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 Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017

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Anarky
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MessageSujet: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyMer 28 Juil 2021 - 15:48

Ecologie Radicale
28 Juillet 017 - Anarky & Poison Ivy •••Les mois passaient et la grogne amplifiait chaque jours, chaque semaines, un petit peu plus que la veille. Des manifestations se tenaient quasiment tout les jours d'ampleurs plus ou moins grandes. Les réseaux sociaux bouillonnaient d'appels à la grève, à la manifestation, à la désobéissance civile. Un jeu du chat et de la souris s'engageait avec les forces de l'ordre et la cyber-sécurité. Face à la technologie, au service de la surveillance, la créativité et l'ingéniosité se mettait en place. Très vites des artistes et des bricoleurs rivalisaient d'inventivité pour brouiller les piste et déjouer les la vidéo-"protection".

Partout, de toute les contestations, les anarchistes étaient de la partie. On les retrouvait sur les piquet de grèves ou dans des manifestation de désobéissance civile. Ou on les suspecter de pratiquer les premiers actes de sabotage dans les usines et les entreprises les plus corrosives de Gotham City. Des manifestes se promenaient de mains en mains et les policiers subjugués de voir de réelles pièces d'histoire resurgir au présent. Un manifeste réédité de l'OSS, désormais estampillé d'un "A" noir en bas de page, datant de 1944 pour former les citoyens à l'art du sabotage. Dans les quelques pages de ce document était expliqué simplement qu'à être volontairement idiot et à entretenir les pires conditions de travail la machine industrielle pouvait se gripper en un rien de temps. Sans danger pour l'Homme et nécessitant aucun moyen illégal. Très vite la méthode faisait des émules et partout où l'injustice et la répression régnait des petites mains se dressaient pour résister à cette moindre échelle.

Plus le temps passait et plus les anarchistes gagnaient en puissance. Il avaient certes essuyés bien des revers et en particulier le quatre juillet mais après plus de cent cinquante ans à défier les Maîtres et les Dieux il fallait se rendre compte d'une évidence claire : l'Anarchisme n'était pas décidée à mourir.

La nouvelle bataille dans laquelle les drapeaux noirs allaient se jeter corps et âme étaient aujourd'hui aux côtés de leurs camarades écologistes. Dans la forêt de Gotham City une importante parcelle de terrain avait réussie à perdre son statut de site protégé et par d'habiles manœuvres tant politiques que financières un grand terrain de plusieurs centaines d'hectares s'était retrouvé dans la poche d'un industriel bien décidé à faire fortune dans la nouvelle ruée vers l'or : Le gaz de schiste.

Les quelques écologistes décidés à protéger et tenir le terrain avaient rapidement été expulsé par les forces de l'ordre et demandant l'aide à qui acceptait de bien les entendre c'était tout naturellement que les anarcho-écologistes s'étaient portés garant de les soutenir. Rapidement la situation prenait de l'ampleur. Chaque heures, chaque minutes, étaient comptés avant que des machines aussi impressionnantes que dévastatrices ne commencent la déforestation afin de permettre l'exploitation. Il fallait alors leurrer. Les forces de l'ordre étaient aux abois depuis le Quatre Juillet. Il fallait attirer le gros des forces anti-émeute ailleurs. Faire un feu de diversion pendant que le gros des libertaires allaient se jeter sur une offensive dans les bois et créer, à l'image de leurs camarades français, une Zone à Défendre contractée en ZaD.

C'est alors que la machine des médias modernes et des réseaux sociaux faisait alors son office. Appelant à une manifestation massive devant l'hôtel de ville afin de réclamer, à corps et à cris, que le maire intervienne dans cette affaire. De l'autre côté, en sous marin, des messagers filaient dans les rues aux différentes antennes anarchistes pour donner la véritable tournure du plan. Lorsque les policiers consolideront la mairie pour être paré à tout mouvement de masse la véritable masse populaire ira s'attaquer à son objectif réel. Anarky allait être évidemment de la partie il donnait des instructions et préparait le gros de l'attaque. Il n'y avait aucun plan et uniquement des intentions et des recommandations. Elles étaient simples : pas de feu et équipement lourd. Casque de chantier, masque à gaz intégral, et protection en tout genre. Et surtout des outils. Il fallait expulser les policiers du chantier le plus vite possible et se cramponner au terrain, coûte que coûte.

Le 28 juillet, au petit matin, alors que le soleil se levait à peine sur Gotham City et que sa forêt était recouverte de son épaisse couche brumeuse, les révoltés avançaient vers le site du chantier. Toute la nuit, par petits groupes, ils ont quittés la ville pour prendre la forêt et camper en son coeur. Encerlant l'endroit lentement mais sûrement en profitant de l'obscurité.

Il était sept heure trente. Anarky observait la montre à son poignet, les rayons du soleil perçaient la brume matinale et slalomait entre les troncs d'arbres. Les montres de tous les groupes avaient été synchronisées au mieux. Sans l'aide des ondes téléphonique pour éviter le traçage et de voir leur plan se faire dévoiler tout devenait plus compliqué.

Sept heure trente deux. Au même moment le swat investissait l'hôtel de ville et un important dispositif de sécurité se mettait en place. Quelques manifestants, pas mis au courant de la réalité des intentions d'Anarky, se faisaient cueillir par petites grappes pour être placés en garde à vue. C'était moche, mais nécessaire de faire quelques sacrifices pour que la ruse fonctionne.

Sept heure trente cinq. C'était l'heure. Accompagné de ses camarades les plus téméraires et les plus décidés à aller jusqu'au bout Anarky faisait irruption sur la route menant au sentier. D'autres se rassemblaient à ses côtés. Il fallait faire passer ça pour une simple "manifestation", une vaine tentative des écologistes de faire entendre leur voix, jusqu'au moment fatidique de la charge qui allait sonner le début de cette offensive. La police était cruellement en infériorité numérique. Il fallait faire vite avant que le formidable arsenal policier ne réagisse. Tout autour du chantier les bois s'agitaient et les autres groupes approchaient. Au total ils étaient moins de cent cent, disséminés en myriades de petits groupes de quelques dizaines d'individus. La police exigeait au groupe d'Anarky de se disperser. Quelques grenades lacrymogènes étaient tirées sans grand succès. Les masques étaient déjà revêtus et rapidement les grenade déchargeant leur gaz étaient retournés à l'envoyeur par des frondes et des lances pierre, accompagnés de volés de projcetiles en tout genre. La bataille avait commencé. Un coup de sifflet, semblable à ceux usés dans les tranchés, et les barres de fer, les battes et tout autre armes contondantes jaillissaient pour changer la dizaine de policiers. L'écologie radicale prenait un nouveau visage en s'acoquinant avec la propagande par le fait de l'action directe.

:copyright: 2981 12289 0


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Arkham Asylum
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyMer 28 Juil 2021 - 21:14

Ecologie Radicale
28 Juillet  2017 | Ne jamais courroucer Mère Nature...

Quiétude. Il n'existait pas plus grande quiétude que lorsque tout ton être basculait. Les singes qui trainaient leurs pattes gauches sur cette planète en la proclamant leur n'avaient aucune idée de la surdité à laquelle ils étaient condamnées. Leur corps si mobile n'avait qu'à peine quelques fractions des perceptions qui t'emplissaient soudainement, une fois que ton esprit s'y abandonnait. Tu voguais au sein d'un océan d'infini au goût de miel, lequel t'emmenait à travers une galaxie de consciences.

Tu, vous, nous sentions les feuilles pousser depuis les fragiles extrémités de nos branches, les gouttes de rosée s'agglutinant sur les surfaces duveteuses. Nos racines s'étendaient à tes pieds pour atteindre les nappes phréatiques emprisonnées par les roches depuis des milliers d'années. La saveur des déserts, des plateaux, des collines, montagnes et pleines enneigées... Tout t'emplissait l'âme du même souffle de vie qui déferlait en nous comme une tempête.

Le flux de la Sève t'emmenait à travers toutes les fractions du temps, passé, présent et futur se confondant dans la boucle perpétuelle des saisons, où existait seulement la volonté finale de l'existence : s'étendre, encore et encore. Survivre, immuable et immortel face aux civilisations qui s'éteignaient, les unes après les autres.

Mais alors que tout semblait enfin se joindre en un point, un seul, faisant de toi et nos innombrables consciences, le nœud névralgique du réseau du Vert, tu sentis ton esprit se détacher dans un sursaut. Quelque chose clochait. Un assaillement tragique, une souffrance atroce, qui venait frapper ton corps de milles et une lames, comme pour arracher une à une tes entrailles entremêlées par les convulsions.

Nous avions beau essayer de t'agripper, te garder parmi nous, tu n'avais d'autre choix, emportée par la fièvre, de nous abandonner au milieu des abysses.



Ivy s'extirpa du sommeil comme on sort de l'eau après la noyade. L'air semblait avoir quitté ses poumons, à moins que ce ne soit ce même air qui la brule ainsi. Ses instruments jonchaient sa table de travail sur laquelle elle s'était assoupie. Le séquençage ADN défilait sur l'écran de son ordinateur, mince ronronnement en comparaison du blablatement insatiable de la télévision qu'elle avait malheureusement laissé allumer

La douleur ne s'estompait pas. Au contraire. Elle lui semblait plus réelle encore. Les cris lointains lui parvenaient, comme des chuchotis horrifiés qui la faisaient frissonner d'angoisse. Elle ne connaissait que trop bien ce sentiment pour l’avoir perçu bien trop souvent depuis ces quinze dernières années. Comme instinctivement, son regard se tourna alors vers la télévision, les informations passant les images qui confirmaient son soupçon. La lueur verdâtre de ses yeux se refléta sur la pâleur de sa main crispée sur le comptoir. Ses enfants sous serre s’agitèrent, crachant avec elle les cris de rage qui montaient du fin fond de sa gorge.


Mr Peterson était un maître d’œuvre particulièrement exigeant. Il avait toujours eu à cœur de satisfaire ses clients avec rapidité et efficacité. Aussi était-il particulièrement furieux d’avoir vu ses travaux se faire ralentir par quelques putains de hippies dégénérés, à agiter leurs pancartes devant SON chantier, quand ce n’était pas carrément s’enchainer à ses engins ou des arbres.

Tous des gamins pourris gâtés, des trous du cul qui n’avaient aucune notion du travail bien fait. Tous nés avec des cuillères dans la bouche, qui débarquaient après à se plaindre auprès des honnêtes travailleurs.
Dieu bénisse l’Amérique, la police était venu boucler le périmètre après qu’un de ces abrutis ai eu l’idée de tenter de saboter une pelleteuse. Pas âme qui vive ne demeurait donc sur son secteur, si ce n’était les flics et ses gars. L’air était encore bien frais, les ouvriers tout autant. Ils n’allaient pas tarder à reprendre, mais ils avaient amplement le temps pour un café matinal.

Tasse chaude à la main, Peterson laissait un regard circulaire aller sur les frondaisons épaisses de la forêt de Gotham. Les rayons du soleil perçaient le feuillage en de minces bandes dorées, qui n’eurent aucune grâce à ses yeux. C’était juste des arbres. Son job était de les déraciner et aplatir le terrain après.

Des exclamations attirèrent son attention sur les grilles. Il laissa échapper un juron. Les gamins attardés étaient de retour, leurs pancartes en main, lâchant des slogans divers. Il savait que trop bien qu’ils n’avaient rien contre son travail à lui, plutôt contre son client qui comptait bien exploiter les ressources du sol. Pour autant, il n’en avait strictement rien à secouer.

« Dégagez, bande de trous du fion ! Décarrez de mon chantier ! »

Il dépassa les voitures de police stationnées devant les grilles en quelques enjambées, comme si apostropher cette douzaine de jeunes allait suffire à régler un problème qui n’avait aucunement lieu d’être. Aucune chance qu’ils passent entre les lourdes chaines qui fermaient le portail et le barrage policier.

Ce qui l’inquiétait plus, à dire vrai, c’était plutôt de remarquer des voitures arrêtées un peu plus loin et la silhouette pressée de quelques personnes, caméra et appareils photo en main. Super, des fouinards de journaleux, manquait plus que ça… Il les détestait, ils avaient tendance à se balader sans casque là où il ne fallait pas, faire les cakes devant les engins de chantier… La journée s’annonçait décidément de plus en plus merdique. Si seulement il savait…

Si seulement il avait perçu les yeux lumineux qui le scrutaient depuis les bois…



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SWAT
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyMer 28 Juil 2021 - 23:09

Ecologie Radicale

Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 1626380189-got
Suite à des manifestations au sein de ce terrain la veille, la GCPD avait commencé à faire tourner une équipe d'agents sur place pour prévenir d'une seconde manifestation, malgré pourtant un besoin de personnel important à l'hôtel de ville pour d'autres problèmes plus graves. Ce n'était pas quelque chose qui plaisait à Elena, elle qui voulait de l'action, se retrouver à patrouiller aux portes d'un chantier vide pendant la nuit. Et ces manifestations sapaient peu à peu sa foi en le citoyen gothamite. Il y avait des vrais criminels, Cobblepot courait pour devenir maire... et on lui faisait perdre ses nuits à taper des étudiants orientation chômage spé voie de garage. Ils devraient trouver un vrai taf, se faire plaisir. Tout ce potentiel gâché à crapahuter les rues de la ville et manifester alors qu'ils pourraient utiliser ce potentiel pour préparer les commandes chez Amazon, par exemple. Ou bien faire des burgers au Bat Burger.

A ses côtés, la Sergente Cooper et ses chiens qui errait dehors. Elle faisait souci, celle-ci, sa rage de vaincre aurait fait la fierté du corps des Marines. Quelque chose la tourmentait depuis le meeting du père Gordon et... Elena avait assez de soucis personnels pour s'en soucier outre mesure, alors elle laissait faire. Tant qu'elle remplissait ses fonctions, chose qu'elle faisait plutôt bien. Rien à dire. Ou bien elle pourrait agir comme une amie et s'approcher d'elle pour montrer qu'elle s'inquiétait ? Elena avait toujours du mal avec les sentiments humains. Lorsqu'elle était caporale, elle arrivait plus ou moins bien à comprendre ses hommes et les stimuler. C'étaient des marines. On pouvait dire de loin que leur psychologie s'écrivait sur une ligne, mais en les connaissant bien elle savait les faire marcher.

Mais ils étaient des soldats. Et un soldat, ça raisonne pas comme un civil. Les policiers étaient un admirable entre-deux. Comprendre quelqu'un de caporale à soldat, c'était quelque chose. Comprendre quelqu'un d'amie à amie... ça faisait froid dans le dos. Le soleil commençait à pointer le bout de son nez et la sergente ne tenait plus en place, comme ses chiens, elle flairait un danger imminent.

- Putain c'que je déteste ne rien faire. J'veux de la bagarre, donnez-moi de la bagarre. soupira Elena avec un rictus, lessivée par cette longue nuit.

Elena était au volant de son véhicule stationné avec quelques autres devant les barrières du chantier. Il ne lui restait plus qu'un café froid, ses doigts étaient un peu engourdis à cause du manque de sommeil. Elle en tira le couvercle en aluminium et commença à boire. A cause de la fatigue, elle n'avait strictement aucun appétit. Dans deux heures elle rentrerait chez elle pour une bonne longue sieste, si tout allait bien. Alors la bleue se mit à somnoler sur son volant tout doucement... quand des clameurs vinrent très vite lui faire comprendre que c'était mort pour aller dormir dans 2h. Ils auraient dû faire ça 8h avant, elle aurait eu SA BAGARRE et SON SOMMEIL DANS 2h.

Le patron du chantier déambula encore plus remonté et traversa la barrière policière en vociférant. Dès qu'il l'eut dépassée, la jeune femme ouvra la portière de son véhicule - prêtre à l'utiliser comme bouclier si les esprits de la forêt étaient venus armés. Rien à craindre de la part d'étudiants toutefois.

- Revenez, M. Peterson. Ne vous exposez pas !

Ce dernier s'en battait strictement les couilles alors qu'il se mit à apostropher des journalistes. Des journalistes sur place ? Les ombres se multipliaient, faiblement illuminés par les premières lueurs du matin. Oh, quelle merde. Un autre officier situé dans la voiture d'à côté la fixait, sa radio dan sla main, elle fit un signe de tête, il demanda du renfort, puis lui déclara que c'était fait tacitement.

- Bon, ils faisaient comment déjà dans World War Z ? plaisanta-t-elle pour elle-même, avant de voir ce que la sergente allait faire et agir en conséquence. L'hôtel de ville serait une diversion  ? Ces gens-là sont capables de stratégie ? Putain, mais purgez-moi toute cette merde... pas amusée pour un sou.

Dès qu'on lui fit signe de disperser la foule, elle ne dit pas un mot, laissa les autres parler et commença la procédure adéquate de dératisation. Les voyant bien organisés, elle se hâta de récupérer le matériel anti-émeutes, l'équipa et s'apprêta à jouer de sa matraque, machinalement, comme on lui avait appris. Comme le voulait la procédure. Avec un coup en plus dans les genoux pour l'excès de haine, le petit pourboire du policier.  


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Sang-Bleu
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyJeu 29 Juil 2021 - 17:51

Une nuit en forêt


Un chantier au milieu de la forêt. En pleine nuit.
C'était le cadre parfait pour les films d'horreurs, les séries à suspenses, les romans noirs. C'était un peu moins idéale quand cela concernait la vraie vie. Surtout quand vous y étiez consigné pour toute la nuit, sans pouvoir en partir. Heureusement, elle pouvait compter sur une petite dizaine de collègues. On pouvait veiller chacun sur les arrières de l'autre comme ça.

La nuit avançait. Mia était oppressée. Et cela n'avait rien à voir avec un film d'horreur. Une sensation angoissante serrait son cœur et bourdonnait dans sa tête. Peu importe ce qu'elle faisait, elle ne pouvait se départir de cette pensée : on l'observait. Elle ne comprenait pas et craignait comprendre : tombait-elle dans la paranoïa ? Ou pire encore, avait-elle raison d'être en alerte comme ça ?
Elle se sentait de plus en plus sur le qui-vive depuis une mésaventure dont elle n'avait encore parlé à personne. Si bien sûr "sur le qui-vive" voulait dire se sentir constamment aux abois, et si mésaventure suffisait à qualifier un enlèvement. Elle ne voulait, ou pouvait, en parler à personne, pas encore. Elle voulait garder ça pour elle, et tâcher de sourire et garder le cap auprès de ces collègues.
Quelques signes trahissaient cependant son état d'esprit : comme le fait qu'elle conservait la majorité de son équipement lourd tout le temps.

Cette nuit la ne faisait nullement exception.
Régulièrement alors qu'elle patrouillait, elle se sentait observée. Mais impossible de trouver par qui, ou par quoi. Les bois étaient plongés dans les ténèbres, et il était difficile de tirer la moindre conclusions sur les bruits que l'on pouvait entendre. Ce craquement de brindille était-il dû à un tueur en série, ou bien à un sanglier ? Ce cri était-il celui d'un hibou ou celui d'une victime ? Cet lueur au loin était-elle une lumière provenant de la ville, ou bien la lampe torche d'un intrus.
"Bordel. Je vais finir comme Richardson" soupirait la rouquine à l'intention d'un de ses deux compagnons canins : Bravoure. Un malinois dressé pour la garde.
Mia était partie faire un tour du périmètre, seule en compagnie de ses chiens. Eux, au moins, ne la jugeaient jamais. Elle pouvait sourire, elle pouvait pleurer, ils restaient fidèlement à ses côtés.

Elle se penchait pour venir caresser le flanc du second : Vigilance, un berger allemand. On l'avait déployé ici pour la nuit, la mission était de surveiller la zone avant le début des travaux. C'était un véritable gâchis écologique qui se préparait, et elle était forcé d'y prendre part. Pire, elle devait activement empêcher les manifestants de venir sur place.
On avait entouré la zone d'un grillage et de murs temporaire après avoir chassé des hippies la veille, cela permettait d'en réduire l'accès et éviter les mauvaises surprises. Néanmoins il fallait toujours patrouiller régulièrement les quelques hectares, surtout ceux autour des machines et infrastructures qui seraient la cible prioritaire pour les protestants.
Les racines, les ronces, la terre humide. Nombreux étaient les obstacles naturels qui handicapaient la progression à mesure que l'on s'éloignait. Loin d'être ennuyée, cela faisait même du bien à la Sergente et aux chiens. La nature, la vraie, la sauvage et l'indisciplinée, leur manquait dans une jungle de bitume comme Gotham.

Bien sûr un barrage avait été mis loin en amont, sur la route, pour surveiller les allers et venus. Le groupe sur le chantier était "le dernier" rempart de surveillance. Pour l'instant aucune foule ou rien de suspect n'avait été rapporté. Mia espérait bien que cela pouvait rester comme ça jusqu'à la relève et les renforts de journée. Pour l'instant, il fallait continuer de patrouiller l'enceinte puis rejoindre l'entrée principale.


La nuit était bien entamée. Toujours rien à signaler. Les dernières heures avaient été calmes, et Mia n'avait rien à signaler si ce n'était un couple qui se bécotait derrière un arbre, qui avait été surpris par les chiens. Peut être était ce plus grave que ce qu'ils disaient, peut-être voulaient-ils se glisser dans le chantier ? Cependant Mia avait naïvement décidée de les laisser filer. Ils n'avaient aucune arme sur eux, et pas l'air bien méchant. Elle rejoignait le gros des forces pour partager un café et passer un peu de temps avec les officiers pour les rassurer, les encourager, du moins jusqu'à sa prochaine patrouille.
Avec l’avancé de la nuit, les discussions s'étiolaient. Tout le monde avait envie de se reposer.


La nuit touchait à sa fin. Le soleil commençait à réchauffer un peu les corps transis.
Mia avait regagné l'accès principale pour vérifier avec les autres les différentes arrivés. Principalement des ouvriers en fourgon, avec un peu de matériel. Le chef de chantier aussi était venu, un type détestable.
Un appel radio avait inquiété tout le monde, une manifestation qui avait éclaté à la mairie. Décidé à ne prendre aucun risque, le SWAT et une bonne partie des forces disponibles avaient été mobilisés dans le quartier.
Cela promettait un peu de retard sur la relève. Une voiture partait rejoindre la ville, notamment avec les bleus qui ne semblaient plus tenir. Par principe de précaution les autres, dont Mia et Elena, allaient rester sur place encore quelques heures. Loin d'être rassurés de voir leur force encore diminués, Mia et le Sergent Valdéz décidaient de renforcer la surveillance. Ce dernier quittait d'ailleurs l'entrée pour une patrouille du périmètre, emportant trois agents et Vigilance avec lui.
Cela ne laissait même pas une dizaine d'agent à Cooper pour l'avant.


Le Rouge-Gorge était tendu, faisant les cent pas à l'extérieur des voitures, devant les barrières, avec Bravoure qui commençait lui aussi à être survolté, sans nul doute affecté par l'humeur de sa maîtresse. Elle se sentait toujours épiée, et se savoir loin de l'affrontement n'était pas pour la rassurer.
Mais autre chose clochait. Du bruit ? Des cris. Les hippies revenaient. Au pire moment, évidemment.

Mia attrapait immédiatement un mégaphone et grimpait sur le toit de sa voiture pour mieux voir qui venait. Une dizaine d'individus. Bon. Derrière elle, elle avait huit officiers. Si on comptait ceux en patrouilles et ceux qui dormaient, on atteignait une vingtaine. Et une vingtaine d'ouvrier. La situation était encore largement gérable.
Elle allumait donc l'engin et commençait à donner les avertissements habituels : "Halte. Vous approchez d'une zone d'accès restreinte et propriété privée. Dispersez vous !" et autres "GCPD. Ne bougez plus !" alors que du coin de l’œil elle voyait Peterson passer pour lui aussi haranguer la foule. Bon sang, il ne pouvait pas rester bien à l'abri dans le chantier celui-la ?
Mia baissant le mégaphone en voyant la vacuité de sa tentative, et s'adressait aux officiers :
"Okay. Lancez quelques lacrymo pour les faire partir. Mettez vos masques, vos casques. Ces hippies ignorent notre nombre, si on montre les crocs, ils vont pas se sentir pousser des ailes... Et ramenez Peterson à l'intérieur !"
Elle en profitait pour tirer sa radio, pour contacter Valdéz. Elle restait sur sa voiture, à porté de voix des autres agents, comme Elena. Bravoure commençait à aboyer furieusement.
Les grésillements de sa radio en fin de vie mettaient de longues secondes à faire place à la voix de son camarade "Valdéz. C'est Cooper. On a du grabuge à l'entrée. Une quinzaine d'individus. Revenez quand vous pouvez."
La réponse envoyait directement un frisson dans le dos de la rousse, et des quelques agents autour. Valdéz  avait la voix paniqué alors qu'il parlait rapidement : "Cooper ! Prévenez le central. Il y a d'autres groupes alentours. On s'est séparé pour essayer de les empêcher d'escalader les murs ou couper les grilles. Mais impossible de dire combien on pourra les tenir !"

Mia se décomposait. Comment ça "d'autres groupes" ?

La suite se passait très vite. Alors qu'elle levait le regard sur le groupe qui approchait, elle pouvait voir que des masques et des casques avaient été mis. Un second groupe semblait arriver par l'ouest pour prêter main forte au premier, doublant presque leur nombre.
Des frondes et des armes avaient été sorties. Les chants commençaient à se faire entendre. Aucune revendication pour les énergies vertes ou le recyclage, mais les habituels "Et tout le monde déteste la police".
Bordel. C'était pas des hippies. Et ils n'avaient rien de pacifiques.
Et les renforts allaient devoir traverser la moitié de la ville pour venir !

Mia mettait rapidement son casque, déjà presque entièrement équipée, elle haussait le ton pour être entendu par ses hommes malgré les cris et les aboiements : "Putain. C'est une émeute ! Pas des manifestants ! Préparez vous à la charge ! Matraque, taser, pas de balles ! Usage de la force autorisée, mais je veux aucun tir létal, aucun mort ! Aucun blessé grave ! On se bat contre des civils ! Des citoy-" avait commencé Mia avant de s'écrouler de sa voiture.
Sa visière était presque fendu la où elle venait de prendre un boulon de chantier massif, projeté par la fronde d'un manifestant. Sans casque, c'était l'hôpital. Peut être la morgue.


Un coup de sifflet retentissait et une clameur suivait. La charge était donnée en face. Ils ne comptaient laisser aucune chance à la police pour s'organiser. Et quand bien même ? Que pouvait-elle faire ?

Mia se relevait à temps pour voir les premiers manifestants, plus téméraires et zélés, venir chercher le combat. Les officiers les plus rapides avaient pu s'équiper, et interposer leurs boucliers avec courage. L'impression d'être observée se faisait plus forte encore. Elle même n'avait aucune protection, et se retrouvait bientôt à voir deux hommes sur elle, armés de battes et de tuyau de bronze. Elle bloquait un premier coup, en rendait un tout aussi violent, avant d'en essuyer un second venu de la gauche. La situation était sérieuse, et elle comme les autres risquaient de se faire déborder, elle ne réussissait à sortir du contact qu'avec l'aide de Bravoure qui venait de mordre le second assaillant à la main.
L'impacte avait été violent, et en à peine quelques secondes la maigre ligne de la police se retrouvait à céder du terrain. En face, l'ennemi, sur les côtés la forêt, et derrière : les grilles. Les voitures empêcheraient dans un premier temps la masse sanguinaire de leur arracher la gorge, leur permettant de rentrer dans l'enceinte du chantier.
Peterson était introuvable, mais elle ne pouvait pas s'en inquiéter dans l'immédiat.

Mia hurlait pour ses hommes :
"Repliez vous derrière les grilles !"

On allait la qualifier de lâche. Certains ne comprendrait pas.
Il n'y avait aucun équipement lourd anti-émeute, aucun canon à eau. Ils étaient une vingtaine, contre au moins le double. Ils n'avaient pas dormis pour la plus part depuis plus d'une journée. Et Mia se refusait à autoriser d'employer une force létale.
La vie de ses hommes passait avant ce terrain idiot et les ambitions des requins de la ville.

Elle ravalait sa salive et son amertume, et alors qu'elle restait en dehors de l'enceinte pour s'assurait que tous les officiers pouvaient gagner le chantier, elle rallumait le mégaphone : "Kzz... Ca va ! Arrêtez ! On se rend ! Laissez mes agents et les ouvriers sortir, et on cessera l'opposition !"

Pour protéger ses hommes, elle comptait bien laisser la victoire.


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Mia répand sa bonne humeur en ffcc00
Elle parle "français" en italique.
Renseignements sur le personnage - Téléphone de Mia Cooper
Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 En0R7
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyVen 30 Juil 2021 - 14:12


Flic à Gotham



Des mauvais jours, y'en avait un peu trop souvent en ce moment, tu parles d'une chance. J'étais de patrouille ce matin-là, j'avais besoin de sentir le terrain, de voir ce qui avançait vraiment à Gotham City. Ce début de matinée avait quelque chose de bucolique, c'est vrai. Malgré un léger soleil, la nuit partait, et la ville semblait belle, malgré tout. Elle était belle oui, trop belle pour être honnête en cette journée d'été. On signalait quelques inondations dans le quartier de Coventry, les pompes qui semblaient ne plus vouloir s'activer pour renvoyer l'eau là où elle était d'habitude. Bon, pas grand chose à signaler dirons-nous, à part peut-être la prévision d'une tempête orageuse qui arrivait pour bientôt, ça pouvait arriver, et puis, ici, c'était souvent le cas. Dans cette ville, il faut être attentif aux signes, et quand certains se produisaient, des choses horribles pouvaient arriver à Gotham City. Et pourtant, je n'avais pas été assez attentif. Non, je ne l'avais pas été. Tout ça était malheureusement mal orchestré et le temps allait me donner raison. Après avoir enlevé mon ciré jaune et remis ma veste, je remonte dans la voiture en compagnie de deux agents que j'avais réquisitionné pour la patrouille. Smithens, un de mes gars, me donne mon café chaud, tandis que Hardcliff engloutissait son deuxième donut. C'est alors que la radio retransmet les dernières actualités. On était posté là pour gérer cette manifestation prévue devant la mairie. On patientait, et on entamait quelques rondes en voiture, histoire de voir ce qui se passe. Mais apparemment, malgré la présence de mes gars, du swat et d'une grosse partie de mes troupes, on en arrivait à se faire avoir bêtement comme des bleus. La radio du GCPD retransmet les nouvelles, et faut dire qu'elles ne sont clairement pas à la hauteur de ce que j'espérais.


Bien on se tient prêt à recevoir les manifestants écolos. Attention aux caméras et aux journalistes. On sera filmé. Duffy, surveillez moi ce groupe de hippy là bas.

07h30



La manifestation était un putain de leurre ! Les écolos causent de sacré échauffourrés sur le site d'où on les a viré la veille ! Ils sont trop nombreux on doit quitter les lieux !

07h37



10.04 ! On arrive ! Allez tout le monde on remonte dans les camions on va déloger ces foutu connards

07h38


L'opération est un leurre, un foutu leurre pour nous attaquer à l'endroit non prévu. Une désorganisation simple et efficace, et on s'était fait avoir bêtement. Je croyais qu'on en avait terminé avec ça, y'a pas un seul foutu jour où on peut être tranquille dans cette foutue ville. Y'a toujours quelque chose qui tourne mal. Je jette mon café par la fenêtre avant de réfléchir à ce qui avait été dit hier, lors des derniers rapports. J'avais eu quelques rapports, à propos de manifestations sur ce chantier. Pas grand chose d'anormal, et sur les réseaux sociaux, on annonçait une grande manifestation à l'hôtel de ville. J'avais ordonné au swat d'être prêt pour la manoeuvre. Mais apparemment, on a été pris de vitesse. Le mec qui a lancé ça était assez intelligent, faut l'avouer. Je laisse Smithens prend le volant, tandis que je reste à ses côtés, mettant le gyrophare sur le toit de la voiture banalisée. Je prend le micro et j'interpelle mes unités. On va se rendre à ce chantier, et on va faire ce qui doit être fait. Une foutue diversion. On nous a clairement bien utilisés, et ça, j'aimais clairement pas. Les criminels devenaient de plus en plus ambitieux, et intelligents avec ça.

"Prend la 52ème, fiston. C'est un raccourci et on évitera les embouteillages."

Je connais Gotham comme ma poche, et je sais aussi le genre de trucs qu'elle pouvait nous réserver. Le genre de truc bien noir et bien pénible qui risque de sortir de sa boite, sans crier gare. Ma main tremble, je sors une cigarette et je l'allume. Le calme avant la tempête, le calme oui ... Avant le déferlement de violences habituelles qui allait recréer un nouveau cycle de violences continues. Des rancœurs allaient se développer, et à chaque fois, le petit truc qui risquait de faire exploser la poudrière. Quelqu'un fera une connerie, c'était certain. Y'en a toujours une, et le karma nous reviendra en plein visage, avec un rebondissement encore pire. Le gamin m'écoute et suit ce que je lui dis. Pas de problèmes, excepté quelques ralentissements, et Dieu sait ce qui se passe sur ce chantier. Je compte les secondes dans mon crâne. Quel ennui. J'essaie de tempérer mon calme. Au fond de moi, je suis rôdé, je sais comment je devrais agir. Mes hommes se dirigent vers le chantier, vers ce qui semble être le véritable terrain de combat. Cela ne sera pas une mince affaire. Et j'espérais très sincèrement que les choses ne s'enveniment pas. Il n'est pas évident pour nous de gérer ce genre de crises. La ville défile sous nos yeux, nous prenons la voie rapide pour sortir de la ville aussi vite que possible. Il fallait espérer que les choses ne dégénèrent pas de trop. Intérieurement, je priais pour que quelque chose ne nous saute pas dessus à l'improviste. Et à nouveau, je transmets sur les ondes de tous les véhicules. Ma mine est grave, mes mains tremblent et je saisis ma cigarette pour en tirer une bouffée, pour calmer mes nerfs et ma peur, j'avais peur de ce qui allait se passer oui, j'avais très peur au fond de moi. La recrue à mes côtés me fait signe que je ne devrais pas fumer, que ce n'était pas bon pour moi. Je ne l'entend pas et j'allume la cigarette, j'en avais besoin, vraiment besoin. Pour tout dire, j'avais qu'une seule envie, sentir cette odeur de nicotine qui me rassurait dans les plus mauvais moments. On en avait bien bavé ces derniers temps, et là, pour tout dire, je devais avouer que ce n'était clairement pas la meilleure des nouvelles. Gotham City se retrouvait une nouvelle fois en zone de guerre.

"Ici Gordon ! On arrive ! Ceux qui sont sur place, on arrive ! Tenez bon !"


Il était temps de faire une entrée dans la foret. De montrer que nous ne céderons pas et que nous protégerions ce qui doit l'être. Je pensais en avoir terminé avec ces manifestations. Il faudra vraiment que l'on trouve le leader de ces anarchistes. Ce n'est pas la première fois, et ce ne sera pas la dernière fois que nous nous croiserons. Mais une chose est certaine, l'issue de cette rencontre sera certainement assez violente. Je ne sais pas où sont les autres renforts, mais nous, en tout cas, nous étions en route. Nous devions arriver à temps, ce n'était pas négociable. Le chantier était encore à quelques kilomètres, faites que mes gars soient encore en vie.





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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptySam 31 Juil 2021 - 11:57


Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 E0kh
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Il y a peu dans la forêt de Gotham City, s’était produit un petit incident, avec quelques écologistes manifestants qui se virent renvoyés par la police. Ceux-ci n’avaient pas usés plus de violences que nécessaire, faisant juste le boulot pour lequel ils étaient payés. Mais j’étais néanmoins certaine que ce qu’il s’était passé ce jour-là allait finir par nous exploser en plein figure. Si toute la tension omniprésente sur les réseaux sociaux était aussi palpable, c’était que le problème était conséquent et l’ampleur ferait forcément des dégâts. Depuis plusieurs semaines déjà, Anarky galvanisait la population en conduisant les manifestations dans toute la ville. Si cette pratique me donnait envie de vomir, celle que je soupçonnais pour l’autorisation de ce chantier l’était tout autant. Mes priorités étaient constamment revues, davantage lorsque je devais raisonner en tant qu’Adjointe du Maire. La conservation du patrimoine de Gotham m’était importante, et j’y incluais sans hésiter cette zone verte, là depuis toujours. En plus de sa faune et de sa flore à conserver, elle y entassait aussi nombreux souvenirs pour quiconque s’était aventuré ici. Tout juste après les faits, c’était sans perdre de temps que je m’étais emparée du dossier du chantier visé, lisant chaque feuille dans son entièreté pour chercher les premières erreurs qui m’ouvriraient les failles exploitables. La lecture de ces pages m’avaient mené vers un autre dossier en cours, celui de la Réserve Naturelle Vreeland située également dans l’étendue de Sommerset. C’était un ancien zoo en voie de reconversion, elle faisait partie d’un de mes engagements lors des élections de l’année dernière. Elle pesait sur la balance et la glisser dans l’argumentation que je préparais me serait bénéfique.

Assise à mon bureau de l'hôtel de ville, j’appuyais sur le bouton d’appel automatique. La voix fluette de ma secrétaire s’éleva depuis l’appareil. “Natacha, veux-tu bien appeler le numéro dans le mail que je viens de t’envoyer ? Transfère-moi l’appel dès que tu as Mr. Morel en ligne.” Il me fallait maintenant patienter, ce genre d’individu qui ne regardait pas plus loin que le bout de leur nez pouvait se faire désirer un moment. Un coup d’oeil à l’heure me fit soupirer, la pauvre, je l’avais gardée avec moi toute la nuit et le petit matin pointait déjà son nez. Je m’approchais de la fenêtre et scrutais l’extérieur, où la foule s’était amassée. Les médias étaient pendus aux lèvres de la mairie, cherchant à savoir si nous allions faire quelque chose ou rester les bras ballants. Il était évident que je ne laisserai pas de préjudice arriver à cette ville vicieuse. Le GCPD était sur place et tentait de contenir les manifestants, leur cri me parvenait jusqu’ici alors je n’imaginais pas le chaos qui régnait en bas. Sous mon tailleur d’où dépassait mon ventre bien arrondi, ma petite se mit à bouger lentement. Je la caressais, cherchant à l’apaiser, perdant mon regard sur les visages en colère des gothamites.

La voix de Natacha me ramenait les pieds sur terre, m’indiquant que mon interlocuteur était en attente. Je prenais le combiné, déjà sur la défensive, car Mr. Saul Morel était un industriel peu connu mais ses quelques apparitions m’avaient laissé entrevoir le personnage qu’il était. “Bonjour Mr. Morel, Madame Kyle Wayne à l'appareil. La raison de mon appel est très simple : vos droits concernant l'exploitation du terrain dans la forêt de Gotham. Il me semble, après plusieurs vérifications, que la signature du maire Fox n’apparaît nulle part.” Il me coupa déjà, comprenant où je voulais en venir, et me sortait déjà ses droits en tant que propriétaire du terrain. Je hochais vigoureusement la tête et reprenais la parole calmement. “Certainement Mr. Morel, en tant que propriétaire d’une terre vous avez le droit d’exploiter le terrain comme bon vous semble, tant en surface qu’en sous-terrain. Le problème est que le contrat qui vous cède ce terrain est introuvable, et je le sais, car je viens de passer au minimum quinze heures à éplucher toute cette affaire.” Je l’entendis me traiter de fouille-merde, à cela j’esquissais un sourire en coin qu’il devina au ton de ma voix, qui se changeait lentement vers une mesquinerie apparente. “Oh, Mr. Morel… Vous n’avez pas idée à quel point j’excelle dans ce domaine.” Saul s’emporta, et dans la colère, me donna des informations qu’il n’aurait pas dû ; comme par exemple qu’il allait sur place et que les machines de guerre avançaient déjà vers la forêt. Il me raccrocha ensuite au nez, mais peu importait. Sa réaction me confortait dans l’idée que j’avais, à savoir qu’il avait usé de manigances illégales pour arriver à ses fins. La patte de qui avait-il graissé pour en arriver là ? Moi et Natacha avions encore du boulot. Je devrais penser à son augmentation, après cette histoire, auquel cas je risquais de perdre une perle rare. Je composais cette fois-ci le numéro du G.C.P.D. et demanda à parler directement au Commissaire Gordon. Je dûs patienter un très long moment, car le sommeil manquait de m’arracher à mes devoirs par plusieurs fois. La voix de Jim me ramena à la réalité, je fus brève et concise. “Bonjour, Commissaire. Vu le bordel à la mairie vous êtes sans doute déjà au courant. J’ai eu écho que la déforestation débute aujourd’hui, et il me faudrait du temps pour finaliser quelques points, tout n’est pas net dans cette affaire. Il est possible que Mr. Morel n’ait pas le droit d’exploiter cette zone, et comme il ne coopère pas, j’ai besoin que vous reteniez ses chars d'assaut.” Je n’avais pas le temps de me perdre dans mes explications, et de toute façon j’allais les rejoindre sur place. Si l’industriel y était, il fallait quelqu’un pour le confronter à ses torts.

La conversation prenait fin, au moment où ma secrétaire entra dans le bureau. “On va aller camper” lançais-je en souriant. “On prend tous les documents avec nous, la tablette avec l’agenda et les numéros. Vérifie bien que celui du procureur y est, je vais devoir m’entretenir avec lui.” On se mettait en route dans ma voiture, je laissais Natacha conduire pour que je puisse continuer à scruter ma paperasse. Le véhicule roulait lentement mais sûrement, et au moment d'un carrefour je dirigeais mon employée vers un raccourci. Catwoman connaissait la ville comme sa poche aussi. Une trentaine de minutes nous avaient été nécessaire pour traverser la ville jusqu'au Compté, sur place déjà, les sirènes de la police éclairaient les arbres de leur lumière rouge et bleue. Ici, le nombre de manifestants avait explosé et j'écarquillais les yeux de surprise. Bon sang, à la mairie c'était un jeu d'enfants comparé à ici. Garant le véhicule en retrait, je descendis, fauchant le sol terreux de mes talons. Un policier m'apporta un masque tandis que je cherchais déjà Gordon et Morel du regard. A ma venue, plusieurs journalistes me suivaient déjà de loin, cherchant une faille pour m'approcher. Qu'ils patientent, j'avais de quoi nourrir leur info.



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Dernière édition par Selina K. Wayne/Catwoman le Sam 31 Juil 2021 - 15:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptySam 31 Juil 2021 - 14:03






Ecologie radicale

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Dans les Narrows, tous furent témoins de l'ascension de la grogne populaire et du gain en puissance de l'anarchisme ; rien de mieux pour commencer une révolution que là où régnait le plus grand de la misère humaine. Les pauvres âmes vivant là-bas se sentirent pousser une raison de se battre, de renverser l'injustice qui prenait la forme d'un combat écologiste pour protéger la forêt de Gotham.

Cette grogne gagna aussi les rangs de la famille de Vinta, ses affranchis, habitants des Narrows et aux idéologies diverses, voulaient s'investir dans ce combat. La jeune femme ne se voyait en rien opposée à soutenir ses hommes. Le mot d'ordre fut alors de rester à l'écoute de tout ce qu'il se passait dans les rues, d'écouter la grogne et de soutenir tous ceux qui allaient s'investir dans cette manifestation. Pearl ne se faisait pas d'espoir, les chances que cela finisse en bain de sang étaient élevées. Ses hommes et elle aidèrent à la circulation d'armes contendantes, principalement de la plus simple batte de baseball au tuyau renforcé ; l'objectif était de donner à tous de quoi se défendre. Cependant le soucis était le temps ; par-dessus tout, ce qui primait pour la mafieuse était de protéger ses hommes. En l'échange d'une certaine somme d'argent, elle réussit à dégoter une trentaine de masques à gaz couvrant uniquement le bas du visage, leurs filtres ainsi que des lunettes de chantier pour protéger ses hommes de tout ce qui pouvait être tiré par les forces de l'ordre ; cette quantité était suffisante pour eux. Cependant les préparatifs continuèrent, dans une coopération précaire avec les anarchistes, jusqu'au jour J.

Le 28 Juillet, aux premières lueurs de l'aube, les de Vinta se mirent en route aux côtés des révoltés, chacun gardant leur équipement dans un sac à dos, tous vêtus dans une tenue qui leur étaient favorable pour le combat, peu importe qui était présent, tous étaient animés par cette même rage. Pearl ne faisait pas exception à la règle et marchait au milieu de tous, portant un costume trois pièces qui attirait de mauvais regards de la part de ses camarades sous lequel elle portait un équipement de protection primaire sur ses avant-bras, sur ses mains et à ses tibias.
À l'orée de la forêt, la mafieuse fit signe à ses hommes de s'équiper, enfilant tous leurs masques et leurs lunettes, avant de les laisser se séparer en deux groupes d'une quinzaines d'individus et de s'enfoncer dans la forêt. Tous avancés, tendus et nerveux.
Pearl, elle, accompagnait les plus téméraires en tête de cortège, marchant aux côtés d'un type masqué au milieu du chantier. Etrangement, la jeune femme se mit à doucement trembler, elle ne savait toutefois si c'était à cause de l'adrénaline ou bien de la peur.

Elle prit une profonde inspiration, essayant de se calmer pour ne pas perdre la face aux côtés des autres. Elle rejoua le plan dans sa tête et essaya de se rassurer comme elle le pouvait. Bien que ses hommes et elle marchaient avec les révoltés, le mot s'était passé entre eux de tout faire pour éviter les morts, quitte à s'en prendre à leurs camarades pour protéger momentanément des flics ; le tout était d'éviter un bain de sang. Elle savait que, peu importe le camp dans lequel cela arrivait, si quelqu'un mourrait, tout allait déraper. Un homme était rapidement venu leur hurler dessus, sans doute le contremaître, avant qu'il ne soit retenu par les forces de l'ordre et ramené au chaud derrière les grilles du chantier. C'est en regardant autour d'elle que Pearl remarqua les journalistes, les observant comme des charognards prêts à tout pour faire les gros titres.

C'est alors que le coup de sifflet retentit, ensuivit d'un grondement et d'un cri de charge alors que les révoltés dissimulés chargeaient les forces de l'ordre en les forçant à retourner se protéger derrière les grillages. Cependant la charge s'arrêta après les premières minutes, une voix retentie, déformée par le mégaphone, annonçant qu'ils se rendaient. Pearl écarquilla les yeux de surprise et poussa un soupir rassuré avant de doucement s'avancer, suivant les autres. Elle était heureuse que tout soit aussi simple et que la confrontation n'allait pas durer plus longtemps. Cependant son sourire s'effaça rapidement, un bruit se fit entendre au loin, des sirènes, celles des policiers venant de l'hôtel de ville. Ils se rapprochaient et comptaient prendre les révoltés en tenaille. Pearl déglutit nerveusement et attendit le mot d'ordre du leader de l'écologie radicale.
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Foxy Lady
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyLun 2 Aoû 2021 - 18:41

Ecologie radicale
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Deux mois s’étaient écoulés depuis ma première rencontre avec Anarky. J’avais fait un bout de chemin entre-temps, en essayant de me reconstruire du mieux que je le pouvais, sans trop solliciter les membres de ma famille. Ma mère voyait très bien derrière mes sourires que quelque chose, au fond, n’allait plus comme avant. Mais vis-à-vis de mon enlèvement, je pouvais dire que j’allais de mieux en mieux, même si les blessures resteraient gravées encore un moment. Et puis il y avait eu Lonnie qui avait débarqué dans ma vie, ce garçon réservé avec qui j’avais passé des moments incroyables. Je ne le remercierai jamais assez de m’avoir permis de faire cette découverte de moi-même, cette journée-là. Elle ne s’était pas terminée pour lui de la meilleure des façons et j’avais l’impression de lui avoir apporté plus de problèmes qu’autre chose, alors la contrepartie était loin d’être équivalente… Je ne savais pas s’il m’en voulait réellement, bien qu’au fond la réponse me paraissait évidente. Si j’avais rencontré Lonnie, c’était parce que je cherchais Anarky. On aurait beau croire que les soixante jours passés auraient pu mettre un terme à cette obsession pour ce chevalier blanc improvisé, mais c’était très loin d’être le cas. Peut-être que j’étais beaucoup moins devant mon écran à traquer les manifestations, mais cette envie au fond de moi persistait encore, et encore. C’était la raison pour laquelle je comptais me rendre à cette manifestation, qui de toute manière me tenait à cœur également. La forêt de Gotham était un lieu à part entier qui se devait d’être préservée et je n’hésiterais pas à rajouter ma goutte d’eau qui j’espérais, ferait pencher la balance. Je n’hésiterais pas non plus à user de mon patronyme pour faire bouger les choses ou pour sortir une liasse de billets qui éviterait la menace de déforestation. N’ayant aucune idée de la démarche à suivre, je décidais d’utiliser ce que je savais faire le mieux ; l’informatique. Via mon ordinateur portable, je me connectais aux caméras près de la mairie, pour suivre en direct et à distance ce qui s’y déroulait. Mon espoir était très simple ; je voulais apercevoir la silhouette d’Anarky. En y réfléchissant bien, ce n’était pas si simple finalement, car je misais sur le fait qu’il porte la même tenue. Et surtout, surtout, sur le fait que dans toute cette agitation, j’arrive à le repérer. Ce n’était pas une mince affaire et je me devais d’être vigilante. Cachée dans ma voiture comme une voleuse, je scrutais attentivement mon écran en sirotant un smoothie aux fruits rouges. J’étais tellement concentrée que le bruit de mes aspirations buccales me saisissait parfois. Un soupir, un second, et voilà que la silhouette reconnaissable de l’adjointe à la mairie se hissait dans une voiture. C’était obligé, son air pressé, toute la paperasse dans les bras de son assistante ; elle allait quelque part et je devais la suivre. Même quelques voitures de police quittaient la place de l'hôtel de ville, cela signifiait que l’action se déroulait ailleurs. Je démarrais en renversant le reste de ma boisson sur le cuir de mon siège passager, je pestais puis fonçais dans la même direction que Madame Kyle Wayne. Le trajet était long, j’avais d’ailleurs perdu de vue la voiture mais ce n’était plus un problème car je me doutais de leur destination. Évidemment la forêt de Gotham, l’endroit clé de toute cette histoire. Il y a encore quelques mois, j’aurais été en live sur Instagram mais depuis cette escapade avec Lonnie, quelque chose avait changé en moi. J’étais plus spontanée et naturelle dans mon attitude, j’arrêtais de constamment chercher à plaire ou à me demander si tel  comportement convenait dans cette situation. J’essayais de me libérer de quelques entraves inutiles et je pensais sincèrement que j’étais sur la bonne voie. J’arrivais dans une allée boueuse et je décidais de m’arrêter loin de la manifestation. Je laissais tous mes effets personnels dans la voiture, puis entrepris d’arracher quelques branches pour cacher le véhicule. Je n’avais pas envie que ma plaque soit visible et encore moins qu’elle attire les plus malintentionnés. Après plusieurs minutes où je me battais avec les feuillages coincés dans mes cheveux et les insectes qui persistaient à venir fouiner dans mes affaires, je me mis enfin en marche vers la scène principale. Je n’avais fait que quelques pas, que mes baskets étaient déjà toutes boueuses. J’étais toute de noire vêtue et j’avais oublié l’élastique pour attacher cette longue crinière qui n’était pas évidente à gérer. Je me fondais dans la masse du côté des manifestants, cachant malgré tout un peu mon visage dans mon col roulé. De l’autre côté, je voyais les flics, quelques chiens, le Commissaire en personne, l’adjointe, quelques hommes en colère que je ne connaissais pas mais je supposais qu’il devait s’agir des ouvriers… Moi, de mon côté, j’observais les visages que je croisais, à la recherche d’un masque blanc bien spécifique que ma mémoire n’avait pas oublié.

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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyMar 3 Aoû 2021 - 21:29

OMG !


Erreur de manip. J'ai perdu le message 😢

Résumé :
Liz est sur une butte de terre à l'extérieur du chantier. Elle le surveille à l'aide de son drone.

The gritch inspire by @elfyqchan - Never Utopia


Dernière édition par Lisbeth Zalachenko le Dim 8 Aoû 2021 - 13:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyJeu 5 Aoû 2021 - 10:43

Ecologie radicale
Judith avait suivi l’émergence de ce mouvement anarchiste dès son début, et n’en avait pas perdue une seule miette, décidée à en faire un long article sur l’une de ses futures vidéos. Anarky, comme d’autres personnes qui étaient à la tête des sujets de ses articles, était devenu un de ses proches sans même qu’il ne la connaisse. La jeune adulte avait suivi avec attention ses différentes apparitions, et commencée à rédiger sur ses motivations. Cependant, ce n’était pas le coup pour ce nouveau projet de ce « bon vieux Anark » comme elle s’était mise à le nommer pour elle-même. Alors la voilà à se réveiller sur la mélodie des Buggles, musique se lançant automatiquement lors d’un pic d’affluence d’infos sur un thème précis. Sa main vint attraper son téléphone pour constater l’heure. Sept heures… Bordel, c’était tôt. Mais l’info n’attendait pas. Elle sauta du lit, pour se poser aussitôt devant son bureau. Elle l’ouvrit, et se mit à la recherche de ce qui l’avait réveilée. Une femme forte, c’était une femme qui savait. Elle s’attendait à voir confirmée la manifestation prévue à la mairie, mais c’était apparemment une bonne journée qui s’annonçait pour elle. Il s’agissait apparemment d’un piège organisé par ce bon vieux Anark, qui avait réuni bien plus de personnes qu’à la mairie du côté de la cambrousse de Gotham pour s’en prendre au chantier d’un dénommé Peterson. Un coin sympa, que Judith appréciait bien plus, il ne faudrait pas qu’elle oublie le Peterson en question d’avoir accepté ce boulot dans la cambrousse.

« - Je sors, maman !... Tu peux m’en faire un au fait, dans un thermos, s’il te plait ? »

Cria-t-elle à l’adresse de la personne qu’elle entendait trainer dans la cuisine. A cette heure, il n’y avait que très peu de chance pour que ce soit le mâle qu’est son formidable père adoptif qui se fasse un café. Elle ferma son ordinateur, et entreprit alors de réunir tout ce dont elle aurait besoin dans sa sacoche, en quelques secondes. Téléphone, appareil photo, un microphone, de quoi se protéger si ça partait en vrille, et c’était parti. Elle enfila brièvement des habits, et cavala jusqu’à la porte de sortie, en passant par la cuisine. Un thermos récupéré, un aurevoir lancé à la va-vite, une bise et une courte explication « Anarky, scoop, manif, faut que je file. Merci thermos. ». Une fois arrivée en bas de son immeuble, elle sauta alors sur son vélo et se mit à pédaler à toute vitesse en direction de la cambrousse où se déroulait tout l’enjeu de sa future vidéo.

_________________________________________________________________________


Quelques instants plus tard, la jeune femme jetait, en trombe, son moyen de transport au sol pour directement se mettre à observer la scène, analyser les points qui pourraient l’intéresser en tant que journaliste. Des flics d’un côté, qui tentaient de communiquer avec ceux qu’ils ne voulaient que coffrer. De l’autre, ces manifestants guidés par Anarky et qui ne céderont certainement pas de sitôt. Judith espérait leur victoire, bien qu’elle se dût d’être impartial pour l’instant, récolter chacun des points de vues qui se retrouvaient confrontés ici. Puis, elle tourna la tête et remarqua les journalistes déjà tout entassés… elle s’apprêtait à les rejoindre, avant d’apercevoir un autre groupe des mêmes professionnels qui s’étaient regroupés autour de quelqu’un d’autre… Tiens donc. Elle n’hésita pas une seule seconde, et changea de chemin pour rejoindre cet entassement, pour reconnaitre l’adjointe au maire Sélina Kyle. L’affaire prenait un tout nouveau tournant, inattendu qui plus est. Judith joua du coude pour se faire une place proche de sa nouvelle proie, dégainant son téléphone pour se mettre à enregistrer aussi bien visuellement qu’auditivement ce qu’elle daignerait lui répondre. Elle le releva donc en direction de Sélina et commença son petit numéro, coupant la parole à tous ses futurs collègues.

« - Bonjour madame Kyle, Judith Sparks, votre future pire cauchemar quand j’aurais ma carte de presse, et ce n’est qu’une question de temps ! Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que l’adjoint au maire vient précisément faire ici ? Et quel est le positionnement de la mairie par rapport à cette manifestation ? Gotham, ville écolo ou polluante ? »

Interrogea-t-elle alors sa nouvelle interlocutrice, sans cesser de marcher avec la femme qui ne s’était pas arrêtée jusque-là. Si Judith avait bien appris une chose à travers ces nombreuses interviews sauvages de ce type, c’est qu’il ne fallait jamais s’éloigner de l’interlocutrice, toujours être à son niveau, ne pas lâcher le morceau avant d’avoir une réponse convenable… Ca lui avait parfois valu quelques démêlés d’ailleurs. Agents de sécurités, poulets, et j’en passe. D’ailleurs, la femme qui l’accompagnait, très certainement sa secrétaire, ne semblait pas voir d’un bon œil ses déblatérations… Dommage pour elle, elle ne faisait que commencer d’interroger sa patronne.


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Anarky
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyVen 6 Aoû 2021 - 23:21

HRP à lire:
 

Bref résumé et position des personnages:
 

Ecologie Radicale
28 Juillet 017 - Anarky & Poison Ivy ••• L'air se saturait rapidement de gaz lacrymogène alors que les émeutiers les mieux équipés, les plus habitués à combattre les forces de l'ordre traversaient ces écrans de fumés, récupéraient les bombes libérant leur gaz pour faire des retours à l'envoyeur. Les quelques balles de défense se faisaient répondre par des torrents de jets de pierre et de projectiles diverses. Le combat était purement perdu d'avance pour les quelques policiers en faction et lorsque l'une des leurs proclamait la reddition la stupéfaction gagnait les rangs des émeutiers. Anarky, lui même, était abasourdi par se qu'il venait t'entendre. Autour de lui ça se questionnait, ça chuchotait. Ce n'était pas normal. Un policier ça ne se rendait habituellement pas.

Dans les rangs de la police la stupeur était égale. "Putain mais tu fout quoi Cooper ?" Répliquait le sergent Valdez à sa consœur de grade. "D'où tu as vu qu'un flic ça se rend ?!" Mugissait-il alors qu'il s'apprêtait à lui arracher les mégaphone des mains et rectifier l'annonce. Seulement un son tonitruant, amplifié, de voix multiples parlant à l'unisson le coupait dans son élan.
« Bien. Nous allons vous laisser partir. »

Disait Anarky à la surprise général. Autour de lui les questions reprenaient alors qu'ils reprenaient l'avancées. "Tu ne vas pas faire ça Anarky ?" Lui demandait un de ses camarades qui l'avait rattraper. "Si on a des otages on va gagner en sérieux et en crédibilité. On pourra obtenir gain de cause." Evidemment, il y avait pensé. C'était l'aubaine. Des flics en otage... Que pouvait on rêver mieux que d'avoir des vaches en guise de prisonnières. Mais non, c'était trop dangereux et Anarky essayait de voir la chose plus loin. Face à l'insistance de son comparse il répliquait d'un ton sec. "Nous ne sommes ni des criminels, ni des terroristes, à prendre des otages et à les immiscer contre leur gré dans notre combat. Nous, tu, tous sommes volontaires d'être dans ce pétrin. Pas eux. Un acte de bonté sera peut être moindre comparé à avoir des otages. Mais au moins nous aurons la conscience tranquille. Alors suis le plan et fais se que tu as à faire."

Le cortège traversait le barrage de police puis les grilles pour pénétrer et investir le chantier. Organisés et sachant quoi faire, certains membres, des têtes pensantes, récupéraient des groupes disparates et se séparaient pour oeuvrer à droite à gauche. Rapidement, tout le matériel de chantier, les palettes, les sacs de ciment, étaient récupérés en vue d'ériger une barricade où les voiture de police allaient être les fondations. Elle se voulait solide et impressionnante, mais elle allait demander du temps et ce temps risquait à manquer lorsque le ciel se fendait du bruit reconnaissable des hélicoptères. Ceux de la police mêlés à la presse. La couverture aérienne était désormais assurée.

Cooper, Volgin, Valdez, mais aussi Peterson et ses ouvriers étaient alignés face à un groupe et surtout devant Anarky, en personne. Il n'était pas bien haut pour un soit disant leader de révolution. Engoncé sous son épais bombers rouge sombre, encapuchonné et masqué. On croyait presque voir un personnage issus d'un univers post-apo. La voix amplifiée de son masque se faisait plus basse, plus humaine, bien que rendue mécanique et déshumanisée par les filtres qui devaient se cacher derrière le nez et la bouche de ce masque. "Nous allons vous laisser partir." Disait-il à l'adresse de chacun, alors qu'il faisait les cents pas, lentement, devant ses opposants. "Mais nous ne pouvons décemment vous laisser repartir armés. Vous allez laisser vos armes ici. Bien évidement," il coupait la voix d'un policier qui allait se rebiffer. "Vous allez démonter vos armes à feu, et nous laisser simplement le percuteur. Nous ne voulons pas de ça. Et nous ne voulons pas non plus que vous nous tiriez dessus." Sa voix se faisait un brin narquoise avant de reprendre. Derrière lui une personne portant un masque à gaz intégral écrivait sur un calepin et observait avec insistance les noms sur les bandes patronymique. "Toutefois, sachez une choses, mesdames et messieurs les policiers. Nous ne prenons peut être pas d'otage néanmoins soyez assurés que si vos camarades ouvrent le feu sur nous, répliquent avec une force que nous jugerons disproportionnées en comparaison à nos moyens primitifs, Vous" il appuyait avec insistance sur ce mot, "en subirez les conséquences. Que ce soit le lendemain, dans trois, six mois, un an, vous dancerez la Ravachol pour cette erreur monumentale."

Ses mots dit, il laissait moins d'une minute aux policiers pour se désarmer et démonter leur arme de poing et confier aux émeutier la mince tige métallique du percuteur. Suite à quoi il leur offrait tout le champs libre pour repartir d'où ils venaient. Atour d'eux ça s'affairait à se préparer à un siège face aux forces de l'ordre. Des barricades étaient montés, derrières elles encore d'autres. Les émeutiers se savaient d'ors et déjà pris au piège mais comptaient tenir le terrain et s'accrocher bec et ongle sur chaque centimètre du chantier.

Au loin l'on entendait les sirènes de la police se rapprocher. Elles étaient nombreuses et ne témoignaient que du dispositif impressionnant qui allait être mis en place pour déloger, cette fois ci, mani militari les révoltés. Le plan d'Anarky d'attirer à lui le plus de policier se mettait en place. Il se souvenait du discour simple qui avait tenu la veille pour motiver ses troupes. L'action du jour, outre sa vertue de protection de l'environnement avait aussi un autre message : Celui qu'ils n'allaient plus rien laisser passer. Et pour se faire l'objectif était d'aspirer le G.C.P.D au chantier, le fixer, et le passer au hachoir.

sur la route menant sur zone, James Gordon, comme Selina Kyle, voir même Judith, pouvaient voir dans les hauteurs des feux d'artifice se tirer et exploser dans les cieux à l'approcher et au passage du gros des forces de l'ordre. Sur les ondes radios, seul la police conversait. Elle avait beau balayer les ondes pour espérer espionner les émeutiers ils demeuraient muets. Obtenir un cryptage radio n'était largement pas à leur portée, ainsi ils s'adaptaient et employaient des techniques certes plus archaïques mais diablement efficace. De telles méthodes ne pouvaient rappeler au commissaire que l'inventivité des troupes insurgées qu'il avait affronté durant sa carrière militaire. Des ennemis qui n'avaient rien au niveau de la puissance de feu, du contrôle aérien, de la technologie, mais qui pourtant tenait tête et réussissait même parfois à mettre en déroute la meilleure armée du monde. Un appel radio, venant de l'hélicoptère de la police se faisait entendre.


Ici Siera-Echo. Nous voyons les émeutiers libérer les ouvriers et les policiers. Ils n'ont pas l'air de prendre d'otages. Par contre ils se retranchent salement. On reste en stationnaire pour observer. Terminé.

08h02


Néanmoins un autre problème de taille s'engageait. Celui de la route. Rapidement le goudron laissait place à un chemin forestier élargi par les machines de chantier afin de créer une sorte de double voix. Malheureusement, ce genre de route n'était pas faite pour de lourds trafics et les journalistes, ces rapaces qui flairaient les points chauds avant même que le 911 était avertis avaient déjà garés leurs fourgonnettes à parabole. Rendant le trafic plus difficile, ralentissant l'arrivée de la police et gênant toute mise en place. La topographie également ne jouait pas en la faveur des policiers. Une simple route menait au sentier et de part et d'autre l'épaisse forêt dominait l'humanité des hauteurs vertigineuses de ses conifères. Une drôle d'impression, alors que les détonations des feux d'artifices continuaient, submergeait le chauffeur de Gordon. "Ils savent qu'on est là putain... ils vont nous tomber dessus commissaire ?" Au même moment, à la radio, la même question se réverberait. Les gars étaient stressés et aux abois. Ils n'avaient pas l'habitude d'intervenir en dehors du paysage urbain. Le manque de visibilité sur les abords, les ralentissements causés par les journalistes, tout ça ajoutait du stress aux policiers. Plus de stress, plus de risque de bavure. Gordon n'était pas encore arrivé au contact que la friction du combat faisait déjà son office.


Ici Siera-Echo. Anarky semble en train d'escorter les ouvriers et nos gars jusqu'à la sortie. Demande autorisation d'ouvrir le feu et d'abattre cette cible..

08h06


Toutefois, la situation pouvait pas plus dégénérer que maintenant. Une voiture officielle arrivait et madame Kyle-Wayne en descendait. Bloquée, elle aussi dans ce bouchon en devenir, là voilà que par sa simple présence elle générait un mouvement de foule de la part d'une horde de journaliste. Un seul avait eu besoin de dire un bête "mais c'est pas madame Kyle ?" que tous et toutes se ruaient vers elle. Passant entre les véhicule de police, faisant fi de tout danger d'être renverser. Ils la hélaient tous et toutes pour espérer attirer son attention et qu'elle soit disposée à répondre à leurs questions. Néanmoins, pour l'adjointe au maire c'était la désillusion et peut être même la douche froide. Aucune question dans ce flot incessant de paroles ne portait sur la situation actuelle. Ils délaissaient littéralement l'émeute en court pour se concentrer sur se qui faisait vraiment vendre : le people.

"Madame Kyle ! Viky Vale du Gotham Globs. Un petit mot sur le flou juridique qui entoure l'exécution testamentaire de Bruce Wayne ?"

"Madame Kyle ! James Pershing du Times. Quels sont vos réactions vis à vis de vos détracteurs qui voient en la mort de Bruce Wayne l'accomplissement du cambriolage de votre carrière ?"

"Madame Kyle, madame Kyle ! Jenny Dorel du Gotham Morning. De cambrioleuse à politicienne, n'estimez vous pas qu'il s'agit là que d'une suite logique à votre carrière de criminelle ? Après tout, Oswald Cobblepot a bien été maire et des rumeurs sur Carmine Falcone et ses ambitions municipales courent actuellement. Quels sont vos commentaires ?"

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Arkham Asylum
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptySam 7 Aoû 2021 - 13:34

Ecologie Radicale
28 Juillet  2017 | Ne jamais courroucer Mère Nature...

Chant lancinant. Nos murmures se joignaient d’une seule et même voix. Une seule et unique peine se mêlait à notre douleur, celle de nos cœurs arrachés, corps déchiquetés, victimes sacrifiées sur l’autel de la gloire humaine. Nos cris et plaintes inondaient ce charnier fumant, ce spectacle immonde qui nous donnaient l’envie d’arracher jusqu’à la moindre de nos feuilles de désespoir.

Pauvres hères que nous étions, nous n’y pouvions rien. Nous demeurions désespérément statiques, nos branches s’élançant vers un ciel qui nous avait abandonné, nos racines ne pouvant que s’étendre sous une terre abreuvée de sève et de bois jeune. Peu à peu, les gueules voraces laissaient leurs crocs terribles se refermer sur nos êtres suppliants. Nulle compassion dans leurs yeux brillants, la froideur métallique semblait que trop bien nous dire que nos larmes étaient inutiles face au goût d’inéluctable qui flottait dans l’air.

La nuit n’avait été qu’un cours répit, un instant fugace, une gorgée d’eau avant la hache du boucher. Nos fibres se tordaient, nos feuilles s’abandonnaient au sol de cette terreur glacée. Le soleil était annonciateur tant de la torture de ses rayons assassins que de la mort qui viendrait nous arracher de la terre. La chaleur des enfers se percevait déjà dans le rythme des bottes qui vibraient près de nos racines, milliers de petites fourmis armées qui rampaient au milieu de nos rangs serrés et terrifiés.

Une part de nous, au milieu de la terreur, était résignée. Nous n’attendions plus rien si ce n’était cette fin terrible, quand un son provenant du lointain nous alerta. Ce son semblait proche du murmure, s’étendant depuis des extrémités bien lointaines du Vert, mais se rapprochait peu à peu, comme une clameur qui gagnait en intensité d’instant en instant. Un frisson s’emparait de nos êtres, tremblement d’un soudain espoir alors qu’une énergie qui nous semblait si familière recirculait dans nos entrailles.

« Je suis là. Maman est là...»



L’humeur de Peterson n’allait pas aller en s’arrangeant. Bien loin de là. La situation devenait tout bonnement hors de contrôle. Ou du moins, hors de son contrôle à lui. Il s’attendait seulement à quelques groupes épars de gamins pacifiques et un peu demeurés, comme il y avait eu précédemment. Là, à sa grande stupeur, il faisait face à des chiens enragés.

Les projectiles s’étaient mis à pleuvoir, la fumée commençait à se répandre, alors que les jeunes qui lui faisaient face scandaient avec une hargne féroce les slogans de leur mouvement. Les bois se hérissaient soudainement d’une menace qu’il n’avait pas vu venir, une menace qui semblait vouloir encercler leur position, qui menaçait de les abattre à tout moment.

Il n’eu qu’à peine le temps de comprendre ce qu’il se passait, de saisir le traquenard qu’était soudainement devenu son chantier, son propre gagne-pain, avant qu’on ne le tire vers l’arrière. Il aurait pu, il aurait dû s’exclamer, mais rien ne sortait de sa gorge.

Il le savait, c’était foutu pour cette fois. Ce contrat était foireux depuis le début, il aurait dû s’en rendre compte, mais non. Il avait du mal à joindre les deux bouts depuis quelques mois, et ce job, c’était du pain bénit. Alors il avait dit oui. Et il l’avait protégé, ce putain de chantier. Bec et ongles. Jusque-là. Jusqu’à ce foutu point de non-retour, où il entendit la flic dire qu’ils se rendaient.

Ils abandonnaient. Son job. Les biens de son entreprise. Tout.

« Enculés de… ! »

C’était le dernier cri qu’il pouvait se permettre, la dernière indignation qui lui échappa, reprise comme en écho par certains policiers, jusqu’à ce que leurs voix ne soient masquées par la réponse venue d’en face. Ils n’y pouvaient rien, ils s’en rendaient bien compte. Ils n’étaient qu’un petit quelque chose terrifié par l’ampleur des évènements alors qu’on les poussait vers la sortie.

Peterson se doutait pour autant que ça n’allait pas en rester là. La police allait rameuter des renforts aussi sec, et l’occupation des lieux allait dégénérer en guerre des tranchées. Les putains de hippies aux dents longues avaient l’air de bien le savoir. Ils s’y préparaient, les désarmaient, les menaçaient… Mais au moins, ses gars étaient saufs. Ce ne serait plus son combat, toute cette merde…

Alors que vaille que vaille, il se dirigeait avec son petit groupe vers le goulot d’étranglement formé par les véhicules, bien décidé à se mettre un minimum à l’abri, quelque chose attira son attention vers les bois. D’autres insurgés ? C’était ce qu’il pressentait, après tout ces salauds avaient l’air de vouloir en découdre et avaient rameutés une sacrée putain d’armée.

Pour autant…. C’était comme… Non, il devait rêver… Il devait rêver ces yeux qui le fixaient au milieu des ombres. Ces deux sphères luisantes d’un vert délicat. Il devait rêver les murmures qui s’emparaient peu à peu des bois, les secouant d’un frisson presque humain.

Ce n’est que lorsque le rouge de sa chevelure jaillit du couvert des arbres que le fantasme s’avéra bien réel. Au milieu de la fumée, des pas chaotiques des hommes, du son terrible des hélicoptères, la nature venait soudainement de libérer sa servante, sa reine, sa déesse.

Était-il possible de décrire cette fulgurance s’extirpant d’un bond sauvage, le mouvement des lianes qui la soutenaient comme en majesté, les courbes de sa beauté sur laquelle on s’esquintait de ne pouvoir s’en détacher, le feu qui animait son être où le rouge le plus ardent se mêlait au vert ? Elle semblait soudainement dominer la scène, dominer le chantier des pitoyables êtres rampants qui osaient, d’un cri, admirer son courroux.

Les lianes la portèrent jusqu’à surplomber cette ébauche de barricade faite de bric et de broc. Les pauvres hères qui l’avaient érigée, à la fois terrifiés et fascinés, ne pouvaient que fixer la nouvelle venue, à en voir leurs yeux s’extirper de leurs orbites. Somptueuse en tenue d’Eve, le rubis cascadant de ses épaules jusqu’à la rondeur de ses seins, ses doigts se tendirent avec cette cassante violence vers les véhicules de police. Les seules lianes qui ne la maintenaient pas vinrent fondre sur leurs proies, s’enroulant autour des voitures dans un bruit de tôle abominable. Des craquements terribles accompagnèrent le mouvement, les soulevant de terre, alors que sa voix résonnait, comme soudainement venue de toutes parts, jusqu’au cœur de la forêt.

« QUITTEZ NOS TERRES ! »

Son cri, son ordre, fut ce qui sonna l’assaut. La végétation lâcha les deux voitures qui s’écrasèrent au milieu des gravats. Le sol entier du chantier se mettait à remuer, la ronce progressant pour s’attaquer aux engins, pliant, cassant, brisant le métal d’une force insoupçonnée.

Autour d’elle, la panique la plus totale s’était emparée de tous les misérables sapiens qui avaient osés fouler son royaume. Ils se démenaient, hurlaient, dans le plus complet des désordres. Vaguement, certains d’entre eux semblaient vouloir garder un semblant de sang-froid, tenter de maintenir les groupes, ramener la raison, comme celui au masque qui hélaient les autres. Le son violent des hélices brisaient les tympans, secouant les branches d’un brouhaha de feuillages, d’un souffle qui giflait le visage.

Tout cela l’indifférait. Elle sentait encore dans ses veines la souffrance qui avait eu lieu, la peine profonde qui secouait sa progéniture sans défense.

Elle n’aurait de répit qu’une fois sa vendetta accomplie.



Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 Vp3RZ

Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 Hvmv
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Sang-Bleu
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Mia Cooper
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptySam 7 Aoû 2021 - 21:32

Une nuit en forêt


Mia activait le mégaphone : "Kzz... Ca va ! Arrêtez ! On se rend ! Laissez mes agents et les ouvriers sortir, et on cessera l'opposition !". Comme dans les séries, ou les jeux vidéos, le temps semblait se figer. Non pas car elle venait d'arrêter la guerre, mais simplement car les deux camps étaient estomaqués de cette décision. La rouquine, elle qui n'avait aucun camps dans la lutte idéologique qui se déroulait en sous texte, n'y voyait pas grand chose de choquant : elle voulait simplement éviter à tous la violence, les blessés, les morts.

"Putain, mais tu fous quoi Cooper ? D'où tu as vu qu'un flic ça se rend ?!" rétorquait son collègue masculin avant de s'approcher pour lui arracher l'appareil. Il s'arrêtait seulement par la voix de celui qui semblait être le meneur, qui acceptait la reddition.

Mia profitait du battement pour essayer de s'expliquer auprès des quelques collègues autour d'elle, notamment le sergent Valdéz : "Je sais que ça a l'air idiot, mais je fais ça pour vous. On est en écrasante infériorité, c'était une question de minute avant qu'ils entrent par derrière. Et même si on avait voulu tirer à balle réelle, vous avez pris combien de chargeur ? Ils sont trop nombreux. Ils nous auraient débordés. Il y aurait eu des blessés, des morts !" disait-elle avec force et conviction. Pas assez solide ? C'était possible. Mais elle préférait se dire qu'elle pensait avant tout aux pertes.

Hélas, elle ne pouvait pas plus détailler car les émeutiers commençaient à approcher avec prudence. Certains doutaient encore de la manœuvre, peut être était-ce un piège ? Mais Mia voulait dissiper les doutes, et était la première à retirer son casque de protection. Elle s'adressait aux agents avec elle, via la radio à onde courte, sans chercher à ne pas faire entendre son message par les personnes masqués qui rentraient alentours "Personne ne tir, personne ne les bloque. Rassemblez vous avec moi, et on ne fait que se défendre si ils s'en prennent à nous ou aux ouvriers. Je ne veux aucun geste hostile."

Mia restait près du reste de ses hommes, ainsi que des chiens, jusqu'à l'arrivé du leader et de son propre groupe alors que les autres commençaient à investir les lieux sans attendre. La rouquine se mettait légèrement en avant, le mégaphone toujours en main, affichant un sourire courtois et un brin crispé, afin d'écouter l'homme aux voix multiples. Se désarmer pour partir. C'était un accord logique, songeait Mia.
Néanmoins, autour d'elle plusieurs agents ne semblaient pas du même avis. L'un d'eux se faisait couper par Anarky, alors que Mia pouvait voir Elena serrer les dents. Hélas, Mia allait les décevoir ce jours la, elle ne disait rien. Elle ne disait rien, et quand enfin elle parlait, après avoir fait quelques pas, c'était pour accepter les termes : elle démontait son glock afin d'en tendre le percuteur.
"D'accord. Rien que les percuteurs. On conserve tout ce qui est protection. Je ne veux aucun-" commençait la Sergente, pour calmer le jeu, alors qu'elle se faisait couper. Néanmoins, cette fois-ci, c'était par quelqu'un de son camps que venait l'interruption :
"Ok. J'en peux plus de ces conneries, il est en état d'arrestation qu'on en finisse. On l'arrête, et on attend les renforts ! A aucun moment on désarme des policiers. C'est inacceptable d'en arriver là !" lâchait l'officier Volgin.

Rouge-Gorge faisait volte-face pour regarder, incrédule, l'ancienne militaire qui venait de parler. Elle laissait planer son regard sur la centaine d'âme qui fourmillait autour. Elle se mettait alors, mine de rien, entre la blonde et le chef révolutionnaire. "Notre mission n'est pas de l'arrêter au prix de nos vies et de celles des ouvriers, ni de tirer sur des citoyens qui le protégeront. On protège, nous aussi." répondait Mia, avec une tension montante dans la voix.

L'officier, toujours armurée, répliquait du tac-au-tac. Elle semblait s'énervait chaque seconde de cette situation. Mia, de son côté, ne comptait pas en démordre. C'était trop tard.
"Vous allez protéger qui sans arme ? Vous croyez que les terroristes de ce genre font quoi à des policiers assez naïfs pour se désarmer comme ça, sur demande ? ça va faire beau dans le rapport ! Mais vous vivez où ma chère ?!" disait-elle avec un sourire crispé.

Mia essayait une nouvelle fois de désarmer la situation, lançant un regard inquiet à la ronde. Elle se composait un de ses habituels sourires, chaleureux et doux, avant de répondre sur un ton aussi serein que possible : "On va protéger des vies. Ces gens ne sont pas des terroristes. Il s'agit d'étudiants, d'ouvriers, de parents, de travailleurs. Des civils. Des citoyens qu'on a juré de protéger en prêtant serment. Et je leur fais confiance pour tenir parole ! On est à Gotham ! Il y a déjà bien assez d'ombre et de monstre dans les placards pour qu'on ne commence pas en plus à douter de notre prochain. Soyez franche et sincère, dans votre rapport, mais donnez moi votre arme. C'est un ordre."

Le pensait-elle ? Oui. Était-elle naïve ? Sans doute.
Pire en réalité : à ce moment là lui revenait en tête le fait qu'elle avait été vendu par un collègue, et avait vécu l'enfer pour ça, à peine quelques semaines plus tôt. Les rouages de sa colère commençaient à s'actionner dans sa tête. Mais contrairement à Volgin, sa rage à elle n'était pas dirigée vers les manifestants.



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Hrp:
 


Mia répand sa bonne humeur en ffcc00
Elle parle "français" en italique.
Renseignements sur le personnage - Téléphone de Mia Cooper
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SWAT
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptySam 7 Aoû 2021 - 22:56

Ecologie Radicale

Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 1626380189-got
Oh, elle rigolait. Elle rigolait. Plus douter de nos prochains... des terroristes ! Et vous m'ordonnez de vous donner mon arme. Mon arme de service ? Un agent de police ne se désarme jamais. Il se retire, ou il tire. C'est élémentaire. A aucun moment on ne dit oui à des terroristes.

Elena dressait son poing devant sa bouche, sans retirer sans casque, hormis le masque à gaz laissé sous le menton pour qu'on l'entende s'égosiller à essayer de faire comprendre à cette sergente qu'il est grand temps de retourner sur terre. Sans tendre trop son bras, la jeune femme pointa du doigt l'homme masqué et articula :

- Ils prennent nos noms, j'sais pas ce qu'ils vont en faire mais y a moyen d'arrêter ça tout de suite en commençant par ce guignol. Vu le grabuge qu'ils sont capables de faire et leurs menaces je maintiens ma position, en aucun cas on doit négocier avec des terroristes. Ils sont prêts à tout, non seulement ça se sent - mais ils le disent eux-mêmes ! Maintenant, si vous voulez pas faire votre travail, je le ferai moi.

On pourrait les descendre que ce ne serait pas difficile de faire passer ça pour de la légitime défense. Et ils vont détaler. Si ce ne sont que des pauvres étudiants, ils vont se barrer à la vue du sang versé et le problème sera plus qu'expédié. Et si c'est des mecs avez assez de sang-froid pour poursuivre malgré ça, alors la dernière chose à faire c'est de se retrouver sans moyen de faire feu.

L'idée d'utiliser un moyen létal ne motivait pas Elena plus que ça. Elle ne voulait pas arriver à ces extrêmes. Maintenant, selon la procédure, elles auraient pu utiliser des moyens létaux, ou au moins des coups de semonce s'ils avaient forcé. C'est pour ça qu'on les paie. Ce type-là qui semblait être le chef, s'il était vraiment désarmé, l'arrêter était tout gratuit. S'il était armé, elle tirerait plus rapidement.

Le laisser partir alors qu'il est à cinq mètres et qu'elle était armée, c'est un truc à s'en mordre les doigts quand des familles de policiers seront menacées par ces terroristes... et c'était son plan si elle avait bien compris.

Il est en face. On peut l'arrêter. Et les autres suivront, on s'en servira comme otage le temps que les renforts arrivent s'il le faut, et ce sera réglé. Non, elle pouvait tourner ça comme elle voulait dans le typhon qui triturait sa tête, à aucun moment, à aucun moment on ne pouvait justifier de se désarmer face à des guignols. Que ce soit pour des raisons pratiques, que pour des raisons d'honneur. Quelle image, la police, que de savoir qu'il suffit de lui demander pour qu'elle se rende ? Pire encore, de façon pragmatique, comment défendre son dossier face à un recruteur du SWAT s'il est écrit noir sur blanc qu'elle a filé son percuteur à des terroristes désarmés juste parce qu'il a demandé. Inimaginable. Abject. Ignominieux.

Un ordre était un ordre, certes, et le respect de la hiérarchie avait toujours été le mot d'ordre pour l'ex-Marine... mais non. L'Officier, ex-Caporale Volgin ne s'agenouillera jamais. Sauf en présence de son Kaishakunin, et cet ordre était une insulte à tout ce en quoi elle croyait.

Mia l'arrêta de la main, poursuivant :

- Non. Retournez avec les autres.

Ne vous mettez pas en travers de mon chemin. Elena la repoussa violemment, écartant ses bras en signe d'agressivité :

- Alors, on y va comme ça ?

Mia tituba en arrière, lui décochant un crochet puissant qui la sonna un peu. Le pauvre rouge-gorge s'était surement faite plus mal qu'elle. Elena tremblait de tout son corps, putain, fait chier, décochant des regards de haine à peine perceptible à l'égard d'Anarky et de Mia. Pourtant l'œil averti ne pouvait s'empêcher de discerner clairement la surface cristalline du Cocyte scintiller dans son regard algide. Toute tremblante, elle se tourna vers Mia, sortit son arme, la fit tournoyer pour bien montrer qu'elle n'allait pas tirer avec et avec frénésie la démantela.

- Vous voulez le percuteur, v'là le percuteur. Et la crosse aussi ? Pourquoi pas la putain de crosse ? Sans oublier le magasin, y a une balle pour tout le monde, le dîner est servi.

En balançant le percuteur en direction d'Anarky, la crosse, mais pas le magasin parce que merde, manque plus qu'ils l'utilisent pour de vrai et qu'elle soit responsable de blessés. La crosse, c'était déjà de trop. Le pistolet se disloquait complètement, impossible à le reconstituer, elle fourra toutefois ce qu'elle put dans son holster et partit s'isoler à quelques mètres pour se calmer, lâchant un "va pas en rester là" marmonné. C'était tout sauf professionnel. Mais à quel point tout cela était professionnel jusque là ? Si les bases sont pas professionnelles, alors merde, elle allait pas s'en vouloir pour ça.

Si, elle s'en voulait. L'accalmie de retour, elle suivit - à distance - la troupe pour l'abattoir, non sans dissuader le Sergent Valdèz de l'approcher pour lui faire part de son soutien d'un regard. Et manquait plus que ça pour faire la fête que... oui. Ca chantait en latin dans la tête de la jeune Officier. Pamela Isley, Poison Ivy arriva en trombe pour... tout casser, telle une déesse vengeresse. Petite larme intérieure au café à moitié bu encore dans sa voiture qui se faisait écrabouiller. L'argent du contribuable, putain. Fallait en racheter d'autres, et ça allait polluer. Tout cela n'était plus qu'une vaste blague. A ce compte-là, flingue ou pas flingue... mais au moins elle serait pas morte désarmée. Des wii woo wii woo dans l'autre sens indiquèrent rapidement la marche à suivre, des regards ébahis dans tous les sens.

Elena ne voulait plus jouer, elle fit les gestes tactiques de la police pour bien faire comprendre les ordres qu'elle attribuait à qui voulait bien l'entendre, après tout elle n'était qu'Officier : DIRECTION : LE WII WOO WII WOO, HURRY, HURRY.

Avant de se barrer dans les fourrés loin de tout ça. Les renforts étaient là, mieux encore, le commissaire Gordon. La première arrivée, elle fut rejointe par le Sergent Valdéz, qui trop essoufflé lui fit signe de faire le rapport elle-même. Trop essoufflé, putain. Voilà un autre problème pour un autre jour dont il faudra parler.

- Commissaire, Officier Volgin. Je viens au rapport. Hum... les manifestants sont arrivés. Ils étaient... au moins 70... ?

Elle les avait pas compté, c'était World War Z cette merde. Elle ouvrit grand les yeux au Sergent pour qu'il l'arrête si elle se trompe. Il acquiesça rapidement.

- Nous étions en sous-nombre. On a tenté de les arrêter mais ils étaient parés de défenses anti-contre-émeutes et sont parvenus à renvoyer nos projectiles. Ils ne semblaient pas avoir d'armes à feu. Des frondes, par contre, la Sergente Cooper a même été touchée, je ne connais pas l'amplitude des dégâts. Ils étaient organisés et bien préparés. La Sergente... Cooper.

Voilà le sujet qui fâche. Elle n'a pas appliqué la procédure. Elle serra le poing. Mais quel torchon ce rapport, et à l'écrit ça sera encore plus navrant.

- A négocié une reddition en échange de l'évacuation sans mal des ouvriers et nous. Les manifestants, dirigés par Anarky nous ont par la suite ordonné de leur donner nos percuteurs. Ils ont également relevé nos identités. J'ignore si c'est à but d'intimidation ou si c'était une menace de mort.

On les a arrêtés. Point.

- Malgré une vive... un vif refus du S...

FF... V... S... V... On se concentre. Mieux valait pas mentionner que Valdéz était de son côté. Cela n'amènerait rien de bon, si il était notifié qu'elle n'avait pas tenu compte de l'avis d'un agent aussi gradé qu'elle. Elle se reprit avoir réfléchi.

- Malgré un vif refus de ma part, parce que je voulais l'arrêter, la Sergente Cooper a ordonné qu'on lui obéisse. On a obéi. Ils nous ont évacués, au même moment la dénommée Palema Isley est apparue et a commencé à détruire le matériel policier, véhicules, ainsi que le chantier.

Monde de clowns. Elle en avait marre.

- Grâce au sang froid et au management de la Sergente Cooper face à cette menace, il n'y aucun blessé à déplorer, que ce soit du côté des agents ou des ouvriers... avant, avant l'arrivée de la femme aux plantes, tout du moins. Malheureusement, nous n'avons pas su protéger le site et les manifestants l'ont investi et se fortifient un petit... château fort, bien qu'ils aient l'air aussi surpris que nous par son arrivée. Aussi, on a plus d'armes à feu. Fin du rapport.

Pour toute autre question, demandez aux sergents, j'en ai ma claque, voulait-elle ajouter. Dans l'état où elle était elle avait surement oublié plein de détails, mais l'essentiel devrait y être. A tête reposée, dans son bureau, elle ferait ça plus propre en notant bien tous les articles du code de conduite qui ont été honteusement violés pour faciliter le travail des supérieurs.

Garder la face, tu as eu le droit à un moment de faiblesse mais c'est terminé. Tu es en relative sécurité, le Commissaire est là, c'est plus de ton ressort.


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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyMar 10 Aoû 2021 - 15:24


Flic à Gotham



On arriva donc sur les lieux du crime, du moins, sur le champs de bataille, car oui, c'était une véritable guerre qui se déroulait sous nos yeux. Arrivés sur les lieux, on est rejoint par la politique famous Selina Kyle, une des alliés au maire. J'essaie de ne pas croiser son regard, pas par peur, mais généralement, quand une huile venait sur le terrain, c'était pour foutre le feu aux alentours, et Kyle avait beau être une femme assez sûre d'elle, pas certain qu'elle puisse réussir cette résolution de manifestations. Double bordel à gérer, entre Morel l'arnaqueur et les écolos du dimanche qui en venaient à la manifestation. Fallait faire attention. La maire adjointe me l'avait fait bien comprendre. C'était un bordel sans nom. Dans les talkies walkies, on entend des hommes parler de Pamela Isley, on entend des bruits de fond de guerre civile. Comme à la dernière manifestation. C'était comme un cauchemar qui se répète, qui continue, qui ne s'arrête jamais. C'est alors que les hommes qui étaient sur le champs de bataille arrivent, et c'est la dénommée Elena Volgin qui prend la parole, qui donne son rapport. Apparemment, tout cela était un foutu fiasco. J'avais une gorgée du café que j'avais, avant de le reposer sur le toit de ma voiture. Je jauge et je détermine ce qui doit être fait. Apparemment, c'était le bordel, et Volgin avait l'air assez remontée. Je peux la comprendre. Cordons de sécurités établis, vérification des profils et des pénétrants sur la zone. On se croirait dans une zone de guerre. Nous sommes en guerre. Et cette ville me le fait comprendre, jour après jour.

"Merci, Volgin. Vous aurez un dernier travail à faire pour moi, trouvez-moi Cooper et vous me la ramenez."

En tant que chef, y'avait des comptes à rendre, mais je ne pouvais pas l'en empêcher de faire son devoir. Cooper a fait ce que j'aurais fait face à un danger aussi violent que Poison Ivy. En sous effectif, sous la menace et sans renforts immédiat, j'aurais tenté une action de diplomatie moi aussi. Mais maintenant, la situation devenait plus volatile que jamais. Bien juger de ce qui doit être fait par la suite, et pour tout dire, j'en avais quelques idées dans la tête. Je regarde une dernière fois la jeune femme, elle semblait passablement énervée. Compréhensible, comment ne pas la comprendre ? Elle avait déserté son poste, et pour quelqu'un qui a la discipline militaire dans ses veines ou le sens du devoir, cela peut correspondre à une trahison. Il me fallait trouver les mots justes pour contenter et apaiser la colère qui était perceptible. D'autres policiers, survivants de la première offensive, affluèrent les uns après les autres. Une débandade, mais nous n'allions pas attendre bêtement comme des appâts sous l'eau.

"Ne vous reprochez rien, vous avez fait ce qu'il y'avait à faire. En attendant de trouver Cooper, dites à vos hommes de se rééquiper. Je vous veux pour tenir le front. Personne n'entre, personne ne sort. Valdéz, au lieu de suffoquer, occupez-vous de tenir les journalistes à distance."

Valdéz était un de ces flics qui n'en menait par large et qui avaient parfois une espèce de tendance à ne rien foutre quand on leur demande de faire quelque chose d'utile. Je n'attends pas grand chose de ce genre de policier, mais Volgin était un bon élément. Cooper aussi, même si elle passerait dans mon bureau pour une explication qui finirait sans doute par un bon gros coup de gueule. Enfin, j'attends d'avoir l'ensemble de l'histoire pour avoir une meilleure conclusion à donner. Je porte un talkie-walkie à ma portée et je commence à transmettre en direction du Q.G du GCPD. Quelques informations nécessaires qui auront besoin d'être observées à la lettre pour organiser une possible contre-attaque, une fois que la diplomatie aura échoué pour de bon. Je m'allume ma pipe avant de parler. Je tombe sur Darcy, une de nos secrétaires au central.

"Ici Gordon. Je veux que le plan herbicide soit mis en marche. Je veux que les gars soient prêts au moment où j'en donnerais l'ordre."

Un atout, oui. Ivy était puissante, et mon plan ne la tuerait pas non, mais cela pourrait l'affaiblir suffisamment pour faire ce qui devait être fait. Ne pas la brusquer, c'était la dernière des choses que je tenais à faire. C'était une femme qui se prenait pour la terre-mère en personne, et d'un coup, elle pourrait nous balayer. On devait la jouer finement, et intelligemment. Une manifestation et une occupation de terrain, c'était louable et ne requiert que peu de matériel, néanmoins, Pamela Isley était dangereuse. Et je ne pouvais pas permettre qu'une super-criminelle fasse la loi dans mon secteur. Association de malfaiteurs, je pensais avoir trouver en face de moi, cet Anarky, quelqu'un de plus intelligent que ça. Il faut croire que cette alliance avec Ivy peut lui attirer un bon séjour en cabane. Fumant ma pipe, je réfléchis. Ivy, qui s'allie à des anarchistes, ce n'était pas normal. Selon son dossier à Arkham, Ivy déteste les autres humains, alors pourquoi ce revirement soudain ? Quelque chose clochait. Qu'est-ce qui pouvait unir une bio-terroriste à ces manifestants ? Peut-être une concordance des luttes, mais je ne suis pas là pour faire le philosophe, je dois trouver une solution à ce nouveau merdier. La situation était catastrophique, mais pas perdue. Au moins, aucune perte du GCPD pour le moment. Le camion arrive enfin. Des renforts frais du SWAT, des gars en armures et lourdement armés pour faire face à cette nouvelle insurrection. Nous avions déjà eu une négociation pénible en pleine ville, mais cette fois, c'était différent. C'était tout autre chose, et je n'attendais pas moins que de m'occuper personnellement de cette affaire. Je m'avance, la mine sombre, renfermé, vers Sélina Kyle. Maintenant, c'est à moi d'avoir le fin mot de l'histoire. J'écoute les derniers relevés de mes hommes par radio. Certains points sont refermés. Un siège commence donc. Je n'aimais pas ça.

"Mademoiselle l'adjointe au maire, mes hommes tiennent un périmètre autour de la zone de chantier. Sur votre ordre, je déclenche un plan qui pourrait blesser gravement Poison Ivy, et mes hommes chargeront. Mais de vous à moi, je préfère utiliser cette solution en dernier recours, et privilégier la négociation."

Toujours la négociation. Ce ne sont pas des super-criminels que nous avons en face de nous, excepté Poison Ivy. Mais des habitants de Gotham, ni plus, ni moins, et je ne devais pas risquer leurs vies comme ça, sur une intuition. La répression ne doit pas devenir une habitude, et je ne tenais pas à faire l'écho du Gotham Globe dans les prochains jours.





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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyMar 10 Aoû 2021 - 20:23


Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 E0kh
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Quelle bonne idée de venir en pleine forêt, chaussée de mes hauts talons qui s’enfonçaient dans la terre boueuse. Je retenais mes soupirs las et cette envie d’envoyer valser ma paire, en me contentant simplement de scruter du coin de l’oeil ma secrétaire qui était bien à l’aise dans ses bottes. Mais je n’avais pas le temps de me lamenter sur ma condition actuelle, les évenements s’enchaînaient rapidement et mon attention se concentrait sur cette horde de journalistes à laquelle j’avais cru échapper. Natacha tentait de les bousculer un peu en insistant sur le fait que j’étais occupée, cet élan me fit doucement sourire, étant donné que ce corps de métier se fichait éperdument de nos disponibilités. C’était particulièrement adorable et ça démontrait bien ses premiers pas dans la bouse de Gotham, elle qui était nouvelle dans ce monde de vautours n’avait qu’à bien se tenir. Je mettais une main sur son épaule, conciliante, et elle s’écarta du passage. Me retrouvant face à plusieurs journalistes, je les regardais un à un dans le blanc des yeux, qui me harcelaient de questions futiles mais dont les réponses intéressaient malheureusement la majorité des citoyens. Des interrogations qui hélas ne portaient pas sur la situation présente, reflétant bien le peu de jugeotte dont ils faisaient preuve. Bien consciente que les ragots et les articles people vendaient bien plus que l’actualité, cette vérité effarante ne cessera jamais, néanmoins, de me heurter. Parmi ces visages, j’en reconnaissais quelques uns, dont une que j’avais déjà vu à la mairie. Judith Sparks. Une vraie pot-de-colle ambulante qui ne lâchait pas l’affaire, une sangsue qui avait choisi une vocation dans laquelle elle allait, sans aucun doute, exceller. Quoiqu’il en soit, mes traits se durcissaient et je pris la peine de mettre un point final à cette mascarade. Mes yeux se posaient sur Vicky Vale, une ex petite-amie de mon défunt époux qui osait m’adresser la parole avec tant de détachement. “Toujours aussi pertinente dans votre travail, Miss Vale. Je ne répondrais à aucune question qui satisferont à votre curiosité morbide. Laissez-moi passer, merci.” Un policier était à côté de moi tout le long, repoussant les journalistes hors de mon espace vital. Tandis que je passais près de Judith, je m’arrêtais une fraction de seconde à sa hauteur pour lui murmurer à l’oreille. “Retourne sur les bancs de l’école, petite, tu es loin d’avoir le gabarit de mon pire cauchemar." Nos pupilles se toisaient un court instant, avant que ma silhouette ne s’éloigne. “Natacha, ne te laisse jamais marcher sur les pieds, par qui que ce soit. Il faut toujours foncer dans le tas.” Je lui adressais un clin d’œil tandis que mes pas arrivaient enfin à destination, un peu à l’arrière de la barricade policière qui avait été érigée. Une flic, petite rouquine portant un mégaphone à ses lèvres, me surpris particulièrement avec l’ordre qu’elle intima à ses hommes. Je distinguais vaguement un léger différend entre elle et l’une de ses collègues ; il était clair que cette initiative allait faire jaser, moi-même j’en restais dubitative.

“Madame Kyle, voilà Morel !” Ma secrétaire pointait du doigt l’homme de taille moyenne, habillé dans un costume très chic. Avant de m’en approcher, j’allais tourner autour, comme la chatte de gouttière que j’étais. Aujourd’hui, il était ma petite souris, et aucun trou n’allait pouvoir l’abriter de mes griffes. “Cela attendra, je dois voir le Commissaire.” L’intéressé était à quelques pas de moi, que je réduisais de mon déhanché assuré. Jim Gordon était un homme dont Bruce m’avait tant parlé. Evidemment, après toutes ces années, je le connaissais un minimum mais mon point de vue divergeait de celui du milliardaire qui reposait six pieds sous terre. De ma position, j’écoutais les nouvelles fraîches émises par radio, me tenant informée de l’avancée de la situation. Les hélicoptères faisaient un bruit de l’enfer, les cris dans les retranchées au loin se distinguaient des aboiements de la brigade canine, et mon crâne bourdonnait. James s’approcha de moi, un voile grave sur le visage qui m’alarmait déjà de la situation qu’il jugeait mal en point. Ces mots me parvenaient difficilement au milieu du boucan qui se jouait autour de nous, mais je comprenais l’essentiel. J’avais anticipé l’arrivée de Pamela, j’étais certaine que cette attaque envers la flore ne lui plairait pas. Nos relations n’étaient pas au plus beau fixe mais elles n’étaient pas non plus dégradantes, j’avais prévu de lui parler. Si elle et Harley étaient pour moi comme des soeurs, j’espérais que ce sentiment soit réciproque et que le temps n’avait rien entaché malgré les chemins distordus qui nous avaient séparées. Ivy ne faisait que défendre son territoire et je voulais m’assurer qu’elle aussi, avait toutes les cartes en main pour faire le meilleur choix. “Commissaire, je n’ai pas prévu de sortir les armes, il est évidemment nécessaire de tenter une négociation avant toute chose. Je vous laisse gérer cette partie, Jim.” Mon regard se posa sur le supposé propriétaire du terrain, dont j'allais personnellement me charger. “Mr. Morel est un joueur qui va perdre la partie avant cette nuit. Je vais appeler le procureur ainsi que le maire Fox, mais j’ai besoin que vous gagniez du temps avant qu’ils rasent tout.” Les machines de déforestation trônaient déjà fièrement sur le sol terreux en proie aux sollicitations d’un homme qui n’y voyait rien d’autre que la couleur de l’argent. Comme je pouvais comprendre la frustration qui le gagnait, je l'avais tant de fois ressentie face à un bijou d'une valeur inestimable, scintillante et délicate, dont je ne pouvais m'approcher. “Face au néant considérable du dossier qui octroie le terrain à Morel, je vais demander un moratoire.” C’était la solution la plus légale que j’avais trouvée durant ces heures d’épluchage, et elle pouvait retarder les délais indéfiniment si je disposais intelligemment mes atouts. Il y avait anguille sous roche et j’allais trouver la faille. Mon costume était peut-être au placard depuis que j’attendais mon enfant, je n’avais cependant perdu aucune de mes capacités qui faisaient de moi, Catwoman. “Pour ce qui est de Pamela Isley…” continuais-je, la voix un peu plus catégorique car mon lien proche avec cette femme m’empêchait d’être totalement impartial, “J’en fais mon affaire. Tentez déjà de tempérer Anarky, on n’a pas grand chose dans son dossier.” je saluais d’un mouvement de tête le Commissaire avant de m’éloigner, je ne pouvais pas le monopoliser et j’avais d’autre chat à fouetter. Natacha sur les talons, je tendis la main pour attraper le téléphone et contacter le procureur. Au milieu de tous ces hauts arbres dont les branches se mouvaient lentement au gré du vent, de la menace qui grondait du fin fond des bois, la voix de mon interlocuteur s’éleva de l’autre côté du combiné. Je bouchais une oreille et commença mon monologue explicatif qui résumait brièvement la situation. Ma secrétaire pouvait me voir rouler des yeux, soupirer, serrer les poings. “L’ordinateur portable est resté dans la voiture, il faut que tu ailles envoyer le dossier par mail au procureur. Je t’attends ici, fais attention à toi !”
Je la voyais qui filait telle une voleuse, temps béni pour moi d’aller à la rencontre de mon adversaire. Croisant les bras, je me postais à ses côtés. Le regard perdu sur sa convoitise qu’il touchait du bout des doigts, il ne m’avait pas vue arriver et sursauta lorsque je parlais. Mon ton sarcastique était évident et lui fis froncer des sourcils, à raison j’en avais bien peur. “J’ai avancé mes premiers pions depuis longtemps et mon cavalier vient d’atteindre la prochaine case.” murmurais-je en scrutant l’orée de la forêt. Je tournais alors la tête vers lui, vicitme de mon petit jeu. “Et vous, Mr. Morel, quelle pièce allez-vous déplacer ? Si vous voulez un conseil, dans votre situation, seul le Fou pourrait vous sortir de cette impasse...”


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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyMer 11 Aoû 2021 - 13:35

Ecologie radicale

Judith connaissait le caractère de la femme qui lui faisait face, pour l’avoir déjà, dans le plus grand des hasards évidemment, croisé au sein de sa mairie. Et de fait, elle savait pertinemment qu’il y avait de grandes chances pour qu’elle reçoive une réponse de cet acabit… Pour dire vrai, ce petit jeu amusait la future journaliste qu’autre chose. Il ne s’agissait pas d’un réel mépris pensait-elle, puisqu’elle n’avait pas plus répondu aux questions des professionnels qu’aux siennes. Non, au contraire, à part à Vale, elle n’avait pas daigné offrir ses mots. Et bien sûr, la Sparks n’allait pas pour autant rester silencieuse.

« - Vous n’avez jamais entendue cette expression… Qu’est-ce que c’est déjà ? Ah, oui, l’habit ne fais pas le moine… Et je suis ravie de ne pas avoir le même gabarit
que le type qui refuse de réparer votre machine à café de la mairie. »


Répliqua-t-elle donc pendant les quelques secondes où les deux femmes se toisaient, avant que l’adjointe au maire ne s’en aille pour rejoindre Gordon. Bon… Qui allait-elle bien pouvoir venir enquiquiner maintenant ? Elle doutait fortement que Sélina qui la rembarrait ne suffirait pas aux personnes qui visionnaient sa chaine. Judith se devait de trouver du contenu, de filmer ce qu’il se passait un peu ici… Et il fallait croire qu’une force supérieure l’entendit, puisque ce fut à ce moment là que tout partit en vrilles. Ce furent d’abord des projectiles qu’on utilise habituellement pour des feux d’artifices être usé contre les forces de l’ordre, celle-ci même qui venait d’être humilié par Anarky, et puis elle. Poison Ivy se décida à sortir de son terrier, pour venir faire des voitures de polices et des engins de chantiers de simples boites de conserves… Eh bien, plus ça allait, plus tout cela devenait encore plus intéressant qu’à la seconde précédente. Peut-être bien que la police trouverait quelque chose à dire sur tout cela ? Oui, Judith, bonne idée, vas te faire rembarrer par un flic maintenant… En plus en voilà une que tu connaissais déjà, qui semblait d’humeur extrêmement joviale. Elle se faufila donc jusque du côté des flics, profitant du peu d'affaires qu'elle avait par rapport aux "vrais" journalistes pour réussir à passer inaperçue jusqu'à atteindre son objectif.

« - Bonjour bonjour ! C’est votre coupable favori, qui viens vous poser quelques questions ! Alors, comment ça avance avec Anarky ? Est-ce que vous aviez prévue l’arrivée de la belle plante en colère ? »

Demanda-t-elle à la flic encore sous le coup de cette scène parfaitement maitrisé par l’homme en rouge, qui n’allait certainement pas très bien la recevoir, aussi nommée Elena Volgin. Celle-ci était plus ou moins la flic attitrée au cas Sparks lorsqu’on retrouvait l’apprentie journaliste dans des endroits où elle n’était pas à sa place… Un peu comme maintenant d’ailleurs. La bleue avait beau se démener à expliquer à l’étudiante qu’elle devait arrêter cela, elle ne semblait pas forcément très en colère de la revoir au commissariat. Mais c’était certainement une autre affaire, ici et maintenant. Du coin de l’œil, elle remarqua et scruta quelques secondes le commissaire de la ville, le réputé Gordon, avec la merveilleuse adjointe au maire qu’elle avait quittée il y a seulement quelques minutes. Le hasard faisait bien les choses apparemment.

« - Vous pensez qu’après tout ce bordel je pourrais poser des questions au chef ? Ca peut même attendre jusqu’au lendemain de tout cela, il aura certainement besoin de repos… Comme vous tous d’ailleurs surement ! »

Déclara-t-elle en faisant un bref geste de tête pour indiquer qu’elle venait de parler de Jim Gordon, alors qu’elle sortait désormais son téléphone, prête à filmer un peu l’ambiance qui régnait du côté des flics, qui semblaient plutôt désemparés pour la plupart. N’affrontaient-ils pourtant pas des adversaires de ce genre quotidiennement ? Judith aurait mis sa main à couper qu’ils s’étaient fait leurrer par Anarky et qu’ils ne s’attendaient pas forcément à voir Ivy débarquer. Qu’ils étaient piégés, en d’autres mots. Et en attendant qu’on lui réponde, elle sortit de son sac un foulard, qu’elle avait prévue pour ce qu’elle sentait déjà légèrement dans l’air et qui finirait par en être tôt ou tard complétement saturé, de gaz lacrymo. Elle l’enfila autour du cou, tira la fermeture éclair dans l’autre sens, et releva à nouveau la tête vers l’officière Volgin.

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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyMer 11 Aoû 2021 - 13:52

First blood

Lisbeth observait depuis les airs ce qui se passait. Son petit drone affectueusement nommé "Robot" enregistrait les événements en HD et caméra grand-angle. Il pourrait passer pour un drone de la police ou celui d'un des journalistes. Elle serait déjà loin quand ils se poseraient la question. Il s'était positionné au-dessus de l'agent Cooper un moment pour voir si elle était en danger après le coup qu'elle avait reçu à la tête. Liz eut très peur pour son amie quand, avec d'autres, elle dut se mettre en ligne et s'expliquer avec les dirigeants de la "milice". À ce moment-là, des images d'exécutions défilaient dans son esprit et elle était prête à relâcher son pouvoir pour la secourir. Mais elle n'en n'eut pas besoin. Ils repartirent tous saint et sauf et seul l'honneur de certains avaient été écornés.

Liz allait plier bagage quand elle sentit une odeur d'humus qu'elle n'avait plus sentie depuis une époque lointaine dans le parc de Gotham. Puis elle vit, du côté gauche de sa vision périphérique, porté par un amoncellement de lianes sa mère adoptive. Aussi belle et féroce qu'au jour ou elle lui avait tendu la main. Sans doute le privilège de la nature que de ne pas prendre une seule ride après toutes ces années. La hackeuse regardait la rousse flamboyante faire appel à la puissance de la nature pour saccager le chantier, détruire les véhicules et dresser des murs de ronces pour désorganiser les autorités. Pour le moment, elle ne s'attaquait qu'au matériel, pourvu qu'ils ne la pousse pas à bout... Elle avait vu ce que pouvait donner des épines empoissonnées grandes comme la main face aux hommes.

Une fois l'instant de stupeur passé, les foules se mirent à refluer vers l'extrémité du chantier pour se protéger. Sauf les manifestants toujours en train de monter leur petite barricade. Les hélicoptères s'agitèrent un peu, mais restèrent globalement à leur place, hors d'atteinte des plantes. Le coup de feu fut tiré depuis un hélicoptère du GCPD. L'agent, en confiance se sentant à l'abri, la mis en joue et fit feu sur la belle plante. Elle vacilla, touchée par le projectile. A quelques dizaines de mètres de là, le cœur de la petite Russe manqua un battement et elle s'entendit hurler un "NON" venant du cœur. Et c'est les yeux rougis par les larmes de colère qu'elle relâcha son pouvoir sur l'hélicoptère, sans trop vraiment s'en rendre compte. Ce dernier comme percuté par un bus fit une embardée spectaculaire de plusieurs mètres. La taule était enfoncée sur tout un côté et sa queue pendouillait mollement comme un membre cassé, son rotor arrière à l'arrêt.

Lisbeth mesura l'horreur de la situation un peu tardivement. L'engin piqua rapidement du nez tout en tournant sur lui-même de façon un peu folle. Les gens en dessous risquaient leurs vies. Usant une nouvelle fois de sa télékinésie, elle stabilisa quelque peu l'engin avant qu'il ne se fracasse sur le sol. Elle réussit difficilement à le poser sur ses deux patins et sans que personne n'ait été blessé, un miracle. Mais toute médaille a son revers, l'utilisation prolongée de son don l'avait faite saigner du nez et une sévère migraine était en train de s'installer derrière ses globes oculaires.

La petite brune fixait toujours, la peur au ventre, la silhouette arborée d'Ivy. Elle l'avait cherchée jour et nuit sur les réseaux sans pouvoir remonter la moindre trace. Elle voulait se jeter dans ses bras et oublier, l'espace de ce moment partagé, le monde sauvage qui les entourait. Mais au lieu de cela, elle espérait juste qu'elle survive à la brutalité aveugle qui l'avait frappée. Liz n'avait toujours pas pu lui remettre son carton d'invitation fait de feuilles séchées sur laquelle elle invitait sa mère adoptive à la rejoindre pour un événement spécial.

Qu'ils aillent tous au diable avec leur chantier, leurs manifestants et leurs polices. Personne n'avait été là pour elle sauf Elle. La méta-humaine savait qu'elle la défendrait bec et ongles si la situation venait à d'avantage empirer. Et une petite partie d'elle espérait que cela ne serait pas le cas.
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Foxy Lady
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptySam 14 Aoû 2021 - 10:59

Ecologie radicale
Rp Libre


Les troncs des arbres étaient tous hauts, larges, nous dominant de leur imposante et majestueuse stature. Je me sentais terriblement petite et insignifiante, au milieu de toute cette végétation qui paraissait à présent sauvage et menaçante. On aurait dit que quelque chose avait changé, dans l’atmosphère, que quelque chose de d’abord résigné s’était soudainement élevée pour surplomber cette vaste terre. Les tremblements sous mes vêtements s’étaient intensifiés, une chair de poule s’installant et se mêlant à mes respirations lentes ne me quittait plus. Mes poils s’étaient hérissés à mesure que je m’étais enfoncée dans la forêt. Tout se ressemblait autour de moi, seules les allées et venues des manifestants qui m’entouraient m’aidaient à garder un certain repaire. A chaque silhouette qui débarquaient, mes yeux se posaient sur elle, espérant y voir ce masque particulier qui s’était penché vers moi ce jour-là. Mais c’était le néant, et je commençais à croire que mes recherches restaient indéfiniment vaines. Je me sentais stupide, à croire que je possédais quelque chose de spécial qui ferait revenir Anarky sur ses pas, qui lui donnerait cette envie de se laisser retrouver. Car j’en étais certaine, il savait que je traquais son ombre, une traque que je perdais car il devait avoir plusieurs coups d’avance. Alors que mes semelles foulaient ce sol, où d'innombrables empreintes s’étaient accumulées, une voix forte me fit brusquement retourner. Les battements de mon cœur cognaient sous ma poitrine avec une telle violence, lorsque je reconnus cette voix unique et multiple à la fois, que je faillis perdre pied à cause d’un faux mouvement contre une branche. Tout à coup capable de voler, je me mis à courir en rebroussant chemin vers l’avant du chantier, où tout devait commencer - ou se finir. C’était là qu’il était, et que je le verrais. Sollicitant mes jambes à garder une même cadence de course, je ne m’étais pas rendue compte que je m’étais autant éloignée. A faire des introspections et me parler à moi-même, j’en perdais toute notion de la réalité. Sur mon passage, je n’hésitais pas à forcer les obstacles, lançant des “attention” cinq secondes avant de surgir sur des civils qui ne me voyaient pas arriver. Quelques grossièretés à mon encontre furent proférées mais je ne les entendais plus, car je débarquais enfin à ma destination. Beaucoup de gens étaient rassemblés et je n’y voyais pas grand chose, du haut de mon mètre soixante-huit. Sur la pointe des pieds je tentais d’observer, par-dessus toutes les épaules qui s’offraient à moi, la scène qui se jouait au devant. ▬ Excusez-moi… dis-je en me glissant entre les corps emmitouflés de survêtement, ▬ Pardon, pardon, excusez-moi, je n’allais pas arrêter tant que je n’avais pas un visuel de mon sauveur, j’étais sûre de l’avoir entendue. Un homme à mes côtés me jaugea, on ne voyait que ses yeux qui scrutaient avec intérêt ma petite personne. Il me demanda si j’avais besoin d’aide, et si de prime abod j’aurai refusé car il me faisait malgré tout un petit peu peur, je demandais cette fois avec assurance. ▬ J’aimerai juste voir ce qui se passe devant, je.. je veux voir Anarky, il est bien là non ? articulais-je d’une voix douce devant le sérieux du ton qu’il avait employé. Les plissements sur le bord de ses yeux me firent penser qu’il souriait face à mes paroles, mais je ne serai jamais sûre de cela. En tout cas, l’inconnu fut réceptif car il m’invita à me laisser hisser en hauteur pour une vue panoramique que je trouvais splendide malgré sa teneur. Assise sur les épaules de l’homme masqué comme la majorité de ses alliés, mon regard s’intéressait à la barrière du GCPD où je vis avec étonnement l’adjointe au maire. Je m’inquiétais déjà de sa présence ici, les esprits s’échauffaient rapidement et la condition de Madame Kyle n’était pas la plus adéquate. C’était cela dit une dame qui savait se défendre, et de ce que je savais d’elle, ce n’était pas l’attente d’un bébé en route qui la clouerait au lit ! Pas loin d’elle, le Commissaire se tenait également au milieu de ses hommes. Qu’il soit là me faisait penser que tout pouvait mal se terminer, car Monsieur Gordon ne se déplaçait pas en personne pour des broutilles. Une longue inspiration et je poursuivais mon observation, qui m’indiqua que Judith était présente également. Il ne fallait pas qu’elle me voit, nous étions peut-être amies mais j’avais du mal à savoir à quel degré, j’avais du mal à savoir si notre amitié serait plus forte qu’un scoop pour le journal d’une Tamara Fox parmi les manifestants. Bien que cachée sous mon épais col roulé, j’étais plus facilement reconnaissable pour ceux qui me cotoyaient au quotidien. L’homme entre mes jambes leva la tête vers moi, me demandant si j’avais trouvé ce que je cherchais. Alors mes pupilles parcouraient plus rapidement l’assemblée, tandis qu’arrivait cette chose que personne n’aurait prédit. Poison Ivy était là et elle ne semblait pas contente du tout. Je ne l’avais vue nulle part ailleurs qu’à l’écran ou sur photo, j’étais pour le coup bien plus impressionnée qu’effrayée. Elle était à mes yeux une grande partie de la femme que nous devrions toutes être. Faisant qu’une bouchée des véhicules, elle se rapprochait dangereusement de ma position, m’obligeant à me hâter. C’était là que je le voyais, debout parmi d’autres, dans un costume qui me faisait le clin d’oeil que je cherchais. Mes yeux s’écarquillaient et à nouveau, mon coeur sembla se tordre. J’avais tellement attendu cet instant que je ne savais plus comment réagir, que je me demandais si ce êve eveillé prendrait bientô fin. ▬ Je l’ai trouvé… murmurais-je au gars qui me redéposait sur le sol. ▬ Merci beaucoup, c’était très aimable de votre part, monsieur. Il haussa un sourcil devant tant de politesse et me regardait m’éloigner vers la source de ma présence ici. Qu’allais-je lui dire, je n’en avais aucune idée. Qu’allais-je faire, encore moins. J’allais peut-être juste restée non loin de son aura pour le regarder. Je me frayais vers Anarky un passage avec un tel automatisme, car noyée dans mes pensées, que je n’entendais plus tous ses bruit de guerre aux alentours. Il était juste là, sur la première rangée, à quelques mètres. Je me tenais sur la deuxième, pour éviter que les caméras des journalistes ne capturent mon image. Mes pas s'invitèrent inconsciemment à réduire la distance qui me séparait de lui, mais furent bloqués par des acolytes entourant Anarky. Ils ne me laissaient pas passer malgré mes demandes répétées, me répondant que tout le monde ne pouvait pas l'approcher comme s'il était n'importe qui. C'était très étrange d'entendre quelqu'un me dire ça, d'habitude c'était la situation inverse qui se produisait, je ne m'étais jamais retrouvée de ce côté là de la barrière - dans tous les sens du terme. Fronçant des sourcils, je contenais la colère qui commençait à gronder depuis mes entrailles. Cela faisait dès mois que je m'acharnais pour arriver à ce moment et maintenant que j'étais là, personne ne m'interdirait de toucher au but.

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Blackgate
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptySam 14 Aoû 2021 - 19:59






Ecologie radicale

Libre
Alors que le chantier se faisait envahir par les manifestants, sous le regard des policiers impuissants et rageurs de ne pas pouvoir intervenir à cause de l'ordre donné par la femme au mégaphone, Pearl poussa un soupir de soulagement. Elle s'était trompée de douter des capacités de leader d'Anarky et se voyait ravie que les forces de l'ordre ne soient pas trop regardant sur les manifestants ; la dernière des choses que la jeune femme voulait était de se faire arrêtée, sachant que dans ce cas, c'était potentiellement la peine de mort pour elle. Elle resta ainsi en retrait, se servant de personnes au plus grand gabarit qu'elle pour se dissimuler derrière eux et ainsi éviter de croiser le regard du moindre policier. Heureusement pour elle, ses acolytes se donnèrent le mot et firent l'effort de cacher leur patronne.

Alors que les forces de l'ordre capitulaient et remettaient leurs percuteurs aux manifestants, les hommes de Pearl guidaient ces derniers, accompagnés par les ouvriers, jusqu'à la sortie pendant que d'autres, dont la jeune femme, s'occupaient d'ériger des barricades pour le moins sommaires afin de faire face à un éventuel assaut de la part des renforts. Au loin, Pearl pouvait voir les journalistes s'agiter autour de plusieurs personnes, sans doute des politiques venues profiter de l'affaire pour se faire de la publicité.

Cependant, alors que tout semblait se passer pour le mieux, le sol se mit à trembler, renversant la plupart des manifestants et une voix menaçante sortie des bois. Une femme à la chevelure de flamme se tenait au milieu de tous. Pearl regardait la femme avec un certain effroi dans le regard, essayant de reculer alors que la femme brisait les nombreux engins de constructions, détruisant la moindre couverture ou protection sans se soucier des pauvres manifestants. Voyant Anarky essayer de calmer les foules, la petite Mafieuse suivit son exemple et essaya d'aider les différents insurgés à se redresser et à se calmer, ordonnant aux quelques-uns de ses hommes à proximité de faire de même et de garder leur sang froid. Malgré elle, la jeune femme se prit un morceau de tôle dans le visage, la faisant tomber au sol, sonnée, alors que du sang chaud s'écoulait de sa tête. Elle n'osa pas utiliser son pouvoir pour se soigner, ne voulant pas risquer cela devant tant d'inconnus. Elle se redressa péniblement, essayant de s'écarter de la foule, en direction de la forêt sans pour autant s'y enfoncer trop profondément. Toute l'agitation la rendait nauséeuse et, malgré ce qu'elle pensait, elle n'était pas taillée pour ce genre d'événements ; pas encore. Cependant la mafieuse n'avait ici aucun moyen de se défiler et de s'enfuir. Le calme réussissait à revenir peu à peu parmi les rangs des manifestants, personne n'osait s'interposer face à cette femme dont Pearl n'arrivait pas à savoir si elle se trouvait à ses côtés ou non. Dans tous les cas, cela représentait un danger supplémentaire, aussi bien pour les forces de l'ordre que pour eux.
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Anarky
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyDim 15 Aoû 2021 - 2:58

HRP à lire:
 

Bref résumé et position des personnages:
 

Ecologie Radicale
28 Juillet 017 - Anarky & Poison Ivy ••• C'était un triomphe que savourait Anarky. Face à tout le cortège il exultait et dressait le poing sous les vivats de ses pairs. Ils avaient mis en déroute la police sans mal et investi les lieux. Désormais allait venir le plus difficile. Tenir la position. Être et durer. Celles et ceux désignés comme les têtes de cortège donnaient les ordres en petit groupe et tout ce microcosme se mettait en branle et la résistance des lieux face aux forces de l'ordre. Face au libéralisme assassinant sans sourciller mère nature. Puis soudain un tremblement, un souffle, un soupir venu de la forêt et la Nature envoyait l'un de ses plus fervent émissaires. Portée par ses lianes, telle une déesses vengeresse qui entamait sans préambule ni annonce ses destructions. C'est à son cris du coeur qui glaçait le sang et faisait évaporer le courage que la stupeur s'évanouissait. La rage qui animait les manifestant disparaissait avec la même rapidité qu'un soufflet retombant sur lui même.

« QUITTEZ NOS TERRES ! » Mugissait Poison Ivy qui détruisait les voitures de police servant de barricades. Ses lianes enragées détruisaient tout sur son passage et envoyaient valdinguer mobilier, Algeco et véhicules. Les gravats volant tout azimut face à cette furie en marche n'épargnaient personne et les victimes collatérales se faisaient vite ressentir. Evidemment, personne ne se faisait prier et tel une vague qui avait affluait sur le chantier et refluait en dehors, paniqué et terrifiée par cette femme qui faisait démonstration de toute sa majesté destructrice.

« Ralliez les ! »
Murgissait Anarky en attrapant l'un de ses lieutenant et en le repoussant derechef pour l'envoyer au casse pipe tenter de rameuter une foule désormais hors de contrôle. Des petits groupes récupéraient du poils de la bête mais ce n'était pas assez. Le destin de cette manifestation était scellé. La déroute était installée. La problématique était qu'Anarky refusait de reconnaître cette défaite trop rapide et abrupte. Son esprit carburait et voyait en Ivy une alliée potentielle.
« De Vinta ! Empêchez tout mouvement de foule trop important ! »


Evidemment, l'ordre était absurde. Le mouvement de foule était déjà là et emportait tout sur son passage. Des manifestants tombaient. Bousculaient par leurs pairs qui désiraient juste s'enfuir de cet enfer pour finir piétinés à mort par ceux qui désiraient sauver leur vie plus que la planète. Comment en vouloir à un sentiment aussi humain ?

N'écoutant que son courage. Anarky s'élançait avec une vaillance abrupte vers l'oeil de ce cyclone vert. Il allait tenté, coûte que coûte de faire entendre raison à Poison Ivy. Lui faire écouter ses mots et lui dire que leur combat étaient le même. Mais allait il seulement le pouvoir ?

Au même moment, dans les cieux. A bord de l'hélicopter d'interception de police Siera Echo, le Sergent Ernest Emrick observait depuis le flan ouvert de l'engin toute la scène. Assez haut il admirait cette destruction avec une terreur qui se mouvait en haine. Bien qu'il aurait aimé abattre cet Anarky d'un tir de fusil de précision bien placé la vue de Ivy lui faisait voir rouge. Il y avait de ça des années, bien avant la tentative de rédemption de la bio-terroriste, cette dernière avait détruit jusqu'à la dernière pierre une usine chimique dont la femme du Sergent Emrick était ingénieure. Veuf depuis il nourrissait une haine sans bornes envers la criminelle relâchée par Arkham. Sa respiration était rapide. Son coeur pulsait entre ses tempes tandis que son estomac se nouait en une crampe douloureuse. Gordon voulait toujours parlementer. Il n'y avait plus lieu de ça. Les balles dans les poches de son gilet tactique lui pesaient et son index était pris d'une crispation, refusant de se mettre parallèle au corps de l'arme. "Va te faire Gordon...." Disait-il à lui même, la radio coupée, tandis qu'il mettait l'oeil dans sa lunette visant la reine du Vert. Il revoyait, exploser dans ses pensées, les images de l'enterrement. Les années de deuil où il ne parvenait pas à tourner la page. Et cette salope de Pamela Insley défrayer la chronique. Absoue, puis internée et enfin libérée. Libérée pour se retrouver dans l'optique de sa lunette de visée. "C'est le destin..." Soupirait-il alors qu'il pressait délicatement la détente. "Pour Samantha..."

Il n'avait à peine eu le temps d'arriver à portée de voix. Poussant les micros de son masque au maximum pour être entendu même au travers de la rage qui animait la criminelle écologiste. Peut être était ce cet appel qui avait permis ce moment de déconcentration qui avait provoquait le déluge qui allait se passer. Ou bien était ce grâce à ça que la blessure, même grave ne fut pas immédiatement létale. Toujours est il qu'Ivy fut touchée, un moment de flottement, d'égarement, puis la détonation de l'arme à feu qui envahissait les lieux. A la seconde où le tir atteignait les oreilles de tout à chacun. Se qui pouvait s'apparenter à une tempête devenait soudainement un ouragan à la force inimaginable. Les vrilles sortaient de toutes part et fouettaient tout sur leur passage avec une rage berserk. Leur mère blessée, le vert en tirait assez de force pour ne plus rester végétatif et venger tant leur avatar que tout les coups de hache, que tout les épandage de produits chimiques, et de faire payer cher au cancer rampant de l'urbanisme et de la civilisation leur affront. Lonnie n'avait pas eu le temps de réaliser l'ampleur de la catastrophe qui se déroulait sous ses yeux qu'une vrille le fouettait avec une force si démesurée qu'il fut projeter des mètres plus loin pour atterrir dans se qui était un Algeco totalement éventré. Pour les derniers manifestants encore présents soudainement c'était chacun pour sois et Dieu pour tous. La fuite était leur seul salue.

~~~~~~~~~~

Au même instant, alors que le Sergent Emrick caressait la détente de son fusil pour accomplir sa vengeance, au niveau du cordon de police on observait le reflux massif des manifestant. Terrifiés par l'arrivée inopinée de Poison Ivy ces derniers se rendaient par dizaine, puis par centaine. Les anti-émeutes, attendant des ordres jouaient de la formation serrée pour les empêcher de submerger la position des forces de l'ordre. Des petits groupes éparses se dispersaient dans les bois au petit bonheur la chance esperant s'enfuir au grés des fourrés. Mais c'était mal connaître le dispositif policiers mis en place et des groupes d'agents finissaient par les courser et les cueillir comme on partait à la chasse aux champignons.. La terreur se lisait sur leurs visages couverts de poussière et de terre que des larmes en creusaient des sillons brunâtre. Les mains levés quelques rares imploraient les policiers de les laisser fuir, voir de les protéger. La terreur dans leurs paroles, lisible sur leurs visages crispés, faisait répandre le bacille de la peur au même titre qu'une grippe foudroyante.


Commissaire Gordon. Ici le Capitaine Velasquez. Plan Herbicide en marche. On grimpe dans les hélicos et on arrive au plus vite. Tenez bon. Terminé.

08h10


A peine la radio émettait son grésillement de fin de communication qu'une détonation unique se faisait entendre. Un coup de feu ! Unique. Et la silhouette à la chevelure de feu au loin tombait de son piédestal comme une feuille morte se décrochait de son arbre à la fin de l'été. Mais au lieu d'être emportée par le vent pour tournoyer et virevolter dans une danse merveilleuse, la criminel tombait à pic alors que les lianes s'enroulaient et se tordaient tout autour d'elle comme pris de spasmes. Une pluie de feuille d'érable se détachaient da flamboyante chevelure et accompagnait sa chute.

Soudainement l'hélicoptère de police se tordait comme écrasait par une force invisible. Ballotée et malmenée il finissait par se poser violemment au sol aux abords du chantier. La radio s'énervait de nouveau. Tout le monde répétant qu'ils avaient un hélico à terre. La situation s'envenimait toujours plus. Ivy touchée, ses plantes entraient dans une rage inimaginable et les occupants de l'hélicoptère étaient prisonniers de leur boite volante, piégé sur le chantier. Le scenario ne pouvait pas être plus catastrophique.

A ce même instant, alors que la police perdait sa maitrise du ciel, que le vert dévoilait toute sa puissance, Monsieur Morel gloussait joliment en posant un regard vers Mademoiselle Kyle. "Je crois que je viens de faire un et mat, sans même bouger mes pions. Madame l'adjointe au maire. Pensez vous réellement que le conseil municipal acceptera que la forêt de Gotham City soit le théatre de pareils dangers ? Que la forêt communal ne soit plus qu'un lieu de terreur où l'Homme est interdit ? Tout se déroule e-xac-te-ment comme prévu. Et cette Ivy." Il faisait un baisé soufflé dans sa direction. "Vient par sa prestation de signer l'accord de déforestation des environs. Ce sont les industriels qui vont être heureux. Une toute nouvelle friche, toute neuve, à investir. Admirez miss Kyle. Admirez le travail formidable de votre pion." Il inspirait à plein poumon l'air ambiant. "Respirez cet air, miss Kyle. Ce soir, Gotham sera même débarassé d'une de ses pire criminelle. Je pense pouvoir dire sans fléchir qu'au final je suis une sorte de justicier, moi aussi."

A cet instant précis, alors que l'hélicopter s'écrasait, que Morel gloussait, et que les manifestant fuyaient et que le vert entrait dans une rage incontrôlée, Lisbeth épuisée par l'utilisation de son pouvoir pouvait entendre derrière elle les fourrés s'agiter et des pas se rapprocher. Son exclamation avait attiré sur elle les policiers fouillant les environs pour encercler le chantier. Alertés par ce cri ils arrivaient à vive allure. Des aboiements se faisaient entendre trahissant également la présence de chiens. Pour la hackeuse meta-humaine la situation commençait à devenir désespérée. Devant ses yeux, alors que son crâne lui faisait tant souffrir qu'elle pouvait l'imaginer menacer d'exploser, se jouait une scène digne du jugement dernier. Le ciel couvert commençait à gronder et l'orage menaçait de tomber. Très vite d'épaisses gouttes d'eaux commençaient à tomber des cieux. Une pluie diluvienne la dernière de l'été avant les canicules d'aout s'abattait sur la région.

Mais elle n'était pas au bout de ses peines. Car au même moment... La suite.

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Arkham Asylum
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyDim 15 Aoû 2021 - 7:31

Ecologie Radicale
28 Juillet  2017 | Ne jamais courroucer Mère Nature...

Puissance. C’était la puissance qui gonflait notre sève de cette énergie à nulle pareille. Nous n’en étions qu’au commencement. Nous sentions affluer dans nos racines le pouvoir qui t’avait été accordé par le Vert, ta volonté se mêler à la nôtre dans cet élan destructeur qui venait soudainement remplacer la terreur de jadis. Tu étais une vague irrésistible, un afflux émotionnel à nul autre pareil, un torrent écarlate qui nimbait l’émeraude de nos êtres.

Les sons discordants du métal arrachés secouèrent nos corps d’une frénésie meurtrière. Nos lianes et ronces tremblèrent, assoiffés d’une chair agitée qui s’égosillait à vouloir nous échapper. Pour autant, ta volonté de fer nous demandait de ne s’occuper que des instruments aux gueules béantes, abattre les outils de l’Homme. Peut-être bien que de malheureuses victimes n’y coupèrent pas, emportées dans le maelstrom végétal que tu formais autour de ta silhouette enchanteresse. Pour autant, il semblait qu’un statu quo s’était formé, que la situation se stabilisait par ton ordre alors que la pression commençait à s’accentuer contre les grilles.

La joie venait remplacer peu à peu les déchirements de l’horreur alors que tu te retrouvais en majesté au milieu de nos êtres frétillants. Nos vrilles en amour venaient tels des chats se frotter à tes jambes, les ronces et branches évoluant comme pour couvrir ta silhouette, la cachant à l’abri des regards. Nous formions une muraille infranchissable, un serpent d’épines dont la mouvance devenait hypnotique. Et dans cette ronde infinie, nous accumulions, encore et encore, cette énergie que tu puisais avec tant de facilité, ce pouvoir qui nous donnait vie, qui irradiait au sein de la forêt des ténèbres.

Et puis, ton regard obnubilé par nos corps, tes mots d’amour chuchotés à mi-voix envers nos êtres languissants, tout se tue. Tu avais relevé tes si beaux yeux, cette lumière radieuse, vers l’unique singe qui osait, semble-t-il, braver nos spinelles. Nos sèves s’enhardissèrent. Tu étais prête à réagir, à l’écraser comme un stupide et délicieux moucheron, mais tu le vis, il levait les mains. Paix ?! L’incrédulité qui était la tienne fut comme un rire qui transcenda le Vert, un élan soudain qui te découvrit davantage, t’exposant. La curiosité venait de nous faire baisser notre garde.

SHLACK !

Le claquement perfora l’air d’une trainée invisible à l’œil, à peine un éclat, un souffle qui s’échappa de la gorge avide de la déesse en transe. Ivy sentit son corps s’arque-bouter, la douleur exploser derrières ses orbites écarquillées. La tension la lâcha, sa main se tendant devant elle dans un mouvement d’appel à l’aide, alors qu’elle semblait tomber dans l’abime. Mais la chute ne vint jamais.

Le hurlement inhumain qui s’empara de la forêt parvint jusqu’en dehors du Vert. Le feuillage s’était secoué d’un soudain même mouvement, un bruissement de tempête si violent que le son semblait en avoir percé jusqu’à l’os du crâne, son écho martelant contre les troncs. Le maelstrom avait reflué jusqu’à s’enrouler autour de la méta-humaine, la réceptionnant lorsque ses muscles l’avaient lâché de douleur.

En cet instant, il semblait impossible de savoir si elle était en vie, et en temps normal, cet état de fait aurait pu soulager les policiers tout comme les manifestants. Par le passé, Ivy touchée, c’était son pouvoir qui s’enfuyait.

Mais cette fois, c’était comme si l’énergie refusait de s’évaporer. Cette fois, c’était comme si le Vert était devenu fou.

MEURTRE ! MEURTRE ! MEURTRE !

Les battements de cœur contre les tympans ne parvinrent pas à dissimuler le sifflement étrangement similaire à ceux de bombes qui n’allaient tarder de s’abattre sur eux. Une manifestante retardataire qui venait enfin de franchir les grilles pour se mettre à l’abri poussa un hurlement quand elle sentit ses jambes broyées par les épines acérées qui s’y plantèrent. Ce ne fut que la première victime de l’ultime boucherie.

Les lianes s’emparaient des corps comme de vulgaires jouets, les lançant dans le décor, les plaquant au sol, les démembrant avec une férocité, une rapidité insoupçonnée. Les arbres accueillaient les crânes fracassés, les bouches édentées, les membres arrachés, au milieu d’une cohue toujours plus grande de fuyards.

L’hélicoptère au sol se retrouva bien vite aux prises des soubresauts meurtriers de la nature en furie, frappant le métal tordu de l’habitacle. Leur but était clair comme de l'eau de roche, pulvériser cette mince protection et déchiqueter l'assassin de leur déesse à l'agonie.

L’énergie s’écoulait d’elle sans discontinuer, les consciences d’une infinité de vies florales passant derrière ses paupières agitées de soubresauts. Ses enfants autour d’elle semblaient se hâter de refluer vers la forêt, l’emportant dans une lenteur religieuse, insensibles qu’ils étaient du massacre perpétué. Elle-même n’y pouvait rien, devenue soudaine pompe d’un pouvoir dont la nature usait à son bon vouloir. Ce qu’elle ressentait n’avait plus rien à voir avec le contrôle qui était le sien, comme si son peuple si docile s’était révolté, mue par la peur de perdre sa reine.



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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyDim 15 Aoû 2021 - 15:40

Une mâtiné en forêt


Sa main lui lançait, quel idée aussi de donner un coup de poing dans une protection anti-émeute. Le message était passée mais elle devait serrer les dents pour ne rien laisser paraitre de sa douleur ou de sa colère. Bien sûr, elle pouvait comprendre les réactions de ses camarades. La fierté, qu'il s'agissait de la leur ou de celle des forces, venait de prendre un sérieux coup. Et elle en payerait le prix, mais pour l'heure, elle voulait surtout sortir tout le monde de la. Ses consignes étaient rapides et clairs, les civils au milieu, les flics autour. Et on devait ignorer les provocations.

Mia avait suivi le reste du cortège sous les vivats et les hués des émeutiers. Elle avait opté pour fermer la marche afin de s'assurer aucun coup fumeux de leur part. Bien qu'elle voulait leur faire confiance, une petite partie d'elle ne voulait pas se permettre de laisser le moindre doute.
Hélas, il avait fallu qu'une criminelle aussi crainte que renommée, même pour une étrangère comme Mia, fasse son apparition à ce moment la. La panique avait raison assez rapidement de sa formation, ou même du gros des manifestants qui semblaient surpris ou sous le choc. Il fallait dire que la grande majorité d'entre eux ne devaient pas avoir vu cette fameuse Poison Ivy ailleurs qu'aux infos, ou sur internet. Les jeunes manifestants n'étaient pas les seuls à perdre leur calme, Vigilance, pris de panique, s'éloignait en courant dans la cohue. Il disparaissait rapidement dans un buisson.

Tout s'accélérait alors, le groupe parvenait dans sa majorité à atteindre la ligne sécurisé des journalistes et des renforts. Mia s'en assurait de loin, alors qu'elle lançait des regards inquiets vers les bois. Les ouvriers étaient en relative sécurité, elle pouvait partir.  Il n'était pas venu le moment où la Sergente allait abandonner un camarade. Que ce dernier était humain, ou canin.
"Au diable le commissaire et le rapport !", songeait la rouquine, "Valdéz s'en occupera", pensait-elle en fonçant dans les bois suivie par Bravoure. La mission de sauvetage du berger allemand devenait sa nouvelle priorité. Elle pouvait entendre depuis un moment déjà les sirènes ou même les vrombissements des pales d'un hélicoptère. On pouvait bien se passer d'elle quelques minutes.

Des minutes qui passaient.
Mia courrait dans les bois en encourageant le Malinois à suivre la piste de son camarade canin. Elle s'éloignait sans vraiment faire attention au chemin, s'enfonçant dans la végétation qui semblait néanmoins assez calme à cette distance de la divinité écologique locale. Elle pouvait toujours entendre les cris et les sirènes au loin dans son dos. Elle allait avoir du mal à justifier être rentrée au central si le chien s'était décidé que finalement, sa cage lui manquait. Elle sifflait et appelait l'agent égaré, jusqu'à enfin obtenir une réponse. Un aboiement tonitruant qui faisait écho alors que dans un bond, Vigilance revenait vers le duo essoufflé. Il était encore agité, et s'était visiblement égratigné dans sa folle cavalcade dans les ronces, mais au final la jeune femme était soulagée de le retrouver. Après une brève vérification, elle pouvait constater que ni sa radio ni son téléphone ne semblaient fonctionner. Comme d'habitude quoi.

"Je suis la maintenant... Shhh... Shhh"
Alors que Rouge-Gorge était agenouillée pour rassurer les deux molosses à grand renfort de caresses et d'encouragements, elle sursautait en entendant un coup de feu ainsi qu'un renouveau dans les cris, mais cette fois de panique. Quelque chose avait mal tourné, à l'évidence. Elle ne pouvait qu'espérer qu'il s'agissait d'un coup de semonce.
Cette détonation sonnait comme un rappel à l'ordre, et surtout au devoir, pour la Sergente. Elle ne pouvait pas rester plus loin ou à l'écart alors que la situation allait s'envenimer. Après une dernière vérification à l'égard de Vigilance, elle lui donnait l'ordre de suivre, avec autorité : il fallait qu'elle montre qu'il ne risquait rien avec elle, sinon, jamais il ne pourrait la suivre dans l'apocalypse du terrain. Il faisait parti de la meute, et ici, maintenant, elle en était l'alpha : il -devait- obéir.


La course retour était plus hasardeuse. Mia était bel et bien perdue, et ne pouvait se repérer qu'aux cris et aux bruits de destructions qu'elle entendait. De plus en plus forts, de plus en plus proches. Le bruit de l'hélicoptère avait laissé place à des hurlements de mort. Cela ne ressemblait plus à une émeute, ni même à une bataille. "Merde... Mais qu'est-ce qu'ils font...?" demandait la rouquine à ses molosses, le souffle court. Elle pouvait croiser quelques groupes qui semblaient s'enfuir, et non tenir l'endroit. Personne n'osait même l'arrêter.

Quand la réponse enfin venait, elle blêmissait.

Elle venait de déboucher sur un flanc du chantier, et pouvait assister à l'horreur qui semblait y avoir élu domicile. Une scène digne d'un film d'horreur. Les ronces, les vrilles, les racines. Tout semblait s'être animé et éveillé afin de chasser les humains de la zone. Emeutiers, flics, civils, machines. Rien n'y personne n'était épargné. Une craquement sur le côté attirait son attention, l'homme qui venait d'être projeté contre un arbre allait avoir du mal à se relever. S'il survivait seulement.
"Putain. Putain !" jurait la Sergent en sifflant ses chiens, se dirigeant vers le pauvre gars au sol. Il respirait encore, du moins assez pour gémir. Il n'y avait pas le temps de s'égarer en considération, si d'autres lianes venaient à se saisir de lui, il ne survivait pas.
Mia le chargeait sur son épaule et cherchait à s'éloigner au plus vite. "Tenez bon ! Je vais vous sortir de la !"
Plus loin en avant, elle pouvait déjà voir une femme qui hurlait, des ronces lui lacérant un bras. Rouge-Gorge n'allait pas pouvoir gérer ça, surtout qu'il n'était qu'une question de secondes avant qu'elle même ne soit repérée et chassée par tel ou tel manifestation de la furie verte. Elle n'était pas formée pour affronter ce genre de menace !

Un cri captait son attention sur sa droite, plus loin en périphérie des hostilités. Des civils qui avaient pu fuir avant que tout ça ne dégénère ? Peu importait, elle s'éloignait de la zone à éviter pour leur remettre le gars mal en point. Ils allaient pouvoir prendre le relai pendant qu'elle, elle retournait essayer d'extraire la jeune femme de ce guêpier.

Mia replongeait dans cet ouragan vert de violence et de démence, se dirigeant rapidement vers sa cible. C'était la seule possibilité qu'elle voyait, entrer et partir aussi sec, avant qu'elle ne soit considérée comme une cible elle aussi. Mais elle oubliait que l'adversaire n'était pas un humain avec deux yeux et deux oreilles, mais bel et bien toute la forêt alentours. En foulant l'herbe, elle était déjà repérée.
La jeune femme n'était plus consciente à son retour. Son bras avait été broyé, et il était même difficile de savoir si elle s'en sortirait en vie. Mia pestait en la prenant dans ses bras, commençant à courir pour gagner la ligne du commissaire. Ils avaient sans doute des secours ! Rien n'était perdu encore.

Alors qu'elle approchait de l'avant du chantier flanquée de ses deux chiens, une ronce venait à la fouetter violemment pour l'envoyer voler plus loin, contre un arbre. Lui arrachant aussi son fardeau qui s'écroulait dans l'herbe comme une poupée de chiffon. Ses protections avaient empêchés les épines de se frayer un chemin trop profondément dans sa chair, mais le choc lui tirait tout de même l'air des poumons, rendant aussi sa vue floue quelques secondes. Les deux chiens aboyaient sans savoir qui mordre ou quoi faire.



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Mia répand sa bonne humeur en ffcc00
Elle parle "français" en italique.
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyDim 15 Aoû 2021 - 19:37

Ecologie Radicale

Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 1626380189-got
Le Commissaire Gordon, à juste titre se sentait tourneboulé par la façon dont les choses progressaient. Il ordonna à la petite bleue de chercher Cooper. Ce qui la surprit alors qu'elle s'était remise à se ronger les ongles intérieurement c'était qu'il la prit avec beaucoup d'empathie. Allant même à lui dire "ses hommes", alors qu'elle n'en avait pas, c'était le sergent Valdéz. C'étaient le genre de petits détails qui l'apaisaient tout à coup, de se sentir respectée et de voir que ses prises d'initiatives étaient reconnues. C'était très important pour une bleue de savoir qu'elle pouvait changer les choses, et qu'on l'encouragerait à le faire. Alors elle remercia Gordon, lâcha un "Compris" très motivé, et Uussführe Marsch.

Elle décanilla à l'arrière, là où des véhicules de renfort avaient du matériel supplémentaire pour eux. Elle demanda à remplacer les armes de poing sans percussion, sans expliquer le problème des leurs, fit le plein de munitions notamment sur ce qui concernait le matériel... pyrotechnique. Vu la bête atroce dans les parages, ce n'était pas un luxe que de s'armer un peu plus. Elle fonça à l'arrière du fourgon, et même si ce n'était pas réglementaire au code vestimentaire, deux Benelli M1 qu'elle croisa sur son dos. Pour se donner un côté Rambo, même si le projet n'était pas celui-là. 8 kg sur le dos en plus, heureusement que l'agente était endurante. Elle chargea ses poches de munitions, et voilà.

- Je pars en mission de sauvetage. justifia-t-elle à l'Officier qui voulait poser des questions à ce sujet. Ainsi rééquipée, elle se sentit invincible de nouveau ce qui faisait d'elle une parfaite petite policière américaine. Elle fit signe aux autres d'obéir aux ordres de Gordon et ils se hâtèrent de créer cette ligne de front, plutôt terrorisés. Au même moment, le sergent Vasquéz, qui était totalement débordé laissa passer quelques journalistes, ce qui poussa d'autres policiers à l'aider. A ce propos, une petite rejoint très vite la blondine qui avait retiré son casque le temps de s'hydrater un peu avant de sprinter dans la forêt.

Son coupable favori vint la déranger. Une journaliste. Oh. Mais c'était la petite étudiante, mademoiselle Sparks. Son prénom, oublié. Les prénoms, c'était pas son truc, elle appelait les gens par leur nom de famille, en y repensant même l'homme qu'elle avait aimé, elle... n'avait jamais su ou cherché à savoir son prénom. Quoiqu'il en soit, la gamine était perdue en zone de guerre avec une furie verte qui dégommait tout sur son passage, et son sourire niais, elle pensait voir sa sœur qui n'avait pas la moindre idée des dangers dans lesquels elle se mettait. Bref, elle avait la rage. Interloquée au début, elle était à deux doigts de lui en retourner une. Quoiqu'il en soit, elle ne devait rien dire sans l'accord d'un supérieur sur la situation aux journalistes. Un truc mal interprété, mal expliqué, ou une connerie dite, et c'était de profondes emmerdes. En temps normal, la bleue refuserait quoiqu'il en coûte de dire quoique ce soit. Après, elle connaissait un peu Sparks et voulait pas qu'elle se mette à harceler des policiers plus opiniâtres. C'était un cadeau qu'elle faisait, mais elle ne devrait pas et si ça lui retombait dessus, oh que ça allait en chier.

- Vous ? Vous n'avez pas conscience du danger ? J'ai rien de plus à vous dire que ce que vous voyez, Poison Ivy est sur place et les manifestants sont désorganisés, nous tâchons de prendre le contrôle de la situation pour qu'il y ait un minimum de dégâts.

Quelque part c'était honorable, on regrettait toujours les journalistes de guerre sur les premières lignes qui risquaient leur vie pour informer les autres, là où les gens se font masse d'argent en faisant des articles expliquant que les rochers doivent être détruits car symboles da la domination blanche colonialiste. Oui, Elena préférait que 10 journalistes de merde ainsi se fasse broyer sous les ronces de la dame Ivy pour sauver une fille aussi brave que cette petite Sparks. Mais ça, ça ne se voyait pas sur son visage. Elle restait professionnelle, mais se retenait de la traiter d'idiote et de lui hurler dessus.

- Maintenant, rejoignez les autres civils en évacuation. fit-elle en faisant signe à deux Officiers de l'amener là où il fallait pour ce faire, tout en prenant garde de veiller sur cette petite peste. Ceux-ci acquiescèrent et s'approchèrent pour la récupérer et l'aiguiller. Elle haussa le ton pour bien la prévenir. Si je vous vois crapahuter sans escorte dans les parages je vous embarque et cette fois-ci, pas de deuxième chance. On est pas là pour jouer.

Bon, assez perdu de temps comme ça. Elena se dirigea vers le calme de la forêt, d'où elle était venue. Difficile de retrouver Cooper... qui depuis ce temps n'était pas revenue, il lui était arrivé quelques chose... oh, elle avait une idée. Au même moment, on entendit des coups de feu, un hélicoptère se crasha. Des cris. La police avait tiré ? Il fallait se hâter. Retrouver Cooper, elle était en danger. Elle revint au centre d'opération et héla un agent Maître Chien qui n'avait pas l'air occupé avec son berger allemand. Peu de gens voudraient s'enfoncer dans ce bourbier vietnamien, mais lui devait connaître la Sergente en étant maître chien et voudra très certainement voler à son secours. En plus, il avait un chien qui pourrait la pister. C'était le meilleur allié pour cette situation.

- Officier Schmidt, sind Sie... euh, vous êtes occupé ?
- Euh...
- La Sergente Cooper est dans la forêt, j'ai ordre du Commissaire de la retrouver. Vous m'accompagnez ?
- Bien !

Il la poursuivit à travers la forêt, guidés par le chien qui connaissait très bien ses amis chiens et qui savait ou les trouver. Personne d'autre avait vu Cooper, manquerait plus qu'elle se soit enfuie. Les deux crapahutaient dans l'obscurité, et des cris se firent entendre, la forêt semblait être mue par des insondables forces crépusculaires. Des cris. Le chien courut dans la direction des aboiements. Un homme blessé, Mia qui venait de se prendre un coup, une femme presque enterrée dans les lianes, et elle s'en sortirait pas avec un "Lumos". Elena dégaina son fusil à pompe, et habilement détruisit une liane qui semblait mettre tout son poids sur la pauvre supliciée. Elle fit de même en tirant l'autre liane qui fouettait Mia, et l'aida à se relever.

- Je suis là.

Vu les dégâts que ces ronces avaient fait à son gilet pare-balle, il valait mieux se barrer et revenir se protéger près des autres le plus vite possible, des plantes qui s'attaquent à des hélicoptères et elles étaient les proies parfaites. Mia était peut-être trop sonnée pour se voir confier le deuxième pompe, ce qui était le projet à la base.

La blondine lui tendit une bouteille d'eau et la fit boire, avant de l'appuyer sur un arbre, laissant le deuxième pompe près d'elle au cas où. Elle se rua sur la pauvre fille dont le bras a été broyé, et tenta de découper les lianes pour la libérer. Elle ne faisait plus aucun bruit.

La fille dégagée, elle vérifia son pouls et laissa son camarade appliquer les premiers soins, pendant qu'elle embarqua l'autre homme à terre.. Trois blessés. Elle revint vers Mia Cooper.

- Vous arrivez à marcher ? On retourne voir le Commissaire. On va s'en sortir.

Des grondements venus de l'obscurité présageaient du retour du diable vert. Elle n'aurait pas dû venir ici sans armes, sans lance-flammes. Pourquoi s'être autant éloignée ? Les deux Officiers tentèrent de trainer le plus rapidement les trois blessés au plus près de la civilisation. L'Officier Schmidt portait l'inconsciente et traînait l'homme, quant à Volgin, elle avançait bras dessus bras dessous avec le rouge-gorge. Les arbres commençaient à s'agiter, se montrer plus menaçants, et Volgin trainait la patte, ressentant les premiers signes de fatigue. Elle fit s'arrêter Mia, profita de son petit gabarit pour la porter sur ses épaules comme un sac à patates, délicatement pour ne pas aggraver ses blessures, et se mit à sprinter, slalomant sur le sol qui se rebellait et qui tentait d'happer son pied pour la faire chuter. Pas question de se faire attraper ici.

Elle courut jusqu'à en mourir, espérant atteindre le coin des renforts où elle irait tout simplement s'écrouler.


Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 1626371860-ezgif-3-30fde1a2cd82
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MessageSujet: Re: Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017   Ecologie Radicale - Libre ft Poison Ivy - 28/07/2017 EmptyMer 18 Aoû 2021 - 13:59

Head shoot

Lisbeth regarda avec stupeur la nature se déchaîner. Les fuyards avaient eu de la chance, les autres beaucoup moins, parmi cela, nombreux seront estropiés à vie. Elle perdit de vue quelques instants seulement la silhouette de sa mère adoptive allongée sur le sol, inanimée. Quand son regard revient sur elle, Liz vit qu'elle se faisait traîner en douceur vers la forêt. Elle voulait descendre en courant la protéger contre quiconque voulait encore lui faire du mal.

Mais la hackeuse avait d'autres problèmes pour le moment. Les policiers arrivaient de toute part autour d'elle. Sans doute alerté par son cri d'horreur. Elle pouvait encore tenter de forcer le chemin de terre, par lequel elle était venue, avec sa moto... Mais cela voulait dire quitter Ivy. Elle calcula ses options en quelques instants... Et décida du scénario à suivre. Elle se posa en tailleur à côté de son véhicule, la console de pilotage du drone sur les genoux et tenta de le faire revenir. Son vol était d'une exaspérante lenteur. Et c'est à ce moment qu'elle fut découverte.

_ "Hey toi ! lâche ce truc" hurla une voix homme qu'elle estimait être à 7 ou 8 mètres d'elle.

_ "J'peux pas... j'fais rentrer le drone... Il a filmé l'incident et ça pourrait..."

La pilote ne termina pas sa phrase, elle vit la forêt soudainement basculée et sentie la tourbe humide sur son visage puis ce fut le trou noir. Elle ne comprit que bien après que l'un des policiers lui avait décoché un coup de tonfa qu'un revers de main dans la mâchoire. Et sa frêle stature n'avait pas supporter le choc, la petite russe c'était évanoui sur le sol de la forêt.

Elle reprit ses esprits un instant. Elle était traînée, les mains attachées dans le dos, par deux poignes de fer. Elle avait le goût du sang dans la bouche et sa tête n'était que douleur a tel point que sa vision périphérique était picté de points blancs. Dans son semi-éveille, elle réussit à tourner la tête et cru percevoir un groupe de personnes, dont l'une des têtes était rousse et qu'elle connaissait bien. Liz était fâchée de la voir aussi abîmer. Puis, sa tête s'affaissa à nouveau tel un pantin sans ficelles.

Les officiers du GCPD qui avaient interpellés "vigoureusement" Lisbeth, avaient aussi attrapés son drone et l'avait détruit à coup de botte. Ils avaient parfaitement compris que s'ils pouvaient mettre la main sur sa vidéo, ils éviteraient à la police un long et embarrassant procès. Sans cette preuve, c'était une criminelle un peu folle contre la parole de dizaine de policiers. Il y avait bien les enregistrements de la presse, mais dans la panique générale, aucune des caméras n'était braquée dans la bonne direction. Seul le drone était resté statique.

Elle fit à nouveau surface pour entendre des hommes parler entre eux. Le petit groupe qui portail la Russe et les restes de son drone n'avait pas prit le bon chemin, ils étaient tombés sur un groupe massif de manifestants laissés indemne par les plantes, dont l'un portait un masque blanc.

_ "C'est pas des marques d'épine ça ?" fit l'un des jeunes en pointant du doigt le visage de Liz

_ "Vous l'avez tabassée ?" demanda un autre ?

_ "On est tombé sur des prix Nobels de la paix, c'est bien notre chance." Railla l'un des deux policiers

_ "Puisque vous voulez vous en charger... On vous la laisse" Répondit l'autre en laissant choir la jeune femme dans les gravats.

La manœuvre était fort habile plus que cela n'y paraissait au premier abord. Car devant la rudesse des propos et de la chute du corps, un bon nombre des manifestants étaient partis aider l'inanimée et s'était désintéressés des deux crapules en uniforme. Qui eux, sans leur fardeau, avaient déguerpi rapidement en possession de la carte mémoire.

Elle lui fallut quelques longues minutes pour revenir à elle. On lui avait épongé le front et quelqu'un qu'elle ne connaissait pas, lui demandait son nom avec insistance. Elle leva une main faible et tenta de repousser les personnes trop proches. Elle n'aimait pas cette proximité, ni être dans un tel état de faiblesse. Lisbeth dû évacuer ce qu'elle avait mangé le matin et la veille, les joies de l'utilisation de son pouvoir qui lui revenait en pleine face. Une fois cette petite "crise" passée, elle se sentit un peu mieux et pu se redresser. Elle était au milieu d'un champ de ruines, parfois des gémissements survenaient çà et là.

Lisbeth se passa les mains dans les cheveux et expira par le nez. Tournant sur elle-même, elle put prendre la mesure de la destruction qu'avait semé les arbres pour défendre sa mère. Son esprit de métal et les rouages de sa logique se remirent en marche. La punk pouvait peut-être encore l'aider...
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