Forum Jeu de Rôle Batman



Carpenter

Copperhead

Mad Hatter

Scarecrow

White shark

Two-Face

Ratcatcher

Kite-man

Lynx

Cluemaster

Carmine Falcone

Catgirl

Simon Hurt

Mahunter


Bluebird

Katana

Red Hood

Talon

The Signal

The Question

Holly Robinson

Jezebel Jet

Julia Pennyworth

Lucius Fox

Max Shreck

Silver St.Cloud

Sarah Essen

Amanda Waller

Renée Montoya

Crispus Allen

Jim Corrigan

Partagez | .
 

 Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatarInvité
MessageSujet: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Sam 16 Sep - 22:36



Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...
feat. Cassandra Cain / Black Bat & Jean-Paul Valley / Azrael

Patrouiller la nuit. Telle une ombre qui traverse celle des autres. Glisser dans les ténèbres des hautes tours renfermant la manigance des grands. Se fondre dans celle des ruelles bien plus basses ou l'infamie ne se camoufle même plus. Une ombre qui s'échappe des regards indiscrets, tout en posant le sien alerte, scrutant l'erreur, attendant patiemment son heure. Celle du crime...

Mais juger les gens n'est pourtant pas son fort. Jean-Paul n'avait pas vraiment ce sens inné des autres pour déceler l'invisible marque du péché. Déchiffrer le silence, lire les expressions, les mouvements... Un art que Batman voulu lui inculquer quand il a cherché à le préparer à sa succession. Une grande réussite à en connaître le résultat n'est ce pas ? Tout justicier qu'il voulait être, Azrael n'a jamais réussi à s'approprier cette « arme » qu'est l'empathie. Plus compliqué quand cette dernière se tourne vers le mal. La faute à son endoctrinement passé sans doute. On ne lui a pas appris à faire la part de des grands extrêmes de ce monde. Car le bon était l'Ordre, et le mal devait être le reste du monde. Difficile en ce sens, à ne pas se méfier de chacun. À ne pas voir avant tout le pire derrière chaque expressions, regards, gestes. « Chaque personne est un livre ouvert à qui sait le lire » ne cessait de lui rappeler Bruce. Mais les échecs ne faisaient que se succéder. Il croit même que à cet instant, le chevalier noir eut un doute sur son choix de remplaçant à son interminable quête. Il s'en est bien gardé de le lui exprimer néanmoins, et se sont simplement contentés de passer à d'autres préparations. N'empêche que c'est l'impression qu'à eux Jean-Paul sur l'instant. Dans son regard. Mais là encore, qu'en sait-il réellement, lui qui n'arrive pas à si bien lire à travers les autres. Encore plus difficile à travers l'homme indéchiffrable qu'est Batman.

Compenser par le reste. Réussir toujours au mieux dans les autres domaines. Chacun à sa faiblesse, il suffit de la combler par sa force. Il est un peu plus compliqué quand on a autant de failles que lui par contre. Rester impassible. Toujours maître de soi. Veiller à deux fois à ce que ses cibles soient bien ce qu'elles sont. Ne rien laisser transparaître. Vif, puissant, agile... être parfait sur le reste.

MaIs NoUs SoMmEs PaRfAiTs... CaR nOuS SomMeS Un aNgE, AaAzrAael.... .

La voilà, sa plus profonde faiblesse. Celle qu'il enfoui, qu'il tente d’étouffer. La faire taire sous ses prières. L'imaginer disparaître dans ses rêves. La subir sans broncher la plupart du temps, jusqu'à trouver un moyen de s'en libérer.

Divagations et questionnement l'on fait perdre le fil de ses pensées, et surtout son attention. Il stoppe un instant ses voltiges pour se reprendre sur le toit d'un vieil immeuble. Gotham était aussi sa ville, et il avait tenu à revenir. Affronter ses démons, ou plutôt ce soi-disant ange, ce gardien, cette part de lui-même qui siffle ses serpents au fin fond de son crâne. Il s'était cru prêt à son retour. Mais cette ville. Ces toits. Cette atmosphère. Tout ici semblait pousser chacun dans ses retranchements. Comme un parfum de folie. Une pulsation incessante qui vous pousse à la faute. Mais le temps des doutes n'était plus. Et lui était un homme d'actes.

Il avait déjà bien nettoyé le « territoire » que lui avait alloué Batman après leur retrouvailles. Tendue. Mais sans un reproche. Ni même un déni de leur passé. Difficile de l'imaginer lui pardonner néanmoins. Il restait sur ses gardes, Azrael en était certain. Il le testait, tout autant que lui-même le faisait en faite. Mais au moins comme cela, tout deux seront fixés. Il lui avait confié la protection de quelques quartiers aussi difficiles que de bas étages en soit. La racaille y sévissait pour sur. Mais il ne croiserait sûrement pas de plus grosses menaces que ces vermines sans envergures. Même pas forcément des mauvais bougres. Juste ceux qui n'ont pas eu de chance dans cette ville. Gotham élève tout comme elle broie. Et sont bien plus nombreux ceux qui goûtent à la seconde possibilité. Les petits crimes, c'est parfois tout ce qui leur reste. Mais le mettre lui comme veilleur au dessus de leurs têtes. Voilà une bien dure punition que leur faisait le juge Batman. Azrael n'était pas vraiment réputé pour être un tendre, bien au contraire. Et dès son arrivée, la clinique du quartier fut bien vite engorgée. Lui permettant par la même d'y rencontrer la figure locale et maîtresse des lieux, le Docteur Thompkins. Avec un aplomb incroyable, elle s'est mise à le sermonner. Au diable son masque, son costume et le danger qu'il peut amener. Tel un enfant, il s'est fait rabroué d'avoir ainsi osé abattre tant de violence et de sévérité. Et à en croire ses menaces, Bruce lui-aussi allait avoir le droit à ses foudres. Mais qui pouvait donc bien être cette femme qui se tenait si fièrement au milieu de la fange, à soigner sans égard les malhonnêtes comme les justiciers ? Un questionnement qui ne fit que renforcer le respect pour lequel Jean-Paul se forgea d’emblée pour elle. Et pour se racheter, de l'aida comme un bénévole parmi tant d'autres, quand il ne revêtit pas son costume. Curieuse situation, de s'en prendre à un homme pour ses fautes, pour venir le soigner par la suite pour racheter les siennes. Était-ce là le but de Batman ? Il n'existait pas de territoire de Justicier. Chacun de ses alliés pouvaient ouvrés comme bon leur semblait à travers sa ville. Cette confiance, il ne l'avait pas encore retrouvé. Il n'était pas chanceux d'avoir quelques quartiers entièrement à sa surveillance. Il y était surtout cantonné. Enfermé. Pour mieux le surveiller. Oui, le surveiller...


EnFiN tU Le ReMaRquE... À tE QuEsTioNnEr SuR DeS FuTiLiTéS HuMaiNeS, Tu eN PeRdS NoTrEs AtTeNtIoOoOn... ..

tu ne pouvais pas simplement me prévenir ?

Le silence à la question lui déplaît. Mais encore plus de ne pas avoir remarquer ce que lui-même, pourtant simple locataire de son esprit, avait peut-être décelé depuis plus longtemps. Depuis combien de temps était-il suivi ? Épié même ? Azrael pouvait le sentir. Une impression que beaucoup connaissent, mais que peu peuvent vraiment contrôler. Au moins un enseignement qu'il n'a pas foirer. Les bruits sont imperceptibles, les mouvements infimes. Une ombre plus insaisissable que les autres ombres. Elle lui tourne autour, donnant un sentiment d'écrasement. À force d'y vivre, on ne fait plus attention aux ténèbres qui nous entour. Mais pourtant, elles sont bien là. Et on se rend compte à quel point elles sont menaçants. Capable de dissimuler les pires créatures de vos cauchemars. On les perçoit comme les malfrats de Gotham doivent les percevoir depuis que Batman s'est mis en chasse. Il n'est pas de si basse catégorie néanmoins. Il garde son calme. Ses muscles sont détendus, son corps au même rythme qu'à l’accoutumé. Il attends. Écoute la ville. Les échos qu'elle pourrait daigner lui offrir.

L'adrénaline s'engorge dans son sang en une fraction de seconde. Le guerrier pourpre aussi lourd que puissant disparaît pourtant dans un élan d'agilité et de grâce. Il s'élance entre les toits, tente de semer cette ombre. Mais c'était presque comme si il tentait de fuir la sienne. Il ne saurait dire si elle est toujours là. À vrai dire il ne savait même pas si elle était véritablement là. Peut-être que sa folie avait simplement passé un nouveau cap. Ce n'est qu'une impression. Une intuition du danger. Un instinct purement animal. Et il n'est peut-être pas doué pour l'empathie. Mais il a entièrement confiance en son instinct. Ne serait ce que pour la présence des gênes qui furent mélanger aux siens à sa création. Il court, plonge et saute. Les toits de Gotham sont loin d'être un horizon plat et sans obstacles. Ils sont à l'image de ses rues. À l'image même de ses souterrains. Chaque pierre est un piège. Chaque gargouille un ennemi. Chaque tournant un cul de sac. Une ville effrayante. Une ville surprenante. Ses justiciers savent en user à leur avantage. On ne domine pas Gotham. Mais on peut la dompter, s'appuyer sur ses forces et faiblesses pour vaincre les ignorant. Mais cette ombre. Elle le suivait. Donnait l'impression même de gagner du terrain avant de reculer. Que faire ?


CoNtRe-AtTaQuE !!! ..

le cri résonne dans sa tête. Le regard de Jean-Paul Valley s’efface une fraction de seconde, celui d'Azrael n'en luit que plus fort dans ses orbites. Un virage un peu serré sur un toit bien éloigné de ceux auquel il est censé se restreindre. Les néons se jouent des perceptions, clignote et révèle, tout comme aveugle et hypnotise. Il utilise la sortie d'une cage d'escalier dépassant de l'immeuble comme une si petite tête sur un énorme corps pour se camoufler. Il n'y a pas un bruit. Juste une onde dans l'ombre. Un écho. Un éclat de lumière. Un instinct. Dans un mouvement brusque il ressurgi, son poing venant à la rencontre du fantôme qui le chasse ainsi depuis tout à l'heure. Mais cela suffit. On ne le chasse pas sur SES toits ! Car il est Azrael... Et dans un flash, alors que son poing fend l'air, il rassure sa santé mentale, ainsi que son sens si aiguisé. Une silhouette se dresse. Mais, pourquoi la frappe t-il ? Il cherche à dévier le coup, se réveil dans son erreur. Il reconnaît le symbole que porte la petite ombre. Mais il est trop tard.....

Attention !

(c) Never-Utopia


Dernière édition par Jean-Paul Valley / Azrael le Mar 19 Sep - 16:19, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Lun 18 Sep - 17:18



   
"Il n'est pas d'ombre dans le noir. Les ombres sont les servantes de la lumières, les filles du feu. Plus vive est la flamme, plus sombre sont les ombres qu'elle projette" - George R.R. Martin

  
Cette nuit l'ombre à une mission particulière, personnelle, qu'elle doit traiter en priorité. La nouvelle s'est vite répandu parmi les justiciers et justicières proches de Batman et plus particulièrement parmi les rangs du Réseau, naissante organisation de ce-dernier fondée dans le but entre autre de faire front uni face aux nombreuses menaces qui courraient sur la ville tel la Cour des Hiboux, le Gant Noir ou encore Black Mask. Un guerrier était de retour dans l'arène gothamite, un individu que la mystérieuse silhouette filiforme n'avait jusqu'à présent jamais rencontrer, l'inconnu bien connu avait disparu de la circulation avant même qu'elle n'endosse le costume de Batgirl.
De toute évidence le chevalier noir n'avait pas toute sa confiance en cet homme qui l'avait déjà trahis par le passé, chacun avait été mis au courant de sa présence dans un périmètre bien délimité.

En temps normal elle aurait simplement assimilé l'information et serait passé à autre chose, mais elle était grandement contrariée par le secteur dans lequel cette menace probable avait le droit d'opérer. Celui qui fut un temps le Batman-qui-tue était bien trop proche de la Clinique du docteur Thompkins où travaillait bénévolement une des rares amies de Black Bat, Harper Row.
Celui connu sous le nom d'Azrael avait déjà sombré dans une folie meurtrière autrefois et même si Batman semblait vouloir croire à une amélioration, il était inacceptable de mettre une des personnes les plus chères aux yeux de la justicière en danger pour une des nombreuses petites expériences de son mentor.

Ainsi la petite ombre, depuis un petit moment déjà, mettais tous ses efforts dans sa discrétion. Observant l'homme en rouge venu d'un autre temps faire sa patrouille de nuit. Étudiant chacun de ses mouvements, lisant tant bien que mal ce que son corps voulait bien révéler sur sa personne malgré l'armure et la cape. L'exercice était difficile, il fallait rester hors de portée tout en restant concentré sur sa personne.
Il y avait une forme de détermination en lui et autre chose. Cassandra Cain avait déjà eu l'occasion d'observer des gens en plein monologue intérieur durant ses années de service au nom de la justice, c’était à la fois semblable et différent. Une sorte d'hésitation, ou de doute, très difficile à déchiffrer.
Discuter directement avec lui aurait pu donner plus d’information mais il y à des gens qui sont adroits pour cacher ce qu'ils sont à l'intérieur, comme son mentor et père adoptif, mis à part lui révéler qu'il était observé et juger cela n'aurait peut-être rien donné. C'est en tout cas ce que s’était dis la jeune femme, peut-être pour se convaincre elle même que son asociabilité était guidée par la raison et non par les cicatrices de son enfance.
Peut-être pouvait-elle s'approcher un peu plus, pour mieux lire en lui.

Grave erreur.

Elle avançait méticuleusement sur les toits, tournant autour du Chevalier lourd comme une prédatrice prête à sauter sur son prochain repas. Pour l'instant ce n'était que de l'instinct, un doute, mais ce type avait quelque chose qu'il cachait, c’était certain et il était très bon à ça. Tout comme il avait été bon pour cacher son attention, il venait de fendre l'air à toute vitesse, il savait qu'il était observé et pourtant il n'avait rien laissé transparaître. L'Ombre compris alors pourquoi le Batman avait choisi, fut un temps, cet individu pour lui succéder. Ce n'était pas un petit joueur en manque de sensations fortes, pas un apprenti justicier en quête de vengeance comme elle en avait vu lors de la première réunion du Réseau, celui-ci était un véritable guerrier, comme Batman, comme Elle.

Il pensait pouvoir disparaître dans les recoins de Gotham, mais c’était peine perdue. En effet cette ville et ses toits était un véritable dédale où personne ne connaît jamais réellement le chemin même après l'avoir arpenté à de nombreuses occasions mais Black Bat en avait vu d'autre. Certes elle n'avait pas passer autant de temps dans les parages que la grande chauve-souris, mais elle avait vécu un certain temps à Hong Kong, elle avait chassé les malfrats dans les quartiers pauvres de la grande métropole asiatique. Là-bas, les toits sont si hauts, la vie et les déplacements d'une justicière ne se déroule pas à l'horizontale mais à la verticale. D'immenses tours dans lesquels étaient entassés les pauvres et les criminels, se mouvoir rapidement nécessitait de sauter de balcons en balcons, d'un étage à l'autre, montant, descendant et zigzagant. C'était une expérience formatrice qui vous prépare aux pires courses-poursuites qu'une ville est capable de vous offrir.

Mais il est bon, très bon à ce jeu-là. Il était impressionnant, si rapide et agile avec son lourd attirail venu du Moyen-Âge. Les obstacles s’enchaînent, les tournants et les passages dérobés et pourtant aucun n'arrive à perdre l'autre jusqu'au moment où, hors de la juridiction d'Azrael, celui-ci disparaît comme un fantôme.

La jeune justicière atterrie sur le dernier toit où elle l'à aperçu, déçue d'elle-même, elle observe les environs, s'assurant qu'elle n'est pas devenue la proie. Cette entrevue n'avait pas mis Cassandra en confiance vis à vis du nouveau re-venu. Face à lui Harper n'aurait aucune chance, elle était bonne mais il ne fallait pas se mentir, si quelqu'un comme Black Bat n'arrivait pas à suivre la cadence face à cette créature, alors très peu de gens en serait capable.

Il faudra sûrement remettre l'observation à une autre nuit et.... Soudain, l'imposant templier réapparaît, différent. Les mouvements de son corps hurlent ses mauvaises intentions, il veut faire mal, il veut peut-être même tuer, mais pas le temps de s'attarder là-dessus, son poing tel un météore part à la rencontre de la justicière ténébreuse et si celui-ci n'avait pas indiqué sa présence de part son avertissement nul doute que le choc aurait été dévastateur.

Le mouvement est bref, désespérer mais elle arrive à éviter le coup en faisant un rapide bond vers l'arrière. Étrange stratégique que d'annoncer son attaque, mais ce n'est pas le moment d'évaluer à quel point son adversaire est atteint. Il ne faut pas rester là et même si déjà cette sauvagerie meurtrière n'est plus lisible dans les mouvements du dénommer Azrael, il à bel bien été l'instigateur de ce coup. Rapidement, elle enchaîne par une course vers lui et d'un saut savamment calculer elle se sert du poitrail du croisé comme d'un promontoire vers le toit de la cage d'escalier d'où il venait de surgir. D'un mouvement tout aussi véloce elle saisit un des batarang se trouvant dans les nombreuses petites sacoches à sa ceinture, accroupie sur cette toute relative hauteur elle se prépare à lancer son arme dans l'optique de pouvoir disparaître à nouveau au moindre signe d'agressivité.



" Toi, Attention "



© By Halloween sur Never-Utopia

   
Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Mar 19 Sep - 16:17



Une fraction de seconde ou l'on s'oublie. Un clin d’œil pendant lequel vous disparaissez, pour ouvrir votre regard sur un nouvel éveil. Ne plus être maître de son corps, de ses actes, laissez faire une autre part de vous, cachez, en attente. Elle surprends la plupart du temps. On ne s'attend pas à posséder une part de soit si opposé à notre visage quotidien. Elle peut choquer, au point que l'on finisse par l'enfermer profondément en soit pour ne jamais la voir ressurgir. Elle peut aussi plaire, donner une impression de pouvoir être autre, de pouvoir faire plus. C'est un sentiment que tout le monde souhaite néanmoins vivre un jour. Être quelqu'un d'autre. Pouvoir changer le cours des choses. Mais certainement pas dans son cas.
Car ce qui sommeil au fond de lui ne le surprendra plus. Ce qui gronde d'impatience de le voir baisser sa garde, il ne peut simplement l'oublier dans un recoin de son esprit. Oui, cela changerait bien des choses à nouveau si il le laissait regagner cette interminable bataille intérieure. Mais c'est son fardeau. Sa croix et sa bannière.

Son coup fend le vent, mais l'ombre coule entre les failles qu'il a laissé apparaître en se reprenant pour s'envoler au loin. Il n'arrête pas pour autant le mouvement. Il compte bien être certain d'être réveiller, peut-être même faire pénitence de cette baisse de garde, alors que son poing entre en collision avec le béton du mur juste à côté, la force du coup créant un large impact autour, des éclats volant sur le sol, et la douleur qui vient résonner de ses phalanges à son bras entier. Il maintient pourtant le silence, son souffle calme, maîtrisé. Oui, le contrôle, et le garder, c'était ça l'important.

Il remonte enfin son regard vers la petite ombre qui le surplombe à présent. Elle était prête, il pouvait la sentir dangereuse, mortelle, et pourtant, il lui trouvait un air si gracieux. Dans les ténèbres de la nuit, et dans le noir de son costume, elle n'était qu'une silhouette découpée sous les quelques éclats de lumière provenant des lumières fortes et clinquantes des rues en contrebas, et la plus douce et naturelle de la lune. Deux environnements qui se côtoient sur son corps irréel. Mise en abîme presque peu subtile de la vie qui l'avait choisi, coincé entre deux mondes... comme lui...

Azrael ne se présente plus menaçant. Au contraire, il laisse son corps à la merci de sa furie, de sa vengeance. Qu'elle prenne ce qui lui revenait si elle le souhaitait. Batman et les justiciers qui ont pu le connaître comme adversaires s'en méfieraient néanmoins. Il était un guerrier aux techniques parfois suicidaires. Sans considération pour son corps d'humain, pour sa vie qu'il pensait alors supérieure et inarrêtable, il laissait des ouvertures pour mieux coincer sa proie. Il n'a évidement plus ces hautes pensées de lui. Mais la technique était restée. Peut-être car aujourd'hui, dans son éternel envie de repentie, il s'en moquait un peu, de sa vie.

LaMEnTaTiOnS HuMaIiIiNeS... NoUs SoMmEs BiEn aU dEsSuS dE cElAaAa... TuE cEtTe EsTiMe RiIidiIicuUuLe... UnE OmBrE n'EsT rIeN faAaCe à La LuMiÈèÈrE....

Pourtant, c'était bien son regard qui se levait vers elle. Pourtant, c'est bien lui le guerrier saint qui désirait lui quémander pardon. Seul une pincée de fierté encore bien encré et le sentiment qu'elle lui accorderait encore moins de crédits le retenait.

Quand vous êtes dans les rues de la ville, c'est la vie ambiante qui fait dérouler le temps. Les couples qui vont diner ensemble bras dessus bras dessous. Les lumières des vitrines toujours plus clinquantes pour appâter les derniers clients de la journée avant de compter la recette quotidienne. Les groupes d'amis qui s'en vont, portés par leurs rires et folies de la nuit. Les couples ressortent, les volets métalliques se closent, les fêtards s’émèchent... Mais sur les toits, loin de là, le temps n'avait pas tant d'empire. La nuit pouvait passer en un clin d’œil alors que vous veiller à ce que rien n'arrivent à ces âmes nocturnes. Ou bien elle pouvait s'étirer, voir même s'arrêter.
C'était le cas en ce moment. Seul le silence ponctuait leur rencontre. Elle restait prête, et il ne bronchait pas. Les deux ne faisaient que se toiser, se dévisager, l'un comme l'autre apprenant dans cet échange ce dont l'autre était sûrement capable. Azrael notait la délicatesse de la petite ombre, mais aussi sa fragilité. Comment Bruce avait pu laisser une chose si délicate sombrer dans ses noirceurs. Si elle n'était pas aussi prête à bondir, si il ne la sentait pas si capable de l'occire, il s'inquiéterait de la voir se blesser elle-même dans ce monde qui ne méritait pas cette grâce. Il s'en trouvait presque curieux d'en savoir plus sur sa petite ombre. Découvrir qui se cache sur ce masque plus impassible encore que celui de Batman. Connaître son histoire, les raisons qui l'ont poussé à prendre cette voie si dangereuse et tragique, là ou la vie aurait pu lui offrir bien plus. Mais sans juger évidement. Qui est-il pour juger ? Cette simple question fait siffler l'autre qui est en lui, il connaissait déjà sa propre réponse à cela mais la repousse vaguement d'un soufflet de l'esprit. Non, il n'était personne pour juger....

Ce silence ne lui semblait pas gênant, il y ressentait presque une communion en faite. Il n'a jamais été un grand bavard il faut bien dire. L'Azrael qui résidait au fond de lui avait bien plus de verve quand il prenait le contrôle, mais ce n'était que pour mieux ressortir à tout va le code de St Dumas. Donc autant dire, quelques langages de serpent. Il se parlait au final plus intérieurement que de vive voix à d'autres interlocuteurs, ce qui, dit ainsi, rendait lui chose bien plus inquiétante encore.
Ils avaient pourtant bien à parler tout les deux. Car il était bien difficile de savoir dans quel but elle le surveillait, et si leur rencontre était fortuite ou bien planifiée. Il brise ainsi le contact, même si la tension restait palpable, et lui tourne le dos, se dirigeant vers la corniche du toit, s'y arrêtant pour regarder les quelques rues qu'il pouvait ainsi contempler de son perchoir. Il n'y avait pas vraiment d'irrespect dans ce geste. Et ce serait mentir que de dire qu'il ne restait pas prêt à tout éventualité ou elle décidait de prendre sa revanche maintenant. Mais Azrael restait toujours prêt de toute manière, et ce depuis son enfance. Elle pouvait lui sauter dessus mais il la plongerait alors dans le vide en face de lui. Elle avait toujours le choix de lui lancer ce batarang, mais cela lui laisserait le temps de dégainer son épée. Et tout en l’enflammant, il prendrait un avantage certain sur le duel à venir. Bref, la confrontation ne serait pas facilement gagnante, pour l'un comme pour l'autre. Si elle devait avoir lui évidement.

C'est Batman qui t'a envoyer me suivre ? J'ai bien du mal à le croire...

Quand Bruce souhaitait le contacter, il le faisait de lui-même, sans vraiment de détour, mais toujours avec une précaution blessante mais à n'en pas douter nécessaire vu leur passé commun. Il n'enverrait nullement ses protégés, principalement car il en avait déjà blessé plusieurs, même failli envoyer Nightwing dans le trépas. Alors elle, une petite ombre nouvelle et qui ne le connaissait même pas... Cela était déjà surprenant qu'il se soit encore laissé aller et l'accepter à ses côtés. Le ténébreux et renfermé justicier qu'il avait connu semble avoir bien plus changé qu'il ne l'avait imaginé.


FaIiIbLe Et PlEiN de FaIiIlLeS.... NoUs PoUrRiOnS éTrEs Un BiEn MeIlLeUr SaUvEuR pOuR cEtTe SoDoOoMe .... .

Azrael soupir en entendant la seule chose proche que lui possédait. Était ce vraiment une faiblesse que de s'allier ainsi à d'autres ? Que de s'entourer de combattants. De... Faire confiance tout simplement ? À vrai dire, c'était là bien l'une des questions pour laquelle il cherchait une réponse en revenant à Gotham. Il se tourne lentement vers la petite ombre, évitant tout mouvement brusque, comme face à un animal sauvage sur le qui-vive, ou de peur qu'elle ne s'évanouisse dans la nuit à tout instant. Pourquoi d'ailleurs avoir peur qu'elle disparaisse ? Elle était une gêne à sa nuit de patrouille. Elle l'avait surveillé comme si il était un de ces malfrats de Gotham parmi tant d'autres. Était-ce le cas ? N'était-il que cela à leurs yeux ? Oui, il voulait qu'elle reste, pour qu'elle puisse répondre à ces questions. Batman était un mur. Ses interrogations restaient sans véritables solutions. Il n'avait le droit qu'à des méfiances et des épreuves supplémentaires à surmonter pour lui prouver qu'il méritait plus de considération. Il le lui apportera. En temps voulu. Mais cela n'empêchait pas les questions de tourner en boucle dans sa tête, de le torturer encore plus qu'il ne l'était déjà. Et il était certain que avec les réponses, il serait un peu plus en paix et apte à continuer sa quête.


Tu me connais n'est ce pas ? On t'a conté mon histoire... mes pêchés... Mais me poursuivre n'était pas une chose bien lucide à faire... petite ombre

Mais cela restait la première qui osait enfin l'approcher depuis son retour. Rien que cela lui apportait déjà beaucoup. Cela lui donnait moins l'impression de n'être qu'un démon à fuir parmi tant d'autres...


(c) Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Mer 20 Sep - 2:19



   
"Il n'est pas d'ombre dans le noir. Les ombres sont les servantes de la lumières, les filles du feu. Plus vive est la flamme, plus sombre sont les ombres qu'elle projette" - George R.R. Martin


Les pensées fusent en quelques secondes qui semblent s’étendre sur des heures. Ni elle, ni son potentiel adversaire ne semble vouloir bouger, ils se fixent l'un l'autre et nul doute que chacun en profite pour analyser l'autre de son regard. L'une de manière sûrement plus efficace que l'autre.

Elle voit chacune de ses faiblesses apparentes, elle visualise celles qui ne le sont pas. Les points faibles de son armures, le mouvement que celle-ci ferait si on frappe à un endroit en particulier, la vitesse à laquelle il serait capable de bouger, un moyen de le paralyser.
Dans son esprit, il est déjà mort une centaine de fois, et immobilisé au sol un millier d'autres.
Si il souhaite se battre, laisser le temps à Black Bat de prévoir ainsi son coup est une erreur fatale, il vient de signer son arrêt de mort et il ne s'en remettra pas. Ce n'est plus un combat qui s'annonce, c'est un revers de main pour écraser une mouche.
Il reste tout de même imposant, même si elle est parfaitement confiante en ses capacités et le temps de préparation qu'il vient de lui offrir, son instinct lui hurle de se méfier. Il y a une aura particulière autour de lui, il sait se battre comme peu de gens le savent, et il à d'autres cartes à jouer qu'un simple coup de poing.

Elle se tient prête à jeter son Batarang dans sa direction, non pas pour le blesser, mais pour l'occuper. Il suffirait d'une seconde inattention de sa part pour qu'elle utilise une petite bombe fumigène et disparaisse dans les ténèbres, avant de surgir dans son dos et lui assener un coup dont il se remettrait difficilement. Mais cela seulement si c’était nécessaire, il semblait avoir perdu toute envie de se battre alors inutile de raviver la flamme.

Lorsque le Chevalier à la cape cramoisie se mit à nouveau à bouger, elle l'avait sentie venir grâce à son don, elle se contenta de rester toujours aussi immobile. Profitant de chacun de ses mouvements pour lire un peu plus en lui, il n'y avait plus aucune once d'agressivité en lui à présent, mais il était sûr de lui, sa démarche et la position qu'il pris une fois qu'il était arrivé sur le rebord du bâtiment pour observer les alentours. Si il y avait une once d'hésitation dans ses mouvements c’était qu'il ne souhaitait pas affoler la Justicière des Ombres, rien d'autre. Il prévoyait sûrement un moyen d'échapper à une attaque de sa part si cela arrivait, mais qui ne le ferait pas dans une situation aussi ambigus? 

Elle ne répond pas à la question du guerrier, elle n’a jamais été très bavarde et ce n'est sûrement pas aujourd'hui, face à une potentielle menace, qu'elle le deviendra.
Pas au nom de Batman, non, en son propre nom, pour les seuls liens qu'elle à avec d'autres êtres humains, la seule preuve qu'elle est humaine malgré ce qu'elle à fait par le passé, malgré ce pourquoi elle est née. C'est à elles que Cassandra pense pour se rassurer lorsqu'elle se rend compte de l'horrible vérité, elle est une chose.
Stéphanie à disparue depuis la réunion pour la formation du Réseau, il ne reste plus qu'Harper à présent. Ses seuls piliers semblent disparaître les uns après les autres, alors pas question que cette brute cuirassée ne mette en danger ce qu'elle à de plus cher au monde.

Elle se surprend à baisser sa garde à cause de ses sombres pensées, non elle ne regarde pas le sol en abaissant sa main, rien d'aussi ridicule, son regard est juste troublé, quelque chose de plutôt inhabituel pour cette assassine si alerte. C'est donc ça d'être un tant soit peu humain? C'est dans les moments de fragilité, de tristesse et de désespoirs que les gens sont... eux-mêmes?
Elle sursaute intérieurement lorsqu'un nouveau mouvement de la part de son interlocuteur la ramène à la réalité. Il lui fait à nouveau face, ils s'observent à nouveau l'un l'autre et il enchaîne avec une autre question. Il utilisait un vocabulaire particulier et même si elle ne comprenait pas toutes les implications religieuse des mots comme "pêcher" elle en saisissait au moins le sens premier.



" ... Je te jauge... "



Un choix de mot peut-être un peu maladroit, mais c’était la réalité et elle n'avait pour l'instant que faire de ce que son interlocuteur pouvait penser d'elle, ou même comment il le prendrait.
Batman pensait qu'il y avait encore une chance pour que cet homme rejoigne définitivement le bon côté et elle ne pouvait nier qu'elle avait un ressentie de bonne volonté de la part de ce-dernier mais il y avait aussi autre chose, une colère qui avait fait surface l'espace d'un instant. Si il ne pouvait pas accepter quelques mots crues, alors il ne mériterait pas cette chance de rédemption.

Quittant peu à peu sa position accroupie, elle se relève plus ou moins rapidement, toujours prête à réagir face à tout signe d'agressivité même si elle même n'y croit plus un seul instant. Elle baisse son bras le long de son corps, le batarang toujours dans sa main, il ne volera pas ce soir de toute évidence.



" Pas de raison de te craindre "

rajoute-elle simplement pour répondre aux derniers mots du Templier Écarlate.

Ce n'est pas une provocation, même si n'importe qui pourrait le prendre comme t-elle, non, c'est seulement la vérité. Elle ne parle pas de sa confiance en ses capacités, ou de son évaluation de l'adversaire. C'est seulement qu'elle sait qu'il n'est pas agressif, elle le voit en lui et qu'il n’a aucune raison de le devenir.
Elle sait, ou du moins elle pense savoir, ce qu'il ressent. Il a ses pêchers, elle a les siens. Les deux ont tué des gens qui ne le méritait pas et les deux cherchent une forme de rédemption. Une quête qui n'aura sûrement jamais de fin, en tout cas c'est le cas pour Cassandra.

Ils sont peut-être plus semblables que ce qu'elle pensait aux premiers abords.

Elle ne connaît pas toute l'histoire, elle sait seulement qu'il avait été choisi comme étant l'héritier de la cape et qu'il avait faillit à son devoir, entraînant des dégâts irrémédiables, s'attirant les foudres de Batman et de ses proches comme Robin et Nighwing.
Elle ne le sait pas encore, même si elle le sent d'une certaine manière, mais il y à bien plus qu'une quête de rédemption qui les rapproches l'un l'autre.

© By Halloween sur Never-Utopia

   
Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Mer 20 Sep - 21:48



La situation semble se détendre, et cela le rassure. Il n'avait nullement envie de se lancer dans un combat contre elle. Non pas par peur, un sentiment qu'il ne venait pas souvent à ressentir en vrai, mais plus par simple raisonnement. Il n'avait d'abord aucune idée de l'issue même de la confrontation. Elle semblait confiante de prime abord, mais lui aussi. Le plus gênant est plutôt que quel que soit le gagnant de cet affrontement, lui en sera tout de même le grand perdant. Il se voyait mal devoir s'expliquer face à Batman et ses alliés, surtout sur le pourquoi avait-il ouvert les hostilités alors qu'elle ne faisait que le suivre. En secret certes, mais même si l'excuse aurait pu paraître valable, ils n'accepteraient pas si aisément de tourner le dos à l'une des leurs pour un ancien traître qui tente tant bien que mal de se racheter. Leur petite équipe semblait plus soudée encore que par le passé, à l'époque ou il avait ce plaisir d'en faire partie, l'époque aussi ou il a failli tout détruire en les repoussant, voir en les attaquant, les considérant comme des barrières à sa croisade contre le mal. Il n'était plus un atout pour eux. Juste un étranger. Un mauvais souvenir qui leur revenait à un moment juste assez opportun pour qu'ils acceptent de se le remémorer. Batman avait besoin de soutien dans sa quête actuellement. Son aide était juste appréciable à un moment pareil. En une autre occasion, l’accueil n'aurait peut-être pas été le même. Si l'on peut déjà considérer que le fait d'être cloisonné à un quartier, d'être largement évité par la moitié des justiciers de Gotham, et à présent de se retrouvé sous surveillance d'une batninja, était véritablement un accueil chaleureux. Mais au vu de passif, difficile de faire la fine bouche.

Une rencontre nocturne entre masques sur les toits de Gotham. Voilà qui avait aussi pu le manquer. Ce curieux contact faisait ressurgir en lui une nostalgie soudaine, une époque révolue ou il avançait avec bien plus de confiance que aujourd'hui. Il serait préférable néanmoins de ne pas se remémorer une autre partie de l'histoire, et en profiter pour faire un pas vers la conciliation. Après tout, c'est bien pour cela qu'il était ici.

Ses bras s'ouvrent. Il évite tout de fois le symbole de croix pour ne pas bêtement entrer dans le cliché. Il voulait simplement démontrer ses bonnes intentions après une si mauvaise première impression. Si celle-ci était bien la première qu'elle avait en faite. Difficile à dire depuis quand elle le suivait. Cela ne le dérangeait pour autant pas plus que cela. Jean-Paul n'avait rien à cacher. Azrael un peu plus, mais cela n'avait pas à être pris en compte en cet instant. Il le sentait d'ailleurs curieusement silencieux, ou plutôt attentif, face à cette rencontre. De quoi redoutait par la suite quelques-unes de ses incessantes exhortations enflammées à la purification par la souffrance et la mort. Mais ce simple moment de calme avant de devoir y refaire face était déjà une bénédiction pour son esprit.
De sa main, le croisé des temps moderne propose de venir le rejoindre face à lui, plutôt que de le toiser ainsi sur son promontoire.

Je te demande humblement si tu accepte de me rejoindre à présent. Loin de moi l'idée de te supprimer de ta position de... supériorité si tu y tiens évidement. Mais je pense que reprendre sur une base plus égale serait... moins mauvaise pour mes cervicales.

Un petit trait d'humour. Il était aisé d'entendre le petit temps d'arrêt ou il a cherché quoi dire. Il n'avait pas vraiment la fibre humoristique, mais dans ses cours d'apprentissage à la sociabilité, il avait pu apprendre une ou deux ficelles sur comment désamorcer quelques situations difficiles. Cela restait préférable à ses anciens laïus et menaces aux propensions bibliques du passé. Mais il n'en était pas moins mal à l'aise de cette façade qu'il tentait de se construire histoire de pouvoir deviser plus facilement avec une tierce personne. À ne pas avoir véritablement vécu jusqu'à ce jour, et à trop se parler intérieurement, qui plus est quand on vous y réponds réellement et tente de vous pousser à quelques fanatismes meurtriers, se mettre aux civilités de ce monde était une entreprise presque plus difficile que d'en combattre ses pires monstres. Mais cela n'était pas lui, et cela pouvait s'entendre.

Tu es donc ici pour m'évaluer ? J'en suis assez habitué ma foi. Ma vie est un jugement constant, donc cela ne me dérange pas plus que cela, ne t'en fais pas.

Il détourne son regard à nouveau sur les néons de la rue en contrebas, pensant à ses propres mots. L'Ordre l’entraînant pour qu'il soit fin prêt, repoussant toujours plus les limites. Batman le mettant aux défis, toujours plus loin pour arriver à toucher du doigt ses propres éxcéssivités. Et surtout lui-même se faisant son propre procès, chaque jour, se demandant si la justice céleste ne devait pas s'abattre une bonne fois pour toute sur sa tête plutôt que de se jouer encore et toujours de lui. Cela voulait-il dire qu'il avait encore un but à faire tout cela ? Ou qu'il prenait tout simplement la mauvaise voie alors qu'il était attendu à de bien plus grandes choses ailleurs ? Azrael aurait bien une réponse toute faite pour ça. Mais lui-même... Non, il n'était qu'un humain qui se sentait juste dépassé. Voir à travers les mensonges. Découvrir les vérités. Seul Gotham était à même de lui offrir ses réponses, ou son jugement final. Alors oui, il y était plutôt habitué. Il s'y attendait même. Tous se jugent les uns les autres. C'est dans la nature humaine.

MaIs NoUs SoMmEs BiEn Au DeSsUs De CeLaAa...  .

Il se disait aussi que ce silence en devenait presque inquiétant. Il fallait bien qu'il ressurgissent à un moment. Mais pourtant, il se tait à nouveau, dès que son regard revient sur la petite ombre. Curieux. Serait-il effrayé par elle ? De cela il en doutait fortement. Mais pourquoi alors ? Un nouveau traquenard pour mieux reprendre le contrôle ? Non il ne pouvait rien en savoir pour l'instant de toute manière. Mais c'était un bienfait des plus appréciables en tout cas. Et il espérait pouvoir en profiter le plus possible. Alors autant prolonger l'instant.

Tu ne me jaugeras sûrement pas par mes mots j'imagine. Plus par mes actes. Et ce n'est pas en restant sur ce toit que cela se fera je pense. Pour tout te dire, cela fait bien longtemps que je n'ai pas pu me balader sur les toits de Gotham. C'est une sensation si... unique je trouve. Batman m'a cantonné à un quartier. Mais si je suis sous ta surveillance, il ne verra sûrement pas problème à ce que je déroge un peu... Si tu es bien d'accord là dessus évidement. Je ne voudrai en rien t'apporter des ennuis.

Il reste calme. Plus lui-même en faite. User de mots ne l'a jamais dérangé, au contraire. Lui qui a grandi en apprenant à partir d'anciens écrits pompeux, il en a gardé la verve et les propension à l'emportement. Mais son ton reste le même. Fini la colère, le fanatisme. Calme comme l'eau clair, il ne fait que échanger avec simplicité, sans vouloir ajouter de fioriture comme son humour précédent ou autre technique que le Dr Thompkins lui a gentiment suggéré. Elle est une ombre après tout. Il avait cette impression étrange de ne pas avoir à se dissimuler à ses côtés. Il avait évidement noté une sorte de difficulté à parler. Et bien que cela l’intriguait, il savait que en cet instant, c'était de lui dont il était question. Lui et l'éternelle question de confiance. Il ne se sentait donc pas en droit d'enquêter, de questionner, de trop s'intéresser disons. Mais... il n'y voyait pas inconvénient. Même il l'acceptait. Pourquoi avec elle plus que quelqu'un d'autre alors ? Ça par contre, il l'ignorait.

(c) Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Ven 22 Sep - 20:30



   
"Il n'est pas d'ombre dans le noir. Les ombres sont les servantes de la lumières, les filles du feu. Plus vive est la flamme, plus sombre sont les ombres qu'elle projette" - George R.R. Martin


L'homme en face d'elle, cet Azrael que tout le monde craint, ce fantôme qui mis fin à la vie de nombreuses personnes... Il est perturbant, déstabilisant. Cassandra sait parfaitement ce que signifie prendre une vie, elle l'a fait dans son enfance et elle a vu bon nombre de personne faire de même. D'abord il y a un tressaillement, c'est le corps qui tente de se rendre compte de la situation, puis les yeux qui cherchent l'aide de son prochain, les sursauts morbides qu'elle est capable de comprendre tel des phrases, des supplications à dieu-sait-qui, des pleures silencieux et des hurlements étouffés. Cassandra sait parfaitement ce que signifie prendre une vie, c'est quelque chose qui marque même les plus endurci des psychopathes, chez les plus sains c'est un regret qui flotte au-dessus d'eux tel une épée de Damoclès, chez les autres c'est presque une fierté, un plaisir qui les enivres.
Quelqu'un qui aurait tant tué qu'Azrael n'aurait pas pu faire ça en tant que personne saine, il y prenait nécessairement plaisir ou alors était-il motivé par une haine profonde? Pourtant, elle ne sentait rien de cela en lui, rien mis à part ce regret... Incohérent, quelque chose ne va pas. Elle à beau lire chacun de ses mouvements, chercher le cynisme ou la fourberie dans son geste lorsqu'il écarte les bras en signe de bienveillance, elle ne voit pas de monstre.

Lorsqu'il invite la petite chauve-souris à venir le rejoindre elle n'en fait rien, pas immédiatement du moins. Elle se contente de ranger le batarang qu'elle avait à la main en détournant le regard vers les alentours, sa manière a elle de montrer qu'elle n'est plus réellement sur ses gardes, en confiance. Elle écoute les paroles du Croisé, écouter est ce qu'elle sait faire de mieux socialement parlant. Elle comprend ce qu'il dit, il doit affronter les jugements perpétuels de ceux qui l'entourent. Elle même aurait sûrement dû vivre de la même manière si elle n'avait pas trouvé des gens qui avaient confiance en elle, si elle n'avait pas trouvé le Batman et sa famille. Son propre jugement était déjà asses difficile à vivre, elle n'osait même pas imaginer si elle avait eu le même parcours que son interlocuteur, sans piliers, sans soutiens comme Batman, Barbara, Stéphanie et Harper.
Elle aurait bien voulu répondre quelque chose, mais l'idée était encore trop complexe à traduire en mots. 

Elle descendit silencieusement, comme à son habitude, de son promontoire pour le rejoindre lorsqu'il se détourna à nouveau d'elle, observant la ville. Elle ressentait le besoin de lui parler, peut-être de le réconforter, elle n'avait pas vu de monstre en lui, elle n'avait vu qu'un homme qui aurait très bien pu être elle.

Avec lui, elle surveille les alentours. Les néons, les silhouettes en bas qui marchent presque en ligne droite et les ombres dans ruelles. Ce genre d'activité, de patrouilles, c'est en enchaînement de hasard. Combien de fois était-elle passer à une ruelle de l'agression qu'elle aurait dû arrêter? Combien de fois avait-elle changer de quartiers juste avant que quelque chose n'arrive dans le précédent? Il n'y avait rien d'étonnant à ce que le Justicier de Gotham ai ressenti le besoin de s'entourer d'autant d'alliés avec le temps, il est plus facile de quadriller la ville à plusieurs. Et pourtant, ils avaient beau être toujours plus nombreux la réputation de Gotham City comme étant une des villes avec le plus haut record de criminalité n'avait pas changé. Le crime avait juste évolué vers quelque chose de plus théâtrale.
Black Bat quitta ses pensées lorsque Azrael reprit la parole. Elle s'était laissée allez à des réflexions futiles en compagnie d'un total inconnu, c’était hautement irresponsable de sa part, pourtant elle ne ressentait pas de danger ou de méfiance en sa compagnie.

Elle ne réfléchit pas longtemps à la demande de son interlocuteur, il n'y avait aucune raison de le parquer ainsi comme un animal, c’était un allié de plus dont ils avaient tous besoin en ces temps difficiles. Si Batman et les autres avaient eu confiance en elle malgré ce qu'elle avait fait, alors ils se devaient de faire de même pour Azrael, elle le fera.

Elle tourne sa tête vers lui et tend le bras vers la ville. Lui donnant son autorisation. Il avait parfaitement raison, c'est sur ses actions qu'il sera évalué et non sur ses paroles et c’était d'autant plus vrai pour elle. Il s'était montrer plus que bienveillant durant cette petite discutions, et n'avait montrer aucun signe de seconde pensées mais il pouvait très bien en être autrement en action, elle n'avait pas oublié le coup qu'il avait tenter de lui assener lorsqu'elle le suivait, il y avait quelque chose dans ce coup, dans sa manière de bouger, une violence insoupçonnée, comme si c’était quelqu'un d'autre qui avait frappé.

Elle était prête à partir, à l'accompagner dans sa "balade" de ce soir. Elle était venue dans l'idée de protéger une amie et voilà qu'elle se retrouvait à vouloir aider celui qui avait trahis le symbole, ce même symbole auquel elle avait prêté allégeance par dessus même son allégeance a Batman, a ses amies. 

©️ By Halloween sur Never-Utopia

   
Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Lun 25 Sep - 6:11



De danger potentiel, la situation devenait une chance à saisir. Il ne souhaitait en rien profiter de l'attention de la petite ombre à son égard pour attendre de plus hauts sommets. Gagner sa confiance pour qu'elle puisse rependre le mots aux autres justiciers de la ville, surtout les plus fermés à sa réapparition, tel les fils spirituels du Batman par exemple. L'idée lui traversa pourtant bien l'esprit, mais ce n'était clairement pas lui, pas ce qu'il était. Il n'était pas de ce genre de manipulateur usant de mots et subterfuges pour leur but personnel. Il ne tenait pas à passer au delà de sa surprenante camarade nocturne pour viser à toucher d'autres. Elle était venue à lui, pour une raison ou une autre, dont il se questionnait évidement de laquelle. Mais il était bien trop heureux que qu'une autre gardienne des nuits de Gotham ose l'approcher pour venir tout gâcher. C'était sûrement inconscient, eux qui ne se connaissaient en rien. Beaucoup se seraient méfiés, et dans ses plus sombres heures, lui-même auraient vite sauté aux conclusions plutôt que de laisser le temps s'écouler et apporter de lui-même les réponses. Mais aller de l'avant, là ou on ne l'attendait pas, parfois même lui-même, était là un atout pour un justicier...

Il opine simplement de la tête en la voyant lui offrir la liberté d'un simple geste du bras. Le droit de s'envoler au dessus des toits de la ville. Sans se soucier de frontières invisibles auxquels il se doit de respecter. Tout s'ouvre à nouveau devant lui. Cela lui ferait presque tourner la tête. Il ne sait même pas par quoi commencer. Un pied sur la parapet, le regard englobant l'horizon tel un chevalier fantasmé, il fini par céder. À quoi bon fermer les possibilités, il n'a qu'à toute les saisir. Et dans un bon dans le vide, se lance avec une joie non dissimulé à travers les hauteurs de Gotham, terrain de chasse privilégié des chauve-souris.
Sa masse est aussi imposante que celle de Batman. Mais ils avaient tout deux leurs styles, provenant sûrement des entraînements bien distincts qu'ils avaient reçu. Lui savait se glisser dans le vent. Taire ses pas malgré le poids. Et user d'ombre pour mieux frapper. Des techniques parfaites pour celui que l'on nomme le chevalier noir. Un costume que Azrael n'était pas pressé de revêtir à nouveau. Et sans ce masque et tout ce qu'il incombait, il pouvait redevenir lui, un tout autour chevalier. Là ou la Batfamily usait d'ombre, lui se glissait dans la lumière. Il était une silhouette éblouissante, un flash que l’œil remarquait mais que l'esprit occultait. Il ne se ménageait pas, donnait toute sa puissance, sans gadgets superflus. Ses ADN variés lui offrait un éventail de possibilités sur lequel le genre humain commun ne pouvait compter. Il ne voltigeait pas tel un funambule. Il bondissait tel un fauve. Il ne dansait pas tel une délicate ninja. Il gravissait les façades de manière simiesque. Sa grâce à lui était bestial. Il n'en faisait pour autant aucun mouvement superflu. Aucun faux pas dû à son poids. C'était une débauche de puissance, mais totalement maîtrisée.

JJe ne sais pas si tu t'imagine le présent même que tu me fais en cet instant petite ombre. Je n'ai pu ainsi survoler les toits de cette ville depuis fort longtemps. Et? par le divin? que cela me manquait...

Ils engloutissent les bâtiments. Traversent les rails du métro aérien. Tout deux se figeant à l'unisson à l’affût du moindre bruit suspect pouvant les mener à semer la justice dans les rues en contrebas. À l'aide de leur grappins il s'envolaient littéralement au loin avant de reprendre leur ronde dans un autre quartier. Tant de territoire à couvrir, tant d'âmes à protéger. Mais dans ces moments, on en vient à croire que aucun mal ne peut vous arrêter.

J'espère ne jamais avoir à fuir à nouveau devant toi. Sinon, je sais déjà que je devrai rapidement te faire face.

Sa phrase enjouée ne semblait adressé à personne au premier abord. Mais elle était bien là. Il ressentait plus qu'il n'arrivait véritablement à voir son équipière improvisée pour l'occasion. Elle semblait clairement le laisser mener la folle traversée de la ville. Après tout, elle était ici pour l'évaluer sous toute les coutures, sur chaque aspect, pas et regards, peut-être même battement de cœur qui sait. Mais par l’exaltation de cette nuit lui ayant apporté liberté et rencontre, Azrael était bien décidé à faire les choses comme il se devait. Ou du moins comme il souhaitait lui offrir en retour.

Confiance. Sincérité. Intérêt. Voilà tout les uniques choses dont il désirait émaner sur l'instant. Aucune inquiétude, aucune peur, ni même retenue. Aussi fou que cela puisse paraître dans un monde ou chaque visages se dissimulent sous de nombreux masques, lui n'offrait que vérité. Un jeu dangereux. Incompris la plupart du temps. Et qu'il ne se permettrait pas à chaque rencontre pour sur. Mais aussi colosse qu'il était, dans son armure cramoisi. Aussi armé et entraîné, de ses lames de feu comme de son sang alchimique. Il la laissait en position même de le transpercer au plus profond de son être. De faire s'envoler ses rêves de confiance aveugle. Ses espérances de retour, de rédemption. Une hardiesse de plus, dans un monde ou chacun se terre dans son fort intérieur. Il lui en donne actuellement les clés, sans sourciller.


Et C'eSt Là Qu'ElLe M'y ReNcoNtRreRa... Là Ou ElLe SeRa PuRiFiéE....   .

Alors même que sa silhouette massive se pose sur un toit avec pourtant assez de délicatesse pour qu'une simple fine couche de poussière ne s'échoue du plafond sous ses pieds et ne viennent s'échouer sur les visages endormis des communs au sommeil lourds et réparateurs d'une vie de labeur, il stop net sa folle poursuite d'un temps qu'il pensait révolu, pour se retourner vers la petite ombre toujours aussi gracile et silencieuse. Il ne dit mot, la regarde uniquement à travers son masque. Mais c'est pourtant bien l'homme en dessous qui intérieurement se répond.

Non... Elle t'y vaincrait...  


….  .

Dans son esprit si habitué, il pouvait ressentir ce silence que lui offrait son indésirable colocataire. Il aurait pu être lourd de sens, mais il s'en moquait. Et à cet instant, il n'avait nullement envie de le surinterpréter comme il était habitué, de peur qu'il ne mène à de bien grave conséquence. Il se contente de répondre par un sourire à celle qui l'avait aidé bien malgré elle à clouer le bec à son diabolique alter-ego d'ange.

Jean-Paul était quelqu'un de simple, de franc et sûrement bien trop candide encore pour ce monde. Oui, il était une sorte de guerrier des Templiers semblant tout droit sortir des croisades de Richard Cœur de Lion. Tout combattant qu'il est, qu'il fut créé pour être en tout cas, il est à même de défaire des pléthores d’ennemis sans frémir une once de peur. Il a sa verve un peu éculé qui ajoute à son image. Il sait se montrer aussi froid et terrifiant que l'autre chevalier, de noir vêtu, qui domine cette ville. Mais il a surtout appris à se tenir à distance, à ne pas interagir au delà des surfaces. Tout simplement car si il y a bien une chose pour laquelle le croisé était démuni, c'était bien la vie. La vie simple et ses interactions. Il veut donner sa confiance à chacun, mais doute de tous. Il souhaite écouter, mais son cœur cherche toujours à lire entre les lignes. Les vieilles habitudes ont la vie dure. Les vieux endoctrinement encore plus. Il a toujours peur de voir le vrai visage de chacun. Pire, de voir le sien ressurgir. Mais même dans ces cas là, de par sa vision du monde qui lui fut implantée, il ne peut jamais dire si c'est le vrai ou non.
Pourtant, il la regarde. Il lui sourit avec franchise. Car là ou bien d'autres ne doivent voir qu'un masque inexpressif et effrayant, qu'un moyen d'effacer toute personnification et insister sur son mutisme et son étrangeté... Azreal y voit surtout un miroir. Car tout les justiciers portent un masque avant tout pour se protéger. Ou protéger leurs proches. Bruce a fini par assimiler Batman jusqu'à ce qu'il ne fasse plus qu'un. Les Robin le porte comme une marque d'héritage et de devoir. Mais eux deux... Ils le portent, car ils sont autant vrais que les visages qu'ils cachent.

Le croisé voulu faire un pas vers elle, s'apprêtant à finalement lui demander un peu plus sur elle et ce qui pouvait bien la mener à lui. Mais il fut arrêter net par un bruit. Stoïque comme une mannequin, une armure vide ne provoquant même plus le bruit d'une respiration, il reste sans bouger, jusqu'à la confirmation qu'il attendait par un second éclat. En un instant, tout disparaît. L'être qu'il est change, s'inverse comme les faces d'une pièce jeter par une main invisible et toute puissante. Il se dresse au dessus du toit, scrute le monde des communs. Des ombres semblent courir dans les ruelles voisines. Une les devance pour le moment, poussant des cris d'oisillon terrifié. Les autres la hèlent des relents gutturaux de meute de chiens galeux et affamés. Elle perd du terrain, mais elle n'a qu'à tenir encore quelques foulés. Car dans un nouvel élan, la justice divine s'était élancée.
(c) Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Jeu 5 Oct - 19:51



   
"Il n'est pas d'ombre dans le noir. Les ombres sont les servantes de la lumières, les filles du feu. Plus vive est la flamme, plus sombre sont les ombres qu'elle projette" - George R.R. Martin


On apprend beaucoup du choses sur les gens en se basant seulement sur un coup d’œil, sur leur manière de bouger par exemple. Tout le monde est capable de cela, avec un peu d’entraînement il devient facile de lire ce genre de choses mais jamais il ne sera possible d'atteindre le niveau de Cassandra, chez elle c'est d'instinct qu'elle lit chacun de vos mouvements. Elle n’a pas besoin de se concentrer sur vous, elle n’a pas besoin d'y faire attention, elle voit votre âme. Pour en arriver à ce niveau d'excellence dans la matière, il aurait fallu y être formé dès l'enfance, il faudrait que cela soit votre langue natale, au point où votre cerveau devient incapable pour toujours de gérer le langage comme les autres êtres humains.

Pour Cassandra Cain une bataille était une discution, un sursaut était un murmure et un poing dans la gueule un hurlement. Son coéquipier de ce soir n'en savait sûrement rien, mais la course du Templier à travers les toits et les ruelles de Gotham étaient un long monologue. Sa manière de se déplacer, bestiale et pourtant loin d'être chaotique en disait beaucoup sur lui et l'optique dans laquelle il avait, ou c’était, entraîné en premier lieu. La Justicière et Batman avaient un style semblable, la discrétion d'une ombre et la rapidité d'un coup de feu, rapide, bref et efficace. Ils étaient des assassins. Mais Azrael ici présent? C'étais un guerrier, un gladiateur dont les coups n'avaient pas pour but de trancher la gorge de l'adversaire mais plutôt de briser des crânes. Sa fonction initiale n'était pas de courir dans les ombres et de sauter sur l'ennemi depuis les hauteurs, il était fait pour le champ de bataille, la charge direct sur des hordes d'ennemis.

L'ombre n'avait que rarement fait équipe avec ce genre d'individus aux tactiques si direct. La plupart de ceux qui sont passé par Batman, et c’était là la plupart des gens avec qui elle avait fait équipe, avait hérité de lui certaines de ses habitudes si ce n'est toutes.

Comme toujours, patrouiller était un plaisir. D'autant plus pour Cassandra qui avait trouvée en la vocation de Justicière le parfait moyen de mettre ses capacités à profit, un moyen de vivre pleinement sans que ses handicaps particuliers ne soient un problème. Même si au fond d'elle, il y avait toujours cette impression de ne jamais faire asses, de se laisser aller à une activité puérile alors que les gens avaient besoin de tellement plus. Une impression qui sûrement devait occuper les pensées de tout les justiciers de la ville, et particulièrement celui du Chevalier noir.

Le duo si particulier s'arrêta sur un toit le temps d'un instant, c’était le genre de moment où une discution aurait dû débuter, ou quelques mots échanger.  Elle aurait voulu dire quelque chose, comme répondre à ce qu'il avait dis durant la patrouille mais difficile de retranscrire une émotion en parole alors que la première chose que son instinct faisait c’était vouloir le retranscrire dans un geste, quelques coups, un duel de quelques petites secondes pour exprimer ce qu'elle voulait dire. Comme lorsqu'elle...discutait... avec son père, à l'époque.

Mais pas le temps pour cela, car tous les deux avaient entendu l'appel du devoir. Une course en contre-bas, les bruits de poursuivants aux intentions mauvaises. Black Bat tourna la tête vers le Templier pourpre pour le voir se jeter dans la bataille, l'affaire n'allais pas durer longtemps. Tel une gargouille elle s’accroupit sur le rebord en observant la scène, une petite altercation qui révélerait ce que son équipier de la soirée était sincère dans ses paroles comme dans ses actes. Mais quelque chose n'allais pas, non, quelque chose clochait.

Elle se releva en observant attentivement la scène, dans peu de temps Azrael allais entrer en contact avec les agresseurs. Faux... C'est faux. Les mouvements de la victime sont faux, trop lent, pas de panique. Et les poursuivants n'ont pas les muscles tendus du prédateur en chasse, au mieux la respiration d'un sportif qui s'échauffe. C'est un piège!

Sans attendre elle se jette dans le vide, ils s'attendent à ce qu'une personne ou un justicier tombe dans le piège, sûrement pas deux. Alors qu'elle sort son grappin, elle décide de sacrifier la surprise pour le prévenir et crie le plus fort possible:



" Mise en scène! "



Elle pointe son gadget en contre-bas, en direction d'un lampadaire et tir lorsqu'elle est à la bonne distance avant de tirer d'un coup sec sur la corde pour se propulser vers l'avant et dévier sa trajectoire selon son bon vouloir.
Alors qu'elle se propulse de cette manière vers la fausse victime, elle se prépare à la heurter avec ces deux pieds. Avoir ainsi dévoilé sa présence en hurlant n'étais pas la meilleure des tactiques, même si nécessaire, car la cible évita le coup dans une roulade parfaitement maîtrisé. Si c’était des malfrats cherchant à tabasser du bon samaritain, c’était des sacrés malfrats.



" C'est une mise en scène. "

répéta t-elle lorsqu'elle toucha le sol, prête à rebondir pour se jeter sur le premier adversaire qui bougeait.

Une fausse victime, trois poursuivants. Et si ils étaient asses bien organisés, il y en avait sûrement d'autres dans les recoins qui se préparaient à leur sauter dessus.

©️ By Halloween sur Never-Utopia

   
Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Mer 11 Oct - 21:36



Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...
feat. Cassandra Cain / Black Bat & Jean-Paul Valley / Azrael

La quiétude d'un moment partagé se transformant en une soif de justice passionnée tel un changement de vents ou de marées. C'est quelque chose de naturel en eux, les justiciers. Et si cela ne l'était pas, alors ce fardeau qu'ils portent tous de leur propre choix n'a pas sa place sur vos épaules. Il lui était impossible de savoir si c'est une chose que l'on possède depuis toujours, marqué en soi. Ou si cela se forme lentement dans votre cœur, ce besoin d'agir pour une cause, aussi important que l'air que l'on respire. Dans le fatras de ses gènes modifiés ou des scientifiques fous plongèrent leur science aveugle, l'un d'entre eux y a t-il instillé cet instinct de saveur ? Ou cela venait-il du peu d'humain qui lui fut laissé, marqué dans sa lignée, dans le sang qu'il porte et dont il a pourtant fait le rejet ? Ce besoin de se jeter sur le front sans sourciller pour apporter son aide dans une guerre qui semble pour beaucoup déjà perdue, cela venait-il de Jean-Paul ? Ou d'Azrael ? Tout ces questions, il se les pose, tout les jours ou il se permet de reprendre ses forces sous son costume de civil. Tout les soirs quand il revête sa véritable apparence, ou quand il la range juste avant d'aller soigner coupures, bleus et bosses. Dans ces moments là, il a le temps de se questionner. Mais pas ici. Ici, il est certain de ses actes. De ses valeurs. De sa détermination...

Malgré sa carrure, il prenait toujours soin de ne pas faire trop remarquer ses déplacements quand il patrouillait. Mais en s'élançant au secours de cette potentiel victime, cette retenue disparaissait au profit d'une efficacité redoublée à arriver à temps. À l'époque ou il avait eu l'insigne honneur de revêtir le costume du gardien de Gotham, souvenir restant douloureux en sachant comme il l'avait bafoué, il se souvient des questionnements des proches de Batman n'étant pas au fait de ce changement. Ils avaient remarqué aisément cette différence de style, malgré bien plus de précaution que alors à tenir dans ce moule si difficile à adapter. Il avait vite dériver sur ses pratiques plus brutales, sauvages et surtout expéditives. Il a fait la paix avec cela évidement, conscient qu'il ne devait plus chercher à être un autre, mais bien lui-même. Mais Azrael tend toujours à vouloir recopier un peu mieux le style des chauves-souris de cette ville. Si adroit, léger et silencieux, presque gracieux. Un jour peut-être, il pourra étudier de nouveau le style avec le maître en la matière. Mais trêve de cela, il y avait bien plus important à ce concentrer.

Un grappin renforcé pour supporter son poids lancé avec précision. Une envolée ou le bruit de sa cape battant au vent apporte la sirène d'alarme de tout « bon » criminel de cette ville à s'enfuir habituellement. Azrael ne s'arrête aucunement pour prendre un temps d'analyse. Il n'était pas question de laisser un quelconque mal se passait sous sa surveillance, car il aurait pris trop de précaution. Un emportement qui le caractérisait peut-être un peu trop évidement. Mais cela venait aussi de quelques facteurs extérieures. Notamment une soif de sang que son démon intérieur instille malgré lui dans son esprit. Et surtout, un curieux besoin de faire ses preuves envers la petite ombre. Une envie de paraître sous le jour qu'il se targue d'être. Un justicier digne de combattre à ses côtés.

Il était prêt à atterrir en plein milieu de la course des agresseurs, prêt à se dresser en barrière face à eux pour laisser le temps à leur victime de fuir pendant qu'il les rosse. Mais voilà qu'il l'entends crier, l'alerter de sa voix difficile mais pourtant bien assurée dans ce qu'elle l'informe. Sa main agrippe la barre d'un escalier de secours de l’immeuble à portée. La réception est rude, l'impression que son bras sous le choc va se déchirer. Mais sans rien laisser paraître, d'une simple tension, il s'installe au dessus de la scène pour faire ce qu'il aurait dû, analyser. Il ne note pas si aisément ce que elle a pu découvrir d'un simple regard au creux de la nuit, dans cette ruelle sombre. Mais à présent que leur apparition était faite, il était clair que l'attitude de tout le monde avait changé. Les trois poursuivants s'étaient arrêtés en plein milieu de leur course, de même que leur proie. Et alors que son équipière se laissé portée à une vitesse folle contre elle, celle-ci l'esquiva avec une prestance presque digne de son adversaire. Adversaire était bien le mot. La situation avait dérapé en un claquement de doigts. Muni de vagues déguisement, tout juste des manteau dépareillés à la capuche couvrant leur visage, un certain attirails pouvant se laisser apercevoir là ou le vêtement se laissait flotter. Et alors qu'il retirait le tout d'un geste vif, les trois anciens agresseurs de ruelle se transforment en ennemis bien plus redoutables, fondant sur la petite ombre qui devait déjà faire face à l'ancienne victime. La situation était plutôt incompréhensible. Mais Azrael voyait avant tout le danger qu'elle encourait, et qu'il lui était hors de question de rester ainsi percher pendant qu'elle payait le prix de son idiotie. Se laissant enfin chuter, il s'attendait à écraser de son poids l'un des prédateurs en chasse. Mais à nouveau, le voilà à esquiver prestement le danger d'un croisé en armure lui tombant dessus, tandis que ses deux comparses ne tardèrent pas à se jeter contre lui.

Un coup de pieds vif arrêté de justesse de l'avant bras. L'autre qui cherche à lui asséner une série à revers. En un rien de temps, il le rosse de coup que le guerrier surentraîné qu'il était avait un mal fou à contenir. Le troisième se met à courir contre un mur pour l'empêcher de le bloquer à nouveau, de quoi passer derrière lui pour soit l'attaquer de dos, soit en découdre avec la petite ombre. Mais Azrael ne s'inquiète pas. Il sait qu'elle ne le laissera pas s'ajouter au combat déjà effréné qu'il était en train de mener.

Dans un court temps de calme avant une nouvelle tempête de coups, Il saisi enfin ce que les déguisements leur avaient dissimulé. De lourd kimono noir adapté pour le combat depuis déjà des siècles de cela. Des brassards de tissus enroulant poignets et chevilles et dissimulant sûrement par la même occasions bien des gadgets à se méfier. Les capuches des blousons utilisés ne faisaient qu'en dissimuler d'autres qui plongeaient le visage de leur porteur dans un puits de ténèbres, sans compter sur les katanas trônant dans leur dors et autres lames ornant telle des promesses de mort leurs ceintures. Il n'y avait bien qu'à Gotham ou il était possible de croiser des ninjas en plein milieu de la ville. Mais certes, ils n'étaient pas de simple ninja...

Qu'est ce que la ligue des assassins vient faire ici ?

La question était évidement pour lui à cette instant, ou pour annoncer la nouvelle à son équipière qui ne connaissait peut-être pas leurs assaillants. En tout cas, aucune réponse ne viendra d'eux. Ce n'était pas dans leur méthode que de discutailler. Azrael les avait déjà combattu, alors qu'il parcourait le monde à la poursuite de l'Ordre. Pas assez à son goût pour y être préparé néanmoins, car ses deux adversaires ne lui laissait déjà plus le temps de souffler.
Ils travaillaient en équipe. S'aidant à sauter au dessus de lui, pirouettant pour mieux l'atteindre, attaquant sur deux fronts dans une coordination exemplaire. Le croisé se retrouvait acculé, à simplement bloquer. Reculant toujours plus jusqu'à sentir dans son dos un autre souffle maîtrisé mais mis à rude épreuve. La petite ombre avait apparemment tout autant à faire dans son propre affrontement.

Ça va aller ?

Il garde une voix posée, s'inquiétant d'avoir entraîné la justicière par son excès de confiance habituel. Elle lui avait prouvé une grande maîtrise sur les toits. Mais là, c'était tout autre chose, et bien que confiant en elle, il s'en voudrait qu'il lui arrive quelque chose.

Curieusement, les assassins les encerclent sans reprendre tout de suite le combat. Ce n'est que lorsque des phares lointains viennent illuminer le reste des façades qui les entours, les emprisonnent même, que Azrael découvre la vérité. Auparavant seul dans la confrontation, voilà que les escaliers de service qu'il avait pourtant lui-même emprunter avec fracas étaient investis d'autres silhouettes menaçantes. Leur nombre aurait pu aller au delà de l'entendement. Usant de jeux d'ombres, le commun des mortels aurait eu bien du mal à se faire une véritable idée de la menace. Mais heureusement ou non, ils faisaient là face à des combattants habitués à se battre au beau milieu des ténèbres de la nuit. Et le regard d'Azrael savait les transpercer pour déceler la vérité. Neuf autres opposants leur couper la route des cieux, l'un d’entre eux se laissant d’ailleurs couler lentement et retomber sans un bruit pour s'ajouter à la menace de chacun des justiciers encerclés. Il aurait voulu se retourner pour juger de la situation pour la petite ombre. Il aurait voulu s'assurer qu'elle soit prête à un tel affrontement ou savoir si il devait lui ouvrir une voie de sortie. C'était d'ailleurs peut-être là leur meilleure solution... Il peut toujours frayer un passage par la force tandis qu'elle part chercher de possibles alliés. Mais leurs adversaires semblent conscient de cette stratégie possible. Dans sa précipitation, il les avait sûrement mener sur un terrain qu'ils ont eux mêmes préparé. Et tout ce dont il pouvait songer actuellement pour le bien de son équipière partait en fumée, au même moment ou les éclats du métal venait éblouir son regard. Chacun sortant lentement son katana de son fourreau dorsal. S'en était trop. Si la fuite n'était pas une option....


Le CoNfLiT SeRa La RéPoOoNsE … .

Écartant ses bras dans un symbole de croix, prêt à bondir tel un félin. Des lames apparaissent de ses gantelets d'or et s'enflamment dans un crépitement. Il n'était plus question de leur laisser les devant. Qu'ils gardent l'initiative. Et dans un râle faisant curieusement penser au roulement de gorge d'un grand félin, le croisé se lance de lui-même dans la mêlée...

(c) Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
Justicier(e)
Féminin Messages : 854
Date d'Inscription : 25/03/2018
Localisation : Gotham City

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Justicière Mystérieuse
☠ Relations conflictuelles :: ► La Ligue, et les Criminels en général
♣ Vos Alliés : : ► La Bat-Family, le Réseau, La Justice!
avatar
Cassandra Cain/ Black Bat
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Jeu 5 Avr - 19:04



   
"Il n'est pas d'ombre dans le noir. Les ombres sont les servantes de la lumières, les filles du feu. Plus vive est la flamme, plus sombre sont les ombres qu'elle projette" - George R.R. Martin


Un traquenard, un piège savamment orchestré. Mais pour qui? Batman? Eux? Les justiciers de manière générale? Et surtout, pour quel raison? Qui en étaient les instigateurs?
Mais pas le temps pour ce genre de question, car l'adversaire n'est pas un simple malfrat, l'adversaire réagit vite, chacun de ses mouvements résonne pour Cassandra comme un long grognement profond, guttural, transpirant l'agressivité.

A peine le temps de finir sa phrase confirmant ses soupçons sur les faux semblants de cette affaire que l'ex-victime se transforme en Furie. L'inconnue enchaîne les coups, vifs, directs et surtout, dévastateur, ils visent précisément les zones du corps que la Justicière repère d'instinct, ceux qui provoquent le plus de dégâts, ceux qui peuvent tuer très rapidement voir instantanément pour certains, les points qu'elle à décidé d'éviter.
Il est bien difficile de parer un tel ouragan de violence, d'autant plus lorsqu'on ne s'attendait pas véritablement à ce qui allait arriver, alors répondre était encore plus ardu. Les failles étaient difficiles à exploitées, et cela même pour elle qui les voyaient venir avant qu'elle n'existe.

Ce n'était pas des combattants de pacotilles, c’était des professionnels, et même bien plus. Mais elle est capable de leur résister, ce genre de combat est son domaine, elle à grandit en apprenant le même genre de techniques, les exacts mêmes mouvements, elle en connaît les défauts, et avait appris à les exploiter dès son plus jeune âge lorsqu'elle était entraînée...ou martyrisée... par son Père, dans le simple but d'avoir des félicitations. Et croyez moi, c'est bien de cette manière que s'inscrivent en vous les arts martiaux, qu'ils deviennent une part de vous, et non pas en les apprenants d'un maître bienveillant, pas en souhaitant simplement devenir plus fort. Il n'y à rien de plus déterminant pour une personne que son enfance, et rien de plus déterminant pour un enfant que la volonté d'être acceptés par les figures d'autorités qui "veillent" sur lui.

Inquiète, elle brisa le contact avec la guerrière en sautant en arrière, jetant un coup d’œil à Azrael, était-il former pour combattre face à de telles tactiques?  Il semblait être capable de résister face à ses adversaires, mais répondre était une autre histoire. Ils étaient deux face à lui, et un troisième n'allait pas tarder à se rajouter. C'était trop dangereux de le laisser arriver à ses fins. L'Ombre évita une nouvelle salve de coup de son adversaire avant d'en rendre quelque uns, parer comme elle l'avait elle même fait juste avant, avant de saisir un batarang et le jeter en direction de l'adversaire qui souhaitait pourfendre le Templier par derrière.

Ce simple mouvement de tête, sa vision qui ballait les alentours par la même occasion révèle une terrible vérité aux yeux de la demoiselle, ils ne sont pas seuls. Il y à des renforts. Dans les hauteurs, ils sont nombreux, neufs sont visibles, impossible de savoir si d'autres attendent plus loin. Et ceux-ci ne se sont pas embêter à trouver un déguisement, des Kimonos bien particulier, des armes tout aussi singulières. La Ligue. Et comme pour confirmer ses craintes, le Justicier qui lui sert de collègues d'un soir prononce lui aussi les mots fatidiques: Ligue des Assassins.

Celui qui avait tenté de prendre le Chevalier Moderne en traître à porter son attention sur Black Bat, s'ajoutant au combat qu'elle mène déjà face à la fausse victime. Leur méthode de combat change, ils travaillent à présent en équipe, de manière parfaitement synchronisé, au point que même elle à dû mal à voir les légères différences des leurs mouvements. Ils manœuvrent pour déplacer le combat, ils font en sorte de faire reculer les deux imbéciles qui ont mordu à l'hameçon.

Le doute avait grandi en elle alors qu'elle combattait, elle s'était douté que ce genre de combat n'était pas à la portée de tout le monde, mais l'idée de combattre la Ligue lui avait semblé trop saugrenu.
A présent dos à dos avec Azrael, face aux quatre adversaires... Cinq, un autre Assassin venait de se rajouter au compte en sautant depuis les hauteurs.
L'Ombre ornée du symbole de chauve-souris ne répond aux inquiétudes du Croisé qu'avec une réponse à sa première question:



" Ils viennent pour moi. Me reprendre. "



Rien n'était moins sûr. Pendant toutes ces années ils n'avaient pas daigné faire valoir leur droit sur celle qui était destinée à servir de garde du corps à Ra's Al Ghul en personne, mais qui sait quel changement pouvait avoir eu lieu chez les Assassins? Plus elle y pensait, plus cela faisait sens, son coéquipier ne pouvait pas être visé, ils se seraient concentrés sur sa zone habituel, et si elle n'était pas la cible, ils auraient simplement disparu dans l'ombre pour reprendre plus tard.

Les redoutables adversaires semblaient être bien décidé à passer à la vitesse supérieur, débarrassés de leur déguisement, les lumières nocturnes de la ville venaient à présent se refléter sur les longues lames de leurs Katana. Pas de fuite possible, peu importe la tentative qu'ils pouvaient effectuer, elle avait de toute évidence déjà été prévue par les Assassins, ils avaient choisi le terrain, ils avaient le dessus et le seul moyen de vivre c’était de lutter.

Les flammes d'Azrael crépitent derrière elle, les brûlures sont dévastatrice et elle comprend un peu mieux pourquoi Batman semble réticent à lui offrir la rédemption, mais ce n'est pas le moment d'y réfléchir en profondeur. Il se jette sur l'adversaire, il s'enfonce dans la mêlée exactement de la manière dont elle l'avait imaginée faire lorsqu'elle l'analysait simplement se déplacer de toits en toits.
Et l'imitant, elle saisit alors le manche de son propre sabre, rétractable et non-tranchant, à sa ceinture pour le déployer. Ils voulaient jouer avec des armes blanches, alors elle allait suivre les règles.

Le cercle d'adversaire se ressaierait sur-eux dans la course effrénés des cinq adversaires auxquels allaient se joindre dans peu de temps ceux qui attendaient dans les hauteurs. Coursant vers la fausse victime, Cassandra n'hésita pas un seul instant à abattre son sabre avec une violence inouïe sur l'adversaire, bien consciente que cette dernière allait contrer avec aise. Le choc déclencha immédiatement l'attaque du second assassin, profitant de ce qu'il pensait sûrement être une faille exploitable, mais c’était là l'erreur, de son autre main Black Bat avait toujours le grappin prêt à être activé, et le projectile parti droit vers le visage de l'agresseur.

Le Katana de l'inconnue brisa le contact, virevoltant et fendant l'air avec ce son bien distinct du coup qui tranchera parfaitement la chaire. Et tirant sur la corde de son grappin, Black Bat se jeta en arrière, emportant dans son mouvement celui qui avait tenté de parer l'attaque surprise de son sabre, enroulant le câble bien résistant autour de son arme. Il refusait de lâcher, il comptait sur son immobilité imposée pour la gêner à son tour.
Mais il n'y avait pas moins à attendre de soldats de la Ligue, capable de s'adapter, et certains jugé asses bon pour être envoyés dans la ville de la Chauve-Souris.
La Réaction se doit d'être immédiate, pas question de jouer au jeu de la corde en attendant de se faire éventrer par sa coéquipière. Elle lâche le grappin tout en activant sa rétractation, un mouvement qui ne manquera pas de distraire quelque peu le petit malin lorsqu'il lui viendra en pleine face et commencera à tourner autour de sa lame tout le long du câble.

Pendant ce temps, le combat au sabre continu, et à présent les coups s’enchaînaient, chacun testait la défense et l'attaque de l'autre avant de briser l'habitude qu'ils venaient d'établir. Surprendre, c’était la clef.
Le dernier coup était une confrontation, un long contact où les deux adversaires tentaient de pousser l'autre à bout et créer une faille. Mais il ne fallait pas se laisser avoir, ils n'étaient pas seuls, et d'autres allez profiter de l'occasion. La situation nécessitait plus qu'un sabre non-tranchante, il allait falloir trancher dans le vif, faire saigner, mais pas asses pour tuer, exercice bien délicat que peu de gens étaient capable d'exécuter, la raison même pour laquelle elle se refusait de l'utiliser au quotidien. Activant d'une simple pression la sortie d'un côté tranchant sur son arme, le déclique envoyant un tremblement dans les deux katanas en contact, asses pour briser l'affrontement et enchaîner par un coup vers l'autre assassin qui allait profiter de son manque d'attention.
La Lame tranche, la peau se divise, et le sang se répand à l'air libre. Peu de gens le voit, mais lorsque le corps est ainsi attaquer il y à une réaction dans tout l'être d'une personne, et cela, Cassandra le voit dans le mouvement de l'adversaire. Elle enchaîne avec deux coups dans le vide, direct, voulu, pour finir par un désarmement en règle suivi d'un coup de coude dans le visage. Il tombe à la renverse. Elle vient d'utiliser un des points. Un de plus inoffensifs, mais si elle les voit d'instinct c'est bien qu'ils ont vocation à être dévastateur. Intérieurement, elle tremble, c'est ce genre de situation qui questionne la faible limite entre les apprentissage du Batman et ceux de son Père.

©️ By Halloween sur Never-Utopia

   


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Justicier(e)
Masculin Messages : 253
Date d'Inscription : 02/04/2018
avatar
Jean-Paul Valley / Azrael
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Sam 7 Avr - 23:43



Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...
feat. Cassandra Cain / Black Bat & Jean-Paul Valley / Azrael

Le feu est un don, tout comme une plaie. Il est la création, il est la désolation. Offrir la vie, la lumière, puis la reprendre dans un grondement de ses flammes, dans la noirceur de ses cendres. Il symbolise la passion, il est annonciateur de fin. Le feu est tout, mais au creux de ses mains, il est surtout une arme que nul autre ne saurait user. Jean-Paul n'a jamais eu peur de se brûler. Il y a longtemps, cela n'était pour lui qu'une prévenance d'humain, une peur qui n'avait pas lieu d'être en lui, ange incarné. Même par la suite, quand le masque est tombée, que la vérité fut exposée, il ne se détourna jamais de leur lueur vacillante, rassurante à ses yeux, force en laquelle il arrivait à se ressentir, qu'il avait presque personnalisé en lui, seule alliée fidèle dans ses nombreuses quêtes, sans jamais s'en détourner, malgré ses nombreux changements de pensée.Elle le suit, elle le sert, flambeau de sa force, cicérone vers leur expiation. Mais cela allait-il être suffisant face à ceux qui ont donné leur âme au démon ?...


La Ligue n'était pas son fort. Une faction qu'il se serait bien gardé de croiser par le passé, déjà bien trop occupé par celle qui l'avait créé. Mais à croire que le mal de ce monde n'est qu'une toile de fils entrecroisés, son fer avait déjà frappé contre celui des assassins. Mais ils n'étaient pas de preux chevaliers se dressant avec fierté, encore moins des petites frappes qui ne savent que abattre sans vraiment viser. Leurs lames fend les airs avec une précision qu'il ne saurait égaler. Ils restent dans l'ombre tant qu'ils ne sont pas forcé à vous affronter. Tuer à distance, sans honneur, sans gloire, n'a rien de mauvais. L'acte ne veut rien dire, c'est ses répercutions qui les importe. Nul besoin de fierté, quand seul leur devoir envers leur maître semble importer. Deux mondes qui se rejoignent sur leur volonté, deux groupuscules qui s'allient parfois pour leur profits partagés. Mais les liens s'arrêtent ici. De quoi désarçonner un peu les certitudes du justicier-croisé.


Sa confiance aveugle se bataille avec l'inquiétude de ne pas être le seul engagé dans ce conflit. Il a beau se focaliser sur ses adversaires en se lançant à présent avec ses lames enflammés sans sourciller, le guerrier ne peut étouffer l'homme qui lui, se questionne sur les chances de la petite ombre d'en réchapper. Il l'avait bien entendu, dans son souffle comme toujours si concis, cette affirmation d'être leur cible, celle qu'ils sont venu reprendre pour une raison qu'il ne chercher même pas à analyser. Il est clair qu'il avait déjà fait un vague rapprochement entre elle et leurs belliqueux invités. Nous avions beau être à Gotham, rencontré deux fois d'affilés des ninjas n'était pas chose si habituelle, aussi surprenante soit cette cité. Mais son rôle actuel n'était pas de comprendre, encore moins de juger. Le seul raisonnement qui l'étreint, est celui de tout faire pour extirper son alliée de cette situation compliquée. Que ferait-il si l'Ordre revenait pour le ramener ? Cela s'était déjà passé, ici-même, à Gotham. Lui offrir une vie normale, pleine de promesses et de projets, pour mieux l'y arracher, et le briser, aussi bien physiquement que mentalement. En rien il ne désirait la même chose pour elle. Et puis, en plus de lui-même, Batman ne lui pardonnerait clairement jamais. Il ne connaissait rien de leur lien, ni même qui elle était au final, elle qu'il vient tout juste de rencontrer. Mais de souvenir, le chevalier noir ne s'entourait de si jeunes associés, que lorsqu'il ne trouvait pas le courage de les en détourner. Pour un homme tel que lui, cela en disait beaucoup sur l'importance donc qu'elle devait représenter. Alors lui qui recherchait le pardon, s'annoncer par la suite comme le triste spectateur de son enlèvement ? Autant dire qu'il n'aurait plus qu'à replier le bagage pour ne plus jamais y remettre les pieds. Il le ferait sûrement de lui-même ceci dit, trop honteux de n'avoir pu la protéger.


JéRéMiAaAaDes InuTiLeS.... GARDE !! .

La lame enflammée se redresse à temps pour parer un coup que le vent sifflant n'avait annoncé qu'à une partie de l'esprit du guerrier. Il détestait lui être redevable, mais en même temps sa mort, voulait aussi dire leur fin, locataire qu'il est. Le feu éclair le masque d'Azrael, et provoque son grognement agacé. Mais point le temps de fanfaronner, un second assaillant s'élance, lame en avant, prêt à le transpercer. Il repousse la première, pour mieux pivoter et esquiver la seconde. Sa lourde silhouette se meut avec la fluidité d'une danse, bien que engoncé dans plusieurs kilos de douleurs annoncés. Son manteau se déchire sur le passage de l'assassin engagé. Mais loin d'être un effet de style, le croisé sait surtout comme en user, rabattant son bras sur le tissu, arrachant l'arme des mains d'un assaillant obligé de s'écarter alors que son katana retombe sur le béton sale de l'allée sombre transformé en arène improvisée. Peut-être pas tant que ça pour eux, vu que dès qu'il eut perdu son arme, une seconde semble tomber du ciel, cadeau d'un allié juché plus haut, que son opposant saisi pour mieux la brandir à nouveau face à un justicier excédé. Il était certain qu'ils n'en ressortirait pas aisément de l'affrontement, et gagner n'était même pas à envisager. Aussi forcené pouvait-il être dans ses mêlées, savoir évaluer une situation aussi malaisé restait à sa portée. Et pour bien illustrer sa pensée, une attaque conjointe de ses trois adversaires qu'il part d'un sens et de l'autre, laisse une faille au dernier pour venir taquiner la maille qui le protège, mais aussi de sa lame si effilé, de la peau et de la chair de son flanc dévoilé. Pas un son ne sort des lèvres du guerrier ardent, pas un clignement ne laissant supposé une quelconque douleur qui venait pourtant bien de l'électriser. Mais l'odeur du sang, les complications qui le tiraillaient, la peur qu'il éprouvait pour la petite ombre...


Il est temps pour ma fureur de répliquer...  

La défensive n'allait rien arranger. Certainement pas les aider à s'extirper de ce piège orchestré. Un dernier coup d’œil sur sa petite alliée, s'assurer de son soutien et surtout de sa solidité. Et il était temps pour Azrael de prouver un peu mieux, ce à quoi un croisé était destiné.
Ses jambes l'élance, le soulève du sol, d'un bond de prédateur, sur trois adversaires prêt à le recevoir eu aussi sans un indice d'inquiétude. Les flammes laissent une traînée de lumière, une faisceau hypnotisant, qui se meurt en offrant quelques reflets trompeurs à ceux qui y resteraient trop focalisés. Ses lames dansent entre ses mains, comme les cabrioles d'un jongleur, au promesse d'un spectacle bien moins ravissant, bien plus percutant. Ses lames s'abattent, ils les bloquant sans trop de mal, curieux pour des silhouettes si frêle, de pouvoir ainsi le supporter. Mais ils sont ombres, et lui bestiale. Ses gènes se ravivent, les différentes parties de lui s'éveillent. Il se brident souvent pour ne pas trop perdre son peu d'humanité. Mais l'Ordre lui a fait ce don, et il ne le rejettera pas, quand il s'agit de se défendre, encore moins de protéger. Ses bras se gonflent. Il ne cherche pas à feinter. Il frappe et les sent lentement plier. Eux aussi réplique, ils sont trois, pour un seul jeu de lames de son côté. Il se sent touché par endroit, de son épaule à sa cuisse, mais rien qui ne l'empêche de continuer. Il les fait reculer, lentement, mais entend aussi le froissement au dessus de lui, d'une seconde vague prête à l'excéder si il continu sur sa lancée. Mais cela lui apporte également la distance nécessaire à son plan, et dans un étonnant coup raté, il vient plutôt trancher un des supports, sur lequel repose le perchoir de leur indésirables spectateurs. Le métal se tord puis fond sous son coup, et la structure vieillotte grogne à sentir ainsi l'un de ses derniers pieds rouillés se dérober. Pas de quoi provoquer un effondrement, mais quelques accroches sautes sous le poids, et oblige plusieurs oiseau de malheur à s'écarter. Un dernier tranchant d'horizon pour éloigner ses opposants, et voilà que Azrael leur tourne quasiment le dos sans aucune once de respect.

Attrape ma main!!

Son bras se tend vers la petite ombre, comme un geste pathétique au milieu d'une mêlée mal engagée. Mais loin de là, et quand il sent cette légère poigne l'agripper, ses jambes s'arque sous son poids, et dans un cri d'effort, les propulsent au plus haut que ses forces le lui permettent. Risible pour un homme, bien moins pour le croisé, qui attend ainsi, son précieux colis en main, le second étage de la structure qu'il venait de bouleverser. Leurs assaillants dispersés par cette diversion de quelques secondes, il peut donc s'y accrocher sans trop de risque, malgré un grincement dangereux laissant présager que ajouter plus de poids n'est pas la meilleur solution pour son intégrité. Mais grâce à ce nouveau point, cela lui offre un élan supplémentaire, et de son bras, balance haut au dessus de tout le combat, la petite ombre aussi légère sous sa force atrophiée. L'avantage de la hauteur, un cadeau pour le combat qui se poursuivait. Car autant sa petite manœuvre avait fonctionné, autant il doutait que cela allait vraiment mettre fin aux hostilités. Le métal se tord sous sa poigne imprimé dans le barreau qui avait eu la bonté de le soutenir, mais qui fini par lâcher prise et faire retomber au sol dans un bruit sourd la lourd armure et son croisé. Divisé le combat sur deux état différent, brisé leur plan si bien huilé. Un avantage pour l'un, un arrêt de mort presque signé pour l'autre. Mais qu'importe, c'était toujours mieux que la situation dans laquelle ils restaient tout les deux fourrés...

(c) Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Justicier(e)
Féminin Messages : 854
Date d'Inscription : 25/03/2018
Localisation : Gotham City

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Justicière Mystérieuse
☠ Relations conflictuelles :: ► La Ligue, et les Criminels en général
♣ Vos Alliés : : ► La Bat-Family, le Réseau, La Justice!
avatar
Cassandra Cain/ Black Bat
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Lun 9 Avr - 16:03



   
"Il n'est pas d'ombre dans le noir. Les ombres sont les servantes de la lumières, les filles du feu. Plus vive est la flamme, plus sombre sont les ombres qu'elle projette" - George R.R. Martin


Ainsi propulsée dans les airs par son coéquipier d'un soir, Cassandra aurait presque été tenter de se laisser tourbillonner, emportée dans la force brute du Justicier rouge et or et fendre le vent avec entrain... Si la situation n'avait pas été aussi risquée.
Lorsqu'elle se positionne dans les airs de manière à pouvoir voir l'adversaire, elle découvre dans un frisson que plusieurs Assassins qui attendaient dans les hauteurs étaient en train de la suivre, bondissant de rebords en rebords, prêt à trancher la jeune demoiselle lorsqu'ils l'atteindraient.

En plein vol, les lames s'entrechoquent. Utilisant chacun des coups comme impulsion pour continuer à se garder en suspension dans les airs, donnant un coup de pied à ceux qui s'approchent trop prêt, les renvoyant faire de l'escalade pour retenter un assaut. C'est une vague de Kimono et de sabres qui la suivent ainsi dans les hauteurs. Il y à fort à parier qu'ils ne prévoyaient pas une telle manœuvre, jamais ils n'auraient laissé le duo se séparer ainsi, ils tentent d'adapter leur stratégie, ou plutôt d'exterminer la variante imprévue.

Diviser ainsi les forces ennemis était une bonne idée, mais aussi très risquée, Azrael allait devoir affronter seul ceux qui était resté à terre, et d'autres c’était sûrement rajouter face à cet acte défiant leur supériorité stratégique.
Pas asses de concentration, trop occupée à s’inquiéter pour son coéquipier, une lame était venue entailler sa jambe gauche, le sang qui s'échapper à présent de la Petite Ombre venait tacheté les tenues noirs des agresseurs juste en dessous d'elle.  

Elle ne pensait plus, il fallait faire virevolter la lame sans arrêt, parer les coups, tenter d'en porter quelque uns. Éviter les projectiles qui fendent les airs. Continuer a monter au plus haut, comme si jamais elle n'était destinée à reposer les pieds sur le sol. Mais rapidement, la gravité reprend ses droits, elle et le tsunami d'assassin commence à redescendre à chaque assaut. D'une impulsion sur le crâne d'un des attaquants, la Justicière se projette vers le rebord d'une fenêtre entre-ouverte.
Attendant que l'un d'eux ne morde à l'hameçon, ce qui ne tarda pas, d'un coup de Katana rétractable bien placé, elle dévie la trajectoire de l'arme et la bloque en refermant la fenêtre.
Bien entendu, cela n’a pour effet que de pousser l’individu désarmé à sortir un Wakizashi de ses amples vêtements. Au moins sa portée en était réduite.

D'un bond Black Bat se jeta sur le mur en face d'elle, rester ainsi immobile était bien trop risquée. Et les projectiles tranchants continuaient de siffler autour d'elle, les coups continuaient à être échangé, et la chaire à être tranché pour eux comme pour elle.
Même pris par surprise, ils restent extrêmement dévastateur, cette masse noir de mouvements et de longs tissus deviens de plus en plus difficile à lire pour celle qui normalement sait prévoir les mouvements au moindre frissonnement de peau de l'adversaire. Mais cette fois-ci, trop d'informations, trop d'information floutée par leurs longs Kimono. Face à eux, elle est presque .... dépourvue.

Les Combats aériens restent cependant asses avantageux pour elle qui à passé quelques temps à Hong Kong, que ce soit dans les beaux quartiers où les bidonville on trouve difficilement une ville aussi verticale, c’était un mode de déplacement quotidien lorsqu'elle était sur place.

D'un coup de pied bien placé dans une des profondes entailles qu'elle avait effectuée juste avant, la Chauve-Souris cagoulée renvoi un des Assassins se tordre de douleur dans les bas-fond. Une petite victoire, de courte de durée avant que les autres ne continuent à la harceler de leurs lames.
A chaque mouvement elle sentait ses blessures s'élargir, de nouvelles lui être infligée. Mais peu à peu, la vague d'adversaire semblait se réduire, sensiblement, quelques uns prenaient du recul, d'autres étaient trop blessé pour être aussi agressif que les autres. Mais pas échappatoire en vue.
Impossible de fuir par les toits, enfin... En réalité c’était une option, mais il était inacceptable de laisser Azrael seul dans ce piège, de le condamner à mourir. Il fallait trouver une sortie qui bénéficierait aux deux justiciers.

Elle aurait voulu lui hurler quelque chose, mais cela aurait informé l'ennemi de ses intentions, cela aurait provoqué l'adaptation de la stratégie adverse pour empêcher toute fuite, toute manœuvre.
Etait-il encore en vie, en bas, au sol? Saisissant au vol le sabre adverse qu'elle avait bloqué dans une fenêtre auparavant, elle se jette dans la mêlée bondissante, une arme dans chaque main, tournaillant entre eux et versant autant de sang ennemi que du sien, elle risque un coup d’œil vers les profondeurs....

©️ By Halloween sur Never-Utopia

   


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Justicier(e)
Masculin Messages : 253
Date d'Inscription : 02/04/2018
avatar
Jean-Paul Valley / Azrael
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Jeu 19 Avr - 23:39



Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...
feat. Cassandra Cain / Black Bat & Jean-Paul Valley / Azrael

Diviser pour mieux régner. Un adage sans aucun sens quand on l'utilise sur des justiciers. Séparer le groupe était une action risquée évidement. Mais nécessaire aussi pour pouvoir en réchapper. Un seul d'entre eux suffisait, lui ne s'inquiétait pas outre mesure de son sort comme il fallait s'en douter. Mais c'est une chose qu'il avait toujours trouvé à la fois appréciable et dérangeant quand on venait à travailler avec d'autres chevaliers de la nuit. Cette manie collective de vouloir se sacrifier pour l'autre, menant à ce genre de dévouement égoïste d'être le martyr et non celui qui devra le pleurer. Il avait vu une ouverture qu'elle pouvait profiter, il a saisi sa chance, nul besoin de le remercier... Encore moins de le pleurer... Quelqu'un le fera t-il même ?...

La petite ombre n'était plus à portée de sa lumière purificatrice. Ses flammes allaient pouvoir s'exprimer avec bien plus d'intensité. Ses lames semblent répondre d'instinct à sa combativité, crépitant un peu plus de fureur de griller quelques plaies. Pourquoi user de feu quand on pourrait simplement ciseler de ces lames curieusement trop bien aiguiser pour celle d'un justicier sensé ne pas tuer ? Il était son plus « ardent » allié depuis toujours, ne pas l'avoir à ses côtés seraient lui retirer là un réconfort certain qu'il garde en leur présence. Et puis, elle servent aussi de dissuasifs, tenant plus aisément à distance ceux qui ne manquerait sinon pas de croiser le fer. Malgré ses allures de chevalier décérébré faisant tournoyer ses armes et son corps dans l'unique but de malmener ses adversaires, on ne peut aisément noter à quel point chaque coup est ressenti, calculé, retenu... Provoquer l'ennemi, le désavantager par le feu, le surprendre sous leurs effets, le marquer à vie d'une brûlure qui lui rappellera à jamais cette erreur du passé. Le feu est tout bonnement le meilleur des alliés, à qui sait en user.

Bon évidement, cela se montre un peu plus compliqué quand on fait face à des fanatiques surentraînés. La Ligue et ses sbires n'ont jamais eu peur de quelques plaies. Les flammes offrent un spectacles intéressants, faisant jouer les ombres sur les murs suintants des immeubles qui les enfermaient dans ce traquenard. Elle lui offrait quelques ouvertures et parades en déboussolant une fraction de seconde un adversaire moins bien préparé. Mais dans l'ensemble, ils répondaient chacun coup par coup sans jamais laisser apparaître une once d'inquiétude quand à leur succès. Azrael avait beau donner tout ce qu'il pouvait, le combat semblait sans issue tant un adversaire tombé semblait se faire remplacer sans qu'il ait même le temps de l'achever. Lui-même par contre se retrouvait peu à peu à court d'option, s'élançant dans la mêlée de cette inconscience qui faisait sa dangereuse renommée, les coups avaient tendances à tinter sur son armure de chevalier, mais n'empêchait pas pour autant plusieurs lames de se faufiler dans les failles pour mieux le poignarder. À ce rythme, il allait bientôt en être terminé du flamboyant justicier.


UnE RéAlItÉéÉ qUe Je Ne PeUuUx AcCePteEeR...

Au milieu du combat, Azrael se tient prêt. Ses opposants l'encerclent soucieux de ce qu'il pouvait bien préparer. Il ne bouge plus, son corps stoïque au centre de la mêlée. Loin de lui l'idée de capituler comme on pourrait pourtant venir à le penser. Au contraire, il était temps de faire appel à son second, et plus terrifiant encore que le feu, allié...

Un combattant décide de s'élancer, pieds en avant, cherchant d'un coup puissant à le déstabiliser pour laisser à ses équipiers la possibilité de l'achever ensemble dans un coup parfait. Mais quand il rencontre le corps du chevalier, ce dernier n'a même pas bronché. Il semble avoir frappé une statue, si cette dernière ne se mettait pas à bouger. Attrapant sa cheville, Azrael le claque au sol dans une violence qui donne à sa victime l'apparence d'une poupée. Point le temps de s'étonner ou de s’effrayer chez les autres, trop bien entraînés, trop bien conditionnés, ils répondent de la violence du justicier par la leur et décident apparemment qu'il était à nouveau préférable de s'y mettre à plusieurs pour attaquer. Sage décision qui leur avait déjà bien réussi jusqu'à présent. Si le « second esprit » qui résidait en lui n'atténuait pas la douleur de ses nombreuses plaies à grand renfort d'adrénaline, JP serait sûrement au sol à se faire achever. Mais voilà, il n'était pas si seul dans ce combat, et quand bien même il répugnait à le faire, user de son locataire lui offrait peut-être l'avantage nécessaire pour ne pas finir tué.

Les coups pleuvent à nouveau mais cette fois-ci avec un nouveau niveau de potentiel débloqué. Deux esprits œuvrant à gagner permettaient une bien meilleur défense et sens de l'attaque des plus profitable. Les réflexes améliorés, les coups moins prévisibles et les mettant bien plus en danger, voilà que les ninjas se devaient peu à peu de reculer face à la folie de cette armure enflammée semblant gagner du terrain malgré les nombreuses blessures qu'ils venaient à lui infliger. Elle semblait simplement se moquer de leurs coups, de leurs épées, fracassant les siennes en hurlant sa fureur et son impétuosité...

Je vais vous apprendre à avoir peur !.... Je vais vous apprendre à accepter ma supériorité !.... Vous ne pouvez me vaincre avec vos stupides épées !... AzRaEl Ne ToMbErAaAa JaMaIiIiS !

Jean-Paul devait juste garder à l'esprit une chose, ne pas laisser trop de liberté à la créature qu'il renfermait. Son atout ne devait pas se transformer en soif de tuer. Cela lui permettait néanmoins de gagner du terrain dans l'allée. D'un regard vers les cieux, il voit qu'il a pu s'éloigner du mur d'assaillants qui se focalisaient sur la petite ombre elle aussi en difficulté. Mais les toits au dessus de sa tête étaient maintenant libre d'accès, et brandissant son grappin se propulse à son tour vers une corniche un peu éloignée, dépassant le combat en faisant fi au possible des nombreuses étoiles cherchant à l'entailler.

Juché sur son nouveau promontoire, il ne doutait pas que de quelques sauts ils allaient pouvoir le rattraper. Pas de temps à perdre pour s'enfuir, mais il n'allait certainement pas le faire seul de son côté. Hurlant à l'intention de son alliée pour qu'elle sache ou il se trouve, il lance un fumigène dans sa direction pour brouiller les pistes et lui laisser une nouvelle ouverture à profiter... Le seul soucis et qu'il devait maintenant combattre intérieurement les hurlements rageur d'une bête voulant retourner massacrer plutôt que de s'en aller...


(c) Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Justicier(e)
Féminin Messages : 854
Date d'Inscription : 25/03/2018
Localisation : Gotham City

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Justicière Mystérieuse
☠ Relations conflictuelles :: ► La Ligue, et les Criminels en général
♣ Vos Alliés : : ► La Bat-Family, le Réseau, La Justice!
avatar
Cassandra Cain/ Black Bat
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Dim 22 Avr - 14:48



   
"Il n'est pas d'ombre dans le noir. Les ombres sont les servantes de la lumières, les filles du feu. Plus vive est la flamme, plus sombre sont les ombres qu'elle projette" - George R.R. Martin


Il y a quelque chose de différent dans les mouvements d'Azrael, une autre forme de violence qui malgré les blessures ne semble pas le moins du monde en être gêné. C'était comme si l'individu qui avait tenté de la frapper comme premier contact était de retour, dans toute son énergie, de toute sa férocité, au service de la guerre, d'une croisade dont lui seul connaissait les raisons. C'était plus que de l'instinct, ce n'était pas comme-elle, lorsque ses sombres années avec son Père se faisaient presque écrasantes lors de combats ardue, lorsque son corps lui hurlait de frapper sur ce point mortel et que son esprit résistait de son mieux. Non, c’était bien différent, quelque chose d'autre qu'elle avait encore à comprendre, comme un dialogue avec lui même.

Bondissant de rebords en rebords, contrant les attaques du mieux qu'elle pouvait mais en subissait autant, tourbillonnant tel une tornade de lame à travers l'adversaire, il y avait bien plus de sang adversaire qu'elle ne le souhaitait, mais trop peu pour être mortel. Le commun des mortels en serait sûrement venu à tuer dans une telle situation, mais elle en était incapable, malgré tout ce que la Ligue lui inspirait de dégoûts et de souvenirs douloureux, aucun coup n'avait pour but d'ôter la vie. Elle en était incapable, voir ainsi toute énergie quitter un corps, voir les hurlements dans les petits soubresaut d'un mourants. Briser une existence était une limite qu'elle ne devait pas franchir, car elle en connaissait bien la valeur, elle qui n'avait encore jamais réellement exister.

Un signal, le signal qu'il était temps de prendre la fuite. Cassandra avait beau être une combattante émérite, sûrement une des meilleures sur Terre actuellement, elle ne pouvait pas faire face à une vague d'assassins parfaitement entraîner et avec l'avantage du terrain.
Suivant la voix de son coéquipier, et l’apercevant sur un perchoir, prêt à s’élancer bien loin d'ici. Profitant du fumigène lancer par ce dernier, la jeune justicière laissa alors tomber le sabre qu'elle avait volé à un adversaire pour saisir un deuxième grappin à sa ceinture et ainsi se propulser vers la fuite.

Encore une fois les projectiles pleuvaient sur eux, dans leur course effrénée sur les toits de Gotham. La nuit était le domaine de la Petite Ombre, et elle en profitait, se faufilant dans les zones obscures, se balançant d'une ruelle à l'autre à l'aide de son grappin. Mais restant toujours à une certaine proximité de son coéquipier, pour ne pas le perdre, pour l'aider si les assassins le rattrapait. Ils étaient tout les deux dans cette galère, il n'était pas question de le laisser à son propre sort, mais difficile de l'accompagner dans sa course, tout comme il avait été difficile de le suivre lorsqu'elle l'observait seulement il y à encore peu.
Il perdait autant de sang qu'elle, peut-être plus, mais il n'en laissait rien paraître. Si il devait mourir par sa faute, juste parce qu'il avait décidé de combattre à ses côtés une malédiction qui lui venait de ses origines, cela aurait été trop injuste. Il était bien plus digne de vivre qu'elle, il avait échoué dans le bien, s'était enfoncé dans le mal et en était revenu à la seule force de sa volonté, il avait souhaité la rédemption.... Alors que Black Bat ne courrait après ce pardon que parce qu'elle n'avait que cela à faire, sans quoi elle serait juste seule, elle se serait laissé sombrer...
Cassandra souhaitait-elle la mort? Oui. Et cela depuis bien longtemps, depuis qu'elle avait tué cette personne innocente sous les ordres de son père, depuis qu'elle s'était rendu compte que ce qu'elle considérait comme normal n'était qu'une prison de chaos et de souffrance. Elle continuait à se battre pour une seule raison, parce qu'elle était trop lâche pour mettre fin elle même à sa misérable existence.

Et pourtant elle fuyait. Elle pouvait se dire autant de fois qu'elle voulait qu'elle le faisait pour ne pas entraîner le Templier avec elle, mais il y avait bien plus, des choses qui malgré toute ses années à passer de cette coquille vide portant un costume de chauve-souris à celle qu'elle était maintenant n'avait pas encore été intégrée dans sa vision incomplète de la réalité, il y avait en chacun de nous des forces qui nous hurlent de ne pas mourir, des hurlements bien plus fort mais aussi bien plus discret que ceux de son conditionnement ou de son désespoir.

Derrière elle, le moindre coup d’œil permettait de confirmer ce que l'instinct de Cassandra lui indiquait, ils étaient toujours suivis, et avec une efficacité effrayante. Chaque promontoire, chaque cheminée et même leurs propres coéquipiers était des supports pour se propulser toujours plus en avant.
Et la petite Ombre pouvait leur jeter autant de shuriken qu'elle voulait, même si ceux-ci touchaient la piste, cela ne semblait pas les ralentir. Ce n'était pas bon, vraiment pas bon. Il fallait maximiser nos chances. Et la méthode d'Azrael avait fait ses preuves. Tirant un nouveau coup de son grappin pour se jeter vers l'avant, la Justicière-Ninja fit en sorte de passer non loin du Chevalier Ecarlate



" RDV, Point de... "



Se projetant une nouvelle fois avec son grappin et tirant sur la corde pour prendre un tournant, restant à proximité d'Azrael



" Point de rencontre! "



Puis tirant une nouvelle fois, cette fois-ci vers un autre chemin. Black Bat divisa la poursuite en deux chasses aux justiciers. Espérant que son manque d'élocution n'ait pas parasité le sens de sa phrase. Elle avait prit des cours depuis que Batman lui avait fait enfiler le costume de Batgirl, à l'époque où elle était intégralement muette, mais elle avait bien compris qu'elle serait pour toujours limitée dans un tel domaine, son cerveau s'était développé ainsi, c’était une marque indélébile de son passé. Un handicap pour un talent. Une malédiction qui en entraîne une autre.

Maintenant il ne manquait plus qu'à perdre ceux qui avait décidé de la suivre, et cela n'allait pas être chose facile...

©️ By Halloween sur Never-Utopia

   


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Justicier(e)
Masculin Messages : 253
Date d'Inscription : 02/04/2018
avatar
Jean-Paul Valley / Azrael
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Jeu 26 Avr - 21:18



Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...
feat. Cassandra Cain / Black Bat & Jean-Paul Valley / Azrael


La scène fonctionnait au ralentie. Le mécanisme semblait s'être grippé sous l'effet de sa tromperie. La fumée, les mouvements des assaillants, tout prenait plus de temps, comme engoncé dans une mélasse invisible qui venait de tomber sur l'allée. C'était surtout son attente qui rallongeait l'instant. Après l’effort utilisé pour se battre comme un lion face à ces hyènes costumés en panthères, son cœur reprenait son souffle, risquant fort de ne pas apprécier le retour à la réalité dans quelques secondes. Jean-Paul scrute, prêt à bondir à nouveau dans la mêlée, mais le feu vert fini par être lancé quand l'écran de fumée est transpercée par la petite ombre qui arrive en un clin d’œil à sa portée. Sans plus attendre, ses propres jambes le propulse dans le sens opposé à l'adversité. Il entend un cri frustré au fond de son esprit, une bête râlant de ne pouvoir étancher sa soif de domination. Mais il était préférable d'utiliser cette fureur pour alimenter encore un peu ses muscles déjà bien trop malmenés et réussir à semer des poursuivants bien trop zélés.

Chaque toit sur lequel il se réceptionne est comme un pas de géants qu'il souhaiterait être le dernier. L'adrénaline commençait à retomber, tout juste en tout les cas pour lui faire pleinement ressentir les nombreuses blessures qui lui furent infligés. Il n'en avait pas compté autant durant la confrontation, certaine semblaient même se faire dans la foulée tant il avait coupé toute sensibilité pendant qu'il combattait. Après, il était habitué à se retrouver dans de piteux états. Même par le passé, l'Ordre l'a conditionné ainsi, en le « déconstruisant » aussi bien physiquement que mentalement pour mieux le remodeler en cuve inlassablement. Aujourd'hui il devait surtout compter sur les talents de miss Thompkins qui faisait un peu de même alors qu'elle recousait une énième fois son corps en le sermonnant abondamment de son manque total de ménagement et d'intérêt pour ses limites. Elle le reconstruisait ainsi à sa manière. Et il préférait de lui cette méthode.

Leur poursuivants tenaient bons et risquaient même de gagner du terrain à ce rythme. Azrael aurait aimé y gagner l'avantage du terrain, de sa connaissance, mais Gotham était une ville avait tendance à évoluer, fluctuer sans s'en rendre compte. Lui qui fut exilé pendant plusieurs années avant d'oser y remettre les pieds, sans compter d'être depuis resté cloisonné dans un quartier spécifique qu'ils avaient dépassés depuis fort longtemps... Chaque toits était une pente glissante à éviter. Chaque corniche possédait ses pièges et ses secrets. La jeune chauve-souris avait bien plus de chance que lui de pouvoir en user. Peut-être que le mieux à faire était de se retourner et les retenir le temps qu'elle en profite pour filer ?... Mais le ferait-il au moins ? Rien n'est moins sûr dans le monde des justiciers. Si elle était de la Bat-family comme elle aimait à s'appeler, Jean-Paul doutait fort qu'elle accepte de le laisser sans broncher.

À court de solution, cela n'était pas pour autant le cas à côté. L'ombre le surpasse et lui susurre son idée avant de filer. Se séparer était évidement une possibilité. Une dont il n'était pas du genre à songer vu sa tendance à vouloir trop protéger et prendre sur soi tel un martyr. Mais elle n'était pas sans défense, elle était sûrement même bien plus capable que lui dans cette situation. Le preux chevalier devait aussi accepter parfois de se laisser guider pour que la mission, ou du moins la fuite, soit un succès.

Nul besoin de répondre, il l'avait entendu, et elle avait déjà filé. Bifurquant sur un autre axe, il entend le groupe derrière eux se séparer. Il ne se fait plus aussi silencieux dans ses déplacements, marquant le plus possible sa position pour être certain qu'ils ne le perdent trop vite et décident de retourner après la petite ombre. Une idée un peu sotte évidement, il allait certainement pas leur filer comme ça entre les doigts. La course folle continue de plus belle. Les poursuivants semblent plus agressifs maintenant qu'ils ont été séparé. Une meute n'aimait pas se retrouver ainsi non plus. Ils se sentent plus démunis, en infériorités, ils cherchent à en finir au plus vite pour retrouver la force de l'unité. Les kunais volent, le moindre faux pas mènerait à se faire embrocher par plusieurs katanas qui n'attendent qu'à frapper. Sans s'en rendre compte, les toits sur lequel Azrael est en train de courir dominent l'Est River, il s'est déjà bien éloigné de leur point de départ et si il avait bien compris le point de rendez-vous de la petite ombre, il avait un sacrée trot à faire pour la retrouver. Enfin, ça c'est si il arrive enfin à les semer...

Il y avait bien une solution, mais il n'allait guère l'apprécier. Le genre qui allait encore plus aggraver son cas, et causer un ulcère à Miss Thompkins quand il ira la retrouver pour se faire soigner. Mais c'était soit ça, soit leur faire face et risquer d'y rester. Il avait encore trop à faire pour tout perdre face à une bande de ninja encapuchonné. Il avait battu Bane bon sang, comment pourrait-il mourir face à quelques simples sbires surentraînés de la Ligue ? Non cela n'arrivera pas. Jamais !

D'un saut, alors qu'ils devaient s'attendre à ce qu'il bifurque à nouveau vers les quartiers intérieurs, Azrael continu sa route et se propulse au dessus de la rue, pour mieux la traverser en plein vol et plonger dans les eaux glacés qui bordent la cité. Il fallait être fou, ou un homme crocodile au moins, pour oser se plonger dans les eaux de Gotham. Mais c'était bien là la seule solution qu'il avait trouvé pour réussir à perdre ses poursuivants. Usant de son équipement pour ne pas refaire surface de si-tôt, Azrael tente de nager le plus loin possible en essayant d'oublier la fatigue d'un effort supplémentaire en encore plus difficile qu'il devait mener, ainsi que les poignards de froids qui semblent le transpercer là ou ses plaies suintent du sang qui s'écoulent dans les eaux glacés. Il ne faut pas croire que l'Est River était du genre à s'écouler tranquillement qui plus est. Les courants étaient traîtres, des roulements pouvaient aisément vous emporter dans les profondeurs, des évacuations vous happer ou quelques débris vous percuter. Au milieu de tout cela, il fallait néanmoins nager sans relâche, certain que ses poursuivants le cherchaient au dessus, et au moindre signe de sa position continueraient à le traquer jusqu'à ce qu'il soit forcé à refaire surface. Il devait instiller le doute dans leurs esprits, le sentiment qu'ils l'avaient bien perdu et prêt à rentrer se faire sermonner voir pire par leur tête de démon ou autre meneur à qui le rapport risque de ne pas plaire. Mais en cet instant, ce n'était pas son problème, loin de là. L'oxygène continuait à circuler par son masque, mais la lourdeur de l'armure, la fatigue de ses muscles, tout commençait à l'attirer lentement vers la fin. Ses yeux se fermaient peu à peu, il avait sûrement perdu plus de sang que prévu dans cette histoire. Lui qui avait survécu à un bain d'acide, on risquait de le retrouver flottant dans les eaux usées de la ville. Difficile au final de savoir quel liquide est le plus contaminé ceci dit. Son esprit s'embrouille, ses bras et ses jambes se débattent avec moins d'ardeurs, jusqu'à ce que peu à peu, les ténèbres prennent le pas sur les éclats lumineux qui reflétaient par flash au dessus de l'onde...


CeSsE de JoUeEeR aU FaIbLe... Un AnGe Ne MoUrRa PaS cE sOiIiR.... BATS TOI AZRAEL !!!

Fini la superbe du paladin doré. Alors qu'il sortait des eaux, son armures ruisselantes, son manteau lacéré, des minces filets de sang s'en écoulant, il se hissait avec peine et force d'un cri rageur sur le ponton de plaisance du Cape Carmine. Il avait clairement dérivé plus qu'il ne l'avait pensé. Il aurait dû rapidement s'assurer ne pas avoir été suivi jusque ici mais c'était difficile à faire tout en vomissant les litres d'eau ingurgités à l'intérieur de son casque. L'entrouvrant pour évacuer le surplus, il se laisse enfin retomber sur le bois vermoulu et craquant, se rendant bien compte que personne dans les parages ne semblait vouloir sa mort. Une situation bien rare pour lui il est vrai. Le pire dans tout ça, c'est qu'il détestait se sentir presque redevable envers son locataire indésiré... Trêve de mauvaise pensée, il était attendu et avait du chemin à faire, et pas dans la meilleure condition pour cela. Mais si lui avait pu s'en sortir, il s'en voudrait que la petite ombre n'en ait pas fait de même. Il devait s'en assurer avant de s'inquiéter plus de son propre cas...

(c) Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Justicier(e)
Féminin Messages : 854
Date d'Inscription : 25/03/2018
Localisation : Gotham City

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Justicière Mystérieuse
☠ Relations conflictuelles :: ► La Ligue, et les Criminels en général
♣ Vos Alliés : : ► La Bat-Family, le Réseau, La Justice!
avatar
Cassandra Cain/ Black Bat
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Ven 27 Avr - 19:10



   
"Il n'est pas d'ombre dans le noir. Les ombres sont les servantes de la lumières, les filles du feu. Plus vive est la flamme, plus sombre sont les ombres qu'elle projette" - George R.R. Martin


Ils étaient séparés pour de bon, peut-être même que jamais ils n'allaient se recroiser. Peut-être que cette rencontre n'allait mener à rien de plus que de la culpabilité, au mieux la terrible sensation de ne pas savoir.
C'était peut-être une normalité pour les Justiciers, combien de gens Batman avait-il croisé pour finalement ne jamais savoir ce qu'ils étaient devenus? Les voir disparaître dans les ténèbres. S'agit-il réellement d'un problème de Justicier ou celui de toute personne ? Peut-être que c'est simplement une autre preuve que Cassandra n'aurais jamais dû quitter l'emprise de son père pour un monde que jamais elle ne comprendrait, où le moindre détail blesse.

Black Bat sautait de toit en toit, s'engouffrant dans les espaces étroits et tordu que formaient les toits et balcons enchevêtrés les uns avec les autres, véritables boyaux de béton et d'acier. Les ruelles les plus sombres lui servaient d'abri temporaire, ne s'arrêtant jamais de courir, passant d'une ombre à l'autre. Derrière elle, elle le sait, c'est son passé qui la pourchasse, un passé tranchant et sanguinaire. Veulent-ils réellement la récupérer ou veulent-ils seulement l'abattre, elle qui salit le nom même de la Ligue en travaillant avec la Chauve-Souris?

A force de détours et de passages hasardeux, s'étant même aventurer à travers un appartement par une fenêtre ouverte, l'Ombre s'arrête finalement sur une des nombreuses gargouilles de la ville. À l’affût du moindre mouvement, à croupie au point de ne faire qu'un avec son perchoir, une continuation parfaitement naturelle des formes monstrueuses de a bête qu'il représentait.
Plus personne ne semblait la suivre, les assassins ne sont plus dans les parages. Peu à peu, elle se détendait, se laissant même aller à devenir quasiment amorphe sur la gargouille. Les blessures étaient douloureuses, et chaque goutte de sang qui quittait son corps était comme une brûlure qui s’aggravait.
Elle n'avait qu'une chose en tête, se laisser un peu de temps pour se reposer, et aller faire un tour chez Harper. Un peu de réconfort, un peu de contact humain ne lui ferait pas de mal, sentir quelqu'un contre elle et laisser sortir tout ce qu'elle ressentait, pleurer silencieusement comme elle le faisait souvent sans rien pouvoir dire de ce qu'elle pensait. On lui avait dis qu'elle avait fait un choix, devenir un Héro, mais les choix ne font pas tout, la réalité semblait toujours lui revenir en pleine face, comme cette nuit.
Cassandra était forte, incroyablement forte, et c’était plus son état d'esprit qui avait prit des coups que son corps, elle aurait pu durer un peu plus longtemps. Batman l'avait envoyé à Hong Kong dans le cadre de Batman Incorporated, mais elle avait toujours soupçonner que c’était sa manière de vouloir faire d'elle un individu complet, quelqu'un qui aurait forgé sa propre identifié. Mais elle n'en avait rien fait, elle ne pouvait pas forger sans matière première, elle n'avait fait que s'user dans la solitude.

Mais ce n'était pas le moment, se relevant pour rejoindre le point de rendez-vous, l'endroit où elle et Azrael avait fait leur rencontre et où ce dernier avait manquer de lui donner un crochet du droit dévastateur, elle évita de peu un sabre qui vint abîmer la sculpture gothique.
Réagissant au quart de tour, la Justicière ne manqua pas de se laisser tomber volontairement vers le sol avant de tirer avec son grappin vers le lointain. Un des assassins l'avait retrouvé, ou suivi. Ayant perdu sa trace, ils s'étaient sûrement séparé pour couvrir plus de terrain ou peut-être que le plus gros des troupes était occuper à achever le Templier en quête de rédemption.

En un rien de temps, elle disparue de nouveau dans l'ombre. Ne laissant rien d'autre qu'un souvenir de sa présence. Elle venait définitivement de les laisser derrière elle.

---

De retour à East End, au point exact du rendez-vous, la Petite ombre s'étaient installer sur la cage d'escalier d'où elle avait jugé Azrael du regard après son attaque surprise. La main non loin de son sabre rétractable, elle redoutait le retour des assassins mais osait surtout espérer le retour de son coéquipier d'un soir.

Et lorsque enfin, il se présenta de nouveau face à elle, sans attendre et sans hésiter elle se laissa tomber au sol pour avancer vers lui



Azrael!



Arrivant devant lui, retirant le masque noir qui recouvrait son visage, l'air froid de Gotham vint caresser son visage rougi par l'effort et ses cheveux mouillé par la sueur. Elle l'avait fait presque sans s'en rendre compte, sans y faire attention, il fallait seulement qu'elle respire, qu'elle sente sa peau en contact avec l'extérieur, et son instinct, son doute naturel de toute chose vivante n'avait sur le moment pas considéré le justicier rouge et or comme une menace.


Merci



©️ By Halloween sur Never-Utopia

   


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Justicier(e)
Masculin Messages : 253
Date d'Inscription : 02/04/2018
avatar
Jean-Paul Valley / Azrael
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   Sam 25 Aoû - 21:40



Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...
feat. Cassandra Cain / Black Bat & Jean-Paul Valley / Azrael


Le temps se tord à l'heure du retour. On ne discerne plus autre chose que nos autres sens. La fatigue l'emporte mais on continu à avancer. L'orientation en vient même à se brouiller et poussera la pauvre figure de justicier en lambeaux à revoir sa direction plus d'un fois. Fini la superbe du paladin ce soir. Le justicier enflammé était trempé jusqu'aux eaux, le froid de la nuit ne séchant que la surface, mais le laissant imbibé de cette sensation glacée lui donnant l'impression de briser ses muscles et ses os à chaque mouvement. Fini les bonds de toit en toit avec désinvolture. Encore heureux qu'il s'est muni lui aussi de quelques gadgets et notamment un grappin apte à le faire s'élever au dessus des rues le plus souvent désertées. Il y a bien un ou deux soiffards au pas aussi peu assuré que le sien que le voit les survoler. Ou encore quelques clochards se dissimulant sous leurs cartons pour tenter également d'échapper à la sévérité de la nuit. Mais personne d'autre ne sera finalement spectateur de son lamentable retour. Non pas qu'il s'en inquiète vraiment de son image. Il espérait simplement que parmi tout ce monde, ne se trouve pas encore quelques silhouette encapuchonnée.

Mais Dieu l'entendit, lui offrit une voie dégagée alors qu'il filait sans précaution. Il n'en avait plus la force, plus les capacités. Il ne savait même pas quelles ressources il pouvait bien avoir encore pour réussir à bouger ainsi. Il allait mettre du temps pour s'en soigner pour sûr. Et ce serait tout aussi peu agréable que au premier instant. Mais bon, il pouvait compter sur les quelques ajouts à son ADN pour améliorer le processus. Cela n'allait pas pour autant le rendre agréable malheureusement. Ce n'était pas comme un sirop sucrée pour mieux apprécier d'être soigné. Ici, des plaies vont se refermer de force, et des os se ressouder sous la pression d'être très vite maltraité.

Il fallait laisser de côté ce genre de désagrément qui arriveront bien assez vite de toute manière. Jean-Paul avait bien d'autres questionnement en tête pour ce qu'il arrivait encore à penser. Notamment toute celle concernant le sort de sa coéquipière improvisée. Et surtout l'espoir fou de la retrouver à leur point de rendez-vous, le même ou ils ont eu la chance, ou peut-être malchance, de se rencontrer. Car après tout, le fait d'avoir été ainsi ensemble, en cette nuit si particulière, avait-il provoqué cette attaque aussi surprenante que inexpliquée ? Tant de violence ne laissait aucun doute que leurs assaillants comptaient bien en découdre avec eux. Mais pour quoi ? Les tuer ? L'envie en transpirait dans chacun de leurs coups à n'en pas douter. Mais la Ligue avait toujours à gagner en osant un mouvement si osé sur l’échiquier. Rare était leurs actes insensés. S'en prendre à lui encore, cela pouvait passer, bien que c'était à même le cœur de Gotham, et donc sur le territoire de leur ennemi le plus estimé. Mais s'en prendre en plus à un membre de sa « famille », de ceux pour lesquels il n'a réussi à réprimer ses sentiments, c'était un acte d'une folie que les plus grands doivent hésiter à plus de deux fois avant de commettre. Et dans une pensée de pure égoïsme qu'il rejeta bien vite au nom du justicier qu'il se promet d'incarner, il eut pendant un temps un frisson à s'imaginer devoir annoncer à Batman la disparition d'une de ses protégée et l'implication qu'il pouvait lui-même avoir dans cette tragédie. Mais ce n'était pas son avenir qui devait compter. Ni même l'estime que la Chauve-souris pouvait bien avoir pour lui. Uniquement le sort de la petite ombre.

Son retour fut un fracas comme si un sonneur annonçait son arrivée. Le grappin s'accrochait tant bien que mal à toute accroche capable de le supporter. Le toit ou tout avait débuté se tenait à portée de vue, et une silhouette semblait s'y dessiner. Mais était-ce là son équipière ? Ou bien un de ces foutus ninja ayant réussi à retrouver sa trace et attendant patiemment qu'il se jette dans ses filets ? Tout ceci était si difficilement discernable sous ce regard brouillé par la fatigue et les condensations qui envahissait son masque. Un nouveau combat était à évité à n'en pas douter, car il lui serait fatal. Mais au diable sa survie, bien que le grondement intérieur qui résulte de cette pensée lui signifie que tout le monde en ce corps ne partageait pas la même idée. Mais lui devait en avoir le cœur net, et alléger du poids du doute qui lui pèse...
Ses bottes se posent sur le béton à en faire voler des éclats. La réception si brute provoque un éclair qui traverse son corps entier. L'une de ses jambes ne supporte d'ailleurs pas le choc et le fait mettre à genou dans un râle sourd qu'il laisse néanmoins échapper. Le temps qu'il se redresse, l'ombre surveillant son retour s'était laissé descendre de son perchoir. Tout n'était plus qu'un pile ou face sur le jeu de son espoir. comme on aime souvent en jouer en cette ville. Et pour une fois, il semblait avoir gagner, en voyant la petite ombre s'approcher de lui, ses mouvements hâtés et son corps relâchant une certaine tension prouvant une inquiétude qui perça en plein cœur du chevalier.

Elle le nomme, et il se rend alors compte qu'il ne sait même par quel nom elle officie elle-même sous ce masque et à travers ces terribles dangers. Mais qu'importe, JP s'est depuis bien longtemps laissé imprégné de ce nom qu'il lui a trouvé.


Petite ombre... Mes prières ont été exaucées. 

Il aurait lui-même aimé faire un pas vers elle, mais il a aussi peur de lui retomber dans les bras tant ses muscles ne semblent plus vouloir le porter. Qu'importe, elle est déjà proche de lui, l'honneur pouvant ainsi rester un tant soit peu sauf malgré l'état dans lequel il était. La suite le surprend d'autant plus en faite. De la voir ainsi découvrir son visage, en milieu pouvant encore être hostile, devant lui, paria des justiciers, ou encore même simplement comme l'une des plus grandes preuves de confiance que l'on peut faire quand on est l'un des leurs. Mais tout ceci ne sont que des pensées profondes, secondaires, car les premières sont celles qui détaille ce visage, jeune, aux traits fins, à la beauté exotique. Un oasis de pureté dans un maelstrom de ténèbres et de violences.

Ses propres mains remonte vers son visage masqué. Elles sont lentes, autant par précaution que par les nombreux maux qui l'affligent. Mais pas une grimace ne viendra déchirer ses propres traits. Seul la quiétude apparaît sur le visage de Jean-paul, quand lui-même se dévoile à sa partenaire. Ses cheveux blonds retombent encadré son visage, lui colle à ses tempes, mais son regard reste vif, en fixant celui de la petite ombre. Il souffle alors, et lui offre un sourire, la meilleure des armes pour repousser le malheur du monde.

Elle le remercie, de sa petite voix effacée. Et il en sent toute la sincérité, même si ce serait plutôt à lui de la remercier. Ils ont beau avoir été défaits, combattre à ses côtés lui a donner cette impression, perdu depuis longtemps, d'avoir encore un peu d'utilité à ceux qui protègent cette cité.

Sa main remonte vers son visage, doucement, aucune brusquerie ne viendra briser ce moment et effrayer par un geste déplacé. Il ne fait que repousser une mèche, coller sur sa joue, barrant son visage.


Merci à toi... Il va falloir rentrer à présent... Et mettre tout ceci au clair... 

En effet. Beaucoup de questions, bien peu de réponses. Qu'elle soit la cible, qu'il n'ait été dans la mêlée que par coïncidence, cela n'y changeait maintenant plus rien. Ils avaient pris le risque de s'en prendre à eux. Et maintenant, il allait tout faire pour résoudre la situation et protéger la petite ombre...





(c) Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...   

Revenir en haut Aller en bas
 

Au jeu de cache-cache, les ombres sont les meilleures...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Cache cache
» cache-cache
» [histoire]Une partie de cache-cache
» Le chat qui jouait à cache-cache
» cache cache sous les feuilles d'automne!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Gotham City Rebirth :: Gotham City :: Coventry-