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 La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela]

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AnonymousInvité
MessageSujet: La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela]   La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela] EmptyDim 30 Déc 2018 - 15:26





La nuit des morts vivants.


Est-ce que tu improvisais quand tu préparais ce genre de coups ? Non, loin de là. Tu avais envisagé toutes les situations possibles et imaginables, calculant le meilleur moment de faire chuter cette vermine de Campbell-Lewis et son empire décadent. Hier, tu as rencontré le dernier engrenage à implanter dans ce complexe et minutieux mécanisme qu’était ton plan : Catwoman. Tu ne la connaissais pas et, on ne pouvait pas dire que tu étais méfiante, tu connaissais sa réputation, mais tu lui accordais un vote de confiance – après tout, qu’est-ce qui était vrai ou faux, dans ce qu’on en disait ? C’était une femme intelligente, le simple fait de connaître ta nature pour la décourager de te faire un coup fourré – et, même si elle venait à le faire, tu ne lui en voudrais pas. Tu n’avais rien contre elle et ce n’était pas une forme de trahison suffisamment significativement pour que tu alimentes une quelconque rancune à son égard. Elle ne te connaissait pas, non plus, et elle devait être habituée à ce qu’on la trahisse. Tu n’étais pas quelqu’un de normal sur le plan mental. Tu étais trop sincère et trop franche pour que ça semble vrai. Certes, tu cachais des secrets, mais tu étais tout à fait naturelle et franche quand tu proposais un plan : cette femme et quiconque l’accompagnera seront tes coéquipiers, le but sera de les faire sortir en premier, en cas de complication. Tu étais prête à finir la mission seule et leur donner quand même le butin, si quelque chose ne se passait pas comme prévu.

Voler était un moyen comme un autre de survivre dans ce labyrinthe marécageux qu’était Gotham et, souvent, tu étais consciente qu’il fallait frapper les autres avant qu’ils ne le fassent. Tu n’étais pas du genre à voler, tu n’en as jamais éprouvé le besoin ; au contraire, tu aimais travailler et gagner honnêtement tout ce que tu acquérais – il fallait que tu le mérites, c’était plus distrayant et satisfaisant. Si tu te montrais évasive avec les détails et tes capacités, c’était éviter les imprévus et contretemps indésirables. Tu avais attend vingt-sept ans pour pouvoir te débarrasser définitivement de cet homme et des autres membres toxiques de sa famille. Tu ne voulais pas que ce plan capote à cause des incertitudes d’un partenaire méfiant.

Quoi qu’il en soit, afin d’éviter un peu plus ton frère, avant que la police n’arrive l’opéra, tu te rendis chez les hackers qui allaient s’occuper d’envoyer l’information et les fichiers aux personnes fiables des différents services avec qui tu étais en contact. Gabriel Browne, l’un d’eux, n’était qu’un enfant quand ses parents sont morts à cause de CL Pharm – l’entreprise de vos cibles ; son père était mort dans les essais pour lesquels ont lui avait promis un traitement alternatif contre le cancer et sa mère s’était suicidée, rongée par les dettes dont tu avais libéré le garçon, quand tu as fait sa rencontre. C’était un orphelin de plus, tu avais pris soin de lui et de l’établissement où il était avec les deux autres hackers qui vivaient sous son toit. Ils étaient jeunes, ils avaient leurs boulots respectifs, mais leur vrai labeur commençait dès qu’ils avaient un appareil informatique entre les mains. Gaby te prêta un téléphone portable prépayé et intraçable, via lequel tu envoyas les plans détaillés et les notes que vous aviez prises pour signaler les entrées et les différents systèmes de sécurité qu’il y avait dans la demeure où vous deviez entrer. De même, tu précisas les horaires, les pauses et les sorties qui allaient être faites par le personnel et les résidents.

Si tu avais choisi de frapper trois jours plus tard – deux, maintenant –, c’était parce que tout le monde quittait les lieux pour aller dans une grande fête organisée dans le quartier à l’honneur de Richard Campbell-Lewis. Seulement le personnel et les chiens restaient sur place : deux cuistots, une femme de chambre et un semblant de majordome. Aucun d’eux n’était proche de la pièce où se trouvait le fruit de vos convoitises, ils faisaient des parties de poker et/ou quittaient le foyer en douces quand ses employeurs partaient quelques heures – ou plus. Quant aux chiens, tu pouvais parfaitement t’en charger puisque tu avais un don pour traiter avec les animaux. Tu savais qu’ils étaient frappés, mal-nourris pour les obliger à être plus agressifs et ils avaient des colliers électriques – c’était simple, pour toi.

À la fin des explications, photos et plans, tu précisas à l’entente de la femme chat qu’elle n’avait pas besoin d’outils pour entrer ou ouvrir le coffre, puisque tu avais tout ce dont vous alliez avoir besoin – elle avait juste besoin de prendre quelque chose pour emporter tout ce qu’elle prendrait sur place, au final. Tu ne mentais pas, mais on ne serait pas doutés du fait que tu n’allais pas t’encombrer d’un matériel inutile. Tes capacités étaient beaucoup plus efficaces et ne laissaient pas de trace. Les hackers avaient prévu de désactiver les caméras de surveillance et l’alarme dès que les résidents partiront à l’anniversaire, ainsi, s’il n’y avait pas d’effraction visible et que tout était éteint, c’était une raison de plus pour douter du propriétaire – comme s’il avait lui-même orchestré un faux vol pour toucher l’assurance, chose qu’il avait déjà fait, auparavant.

Tout était calculé au millimètre.
Même des points auxquels on n’aurait pas songé.

Vous aviez cinq minutes pour faire ce que vous aviez à faire et l’heure à laquelle avait lieu le couvre-feu ne vous affectait pas. La nuit risquait d’être sombre et la neige réduirait la visibilité des caméras de la ville – tu savais qu’il allait neiger, tu le sentais. Certes, il restait la possibilité que vous croisiez des TYGERs, mais il y avait peu de chances qu’ils vous emmerdent. Et, si ça venait à être le cas, ils feront une petite sieste, le temps que vous finissiez.

* * * * * * *
À la date prévue, la ville était couverte de poudreuse, plus ou moins blanche selon l’endroit où elle s’était entassée – sur le bord des trottoirs, à la limite de la chaussée, elle était noircie et marronâtre, compactée et glissante, formant parfois des flaques de verglas. Les températures ne baissaient pas des 0ºC et il n’y avait pas vraiment de vent, parfois une brise farouche qui remuait les flocons. Tu attendais dans une ruelle proche de l’entrée principale du Parc Robinson, votre lieu de rendez-vous. Là-bas, les lumières de la ville peinaient à percer et tu pouvais garder un œil sur la demeure de votre cible – se trouvant de l’autre côté de la rue sur laquelle débouchait celle où tu patientais. Puisque tu ne ressentais plus le froid, tu étais à l’aise et toujours aussi légèrement habillée. Encore est-il, tu avais trouvé quelqu’un qui avait froid et qui risquait de mourir si tu ne l’aidais pas : c’était un chat romain, maigre et affamé. Il était sale et avait quelques blessures et cicatrices çà et là, il lui manquait un bout de queue et d’oreille... Il semblait chercher un endroit où se coucher et ne plus se réveiller quand il t’aperçut.

Tant de gens sont passés à côté de lui, l’ignorant ou lui balançant un coup de pied dessus qu’il n’avait plus la foi de s’approcher. Alors, c’est toi qui l’as fait, t’accroupissant près de lui avant de le prendre soigneusement contre toi. Tu aurais aimé avoir une température corporelle plus haute, afin de le réchauffer plus vite, mais une trentaine de degrés était déjà suffisant quand il gelait. Tu avais pris un petit sac à dos, où tu avais rangé un peu de nourriture pour les chiens de votre cible et une trousse médicale – au cas où quelqu’un était blessé, pour X raisons. Afin de le tenir bien au chaud, pendant que tu dénichais ce que tu voulais dans ton sac, tu enveloppas le chat errant dans les pans de ta jupe. Tu te fichais pas mal qu’on puisse éventuellement voir ta lingerie – le chat était prioritaire. Tu passas le sac à dos devant, le reposant sur ta poitrine grâce à tes vectors avant de sortir de quoi nettoyer les blessures du félin, lui donnant des petits bouts de viande et de gras – il les mâchouilla difficilement, mais ça lui fit du bien. Il tremblait contre toi, mais tu sentais qu’il se réchauffait lentement et péniblement. Lorsqu’il eut fini de manger, il te fit une léchouille avec sa petite langue râpeuse – il t’était reconnaissant.

Quand tu sentis la présence de tes coéquipiers du soir, tu étais en train de mettre le chat dans le sac – après avoir changé de poche la nourriture. De cette façon, l’animal restait protégé du froid et pourrait se reposer. Tu le sentais les faibles vibrations de ses ronronnements contre ton buste, se laissant complètement aller. Même s’il était toujours faible, il avait des chances de s’en sortir. Maintenant, s’il dormait, il ne risquait pas de mourir – ses infections, par contre, pouvaient causer d'autres complications. Une fois que vous serez à la maison, tu pourras t’en occuper mieux.

Vous arrivez juste à temps. lanças-tu, remettant le sac sur ton dos, le couvrant avec ta longue chevelure pour éviter que la chaleur s’en échappe. Avez-vous pu mémoriser les plans ? Souvenez-vous, vous avez cinq minutes pour prendre ce que vous pourrez dans le coffre. Je m’occuperais des chiens. Ils ne sont pas aussi méchants qu’ils le semblent dans les images que vous ai passées. Ils ne sont agressifs que parce qu’ils ont été maltraités.

La grande voiture des résidents n’allait pas tarder à quitter leur garage.
La vraie fête était sur le point de commencer !




Tenue d'Amy:
 



Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Ven 1 Fév 2019 - 17:05, édité 2 fois
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AnonymousInvité
MessageSujet: Re: La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela]   La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela] EmptyDim 30 Déc 2018 - 20:22

Well, it fucked upUnknown vampire & Catwoman
« Tu sais à quel point je te déteste ? »
Je souris en coin. Oh si, je sais à quel point tu me détestes Spark. À quel point la tension règne à chaque fois entre nous dans ce genre de situation et aussi comment nous nous regardons. Nous vivons pour la même chose, toi et moi. Et pourtant je pense que j'ai beaucoup plus de raisons de te détester que tu n'en as vis à vis de ma personne. Mais passons. La vampire nous a donné rendez-vous ici, au Parc Robinson. J'ai réussi à convaincre Spark de me suivre dans cette folle entreprise, et à mater la colère de Gwen concernant cette nouvelle prise de risques. Depuis la mort de Lola, la folie de Holly, ou bien la vue de ces enfants lynchés par ces mafieux jusqu'à ce que mort s'en suive, je ne change guère ma position bien qu'elle me tiraille et me donne parfois envie d'aller plus loin que le simple vol. Par moments, j'ai envie de déchiqueter certaines gorges ou de faire comme avec Bones, prendre une batte et frapper jusqu'à l'entendre gémir de douleur.
« Je sais. Mais tu m'aimes aussi.
- Tu n'as pas tord. J'aime être avec toi et céder face à ce genre de casses. »
Nous sourions tous les deux cette fois-ci. À moitié honnêtes, à moitié de mauvaise foi, toujours sur la sellette. Puis, après quelques acrobaties supplémentaires, nous voici dans la ruelle. La vampire nous attend là bas, comme convenu. Je reste un moment frappée par sa beauté alliée à ces flocons tombant autour d'elle, le souffle presque coupé. Mais sa phrase me ramène doucement à la réalité et je ne peux m'empêcher de jeter un regard en coin vers Spark.
« Nous avons mémorisé les plans. Même si ... »
Mon coéquipier est en train de me mitrailler de son regard mais j'en fais fi et continue ce que j'ai commencé, sur une note à laquelle il ne s'attend pas, bien évidemment.
« Je dois avouer que je n'aurai pas cru Campbell aussi confiant. Pas de gardes, vraiment. »
Bien sûr que je n'allais pas parler à notre détracteur de nos petits secrets. De comment nous nous sommes engueulés pour ensuite trouver un moyen de sceller notre accord et embrayer naturellement sur ce nouveau casse.
« Mais qu'importe. Nous avons décidé de passer par l'entrée du jardin couvert. Ce genre de portes en fer ancien ne peut pas être équipé de systèmes thermiques ou de détection de pression car les dispositifs ont tendance à se mettre en alerte alors que vous ne faites que la fermer. Il faudra tout de même que nous fassions en sorte de court circuiter temporairement les lignes téléphoniques. Spark s'en chargera. »
Elle a été claire : pas d'effraction visible, tout doit faire penser à un faux vol. Autant dire que j'ai mis les petits plats dans les grands avec ces paires de chaussures aseptisées à notre taille. Mon sac sera soudainement plus léger et plus à même de récupérer les objets que nous convoitons. Je sors ensuite une petite boîte métallique couverte de circuits imprimés :
« Vu que l'on doit faire croire au faux vol, on s'est dit que générer un hologramme de la chambre forte avant le vol serait une bonne idée.
- Ne sois pas si modeste. C'est toi qui en as eu l'idée. Je n'ai fait que l'approuver. »
J'aime quand il a ce petit sourire gêné et ce regard empli de fierté. Cela me fait du bien de savoir que je peux compter sur quelqu'un, et que cette personne me comprend dans mes choix. Je donne à Spark l'outil qui nous permettra de flouer Campbell en temps voulu puis me tourne de nouveau vers notre acolyte. J'ai en effet entendu de faibles miaulements au niveau de la poitrine de la vampire.
« Contente de voir que je ne suis pas la seule à considérer les chats comme ils devraient l'être ... comme ... »
... comme des personnes capables de nous aimer quand il le faut, sans nous juger ou nous écraser. Je ne peux finir ma phrase car l'heure de notre casse vient d'arriver. Spark hoche la tête et je fais de même, avant de lancer un dernier clin d'oeil vers la vampire et partir ce que je sais faire de mieux : voler. Je l'aime de plus en plus cette fille.

© Crimson Day
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AnonymousInvité
MessageSujet: Re: La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela]   La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela] EmptyLun 31 Déc 2018 - 21:29





La nuit des morts vivants.


Il était difficile de concevoir qu’un magnat de l’industrie pharmaceutique ait aussi peu de personnel, y compris de gardes, mais tu savais quelque chose que les médias et la plupart des personnes externes à la famille Campbell-Lewis ignoraient : Richard était un radin et un vieux paranoïaque depuis qu’un de ses gardes avait essayé de le tuer pendant son sommeil. Depuis, seuls les plus fidèles sont restés avec lui et en nombre réduit, afin d’éviter d’autres situations du genre. Quand Catwoman te fit part de son plan d’action, tu acquiesças et adressas un geste approbateur – et presque admiratif – face à l’initiative de Spark : il avait eu une excellente idée et avec ce qu’ils allaient en tirer, ils auront largement de quoi compenser le prix de l’appareil holographique et la prise de risques.

Lentement, tu te redressas, te tournant entièrement vers eux. Entendant le commentaire de la trentenaire, tu ne pus t’empêcher de sourire aussi tendrement que maternellement. Même si on ne voyait pas tes yeux, on pouvait sentir à quel point tu aimais les animaux et que tu étais d’accord avec elle. Du bout des doigts, tu replaças une mèche derrière ton oreille, dévoilant leur forme légèrement pointue et l’absence de bijoux – ce qui, habituellement, était caché par tes cheveux.

Comme des personnes qui peuvent aimer et haïr, nous chérir et nous protéger. Les animaux font partie des rares êtres dont la loyauté peut les mener à la mort. Quelle qu’elle soit leur espèce, leur caractère ou leur milieu, s’ils sont heureux et nous aiment, ils ne sauraient point nous trahir. soufflas-tu, complétant la phrase de la brune. C’est pour cela que Richard a changé les gardes humains par des chiens. Encore est-il, il oublie que les animaux ont une conscience et des émotions. Et ses chiens sont maltraités, ils le trahiront facilement. Cet homme est loin d’être aussi confiant qu’il ne le semble, tous ses gardes sont avec lui et s’il sont en nombre réduit, c’est parce qu’il se méfie même de son ombre. Un de ses gardes a essayé de l’assassiner il y a cinq ans, pendant qu’il dormait – c’était le frère d’une des nombreuses victimes qui étoffent sa liste. Cette histoire n’est pas sortie à la lumière du jour et ils se sont simplement débarrassés du concerné. Je doute que l’on puisse trouver le corps, d’ailleurs.

Suite à cette explication, tu rajustas ta tenue et fis quelques pas en direction de la demeure. Tu n’avais pas encore quitté la ruelle quand tu regardas tes coéquipiers par-dessus ton épaule et repris la parole :

Je m’occuperais de l’ouverture du coffre. Un quatrième niveau de sécurité a été ajouté hier soir. Dans l’ordre, le système demandera le code, la reconnaissance vocale, l’empreinte digitale puis la rétinienne. Je pense pouvoir passer outre, ce ne serait pas la première fois : le défaut des appareils de la sorte, c’est qu’ils contiennent toujours des éléments mécaniques. Ils ne sont pas purement électroniques, comme les ordinateurs ou les téléphones portables. expliquas-tu, marquant une courte pause pour balayer les lieux du regard. Je passe devant pour distraire et réconforter les chiens. Faites attention à la neige et à la glace.

Sans plus, tu partis rapidement et sans faire le moindre bruit. Si tes pieds ne laissaient pas de traces sur la neige, on ne pourrait même pas suivre ta trajectoire – tu étais très rapide, à peine visible pour l’œil humain : tu étais comme une ombre monochrome, un spectre. Ainsi, puisque le plan consistait à passer par le jardin, le premier pas était d’adoucir et soudoyer les gardiens – autant avec de la nourriture, comme des câlins. Utilisant tes vectors, tu retiras les colliers électriques des trois molosses avant de sauter le mur qui te séparait d’eux. Puisque tu utilisais ton don empathique pour les détendre, ils ne grognèrent même pas : tu n’étais pas un danger pour eux, tu n’étais pas leur ennemie.

Devant eux, tu jetas les colliers loin, avant de dénicher la nourriture dans ton sac – le chat sentit les chiens, mais il ne bougea pas, te faisant confiance : il était trop fatigué pour faire quoi que ce soit, mais il ne sentait pas le moindre danger quand il était près de toi. Afin de leur montrer que tu étais confiante et qu’ils ne t’effrayaient pas, tu te mis à leur hauteur, t’accroupissant, avant de retirer tes gants et leur tendre la viande à même la main. Le plus gras des chiens, un mâle de rottweiller, fut le premier à renifler ta main et manger. Il restait un peu méfiant, puisqu’il ne voyait pas tes yeux. La première fois que tu approchas ta main de son encolure, il retroussa les babines, menaçant de te mordre, mais il apprécia ce contact gratifiant, par la suite. Voyant leur aîné agir de la sorte, les autres vinrent manger et réclamer des caresses, couinant et jappant – ils étaient tellement en manque d’affection.

Ils voulaient tous les trois être grattouillés en même temps, heureusement que tu n’avais pas que deux mains – tes vectors comptaient pour une paire extra, même s’ils étaient invisibles. Il te tournaient autour, remuant leur petite queue, se couchant contre toi, parfois se roulant par terre et te montrant leur ventre, pour que tu les grattouilles. Ils agissaient comme des enfants délaissés qui racontaient leur vie au premier adulte qui voudrait bien les écouter. Quand ils vinrent cacher leur museau dans le creux de ton cou, tu passas tes bras autour d’eux, les murmurant des mots doux et les invitant à faire moins de bruit. Et dire que ces gros cerbères auraient pu dévorer une personne de ton gabarit en deux-deux, mais ils étaient obéissants et doux quand on savait traiter avec eux.

Cette scène serait la première chose que tes coéquipiers verront en rentrant. Les chiens se ficheraient complètement qu’il y ait quelqu’un d’autre, puisque tu étais là pour les distraire. Tu ne voulais pas les laisser dans cette maison quand leur propriétaire reviendra – ils risquaient de prendre une bonne correction pour ne pas avoir fait leur travail. Mais tu savais qu’ils avaient des micropuces. Bien que tu pouvais brouiller le signal GPS momentanément, provoquant des interférences, ça ne t’en débarrassait pas et, même si tu pouvais les retirer toi-même, tu ne voulais pas faire du mal aux chiens. Lorsque les deux voleurs furent de nouveau dans ton périmètre, tu adressas quelques mots au méta-humain :

Dites, Spark. D’après ce que j’ai cru comprendre, vous êtes électrokinésiste, n’est pas ? Seriez-vous en mesure de griller leurs puces, sans les blesser ? terminas-tu, levant la tête en direction du concerné. Car, oui, avec cette question, on pouvait clairement comprendre que tu comptais les amener avec toi – ou, plutôt, ça serait difficile qu’ils ne te suivent pas : ils avaient eu un coup de foudre.



Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Mar 1 Jan 2019 - 17:39, édité 1 fois
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AnonymousInvité
MessageSujet: Re: La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela]   La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela] EmptyMar 1 Jan 2019 - 14:05

Well, it fucked upUnknown vampire & Catwoman Campbell a donc troqué ses gardes contre des chiens. Sauf qu'il les traite comme de simples machines faites pour le protéger. Des objets alors que nous sommes en présence d'êtres vivants ... que c'est dégoûtant. Bon, je l'avoue, je ne suis pas une femme qui adore les chiens, les rats ou tout autre bête n'ayant pas le physique typique d'un félin mais cela ne m'empêche pas d'avoir un peu de compassion pour ces choses baveuses et aboyant pour se faire remarquer. Nous avançons donc en écoutant notre détracteur et en vérifiant qu'il n'y ait pas une présence fort peu fortuite de tout autre individu. Plus je l'écoute et plus je remarque que Campbell a vraiment un problème. Il tue pour maintenir son entreprise et ensuite, il devient paranoïaque quand un de ses gardes tente de se venger de ses méfaits. Ça me rappelle autant Falcone que Cobblepot : toujours capables de tuer et ensuite de se brosser en victime ou en fou quand ceux-ci se font agresser en retour.
Chaque mot, chaque plan défile dans ma tête alors que mes yeux se portent vers la demeure de ce magnat de l'industrie pharmaceutique. Je souris à l'idée de le voir tomber en désuétude et ce en récoltant un très grand extra sans que rien ne se mette en travers de ma route. C'est une des raisons qui me poussent à ne jamais arrêter de voler. Voir ces riches et ces lâches tomber à mes pieds, en sachant que j'ai détruit toutes leurs soi disant protections et pris leurs biens les plus chers ; tout cela m'offre une telle jouissance ! Je sens le regard puissant et malin de Spark se poser sur moi, me détailler et ressentir d'une autre manière le plaisir qu'il y a dans le fait de voler.
« Je m'occupe de la porte du jardin intérieur. Vérifie qu'il n'y ait pas de systèmes de sécurité auxiliaires. J'ai remarqué deux anomalies sur les plans de constructions et les images récentes que nous avons prises. En plus ce gars est parano, il a dû donc compenser le manque de gardes avec bien plus que de simples chiens. »
Spark hoche la tête et part vers les deux anomalies que j'ai entouré sur les plans de la maison. Les riches ont beau être des idiots dans la compréhension du monde les entourant, mais pour ce qui est de piller et garder ce sont les rois. Mieux vaut être prudents. Je m'occupe donc d'ouvrir notre voie royale dans la maison, d'enfiler les bottes neuves et sortir les paires pour mes coéquipiers.

Quand à Spark, il vient de rejoindre la vampire. Je le sais parce que j'entends toute leur conversation via mon oreillette.
« Les circuits exigus ça me connaît. Mais ... je suis pas biologiste et je ne suis pas sûr des effets sur ... enfin leur peau ou je ne sais quoi. Je peux les désactiver cependant. »
Bonne idée. Je nous vois mal faire un faux vol avec des chiens qui se sont retrouvés la cervelle grillée. Je viens vers leur position en me fondant dans les ombres du salon et je regarde derrière cette vitre ce qu'il se passe. Je vois les yeux de Spark briller d'un bleu de plus en plus intense, ses doigts se charger de ce courant électrique que parfois il aime me jeter pour me taquiner. Puis, cette manière qu'il a de bouger chaque once de cette peau et ces os pour manipuler ce courant et l'amener à des endroits précis. C'est beau, attirant, doux et dangereux à la fois. J'ouvre la fenêtre du salon et m'assoit sur le rebord en les regardant tous, les chiens comme la vampire et mon acolyte. Spark ne m'a pas encore remarqué. Il est vraiment concentré sur cette petite chose qui ne lui rapportera rien.
« C'est bon. Les puces sont désactivées. Aucun vétérinaire ne pourra déterminer qui ils sont, à moins d'avoir un expert capable de les réactiver.
- Mrrrh. Tu as une possibilité de reconversion toute trouvée donc. »
Il se retourne vers moi, suivant le son de ma voix. Je leur offre un sourire étincelant en leur montrant les deux paires de bottes qu'ils vont devoir enfiler.
« Je me suis permise de vérifier les pièces du rez de chaussée. Personne ne s'y trouve. J'ai juste remarqué de la lumière dans une des fenêtres du toit. Si Campbell est radin, c'est là que doit vivre son personnel. Enfilez vos bottes à l'intérieur et laissez les autres dans les buissons. »
Je rentre de nouveau dans le salon en pivotant sur moi-même de toute la souplesse et grâce que me permet mon corps, sur mon joli postérieur. Me revoilà dans le salon, à étudier ce salon dénué de tout charme, ou d'objet intéressant. Les meubles sont des cubes ou des rectangles, les canapés ont un cuir noir et dur, une apparence austère et tout qui semble prendre la poussière. Je pose mes mains sur mes hanches et soupire de désespoir.
« En plus d'être radin, il n'a aucun goût. Comment a-t-il pu récupérer un tel bijou ?
- Tu connais déjà la réponse non ?
- Le fameux : je suis riche, j'ai du pouvoir je peux avoir ce que je veux en claquant des doigts tant que ça brille et tant que c'est cher ?
- Ne fais pas l'idiote.
- Non tu as raison. Je pense que ce collier a une valeur particulière aux yeux de cet homme. Que ton mythe des âmes doit bien exister. Et enfin, que notre chère amie nous cache certaines choses quand à ses intentions. »
Je me tourne vers la concernée, en levant bien haut mes sourcils. L'appât du gain et l'adrénaline courent dans mes veines, mais je sens bien qu'autre chose de bien plus sombre et terrifiant risque de venir à nous. Une vampire intéressée par un tel collier, Gotham pullulant de phénomènes surnaturel en plus de l'ambiance noire et morbide quotidienne.
« J'ai tord ? »
Je souris, connaissant déjà sa réponse. Mais nous n'avons pas le temps d'écouter ses explications. Le coffre nous attend et nous devons récupérer un maximum d'objets dedans avant que le pire pouvant arriver pendant ce casse nous tombe dessus. Spark fait voler le générateur d'hologramme dès que nous arrivons dans la fameuse pièce, trépignant de voir les pouvoirs de la vampire en action, le contenu du coffre et d'utiliser son petit gadget.

© Crimson Day
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MessageSujet: Re: La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela]   La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela] EmptyMar 1 Jan 2019 - 22:30





La nuit des morts vivants.


Le méta-humain semblait être assez attentionné et tu apprécias le fait qu’il désactive aussi soigneusement les puces des trois molosses – ce qui te fit esquisser un de tes plus beaux sourires, en guise de remerciement. Ces derniers furent très sages pendant que votre coéquipier s’en occupait et, une fois ceci de fait, tu grattouillas leurs cous, déposant un baiser sur le haut de leurs museaux – même un animal inconnu était comme un enfant, pour toi. Et puis, ces trois-là étaient des gros bébés, surtout la femelle de dogue de Bordeaux. C’est elle qui a essayé de te grimper dessus, cherchant à te renverser pour que tu ne puisses pas aller avec tes coéquipiers – malgré les essais répétés de la femelle, tu écoutas la brune et finis par te lever : il était temps de passer à la suite du plan. De ce fait, pour que les chiens couvrent vos arrières, tu te penchas vers eux et leur demandas d’être sages et surveiller les lieux comme ils auraient fait, en temps normal. Ils savaient que tu allais revenir, ils ne doutaient pas un seul instant du fait que tu puisses les oublier ou les abandonner.

Rapidement, tu remis tes gants et changeas les bottes, comme demandé, à l’intérieur. Nul besoin de demander aux chiens de guetter vos chaussures – la dogue s’allongea près du buisson où tu les avais cachées, à l’aide de la télékinésie. Les bottes que tu venais d’enfiler étaient un peu plus larges et n’avaient pas autant de talon que les tiennes, raison pour laquelle tes cheveux traînaient un peu par terre. Utilisant tes vectors, tu fis un semblant de chignon défait, utilisant ton ruban pour l’attacher. Ta silhouette était beaucoup plus frêle et tes courbes ressortaient davantage sans les cheveux pour camoufler – du moins, en partie. Tu t’habituas rapidement à ces bottes provisoires, te déplaçant de la même façon que tu l’as toujours fait – à pas de velours. Tu ne t’attardas pas sur ce que votre cible avait ou pas, chez lui, rien ne sut retenir ton attention. Tu te contentas d’observer tes coéquipiers, mémorisant l’information sensorielle que tu percevais tout en les écoutant attentivement. Lorsque vous passiez devant des quelques objets réfléchissants, y compris des miroirs, on pouvait remarquer que tu n’y apparaissais pas. Après tout, tu n’avais pas de reflet, même si tu étais en mesure de t’en créer un, si besoin.

Le sujet du bijou que vous recherchiez fut rapidement abordé et tu sentis rapidement le regard de Catwoman sur toi : ils se demandaient ce que tu avais derrière la tête, concernant la Dame Saphir. Ce bijou, en soi, il ne t’intéressait pas. C’était plutôt son histoire et ce qu’il renfermait. En effet, l’histoire était vraie, dans une certaine mesure, mais ton frère t’avait dit quelque chose : votre père avait connu la personne qui avait porté ce bijou autour du cou. Ce n’était pas plus ce détail que le fait qu’il puisse être maudit par les âmes prisonnières qui t’intéressaient. Tu savais que si tu faisais tomber Campbell-Lewis, la famille de l’orfèvre et tant d’autres âmes pourront se reposer en paix, sans compter toutes les familles qui seront soulagées d’un grand fardeau – même si cette mission n’allait pas leur rendre ce et ceux qu’ils avaient perdu.

En effet, il y a quelque chose que je ne vous ai pas dit : il est vrai que maintes âmes sont enfermées dans ce collier, mais ils ont surtout tué ceux qui l’ont porté. Ainsi, il n’a pas prolongé, mais abrégé la vie de ses propriétaires. On ne parle pas des phénomènes de hantise, la folie et la paranoïa qu’ils déclenchent après un contact prolongé avec les humains. Ainsi, j’ai l’intention de purifier la Dame Saphir. expliquas-tu, à voix basse. Accessoirement, selon mon frère, il semblerait que feu notre géniteur ait connu la comtesse en question – elle aurait été l’une de ses proies. Je n’ai pas eu la chance de faire sa connaissance, il a été assassiné le jour que nous sommes venus au monde – tout comme notre mère, mais là n’est point la question. Plus que de l’intérêt, il s’agit de la curiosité. Ce bijou, j’insiste, ne m’intéresse pas – comme toutes les autres richesses physiques, en soi.

Même si tu étais très riche et que cette fortune ne cessait pas de grandir, malgré le fait que tu ne gardais pas grande chose pour toi, tu n’avais pas l’air d’être une bourge pourrie gâtée. Certes, on pouvait deviner que tu étais une aristocrate ou que tu avais fait partie du milieu de par tes manières et ton langage. Pourtant, tu étais très humble et tu as toujours eu le principe de partager tout ce que tu avais, même quand tu n’avais pas grande chose. Malgré la fortune familiale dont tu avais hérité, tu n’y avais pas encore eu recours : tu as toujours travaillé durement pour avoir ce que tu avais et tu connaissais la valeur des biens matériels, même si tu ne leur accordais pas une grande importance. Seules les richesses spirituelles et émotionnelles étaient cruciales, pour toi.

Certes, ta gentillesse et ton labeur désintéressé vis-à-vis de la société et de la Nature n’a pas attiré que la reconnaissance et l’admiration d’autrui, loin de là : tu avais beaucoup d’ennemis, que ce soit à cause de ce que tu savais, comme pour le simple fait d’aider autrui comme tu le faisais. Tu avais fait couler des prêteurs sur gages en donnant de l’argent à ceux qui en avaient besoin, tu avais payé leurs dettes d’un coup, ce qui les privait des intérêts et leur volait ces personnes qu’ils traitaient comme des animaux qu’ils ne manquaient pas de saigner quand ils en avaient l’occasion. Tu offrais une éducation et une vie digne à tous ceux qui osaient te faire confiance. Les plus hauts placés n’aimaient pas que la plèbe puisse accéder aux études ou aux postes de travail décents. Ils avaient besoin de la pauvreté pour pouvoir garder leur statut social.

Ils avaient besoin du désespoir et l’ignorance du peuple, pour pouvoir les manipuler.
Toi, tu leur donnais le Savoir et l’Espoir, sans rien attendre en retour, qui plus est.

Sans plus d’explications, tu te glissas dans le bureau de votre cible et allas, sans la moindre hésitation, à l’endroit où se trouvait camouflé le coffre en question. Ce dernier se trouvait derrière une étagère, difficile à déplacer et trop lourde pour qu’on puisse la bouger sans laisser des traces par terre ou faire tomber quelque chose. Toi, tu ne la traînas pas : tu la fis léviter pour la déplacer légèrement, vous laissant l’espace suffisant pour accéder au coffre. Il n’était pas énorme, ce n’était pas une chambre forte, mais il était assez grand – deux mètres de large par un mètre soixante de haut, presque ta taille sans les chaussures. Il n’avait pas de poignée ni de boutons, c’était un écran tactile et la porte était coulissante – toute cette technologie pour pas grande chose, au final.

Premièrement, tu entras le code, pianotant avec une certaine agilité sur l’écran les douze chiffres et les quelques lettres qui le composaient – le premier clic confirma que le mot de passe était correct, un verrou avait sauté. Ensuite, vint la reconnaissance vocale et une ligne de texte aléatoire s’afficha sur l’écran, afin d’ajouter un peu plus de difficulté ; là, tu dévoilas une partie d’un de tes nombreux talents secrets – l’imitation de voix et de sons. Tu n’étais pas aussi douée que ton cousin et tu ne pouvais pas le faire longtemps d’affilé, mais c’était quand même surprenant. D’autant plus, lorsqu’on entendait sortir de ta bouche une voix aussi grave et brisée que celle de Richard Campbell-Lewis. L’ouverture du second verrou apporta les deux derniers nivaux, ceux que tu avais décidé de contourner via tes pouvoirs psychiques : tu fermas les yeux et tapotas du bout des ongles la porte blindée près de la jointure avec le mur - afin d’utiliser les faibles vibrations pour voir le mécanisme intérieur grâce à l’écholocalisation.

Tu pouvais sentir la présence de la Dame Saphir à l’intérieur.
Les âmes piégées s’agitaient en votre présence, désireuses de se nourrir de la souffrance et la vie du prochain malheureux qui la portera. C’était une énergie très perturbante, forte et presque étouffante. Il y avait tant de haine, de colère et de rancœur concentrée dans un objet aussi menu… C’était frappant et malaisant. Si tu pouvais respirer, ton souffle en aurait été coupé.

Utilisant un vector, tu traversas la porte métallique pour forcer le mécanisme, tandis que tu plongeais l’autre dans l’écran tactile. Ce dernier sembla défaillir, il buguait et ce qu’il affichait se distordait – tes propres ondes cérébrales provoquaient une défaillance qui ne serait traduite que par un défaut du système. Puisqu’il n’y avait pas d’intrusion physique, on ne pourrait pas trouver la source. La porte se déverrouilla quand tu enclenchas les deux verrous et coulissa pour s’enfoncer dans le mur, dévoilant son abondant contenu.  Quand tu disais ne pas avoir besoin d’aide pour faire ce que tu avais à faire, ce n’étaient pas des paroles en l’air : tu leur offrais vraiment ce pourquoi vous étiez venus.

Le mal-être provoqué par le bijou que tes coéquipiers convoitaient ne cessait d’augmenter et, désormais, tu pouvais entendre les voix murmurer ou crier. C’est latin que tu t’adressas à eux, ouvrant le boîtier où se trouvait le collier avant de le prendre dans tes mains. Ton langage était fluide, tu leur demandais, en toute humilité, qu’ils t’accorder leur attention, leur proposant d’être délivrés de leur prison, puisqu’ils n’avaient plus de raisons d’y être – la comtesse était morte depuis des siècles. Lentement, tu te décalas, laissant que le binôme prenne ce qu’ils voulaient dans le coffre – histoire de ne pas trop leur faire perdre de temps. Tu gardas les mains et le collier là où ils pourraient les voir, afin qu’ils ne se méprennent pas quant à tes intentions – tu ne voulais pas qu’ils pensent que tu voulais partir en courant et emporter le bijou, les laissant dans cette situation délicate. Tu tentas de chasser leurs mauvais sentiments par le biais de ton empathie, mais il étaient trop pour que tu puisses t’attarder sur chacun d’entre eux – certains avaient des émotions plus violentes que d’autres, tu ne pouvais pas les atteindre individuellement, sans compter qu’ils ne voulaient pas tous t’entendre. D’ailleurs, ce refus se traduit par des petits craquements et des vagues mouvements du bijou. S’il avait été posé quelque part, il serait sûrement tombé par terre.

Je vous en prie, écoutez-moi. Ce bijou n’est plus votre prison, mais vos seules chaînes sont vos émotions. murmuras-tu, encore et toujours en latin.

Certes, il y avait des âmes humaines, là-dedans, mais elles certaines avaient pourri et s’étaient oubliées, en tant que personnes – elles ne connaissaient plus que la douleur et la haine. Les mots, tels quels, ne pourront pas grande chose. Alors, tu optas pour faire ce que tu savais faire le mieux : chanter, c’était le meilleur moyen de les atteindre et les calmer. Et, même si ta voix résonnait dans la pièce, tu avais fait en sorte qu’elle ne puisse pas parvenir au personnel qui se trouvait au dernier étage – les murs étaient suffisamment épais dans ce bureau, pour éviter que des conversations importantes tombent dans des oreilles indiscrètes.


« Lacrimosa dies illa
Qua resurget ex favilla
Judicandus homo reus.
Huic ergo parce, Deus:
Pie Jesu Domine

Dona eis requiem.
Huic ergo parce, Deus:
Pie Jesu Domine
 »

Indéniablement, on pouvait comprendre pourquoi étais-tu appelée sirène, ta voix avait un pouvoir d’attraction semblable à celui de ces créatures et pouvait transmettre tes émotions à tous ceux qui l’entendaient – c’était presque hypnotisant. Tu pouvais insuffler autant de bons sentiments comme des mauvais dans l’esprit d’autrui, les faire se sentir bien, mal et, même,les effrayer ou les faire suffoquer. La peur pouvait tuer, tout comme la douleur. C’est pourquoi ton don d’empathie était beaucoup plus dangereux et destructeur qu’on ne pourrait le soupçonner. Heureusement, tu n’éprouvais pas le besoin de blesser tes contemporains – bien au contraire et ta bienveillance était percevable dans ton chant. Tendresse, douceur, compassion, compréhension, amour, tristesse, sérénité… C’étaient certaines des choses que ta voix transmettait, désormais – c’était très apaisant et ça avait l’effet escompté : tu sentais les âmes s’alléger et se détendre, se détachant progressivement du bijou et quitter ce monde.

Tu n’étais pas croyante, mais tu estimais que ce requiem était adéquat.
Tu n’avais pas eu tort de le croire, puisque l’atmosphère était beaucoup plus légère. Satisfaite et rassurée d’avoir pu aider ces âmes en peine, tu fis ce que tu avais promis de faire : donner le collier à tes coéquipiers. De ce fait, tu tendis le précieux bijou à Catwoman, esquissant un sourire aussi doux que sincère. Vous aviez presque fini, il ne vous restera que sortir et attendre la suite des événements. Dès que l'appel pour signaler le vol sera lancé, l’empire des Campbell-Lewis sera anéanti – et ça ne saura point tarder.

Je vous propose de sortir par la fenêtre. Elle donne directement au jardin, je peux vous déposer en bas ou sur un toit à proximité, avant de vous rendre vos chaussures. Les hackers s’occuperont de la dernière étape, au moment venu. proposas-tu, désignant votre possible sortie. Accessoirement, si vous voulez, je peux vous aider à porter le poids, pour que vous n’en soyez pas encombrés lors du trajet. Je déposerais le tout quelque part où vous aurez accès et qui ne soit pas trop éloigné du lieu où vous vous rendrez, je ne souhaite guère m’imposer.




HRP - petit détail:
 
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AnonymousInvité
MessageSujet: Re: La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela]   La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela] EmptyJeu 3 Jan 2019 - 23:31

Well, it fucked upUnknown vampire & Catwoman La scène me paraît complètement surréaliste. Autant les explications sur le côté maudit du bijou m'ont arraché un sourire, autant voir cette vampire se mettre à chanter, voir ces âmes étouffer leur courroux sous une sérénade en latin (dont je comprends certaines lignes), cela me laisse une étrange sensation. Étrange, est bien le mot. Je ressens des frissons jusque dans ma chute de reins, et je n'ose pas m'avancer le temps qu'elle chante. Même chose du côté de Spark, bien que lui semble effaré voir chamboulé d'observer de tels événements se passer devant ses yeux. Quoi ? Spark est intimidé par un vampire alors que lui-même est un meta humain ? Je croise les bras et m'adosse au mur le plus proche de l'entrée du bureau, laissant mon acolyte voleur fixer je pense pour la première fois, une scène de surnaturel. Moi, je reste plutôt sur mes gardes. Aussi bien insonorisée que soit cette pièce, le personnel peut avoir l'envie de descendre se chercher quelque chose et donc passer non loin de notre position; on n'est jamais trop prudent.
Les miroirs et la longue chevelure de la jeune femme (si l'on peut dire ça d'une vampire), son apparence, cette sorte d'indépendance, et d'anonymat ... en soi, je l'envie comme je la plains. Me faire passer pour quelqu'un d'autre m'a toujours été profitable pour repartir sur de bonnes bases ou bien accéder à ce que je veux. Si tant est que je ne me retrouve pas face à certains individus que je ne m'efforce pas de citer ; ils auraient les chevilles enflées si je me rajoutais à tous les compliments qui leur sont faits. Mais est-ce que l'anonymat complet me conviendrait. Non. J'ai besoin de savoir que mes ennemis m'ont dans leur viseur, qu'ils vont mettre tout en oeuvre pour essayer de me capturer ou me mettre un mal, quelque part. Les flouer, les frustrer, sentir qu'ils ont perdu quelque chose de matériel leur tenant à coeur ... c'est incomparable.

Lorsque cette séance d'exorcisme par la chanson est terminée Spark revient parmi les vivants, un peu blême et les lèvres entrouvertes. Je viens à ses côtés pour lui donner une légère tape entre les omoplates ce qui manque de le faire tomber à la renverse. Tiens donc il n'avait plus d'appui.
« Je vois que ta première expérience avec une vampire a eu un sacré effet sur ta personne. »
Spark ouvre grand les yeux et se retourne vers moi en arborant une grimace. Il est en colère ; mais pas contre moi. Même si je me prends le fait de le voir tirer la gueule et ses prochaines paroles.
« Putain je dois m'occuper de l'hologramme et des autres objets ! Tu aurais pas dû me laisser dans cet état ! »
Et il part en trombe vers le coffre pour prendre le plus de choses possibles dans son sac à dos. Moi, je ne récupère que le collier maintenant vierge de toute âme et je le fais glisser entre mes mains. Ainsi qu'une parure assez particulière tombant dans le dos, une paire de boucle d'oreilles, elles aussi agrémentées de superbes saphirs.
La parure :
 

« Mmmmh ... il a au moins du goût pour les saphirs. »
Je place la parure sur mes épaules et la laisse tomber dans mon dos, satisfaite par la prise de ces deux objets, au contraire de Spark. Je me tourne ensuite vers la vampire.
« Mh je pense que ça ira. Spark ? »
Il se retourne vers nous, le sac aux deux tiers plein.
« J'ai aussi ce qu'il me faut ! »
Il siffle, me regardant avec cette parure tombant autant dans mon dos que sur ma poitrine. Je sais qu'il me reluque autant qu'il a reluqué la vampire avant que nous n'entrions dans la demeure de Campbell. Les hommes ... toujours aussi francs dans leurs appréciations physiques. Je lève les yeux au plafond.
« Dans une robe émeraude tu serais parfaite. Vraiment. Parfaite. »
Je baisse de nouveau mes yeux pour le fixer. Silencieuse. Serait-il en train de me faire un compliment ? D'habitude il est du genre à blaguer sur mes capacités athlétiques ou bien à lancer des petites phrases à la volée pour flirter mais ce soir il semble à courts de mots. Ou d'aller droit à l'essentiel. Est-ce que c'est la chanson de notre jolie dame aux cheveux blancs qui le rend comme ça ou bien ? Je fronce les sourcils.
« Je vais passer par la fenêtre, seule. et aller sur les toits en face. seule. Occupes-toi de mettre l'hologramme et nous pourrons voir le clou du spectacle. »
Ce n'est pas contre elle, mais contre Spark que je suis en colère. Nous ne sommes pas tous les deux ensemble et aussi agréable soit la compagnie de la dame, je me méfie tout de même de ce qui pourrait être ourdi concernant notre relation. Cela doit rester professionnel. Je me détourne du regard de chien battu qu'il commence à faire et hoche la tête en direction de notre partenaire.

Je reste donc seule sur ce toit suite à ce moment bizarre et frustrant, accroupie et parfaitement silencieuse, parée de ces quelques bijoux qui m'appartiendront dans quelques minutes pour de bon. Je repense à ce qu'a dit Spark, à son aide concernant les dagues des hiboux, à nos petits jeux durant nos vols ... à cette folie dans l'opéra. Et je me pose des questions ; je sens mon passé revenir me hanter. Est-ce que je devrai renier tout cela, me ranger, devenir mère de famille ou une vieille peau vivant dans l'opulence de tout ce qu'elle a pu amasser, incapable de se défendre et plus occupée à se gaver. Ou bien me faire blesser, subir les paroles douces d'un lâche jusqu'à ce qu'elles se retournent contre moi par envie de lui donner mon affection. Toutes ces visions possibles me donnent envie de vomir, plus particulièrement la dernière. J'entends les sirènes des véhicules du GCPD au loin, et je fixe depuis le saphir de cette boucle d'oreille la scène. Campbell s'agite, hurle visiblement angoissé d'avoir perdu son précieux butin. Le faux vol est en marche, et j'ai le coeur lourd de ces pensées noires.

© Crimson Day
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AnonymousInvité
MessageSujet: Re: La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela]   La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela] EmptyMar 8 Jan 2019 - 19:23





La nuit des morts vivants.


L’étrangeté de la scène prit au dépourvu tes coéquipiers et, notamment, le méta-humain fut le plus perturbé par ce qui venait de se passer. Rapidement, chacun retourna à ses occupations et tu te contentas de les observer et les écouter, tout en restant attentive à votre environnement : chaque fois que tu clignais des yeux, tant peu soit-il, tu sondais instinctivement les lieux via écholocalisation. Le personnel n’avait pas bougé, les chiens attendaient avec hâte ton retour et la rue était déserte. La neige continuait de tomber paisiblement sur la ville et ton nouveau compagnon félin dormait placidement dans ton sac à dos, profitant de ce semblant de chaleur que sa cachette et ton anatomie lui procuraient. Tes prunelles se posèrent à l’extérieur, te détournant brièvement des deux cambrioleurs pour regarder cette infime parcelle de ciel qu’on pouvait entrevoir à travers la fenêtre et les bâtiments des alentours - la neige n’allait pas tarder à cesser et les températures risquaient de chuter, puisque les flocons se faisaient plus chétifs et moins abondants.

Bien que tu ne regardais pas dans la direction des deux mortels qui t’accompagnaient, tu les voyais et, surtout, tu les entendais toujours. Ils disaient avoir pris ce qu’ils avaient à prendre et tout semblait aller bien, jusqu’à ce que le méta-humain fasse un compliment à la trentenaire. Tu sentis la colère poindre en elle et tu ne compris pas vraiment pourquoi, mais ce sentiment te rendit curieuse : quelque chose te disait que ce n’était pas parce qu’elle n’aimait pas qu’on lui dise des belles choses, mais, plutôt, à cause du fait que ce soit Spark qui les lui ait dites. Sans prononcer le moindre mot, tu t’es contenté de suivre les mouvements du regard et, ce, jusqu’au départ de Catwoman. Il y a des gens qui apprécient d’être réconfortés et bichonnés dans ce genre de situations, mais tu doutais du fait que ce jeune homme en fasse partie. Puisque tu ne le connaissais pas, dans le doute, tu écoutas ton instinct, limitant votre interaction à lui frotter un peu le bras avant de sauter par la fenêtre, à ton tour. Tu utilisas la télékinésie pour récupérer tes bottes et les changer sur le haut du mur du jardin avant de faire léviter les chiens, pour les emporter avec toi - comme promis. Le fait de voler les gêne et la femme en fut même un peu effrayée, mais ils avaient confiance en toi, cette crainte ne dura pas longtemps. Curieux, ils regardèrent ce qui s’étendait sous leurs pattes, contemplant la ville depuis les hauteurs.

Sans un bruit, tu t’éloignas de la demeure de votre cible pour aller sur les toits, loin des lampadaires et des caméras de la rue. N’ayant pour seule compagnie les animaux que tu avais fraîchement recueillis, tu t’assis au bord du toit, attendant la suite des événements. Lorsque Spark quitta les lieux et que les hackers réactivent le système de sécurité, ce ne fut qu’une question de temps avant que le propriétaire de la maison revienne. Inconsciemment, il venait de tomber dans votre piège. Les informations avaient été envoyées aussitôt à la police, du moins, aux personnes des services en qui tu avais un semblant de confiance - afin d’éviter un éventuel désagrément lié à la corruption. Au moment où il a passé le coup de fil pour prévenir le GCPD, la porte de la cage s’est fermé brusquement sur lui : il était foutu et, encore une fois, il ne le savait pas. Il croyait que la police venait inspecter les lieux des crimes, mais c’est lui qu’ils sont venus chercher, tandis que d’autres patrouilles s’occuperont des autres membres de la famille étant concernés par les crimes minutieusement détaillés et prouvés - si n’était-ce pas suffisant, tu avais toujours des preuves matérielles à donner aux inspecteurs. Il y avait une dizaine de personnes dans ta liste, tu ignorais qui allait venir, mais, quelque part, tu espérais que ça serait l’inspectrice Archbishop. Ce serait la personne plus appropriée pour enfoncer et détruire la vie de l’autre vermine. Elle était incorruptible et tu avais une bonne impression d’elle. Si c’était l’inspecteur Jordan, bon… Richard Campbell-Lewis risquait de rentrer au commissariat avec un œil au beurre-noir, mais le travail sera également fait. Tu doutais du fait que Thomas se déplace, parce que le SWAT n’était pas requis dans cette adresse, mais sait-on jamais !

En tout cas, votre cible s’agite dans son bureau et tourne comme un lion en cage,  jurant, plus énervé que désespéré. Il se dit qu’il va récupérer une partie de l’argent grâce à l’assurance, mais sa précieuse collection avait été réduite. Tous ces articles qu’il avait tant peiné à obtenir ou à voler n’étaient pas ces vulgaires répliques qu’il avait assuré. Il y tenait, c’était un avare et il agissait comme un dragon dont on aurait vidé la grotte. Il s’arrachait presque les cheveux de la tête jusqu’à ce qu’il se dise qu’il pouvait toujours essayer de signaler plus qu'il ne lui avait été volé. Quel imbécile !

Lorsque tu entendis les sirènes résonner dans la ville et se rapprocher de votre position, tu quittas ton perchoir pour aller rejoindre Catwoman. Les chiens se couchèrent dans un coin où la neige ne sut pas se glisser, les uns contre les autres, en attendant que tout ceci soit fini et que vous rentriez dans leur nouveau foyer. Tu sentais qu’elle n’était pas en colère contre toi, mais elle ne semblait pas être aussi contente que ça, après ce coup. Ce n’était pas le butin qui lui plombait le moral, était-ce son sidekick ou autre chose ? Hélas, tu n’étais pas télépathe, tu ne pouvais que percevoir ses ressentis. Assise, les pieds dans le vide, tu s'installe près de ta cadette, posant tes mains sur tes genoux. Tu demeurait silencieuse quelques instants, avant d’opter pour engager la conversation, essayant de détourner la brune des pensées qui alimentaient son actuel état d’esprit. Pour cela, tu voulais éviter de parler de ce que vous veniez de faire et de la scène qui avait eu lieu dans le bureau, entre elle et Spark.

Au fait, je m’excuse d’avoir omis de me présenter. Bien que j’aie adopté l’alias White Siren, vous pouvez m’appeler Alice. soufflas-tu, à l’entente de la femme chat. Tu ne lui demandais pas explicitement de se présenter, tu connaissais son alias, mais, si elle le désirait, elle pouvait toujours te donner un autre nom - tes propos cachaient une question indirecte à laquelle tu n’attendais point de réponse. Ma question peut paraître étrange ou indiscrète, mais… que pensez-vous de Gotham et de vos contemporains ? Vous, qui êtes une enfant de cette ville, est-ce que votre actuel style de vie vous convient ? Quelle aurait été votre vie idéale? ajoutas-tu, tournant la tête vers elle.

Tu ne voulais pas la juger, tu n’avais pas d’arrières-pensées - tu étais mue uniquement par la curiosité et l’envie de mieux connaître cette femme. Catwoman était une personne mystérieuse, de ton point de vue, et tout aussi intéressante. De plus, tu avais le sentiment qu'elle était quelqu'un de bien, malgré tout ce qu'on pouvait dire à son égard. Si on devait croire aux rumeurs et aux racontars de la presse, tu serais un monstre sanguinaire qui tuait sans état d'âme. Pourtant, la police avait admis que, s'il n'y avait aucun état d'âme apparent dans tes meurtres, ce n'était pas parce que tu étais une psychopathe insensible : tu avais rarement un rapport avec tes cibles et, pour toi, elles n'étaient que de la nourriture. Pourquoi devrais-tu montrer une quelconque implication ?



Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Lun 28 Jan 2019 - 22:40, édité 1 fois
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AnonymousInvité
MessageSujet: Re: La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela]   La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela] EmptyMar 8 Jan 2019 - 23:14

Une sensation de légèreté l'habitait depuis cette étrange soirée. Celle où elle ne se sentait plus que comme une âme flottant dans une immensité noire, entourée des pires bassesses, des plus viles secrets, d'une pourriture prenant les narines comme pour envahir votre esprit. Le poids de l'humanité, les péchers de la mère et du fils, la vision de la souillure habitant l'Homme depuis ses premiers pas avec la Figue en main. Elle souhaitait retrouver cette sensation, être de nouveau légère. Elle sentait toujours plus le poids de son corps. Elle regarda sa boîte de Mikado. Son pécher mignon ne devait pas aider avec l'impression de lourdeur.

"Inspecteur, on a un truc lourd, faut se dépêcher avant que le suspect se barre !"

Elle redressa la tête, mais elle ne voyait pas le bleu qui l'avait appelé. Elle était dans son bureau, assise dans cette même position, les mains entrelacées comme dans une prière. Mais il n'y avait qu'une tempête de sable autour d'elle. Des murs craquelé, ruine d'une cité antique. Une autre micro-sieste ? Probablement. Mais la sensation de légèreté... Elle était revenue. Pourtant son corps lui semblait plus... Rigide, sa peau plus dure. Une sorte de poids se trouvait dans son dos, mais aucune gêne ne se faisait sentir. Au contraire, elle sentait comme si elle pouvait enfin étirer ses ailes.

Si libre...


"Angie... Ça va ?"

Elle se ressaisit, se frottant les yeux. Elle entendait vaguement le bleu lui dire qu'elle semblait être partie un bref instant dans le vague. Elle soupira, ses yeux la brûlant un peu. Elle se sentait... Fracassé. Comme si elle venait de faire une chute violente. Elle regarda le bleu, enfin. Il tremble en croisant ton regard. Elle fit son sourire le plus serein, le plus calme, le plus détendu. Bien sûr qu'elle allait bien. C'était juste une fatigue passagère. Tu es plus légère après tout.
_

Son sourire ne la quitta pas alors qu'elle sortait du véhicule. Ses yeux lui faisaient encore un peu mal, mais elle commençait à s'habituer. Tout son corps lui semblait lointain. Mais pas dans un mauvais sens. Plus proche de moi. Le dossier était juteux. Le dossier était immense. Tant de crimes ne méritent rien de plus que mon plaisir... Son plaisir, à elle. Que l'odeur de l'immensité pourrie de la nuit était vivifiante ! Ses collègues fuyaient ses yeux, craintifs. Trop de poids, mais pas autant que lui... Je le veux... Je le veux ! Depuis quand n'avait-elle plus eu ce plaisir ? Trop longtemps.

Ses pas résonnaient dans la nuit. La seule chose qui envahissait le silence pesant qui s'écoulant entre elle et lui. Lui. Lui. Le dossier était long. Le dossier était immense. Le dossier était délicieux. Son sourire était de moins en moins serein. De plus en plus excité. De plus en plus... Heureux. Je suis heureux ! Elle passa ses bracelets autour de ses poignets alors qu'il se plaignait d'un vol. Il me regarde dans les yeux. Oh, il tremble. Il a l'impression que je sais. Comme c'est vrai.

"Richard Campbell-Lewis, je vous arrête pour fraude, mise en danger volontaire d'autrui, meurtre, crime en bande organisé, entrave à plusieurs enquêtes, viols en réunions et faux ainsi qu'usage de faux. Ainsi que violences aggravées sur mineur."

Il ne parlait plus. Comment le pouvait-il ? Il est face à moi. Moi, entier. Moi qui sourit. Que ce soit la mortelle ou la créature angélique. Je suis heureux, je prend du plaisir. Il voit qu'il ne pourra pas partir loin. Il voit que je ne laisserait rien passer car sa vie en ruine est ce dont j'ai besoin. Ce dont elle avait besoin. Son sourire ne cachait ni amusement, ni plaisir, il était d'une joie pure.

"Vous aurez droit à un avocat. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous."

Contre lui, oui. Lui qui tremblait, comme s'il voyait toujours plus la fin. Il voyait dans ses yeux. Chaque crimes. Chaque faute. Chaque mensonges. Tout ça dans un seul et même regard.

"Oh et ne vous en faîte pas pour le cambriolage. Nous ferons une enquête approfondi. Après tout, un cambriolage demande de bien connaître les lieux et les habitudes de la victime."

Un regard d'extase...
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AnonymousInvité
MessageSujet: Re: La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela]   La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela] EmptyDim 13 Jan 2019 - 0:12

Well, it fucked upUnknown vampire & Catwoman La voix de la vampire vient finalement me tirer de mes pensées parfois sombres, parfois empreintes de colère. Je me contiens et fait bonne impression une nouvelle fois afin de ne pas froisser ce lien que nous avons créé durant ce partenariat. Je tiens à garder un maximum de clients, d'autant plus quand ils me permettent d'empocher quelque chose valant vingt millions de dollars. Elle évite de parler de Spark. Tant mieux je n'ai pas envie de parler de ce sujet bien trop personnel et capable de me mettre encore plus les nerfs à vif. J'ai besoin de temps avant d'avoir la capacité d'en parler et de faire face au problème. Car c'est un problème. Flirter est facile mais aller sur ce genre de compliment bien plus poussé ... non. Je ne dois pas laisser cette boule me prendre à la gorge quand je pense à ça.
Je me tourne légèrement vers elle en restant sur mon point d'observation et toujours alerte quand à ce qu'il se passe chez Campbell. À l'entente de son alias je ne peux m'empêcher de sourire et passer distraitement mes doigts sur ma lèvre inférieure tant cela m'amuse.
« Un alias qui vous va comme un gant. »
Vient ensuite une question qui fâche. Pas sur Spark mais sur ce qui me motive à être ce que je suis. J'ai l'impression d'entendre Batman et je ne me gêne pas pour rouler des yeux, soupirer, et poser le revers de mes mains sur mes hanches ; embêtée, un peu fatiguée.
« Vous n'êtes pas la première à me poser ces questions. Et encore, vous n'y allez pas avec une brosse à clous, au moins. »
Je ris jaune. Nouveau soupir. C'est reparti pour en reparler. Et surtout pour éluder les blessures du passé.
« Ma vie idéale est et restera celle que j'ai actuellement. Ou celle que j'ai eu avant. J'ai déjà essayé d'autres styles de vie et comment dire ... rien ne vaut une bonne sortie sur les toits de ces immeubles. »
C'est à moitié vrai, mais je n'ai pas à lui dire toute la vérité. On est des partenaires dans un casse, pas en couple. Je me tourne de nouveau vers la demeure de Campbell afin de voir les derniers véhicules policiers arriver et les nouvelles tête s'ajouter à ce stupide ballet.
« Ensuite Gotham offre tant d'opportunités, de raisons de survivre et se dépasser. Même si parfois, aller à Metropolis ou Hong Kong n'est pas désagréable. Tout dépend du job et les tendances. Ainsi que ... mon humeur. »
Rester évasive, ne pas dire qu'à côté le plus gros de ce que j'empoche va ailleurs, argent sale ou blanchi tout passe pour aider les causes indispensables ou bien renforcer certains partenariats essentiels ; la clé de ma survie et de la protection de mon intimité. Je penche la tête et, tantôt mutine, tantôt sincère dans mes propos je dégage peu à peu les pensées qui essaient de m'accabler en bougeant mes jambes, en basculant mon corps en arrière pour scruter ce ciel sali par la pollution. Mais soudain après une nouvelle observation du lieu du vol pour voir cette femme rousse. Ce n'est pas sa couleur de cheveux qui retient le plus mon attention mais son expression quand elle attrape enfin Campbell-Lewis. Son sourire, son euphorie contenue comme elle peut ne se voyant que par les nuages de vapeur sortant de sa bouche. Je sais qu'elle exulte; parce que je suis pareil face à l'ennemi, quand je le roule dans son purin et que je me sais entière maîtresse de la situation. On ne sent plus son corps dans ces moments là et on a l'impression d'être sur un nuage, d'être capable de tout. Du pire comme du meilleur.
« Mmmmh ... cette fille là bas. Sa façon de faire ... »
Finalement, je vois comme une sorte de reflet un court instant. Moi, dans ces habits, contente de serrer un de ces imbéciles. De mettre des menottes, de l'interroger jusqu'à ce qu'il craque ... avant que mon boss ne vienne me voir pour arrondir les angles et laisser ce gars filer sans trop de dommages dans sa belle vie de pourri. Non, je préfère savoir que l'emasculation pécuniaire ou physiques est bien passée et qu'aucune loi ne puisse m'en empêcher. Je me retourne de nouveau vers White Siren.
« Je l'aime bien. »
Je ne serai jamais ça mais j'aime comment elle l'appréhende. Chacun ses domaines de prédilection comme on dit. Je souris et m'avance vers la vampire pour que nous soyons face à face, et briser cette distance un peu gênante entre nous.
« Je suppose que nos chemins se séparent ici. Si jamais vous avez besoin d'assistance pour encore faire tomber un gars comme Campbell avec ce genre de rémunérations, n'hésitez pas à me solliciter. »
Je me décale sur le côté et je roule des hanches, de nouveau dans l'humeur qui convient le mieux à ce genre d'ambiance de casse. Puis, je viens glisser ma main dans le sac où se trouve le chat, maintenant plus réchauffé et vivant que pendant le vol. Je caresse sa minuscule tête avec délicatesse, ressentant la douceur de son poil et son petit frottement de joue sur mes doigts. Je souffle, triste pour ce qu'il a subi avant, mais soulagée de voir qu'il sera mieux avec cette femme surnaturelle.
« Prenez soin de lui. Il a l'air d'être câlin. Attendez vous à ce qu'il vous monte sur les cuisses. »
Si j'avais su, si je l'avais vu, je l'aurai gardé. Ces chats sont fidèles et de vraies machines anti déprime. Tout ce qu'on attendrait d'une moitié dans une vie amoureuse. Je me départis pour de bon de la vampire et de ce petit rescapé en hochant la tête une dernière fois dans sa direction avant de sauter sur le prochain toit. Au moins ce soir, malgré l'ambiance tendue et les tourments, j'ai pu rencontrer une vampire sympathique et sans doute une possible alliée dans ce genre de crimes. Et j'ai la dame saphir ainsi qu'une superbe parure. Ce constat suffira à refermer mes blessures et c'est tant mieux !

© Crimson Day
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AnonymousInvité
MessageSujet: Re: La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela]   La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela] EmptyMer 30 Jan 2019 - 12:54





La nuit des morts vivants.


En entendant ton pseudonyme, Catwoman sembla être amusée et ne manqua point de faire un commentaire à ce sujet - ce qui te fit sourire. Cet alias, il est vrai qu’il te collait à la peau. Tu as toujours été considérée comme une créature à part, une sirène, où que tu ailles. Il fut un temps où les adeptes européens de l’opéra et du théâtre t'appelaient Siren. Sans connaître ton identité ni tes origines, des gens de plusieurs endroits du globe t’appelaient de la même façon. White Siren, néanmoins, fut prononcé à Gotham pour la première fois. Ton cœur battait toujours quand cette légende urbaine a commencé, puisque tu avais l’habitude de traîner au Devil’s Square quand tu cherchais un endroit où t’isoler. Le temps que tu passais à Ste. Ann, à errer, la nuit et à l’aube, avec des vêtements d’époque et à chanter… C’était un endroit mal famé, à cause de la criminalité et l’apparence des lieux ; un vieux cimetière abandonné, un véritable jardin de statues et une chapelle délabrée… Qu’est-ce qui pourrait être moins rassurant ? Les esprits et les cadavres étaient le moindre des soucis, au final. Pourtant, tu y avais trouvé un havre de paix, un refuge, et tu y avais de très bons souvenirs. Après t’avoir appelé longtemps La Dame Blanche et Vierge de Ste. Ann, le surnom qu’on te donnait a évolué. Ce ne fut que suite à ton trépas, lorsque ces rumeurs et histoires se sont répandues et que tu as commencé à prendre des vies, que tu as adopté l’alias. Il arrive encore que les matelots et les personnes plus âgées, habitant au sud de Gotham, te désignent par d’anciens surnoms.

Quoi qu’il en soit, ton esprit ne s’éloigna pas longtemps.
Tu observas et écoutas attentivement la réponse que ta cadette t’avait fourni. Ta question était indiscrète, sans doutes, mais cette femme avait pris la peine de te répondre. Elle ne mentait pas, mais tu sentais qu’elle ne disait pas seulement la vérité. Tu respectais son choix de réponse et tu ne la jugerais pas pour autant - elle ne te mentait pas vraiment, elle cachait, surtout, une part de sa réalité. Tout comme elle, tu avais essayé de vivre ta vie de différentes façons, mais aucune des identités et des styles que tu avais adopté pendant tes voyages ne te convenait.

Ce n’était que lorsque tu vivais comme tu le faisais à présent, que tu te sentais en paix avec toi-même. Prendre un autre visage, un autre nom et, parfois, cacher ta personnalité était lassant… Jouer un rôle, en permanence, était usant. Bienheureusement, tu n’as pas eu à adopter d’autres identités longtemps. Tu en changeais de temps à autre, dès qu’on te remarquait ou qu’on cherchait à savoir plus sur toi - en bien ou en mal. Il t’est même arrivé de feindre ta propre mort pour être tranquille quand ton timing légendaire te menait quelque part où tu n’aurais pas dû être. Au final, c’est à Gotham que tu revenais et reviendras, toujours. Gotham était ta maison depuis que tu avais fui l’Autriche à la recherche d’une nouvelle vie. Malgré tous les problèmes, personnels et externes, que tu avais eu, tu as pu goûter à l’aventure, la liberté et tester plein de nouvelles choses. Dans ton malheur, tu as eu maintes opportunités, des gens bien et bien plus. Tu ne regrettes pas de les avoir vécues et fréquentées.

La perte de tes êtres chers, toutefois, te hantait.
Tu te sentais coupable et tu craignais que ça se répète.

Tu en étais certaine, car telle était la malédiction qui pesait sur toi. Ce que tu aimais était destiné à se flétrir et disparaître devant toi, ça, si on ne t’abandonnait pas avant. C’était difficile de creuser un gouffre et d’éloigner les gens que tu appréciais, mais c’était pour un bien. Qu’on te laisse t’attristait, mais tu pouvais vivre avec ce sentiment, plutôt qu’avec le deuil et l’impuissance d’avoir échoué à protéger ce et ceux qui t’importaient. Chassant ces mornes pensées de ton esprit, ton regard se riva sur la maison de votre cible et, plus précisément, sur la fenêtre du bureau par laquelle vous étiez sorties. Tu optas pour ne pas alimenter davantage ce sujet de conversation, pour rester dans la bonne humeur et laisser ta coéquipière savourer votre victoire.

L’inspectrice Archbishop semblait heureuse, quant à elle. Tu ne l’avais jamais vue sourire de la sorte et tu pouvais lire l’excitation que cette arrestation lui procurait. Brièvement, tu revis le magnifique ange métallique dont tu ignorais le nom. Il était parfaitement synchronisé avec son enveloppe charnelle, avec son alter ego. Qu’est-ce qui leur faisait le plus plaisir ? Avoir attrapé cette vermine et ses complices ou avoir anéanti leurs misérables vies ? Même si tu n’en tirais pas autant de plaisir, tu n’étais pas moins satisfaite de ton coup : cet homme et sa famille ne seront plus en mesure de pourrir la ville, ou, du moins, d’y contribuer. Mais, il faut bien avouer que ce n’est pas ainsi que tu allais te faire des amis dans les hautes sphères. Vous aviez mis un bon gros coup de pied dans une profonde fourmilière et tu savais très bien à quoi t’attendre, par la suite. T’attaquer aux Gros oiseaux de Gotham n’était pas un choix avisé pour quelqu’un qui tient à la vie - ce n’était pas la première ni la dernière fois. Sans le moindre remord ou hésitation, tu recommenceras autant de fois qu’il le faudra pour mener ta petite purge à bien. L’Équilibre de Gotham en dépendait, et tu t’attaqueras à des cibles de tous les domaines, sans distinction, qui rempliront tes critères.

Esquissant un sourire plein de satisfaction et soulagement, tu ballaçais doucement tes pieds dans le vide. Rapidement, vint le moment où la brune et toi deviez vous séparer. Hélas, tout a une fin - les bonnes comme les mauvaises choses. Suivant le moindre de ses gestes, tu la laissas flatter le chat qui somnolait et ronronnait dans ton sac - tu sentais qu’elle était triste, qu’elle compatissait pour ce que l’animal avait vécu. Tu adressas un doux sourire à ta partenaire du soir avant de lui répondre dans un souffle :

Comptez-y. Il sera bien, à la maison. fis-tu, marquant une courte pause, caressant ton nouveau bébé à travers le tissu de ton sac à dos. Tu lui avais donné une double réponse, à la fois pour le chat et pour les futures collaborations. Avec une pointe d’humour, mais en toute sincérité, tu ajoutas : Je vous remercie pour votre aide, Catwoman. Je vous contacterais quand, dès que j’aurais une nouvelle vie à détruire. Prennez soin de vous.

Elle s’en alla.
Et ton attention se reposa sur la scène qui avait lieu, en bas. Ne souhaitant plus te montrer, tu optas pour signaler ta présence et ta possible coopération d’une autre façon : via télékinésie, tu fis léviter un stylo qui se trouvait sur le bureau du détenu et griffonnas sur une feuille en papier quelques mots relatifs à un verset de la Bible sur la Fin du monde - en hébreu : “Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul”. Ces mots cachaient un autre sens. Ils ne parlaient pas de la fin des Temps, ils faisaient allusion à la fin des Campbell-Lewis et leur chute.

Ces mots, d’une écriture impersonnelle et droite, n’étaient pas seuls sur le bout de papier. En bas, tu mis une suite de lettres, divisée en deux vers, qui semblerait illogique pour quelqu’un qui ne comprendrait pas le code César : “Q’tnxjfz sthyzwsj f zsj hmfsxts f tkkwnw. Ijxywzhywnhj, xtzmfnyje-atzx vz’nq atzx qf kfxxj ufwajsnw ?” - ce qui voulait dire : “L’oiseau nocturne a une chanson à offrir. Destructrice, souhaitez-vous qu’il vous la fasse parvenir ?”. Tu ne doutais point de la faculté de l’inspectrice à résoudre l'énigme.  Clairement, tu disais qu'avait d’autres preuves et que tu étais prête à les lui filer, si besoin.

Soigneusement, tu créas un papillon d’origami avec la feuille et le fis s’envoler en direction de la voiture dans laquelle était venue la rousse. Et, de la même façon que tu arrivas, tu repartis - en compagnie du chat et des trois chiens que tu avais emporté. La seule trace que tu laissas, finalement, ce furent quelques pas dans la neige qui ne correspondaient pas à ta pointure et cette énigme près du compteur de vitesse de la voiture.

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AnonymousInvité
MessageSujet: Re: La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela]   La nuit des morts vivants [Pv Catwoman et Angela] EmptyVen 1 Fév 2019 - 16:55

Le traîner jusqu'à l'arrière de la voiture, sentir ses pieds alors qu'il tentait vainement de résister, l'entendre crier au scandale. Je me moque de qui tu es, il n'y a que ce que tu es qui m'importe. Et tu es à moi. Il ne voyait plus ses yeux, il se sentait gagner de l'assurance ainsi. Elle, elle se sentait juste pousser des ailes en le faisant entrer à l'arrière du véhicule. Une satisfaction à nul autre pareil. Ses collègues fouilleront de fond en comble la demeure, ils trouveront, peut-être, plus de preuve. Difficile à dire.

Elle s'adossa au siège conducteur, regardant dans son rétroviseur. De nouveau le silence. Incapable de regarder ses erreurs en face. Toujours à se penser au-dessus des masses, jamais à songer qu'il y ait quelque chose capable de le juger. Ironique, quand on sait que je ne fais pas dans ce genre de choses... Elle sortit un mikado de sa boîte à gant, le mettant en bouche. Ce soir... Fut une bonne soirée. Elle se permit une bref détente avant le long rapport qu'elle allait devoir taper.

Elle n'avait pas hâte. Écrire des pages et des pages, en essayant de mettre sous silence certains aspects de l'enquête pour faire plaisir à ses supérieur et qu'ils disent "C'est nous, y a pas de Batman" est relativement dépriment. Mais elle se contenta de laisser fondre le chocolat, sourire serein aux lèvres. Elle avait un peu de temps pour réfléchir aux formes concernant son bien silencieux passager. Un homme... Inintéressant au possible. Un autre puissant de verre dans la cité de sable.

Elle tourna la clé du moteur, les lumières du véhicule s'allumant. Et révélant un origami... Elle se contenta de hausser un sourcil avant de le déplier. Un Père... Tout ce qu'il n'est pas. Puis il y eu les autres mots. Les lettres se changeaient sous son regard, tout devenait clair et lisible. Un oiseau nocturne qui aime chanter ses informations... Elle mit la lettre dans sa poche intérieur puis démarra.

"Je serais remis en liberté. J'ai des amis haut-placés."

Elle soupira légèrement, quelques grains de sables venant fouetter la carrosserie. Elle croqua dans son mikado, regardant dans le rétroviseur. Ce n'était plus du tout ses yeux. Et elle le voyait, le petit homme restant bouche-bée alors que son teint devenait de plus en plus livide. Elle voyait les mains de milliers d'âmes qui s'accrochaient à son visage. Elle entendait les murmures, complaintes et cris qui venaient pénétrer le crâne de Lewis-Campbell. Elle se mit à sourire avec sérénité alors qu'ils entraient dans un tunnel, disparaissant dans cette tempête de sable.

"Je suis très curieuse de les connaître."
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