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 Le Jugement des Hiboux - Chapitre 2

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La Cour des Hiboux
MessageSujet: Le Jugement des Hiboux - Chapitre 2   Sam 7 Oct - 8:48


L'Envol du Hibou


Qu'il est angoissant, ce moment où tout se met en marche ...


Le voila donc.

Rusé et ingénieux. L'homme avait découvert notre entrée secrète, notre perchoir, notre domaine sacré et maintenant, il venait à notre rencontre. Il s'était montré puissamment fort pour rivaliser avec nos Ergots, il s'était montré redoutable vis-à-vis de nos créations et de nos loyaux esclaves après la mort. Et maintenant, il pénétrait dans le sacro-saint Sanctuaire, hardiment et sans férir. Quelle bravoure de la part de ce chevalier des temps modernes, quelle force ! Quelle ruse, et quelle sagacité, nous étions fiers d'avoir enfin un homme capable de nous tenir en échec et qui pourrait nous forcer à enterrer la Cour des Hiboux. Mais ce jour n'arriverait pas, pas aujourd'hui du moins. Il avait rampé dans les égouts, il avait combattu nos défenses, et il s'était joué du labyrinthe de la Cour, mais c'était sans compter sur les autres ruses que nous disposions. Par exemple : Saviez-vous qu'un gaz inodore et incolore s'était échappé au même moment que lui du labyrinthe, et qu'il en avait respiré ? Ce gaz n'était pas mortel, mais il désactivait les défenses mentales et physiques de la personne qui l'absorbait. Et quelques minutes plus tard, il était là, droit, fixe, bien au milieu de notre arène, de notre Cour. Alors que tous les masques de hiboux se tournaient vers lui, nous étions là, prêts à rendre notre justice. Car oui, la Cour des Hiboux est la véritable justice. Elle avait rendu ce qui était à César, et ce soir, l'homme serait jugé pour ses actes, pour ce qu'il avait osé faire dans notre ville. Il l'avait changée, et en mal. Alors que le simple reflet des masques blancs était perceptible dans les ombres, le grand Duc, le maitre de cérémonie, vêtu d'un grand costume blanc et d'une capuche verte et d'une cape, s'était avancé au pupitre qui surplombait la grande arène. D'un geste, les piaffements des membres se turent, tous attendaient dans un silence glacial le jugement et la sentence.

"Vous avez défié la Cour des Hiboux. Vous avez changé cette ville à jamais. Gotham City n'est plus ce qu'elle a été à cause de cet imposteur qui sévit la nuit et qui perturbe le cour commun des choses. Jadis, cette ville était bonne et agréable pour nous, elle était le sanctuaire des Hiboux et nous faisions la loi. Nous fûmes les premiers à repousser et à terroriser les anglais durant la guerre d'indépendance, nous étions là quand cet imposteur de Savage tenta de s'emparer de la ville, nous étions encore là durant les purges des sorcières du comté de Gotham. Nous étions les témoins du changement de la ville à cause de Cyrus Pinkney, Alan Wayne et de Theodore Cobblepot, nous serons toujours là car nous sommes l'âme de cette ville. Nous sommes l'avenir de Gotham !"


Toujours ce silence glacial, tous les visages étaient tournés vers l'individu, ce-dernier restait immobile. Peut-être que le gaz avait agi ? Surement. De toutes manières, aucun homme ne pouvait résister longtemps à ce genre de chose, personne ne pouvait tenir indéfiniment face à la menace d'un gaz ingéré qui paralysait l'individu. Et c'était exactement ce qu'il fallait pour mater la créature qui se tenait en face de nous. Une créature sombre et abominable qui ne méritait que notre dédain et notre indifférence. Néanmoins, il fallait lui reconnaitre une certaine intelligence oui, mais ce n'était qu'une créature, une chose qui ne méritait que d'être écraser par le talon de la Cour des Hiboux. Rien de plus, et pourtant, le Grand Duc aurait aimé avoir un serviteur de la sorte pour terroriser les gens de Gotham City et leur apprendre que la Cour était toujours là, qu'elle vous observait, qu'elle vous tenait par la peau et que le lent poison s'écoule toujours de cette légende urbaine enfouie par le temps. Maintenant, la Cour était là, et elle tenait à gouverner cette ville par la peur, et seulement par celle-ci, car c'était le but de l'institution depuis sa fondation. Maintenir les choses telles qu'elles sont pour les plus riches et pour que rien ne change jamais. Les traditions se devaient d'être perpétuées à jamais. Reprenant une nouvelle fois, le Grand Duc reprit, toujours avec ce même flegme, cette même voix trafiquée pour éviter qu'on le reconnaisse en dehors de la confrérie.

"Sentez-vous le poison qui s'écoule en vous ? Vous êtes à notre merci, vous implorerez notre pitié quand le jugement sera rendu."


Reprenant sa diatribe, quelques murmures se firent entendre, et une petite fille munie d'un masque de hibou se tint alors près du Grand Duc. Observant ce qui se passe et observant l'homme jugé qui ne pouvait plus bouger, le Grand Duc sortit un grand parchemin séché, une espèce de relevé des actions de l'homme qui s'était fait connaitre avec les années. Et pour tout dire, la liste était monstrueusement longue, tant de faits, et si peu de temps, si peu de choses à vouloir comprendre. Tout ça n'était qu'une sombre succession de mauvais coups envers la ville et les citoyens "concernés" de Gotham. Seuls les riches se devaient d'avoir de l'importance dans cette ville, mais cela, personne ne le comprenait. La Démocratie était bien le pire de tous les régimes, on autorise les plus crétins et les plus ignares à choisir et à voter, alors que dans une oligarchie, qui était souhaitée par la Cour des Hiboux, serait quand même bien plus active et bien plus à-même de relever les défis qu'une ville aussi noble comme Gotham se devait de franchir. Reprenant d'une voix trafiquée, le Grand Duc parla à nouveau mais on sentait une légère pointe de colère.

"Vous avez détruit les grandes institutions de cette ville, vous avez changé l'urbanisme de Gotham, vous avez empêché tout espoir de sauvetage pour une ville qui ne devait pas changer. Vous avez relâché des monstres au sein de notre communauté, et enfin, la pire chose d'entre toutes, vous avez osé offrir un espoir aux gens de cette ville, à toute cette racaille qui ne mérite rien d'autre que de servir leurs maitres."


Oui, c'était bien cela. Une histoire de rapport entre dominants et dominés, le combat du Moyen-Âge en quelque sorte. Gotham City était un comté, une terre royale jadis, et cela n'avait pas changé depuis la fondation de la ville. Toujours sous l'emprise Britannique, la ville avait acquis bon nombre de récompenses de la part de la perfide Albion, et Gotham était toujours, aux yeux de la Cour, une province riche et puissante, une terre noble qui valait mieux que Métropolis, Star City ou Central City. Pointant du doigt l'homme jugé, le Grand Duc hurla maintenant à toute l'assemblée qui écoutait, médusée et enivrée par la sensation du pouvoir, par cette sensation d'être dans le camps des vainqueurs, cette sensation que l'on ressent quand on est maitre de tout ce qui se passe à Gotham City.

"Vous êtes condamné à mort par la Cour des Hiboux ! Cependant, pour éviter que vous deveniez un martyre pour tous les imbéciles qui s'auto-proclament héros ou vengeurs, votre sentence a été annulé."


D'un geste de la main, le Grand Duc ordonna à son Ergot principal, William Cobb, de s'avancer et de pénétrer dans l'arène. La cible était facile, et pour tout dire, il n'y aurait pas de combat, tout serait terminé très vite, et c'était le mieux. Le brouhaha qui avait commencé s'était vite tût. Beaucoup de masques de la Cour étaient outragés que la peine de mort soit évitée, pour tout dire, il y'avait tellement eu de victimes à cause de cet homme que tout le monde aurait souhaité la mort de la personne accusée. La Cour ne comprenait plus le jugement du Grand Duc, tout ça lui paraissait bizarre, mais c'était le Grand Duc qui décidait de toute manière, et personne n'avait rien à y redire, c'était la loi. Cette sentence était-elle seulement un acte pour faire du théâtral ? Pas seulement. Tout ça, c'était pour envoyer un message, un message à la face de Gotham. Pour montrer que la Cour des Hiboux ne plaisanterait plus jamais avec la survie de cette ville infecte et corrompue. L'homme qui se trouvait dans l'arène le méritait de toutes manières, c'était un véritable monstre qui ne méritait que la mort de toutes manières et tout le monde aurait été d'accord avec ce que le Grand Duc disait de toutes manières. Rien de plus, rien de moins.

"Ergot William Cobb, vous allez officier en tant que bourreau. Tranchez le bras gauche de Batman !"


Une justice à l'africaine en quelque sorte, une espèce de justice pour inciter et pour montrer par où l'homme avait péché. Cet homme le méritait après tout. Il avait causé tellement de torts à cette ville, et maintenant, le sang devait couler. Ce soir, Batman allait comprendre la douleur, il allait sentir ce que ça fait de perdre un membre, tout comme la Cour des Hiboux avait perdu Gotham, en similitude. Ce n'était que justice, et Batman ne pourrait rien faire pour empêcher cela. La Cour se devait d'être juste et cruelle. Maintenant, l'Ergot allait trancher le bras du Chevalier Noir. Dans la salle, le silence reprit, pesant, lourd et le suspense était à son comble. Une légende vivante allait mourir, peut-être si on le laissait se vider de son sang. Serait-ce le but final de la Cour ? Que celle-ci puisse profiter de la lente agonie du Batman tout comme elle avait vu Gotham se vider du meilleur d'elle-même. Peut-être. En tout cas, tout était parfaitement imagée, tout bien pensé par le Grand Duc lui-même. Si Batman venait quand même à survivre à tout cela, il ne serait jamais plus le même en tout cas. Jamais plus surtout après un bras tranché.

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William Cobb/Talon
MessageSujet: Re: Le Jugement des Hiboux - Chapitre 2   Sam 7 Oct - 15:09

La cour se faisait attaqué, quelqu'un avait réussi à s'introduire dans leur repère sans grande difficulté. William ne pouvait pas bouger on ne lui avait pas donné l'ordre direct de l'arrêter ce qui l'obligeais à rester prêt du grand Duc en attendant le moment où il entrerait en action. William se tenait droit les bras croisé dans le dos et attendait sans rien dire, tout ce qu'il voyait pour le moment c'était une arène vide éclairée par des projecteurs. Donc de ce qu'il avait compris c'est ici que notre intrus ne devrait pas tarder à se montré. 

Quelques minutes après voilà le fameux intrus, Batman le chevalier de Gotham, du moins c'est comme ça qu'il se faisait appeler par les citoyens. Le grand Duc prenais la paroles et indiquait au chevalier noir qu'il était maintenant empoisonné, que ce poison gênerais ces capacités l'empêchant ainsi de pouvoir se défendre correctement. Soudains voilà que le grand Duc ordonne à William de descendre d ans l'arène et d'aller tranché le bras de Batman, le bras gauche.  Un ordre lui avait été donné dans ce cas il devait obéire, avant de descendre l'un des hiboux lui tendait une épée courte mais tranchante. 

Sa main gantée saisit l'arme par le manche, sans même leur adresser un regard il descendait en direction de l'arène. Ne voulant pas trop faire durée le temps il sautait depuis les gradins afin d'arriver juste devant Batman. L'homme face à lui n'était pas le grand Batman qu'il avait déjà affronté, celui-là était dans un piètre état. Un combat serais déséquilibré pour lui. Toujours dans un silence si angoissant, william sortait de son dos la lame pour exécuter la sentence de la cour. 


Arrivant face au chevalier; William le poussait avec un coup assez fort au sol. Une fois au sol il posait son pied sur le bras droit de Batman et lui tranchait son bras gauche sans la moindre difficulté. Du sang venait de sauté au visage de William mais pas grave, la cagoule seras sans doute nettoyé. Une fois sa mission accomplie il reculait de Batman remettant son épée dans le dos et attendant un prochain ordre. 

De l'épée on pouvait voir les goûtes de sang du chevalier noir tomber au sol une par une.
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Bruce Wayne / Batman
MessageSujet: Re: Le Jugement des Hiboux - Chapitre 2   Dim 8 Oct - 8:02

Batman
The Dark Knight
The Dark Knight.

C'était presque trop beau. J'avais surveillé les cieux de Gotham City, j'avais analysé les topographies des différents lieux et recoins de Gotham City, et je les avais cerné. Ils se cachaient dans les égouts, comme des rats. La Cour des Hiboux était une secte composée de rats et d'ordures qui envoyait ses assassins, que dis-je ? Qui se cachait derrière ses laquais pour faire le sale travail et ensuite avoir le beau rôle. Je pensais que ce n'était que des criminels lambdas, facilement humains, qu'on pouvait les mettre à terre. Je me suis trompé. Et en beauté. Alors que j'étais descendu dans les égouts, paré à trouver d'éventuels indices sur le fameux Ergot ainsi que la bande qui m'avait menacé au Manoir Wayne, j'avais trouvé quelques empreintes dans les eaux boueuses des égouts. Et pour tout dire, j'aurais du me douter que tout cela n'était qu'un piège honteux et grossier. Dans les égouts, la communication passe mal et Penny-One ne m'était d'aucune aide. Pour le moment, il fallait que je reprenne confiance en mon flair de Détective. Un léger sourire, je remarque quelques entailles dans la pierre boueuse de l'impasse où je m'étais trainé. En y regardant de plus près, un petit mécanisme permet d'actionner la pierre et celle-ci s'ouvre. La lumière m'aveugla. Blanche, les murs blancs, des murs biens épais, biens durs. J'avance doucement, le bruit de mes pas résonne. Mauvais plan, cela va forcément attirer quelques ennemis dans ma direction. Et je ne me trompe pas, pas le moins du monde. Quelques ombres, je les remarque, mais je fais semblant de ne pas les voir, histoire de jouer les imbéciles. Continuant ma marche, j'arrive dans la salle d'une immense fontaine. Aux pieds de la statue, je remarque une maquette de Gotham City, comme celle que j'avais commandé pour ma soirée de gala. Impossible, mais pourtant trait pour trait, c'était bien la ville de Gotham comme je l'avais conçue. C'est alors que trois ombres surgissent derrière moi. Avec des épées tirées, ils foncent vers moi pour essayer de m'abattre, de repousser l'envahisseur qui pénétrait dans ce perchoir de monstres qui avait déjà commis bon nombre d'horreurs dans MA ville. Ils ne sont pas durs à comprendre, il suffisait de comprendre leur mode de fonctionnement. Sur un des Ergots que j'avais déjà combattu, j'avais prélevé de son sang pour tenter de l'analyser et de voir son mode de fonctionnement. Selon le plan de la génétique, celui-là était un cadavre réanimé grâce à une substance proche du Lazare, le corps présentait aussi des traces du composé cryogénique de Freeze, et je me doutais qu'il fallait les figer dans la glace pour les vaincre. C'était un point faible que je n'oublierai pas d'exploiter, sans hésiter, sans faillir. Alors que les trois monstres au visage de hibou s'élançaient dans ma direction, j'eus le réflexe de bloquer chacune de leurs attaques. Flanc, devant, arrière, ils essayaient, et ils échouaient. On dit souvent que la meilleure défense, c'est l'attaque. Mais pour ma part, cela me laissait l'opportunité d'étudier leur style de combat primaire. Un de leurs défauts est justement d'essayer de couper et de trancher à tout-va, sans chercher à comprendre les différents points du corps humain, leur logique était faussée depuis le début. Un homme peut vivre sans sa main et continuer à combattre s'il arrive à améliorer ses aptitudes, sa performance et à s'entrainer pour palier la perte d'un quelconque membre. J'ai vu des choses à Nanda Parbat qui défiaient tout ce que l'être humain, dans sa routine, ne pouvait pas comprendre, ni-même imaginer. Mais alors que le combat faisait rage, j'en avais assez vu pour pouvoir achever le combat. Sortant mes grenades givrantes de ma Bat-ceinture, je les lance sur les Ergots qui commencent à se figer dans la glace. Avec la température actuelle, j'en déduis qu'il leur faudra au moins une trentaine de minutes pour se sortir de là. Cela ne me laissait que peu de temps. Alors que je continue d'avancer dans le labyrinthe, je ressens quelque chose, quelque chose ne va pas dans mon corps, il semble plus lourd. Réglant le casque, il détecte un gaz paralytique. Impossible de savoir ce que j'avais ingéré, si ça se trouve, j'étais déjà atteint depuis le combat, et ce combat était là pour m'affaiblir, pour me forcer à consommer plus d'oxygène et à me rendre de plus en plus atteint par ce gaz. Ils m'ont eu, mais je n'avais pas dit mon dernier mot, loin de là. Je sors de la ceinture un petit sérum concocté, il mettrait un certain temps à faire effet, mais cela me redonnerait un avantage pour plus tard. Continuant ma lente avancée dans ce labyrinthe, j'aperçois enfin une sortie. Et me voila maintenant dans une espèce d'arène. Autour de moi, des hiboux, des gens portant les masques de la Cour des Hiboux. Ils existaient ! Ils existaient vraiment, et depuis petit, j'étais toujours dans cette optique de les démystifier, ce que je n'avais pas réussi à faire. Mais aujourd'hui, le petit garçon en moi était content de voir qu'il ne s'était pas trompé. C'est alors que le projecteur se braqua sur moi, et un homme parla, encapuchonné, il commençait à délirer sur mes exactions, j'attendais la fin de ce numéro grotesque pour ensuite me mettre à détruire la Cour, comme je l'avais fait avec tous les autres criminels de cette ville. Hélas, voulant bouger mon bras, je ne sens plus rien, je ne sens plus le bras, ni la possibilité de le mouvoir, ni les jambes, ni rien d'autre. Le poison faisait effet, mais le contre-sérum allait agir, ce n'était qu'un question de temps. Gagnons du temps en bavardage inutile, rentrons dans leur jeu. C'était un discours infect, qui reposait sur le rapport de la domination, d'un seigneur qui dirigeait des serfs, de pauvres gens, qui se croyait encore au Moyen-Âge et qui pensait encore que tout leur appartenait. Voila le dessin des hommes les plus influents de Gotham, des couards qui se revendiquaient être des seigneurs alors qu'ils se cachaient derrière des masques.

"Tout cela est clair, vous et votre Cour des Hiboux, vous n'êtes que des malades, bons pour Arkham. Vous jouez aux grands ducs mais vous vous cachez, comme des lâches, derrière vos Ergots. Vous tirez leurs ficelles et ceux-ci, par un soit-disant serment ou une promesse ridicule, sont obligés de vous suivre aveuglément. Vous n'êtes que des malades ..."


Quand on voyait des criminels comme le Joker, Double-Face, Chapelier Fou, ou encore Poison Ivy, ceux-ci avaient l'excuse de leur folie, cependant, des riches qui jouaient aux cinglés, aux criminels, c'étaient les plus monstrueux, les plus vicieux, et les plus cyniques. Montre leur ton dégout, c'était la meilleure façon de les pousser dans leurs retranchements et de faire des erreurs. Cependant, la colère que le Grand Duc exprimait allait atteindre son paroxysme. C'est à ce moment-même qu'il ordonne à son Ergot de me trancher le bras, vite, le sérum devait agir, vite, vite. Il faut que ça vienne. Mais ça ne venait pas, et alors que j'attendais un quelconque miracle, l'Ergot me trancha le bras gauche. Je poussais un hurlement de colère, de douleur, et de rage. Je venais de perdre un bras, je venais de perdre un de mes bras et ça faisait mal. Le coup fut presque invisible, et la lame était parfaitement affûtée, il venait de me faire assez mal. Et malgré la douleur, je n'oubliais pas ma promesse de mettre à terre ces ordures, quoiqu'il se passe. Alors que le sang coulait de mon bras, la douleur, avec l'adrénaline surement, venait de propulser le sérum dans tout mon corps et je retrouvais l'usage de mes membres, du moins ce qu'il en restait. Reculant devant ce qui se passait, j'observe la composition du sol. Un gravier, du gravier blanc, en dessous, devait se trouver un des nombreux conduits du canal qui se déversaient dans la baie de Gotham. Je n'avais pas le droit à l'erreur. Déposant rapidement un explosif, celui-ci explosa et fit un énorme cratère dans le milieu de l'arène. Prenant mon souffle, je plongeais dans l'eau qui s'écoulait, fuyant la Cour des Hiboux comme il se devait et emportant mon bras par la même occasion. Je devais retourner à la cave, je devais retrouver mes forces, et surtout, je devais trouver un moyen de les anéantir une bonne fois pour toutes. Sortant de l'eau croupie, après avoir dévalé quelques kilomètres de conduits en quelques minutes, je ressors de l'eau, encore blessé. Prenant de quoi cautériser dans ma ceinture, j'applique un garrot de fortune, mais Alfred devra faire le reste. Ainsi que Tamara qui ferait en sorte de me trouver une prothèse adaptée. J'avais mal, je hurlais encore de douleur suite à cette blessure. Prenant mon communicateur, j'alertais Penny-One, ainsi que tous les autres qui pouvaient m'entendre sur le canal sécurisé.

"L'ange noir est tombé, l'ange noir est tombé."


Halètant entre chaque phrase, je prononçais cette phrase trois quatre fois d'affilée. C'était le code ultime en cas d'alerte maximale, dans l'hypothèse où j'aurais un énorme problème. Et cette fois, j'en avais un gros. D'ici quelques minutes, la Batmobile serait dirigée dans ma direction, et un allié viendrait probablement s'occuper de ce message reçu sur canal sécurisé. J'avais perdu un bras, mais je n'ai pas perdu mon envie de me débarrasser de la Cour des Hiboux. Je les tenais. J'ai failli les avoir, mais c'était partie remise, en attendant de revenir, plus fort, et plus préparé que jamais. Dans un écho lointain, j'entendais le crissement des pneus de la Batmobile, elle arrivait. Dieu fasse qu'Alfred soit là pour s'occuper de mon état.

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La Cour des Hiboux
MessageSujet: Re: Le Jugement des Hiboux - Chapitre 2   Dim 8 Oct - 9:28


L'Envol du Hibou


Qu'il est angoissant, ce moment où tout se met en marche ...


Le voila enfin en train de saigner. La bête qui avait changé Gotham était sur le point de plier, il était vulnérable, et surtout, il était possible de lui faire mal, très mal. La drogue qu'il avait ingéré était surement en train de le dévorer de l'intérieur, il allait sentir la longue agonie qu'il avait infligé à cette ville. Parce qu'il avait commis l'erreur de venir dans cette ville, il avait tout changé, il avait tout bouleversé, il avait fait venir ces monstres dans notre ville, il avait changé la donne, et tout ça pour son unique plaisir de combattre le crime. Voila ce qu'était devenue Gotham City. Un havre de monstres, un havre où la normalité ne pouvait pas exister, et le changement avait nuit à notre hégémonie dans Gotham City. Maintenant, il allait payer. Morceau par morceau de chair. Il verrait sa vie s'écouler, comme il avait tué Gotham City à petit feu durant toute sa carrière de justicier. Ce n'était que justice au final. Une justice qui se devait d'être appliquée au Batman. C'est alors qu'une chose impensable se produisit ! Il arriva à reprendre le contrôle de ses membres alors que le gaz aurait dû décimer toute volonté en son être. COMMENT ? C'était presque insultant pour les scientifiques de la Cour qui avaient planché sur ce gaz pendant des années. Même saignant comme un porc, le Batman se révélait plein de ressources. Il aurait pu être un bon Ergot quand on y pense, avec le temps, peut-être que nous pourrions nous occuper de lui, et prendre son corps pour en faire un combattant aguerri au sein de la Cour. Peut-être. Après tout, il était le héros de Gotham, et il pouvait se sortir de toutes les situations possibles et inimaginables. En tout cas, il venait de faire un immense cratère dans la roche friable du sol, gravé d'un hibou majestueux dessus. Et il plongea dans l'eau, récupérant le bras tranché qu'il avait perdu. Levant le point, le Grand Duc hurla de rage face à ce dénouement imprévu, comment cela avait-il pu être possible ? On aurait fortement à penser à le désarmer pour la prochaine fois. Cette ceinture était un des artifices qu'il utilisait, et pour tout dire, il fallait que l'on s'en débarrasse pour la prochaine fois.

"Sacrilège !"


Hurla le Grand Duc quand Batman fit exploser le sol de l'arène. Qui était l'imbécile qui avait conçu le sol dans une matière friable et peu solide ? Qu'importe ! Batman s'était échappé et il allait surement revenir. Mais la Cour serait à nouveau prête pour lui. En attendant, il fallait évacuer ce niveau, l'explosion a provoqué une pression accrue de l'eau dans la salle et l'eau commençait à monter. Bien que l'Ergot ne risquait rien, ni-même la noyade, il fallait quand même quitter le sanctuaire. Alors que l'eau commençait à inonder l'arène, on observait avec stupéfaction la rapidité de la montée des eaux, surprenant quand même quand l'eau se déchaine ! Et pourtant, il fallait renoncer à ce niveau, le labyrinthe ne serait plus utile s'il était englouti par les eaux. Bah ! Tant pis, laissons aux rats et aux monstres l'accès à ce niveau, de toutes manières, personne ne pouvait plus entrer dans ce labyrinthe, il était un peu trop connu du Batman désormais. Les membres de la Cour couraient pour fuir, pour échapper à l'eau de la canalisation qui commençait à s'élever. La pression était forte, et l'eau commençait à pénétrer vraiment à la vitesse la plus étonnante qu'il était possible de voir, comme dans une inondation d'un ouragan. Comme si l'eau camouflait le départ anticipé de ce cher Batman. C'était étonnant.

"Vite ! Sur les hauteurs ! Retournons dans notre perchoir."


Hurlais-je à tous nos invités. La tour dans laquelle nous étions était solide, mais les fondations allaient prendre un coup. Le Grand Duc n'était pas spécialement pour que les fondations reposent maintenant sur quelque chose d'aussi glissant que de l'eau, mais on avait d'autres chats à fouetter plutôt que de s'occuper d'urbanisme, et puis de toutes manières, toute la ville de Gotham City était notre perchoir. Nous quitterions bientôt cette tour pour un lieu plus calme, plus tranquille, et pour tout dire, plus éloigné des chauve-souris de Gotham. Alors que les derniers invités passaient la dernière porte qui menaient à cette salle, nous enclenchions le système pour sceller les réserves comme nous les appellions. Le Grand Duc laissa ses invités reprendre leurs esprits et il disparut dans son bureau personnel, il enleva sa capuche et son masque, avant de lorgner à travers la ville de Gotham City.

"Une victoire pour les Hiboux, Batman. Mais la guerre, elle, n'est pas gagnée. La guerre ne meurt jamais."

Se servant un pichet de vin ancien, le Grand Duc observait la nuit constellée d'étoiles au-dessus de Gotham. La nuit appartenait aux Hiboux, et Batman n'était plus le bienvenue dans cette ville. Bientôt, tout allait changer. Pour le moment, savourons la petite victoire dans l'optique d'une victoire totale sur le Batman, ses alliés, et ses principes stupides et ridicules. Bientôt, nous déclencherions le projet "Nuit du Hibou", un plan pour renverser la tendance dans tout Gotham, histoire de tout préparer pour le retour définitif de la Cour dans les âmes et les cœurs de la ville. Pas un jour ne se passerait sans que les habitants de Gotham City soient saisis de terreur par l'horreur que nous infligerions dans l'ombre. Quelle douce idée cela serait. De prime abord, nous éliminerions tous les obstacles à notre chemin : Cobblepot, Specter, Gordon, puis les nantis ridicules comme Wayne, Paxton, Kane, et enfin, nous prendrions ce qui nous appartient de droit divin : Gotham était à nous. Gotham était un fruit et elle était mûre pour la récolte.

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Fin du Chapitre 2


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Le Jugement des Hiboux - Chapitre 2

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