Forum Jeu de Rôle Batman
 

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 Les folles retrouvailles.

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MessageSujet: Les folles retrouvailles.   Dim 19 Nov - 21:11

Les folles retrouvailles.
C'est la patte de mon chien Leslie qui me réveilla très tôt ce matin. Elle avait cette envie pressante d'aller dehors pour une balade matinale, mais dieu savait à quel point je n'avais pas envie de me lever, en cette matinée de dimanche.

C'est ainsi que je m'installai à table pour manger un bol de lucky charms extra marshmallows, encore vêtue de mon pyjama chauve-souris, à l'effigie du héro batman. Mon père m'en avait acheté un la semaine dernière puisqu'il fut en rabais dans un magasin de vêtements pour hommes et qu'il savait que j'adorais ce genre de choses. Il était un peu trop grand, et je l'aimais bien pour ça. Je dû m'en départir dans ma chambre quand je me changeai pour mes vêtements du quotidien. J'avais opté pour les leggings noirs, les running shoes verts et le t-shirt sponge-bob que je recouvris par un hoodie noir à la doublure grise pâle de marque Vans. J'étais sortie dans la salon avec la laisse du chien en mains, mon père n'était pas encore levé et je compris par ce signe que c'était à moi d'aller promener Leslie.

On fut sorties sur le balcon, après une fructueuse bataille entre moi et la chienne le temps de lui installer son harnais. Sauf qu'elle fut contente que je gagne la bataille, puisqu'elle me traînait déjà jusqu'au lampadaire le plus proche, qu'elle renifla pendant au moins deux minutes avant d'y faire ses besoins.
Je pus faire le tour de notre petite rue résidentielle avant de devoir ramasser le gros cadeau de Berger allemand qu'elle m'avait fait. Devant ensuite traîner le paquet jusqu'à la poubelle la plus proche. Lorsque je fus rentrée à la maison, c'est mon père qui m'accueillit. Avec ses yeux bleus cernés et ses cheveux de jais en bataille, il me fit signe d'une main de m'installer sur le canapé, le temps d'aller se préparer un café. Je détestais l'arôme du café et chaque fois qu'elle remplissait la maison de son odeur, j'avais l'envie de m'arracher les narines.

« Bon matin. J'ai sorti Leslie dehors et je pensais aller manger avec mes amies ce mid-... »

« On a quelque chose de prévu aujourd'hui, tu te souviens ? »

Je ne me souvenais pas du tout, non, en fait. Ça devait être vachement important.

« Hein ? Non, je me souviens pas... »

J'étais en train de détacher Leslie de son harnais et j'enlevais mes souliers quand mon père déposa sa tasse de café noir avant de s'asseoir sur un tabouret du comptoir séparant la cuisine du salon. Il s'était tourné sur le siège rotatif pour me faire face, l'air ennuyé.

« Faut rendre visite à ta tante, Amy. »

Aaah ! Ouais, là ça me revenait tranquillement. Je me rappelai aussi le pourquoi que j'avais oublié. En poussant des pieds les souliers sur le tapis d'entrée à côté du canapé sur lequel je m'étais assise, je lança à mon père une moue désobligeante.

« Ah, la schizo ? Genre... Celle qui fait techniquement pas partie de la famille ? »

« Agnes, c'est ta tante ! Veux-tu arrêter avec ça ! »

« Tante par le lien du mariage, ouais. »

« N'empêche, c'est ce que veut mon frère... Faudra arrêter de me sortir cet excuse à chaque mois. »

Mes sourcils tombèrent lourdement sur mes yeux, étirant mon visage dans une vilaine grimace d'ennuie.

« Okaaaay... »

Mon frère termina de boire son café et de s'habiller plus chaudement que sa pauvre robe de chambre, il prit ensuite la voiture et nous conduisit à l'asile d'Arkham. Je n'aimais pas cet endroit, mais je m'étais habituée à force d'y aller. Une fois par mois, samedi ou dimanche, pour le bonheur de mon pauvre oncle. Il fallait bien que je m'adapte, si j'avais affaire à y aller en tant que Blast-girl. Qui sait, un jour j'aurai peut-être un gros titre, comme Batgirl, Batwoman, Batman !

Comme à chaque fois, j'admirais la grandeur des grilles séparant l'asile de Gotham, comme de grandes portes qui ne s'ouvrirent que lorsque mon père présenta son laisser-passer. En se refermant comme des dents derrière la voiture de mon parent. Après quelques minutes, il stationna le véhicule dans le parking de l'énorme bâtiment et nous sortîmes pour rejoindre le hall, puis l'administration. Je reconnue la secrétaire, qui nous accueillait une visite sur deux à l'asile. Vint ensuite le moment que je détestais le plus: prendre l'ascenseur. Je la haïssais chaque fois en silence, en m'accrochant de toutes mes forces aux rampes d'appuie, en la fuyant aussitôt arrivée à l'étage de la cellule de ma tante. Comme d'habitude, un membre du personnel vint nous rejoindre et nous raccompagna jusqu'à Amy Reynolds. Je n'aimais pas cette femme, elle bouffait ses chaussettes usées pour nous montrer qu'elle nous aimait. Je ne comprenais pas comment mon oncle avait refusé de la divorcer. L'amour était étrange, mais je ne devais pas juger avant de réellement comprendre leur situation.

« Bonjour, tante Amy ! »

Puis comme d'habitude, elle nous salua avec son sourire tâché de café, avant de mastiquer une chaussette trouvée sous son lit. Je grimaçai et regrettait de l'avoir salué, comme à chaque fois, puis tapota le bras de mon père.

« J'dois aller pisser, je reviens. »

Je trottai jusqu'aux salles de bain, et à ma sortie, je passai devant une cellule où un bonhomme à la chevelure feu me regardait. Il était vêtu comme le chapelier fou, comme dans ce livre du fameux auteur Lewis Caroll. Il me rappelait le personnage des histoires de maman, mais je ne me permettrais pas de me dire qu'il était vraiment... Ce personnage. L'était-il ?  

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MessageSujet: Re: Les folles retrouvailles.   Dim 19 Nov - 22:28

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Raté ! Raté ! Raté et derechef Raté ! Le plan avait raté ! Son retour à Gotham s'était très mal passé, et pour tout dire, Tetch aimait à penser que son retour d'exil était déjà condamné à l'échec. Oui, une gamine était morte, mais cela s'était conclut par une stupide erreur : La capture du Chapelier Fou et de la continuité d'une entreprise de démolition à la solde du maire à vouloir raser le Storybook Land. La gosse que le Chapelier Fou avait fait tué par son système de puce à contrôle mental n'était qu'autre l'héritière d'un empire de café vendu mondialement, qui souhaitait racheter le Storybook pour en faire une usine à Gotham City. Avec l'aval du maire en prime ! Avec l'aval de Cobblepot, ce maudit traitre qui désirait faire du profit un plus pour s'enrichir pendant qu'il était aux manettes. Quelle grave injustice, quelle mécréance de refuser au Chapelier Fou le droit de conserver son sanctuaire, son lieu le plus adoré dans tout Gotham City. Maintenant, le Chapelier était de retour à la case Arkham, et cela n'était pas encourageant pour la suite. Bien entendu, Tetch a eu droit à son comité d'accueil, gardes en colère, coups de matraque, passage sous les douches froides glaciales et pour terminer le reste, une bonne vieille camisole comme on les serre si bien. Et paf ! Voila le gros dodo, cocktails de médicaments, seringues, attaches, tout y'était ! Le Chapelier avait néanmoins conservé son plus beau chapeau, mais il restait enfermé dans sa toute petite cellule. La nuit fut douloureuse, entre les coups et les bleus, le Chapelier délirait dans son sommeil, rêvant de merveilleux lapins aussi gros que des vaches, d'une immense table de repas pour prendre le thé et toute la ville de Gotham était assemblée pour prendre le thé avec le Chapelier Fou. C'était un rêve merveilleux comme on en rêvait si peu. Tetch vit dans ses délires, la possibilité de fédérer tout Gotham sous son emprise et de devenir lui-même, le maire de la ville. Une idée qui le fit sourire et rire bêtement entre deux délires hallucinogènes pendant la nuit. Vous n'imaginez pas comme l'asile d'Arkham peut-être sordide la nuit. Des bruits de veilleurs, des pas cadensés, quelques cinglés qui hurlent à la nuit, et bien entendu, les rires de certains débiles qui trouvent dans le rire, un moyen de se faire entendre. Mais comment voulez-vous vous faire entendre quand aucun des gardes ou des docteurs n'a envie de vous entendre. Le lendemain, on apporta le déjeuner du Chapelier Fou tandis qu'un garde le menotte au lit. Tetch n'aimait pas ça, déjà son petit déjeuner est froid, mais en plus, un molard fut affectueusement déposé dans la soupe qu'on lui a apportée. Comme toujours, les repas à Arkham étaient source d'innovation en terme d'horreurs et de mauvais traitements. Tetch aurait volontiers écraser le visage du cuisinier contre une plaque chaude pour lui apprendre le respect, mais force était qu'il était enfermé et qu'il ne pouvait pas lui apprendre les règles les plus élémentaires en terme d'hygiène. Navrante époque où le criminel aliéné n'est considéré que comme une simple ordure ... Pour le moment. Tetch rêvait de liberté, de sortir de cet enfer, de retrouver Gotham et de refaire un nouveau thé dansant pour toutes les personnes qui le méritaient, c'était obligatoire. Alors qu'il pensait à ses rêves de débauches et de monstruosités exotiques, un bruit retentit dans les couloirs de ce vieil asile glacé. C'est alors que le bruit des talons se fit entendre dans les couloirs. Une jeune femme blonde, blonde, blonde ? Blonde comme les blés, des yeux purs ... Serait-ce Alice ? Tetch restait fasciné par cette créature qui venait à lui, qui allait lui passer devant devant le nez. Vite ! Un chapeau et ses plus beaux effets. Fort heureusement, son costume lui fut rendu au matin même, après avoir été nettoyé, passé au crible et bien entendu, débarassé de tout appareil du Chapelier Fou. Ses yeux devinrent ronds quand la silhouette se dessina un peu plus et Tetch eut un grand sourire, il se tenait devant la porte de sa cellule, et il pouvait la voir à travers la baie vitrée qui servait à discuter avec les docteurs ou les gardes.  

- "A...Alice ?"


Dit-il d'une voix sifflante et presque émerveillée par l'apparition merveilleuse d'une adorable poupée blonde. Mad Hatter la regarda pendant un bon moment, hébété, ahuri devant tant de grâce. Mais non, elle ne pouvait pas être Alice ! Ce n'était pas Alice ! Alice était Alice, ce n'était pas cette jeune fille qui pouvait le devenir et pourtant ... Il fallait y remédier ! Ce devrait être Alice ! Alice ! Alice ! Tetch réfléchissait, malgré sa folie, à trouver quelque chose pour transformer cette jeune fille, dans son imagination, en une Alice agréable à regarder. Oh Seigneur ! Faites que ce soit Alice, faites que son prénom soit Alice, il le faut, il le faut tellement, il faut que ce soit Alice, sinon tout irait de mal en pis dans ce pays des Merveilles psychotique. Et les maux de tête reprendraient ... Prenant un grand sourire, une légère inspiration, en guise de réponse à une question qui n'avait été posé que dans sa tête, Tetch s'approcha de la baie vitrée, son chapeau sur le crâne, avant de dire d'une voix douce et légèrement effrayée.

- "Nous n'avons pas le temps, Alice ! Nous devons sortir d'ici ! Nous devons sortir de là ! Je suis en retard ! Je suis en retard ! Ils veulent me faire des choses, des choses horribles ! Ils veulent me trancher la tête !"


Qui ne connaissait pas les terribles et horribles histoires qui circulaient sur l'homme enfermé dans cette cellule. Sur le panneau, on pouvait y lire : "TETCH, JERVIS aka MAD HATTER". Avec le détail des symptômes connus, ce qui passait de la schizophrénie à des états de violences monstrueuses. Tetch était un véritable danger, non pas pour les autres seulement, mais aussi pour lui. Car chaque fois qu'il commet un délit, il recommence systématiquement les mêmes erreurs, sans jamais en tirer de véritables leçons. Tetch se ressaisit, se calmant devant l'apparition de la jeune femme qui était face à lui, et bien qu'elle n'ait pas encore parlé, ni même ouvert la porte, ni même porter un joli tablier blanc avec une robe bleue ... Mon Dieu qu'elle serait si mignonne dans cette vision personnelle, une véritable petite Alice avec un minois renversant, une jolie petite Alice adorable à venir prendre le thé avec, une petite garce qui ne devait même pas s'appeler Alice, Tetch en était sur ! Il devait se calmer, il devait réfléchir. Même dans sa cellule, Tetch restait néanmoins un schizophrène dangereux. Il ne fallait surtout pas le sous-estimer, sinon, cela finissait toujours mal hélas. Les Alice qu'il a kidnappé ont malheureusement, toutes mal finies. Une triste fin pour de jolies créatures qui ne méritaient pas cet horreur. Mais nous étions à Gotham City, la ville de toutes les horreurs après tout ? Enlevant son chapeau en guise de présentation, Tetch eut un nouveau sourire, plus un rictus qu'autre chose. Il se posait, fidèle à son rôle, en maitre des cérémonies de l'asile d'Arkham après tout.

- "Nous devons passer de l'autre côté du miroir, Alice. Il faut m'aider à sortir de là."


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MessageSujet: Re: Les folles retrouvailles.   Dim 19 Nov - 23:14

Les folles retrouvailles.
J'avoue ne pas m'être attendue à ça, quand l'homme à la crinière rousse tenta de débuter une conversation avec moi. De quoi parlait-il ? Alice ? Ma mère ? Ou de la protagoniste de ce livre de drogués ? J'eue un rictus grave au visage en m'approchant de la vitrine, lui répondant de mon regard renfrogné, puis interloqué.

« Non, vous faites erreur, je suis pas ... C'est ma mère qui s'appelle... »

Mais wow, attend, c'était pas de lui dont elle me parlait ? Ce fou furieux ? C'était lui, son pote d'école ? Dans une grimace, j'arquai mes sourcils et l'observai plus attentivement. Ma pauvre maman, elle serait morte de peine, si elle savait qu'il avait finit ses jours dans une asile. Après, morte de peine ou morte de cancer, ça changeait rien.

En y repensant, je me sentis moi-même alourdie par ma propre tristesse. Ma mère me manquait, elle qui me comprenait tant, elle qui était ma première confidente. J'aurais tant aimé qu'elle lâche la putain de cigarette.

« ... Vous avez déjà connue une Alice... Quand vous étiez plus jeune ? Au collège ? »

Je m'appuyais contre la vitrine en le narguant du regard, les bras maintenant croisés. Tant qu'à rien foutre et être dégoûtée par ma propre tante, j'avais au moins le droit de rigoler auprès des gens dérangés mentalement, d'une façon ou d'une autre. En regardant d'abord la petite étiquette au dessus de la cellule, je me mise à le regarder de mes yeux joueurs, en retenant mon sourire moqueur.

« Ouais, vous avez raison Chapelier, c'est moi Alice Liddell. Mais vous savez quoi ? Vous pourrez jamais me revoir, là, enfermé dans votre p'tite cellule. »

Et je me retins de rire, mais j'avais désormais le gros sourire accroché aux lèvres. Ce pauvre fou, c'est que c'était drôle, au final !

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MessageSujet: Re: Les folles retrouvailles.   Lun 20 Nov - 13:22

« But I don't want to go among mad people," Alice remarked. "Oh you can't help that," said the cat; "We're all mad here. »
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Mad Hatter peinait, il avait mal, très très mal dans son esprit. Le choc venait de le conforter dans cette idée, qu'à Arkham, aucune aide ne vous sera accordée, aucune de la part des docteurs, ni même des patients, et encore moins des gardes et des visiteurs. Dieu que Jervis aurait aimé sortir de sa cellule, lui qui voulait de nouveau parcourir Gotham City de son pas chaloupé et ravi, chapeau à la main bien entendu. Jervis Tetch voulait sa liberté, et son thé ! Son merveilleux thé, son magnifique thé, et puis du Earl Grey bien entendu, du Earl Grey pour lui et son chapeau, peut-être même du Twinings, ou encore du thé noir ? Il devait quitter Arkham, très vite, très très vite. Se retournant vers "Alice", Mad Hatter la regarda avec beaucoup de peine et de tristesse. Puis, malgré sa folie, Tetch lançait des regards furtifs autour de lui. Il remarqua néanmoins qu'elle avait paru troublé au début de la conversation. Oui, Tetch a connu bon nombre d'Alice, et la seule qui lui manquait le plus, c'était sa petite Alice "Preston" qu'il avait connu il y'a bien longtemps, très longtemps avant qu'elle ne choisisse une vie des plus tristes, avant que Tetch ne la retrouve, et ne la tue pour mettre fin à son malheur.

- "Elles s'appelaient toutes Alice, toutes. Toutes, toutes, toutes ..."


Minauda-t'il tout en souriant, d'une voix assez douce et assez calme, amusé par la présence de la jeune femme. C'était toujours stimulant de discuter avec quelqu'un, surtout avec quelqu'un d'aussi jeune, de si rafraichissante. Elle pourrait être une invitée spéciale, oui, elle pourrait être terriblement intéressante pour que l'on puisse prendre le thé avec, ne le méritait-elle donc pas ? Après tout, le thé était la meilleure des choses pour unir les personnes non ? Un bon thé bien chaud, une lobotomie, et quelques habits d'Alice ... Ce serait des plus amusants et des plus agréables oui. Elle pourrait être une invitée des plus charmantes oui, juste avant que le Chapelier Fou ne lui tranche la gorge. Pour quel crime ? Pourrait-elle faire du bruit en buvant son thé ? Renverser la confiture ? Ou interrompre les chansons du fou ? Tetch se racla la gorge avant de dire d'une voix basse, à travers la vitre blindée.

- "Cette maison ... Elle sait chambouler les esprits. Il y'a ... Quelque chose dans cet asile qui nous rend ... Impossibles à soigner. Nous ne guérirons jamais, Alice, nous ne serons jamais libres. Nous serons toujours là, toujours là, toujours là ..."


Tetch regarda maintenant Alice avec les yeux d'un fou, d'un véritable cinglé, d'un homme qui a perdu toute notion de la réalité et qui se perd dans le labyrinthe de la folie et de l'horreur. Jervis Tetch venait de laisser une nouvelle fois la place au Chapelier Fou. Ou bien était-ce Hatta ? Le messager de la cour ? Des questions, toujours des questions ... La nuance entre le rêve et la réalité n'était pas défini dans l'esprit de Tetch, l'homme avait perdu toute notion de ce qui était réel ou pas. Pourquoi se complaire dans une réalité des plus grises et des plus tristes ? C'était d'une navrance sans nom. Il ne fallait pas espérer grand chose d'un criminel comme Jervis Tetch, l'homme était fou, totalement fou, et complètement incurable. Ses mains gantées se posèrent sur la vitre blindée, avant qu'il ne vienne coller son nez contre la vitre, comme intéressé par les charmes de la jeune fille.

- "JE DOIS SORTIR D'ICI ! IL FAUT TUER BATMAN ! Si nous sommes piégés là, c'est à cause de lui ! Nous sommes tous des personnages de son rêve, nous devons le tuer et nous cesserons d'exister, nous serons libres à jamais. Batman rêve, l'homme rêve et nous sommes là, nous existons au fur et à mesure parce qu'il nous invente ! C'est si dur à comprendre ? Il faut le tuer !"


Tetch était calmé, mais il n'en démordait pas. Il lui fallait son thé spécial, ses chapeaux pour mieux se calmer. Son livre d'Alice au Pays des Merveilles lui fut confisqué par les gardes, par cette ordure de Lyle Bolton, un cynique et un sadique. Plus rien ne subsistait dans la cellule, excepté quelques dessins sur les murs, fait au sang par le Chapelier Fou. Rien de plus, juste un lit, ses affaires, et une table vissée au sol, impossible de la saisir, de la lancer contre la vitre, et de sortir. De toutes façons, la vitre ne briserait pas, Tetch le savait très bien. Il avait déjà vu Victor Zsasz manger les vis et les écrous, avant d'échouer à casser la vitre. Jervis Tetch avait subit les privations des médecins et des gardes pour punition, suite à la mort de la gamine qu'il avait tué dans le parc d'attractions. Tetch tenta néanmoins de gagner la sympathie de la jeune fille, il essayait du moins, ce n'était pas faute d'essayer après tout.

- "S'il vous plait, puis-je avoir du thé ? Je vous en supplie ..."


Tetch était au bord de la commotion, il voulait du thé, histoire de se calmer, de se sentir mieux. Lui accorderait-on un pareil bonheur ? Il espérait du plus profond de lui-même que cela arrive, et vite. Mais à Arkham, on avait jamais ce qu'on voulait, c'était une évidence. Après tout, il lui fallait son thé, il fallait qu'il en boive pour se calmer. Ses changements d'humeur se faisaient bien trop souvent ces derniers temps, il faut dire aussi que Jervis prenait souvent des concoctions assez fortes pour décupler sa rage et sa colère. Parfois des concoctions assez puissantes et hallucinogènes.




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MessageSujet: Re: Les folles retrouvailles.   Mar 21 Nov - 6:01

Les folles retrouvailles.
Mon sourire s'était tranquillement dissipé, remplacé par mon air un peu plus intrigué. Cet homme faisait bien d'être à Arkham, parce qu'il avait sérieusement besoin d'aide. Je m'étais tranquillement écarté de la cellule et pensai pour moi-même qu'il faudrait peut-être me renseigner un peu plus sur les criminels de Gotham. Dans les journaux par exemple. J'étais une justicière en devenir, je me devais quelque part de me tenir au courant des grosses tête.

« Ouais non, je sais même pas pourquoi j'ai espéré recevoir une réponse claire. »

Je sursautai même, à l'instant où il se mit à crier. Mon père s'était rapproché de moi et m’agrippai par les épaules. Son air était sévère, tandis ce qu'il regardait l’énergumène à la chevelure feu. J'eus ce pressentiment qu'ils s'étaient déjà vus quelque part.

« Ah, ouais, je faisais la conversation. Papa. »

« Eh bien tu feras la conversation avec ta tante, pas lui. »

Il me tira brusquement en arrière et je ne pus retenir un son de surprise, en tâchant de ne pas basculer. Je ne comprenais pas, était-il jaloux, ou c'était pire encore qu'une simple histoire d'amourette ? Je m'éloignais donc de la cellule et mon père lui cracha son venin.

« Tu as peut-être eu ta chance avec ma femme, mais ce ne sera pas le cas avec ma fille, sale ordure ! »

Je le regardai, le chapelier, mon père et encore le chapelier.

« Quoi ? Avec maman ? Qu'est-ce... De quoi ? Y s'est passé quoi avec maman ? »

« Je t'expliquerai plus tard. Ce monstre mérite de pourrir en asile. C'est un malade, un tueur. Reste très loin de lui. » Me chuchota-t-il en désignant les vitres blindées.

J'eus un frisson, tout à coup. Je m'étais approché d'un malade mental, mais à quel point ? Un tueur ? Ah ! Je ne savais pas si j'étais fière ou terrifiée de ne pas avoir su avant. J'avais eu cette chance qu'on m'en informe, mais je ne referai pas cette erreur deux fois. Il fallait absolument que je me renseigne sur les criminels de la ville.

Nous nous éloignâmes de lui, et j'eus un sentiment de haine en pensant que peut-être il eut fait du mal à ma mère étant plus jeune. Que s'était-t-il passé, vraiment ? Mon père me devait de sérieuses explications...

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MessageSujet: Re: Les folles retrouvailles.   Sam 25 Nov - 23:37

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La dernière parole effaçât le sourire du Chapelier Fou. Ses yeux s'agrandirent avant qu'il ne jette son chapeau, son magnifique et merveilleux chapeau à terre, hurlant et criant, en colère. Elle ne comprenait pas ! Elle ne pouvait pas comprendre ce qu'il ressentait. Non, le trouble était plus récent. Lewis Carroll avait guidé la vie du jeune Jervis Tetch oui, mais celui qui avait crée le Chapelier était tout autre, et ce n'était pas du tout quelqu'un qui aimait les histoires et les contes pour enfants. Le chapeau glissât sur le sol et le Chapelier, malgré sa petite taille, montrait des signes de colère biens évidents. Les nains et autres personnes de petite taille étaient toujours de fort méchante humeur quand le besoin s'en sentait et Tetch ne dérogeait pas à cette règle : Fort heureusement, il n'avait pas son thé qui le rendait "en colère", sinon, la crise aurait surement été pire, surtout avec un homme aussi fou que le Chapelier. Cette gamine ne comprenait pas, elle ne comprenait rien. Les blondes sont-elles toutes aussi idiotes ? Malheureusement, il fallait le croire.

- "C'est Batman qui me prend encore mon Aliiiiice ? Où es-tu ? Batman ! Où es-tuuuu ? Il m'a prit mon Alice, elle était à moi, rien qu'à moi, où est-elle ? Est-elle ici ? Ou là ? Ou dans ce miroir ? J'ai attendu ma vie entière pour elle et tout ça pour quoi ? Tout ça pour qu'une espèce de cinglé déguisé en chauve-souris me la prenne ! C'est injuste ! C'est monstrueux ! C'est de sa faute."

Les larmes aux yeux, Jervis commençait à pleurer et à tourner en rond dans sa cellule, récupérant son chapeau au passage qui était sur le sol. C'était une histoire d'amour qui finissait mal pour lui après tout. Des années de solitude, des années de tristesse et tout ça pour un constat amer et décevant. Mad Hatter était triste, triste d'avoir tout perdu, triste de n'avoir pût sauver et protéger Alice. Tout ça à cause de la faute de ce Billy Reynolds ! Et puis, pourquoi avait-elle refusé l'amour de Jervis ? Parce qu'il était de petite taille et qu'il avait un manque de testostérone ? C'était injuste aussi, au niveau génétique. Pourquoi avait-elle le droit de le mépriser comme cela ? Et puis Batman, quel droit avait-il sur le pauvre Chapelier qui ne cherchait que le bonheur dans un monde cruel qui lui avait tout prit ? Quelle ordure il était, nous le haïssions, oh que oui. Tetch se calma et se rasseyait sur le lit avant de continuer à pleurer, comme la Simili-Tortue.

- "Ce n'est pas juste ... Je ne méritais pas ça ..."

Tetch reniflait, pleurait et éternua dans un mouchoir à pois sale. Il y'avait de quoi pleurer en ces temps de troubles. Batman avait détruit tout ce que le Chapelier avait conçu et cela avait enfermé le pauvre Jervis dans un cycle de haine continue. Un monstre était né. Un monstre qui laissait sa trace à jamais dans tout Gotham City sous le pseudonyme d'un homme qui a perdu ce en quoi il avait espéré. L'espoir crée les rêves et les hommes, enlevez cela à une pauvre âme et il deviendra un homme bien plus dangereux. Un homme qui n'a rien à perdre est un homme pouvant se révéler plus monstrueux qu'il ne pouvait l'être. En parlant d'homme, c'est alors qu'il apparut, un homme qui lui enleva son Alice de l'instant bien présent avant de faire des menaces envers le dénommé Jervis Tetch. Mad Hatter eut un grand sourire, essuyant ses larges et effaçant son air triste et désespéré. Il ricana devant tant d'outrecuidance de la part d'un petit, d'un misérable, d'un homme qui allait surement tous les matins, travailler dans un monde rempli de zombies et autres ratés qui espèrent réussir dans une société qui les rend encore plus minables qu'ils ne l'étaient déjà.

- "Alice, Alice, Alice, elle est à moi. Elles sont toutes à moi."

Souriant une nouvelle fois. Jervis avait le rictus des mauvais jours, celui qui disait qu'il ne resterait pas enfermé à Arkham bien longtemps. Dans son fort intérieur, il était brisé, pire que cela, son âme était à nue. Tout ce qui faisait l'essence de ce criminel ne reposait que sur le nom d'une personne, d'une femme dont il était fou : Alice. Son Alice, sa seule et son unique. Pour Tetch, c'est l'amour d'une vie, le seul et l'unique. Il est un de ces romantiques perdus et esseulés dans un monde où le sexe, où la déchirure et où le fantasque n'existaient plus. Un monde gris, triste, sans gout. Mais c'était pour cette raison que le Chapelier Fou existait. Pour redonner à cette ville toute la joie, tout le rêve, tout le bonheur qu'elle méritait. Grâce aux drogues de Tetch et à ses jolies petites puces. Posant sa main contre la vitre froide, Tetch n'avait plus vraiment grand chose à dire. Il avait tout perdu, tout. Et ce qui était dans cette cellule, c'est tout ce qui lui restait. Hélas. Pour le moment, car un songe vint à lui, il savait parfaitement qu'il sortirait de l'asile, et même avec la complicité des médecins qui sait ! Les jours Frabieux allaient venir, oh calloo, oh callaye ! Le thé serait versé, et le sang aussi. Une nouvelle fois. Cette pensée le fit sourire, tandis que son Alice quittait l'asile avec son gentil papa.




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