Forum Jeu de Rôle Batman
 

Partagez | .
 

 Si votre raison dégringole

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Citoyen(ne)
Masculin Messages : 22
Date d'Inscription : 11/11/2017
Localisation : A l'université de Gotham

▲ Goth-Passeport ▲
◊ Votre Réputation à Gotham City :: ► Citoyen
♠ Relations conflictuelles ::
♣ Vos Alliés : :
avatar
Jonathan Crane
MessageSujet: Si votre raison dégringole   Dim 26 Nov - 17:47

ft. Hugo Strange
Si votre raison dégringole
« Actions et phénomènes d’influence psychotique et hypnotique : Usage, efficacité, dérive ». Une stupidité magistrale qui était pourtant attendu par beaucoup, à Gotham et dans les environs. Si son supérieur hiérarchique n’avait pas exprimé toute l’obligation de se rendre à cette conférence, sans nul doute que Jonathan ne se serait pas donné la peine de s’y déplacer. Il avait tant à faire. Son dernier cobaye, une jeune fille de douze ans, une migrante ukrainienne à ce qu’il en avait compris, allait se réveiller d’ici quelques heures –quatre heures selon ses calculs- et il voulait être présent à l’instant précis où la peur la saisirait. Pour le moment, elle devait dormir d’un sommeil sans rêve et médicamenteux. Les cauchemars viendraient bien assez tôt. « Dors petite, dors. »

Il s’était drapé d’un épais costume noir, sa cravate carmin était bien visible sur sa chemise grisée. Un habit dont les bas étaient suffisamment usés pour laisser deviner que le docteur Crane n’était pas du genre à jouer le jeu des mondanités. Il ne serait dire combien de personnes s’étaient rendu.es à la conférence mais il avait eu quelques difficultés à traverser Gotham en vue de la circulation, de même qu’à se faire une place dans l’ascenseur de la célèbre Tour Wonder. Une fois arrivée à la salle, il put constater qu’il était face à une vraie fourmilière. Une fourmilière de gens dit intelligents, mais surtout et essentiellement assez influents pour qu’iels décident de jouer les intellectuel.les pour bien se faire voir par la société. Bonjour Gotham Globe. Les jeux de l’être et du paraître étaient somme toute fascinants mais encore une fois, Jonathan avait l’esprit ailleurs. Si bien, qu’il ignora quelques mains tendues, se glissant parmi les pantins disciplinés pour rejoindre les coulisses. Il n’était pas vraiment en retard, mais pas en avance non plus. La foule, quant à elle, se pressait pour prendre place sur leurs sièges respectifs. Le désordre était chaos, et le chaos amenait à la peur. Le pouvoir des cases, des places, des frontières. Bien sûr, si un ou une malheureuse se trompait et prenait la place d’un.e autre, cela ne serait qu’ennuyant mais si on accumulait les erreurs, si plu-sieurs classes sociales se confrontaient, s’il n’y avait pas de conférence du tout même, l’effet de masse ferait le reste. Il suffit de peu pour bousculer les visages tranquilles des braves Gothamites.

Jonathan secoua la tête tandis qu’il se saisissait d’un verre de champagne. A quoi bon y penser. Il regarda brièvement sa montre. La conférence était censée débuter à vingt heures trente, soit dans une quinzaine de minutes. Il avait le temps. Son regard glissa sur ses collègues tandis qu’il constatait que l’alcool était de piètres qualités. Un visage en particulier sortit de la foule, le visage du professeur Strange. Les iris glacés du brun ne quittèrent pas ceux de l’illustre professeur et psychiatre. Il finit finalement par tendre son verre en sa direction pour le saluer. Il n’exprima pas un sourire, pas la moindre chaleur, malgré qu’il était satisfait de le voir si tôt dans la soirée, bien avant que la conférence ne commence. Il savait très bien qu’il serait là, et c’était sans doute pour cette raison en particulier qu’il avait accepté la requête du directeur. L’occasion était beaucoup trop belle d’échanger avec lui.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen(ne)
Masculin Messages : 82
Date d'Inscription : 27/08/2017
Localisation : Gotham City

▲ Goth-Passeport ▲
◊ Votre Réputation à Gotham City :: ► Psychiatre à Arkham.
♠ Relations conflictuelles :: ► Le Batman
♣ Vos Alliés : : ► Nous verrons cela.
avatar
Hugo Strange
MessageSujet: Re: Si votre raison dégringole   Lun 27 Nov - 15:11

Encore une journée de routine pour moi, à traiter des hommes de la base de l'armée Miagani, en périphérie de Gotham, une petite vingtaine de kilomètres de la ville, non loin des montagnes. Ce lieu est propice à la préparation de mes projets et de mes études, loin de tous, et isolé, cela était parfait pour tout dire. Les hommes, soldats si vous préférez, sont inintéressants et ennuyeux durant tous les entretiens que j'accorde pour trouver les bonnes recrues à mon projet. Endormis dans leurs routines, sinistres, suivant et prenant les médicaments et les traitements que je leur donnais, certains patients n'étaient clairement pas dans mon idée du palmarès de l'année, cependant, ils seraient fort utiles, même les rebuts peut-être, et les quelques progrès de l'opération Tyger me permettaient d'attendre avec plaisir, les récompenses verbales de Cobblepot, qui allaient grandement s'occuper de profiter de toute l'attention qu'il méritait en terme de couverture médiatique. Même si l'asile d'Arkham n'était maintenant plus sous mon commandement mais sous les ordres de Scarlet Elkins, j'avais bataillé ferme pour que l'on me réserve certaines petites choses en terme de suivi des patients, notamment la transmission de certains dossiers et grâce à mon ancienne secrétaire, je pouvais quand même garder la plupart des notes que j'avais moi-même pris pendant nos observations. Pour certains petits poissons qui se trouvaient dans l'armée, leur discussion était banale, ennuyeuse, inintéressante, sinistre. J'avais beau les écouter et leur apporter le soutien nécessaire mais ... Ce n'était pas suffisant. Ils étaient si ennuyeux, tellement coincés, tellement condensés dans un système militaire et tellement obéissants sans vraiment l'être avec leurs problèmes imbéciles, leurs rêves inavouables, leurs bestialités enfouies me révulsaient et pourtant, elles étaient propres à l'Homme en général. C'était déconcertant, ennuyeux. Mon dernier patient s'appelait Ronald Markfeller, un soldat noir-américain de l'armée, persuadé qu'il y'a une armée de Bat-men entrainés par l'armée dans les souterrains de Gotham City, il s'était engagé dans l'espoir de devenir lui-même un homme "Bat-men" dans l'idée de faire régner la justice. Lors de mon entretien, j'avais assisté à beaucoup de turpitudes, mais dans l'armée ... Quand même. Je m'attendais à des choses vraiment peu banales : Du style vouloir massacrer toute une unité après avoir été forgé par les pires entraineurs de l'armée, vouloir abattre tout le monde avant de se donner la mort, ou même encore les postes traumatiques d'après conflit, cela aurait été intéressant à étudier oui. Andouille, vraiment. Mais il était fou, relativement, et il serait bientôt dans mon unité Tyger, drogué et à mes ordres. Aucune nouvelle en provenance de l'asile, rien de rien, aucune nouvelle de ce qui se passait entre ces murs pour le moment, et pourtant, mes yeux se tournaient, mes projets plutôt, vers cette bâtisse qui me revenait de droit. Arkham. Un lieu des plus inhospitaliers, des plus maléfiques. Je n'étais pas fanatique de ce que fut cet institut en ruines qui fut géré par le docteur Jeremiah Arkham puis par Elkins. Il y'avait eu néanmoins quelques cas intéressants de schizophrénie mais sans grand intérêt pour la Science lorsque j'avais commencé à officier dans cet asile il y'a cinq ans déjà. Je me demandais pourquoi ce fou de Jeremiah Arkham avait sombré dans la folie, mais au final, cela, je m'en foutais vraiment. Je prenais le combiné et j'appelais sans tarder les gardes dans les sections inférieures de la Base Miagani pour préparer mon départ pour Gotham. Je jette le café que j'avais fait quelques minutes plus tôt, avant d'avoir la certitude que tous mes papiers soient bien en place pour mon retour.

<< Il est temps de partir, Nelson. Vous m'accompagnez ? >>

L'homme en question me suivit, accompagné d'un autre homme portant un bérêt de l'armée et une tenue des plus propres à l'armée. Les gardes ne se moquaient plus de leur devoir, ils étaient maintenant, et pour la plupart, sous l'effet d'une petite drogue personnelle qui agit sur les circuits nerveux. Un composé de ma fabrication, et un excellent effet pour ce qui était de la manipulation mentale. J'en étais fier, mais il n'y avait pas que cela. L’ascenseur que nous prenons nous emmène vers le toit du hangar où nous nous trouvions. Alors que je jaugeais les derniers rapports que Nelson me transmit, je regardais d'un flash assez rapide, les différentes corrections à remettre au gout du jour. Tout me semblait bon, la base Miagani assurait son plein rendement, comme toujours, et malgré mon éviction de l'asile d'Arkham, j'assurais néanmoins du travail continuel pour mon cerveau. C'est en travaillant que j'arriverais à tenir mes engagements et à améliorer mon esprit de déduction.

<< Messieurs, vous renforcerez les effectifs après-demain soir. Continuez d'assurer les entrainements des hommes en prévision d'attaquer la cible ultime.>>

Disais-je tandis que le monte-charge s'ouvrait vers une piste d'atterrissage au bitume d'acier. Aucun des hommes ne broncha suite à mes préconisations, ils connaissaient parfaitement mes demandes et savait que j'étais quelqu'un qui calculait, qui mesurait les informations en fonction des méthodes employées. Mes gardes aux uniformes noirs et aux bérets préparent l'hélicoptère afin qu'il puisse s'envoler vers Gotham City le plus vite possible. Alors que je m'installe dans l'appareil, celui-ci ne tarde pas à décoller. Direction le Sheldon Park, juste à côté de la Wonder Tower. Ce soir, la confrérie scientifique de la ville organisait un grand débat, et je me devais d'être présent. Mes notes avaient été prises et je ne tarderais pas à revoir bon nombre de collègues de l'université ... Ou d'Arkham. J'étais une sommité dans le monde de la science dans cette ville après tout. Troquant ma blouse blanche pour une tenue des plus classes et des plus correctes quelques minutes avant d'entrer dans l'hélicoptère, je relisais mes notes, car je serais amené à débattre et à montrer que j'étais un cerveau dans le monde moderne. Impressionner et vaincre, c'était une de mes prérogatives. L'appareil se pose et l'on me presse vers l'entrée de la tour Wonder. Nous voila dans le monde merveilleux et pénible de la grande pensée scientifique, où riches philanthropes venaient voir les scientifiques reclus et misérables, histoire de voir les progrès mais surtout pour déceler un probable prix Nobel et voir une utilisation financière pour le futur. Voila à quoi se résumait la science de nos jours. Lamentable. Alors que je prend une coupe de champagne, je suis salué de loin par un homme que je ne connaissais pas. Surement un de ces jeunes rats de bibliothèque qui venait avoir l'aval d'un de ses supérieurs, ou encore un de ces moucherons qui essayaient de venir se blottir sous mon aile pour avoir une partie de ma gloire. Pourtant, il me semblait avoir déjà vu cet homme, mais il y'a un bon moment, et pourtant, ma mémoire commençait à me faire un défaut que je ne pouvais pas supporter d'avoir en moi. Mais il fallait sociabiliser, l'homme était un animal sociable après tout, et ça me changera des imbéciles que je côtoyais bien souvent à la Base Miagani. M'avançant, un léger sourire sur le visage, je me tiens désormais devant l'homme qui me salua. Il fallait en profiter, avant que le grand débat ne commence après tout ?

<< Monsieur, je vois que vous m'observer avec insistance et que vous me saluez. J'imagine que vous souhaitiez que nous nous rencontrions n'est-ce pas ? Cependant, votre physique me rappelle quelque chose, ne nous serions pas déjà ... Vus ? >>

Dis-je d'une voix douce et calme. Je ne connaissais pas encore l'homme qui se trouvait en face de moi, mais il avait une bonne tête. Du moins, je ne le reconnaissais pas encore, et puis, dans une vie, on voit une myriade de visages. Qui sait ce que cet esprit pouvait avoir dans le crâne au moment où nous parlions ? Comme il serait si simple de disséquer le crâne des gens pour découvrir leurs pensées, leurs besoins, leurs désirs. Malheureusement, un cerveau ne parle pas, pas au sens où nous l'entendions, néanmoins, il me fallait discuter pour en connaitre un peu plus sur mon mystérieux interlocuteur.


Had you ever considered that all this is your fault ?
Your presence creates these animals ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen(ne)
Masculin Messages : 22
Date d'Inscription : 11/11/2017
Localisation : A l'université de Gotham

▲ Goth-Passeport ▲
◊ Votre Réputation à Gotham City :: ► Citoyen
♠ Relations conflictuelles ::
♣ Vos Alliés : :
avatar
Jonathan Crane
MessageSujet: Re: Si votre raison dégringole   Mer 29 Nov - 12:30

ft. Hugo Strange
Si votre raison dégringole
Jonathan ne fit aucun commentaire sur la formulation du professeur, à base de phrase indirecte. Voir, observer, imaginer, et donc supposer  C’était une méthode bien trop connu pour qu’il le lui reproche. Il ne fit que prolonger son sourire, comme un «vraiment ? » informulé.

Ainsi, il ne le reconnaissait pas. Plus de dix bonnes années étaient passées maintenant et Jonathan avait sans doute bien changé. Il n’était plus le jeune homme de vingt ans que Strange avait pu connaitre à l’institut d’Arkham. Le brun se devait d’avouer pour sa part que l’éminent professeur était resté le même, de par sa physionomie impressionnante, bien loin de la maigreur de son cadet, mais aussi par sa manière de parler. Sans doute était-il devenu encore meilleur dans son domaine, du moins, il l’espérait. Cela faisait un temps maintenant que le vieillard n’avait rien publié, préférant des recherches plus discrètes. Pour éviter les copieur.ses sans doute ou la presse. Ou alors, pire encore, n’avait-il rien de concluant.

- J’imagine que les visages s’effacent au bout de onze ou douze ans.

L'âge, tout ça, mais il ne lui ferait pas l'affront de l'attaquer sur ce sujet. Il prend une coupe sur la table et lui tend le champagne.

- Jonathan Crane, j’ai été stagiaire six mois à l’Asile d’Arkham. Vous étiez mon maître de stage à l’époque. J’ai –bien évidemment- continué à suivre vos travaux depuis, sur l’inconscient et le mécanisme de défense entre autres, tout à fait fascinant.

Il se maitrisait pour ne pas lui dire directement toute son ascension depuis dans leur milieu commun. Il ne voulait pas faire preuve d’égo, bien qu’il estime lui être supérieur puisque déjà une figure montante en biochimie et en psychiatrie à a peine trente ans.

- Je dois vous avouer que si je suis là, c’est en grande partie à cause de votre présence à ce... « pitoyable spectacle », si vous me permettez l’expression.

Il lui offrit un sourire courtois tandis qu’il s’appuyait nonchalamment contre la table dressée.

- Vous êtes assez.. discret dernièrement. Enfin, quelques articles par ici et par là depuis votre démission de l’asile d’Arkham, mais rien d’assez pour exciter l’intérêt de vos confrères. Tout à fait volontaire je présume ?

Il attaquait les hostilités en quelque sorte. Il se doutait bien que Strange ne lui révélerait bien mais le jeune professeur de la Gotham Academy espérait bien toutefois lui indiquer que retravailler avec lui ne le dérangerait pas outre mesure. Cela pourrait même lui être profitable pour ses propres recherches. Il était prêt à recevoir un refus, ça ne lui donnerait que plus de temps pour travailler. S’il acceptait, et bien, qui vivra verra.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen(ne)
Masculin Messages : 82
Date d'Inscription : 27/08/2017
Localisation : Gotham City

▲ Goth-Passeport ▲
◊ Votre Réputation à Gotham City :: ► Psychiatre à Arkham.
♠ Relations conflictuelles :: ► Le Batman
♣ Vos Alliés : : ► Nous verrons cela.
avatar
Hugo Strange
MessageSujet: Re: Si votre raison dégringole   Ven 1 Déc - 10:39

Un homme à la chevelure brune, portant des lunettes, un beau visage sec et légèrement vieilli, tirant un peu sur le roux mais peut-être est-ce ma vue qui commence à baisser ? Peut-être. Contrairement aux autres imbéciles qui se tenaient autour de moi, il ne semblait pas si malodorant que les autres, qui puaient la prétention, mais peut-être que je m'avance un peu trop ? Il avait des lunettes de professeur et un visage doux qui le faisait passer pour une espèce de grand épouvantail dépenaillé. Il était l'archétype même du savant je sais tout des asiles. Le genre de personnage que l'on pouvait trouver désagréable au premier coup de regard, le genre que l'on croise dans les amphithéâtres dans les premières années d'études, le genre horripilant, mais je crois que je me trompe. Mon sang ne fit qu'un tour en l'entendant prendre la parole, sa voix est mielleuse, et je n'aimais pas ce genre-là. Il semblait qu'on ait eu un passif ensemble, il fallait le croire ? Il semblait si sur de lui, si prétentieux. J'étudie sa façon de parler avant d'analyser chacune de ses paroles avec un schéma plus qu'intéressant. C'est alors qu'il me dit son nom, et je remet enfin le visage de ce jeune homme que j'avais vu il y'a longtemps, à l'asile d'Arkham. Le revoilà donc. Comme le temps avait changé ... C'était déjà si loin ?

<< Ah monsieur Crane, vous avez changé en effet. J'espère que votre parcours professionnel vous a offert les joies immenses qu'on peut y trouver. J'espère cependant que vous avez gardé une bonne image de votre stage à Arkham. >>

Petite allusion narquoise au fait de travailler à Arkham, surtout en ce moment, avec la directrice Elkins. On disait l'endroit maudit, pire encore, de nombreux médecins ont fini internés ou d'autres se sont jetés du Point de l'Homme mort. Un triste endroit et une triste fin. C'était l'une des raisons pour lesquelles je refusais aussi de retourner travailler à Arkham Asylum, trop influençable sur le moral, mais ce n'était pas que cela, je refusais désormais toute autorité venant d'au-dessus pour me faire la morale sur de prétendus "soins" et "compassion" aux patients les plus immondes de cette planète. Tout en faisant la conversation, j'observe patiemment que le dédain du professeur Crane se transpose dans la critique de cette soirée, en mettant de côté la sociabilité. Misanthropie aigue, besoin de se réfugier dans un monde supérieur, en quête du savoir ? Peut-être que le jeune homme timide que j'avais côtoyé il y'a longtemps, afin décider de montrer une nette hostilité vis à vis de ses confrères, le ton de ses paroles semblait le supposer.

<< Je dois hélas assister à l'ensemble des séminaires et des soirées scientifiques de Gotham, vous savez. Mais pour tout vous dire, je ne me sens clairement pas à ma place ici-même. >>

Dis-je en prenant la coupe de champagne qu'il me tend. Il avait noté ma discrétion ces derniers temps, il est vrai que je fais des apparitions assez "rares" en ce moment, et je ne tenais pas à montrer que je planchais sur le projet Tyger.

<< Tout à fait, volontaire est le mot. La nouvelle directrice n'est clairement pas la personne en qui on peut décemment avoir confiance. Trop inexpérimentée à mon gout et trop humaine. Je suis à la recherche d'un nouveau projet pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Comprendre la psychologie derrière les angoisses, et comment palier à devenir un surhomme sur le plan de la psyché. Beaucoup de travail, beaucoup d'heures passées dans un bureau, vous me comprenez. >>

Tout bon docteur, ou scientifique, avait passé le plus clair de sa vie le nez dans les bouquins, comme tout à chacun dans le domaine des sciences, et le temps était ce qui faisait parfois le plus défaut. Nous passions à côté de tout hélas, dans nos vies. Mais le savoir était le but ultime, et moi, j'avais mon Némésis. Le Batman était l'archétype de ce genre de maladie. Triste cas qu'il me fallait traiter au plus vite en le mettant à terre et en le broyant. Wayne était à moi, il était le trophée ultime de ma carrière, et je ferai en sorte qu'il soit humilié et brisé de la meilleure des façons. Tout en dégustant mon verre, je repensais aux nombreux psychiatres et scientifiques, ainsi qu'aux autres professeurs présents dans la pièce. Nous n'étions que des bouffons pompeux et narcissiques, bouffis par nos égos, et nos études. Cependant, on faisait appel à nous pour soigner tous les malheurs du monde, car les autres solutions échouent en permanence. Et c'était maintenant à nous de tirer la chasse. On prenait les psychiatres pour des plombiers dans cet égout de ville, et on était les bonnes poires qui recueillions les oubliés que la société a elle-même crée. Au final, tout se recycle quand on y pense.

<< D'après ce que j'ai lu dans la rubrique médicale, vous êtes spécialisé dans le domaine des phobies, je me trompe ? Vous êtes à l'Université si je ne me trompe pas ? Bon choix pour exercer. Mes félicitations. >>

L'université : Un lieu de savoir, et non un lieu du social : Un lieu où tous pouvaient devenir des géants de la culture et du savoir, mais hélas, les générations d'aujourd'hui étaient biens décevantes. J'avais cru lire un article parlant des nouveaux "héros" du monde scientifique, et j'avais lu de loin les travaux de mes confrères, et le nom de Crane ne m'était pas inconnu. Il avait figuré dans la liste des personnes exerçant dans le secteur de l'éducation. Au moins, il trouverait son compte. Les étudiantes devaient fantasmer sur leur professeur, poussée du fantasme : Le beau professeur et la jolie universitaire. Un vrai roman à l'eau de rose.


Had you ever considered that all this is your fault ?
Your presence creates these animals ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen(ne)
Masculin Messages : 22
Date d'Inscription : 11/11/2017
Localisation : A l'université de Gotham

▲ Goth-Passeport ▲
◊ Votre Réputation à Gotham City :: ► Citoyen
♠ Relations conflictuelles ::
♣ Vos Alliés : :
avatar
Jonathan Crane
MessageSujet: Re: Si votre raison dégringole   Sam 16 Déc - 0:03

Hs : Je n'ai pas corrigé ce rp, par fatigue. S'il est vraiment vilain, n'hésite pas à me le signaler. Aussi, à ta guise, tu peux directement sauter la conférence, ou bien jouer dessus. Je m'adapterai à ce qui te semble le plus intéressant et ludique.

ft. Hugo Strange
Si votre raison dégringole
Travailler pour la première fois avec des hommes et des femmes en souffrance, pouvoir comprendre et observer, même le pire de l’être humain, constater les écarts entre les droits des fous patients et les droits des pros impatients, Jonathan avait gardé en mémoire chaque instant de son stage et avait fait une force de ses découvertes. S’il avait eu peur à des instants ? Oui. L’Asile d’Arkham était la bouche de l’enfer pour bien des individus et si Jonathan se gardait bien de tout sous-entendu religieux, il ne pouvait nier la complexité et l’horreur qui grignotaient les murs jaunies et le plancher grinçant et le lourd passé de l’ancien manoir. Quand, par une erreur malencontreuse, Jonathan s’était retrouvé enfermé avec deux patients, il avait évidemment craint pour lui. Cependant, cela ne l’avait pas stoppé.

- L’expérience que j’en ai tirée me laisse un bon souvenir, en effet, et à même été je dois dire, un tremplin pour ma carrière. Je me dois de vous en remercier, vous en êtes en partie responsable.

Le temps n’avait pas été tendre avec Hugo Strange. Sans doute était-ce le prix à payer pour tenter de percer le secret de la conscience et de l’inconscient. Ses cheveux l’avaient quitté, sa barbe s’était éclaircie considérablement et son visage se pliait au gré de ses expressions et encore davantage lorsqu’il tentait cet acte social qu’était le sourire. La cinquantaine approchait à grands pas. Cependant, le nombre des années ne pouvaient être la preuve de la capacité d’un individu à être ou non capable de grande chose. Cependant, pour Jonathan Crane, c’était la preuve irréfutable que qu’un grand homme devrait bientôt prendre le relais. S’il ne cherchait pas la gloire, après tout, cela faisait des années qu’il travaillait dans le secret le plus absolu, il cherchait comme tous l’Accomplissement. Le jeune professeur était admiratif de tout ce qu’avait pu accomplir Strange en quelques décennies et le soudain silence qui l’entourait avait bien évidemment éveillé sa curiosité. Cependant, celle-ci ne serait pas comblé par le professeur qui se refusait de dévoiler quoi que ce soit à son ancien stagiaire pour des raisons ô combien évidente. Cela ne signifiait pas pour autant qu’il l’apprécia quand Hugo occulta volontairement sa réelle question pour simplement affirmer que oui, il avait des projets sur des thèmes certes intéressant mais qu’il n’en révèlerait pas plus. En tout cas, ce fut l’impression que Crane en garda.

- Je comprends, je comprends.

Il l’avait dit plus fermement qu’il ne l’avait souhaité, le mauvais champagne n’aidant pas à se satisfaire amplement de la discussion. Il l’abandonna sur la table finalement. En tout cas, il travaillait en partie sur les angoisses. Une donnée intéressante. Il savait également que son grand domaine était la phobie. Il se souvenait donc de lui, ou du moins, avait-il lu des articles sur son sujet. Une chose tout à fait appréciable pour le trentenaire qui retrouva bien vite un sourire satisfait. Il acquiesça.

- Les phobies et les effets des traumatismes sur le cerveau humain. J’ai effectivement l’honneur d’exercer la profession de chercheur psychiatre mais également celle de professeur en psychatrie et en biochimie à l’Académie de Gotham. Malheureusement, travailler avec des adolescents et de jeunes adultes n’est pas toujours source de plaisir. J’aimerai que mon rôle soit davantage celui d’enseigner, plutôt que d’éduquer.

Encore hier, le professeur Crane avait pu constater que le harcèlement demeurait toujours, plus vivace que jamais au sein de milieu scolaire. Ainsi, les bourreaux ignoraient volontairement les connaissances enseignés pour jouer des muscles, même les mots se pliaient à leur volonté pour mieux frapper. Les salles de classe se vidaient de semaine en semaine par manque de motivation et d’intérêt pour la matière présentée. L Aussi, il savait très bien que quelques élèves se droguaient pour se garder en forme à l’approche des examens, et même pour se stimuler le jour J.

- Fort heureusement, mon sujet de recherche, qui à l’instar du votre me prend tout mon temps, avance à bonne allure.

Jonathan leva la tête et aperçut du mouvement sur la scène. Il comprit que le temps n’était plus à la discussion. Ils allaient devoir reporter leur petite discussion.

- Ne faisons pas attendre tous ces portefeuilles ambulants, fit-il sur un ton amer. Nous aurons tous le temps d’en discuter ensuite.

C’est ainsi que la longue et pénible conférence débuta.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen(ne)
Masculin Messages : 82
Date d'Inscription : 27/08/2017
Localisation : Gotham City

▲ Goth-Passeport ▲
◊ Votre Réputation à Gotham City :: ► Psychiatre à Arkham.
♠ Relations conflictuelles :: ► Le Batman
♣ Vos Alliés : : ► Nous verrons cela.
avatar
Hugo Strange
MessageSujet: Re: Si votre raison dégringole   Dim 17 Déc - 18:44

<< Enseigner et éduquer oui. Nous sommes là pour donner l'instruction et propulsé l'Humanité vers une forme de pensée qui se doit d'être intelligente. Vous avez raison de soulever cette différence, je vois que vous avez mûri, je suis fier de votre évolution. J'espère néanmoins, qu'en parlant d'éduquer des élèves implique de nombreux problèmes, et pour tout vous dire, je suis plutôt d'accord avec la philosophie de l'Eugénisme. Il faut des hommes forts et pousser l'Humain à affronter ses peurs et à devenir un surhomme.  >>

Le professeur Crane semblait être un cas des plus précieux à mesure qu'on égrainait la couche que formait son insociabilité autour de lui. Derrière cette froideur habituelle, se cachait un refus de s'ouvrir aux autres, où seule son intelligence à le droit d'exister. Le docteur Jonathan Crane souffrait évidemment d'un complexe de supériorité intellectuelle. Pas de chance, moi aussi. Mais contrairement à Crane, je jouais les hypocrites pour m'intéresser à eux et apprendre des secrets inavouables, horribles, et je les faisais chanter avec ça. Tout marchait. Même le maire Cobblepot avait eu des petits secrets honteux, notamment le fait qu'il soit toujours impliqué dans les trafics et dans la politique des mafias de Gotham Ckity. La politique avait sauvé ce vieux salopard de maire, et l'avait propulsé en haut de la chaine des carnassiers. Et avec mon aide, il deviendrait un des héros que cette ville méritait. Pour le moment. Revenons à ce cher Crane, j'esquisse un petit sourire en observant une nouvelle fois le psychiatre qui ironie sur le fait d'assister et d'intervenir à cette conférence scientifique que l'on lui impose, ainsi qu'à moi, je détestais perdre mon temps pour de pareilles broutilles mais bon. Je connaissais ce genre de situation, le meilleur moyen de rendre un rapport à la communauté sans prendre la peine d'endormir les vieux qui y siégeaient, était tout simplement de rester dans le vague, surtout quand nos projets sont des plus importants et des plus secrets. Ou bien de provoquer un scandale.

<< Pour survivre dans ce genre de conférence, il faut savoir rester neutre et ne montrer aucune bonne foi en ses travaux. Au moins, personne ne vous demandera de comptes, vous allez voir. >>

Je passe devant Crane avec un léger sourire, sur de mon coup. J'allais provoquer un tollé et c'était peut-être ce qui serait la seule animation de la soirée, du moins, je m'y attendais. Je détestais être au milieu de ces gens riches. Montant à l'estrade, je sortais quelques feuilles tout en me demandant encore ce que je faisais ici. Mais qu'étais-je vraiment censé devoir faire ici ? Bonne question, puisque les principaux actionnaires et les intéressés ne daignaient pas venir saluer le grand Hugo Strange dès mon arrivée dans la salle. C'était limite déprimant de voir un tel manque de respect se dissiper dans le monde scientifique, honteusement enchainé à toutes ces chaines d'hommes d'affaires. L'argent pourrissait tout, même la découverte. Mais c'était un fait. Pour les médecins, l'être humain n'existe pas. "Il n'y avait dans ce lit, qu'une maladie" aimait répété le docteur Carter Nichols à ses débuts. J'eus un sourire amer en repensant à ce vieux professeur en psychologie qui avait inculqué le détachement de soi face à la maladie et à l'Homme. Il fallait se déshumaniser pour apprendre, oublier ses parts d'émotions si l'on voulait réussir dans sa carrière. Apprendre à écraser les autres et leur montrer qui est le patron. J'étais l'exemple de la réussite pour ma part. Pour ces hommes d'affaires, c'était pareil, sauf qu'ils s'attendaient à un remède miracle pour l'érection, ou encore quelque chose de plus vendeur, comme un vaccin à l'obésité qu'ils revenderaient des millions pour leurs propres bénéfices. Lamentable. Remettant mes lunettes sur mon nez, je regarde l'assemblée, face à tous ces crétins qui gaspillaient mon temps et mes sujets d'études.

<< Bonsoir. Je suis Hugo Strange, et je regrette déjà d'être parmi vous. >>

Quelques rires, tandis que le silence continuait à être pesant. Mon visage, quant à lui, reste neutre, sombre et sans joie manifeste sur le visage.

<< Vous ne me connaissez pas, je ne vous connais pas pour la plupart et je me moque cordialement de vos attentes. Mes projets ne regardent que moi et ont à coeur l'être humain et son développement psychique. Mes recherches n'ont pas besoin de votre argent, et encore moins de vos ficelles de marionnettes. Je suis ce que je suis, et contrairement à l'ensemble du corps scientifique présent, je ne serai pas une pute pour homme d'affaires. Vous avez dévoyé ce que la science devait faire, et vous pérorez comme la pire des tapineuses pour des fonds privés. Vous devriez avoir honte. >>

Le directeur de la communauté scientifique de Gotham City était un abruti, ça tout le monde était au courant. Tête en l'air, gestes déplacés, gaffeur, toujours le mot inutile pour la suite des évènements, en un mot comme en cent, il était le parfait crétin qui avait réussit grâce à son arrivisme. Je détestais ce genre d'hommes, dangereux, sournois, et prêts à vous trahir pour sauver leur petite carrière de rien du tout. La salle commençait à huer, la plupart, mais très peu, applaudirent, tandis que d'autres me huaient. On me sortait alors vers l'escalier de l'estrade, pour me tirer en coulisses dans l'arrière-salle. Revenant au docteur Crane qui patientait son tour, du moins s'il en avait encore envie, j'eus un léger sourire.

<< Je vous ai chauffé la salle, professeur. Je vous laisse le public. Retrouvez-moi au buffet juste après. >>


Had you ever considered that all this is your fault ?
Your presence creates these animals ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Si votre raison dégringole   

Revenir en haut Aller en bas
 

Si votre raison dégringole

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Quelle est votre plus grande peur ou votre plus grande phobie?
» Sondage, quel est votre fête préférée ?
» Votre Anime préferé !
» Quel est votre capitaine préféré ? Argumentez !
» La musique qui a marquer votre jeunesse

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Gotham City Rebirth ::  :: Burnley :: Wonder Tower-