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 L'exposition d'Halloween

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Criminel(le)
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Angela Jackson/Gormogon
MessageSujet: L'exposition d'Halloween   Sam 28 Oct - 22:23

détails
L'exposition Halloween
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Ce n'était un secret pour personne, depuis ma plus tendre enfance, j'aimais l'art. L'art au sens large du terme. Pourtant, ces derniers temps, je ne prenais plus aucun plaisir à parcourir les musées de Gotham. Tous se ressemblaient. Toujours le même type d'oeuvres, toujours les mêmes sujets qui se déclinaient et se répétaient. A force d'ennui, une idée germa dans mon esprit. Puis, c'est petite idée grandit au fil des semaines, et devint un véritable projet. J'allais ouvrir mon propre musée? J'allais apporter un peu de nouveauté en ville. Il n'avait pas été aisé de se reconvertir. Avec un passif comme le mien, les propriétaires ne voulaient certainement risquer de retrouver leurs locaux détruits... Il avait fallu improviser. Je connaissais, au fond de l'East End, une vieille maison abandonnée. Certes, elle était délabrée, tout l'intérieur, et l'extérieur aussi d'ailleurs, avaient besoin d'être refaits. Mais après tout, Halloween approchait, si je m'y mettais vraiment, tout pouvait être prêt à temps pour une exposition à thème.

A force de travail, tout était enfin prêt. L'intérieur de toute la maison avait été réparé et aménagé aux besoin de la soirée intitulée "Halloween et l'art subversif". Le grand soir arriva. J'avais soigneusement creusé des citrouilles et allumé ces lanternes végétales tout le long du chemin qui menait vers le nouveau musée. A l'entrée, une sculpture avait été déposée à l'entrée. Elle représentait un homme, ensanglanté, tenant sa tête, et accessoirement ses testicules dans sa main. Le visage du mort exprimait, encore plus que de la douleur, de l’épouvante. Il aurait été impossible de dire réellement s’il était mort des sévices qui avaient frappés son corps, où s’il avait été tué par la peur elle-même.

La première salle était déjà pleine. Sans doutes les invités auraient-ils désiré passer dans la salle suivante, mais chaque chose en son temps. Pour l’instant, l’exposition prenait des airs de fêtes : les gens discutaient, riaient, mangeaient des amuses-bouches en forme d’yeux ou de doigts crochus, tout en contemplant des œuvres plus lugubres les unes que les autres, les œuvres d’art qui avaient suscité le plus de polémique que j’avais pu réunir. Beaucoup de gens avaient revêtu des déguisements pour l’occasion, notamment des enfants. J’avais particulièrement remarqué une femme et ses deux enfants. Tous trois avaient des costumes  coordonnés, la femme en une splendide chatte noire que ses deux chatons accompagnaient. Probablement des fans de la grande Catwoman ? Ou juste une mère qui n’avait pas encore envie de choquer ses enfants en bas âge ? En tout cas, ils étaient affreusement mignons tous les trois. Pour ma part, j’avais décidé de jouer les fantômes. Mais pas aux fantômes si mignons que l’on voyait simplement vêtus d’un drap dans la rue. Non. Moi, je n’assisterais pas en présentiel à cette merveilleuse soirée. Simplement, j’avais placé des caméras et des micros un peu partout dans la maison. Ainsi, à distance, je pourrais guider et animer la visite à distance, tout en conservant cette ambiance de maison hantée qui me plaît tant. Je regarde ma montre. 23H55. Il est tant. J’ouvre le micro et annonce :

-Messieurs, Dames, je vous souhaite la bienvenue à tous et je vous remercie chaleureusement d’être venus à l’ouverture du musée. Je vois qu’il y a beaucoup d’enfants dans la salle, je tiens à les remercier tout particulièrement d’être là, malgré les heures peu commodes pour les plus jeunes d’entre eux. Comme vous le savez, Haloween est une fête des plus étranges, pleine de magie, de sortilèges qui pourront sans aucun doute heurter les âmes sensibles, mais n’ayez crainte,  écoutez attentivement le son de ma voix, je serai votre guide durant l’intégralité de la visite. Merci de votre confiance. Je vous invite à entrer dans la seconde pièce et je vous souhaite une terrifiante visite.

A ces mots, j’appuyai sur l’un des boutons de mon tableau de bord, et la porte s’ouvrit de la seconde salle s’ouvrit sur une pièce encore baignée dans l’obscurité.

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Tony Zucco
MessageSujet: Re: L'exposition d'Halloween   Lun 30 Oct - 12:00

Halloween, la période des fantômes et des conneries. La période des boutades et des emmerdeurs. Le jour où ces sales gosses viennent vous racketter de vos bonbons pour ensuite entretenir les débuts d'un diabète bien prévu pour les années à suivre. Putain, comme s'il y'avait pas assez d'obèses de merde dans ce pays de gros cons, maintenant, ils en faisaient une valeur pour tout le monde. Putain de fête commerciale, et putain de connerie. Dans le restaurant que j'avais ouvert, on fêtait pas cette fête de merde, c'étaient pour les gosses. Et puis, j'avais pas envie de dépenser du fric pour des merdes pareilles, on m'appelait Zucco, et j'étais pas enclin à suivre les conneries d'un mouvement de moutons pareils. Mais ils avaient essayé, ils avaient essayé ces sales morveux, de me faire cracher des bonbons, que j'avais pas en plus. Alors qu'ils étaient venus dans le restaurant, ils avaient réclamé des bonbecs. Alors pour faire chier les mères qui les attendaient dehors, j'ai balancé un petit sac de poudre blanche, qui se révelera être de la farine si jamais on vient m'arrêter, et quelques cigares biens trempés. J'avais dit aux gamins que ça allait très vite les intéresser et que les bonbons, c'est pas très bon au final. J'étais un putain d'exemple : un père modèle et je sais parfaitement que c'est comme ça qu'il fallait les élever, à la dure, comme je le fus pour Sonia, ma propre fille qui m'avait quitté pour Métropolis. En attendant, je m'engueulais sévère avec les mères qui n'avaient pas aimé ma petite blague, de grosses bonbonnes idiotes proches du cancer du sein que de la beauté. Hélas, les mamans jolies et biens entretenues, c'est rare dans ce pays, et dans le peu qu'il y'avait, elles étaient dans des pornos, vous savez, la catégorie "Milf" et encore, elles étaient passables, mais y'en avait quand même des bonnes, et pour tout dire, je me suis pas mal paluché devant. Je m'étais tellement branlé sur des photos de nanas que j'aurais pû avoir la main enceinte, c'est pour dire. Elles s'étaient cassées, vexées, et je pouvais les comprendre, car elles ne voulaient pas que leurs "merveilleuses" progénitures élevées aux hormones et au coca-cola ne subisse l'influence de la rue. En attendant, j'allais fermer le restaurant, vu qu'il y'avait personne de toutes manières, mais en plus, j'avais pas envie de voir ces connards de serveurs et ces trous du cul de cuisiniers, j'employais des tocards, ils me le rendaient bien, et au moins, on était d'accord. Ce restaurant était un tas de merde, et j'en étais le merdeux en chef. Pour suivre cela, il fallait maintenant fermer le rideau pour ce soir, au moins, j'aurais plus de sales gosses dans les pattes.

"Bonbons ou friandises ?"

Me dit une voix derrière moi. Je me retourne et je vois ce sale con de Walter, un des tocards qui trainent avec moi dans mes affaires. Une fouine comme on les aime, il en fallait toujours un de toutes façons. Fallait pas me faire chier, j'étais déjà en colère avec ce qui se passait actuellement. Halloween, c'est pour les tarlouzes. Walter, un mec aux cheveux longs, blonds, et quelques dents perdues à Blackgate. Plutôt maigre, et assez idiot, il avait quand même ses bons moments, surtout quand il entendait des trucs dans la rue, et ça, ce genre d'informations, ça me plaisait assez, surtout quand on avait besoin de fric ou d'armes. Mais Walter était une pédale, et généralement, fallait longer les murs avec ce mec, il pouvait t'enculer quand il le voulait, c'était un petit con qui aimait entuber les gros pour du fric, et d'après ce que je savais, il avait bossé pour le Pingouin pendant quelques années.

"Ta gueule ou t'en manges une."

"Calme Tony. Je voulais juste savoir ce que tu faisais ce soir."

"Je vais rentrer chez moi, me prendre une bière, enculer ta mère et péter la gueule à deux ou trois nègres. Pourquoi ?"

"En fait, ils organisent une soirée assez spéciale ce soir, dans l'East End. Et je me demandais si tu voulais venir."

"Spéciale en quoi ?"

"J'en sais rien, mais il parait que ça vaut le coup."

"Si c'est pour choper des bonbons, je t'encule."

"Calmos, je pense qu'on peut trouver quelque chose de sympa, et mon intuition me dit que ça peut être assez intéressant."

"Mouais."

J'avais beau pas lui faire confiance, mais ce connard en avait dans la caboche, et il avait toujours un putain de sixième sens en ce qui concernait ce genre d'affaires. Il avait un sacré nez et généralement, on était pas déçu de ce que l'on pouvait trouver dans cette foutue ville, grâce à ce renifleur. On prend ma bagnole et on se dirige vers l'East End. Pas que j'aime le quartier, mais y'avait un peu trop de psychopathes dans le coin. Bon, au moins, le quartier était intéressant pour le nombre de putes qui s'y trouvaient. Y'avait de tout, des macs, des putes, et y'avait même la tendance actuelle en terme de sexualité : les transsexuels et autres dépravés qui méritaient leurs passages à l'asile d'Arkham. Putain, et dire que c'était pour cette liberté-là qu'on s'était battu sur les côtes de Normandie ? Ou pour cette liberté-là qu'on avait enduré les supplices du Vietnam ? Putain, je désespère en l'Amérique à ce niveau-là. Où sont passées les meilleures années de nos vies ? Quand on devient vieux, on trouve le présent moche et inintéressant, on se sent décalé, et moi, cette génération de pédales pro-paix, pro-humain, et pro-tolérance me faisait gerber, un truc de dingues. C'est agréable de sentir le vent s'engouffrer dans la bagnole tandis qu'on fonce à toutes pompes vers le lieu que Walter avait repéré. C'était une soirée dansante, une soirée dans un manoir. Putain il avait raison, ça puait le fric. On sort de la voiture, et on entre.

"T'es déguisé en quoi ? T'es drôlement moche."

Me demande Walter sur un ton des plus amusé. J'aimais déjà pas l'humour lourd, mais s'il fallait, je pouvais lui renvoyer dans la gueule. Et dire que ce connard suçait des queues à Blackgate, c'est ce qui arrive quand on fait le malin, on tombe dans le ravin. De fouine, il est devenu petite pute à tatoué à Blackgate, et son côté féminin était pas mal exprimé d'ailleurs. Quelle tarlouze. D'ailleurs, je me méfiais, il pourrait très bien essayer de me la mettre à l'envers, et moi, ces trucs de pédés, j'aimais pas.

"Un miroir, ça te ressemble bien."

Il rit, quel con. C'était un abruti de la vie, un tocard des premières heures, le genre de mec qui finit par crever en premier. Alors qu'on entre dans la maison hantée, on voit pas mal de monde déguisés en tout ce que l'on pouvait voir. On avait des indiens, des cow-boys, et de tout, franchement, des adultes qui se déguisent, c'était un peu moche quand même. Moi, je me fondrais dans le décor avec ma tenue de garagiste, horrible non ? En attendant, c'est la maitresse de maison qui nous invite, via un micro à aller dans une autre salle. Passionnant, on va jouer à se faire peur ? Ou on va encore finir dans un truc d'orgie et de pédés. Bon, y'avait quelques gosses, mais quand même, j'allais pas être trop chiant. Du moins pas encore, car je sais pas ce que cette soirée me réserve. J'aimais pas ça, et je faisais gaffe. Au moins, la bouffe avait plutôt l'air bonne, c'était déjà ça de gagné avec ces conneries, au moins, je repartirai pas le ventre vide. En attendant, autant suivre avec Walter, la mise en avant des choses.
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Vicki Vale
MessageSujet: Re: L'exposition d'Halloween   Ven 3 Nov - 10:46

Halloween, la fête des Morts, la fête des gosses qui viennent vous voler vos bonbons, et bien sur, la nuit où le risque de crimes est le plus élevé, tu parles d'une veine ... J'étais de corvée, et je me devais de faire un reportage sur cette fête, à croire que mon directeur veut ma peau ? Et si je tombais sur un cinglé comme Crane ? C'était probable, mais pas impossible. Je ferais avec de toutes manières, après tout, j'étais quand même assez chanceuse dans la mesure où un justicier se pointait souvent pour me sauver des griffes d'un méchant. Mes cheveux blonds attachés, un peu de maquillage blanc sur le visage, et un peu de noir pour les deux, j'avais décidé de porter un chemisier orange, un pantalon noir seillant, des bottes noires et de quelques petits bijoux fantaisie, je m'étais spécialement habillée pour rencontrer le tout Gotham City qui s'était empressé d'aller fêter la fête d'Halloween dans les rues de la ville, quoi de mieux au final pour un bon article dans le Globe pas vrai ? Et puis, faut dire, que ça pouvait aussi changer des nouvelles horribles qu'on servait dans notre torchon habituellement. En attendant, on avait de quoi faire, Jimmy était avec moi, il prendrait des photos, non pas Jimmy Olsen du Daily Planet, ne faisons pas cette erreur, c'était Jimmy Cochran, un jeune qui venait d'Harlem, et qui avait une passion pour la photographie, ce qui lui valut d'être embauché au Globe. En attendant, Jimmy m'attendait en bas de mon immeuble, tandis que je vérifiais mon matériel pour ce soir. J'avais la tenue pour passer un peu inaperçue, après tout, ce n'était pas tous les jours qu'on se déguisait et qu'on s'amusait comme ça. Sauf que s'amuser ... Dans Gotham City, la veille d'Halloween, ça irait pas trop on va dire. Mais chassant ces pensées sinistres, je regarde avec attention mon matériel de photographie et mon dictaphone, au cas où j'en aurais marre d'écrire les quelques notes que je me devais de garder. Observant avec attention l'intérieur de mon appartement, je me reprend et j'en sors, me dirigeant vers le bas de mon immeuble, là où m'attendait Jimmy. C'est alors qu'il me refile un tuyau. Apparemment, une fête secrète a lieu dans l'East End, dans une vieille baraque pourrie et pour tout dire, cela pouvait être l'occasion rêvée de voir la faune de Gotham City en action dans cette fête improvisée. Peut-être qu'on aurait quelques célébrités après tout ? On verra bien.

Prenant la voiture de Jimmy, on décolle vers l'East End, un quartier pas spécialement fameux faut dire, pour son hospitalité, et j'avoue que j'avais quelques appréhensions suite à cette idée des plus noires. Généralement, c'était le genre où l'on se jetait dans la gueule du loup sans crier gare, et ça m'effrayait salement. Même si j'étais déguisée, j'aurais préféré aller dans un meilleur endroit que l'East End, après tout, c'était bien là que le Dollmaker avait sévit dernièrement non ? Je n'étais pas rassurée, et après quelques blagues très lourdes de Jimmy sur la soirée, nous continuâmes notre route jusqu'à l'adresse qu'il avait eu. Quelques dizaines de minutes plus tard, Jimmy gare la voiture non loin du lieu de la fiesta d'Halloween, y'a l'air d'avoir pas mal de monde en tout cas, tout le monde a l'air de se tuer vers le lieu de la fête comme si c'était anodin, sortant mes gants blancs, je saisis mon appareil photo pour prendre quelques images, si cela peut intéresser bien sur, le rédacteur quand il verra mon reportage photo. Même en cette veille d'Halloween, la ville paraissait sombre, mais c'était toujours comme ça à Gotham City, qu'attendre de plus ? Avec une certaine idée dans le crâne, je me demandais bien quelle sorte d'énergumène allions-nous voir ? On avait de tout qui se dirigeait vers la maison hantée : Des enfants, des adultes, et même des ordures, j'aurais juré voir Tony Zucco à la fête, et pourtant, cela m'avait paru irréel pendant un instant. Que faisait-il là celui-là ? Bonne question, mais nous ne tarderions pas à le savoir. Parfois la première impression est la bonne, disait-on. Le son des talons sur le sol, je continuais d'avancer en direction de l'entrée du bâtiment. La maison hantée donnait un air dépassé, style vieux français, un peu famille Addams vous voyez le genre ? Le genre de trucs où ça finit généralement mal. Ce style me donnait des frissons et ça puait le rance à l'intérieur, peut-être à cause de la sueur et de la poussière ? J'entre avec Jimmy qui prend des photos de tout et de n'importe quoi. Il m'énerve. Me dirigeant vers l'espèce de comptoir à cocktails préparé, je me positionne en attente de ce qui va se passe en demandant une grenadine pour tenir le coup, la grenadine a d'ailleurs un gout de sang, je jette le contenu et je repose le verre. Au moins, y'a des bonbons. Patientant, je regarde ma montre, la fête commençait plutôt bien, et l'esprit avait l'air bon enfant. C'est alors qu'une voix sortit des ombres, nous invitant à aller dans une autre salle, pour continuer la fête. D'un air décidé, je fais signe à Jimmy qui continue à prendre des photos, avec flash maintenant, et pour tout dire, je m'attendais à ce que quelqu'un l'engueule pour la prise de photos. Dans quoi tu t'es embarquée ma pauvre Vicki ? Autant suivre le mouvement des moutons et nous diriger tranquillement mais surement, vers la prochaine chambre. Je ne suis pas rassurée, très loin de là, et je donnerais tout pour ne pas avoir à couvrir cette fête ce soir, quelque chose me disait que ça n'allait pas bien se terminer. Quelque chose qui me retournait l'estomac, et je n'aimais pas ça. Un très mauvais pressentiment. Mais bon, j'étais coincée ce soir, dans cette fête et il me fallait bon gré mal gré de tout cela. Après tout, autant déjà préparer le matériel et faire mon boulot comme il se doit. Une journaliste à de nombreux défauts, mais une de ses qualités, c'est de venir préparée en toutes occasions. Entrons courageusement dans cette nouvelle salle, après tout, c'est pas comme si y'avait un psychopathe qui allait tous nous tuer d'un coup ?
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Le Ventriloque
MessageSujet: Re: L'exposition d'Halloween   Mar 7 Nov - 2:10

Bon, qui aime vraiment cette saloperie de fête d'Halloween ? Certainement pas le vieux Ventriloque et sa poupée Scarface. Et pourtant, ils étaient malheureusement dans les rues, à bord d'une limousine aux vitres teintées et à la carrosserie des plus noires. Scarface n'aimait pas les bonbons, il aimait le zesti cola oui, mais les bonbons, c'était vraiment pour les gosses, ces sales gosses infects qui méritaient autre chose que d'être récompensé suite à un vol de la propriété d'autrui. Et puis les gosses, ça sert à rien, ça vous bouffait votre vie pendant près de dix-huit ans et après, ça venait vous sucrer votre argent, les gosses, ça sert à rien, c'était aussi pour ça que le Ventriloque : Arnold Wesker, n'en avait pas. Bon la vraie raison, c'était qu'il était moche et qu'aucune femme ne voudrait du pantin, et Scarface n'hésitait pas à le rabaisser à ce niveau-là aussi, histoire d'enfoncer le clou et de détruire toute forme de possibilité dans l'âme du vieux Ventriloque, après tout, Wesker servait le Ventriloque, là était la nuance, et pas l'inverse. Dans le véhicule qui déboulait dans les rues de Gotham, Scarface regardait à travers la vitre. Il aurait aimé être un enfant, quelque part, histoire de ressentir quelque chose quand on allait demander des bonbons ou encore pour faire peur aux gens, oui, quelque part, le pantin aurait aimé ressentir quelque chose, mais de toutes façon, c'était pas la peine de rêver : Scarface était en bois, et le bois ne pouvait rien ressentir. Quant à Wesker, il fermait sa gueule, c'était ce qu'il fallait. Dans les rues de l'East End, une foule compacte semblait se diriger vers un point bien précis du quartier. Wesker ne jugea de rien, et Scarface lui, s'y intéressa.


Puppet, ils vont où zes grédins ?


Ils semblent se diriger vers cet espèce de manoir, monsieur Scarface. Peut-être qu'on y organise une fête. Je doute que nous soyons invités.

Scarface se mit à réfléchir, malgré sa caboche en bois. Ce serait dommage qu'on invite pas le meilleur des caïds de la ville de Gotham City après tout ? Il était l'homme du moment en plus ! Alors pourquoi ne pas se laisser tenter et aller voir de plus près ce qui justifiait une pareille foule compacte de gens qui venaient dans cette maison. Scarface était intrigué, mais le vieux Ventriloque lui, ne laissait rien paraitre, de peur de trop s'intéresser à quoi que ce soit et d'éveiller la colère du pantin. Scarface demanda à Rhino d'arrêter la voiture, le colosse obtempéra.


Du seras le vieux gui accombagne za boubée horrible à la fête.


Vous n'êtes pas horrible, monsieur Scarface, vous êtes très classe ce soir.


La ferme abrudi, z'édait pour de meddre dans le goup.

Wesker venait de comprendre, et d'un coup, le Ventriloque sortit de la voiture avec le pantin de bois dans sa main gauche, et la thompson dans la main droite. On aurait pû croire que l'arme fusse factice mais elle ne l'était pas. Scarface ne se déplaçait jamais sans arme. Rhino et Mugsy allaient attendre dans la voiture, ils connaissaient le deal, si jamais tout allait mal, ils s'occuperaient de récupérer leur patron et de faire en sorte de le ramener sain et sauf au Woody's Fever, sans broncher et sans poser de questions idiotes. Alors que le pantin et la Dans le lointain, Scarface crût reconnaitre Tony Zucco, un tocard qui était dans le coin depuis l'époque bénie où les Falcone et les Maroni se partageaient cette putain de ville. En attendant, le Ventriloque se frayait un chemin parmi les convives grimés dans ce manoir débile. C'était de la merde cette fête, c'était un truc de gamin basique pour faire peur aux chiards, c'est alors que l'hôte de la soirée fit son appel sépulcrale pour nous inviter dans une autre pièce, suivant Zucco, le Ventriloque fit de même et pénétra dans l'autre pièce, prêt à savoir ce qui se cache derrière ces murs. Il espérait juste que c'était pas le délire d'un psychopathe en herbe hein.
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Angela Jackson/Gormogon
MessageSujet: Re: L'exposition d'Halloween   Ven 10 Nov - 22:03

@Angela Jackson/Gormogon a écrit:
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Je n'aurais jamais pensé que cette soirée eusse eût autant de succès. Parmi la foule, je distinguai des profils très différents et je m'en réjouissais. La plupart étaient de simples citoyens lambda, à la fois quelconques et plus intéressants les uns que les autres. En effet, chacun d'eux possédait un potentiel artistique qu'ils méconnaissaient encore. Puis, il y avait des gens une peu plus intéressants, tant pour leur caractère particulier que pour leur réputation en ville. Nous trouvions la jeune et intrépide petite fouine de Viki Vale, sans doute la journaliste la plus intègre (et y avait-il d'autres journalistes intègres dans cette ville?) et la plus courageuse de toute la ville. Si vous voulez mon avis, l'inconscience de cette jeunette lui vaudrait certainement un petit séjour à Arkham un de ces jours. A force de flirter avec la mort, elle y laisserait soit sa vie, soit sa santé mentale. Elle était bien évidement accompagnée par son petit toutou, un photographe dont tout le monde se fichait, mais qui mitraillait absolument chaque recoin avec son appareil photo. Au moins, si l'un des deux survivait à cette soirée, j'aurais droit à un peu de publicité et de jolis photos dans le canard de demain. Ensuite, j'avais droit à quelques criminels: la mafia était représentée par Tony Zucco et les psychopathes par le ventriloque. Je savais que tout deux n'hésiteraient pas à se salir les mains si la situation l'exigeait, et à vrai dire, peut-être même si la situation ne l'exigeait pas. Mais tous deux étaient imprévisibles, chacun à leur manière, et promettaient une soirée pleine de surprises, de rebondissements et de sang. J'étais réellement impatiente de voir ce que nous réserverait cette soirée. En revanche, je n’avais pas remarqué l’absence notable des pseudos justiciers de la ville. Était-elle dépravée au point que même les héros les plus idéalistes aient perdu tout espoir de la sauver ? J’ avoue que j’en étais fort déçue. La présence de justiciers aurait pu motiver mes petits criminels à donner le meilleur d’eux-même. Après tout, chaque criminel à des comptes à rendre à un justicier un jour ou l’autre non ?

Suite à mon annonce, la totalité de mes invités s'étaient dirigés vers la pièce noire. Aucun d'eux n'avait posé de résistance et n'avait refusé de suivre le mouvement. Quelle bande de mouton! Personne ne s'était posé la moindre question et tous s'étaient engouffrés dans une pièce où ils ne pouvaient pas voir quoi que ce soit. Cela ne faisait qu'amplifier mon désarroi, mon dégoût pour la race humaine. Cette espèce dite "intelligente" était prête à écouter et à faire n'importe quoi, pour peu qu'une entité, même invisible, ose se placer au dessus d'eux pour leur donner quelque ordre à exécuter. En réalité, l'Homme a un besoin irrépressible d'être dominé. Ensuite, il se plains, rejette toutes ses misères sur la société, mais sans elle, il ne pourrait pas survivre.

Une fois la foule entièrement dans la salle, j'appuyai sur un bouton de mon tableau de bord. Un bruit sourd se fit entendre, puis, un "tching" métallique. Puis j'appuyai sur un second bouton et j'allumai la lumière. Une porte blindée bouchait à présent l'entrée de la porte. Voilà ce que la plupart des gens semblaient remarquer dans un hâle de surprise. Mais assez vite, leur attention fut attirée par des pleurs d'enfants. En effet, s'ils avaient été moins centrés sur leur nombril et un peu plus sur leur congénères, ils auraient remarqué bien plus tôt qu'une lame approximativement longue de cinquante centimètres et finement aiguisée était plantée dans le mur et que la femme déguisée en minette noire venait d'être décapitée par cette même lame tranchante, laissant derrière elle deux chatons en pleurs. Le plus jeune tenait la tête ensanglantée de sa mère. Les cris de surprise firent place à des cris d’effrois. Chacun semblait enfin comprendre ce que la soirée lui réservait. C’était le moment idéal pour faire une petite annonce.

-Ha ha ha! Les festivités vont enfin commencer! Comme vous avez pu le remarquer,
vous êtes maintenant enfermé dans cette maison. Lesfenêtres ont toutes été fermement condamnée. Il reste une seule et unique sortie. La porte qui se trouve à l'arrière de la maison. Cependant, cette porte nécessite un code à quatre chiffres pour l'ouvrir. Les chiffres constituant ce code ont été dissimulés un peu partout dans la maison. Vous avez très exactement quinze pièces où ils se trouvent potentiellement. Comme vous avez pu le remarquer, les pièces sont piégées et certains d'entre vous, beaucoup d'entre vous même, risquent d'y laisser leurs jolies petites fesses... Ah j'oubliais, parmi vous sont également présents quelques criminels. Il n'est pas exclut que je ne sois même pas responsable de tout ce qui se passera cette nuit. Et au fond, c'est une belle nuit pour mourir

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Tony Zucco
MessageSujet: Re: L'exposition d'Halloween   Ven 10 Nov - 22:57

Je savais que cette soirée d'Halloween puait la merde, de façon monstrueuse. Putain, c'est au moment où j'ai vu la nénette décapitée que j'ai compris qu'on allait encore se la prendre dans le cul, et sans vaseline les gars. Putain, j'allais claquer Walter pour cette merde. Je dégaine mon flingue et je le pointe sous le nez de Walter qui m'avait foutu dans une merde plus que noire. Putain, c'était déjà moche de voir une jolie milf déguisée en chatte se faire trancher comme un jambon, mais en plus elle venait en plus de laisser deux gosses derrière, et si y'a bien un truc que je supporte pas, c'est qu'on fasse du mal aux gosses. Quelque part, j'étais tenté de faire quelque chose de bien, quelque chose qui ferait de moi un héros, quelque chose qui me semblait des plus nobles à faire dans cette vie de merde. Ouais, Anthony Zucco est le pire des enculés sur cette Terre. Il aimait pas les négros, les mexicanos, les chinetoques, il cognait des femmes et faisait tout et n'importe quoi avec elles, j'étais un sale con, mais il était une chose que j'étais pas : Un sacré fils de pute qui bute des gosses ou qui leur fait du mal. C'était ça ma limite, c'était les enfants et comme on le faisait dans la mafia traditionnelle, on touche pas aux gosses putain de merde ! Les gosses c'est sacré. Par contre, pour Walter, c'est autre chose : Je vire la sécurité avant de placer le canon sous son pif de con, et je le met en joue avant de repeindre dans un bruit sec et net, le mur derrière lui d'une jolie tâche de sang. Je tire un autre coup, en l'air cette fois. Comme pour demander le silence suite à la panique qui s'ensuit. Tout le monde la boucle, et je prend la parole. J'suis pas un leader, je suis juste un connard qui va essayer de survivre dans un jeu à la con, pour qu'un cinglé puisse éjaculer devant le jeu pervers qu'il nous infligeait.

"On ferme sa gueule et on m'écoute."


Putain, c'est fou ce que la douce chaleur d'un flingue peut faire quand on le tient dans la main. Un flingue, c'est long, c'est dur, et ça envoie la purée de toutes manières. Pour ma part, à chaque fois que je tenais Charlotte dans la main, j'avais une trique d'enfer, comme un putain d'âne en rut quoi. Dommage que la milf soit morte, je l'aurais tringlé juste avant de crever tiens, mais le gosse tenait encore sa tête. On peut faire encore quelques petites choses avec une tête pas vrai ? Enfin, y'avait deux trous, c'était pas comme si c'était pas encore possible, et puis, je l'avais jamais fait encore avec une tête fraichement décapitée. Techniquement, on peut baiser un cadavre douze heures après la mort, après, ça commence à sentir, comme dans les chiottes d'un supermarché.

"On est dans une merde noire, on risque de tous y passer avant la fin de la nuit, mais y'a une chose que je tolèrerai pas. Que des gosses crèvent parce qu'un psychopathe a envie de s'astiquer la queue devant une télé-réalité morbide : la nôtre. Alors on ferme sa gueule, et on commence à chercher des indices, en faisant foutrement attention là où on met les pieds, je me comprend ? Pas d'enculades, on est là pour sortir vivant de ce merdier. Si vous avez pas encore compris qu'on ne peut pas survivre les uns sans les autres, alors sautez dans un piège et me faites pas perdre mon putain de temps !"


La messe était dite. J'aimais pas être leader de ci, ou leader de ça. Une chose était certaine, il me fallait sortir d'ici par tous les moyens nécessaires. Peut-être qu'il y'aura un con ou deux en moins qui sait ? Pour ce qui était de Walter, c'était le premier dont je revendiquais la mort ce soir. Ouais, c'était un sale con, et il m'avait baiser la gueule d'une manière sauvage en m'amenant ici. Maintenant, fallait gérer ce merdier du mieux qu'on peut, et surtout, en évitant de s'en prendre une dans le cul. Je pointe du doigt une des caméras que j'avais trouvé dans un recoin.

"Espèce de sombre enculé, j'espère que tu prends ton plaisir actuellement, sois sur que je te la mettrais dans le cul quand je te choperai !"

Avec Zucco, la messe était toujours dite, et pour tout dire, il me tardait de sortir de là pour retrouver un vrai endroit bien sympa, avec des putes et des bières. Là, ça commençait sérieusement à me gaver ce genre de conneries. Alors que nous étions dans la première salle, je me permets de me diriger vers ce qui semble être une espèce de bibliothèque. J'aimais pas ce genre de lieux. Les bibliothèques, c'est bon pour ceux qui savent lire et qui aiment ça. Les bibliothèques, ça pue le renfermé, et c'est alors que je me décide à m'avancer, suivit de quelques personnes, dans cette nouvelle pièce qui ne me semblait pas tellement dangereuse, mais faisons attention, c'est justement parce qu'elle n'en a pas l'air qu'elle ne l'est pas. Je me comprend. Je dis à un tocard de prendre soin des gosses, il peut faire ça, et puis, ça m'empêchera de les voir crever les uns après les autres. Il nous faut ce putain de code bon Dieu !
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Vicki Vale
MessageSujet: Re: L'exposition d'Halloween   Jeu 16 Nov - 2:19

Du beau monde, tu parles ... Alors que je me sers une boisson gazeuse disposée sur l'espèce de buffet préparé à notre attention, j'observe d'un coin de l’œil les différentes personnes qui viennent d'entrer, et pour tout dire, c'était carrément le musée des horreurs qui se pointait à la fête d'Halloween. C'était Tony Zucco, suivit d'un autre type étrange qui entrèrent en première lieu dans l'endroit de la fête. Mais qu'est-ce qu'il peut bien faire ici ? Ce n'était pas normal, et quelque chose me disait que ça puait le coup foireux. Je remet en place mon écharpe, histoire de me couvrir un peu et d'éviter qu'on me reconnaisse de trop, je n'aimais pas les mafieux et avec ma chance, Zucco finirait par me parler, et cela, je ne le voulais pas. Trop dangereux pour parler avec les femmes, j'ai vu ce qu'il faisait des filles qu'il côtoyait dans les bars pourris de la ville. Une ordure de plus qui la ramenait et qui tabassait les filles quand ça lui semblait juste. Quelle ordure, c'était étonnant qu'il n'ait pas encore plongé pour les meurtres de nombreux parrains dernièrement, on disait dans les rues qu'il faisait le grand ménage, et Knox avait fait un papier incendiaire sur lui, mieux vaut jouer la carte de la tranquillité et éviter de se faire mousser de trop dans ce petit bordel, heureusement que c'est une fête et que je peux me cacher à mon aise. Jimmy, lui, semble être à son aise, il a pas trop de problème à se mettre dans le bain de la fête. Je peux pas lui en vouloir, il aime la fête, et il a un côté enfantin, qui peut le priver d'un moment de liesse ? Mais moi, je ne peux pas, surtout quand je vois qu'une autre sinistre personnalité, deux plutôt, fait son entrée dans le Manoir réservé à la fête : Arnold Wesker, et sa poupée Scarface. Le Ventriloque, ici-même, dans cette salle. Décidément, ça commençait à sentir mauvais toute cette histoire, mais ça ferait un joli papier dans le Globe pas vrai ? En attendant, prudence était mère de sureté. Alors que la voix surprend tout le monde, nous sommes donc invités à pénétrer dans une seconde salle et c'est alors que tout commence à être bien plus sombre. Une maman est décapitée devant ses enfants, un d'eux tient la tête de sa mère dans la main. Jimmy manque de tomber dans les pommes, et il commence à vomir. On nous énonce la règle d'un jeu morbide, un jeu à la Dollmaker. Est-ce vraiment lui qui tirait les ficelles ? C'est alors que chose peu probable et presque extra-ordinaire : Tony Zucco prend la parole et s'illustre comme leader du coin pour nous mener à la sortie. C'était étonnant, surtout de la part de ce gros porc, de prendre une initiative, je suis même encore étonnée qu'il y'ait un cerveau dans cette caboche remplie de conneries et d'idées beaufs et archaïques. En attendant, je ne pouvais qu'acquiescer, on devait faire notre part du travail. Je m'approche des deux enfants et je les prend dans mes bras pour les réconforter, c'était surement ce que Bruce avait ressenti quand il perdit sa mère et son père, et que le docteur Thompkins l'aida à surmonter ce traumatisme.

"Chhhht tout va bien se passer, je suis là."


Je n'étais pas vraiment là pour eux, mais en aucun cas ils ne devaient être seuls, surtout dans un lieu pareil. Quoiqu'il se passe, la fête vire au cauchemar. Je les confie à une autre maman qui reste dans cette salle, avec la plupart des enfants, il faut bien. Vu que tout l'endroit semble piégé, il valait faire en sorte de trouver le code et de sortir le plus vite possible. Je me rapproche de Jimmy et je lui dis de bien rester derrière moi. D'un côté, Zucco, une des menaces probables, venait de faire exploser la tête de son pote, et il prenait les rênes du grand groupe. C'est naturel, quand on a un flingue, on est forcément le leader de la bande. Avec un léger sourire, je regarde en biais le Ventriloque. Il nous réserve quoi celui-là, d'un regard, je dirige le regard de Jimmy dans la direction du Ventriloque et de sa poupée Scarface.

"Fait attention à celui-là, c'est un patient de l'asile, Scarface et le Ventriloque. Schizophrénie, dangereux en tous points."


Jimmy me regarde avec une bouche ébahie, il ne connaissait pas trop la faune de l'asile après tout, mais que voulez-vous. Il fallait faire en sorte que l'on sorte de cet endroit pourri le plus vite possible. Il fallait qu'on se mette à chercher où se trouvaient les indices pour résoudre le code et son énigme. Il fallait que l'on sorte de ce trou avant que cette maison ne devienne un cimetière.
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MessageSujet: Re: L'exposition d'Halloween   Ven 17 Nov - 2:08


Grétin !

Une gifle monumentale venait de s'abattre sur le pauvre Wesker. Il venait de s'en prendre une magistrale, et pas une gifle de cowboy à cinq sous, oh que non, ça, c'était de la gifle de castor, nette et sans bavure. En attendant, la poupée était irritée. Et cette fois, ils étaient tous les deux dans la merde. Bon, pour Scarface, y'avait un moyen de se faire décapiter ou bruler, et ça, le risque, il n'en voulait pas. En attendant, fallait trouver un moyen de sortir, la poupée fixait Wesker avec dédain et colère, on était dans la merde noire, et cette soirée commençait des plus mal, une femme déguisée en chatte s'est faite décapitée et c'était pas de bonne augure, vraiment. Scarface déglutit, songeant à ce qu'il pourrait lui arriver. Tailladé ? Réduit en miettes ? Et si le Ventriloque ne s'en sortait pas ? Qui reprendrait la poupée ? Nan, ça c'était irréalisable, et Wesker se devait de survivre.


Jharge mon arme, puppet, et ezzaie de zurvivre bour nous deux.


Oui, monsieur Scarface.

Et dire que c'était la poupée Scarface qui avait eu l'immense idée de venir dans ce lieu, et c'était le pauvre Ventriloque qui prenait pour son grade. Il n'avait rien fait, ce n'était qu'un subalterne pour Scarface, un de plus, un de moins, mais le vieux avait son utilité, il comprenait la poupée et il était réceptif, c'était pas le cas de tous les beubeus du coin et des teuteus de l'endroit. Nan, personne pouvait comprendre ce lien entre Scarface et Wesker. En attendant, il fallait tenter de survivre dans ce coin pourri. Alors qu'ils étaient dans la seconde salle et qu'ils avaient vu le massacre, Scarface tira une rafale au plafond pour lui aussi montrer qu'il était en position de force. Et que personne ne lui donnait pas d'ordre, surtout pas une merde comme Tony Zucco, un des rats potos à Falcone dans les belles années de Gotham. Nan, pas cet immonde raclure de bidet, et Zucco était ce qu'il était, Scarface le trouvait sans chic, sans intérêt, sans classe.


Z'est la meilleure des fazons de ze vaire tuer. Moi, gne brobose gu'on gasse dout dans ce merdier et gu'on s'oggupe de la zaloberie qui nous vait zubir za. Puppet, où est mon zigare ?


Le voila, monsieur Scarface.

Tandis que le Ventriloque allumait un cigare à la poupée, une petite foule écoutait les paroles du Ventriloque. Scarface n'en avait rien à faire de cette marmaille et de ces femmes, lui, il voulait sortir et retrouver ses activités au plus vite. Gotham City était une cité de cauchemar, et il s'était juré de défendre chèrement sa peau si jamais il devait y'avoir un autre prédateur dans le coin. En attendant, il fallait qu'on sorte de là, et le Ventriloque se dirigea d'un pas hasardeux vers ce qui semblait être une salle de bal, une grande salle de bal. Piégée ? Peut-être. En attendant, les quelques rares suiveurs de Scarface commencèrent à foutre le bordel dans la salle de bal.
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Angela Jackson/Gormogon
MessageSujet: Re: L'exposition d'Halloween   Lun 20 Nov - 23:10

@Angela Jackson/Gormogon a écrit:
détails
L'exposition Halloween
sous-titre
ft. ...
Ʃkaemp はは ™️



Lorsque j'avais vu entrer certains invités, je m'étais attendu à des rebondissements. Mais j'aurais tout de même cru qu'ils auraient attendu un peu avant de "péter un câble" et de se mettre à se zigouiller entre eux. Il n'avait pourtant fallu que quelques secondes pour que Zucco dégaine son arme et abatte froidement un homme. J'aurais pourtant parié qu'il était venu avec cet homme à la soirée, j'aurais pensé qu'ils étaient "amis", ou du moins qu'ils se connaissaient bien. Je n'avais pu entendre ce qu'ils s'étaient dit avant cet acte meurtrier: les invités hurlaient trop pour que je puisse comprendre. Tout ce bruit était insupportable et provoquait un bourdonnement dans mes enceintes. Alors, Tony tira un coup de feu en l'air pour imposer le silence. Mes tympans l'en étaient infiniment reconnaissants. Il semblait que notre mafioso  voulait s'imposer comme leader du groupe. Insouciance naïve. Sans aucun doute, chacun d'entre eux voulait encore croire qu'il y avait encore un groupe et qu'en se serrant les coudes, ils sortiraient d'ici vivants. Mais au fond d'eux, même s'ils refusaient de se l'admettre, ils savaient bien que peu reverraient la lumière du jour. Or, l'instinct de survie fait que chacun d'eux, se sachant menacé, voudrait étriper lui-même son meilleur ami si cela lui permettait de sauver sa propre vie. Une exception peut-être, certaines mères qui se sacrifieraient volontiers pour protéger leurs enfants. Mais soyons réalistes, il y a une trentaine d'années, cette affirmation aurait touché quasiment toutes les mères. Aujourd'hui, l'individualisme touche les foyers et celles-ci forment à présent une minorité. Mais les gens avaient encore besoin de se mentir pour se rassurer.

Parmi cette foule, un restait pourtant honnête. Le Ventriloque n'avait nullement hésité à s'opposer au mafieu. C'était lui que l'on qualifiait de "fou" et néanmoins, il était de loin le plus ludique de tous. Le groupe n'existait pas. Pour preuve, ce supposé groupe commençait déjà à s'entre-déchirer, d'un côté, certains prônaient le groupe et suivaient Zucco, d'autres refusaient de se subordonner et se plaçaient du point de vue du ventriloque. Mais pendant qu'un débat virulent se dessinait entre les deux partis, personne n'avait vu ce petit garçon. Il ne devait pas avoir plus de six ans, mais il avait bien compris, lui, qu'il fallait trouver quelque chose. Tentant d'imiter Zucco, il se dirigea vers la bibliothèque et pris un livre. Ah quelle leçon de vie avait appris cet enfant! Il avait appris, à ses dépends, que certains choix vous sont fatales et malheureusement irréversibles. En prenant ce livre en particulier, il avait tiré sur une ficelle qui le reliait à un fusil. Quelle bonne surprise! Cette arme n'avait pas pour but de tuer, simplement de blesser quelqu'un dans la cuisse pour le ralentir et pimenter un peu le jeu. Seulement voilà, il avait été conçu pour un adulte. Un enfant de cet âge est bien plus petit qu'un adulte et le piège qui était censé blesser fit exploser la tête de ce gamin en une fraction de seconde, répandant des morceaux de boite crânienne et de cervelle un peu partout autour de lui. Et le petit plus, dû au hasard mais pas désagréable pour autant, fut de voir un morceau de cervelle s'écraser sur la tenue bien proprette de notre journaliste, Viki Vale. D'autres avaient même perdu connaissance à la vue de ce spectacle. Quelles petites natures! Après tout, nous étions tous faits de la même façon à l'intérieur. La maman chargée de la garde des enfants était en pleurs. Était-ce par peur ou le poids de la culpabilité, la honte d'avoir déjà failli à sa mission? Elle venait elle aussi d'apprendre la même leçon de vie que le petit garçon: une erreur ne peut être réparée.

Les "individualistes" étaient déjà passés dans la pièce suivante et avaient commencé à tout casser. Étaient-ils suicidaires ou simplement stupides? Enfin leur technique pouvait se comprendre, ils retournaient tout pour trouver les codes le plus vite possible... Mais ce faisant, ils avaient déclenché un nombre important de pièges. A vrai dire, ils en avaient déclenché une bonne quinzaine et il fut autant de morts. Ils les avaient déclenchés de façon quasiment simultanée et je n'avais pas même pu voir la totalité des pièges se déclencher. Un d'eux, qui avait fini écrasé sous une masse d'environ deux cents kilos, avait trouvé quelque chose. Un bras avait échappé à l'impact, avec au bout, un poing serré. Un homme s'approcha doucement et ouvrit la main crispée. Son visage s'illumina. Dans la main se trouvait un papier. Un papier sur lequel était écrit le chiffre "0".

Au total, nous comptions déjà dix-huit morts pour un chiffre. Et celui-ci était le plus simple à trouver. Il en restait encore trois.

Hors-sujet.

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Tony Zucco
MessageSujet: Re: L'exposition d'Halloween   Mer 22 Nov - 3:40

Putain de bordel de merde ! La surprise de la bibliothèque n'était clairement pas attendue. Faut dire que ça surprend toujours de voir un gosse se prendre une putain de décharge de chevrotine dans la gueule. C'était quelque chose de surprenant et comme on dit, faut au moins le voir une fois dans sa vie. Mais putain, j'avais ordonné à cette connasse de gérer les gosses pour pas qu'ils nous emmerdent ou qu'ils fassent des conneries, j'en avais ma dose moi, des conneries des autres. Merde, le gamin s'était mangé un sale coup, en plein dans le crâne, il restait plus grand chose de sa tronche, tu m'étonnes. Une espèce de gros putain de cratère servait maintenant de visage au gamin, tu parles d'un Halloween, il vient pour les bonbons, il repart en corbillard. Au moins, il mourrait pas du diabète que les bonbons récoltés feraient naitre en lui. Putain, les macchabées tombaient comme des mouches, et pour tout dire, ça faisait un putain de nettoyage, on se serait cru dans un putain de charnier, les cadavres qui ne désemplissaient pas l'endroit en tout cas. Y'en a beaucoup des tocards qui cherchaient encore les chiffres que la voix nous avait dit qu'il y'avait. Moi, j'en avais pas encore trouvé, j'essayais surtout de rester en vie. Je prend le cadavre du gosse avant de retourner voir la connasse qui devait gérer les marmots. Je lui balance le corps sans vie du gosse en plein dans la gueule.

"ON T'A DIT DE LES SURVEILLER, BORDEL !"

Dieu sait que j'aime pas cogner les femmes, mais là, c'était mérité. Et bien hein. Elle en prend pour son grade, je la cogne sévèrement, mais sans la tuer. Non loin de là, les gosses commencent à chialer. Rien à foutre, elle mange poing sur poing jusqu'à ce que je me calme. Putain, elle était responsable de la mort du gosse et j'aurais pas eu à la frapper si elle avait fait une putain d'attention à ce chiard débile. Maintenant que le feu de la colère s'était éteint en mon être, j'observe la scène, je regarde attentivement ce que j'avais fait. Je m'allume une clope. Dois-je la violer pour lui apprendre à faire gaffe ? Dois-je lui apprendre ce que c'était de vivre dans un monde de psychopathes ? Dois-je lui apprendre que si je devais la violer, ce serait pour lui apprendre à fermer sa gueule, à ranger son putain de portable et à mieux gérer les gosses ? Est-ce là une pensée philosophique que j'avais dans mon crâne ? Et si toute cette génération d'attardés consanguins et débiles, occupés devant leurs portables et leurs petits écrans méritaient un bon vieux viol de derrière les fagots pour mesurer l'importance de vivre sa vie à fond, et de rester dans le monde réel ? Putain, quand je voulais, je pouvais être un putain de philosophe, j'étais un mec intelligent dans le fond, mais je refusais de le voir. En attendant, c'est pas avec de la puissance intellectuelle made in Zucco que j'allais sortir de ce coin-là, non monsieur. Il me fallait trouver ces putains de chiffres. Quelques cadavres et des brouettes plus tard, on en chope un ! Le numéro Zéro. Tu parles d'un cadeau toi. S'il faut autant de cadavres pour trouver un numéro, bah autant le dire, mais on était dans une merde noire, même carrément abyssale. Après avoir réfléchit à ma situation, j'en convenais qu'il fallait utiliser les gosses. C'était moche, mais ils nous feraient gagner du temps, ils étaient petits et habiles, alertes en toutes occasions. Pourquoi pas. Alors que la nénette s'était évanouie, suite à mes coups surpuissants et amplement mérités, je m'approche des chiards et je m'agenouille. D'une voix rauque, je tente un maigre sourire.

"Ok les gosses, on va jouer à un jeu. Apparemment, y'a plein de numéros qui se cachent dans cette maison. Si vous les trouvez, vous aurez des bonbons et vous rentrerez chez vous. Je peux compter sur vous ?"

C'était dégueulasse, mais fallait survivre, fallait mettre ses gentils principes dans le cul et survivre. Je refusais de crever comme un con, surtout dans un endroit dégueulasse et clairement pas agréable. Je voulais crever dans un lit, avec cinq, six putes complètement ravies et satisfaites, mourir d'une crise cardiaque après une méga partouze, de la fumette et une montagne de fric. On avait tous nos petits rêves, et nos petits fantasmes pas vrai. Continuant à sourire, je regarde les gosses, une nouvelle fois, avant de reprendre.

"Double-ration de bonbons à celui qui trouve le plus de numéros. Par contre, faites bien attention, c'est pas comme dans un jeu vidéo, y'a des pièges et faut les éviter. D'accord ?"

Quelques gosses se levèrent et commencèrent à se disperser dans la maison, en faisant bien attention aux endroits et aux objets. M'allumant un cigare, je me félicitais personnellement d'avoir mené cela à la baguette, je me félicitais même d'être un bon adulte qui méritait d'être un père modèle. Après tout, j'allais faire de ces gosses, pour ceux qui survivraient, de vrais petits adultes qui sauront se débrouiller dans la vie. Comme quoi, j'étais fait pour être un père modèle. Putain, je suis un génie, un vrai Einstein de la magouille et de la famille.
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L'exposition d'Halloween

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