et on pouvait avoir certains yeux qui se baissaient. Le nerf de la guerre, surtout dans la crise financière. On mit le dénommé Raju à terre et le parrain Falcone sortit un Beretta avant de lui poser le canon sur la tempe.

"Monsieur Raju a tenté de couler certaines de mes affaires, au profit du Pingouin, sur certaines offres à Tokyo. Je pense qu'un message à l'ensemble des crétins qui bossent pour Cobblepot serait un juste moyen de perpétuer la tradition. On ne truande pas un Falcone, ça se paie un jour où l'autre."

Regardant la petite assemblée réunie dans le restaurant, il eut un dernier regard. L'immonde cafard qu'était Raju allait mériter amplement sa sentence. Et malgré les yeux effrayés qu'il faisait, il comprenait parfaitement dans quelle merde il était tombé.

"Pas de regrets ? Bien. Que Dieu te pardonne, Raju."

Un coup, net et sans bavure. Un trou fumant en plein crâne de l'homme basané qui s'effondra net, comme une enclume sur le sol. D'un geste du regard, Milos se chargea sans honte de se débarasser du cadavre qui servirait de bouffe pour petits poissons dans la baie de Gotham City. On venait de tuer dans un restaurant, mais la puissance, la légitimité de Falcone faisait en sorte qu'on évitait de couiner auprès des flics. Il fallait être sacrément con pour vouloir dénoncer un Carmine Falcone sans espérer recevoir le coup de bâton mérité. L'ambiance du restaurant reprit, le Romain croyait en Dieu, mais plus important encore, il croyait en lui, et en lui seul. C'était déjà une très bonne chose, il n'y avait qu'avec la confiance en soi qu'on arrivait à devenir quelqu'un d'important, quelqu'un de puissant. Se levant, le parrain s'adressa à l'ensemble du restaurant, qui attendait patiemment ce que le vénérable de Gotham avait à dire.

"Si certains ont encore des doutes quant à mes activités, qu'ils se prononcent."

L'assemblée ne disait rien, pas un mot, pas un seul bruit. Le calme, tous se regardèrent et savaient que la loi du silence était la meilleure si on voulait survivre dans ce genre de milieu. Don Falcone, lui, était parfaitement au courant que les mouches à merde de la police pourraient infiltrer dans l'avenir son organisation, et il savait comment les acheter. On achète pas les mouches avec du vinaigre, mais avec un peu de beurre pour la fin du mois. Dans Gotham City, survivre est une règle importante. Le Romain repose le pistolet sur la table, Milos revint et reprit l'arme avant de la mettre dans la veste. Regardant sa montre, une superbe rolex en or, il regarda les aiguilles qui bougent avant de réfléchir sur l'heure de nos départs respectifs. Falcone, toujours debout, fit un léger salut en guise de remerciements.

"Monsieur Hong, ce fut un honneur de vous rencontrer. Notre alliance est scellée et nous sommes maintenant collaborateurs à 50-50 dans cette noble entreprise. Pour le moment, ne faisons aucune vague et attendons de voir la prochaine action de Cobblepot. S'il est enfermé à Blackgate ? On attaque. S'il tente de vous attaquer, on le baise par derrière. La meilleure défense c'est l'attaque, ce qui nous laisse dans un temps relatif et qui joue avec nous, le moyen de répertorier tous les lieux où il cache ses marchandises. Frapper le nerf de la guerre, et il ne s'en remettra pas. Je vais tenir les membres de mon association en éveil et nous commencerons à brûler ses entrepôts. N'ayez aucune crainte. La guerre arrive, avec son lot de sang et de gloire. Buena sera, monsieur Hong. Que la nuit soit douce."

Un dernier regard pour ce monsieur Hong, un regard de félin, un regard de vieux tigre prêt à reprendre ses lois et son pouvoir dans sa ville. Un homme prêt à tout pour réussir là où il avait échoué. Carmine Falcone savait, il savait comment reprendre cette ville, mais les choses en seraient changées, à tout jamais. Plus que jamais, l'union de la pègre était une nécessité absolue. S'arrêtant, il mit son manteau et son chapeau, avant de commencer à s'en aller, il réglerait le repas, après tout, c'était le Parrain qui invitait. Comme la coutume le voulait. Il s'arrêta juste une dernière fois, posant sa main sur l'épaule du jeune asiatique.

"Gotham est à nous, monsieur Hong, c'est à nous de nous servir."

La soirée était levée. Maintenant, chacun des protagonistes dans cette pièce avait un rôle à tenir. Otisburg tiendrait car Regoli était un homme à poignes, et ça se voyait. Ce n'était pas un de ces parvenus des familles qui héritaient tout de leurs bonnes familles. Non, il valait mieux que ça, ce mec.


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MessageSujet: Re: Comme dans les films   Comme dans les films EmptyMar 30 Nov 2021 - 21:53

Alors que l'entrevue allait sur sa fin, le Parrain offrit au Gùn et toute la clientèle un spectacle des plus singulier. Si l'entrée de l'inconnu suscita de sa part un regard interrogatif, les explications de son homologue eurent tôt fait de raviver un sourire mauvais sur son visage buriné. Après tout, si Tian s'était fait offrir la possibilité d'exhiber les manières des Triades, il semblait avisé que Falcone montre à son tour quel issue il réservait aux amateurs de manigances.

Terminant sa tasse alors que le Requin offrait un ultime instant de répit à sa victime, le taïwanais se complut à comparer mentalement l'excitation de cet instant avec celle d'un premier baiser. Et alors que la queue de détente était pressée, projetant sang et cervelle sur le sol, il repensa à son premier meurtre, pleinement comparable à la première baise d'un ado maladroit avec une vierge. Beaucoup de bruit, beaucoup de sueur, des cris, et que de sang, le pénétration finale de l'acier lui avait laissé de l'amertume dans le cœur mais il avais beaucoup appris.

Alors que Milos repartait avec la viande fraiche, Tian reposa sa tasse sur la table. Se réajustant sur sa chaise et pendant que Falcone mettait les civils à l'épreuve, l'asiatique se permis une énième cigarette. A présent, il n'était plus pensif, quand bien même l'alcool l'empêchait de sentir distinctement la texture de ce qu'il tenait entre ses doigts, la détonation à moins de deux mètre lui avait fait l'effet d'une douche froide, ramenant son esprit sur les rails.

Soufflant sa fumée, il laissa son nouveau partenaire asseoir son autorité sur la plèbe, patiemment, avant de récolter les dernières paroles de cette entrevue. De son côté, aucun mot ne s'échappa d'entre ses lèvres, maintenues en sourire poli mais sincère. Acquiescer fut tout ce qui lui parut nécessaire et il aurait été malavisé de chercher à avoir le dernier mot, quand bien même eut-il été compliment et plates révérences.

Tapant sa cendre dans le récipient prévu à cet effet, il ne manqua pas de croiser le regard du Parrain. Celui d'un prédateur, expérimenté, sans hésitation ni pitié, que Tian soutint sans peine ni déplaisir. Peut-être ne tenait-il pas la comparaison avec cet homme, il avait néanmoins prouvé être, si ce n'est semblable, au moins de la même trempe, animé tant par l'ambition que le pragmatisme. C'est bien pour cette raison qu'il ne tiqua pas à ce contact sur son épaule noueuse, se contentant d'incliner respectueusement la tête, qu'il ne redresserait qu'une fois le Requin parti.

Se laissant enfin aller à une véritable méditation, le Gùn termina sa cigarette sans empressement. Ses pensées allait et venait, mélangeant la soirée dans son esprit anesthésié par le vin de riz. Il lui fallut quelques longs instants avant de se décider à quitter sa place à son tour, reboutonnant sa veste méticuleusement tout en s'adressant à son comparse :


« 叫车,我一会儿外面接你。 » [Appelle la voiture, je te rejoins dehors dans un instant.]

Acquiesçant sans même s'imaginer discuter la chose, Tao se retourna et traversa la salle sous les regards en biais de la populace. Si la Famille inspirait la crainte dans tout Gotham, ce quidam vu à fricoter avec faisait encore partie de ceux qu'ils pouvaient mépriser d'un regard sans craindre de répercussion. Avec un peu de temps et assez d'initiatives, cela changerait, du tout au tout.

Pour sa part, Tian pris le chemin des cuisines d'un pas si décidé qu'on l'aurait cru parti en croisade. C'est d'une voix inquiète, le regard apeuré, que le premier employé sur son chemin lui demanda ce qu'il pouvait faire pour lui. Et c'est avec un sourire bien trop large et un ton factice qu'il demanda à voir le chef, ce qui lui fut évidemment permis, l'aura de Falcone rejaillissant momentanément sur la sienne.

Finalement, tout cela pour un banal échange sur la qualité de la cuisine, la confirmation que les produits qu'il avait obtenu dans son assiette et son verre provenaient d'imports de Chinatown, et le don d'une simple carte de visite, une invitation vers un partenariat d'un tout autre ordre que celui qu'il avait conclut dans la soirée.

Après tout, Tian se vantait bien de n'être qu'un homme d'affaire, pourquoi n'aurait-il pas survendu la qualité des imports de ses compatriotes ? Quoi qu'il en soit, il profita du chemin du retour pour gratifier leur serveur d'un joli billet et émergea finalement dans l'air frais de la nuit Gothamite. Là, Tao l'attendait, adossé à leur voiture, une cigarette entre les lèvres. Le pauvre voiturier était également là, anxieux, droit comme un piquet.

S'approchant des deux hommes, Tian se fixa bien très près du gosse, fixant ses yeux avec insistance, comme pour le mettre encore plus mal à l'aise si cela avait put être possible.


« 完整 [Intacte.] Lâcha l'homme de main avant de contourner le véhicule pour en prendre la place conducteur. 付了钱就开枪吧,我自己还没吃呢。» [Paye le et tirons nous, je n'ai pas mangé moi.]

Esquissant son dernier sourire de la soirée, le chinois tira un billet de cinquante d'on ne sait où et le plaqua dans la mimine du jeune homme, en profitant pour lui écraser les doigts avec une poigne un tantinet abusive.

« Tu les a bien mérité fiston, et... Il marque la pause, dégainant un billet de vingt à l'aide de son autre main pour le glisser dans dans la poche de son pantalon. Passe à Chinatown à l'occasion, les filles aiment bien les hommes qui font plus que juste leur boulot.

Un clin d'œil et le voilà qu'il abandonne la main rougie du voiturier pour grimper dans caisse et partir en trombe, comme quoi, l'homme de main avait réellement faim, fort heureusement, contrairement à son boss, il n'était pas sous l'emprise de l'alcool et de l'opium. Ainsi, ils fonceraient retourner sur leur domaine, là où aucunes oreilles ne s'aviserait d'être indiscrète lorsqu'ils débrieferaient cette soirée forte en rebondissement.
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