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 Once I was real, once I was somebody's child - ft The Batman

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Jason Todd / Red Hood
MessageSujet: Once I was real, once I was somebody's child - ft The Batman   Dim 20 Aoû - 14:33

Jason Todd / The Red Hood

ft. Bruce Wayne / The Batman

 Once I was real.

Comme au bon vieux temps, de retour à la source, au moment où il n’était qu’une légende, qu’un bruit dans le vent. On n’y croyait pas. Un nouveau pion dans le jeu de la pègre, violent, tacticien, insaisissable. Jason Todd s’était fait une place au son des automatiques, sans pitié il grappillait du terrain chez tout le monde, formait des alliances, prenait sa part du butin jusqu’à devenir à son tour un maître dans ce jeu d’échecs. Maintenant, tout le monde sait que son nom, connaît la raison de sa présence, rares sont ceux qui essaient encore de le railler, et Jason lui-même regrette ce temps où il pouvait librement sauter de toits en toits sans s’inquiéter trop du Batman, qui ne se méfiait pas, ou n’avait pas le temps de se méfier.
 
Maintenant, à chaque saut, à chaque pas, à chaque coup de feu échangé, son esprit est focalisé sur le son étouffé, presque inaudible, de l’arrivée du Justicier sombre. Red Hood redoute presque autant cette rencontre qu’il ne l’espère. Son corps est affuté, il pourrait se battre sans pilote, mais c’était son esprit. Les yeux rivés sur la ruelle en contre-bas, le brun se sent frêle. Comme un enfant. Non… quand il avait volé les pneus de la batmobile, son sang bouillait d’adrénaline. L’excitation de la grosse bêtise. Mais pas la peur. La joie, la transgression, l’exploit. La peur c’était autre chose. C’était venu tardivement. Jamais face à Double-Face, jamais face à Crane, jamais face à Gueule-d’Argile. Comment aurait-il pu ? Il était confiant. Ses muscles étaient faits pour se contracter et le tirer de chaque mauvais pas, plus il était en danger, plus il se sentait vivre, un sourire sans fin collé au visage. Et puis… et puis il était là. Sa silhouette effrayante dans l’ombre, Robin l’aimait et la désirait comme un enfant effrayé par le noir demande sa veilleuse. Batman le rassurait. Et puis…
 
Et puis la peur. Mais plus tard. Ô non, pas en Ethiopie. Pas non plus dans sa tombe. Non… devant la bombe, il avait espéré jusqu’au bout. Il avait attendu de toute son âme que Bruce n’arrive. Qu’ils sauvent sa mère et il avait cru pouvoir revenir à sa vie d’avant. Avec sa maman. Mais non. Et puis dans la tombe, dans sa tombe… Il s’était su seul sur ce coup, mais il savait que Bruce serait là pour le récupérer. Et puis tout était devenu blanc. Jusqu’au puit et Talia. La colère, la rage, le vide, les questions, mais la peur est advenue juste après. Une bien désagréable rencontre. Dans cette chambre d’hôtel, seul face à ses journaux. Seul. Si seul. Et terrifié. Jason venait de rencontrer le désespoir et la peur, toute sa vie, tous ses espoirs de retrouver sa famille anéantis, il n’avait jamais été qu’un soldat. Un pion.
 
Quand on vit seul, on ne souffre jamais de la solitude. C’est une affreuse norme, froide, mais dénuée de sentiments. Mais Bruce avait offert à son apprenti un foyer, une famille, de la chaleur, et l’en avait privé de la pire des façons. Oublié, remplacé, il savait à présent que Batman avait été soulagé que le mauvais Robin disparaisse. Le Robin têtu, violent, sauvage, indiscipliné, Jason en bref. Pour maintenir son esprit en l’état, il avait noyé sa peur de ce gouffre béant de solitude qui s’ouvrait devant lui dans un amas de colère, de haine et de désir de vengeance.
 
Mais à côté, il n’oubliait pas, malgré lui, qui il était. Qui il avait été. Jason Peter Todd, un orphelin, un SDF, un gamin de Gotham. Et partout il voyait ses miroirs, des petits lui, et cette fois, il ferait mieux que son mentor. Cette fois, il les sauverait. Cette fois il fera ce qu’il faut faire. Se salir les mains n’était pas un souci, au contraire. Ce soir-là était un soir de rédemption. Un soir où il fait plus de bien que de mal. Sous lui, Mario Luccia, dealer de son état, un plus ou moins lié à un mac. Pas le temps de chercher mille ans, Jason irait troquer des informations contre des dents, parce que ce salaud n’avait pas compris la seule règle, l’unique qu’il fallait tenir.
 
Loin. Des. Enfants.
 
Or, dans ce quartier pauvre, les gamins avaient une vilaine tendance à se noyer dans les substances illicites dès leur plus jeune âge, majoritairement à cause du mauvaise exemple, mais aussi parce que les dealers ne se gênaient pas pour les entraîner sur cette mauvaise route. Loin s’en faut, pendant que Jason s’était attelé à la tâche de nuire au Batman et à ses alliés, il s’était relâché et il semblerait que Mario en ait profité pour se croire roi du pétrole au pays des 4x4. Au moment de se détendre pour se laisser tomber, Red Hood avise une silhouette qui pénètre dans la ruelle, le quartier est assez animé à cette heure, entre chiens et loups, le soleil couchant projetant sur Gotham l’ombre menaçante des buildings. Se croyant à l’abri dans la pénombre, Mario commence à discuter avec la silhouette, menue, jeune sans doute. Les dents serrées, Jason s’élance et atterrit quelques mètres plus bas, à côté de la transaction qui s’opère.
 
« Enchanté. »
 
Il n’a pas besoin de se présenter, de toute façon, personne n’aurait écouté puisque les deux imbéciles font demi-tour. Avec l’angle de sa cheville, Jason crochète le cou de Mario et le projette contre le mur voisin tout en saisissant le gamin par le col avec son poing, l’empêchant de se faire la malle. Profitant de K.O. du dealer, Jason approche le visage du garçon et lui ouvre de force l’œil droit puis l’inspecte sous toutes ses coutures. Il est clean. Et n’a que douze ans, au bas mot. Le mercenaire le repousse vers la rue et s’installe à califourchon sur Mario. Il l’attrape par le col et le soulève à portée de son masque rouge.
 
« Qu’est-ce que… »
 
Un sentiment lourd comme une chape de plomb tombe sur ses épaules, comme si l’on avait figé la scène dans de la glace. Dans sa hâte de revenir dans le jeu de la drogue, il s’était mis dans un sacré pétrin. Il fit « merde » et s’aperçu un peu tard qu’il l’avait pensé si fort que le mot lui avait échappé. Le gamin était assez terrorisé par la présence dans son dos pour reculer et buter sur le brun. Jason assomme le dealer et se relève lentement. Quand sa main effleure l’épaule du gamin, il sursaute à peine, mais tremble comme une feuille. L’adolescent lui donne une petite impulsion pour le pousser vers l’ombre qui abrite le chevalier noir et lui lance : « Vas-y. Dépêche-toi, il ne te fera rien, fonce et ne te retourne surtout pas. » Il s’est penché pour chuchoter dans l’oreille du garçon, désactivant au passage le modificateur de voix et en prenant son accent prononcé de Crime Alley pour rassurer l’enfant. Todd se redresse et pousse plus fort le petit, qui s’élance sans demander son reste en prenant soin de largement contourner la haute stature cachée dans l’ombre.
 
Il se saisit du malfrat, le soulevant ostensiblement du sol comme un rien et le balance contre le chevalier noir, toujours avec une facilité déconcertante. Comme si ce geste lui portait bonheur, il touche son masque de la main, vérifiant qu’il est toujours présent pour cacher son visage et ses émotions bouillonnantes. Il sort ses poignards et les fait tourner dans sa paume, ne doutant pas un instant qu’il y aura un combat ce soir.
 
« Qu’est-c’que tu m’veux, vieil homme ? Si tu viens pour ton moineau, nous sommes quittes, il m’a pété deux côtes. Un vrai et studieux enfant soldat. Félicitation ! »
 

Vainement, comme pour se faire du mal, il cherche dans le regard de son ancien mentor du soulagement ou de la fierté envers Timothy.


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MessageSujet: Re: Once I was real, once I was somebody's child - ft The Batman   Lun 21 Aoû - 8:31

Batman
The Dark Knight
The Dark Knight.

Crime Alley, le lieu où tout avait commencé il y'a de ça des années. Alors que deux parents et leur enfant sortaient du cinéma après avoir vu "La marque de Zorro" au Monarch Théâtre, le raccourci emprunté par Thomas Wayne pour rejoindre Alfred fut le choix qui couta la vie à ces trois êtres. Trois personnes décédèrent ce soir-là, Thomas et Martha Wayne, ainsi que l'enfance et l'innocence du petit Bruce Wayne. Depuis ce meurtre odieux, Crime Alley avait souffert de la pègre, des guerres de gangs et bien entendu de la drogue, de son commerce et de ses nombreux junkies qui vivaient dans les rues du quartier. J'avais profité de cette soirée là pour déposer deux roses noires sur le lieu où mes parents moururent, quelque part, dans l'égout sale et puant, une perle de ma mère que j'avais retrouvé. J'essayais depuis tellement de temps de retrouver ces reliques, le collier de perles que Joe Chill a arraché à ma mère avant d'abattre mon père, puis ma mère, deux coups de feu qui résonnent encore dans mon crâne, puis le regard apeuré du criminel qui se loge dans le mien, puis, il s'enfuit. Me laissant seul sous la lumière du lampadaire, je reste auprès des deux corps sans vie de ma famille. Mon père, dans ses derniers mots, me dit que tout ira bien, que tout va bien se passer. Comme j'aurais aimé que ce fusse vrai. Ce soir-là, dans Crime Alley, j'avais retrouvé une des perles du collier que mon père avait offert à ma mère, une soirée qui aurait dût être idéale hélas et qui s'est transformée en bain de sang. J'avais passé la soirée à enquêter sur la disparition de Lucius Fox, en attendant, c'est Harold qui reprend les innovations technologiques, et même si ce n'est pas aussi bien étoffé que Lucius, au moins, c'était toujours ça de prit. Alors que mes investigations ne m'avaient menés à rien du tout de probant, j'étais néanmoins tombé sur quelque chose d'intéressant concernant la Cour des Hiboux. Des étoffes déchirées datant de 1929, fort mauvaise année pour Gotham mais pour l'Europe aussi tiens. Des étoffes anciennes dégageant une odeur assez pénétrante, empreintes d'un liquide proche de celui de Mister Freeze, il faudra que j'étudie ça à la Batcave, en attendant, la mission ne s'arrête jamais. Prenant un grappin pour me hisser sur un autre toit, je change de quartier pour patrouiller dans un autre : L'East End. Pas aussi mignon que le quartier de Park Row, l'East End connaissait un essor de la prostitution et des meurtres, les cadavres s'entassaient et pour cause, Dollmaker sévissait dans ce quartier, j'avais failli le coincer, mais l'état de Tim était plus important que de le mettre hors de course, mais qui sait, peut-être que ce soir, je serais chanceux. Alors que j'observais dans l'ombre les différentes activités nocturnes, quelque chose attira mon attention, une légère confrontation. Apparemment, un dealer a tenté de refourguer de sa marchandise à un jeune, j'ai bien failli intervenir mais quelque chose s'est approprié ma proie. Qui ? Alors que je descends du toit pour mieux voir ce qui se passe dans l'ombre, j'observe quelque chose d'étrange. Non seulement, la personne au masque rouge venait de régler le compte de ce type, mais non seulement il venait voir l'état du garçon. Criminel ? Je ne pense pas spécialement. Mais quelque chose me disait que dans son attitude, il ne serait pas du genre pacifique. Le gamin s'enfuit et l'homme au masque rouge me balance l'homme qu'il vient d’assommer pour essayer de me ralentir. Il doit avoir une sacrée force pour soulever quelqu'un qui devait faire dans les quatre-vingt dix kilos. L'individu avait une force et une capacité à soulever des corps, et il semblait avoir un sentiment de compassion pour les jeunes enfants, j'essaie de me faire une idée du profil type de l'homme en face de moi. Qui est-il et que vient-il faire ici ? Ami ou ennemi ? Il faudra que je vois ça et vite. Alors que j'esquive le corps qu'il m'envoie, je cours après l'homme, le voyant par la suite, jouant avec des poignards, tout en me questionnant. Je n'aimais pas ce ton présomptueux, trop sur de lui.

"Qui es-tu ?"

Dis-je d'une voix neutre et grave. Pour tout dire, je ne sais pas quoi penser de ce type-là. Tim l'avait déjà combattu ? Comment ? Où ? Quand ? Je ne sais pas ce que ce type vient faire dans ma ville, mais s'il vient pour faire du grabuge ici-bas, dans ma ville. Travaille t'il pour la Cour des Hiboux ? Ou bien est-il membre d'une espèce de secte qui teste les membres de la justice à Gotham ? Il m'en fallait un peu plus, il fallait que je sache ce qui se passe derrière ce masque. Et cette remarque "vieil homme", comme une insulte pour essayer de me déstabiliser. Qui était-il ? Quelque chose au fond de mon crâne me dit que j'ai l'impression de le connaitre, mais ce n'est pas possible. Il parlait de Robin, de Tim, comme un reproche, comme un crachat lancé à mon visage, quelque chose d'étrange pourtant.

"Il ne devait pas être au sommet de sa forme. Normalement, il t'aurait cassé plus que ça ..."


Dis-je d'un ton de défi pour répondre à sa verve et à ses propos. Ce n'était pas l'histoire de vanter les aptitudes de Tim, mais il fallait quand même défendre mon side-kick de la meilleure des façons face aux abrutis et aux criminels un peu trop vantards. Histoire d'avoir un peu de répartie. Mais qui était-il bon Dieu ?

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MessageSujet: Re: Once I was real, once I was somebody's child - ft The Batman   Lun 21 Aoû - 12:16

Jason Todd / The Red Hood

ft. Bruce Wayne / The Batman

「 Once I was real. 」

Il n’a pas peur du grand Batman. Il n’en a jamais eu peur, pas même quand il a été saisi, volant les pneus de la batmobile, il n’en a pas peur maintenant, entraîné, confiant, prêt à l’affronter d’égal à égal. Prêt à réclamer justice.

L’air désinvolte, Jason se tasse lentement sur lui-même, à l’idée d’un combat aussi compliqué que celui qui se présente, il sent son adrénaline monter en flèche, mais également son plaisir. Enfin. Enfin ! Enfin il est là, et bien que Hood ne soit pas dans une situation idéale, c’est-à-dire dans une situation où il aurait provoqué le combat, choisissant le lieu, le moment et surtout avec une préparation adéquate. Mais qu’importe. Batman est là, devant lui, qu’il le veuille ou non, le moment est venu d’expier ses pêchés et répondre de ses crimes.

La première question fait littéralement exploser le mercenaire. Il s’étouffe dans son rire et se frappe machinalement la poitrine pour récupérer un semblant de souffle. Sa voix éraillée par le masque rend son rire inhumain, mécanique. Et ça lui plaît. Il imagine, ou plutôt sait, que le stratège en Batman va chercher sans cesse qui est ce nouveau venu, qui il est et ce qu’il veut. Oh, il peut bien essayer. Jamais il ne trouvera. Jamais il ne se doutera.

« Je suis… voyons voir… ton pire cauchemar ! »

Un nouvel éclat de rire s’échappe, mais cette fois, vite contenu et interrompu par la pique de son ex-mentor. L’effet est immédiat, dans son masque son sourcil s’arque, étonné de cette confiance en Tim et à la fois… blessé. Le regret est immédiat, il aurait dû lui restituer son apprenti en plusieurs petites boites, il aurait dû enregistrer les cris de souffrance du jeune robin, il aurait dû… Sa haine envers la petite et parfaite bat-family grandit d’un coup ainsi que sa colère. Maintenant c’est clair il n’y a plus rien qui puisse excuser ce que Batman a fait à son second Robin. Le laisser mourir, le remplacer, ne pas le venger, laisser ce malade mental de Joker tuer tant d’innocents, non !, non ce n’était plus une question de vengeance, mais de bon sens. Batman était une pourriture pour cette ville, au même titre que Joker et sa clique de cinglés !

« T’es bien bavard, vieil homme. Pourtant, j’ne serais pas aussi confident si j’étais toi, surtout pas en ce petit plouc. Il aurait oublié de te dire qui se cache sous le masque ? Ah ! »

Hood lance un couteau en direction du cœur du Batman, n’ignorant pas sa capacité à l’esquiver, mais se jette à la suite de l’arme pour envoyer un coup de pied sauté vers la nuque de son ancien mentor. Malgré sa vitesse, le coup est dévié, manquant de faire trébucher le criminel. D’un bond en arrière, il récupère sa contenance, tassé sur lui-même prêt à fondre à nouveau sur le chevalier noir.

« Pathétique. »

Le mot est craché au moment où Hood se décide à garder son masque en place, il rêvait d’affronter Batman au sommet de sa forme et ne croit voire qu’une pâle copie, il croyait pouvoir affronter son mentor visage nu, mais celui-ci n’est même pas capable d’obtenir la vérité de ses alliés les plus proches. Peut-être que sa vengeance est là, dans ces trahisons infimes, dans ces fêlures dans la famille, dans cette confiance brisée.

« Dis-moi, Brucie, Jason range lascivement son couteau dans son étui et débloque ses deux Beretta 93R l’air de rien, tu crois vraiment être nécessaire dans cette ville ? »

En guise d’avertissement, Hood tire une salve qui aurait pu sembler être adressée au justicier, mais se loge dans le crâne du malfrat, abandonné précédemment contre le mur. Un sourire dans sa voix, l’homme masqué reprend : « Parce que moi, je le suis. Et il va falloir t’y faire. »


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MessageSujet: Re: Once I was real, once I was somebody's child - ft The Batman   Mar 22 Aoû - 7:41

Batman
The Dark Knight
The Dark Knight.

Il est bon, plutôt bon, mais trop irréfléchi dans ses actes, trop nerveux et trop colérique. Voila le problème, il connait de bons tours, mais c'est peu pour m'impressionner. Le lancer de couteau est facile à dévier, tandis que son petit tour pour essayer de me porter un coup à la nuque ne manque pas d'audace. Un bel essai, mais il en faut plus. Son style de combat aérien me rappelle celui de Dick, mais cela ne peut pas être Nightwing. Observant avec attention les traits du masque, je tente , une fois son coup à la nuque manqué de lui adresser un bon uppercut dans les côtes, mais il est rapide, et il prend bien soin de m'esquiver à son tour. Voila qu'il sort à nouveau ses armes pour faire le sale travail, en logeant une balle dans le crâne de cet homme qui ne lui avait pratiquement rien fait. D'accord, c'était un dealer, mais la mort ne justifiait pas le prix à payer quand on était du mauvais côté. Brutal et monstrueux. Voila tout ce que je pouvais dire de l'être qui se trouvait en face de moi, un monstre qui n'hésite pas à faire usage de la violence la plus lâche et la plus monstrueuse qui soit : Tuer pour rien, tuer pour soit-disant sauver cette ville. Un gaspillage de ressources inutile. Il connait mon nom, il sait qui je suis. Qui est-ce ? Un pion de Ra's al Ghul ? Un allié de Bane ? Ou encore un des crétins qui suivait Simon Hurt avec ce besoin de se sentir puissant car il connaissait mon identité secrète ? Ou bien était-ce Tommy Eliott sous un nouveau costume ? Aucune idée, la seule chose que je savais, c'était qu'il était un criminel, et que les chiens enragés doivent être enfermés. Un léger sourire apparut sur mes lèvres, il semble évident qu'il a une haute estime de lui-même, qu'il se prenne pour quelqu'un de très haut, de narcissique, autant le lancer sur ce sujet pour le déstabiliser et pour lui faire baisser ses défenses. Le choix des mots était quelque chose d'essentiel, surtout si je voulais le faire tomber. Un criminel reste quelqu'un de narcissique, de lâche et de superstitieux, autant tourner cette faiblesse à mon avantage, tout en gardant une certaine mesure de sécurité. Tant que je ne savais pas ce à quoi je m'attaquais, il valait mieux garder à l'esprit qu'il pouvait être capable de tout et de n'importe quoi.

"Si tu as besoin d'un couteau et d'une arme pour te battre pour être nécessaire dans cette ville, c'est que tu es faible."


Les mots étaient dits, crachés même. Pour tout dire, l'utilisation d'une arme était la pire des choses à faire. J'ai toujours réprimé le port d'une arme, jamais je ne pourrais toucher à cela, pas à une arme qui a prit la vie de mes parents autrefois, pour moi, une arme devait être détruite pour de bon, c'est dans ce sens que travaillait aussi la fondation Wayne, une Amérique sans arme à feux. Mais ça, c'était un rêve utopique, néanmoins, on peut y croire, il suffit de se battre pour y'arriver. Le mieux était de pousser mon adversaire à commettre une erreur, à se trouver dans la pire des postures, faire une erreur qui lui sera chère. Observant avec attention chacun de ses mouvements, je reste quand même en position de défense, prêt à me battre contre cette ordure qui prenait la vie des gens sans se soucier des répercussions. J'avais reconnu l'homme qui avait été abattu, un dealer qui appartenait au gang des Black Lions, Mario Lucca. Sa mort venait peut-être même de sceller le début d'une guerre de gangs entre les Black Lions et les Aquista qui sévissaient dans le quartier. Lamentable. C'était pire que de régler le problème du crime, c'était mettre de l'huile sur le feu pour embraser cette cité, c'était préparer l'anarchie et le chaos pour rien. Je serre le poing, pensant aux morts qui allaient parsemer le chemin de la colère de cet individu.

"Tu as pris la vie de cet homme. Que crois-tu qu'il se passera ? Des représailles, encore, toujours, et combien d'enfants, de femmes et d'hommes innocents seront tués à cause de ce que tu viens de faire ce soir ?"


Ce type me mettait hors de moi, et même s'il pouvait être un redoutable adversaire, je ne le laisserais pas sortir de cette ruelle ce soir, du moins, il finira à Blackgate ou à Arkham Asylum. Justice sera faite. Alors que je l'observe, je plisse les yeux avant de foncer vers lui, avant de tenter de lui administrer une bonne correction, de lui faire le plus de mal possible pour non seulement savoir qui il est, mais aussi pour le mettre hors d'état de nuire. Première chose à régler, ses armes, une fois désarmé, le combat sera d'autant plus intéressant. Première chose à faire, le désarmer. Et c'est pour ça que je compte bien lui casser les deux bras. Ou dans l'immédiat, lui broyer les deux mains pour qu'on puisse "discuter" tous les deux. Mes mouvements ne sont peut-être plus aussi agiles qu'autrefois, quand j'étais jeune, mais j'étais toujours puissant, et assez entrainé pour mettre une sacrée correction à l'ordure qui venait d'abattre un type dans la rue. Fonçant vers lui, je profite de mes grenades fumigènes pour éviter les impacts de balle et continuer à foncer sur lui.

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MessageSujet: Re: Once I was real, once I was somebody's child - ft The Batman   Mer 23 Aoû - 12:02

Jason Todd / The Red Hood

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「 Once I was real. 」

Le coup du héros est vain, alors que Jason se retire pour ne pas faire durer la rixe. Malgré ses airs emportés et irréfléchis, le jeune homme se maîtrise ce soir assez pour décider de quand s’élancer contre son ancien mentor. Les deux ennemis se jaugent, s’apprécient, cherchant à trouver l’infime faille qui lancera la suite du combat. Mais l’un et l’autre sont des soldats aguerris, il n’y a aucune faille, alors Batman reprend la parole.

Hood fait appel à toute sa contenance pour ne pas bouger d’un cil, mais sous le masque, un grand sourire trouve son chemin sur son visage. Il encourage secrètement le Chevalier Noir à continuer, plus il l’insultera, plus il le dénigrera, plus sa faute sera grande. Plus son échec sera cuisant. Après tout, Red Hood était l’enfant du Joker et du Batman, sa naissance n’ayant été qu’achevée par le Puit. Sa faiblesse, présumée par son ancien mentor, était ce qui faisait sa force par rapport au Batman. Le justicier était craint, mais pas respecté, il n’empêchait personne de récidiver. Alors sans doute Hood était-il faible, mais il était efficace.

Et puis loin sous l’assurance, loin sous la moquerie, loin sous la confiance, fragile, qu’il avait façonnée pour se protéger de Gotham, les mots de son ancien mentor, de son ancien allié, ami, père de substitution… ces mots faisaient leur chemin et Hood faisait semblant d’ignorer les fissures qu’ils créaient dans son armure. D’inébranlable, il n’y avait que son apparence, sous son jeu d’acteur tellement peaufiné qu’il pouvait se mentir à lui-même, il y avait une blessure née de ces mots. Le mécanisme était finement rodé, son esprit écartait tout ce qui nuisait au combat, et demain, en inspectant ses ecchymoses et côtes fêlées, il y repenserait. Et alors, seulement à ce moment-là, son monde pourrait s’ébranler. S’écrouler.

Mais pas avant.

« De la main de cet homme ? Aucun. Contrairement à toi, je ne tolère pas les crimes, ils seront tous jugés et punis, mais Gotham n’a pas le temps de devenir aussi molle et affable que toi, elle a besoin d’être sauvée maintenant. »

Hood est interrompu par les bombes fumigènes du justicier, il tire à l’aveugle sachant que le Batman va lui foncer dessus. Il n’a pas le temps de s’esquiver quand l’ombre immense surgit de la fumée et est percuté de plein fouet. Il en perd un pistolet que vient rouler plus lui, trop loin de sa portée. Jason pousse un gémissement sourd, à peine étouffé par son masque. Sans doute Bruce est-il plus fort, plus puissant que quand il était Robin. L’était-il devenu pour protéger son remplaçant ? Ou pour éviter qu’un autre Jason Todd n’advienne ? Impossible. Jason n’avait jamais compté.

Afin de briser la prise de son mentor, Red Hood utilise sa main libre pour lui asséner un coup de coude entre la nuque et l’épaule, réussissant à affaiblir assez la poigne qui l’enserre pour s’en libérer en la forçant sur le côté. Il tire deux balles, l’une manquée et l’autre qui ricoche sur le kevlar à cause de son mauvais angle de tir.

« La plupart des dealers de la ville ont déjà compris mon message et l’exécutent. Hood reprend, balançant son poids d’un pied à l’autre pour dissuader une quelconque charge. Les autres ? Ils servent d’exemple. Et ça marche ! Jason ouvre grand les bras comme pour embrasser la ville. Le taux de criminalité touchant les adolescents est en chute libre et toi ? Toi tu n’as jamais pu l’endiguer ! Comme tu n’as jamais pu me sauver… »

Saisit de colère par cette soudaine confession, Jason fonce sur le héros, bascule en arrière au dernier moment pour glisser sur son dos, juste avant de chuter totalement, il a un sursaut et balance son pied en direction du menton du Batman. Déséquilibré, il roule sur le côté pour éviter toute riposte et se remet avec agilité debout. L’élève et le maître sur un pied d’égalité, Hood reçoit deux coups violents, rapides, l’un au visage et l’autre sur les côtes, il en bloque un dernier et un échange de coups commence, la moindre erreur pourrait faire perdre le brun et sa concentration est aiguisée au maximum. Il finit par réussir à envoyer un coup de genoux dans le plexus de Bruce pour le forcer à reculer, dans l’optique de récupérer de cet échange intense.


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MessageSujet: Re: Once I was real, once I was somebody's child - ft The Batman   Sam 26 Aoû - 17:43

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Il est fort, vraiment fort, et son style de combat me rappelle quelque chose. Alors que je fonçais sur lui pour le mettre à terre, il se sert de son bras pour atteindre le point entre ma nuque et mon bras, il connait des techniques de déstabilisation, il connait bien son entrainement. Bon point pour lui, mais particulièrement inutile. Ses armes sont aussi inutiles, presque inefficaces tandis qu'il me rate et qu'une balle dévie sur le kevlar, ce ne sont pas des balles qui arrêteront ma volonté de mettre un terme à ce genre de criminel. Je connaissais bien le genre, fanfaron, vaniteux, il cherche à prouver quelque chose, quelque chose qu'il a échoué autrefois. Cela se sentait. Il y'avait quelque chose de familier avec ses techniques de combat, et quelque chose me turlupinait dans mon esprit. Observant de plus près l'homme, celui-ci vient à moi et m'attaque assez violemment, style de combat aérien, comme Dick, mais ce n'était pas Grayson, clairement pas. On ne se ménage pas, les coups sont violents, parfaitement exécutés, un tel niveau de puissance est impressionnant. Malgré ce déferlement de colère, de haine et de techniques assez violentes les unes que les autres, je regarde avec un certain intérêt l'être en face de moi, alors que les coups pleuvent, ils me touchent, mais je lui rend la pareille. Quelque part, j'ai dû lui casser quelques côtes, et faire quelques ouvertures internes, il allait salement morfler demain matin, moi aussi. Mais au moins, c'était se rendre la politesse. Tends moi ta joue, que j'y colle un marron, comme on disait dans les bas-fonds de la ville. Les coups continuent et je reviens sur ses dernières paroles "Comme tu n'as jamais pu me sauver." C'est alors que le coup au plexus me touche de plein fouet et nous nous arrêtons. Lui comme moi, nous sommes bien amochés, et je respire rapidement, pas parce que je suis vieux, que j'ai pris un certain âge, mais parce que ce niveau de combat était éprouvant, différent de ce que j'avais affronté. Ce n'était pas un criminel lambda que j'affrontais en ce moment-même, c'était quelqu'un que je connaissais. En y repensant, ce soudain aveu, la connaissance de mon identité secrète, ce style de combat, cette façon de la ramener, putain non ... Je n'étais pas le plus grand Détective au monde pour rien après tout, même si c'était tardif au niveau de notre confrontation. Si c'était ce que je pensais, mais Dieu fasse que je me trompe, que Dieu fasse que je me trompe car ce serait une telle horreur, une telle aberration, un tel mépris pour la vie et pour la mort. D'un regard, surpris et désabusé, je tente de dire les mots qui me viennent dans la bouche, ils étaient empreints d'une certaine tristesse, d'une certaine amertume.

"Jason ..."

Le temps de réflexion fut certes un peu plus long, mais comment suspecter un mort au départ ? Qui aurait pût le ramener à la vie ? Qui oserait me faire une telle horreur ? Un tel plan cynique ? Je ne pense qu'à une seule personne : Ra's Al Ghul, le seul capable de ramener les morts à la vie, le seul capable de m'atteindre par Jason de cette manière, une véritable insulte. Je serre le poing, je le serre très fort, limite à broyer le gant dans lequel ma main se trouve. C'était un véritable état de colère. Je le regarde lui, je sais maintenant que c'est mon second fils adoptif qui sévit à Gotham City, bien en face de moi. La colère me prend, elle m'enserre, elle m'enlace, je suis tellement en rogne de voir que sa dépouille a été profané. Je suis tellement en colère que j'ai envie de briser la ligne que je m'étais tracée dans le sol, histoire de faire payer à l'ordure qui l'a ramené à la vie pour me faire du mal. Cela me rappelait ce qui s'est passé avec Stéphanie il n'y a même pas quelques jours, à croire que les morts ont décidé de revenir à la vie, à mon plus grand dam. Que dire de plus à tout ce qui s'était passé ? Que dire de plus face à tout ça ? Par quoi commencer ? Que dire à quelqu'un en colère comme Jason ? Il n'y avait pas grand chose à dire, des regrets ? Il était un peu trop tard pour ça. De la compassion ? Peut-être que je pourrais l'aider à se sortir de là, de le reprendre sous mon aile peut-être ? Non, et puis, il était tellement trop tard pour revenir en arrière. Jason était hostile, hargneux, et il m'en voulait très certainement pour le Joker.

"Je suis désolé."

C'étaient les seuls mots que je pouvais dire. Malgré le fait que j'étais encore ahuri par cette soudaine découverte, il me fallait rester prudent, il était dangereux, et je crois que les années ne l'ont pas rendu plus sociable pour autant. Prudence ... Je me garde en posture de défense. J'ignore s'il acceptera mes excuses, mais je m'attends à de la colère, pure et simple. Et puis sa mort, même si je ne me le suis jamais pardonné, c'était de sa faute. Il avait désobéit à mes ordres directs, il s'était envoyé à la mort lui-même. Je tendrais la main, si je pouvais l'aider, s'il le désirait. On y mettrait le temps, mais tout ça n'était qu'un espoir vain. Jason était tombé au combat, il était tombé dans le puits de la haine, et rien ne pourra l'en sortir.

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MessageSujet: Re: Once I was real, once I was somebody's child - ft The Batman   Mar 29 Aoû - 18:05

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ft. Bruce Wayne / The Batman

「 Once I was real. 」

Jason.

Et le ciel s’ouvre. Un nuage se crève et soudain, la ville résonne du bruit régulier de la pluie et son odeur caractéristique sur le bitume. Et ledit Jason souffre, il se passe deux doigts le long des côtes pour évaluer les dégâts et en convient qu’il va falloir endurer plus, être plus rapide, plus féroce, plus fort pour sauver cette ville, et Batman est décidé à l’éliminer du jeu. Aussi décidé que Hood l’est à le tuer. Mais maintenant, il est déstabilisé, assez pour qu’Hood ne puisse pas prévoir sa prochaine action. Est-il choqué ? Evidement. Perdu ? Sûrement. Heureux ? Ce serait une cruelle déception si Bruce avait aimé son Robin que de le voir ainsi, mais Jason en doutait. Batman ne pouvait qu’être étonné de cette résurrection, curieux aussi, mais il ne pouvait pas en être heureux, le vieil homme n’avait jamais su prouver à Jason son affection, alors pourquoi y croire ? Pourquoi se leurrer ?

Et rien dans cette voix ne transparaît de joyeux, de rassuré. Rien qu’une lenteur, peut-être signe de ressentiment. Parce qu’il compliquait tout avec son retour. Il compliquait tout dans ce petit monde qu’avait continué de créer Batman, en oubliant son misérable échec, son erreur, ce gamin qu’il n’aurait jamais dû prendre sous son aile. Et puis… il serre les poings, l’espace d’un infime instant, Jason se raidit en position défensive, croyant qu’une attaque allait venir. Mais rien. Les deux hommes se font face et attendent.

Batman aurait toutes les raisons d’être en colère face à son ancien protégé, devenu un criminel sans vergogne et sans limites, violent et assassin. Deux adultes avec le même but et des moyens radicalement différents. Et puis… deux meurtriers. Si Bruce avait franchi sa limite, sans doute que Jason serait revenu à ses côtés en bon et fidèle Robin, et ce seul et unique crime n’aurait en rien entaché le mérite du Justicier. Et pourtant, celui-ci avait préféré n’en faire qu’à sa tête et laisser Joker continuer à perpétuer ses horreurs, se rendant coupable de nombreuses morts.

« Désolé de quoi, au juste ? Jason plisse les yeux et déverrouille la sécurité de son masque. L’énigme est finie, après tout. Désolé d’avoir fait de moi Robin ? Désolé de m’avoir laissé crever ? Désolé d’arriver en retard, encore et toujours ? Ou peut-être désolé que je sois un tel échec ? »

Il ôte le masque, ne gardant que le petit domino qui protège son identité au reste du monde, aux fourmis aux pieds des immeubles, aux gens, là-bas, dans la rue, dans leurs réalités bien calmes et douces.

« Désolé d’avoir fait de moi un monstre ? »

Dans un son étouffé, le masque tombe, une tâche rouge dans la pénombre, et bientôt la fine bruine qui s’est invitée dans Gotham lui fait tomber une mèche de cheveux blanchis par le choc sur le visage. La pluie s’égoutte sur la scène du drame, indifférente.

« Désolé de ne pas avoir stoppé ce fou ? Ou désolé de m’avoir abandonné en le laissant vivre impunément ? Désolé de m’avoir remplacé sitôt enterré ? Désolée de quoi ?! De m’avoir menti toutes ces années ?! De m’avoir oublié ? »

La voix du jeune homme est emprunte de sarcasme, mais elle s’abîme en tremblant dans les tons graves, si bien qu’il est assez facile d’en sentir l’émotion et le poids. De sentir combien ses mots sont durs à dire et pourtant salvateurs. Il a attendu si longtemps pour les faire exploser au grand jour, il a attendu si longtemps cette confrontation que tout se mélange et la conversation glisse sur un terrain que Jason qualifierai de pathétique. Agacé, il se passe une main dans les cheveux pour les relever afin d’y voir clair.

« De quoi es-tu désolé, vieil homme ? De m’avoir en face de toi ? Ou d’avoir provoqué ma mort et tant d'autres en laissant courir ce malade qui sème les orphelins et les veuves comme des petits pains ? »

Camouflant habilement sa colère grondante, le brun surfe sur l’ironie et le sarcasme, comme il l’a toujours fait pour se distancier de la situation et ennuyer son adversaire. Ce soir, ce ne sont pas deux anciens partenaires qui se font face, mais bien deux ennemis.


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MessageSujet: Re: Once I was real, once I was somebody's child - ft The Batman   Mar 29 Aoû - 19:27

Connard, j'ai eu une petite larme en lisant ton message.

Batman
The Dark Knight
The Dark Knight.

Désolé de quoi ? Est-ce que Jason me faisait le pamphlet de sa vie ? Je l'avais tiré de sa vie misérable et je l'avais formé pour être mon second Robin, le second qui pouvait avoir autant de panache que Dick Grayson, mais au fur et à mesure que le temps avançait, je m'étais fourvoyé. Jason aurait très bien pût écouter mes ordres et suivre mes dires, mais il était hargneux, téméraire et toujours à foncer dans le tas sans se soucier de sa sécurité et de celles des autres, voila pourquoi il était mort, parce qu'il n'écoutait pas les ordres. Mais il fut un bon soldat. Quand on y pense, c'est grâce à lui que je me rappelle que je suis humain, que je suis aussi enclin à la faiblesse, aux erreurs, et que Jason était ma plus grande défaite, il était ma plus grande déception à présent, surtout maintenant, quand on voit ce qu'il était devenu. Qui avait pût le ramener à la vie ? Ra's Al Ghul, probablement, mais Thomas Eliott était lui aussi un maitre dans la chirurgie, ainsi que Simon Hurt ... Qui pourrait m'affaiblir en m'envoyant, en ramenant le Robin martyre sur mes traces ? La liste des monstres qui sévissaient dans ma ville était trop nombreuse, mais si on accède aux criminels qui pouvaient conserver des corps, on pouvait parier sur Ra's al Ghul ou sur Victor Freeze, dans les deux cas, l'un des deux était responsable du retour à la vie de Jason Todd. Il me faisait la litanie de ses questions, des moments qu'il avait vécu, de ce qu'il avait ressenti. Je n'étais absolument pas responsable de ce qu'il avait pût ressentir, quelque part, il me faisait un faux procès d'intention, et je n'aimais pas les questions qu'il me posait. Serrant le poing encore plus fortement, je me retiens de corriger d'un coup de poing en plein visage, ce jeune homme qui avait été mon fils adoptif, un fils que j'avais recueilli et malgré ses défauts, que j'avais appris à aimer. D'un geste, je pointe du doigt l'homme qui était revenu à la vie et que j'avais jadis, appelé "fils". Quelque part, mon cœur de père en prend un coup quand même, et même si Jason ne voulait plus de moi, je restais quand même son mentor, son père. Et quelque part, j'avais peur, une partie infime, qu'il vienne à vouloir tuer le père. Mais quand la colère doit sortir, elle doit sortir.

"TU AVAIS TES ORDRES ! JE T'AVAIS DIT DE NE PAS SUIVRE LE JOKER !"


Hurlais-je tandis que j'essayais de garder mon calme. Jason Todd, orphelin, qui avait essayé de voler les pneus de la Batmobile, et que j'avais formé pour qu'il devienne Robin. Une erreur. J'aurais dût le confier à Leslie Thompkins, elle seule aurait remit ce jeune homme sur le droit chemin, être père, ce n'est pas fait pour moi. Et pourtant, avec Dick, cela s'était tellement bien passé ... Je ne comprenais pas. Alors que j'essaie de reprendre mon calme, je repensais à ce qui s'était passé ce jour-là, dans le désert, alors que je fonçais droit sur l'entrepôt où le Joker se trouvait, avant de sortir le cadavre de Jason des ruines du bâtiment. Ma colère était grande ce jour-là, et malgré tout, j'avais essayé de ne pas tuer le Joker, malgré tout ce qu'il avait fait. J'avais extirpé le corps de ce pauvre Jason hors de tout ça, j'avais tenté de préserver ce qui restait de lui, avant de l'inhumer. La douleur était toujours vivace, toujours, surtout quand je regardais à travers la glace, son ancien costume qui était exposé, comme un souvenir, une plaie béante qui ne se refermerait jamais. Reprenant mon calme et mon souffle, j'avais besoin de me poser, c'était un peu trop en ce moment, entre Spoiler et Jason, j'avoue que je ne suivais plus et que ça me bouffait le moral. Observant les traits fins du jeune homme, sa mèche blanche qui lui donnait un air à la Ra's, je ne pouvais que constater l'évidence, il y'a une vie après la mort, et elle se passe à Gotham City. Encore et toujours Gotham. J'avais mal au cœur, j'étais brisé au fond de mon être, mais seulement à l'intérieur, mon apparence reste habituelle, même si c'est très dur pour moi d'encaisser un pareil fardeau à nouveau.

"Ne me demande jamais de venger la mort de qui que ce soit. JAMAIS je ne tuerai qui que ce soit !"


Je serre le poing, légèrement furieux de comprendre là où il veut m'emmener, je comprend pourquoi il tente de me déstabiliser. Je ne baisserai pas ma garde. Il me reproche cela, je le sens. Il me reproche le fait de ne pas avoir tué le Joker pendant que je le pouvais, et pourquoi faire ? Le mal engendre le mal sans arrêt, sans s'arrêter. C'était cyclique. Si je l'avais tué, j'aurais fini au rang de bête, comme le Clown. Je me refusais à un pareil sacrifice, mes parents méritaient mieux que de voir leur propre enfant devenir un meurtrier en puissance. Et si j'en tue un, que penseront les gens de Gotham City ? Que penseront-ils des actions d'un homme qui tue ? Nous devons les inspirer, pas leur montrer les aspects les plus sombres de cette ville, et malheureusement, malgré sa mort, Jason n'avait toujours rien compris. Il avait toujours été un peu lent à la détente, vif en actions, mais lent à réfléchir. Mais Jason était loin d'être idiot, il avait quand même un certain panache et une certaine réaction aux évènements qui le rendaient parfois, imprévisible. Mais ce n'était qu'un enfant, un enfant coincé dans un corps d'adulte, encore jeune et encore trop bourrin. Malgré la colère, il avait été mon fils, c'est normal pour un père d'avoir de la colère pour un enfant qui avait désobéi, mais c'était aussi normal que le père pardonne à son enfant, du moins j'espérais que ça arrive un jour.

"Je n'aurai jamais dût te faire devenir Robin ..."


Une pensée amère. Des fois, on aimerait connaitre l'avenir pour prévoir les choses le plus facilement possible, mais ce n'était pas possible, j'étais condamné à subir les conséquences des actions du Joker. Et surtout, que penseront Alfred, Dick, Tim et les autres quand ils verront le retour de l'enfant tué au combat des mains du Joker ? Et surtout, que fera le Joker s'il se rend compte que c'est bel et bien mon ancien Robin qui vient à lui ? Trop de questions pour le moment, mais il fallait vite poser les limites avec Jason. Le combattre ? Peine perdu, cela le confirmerait dans ses délires, il fallait parler, lui montrer que les valeurs fonctionnent et que sa mort ne fut pas vaine. C'est du moins ce qui allait être le plus dur à prouver.

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MessageSujet: Re: Once I was real, once I was somebody's child - ft The Batman   Mer 30 Aoû - 23:54

Ahah omg merci c'est genre le plus beau compliment qu'on puisse me faire T^T

Jason Todd / The Red Hood

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「 Once I was real. 」

Hood est saisi par le soudain éclat de son ancien mentor. Cette colère fait écho à la sienne, et il se sent dépossédé de cette émotion quand Bruce s’en empare. Quel est sa justification pour cette rage ? A-t’il seulement le droit d’être en colère ? Après tout, il était celui qui avait profité du chemin le plus facile, tous étaient orphelins, tous avaient eu leurs lots d’abysse, mais ni Dick, ni Tim, ni Jason n’avaient laissé un fils mourir sans empêcher un cinglé de réitérer son crime. Jason avait tous les droits d’être en colère, de déchirer des feuilles, renverser des meubles, hurler, frapper, jurer, il avait obtenu ce droit en plongeant dans un putain de Puit magique.

« Et toi, tu n’aurais pas suivi Joe Chill s’il avait eu ta mère en otage ? Ose me dire le contraire ! Sa voix siffle au travers de ses dents serrées à lui en faire mal, le jeune mercenaire avance face à son aîné, résolu. OSE ! »

A présent, les deux hommes se font face, à quelques centimètres l’un de l’autre. Et il ne peut s’empêcher de se rappeler de cet enfant durant cette journée chaude en Ethiopie, il se souvient de chaque détail, chaque grain de sable, chaque bourrasque de vent apportant un air plus étouffant encore. Il se souvient de la traque. De ces femmes qu’il a espionnées, de l’espoir chaque fois brisé par la déception. Et puis. Et puis… Sheila. Malgré tout, ce nom résonne avec une douceur apaisante dans le cœur du jeune homme, malgré tout, ne reste d’elle que l’amour d’un fils pour sa mère et le deuil d’un fils qui n’aura jamais connu sa mère que dans la trahison. Il pose ses yeux rendus verts par le Puit sur ceux de son mentor. Qui n’y serait pas allé ? Qui ne se serait pas jeté entre la bombe et cette figure maternelle ? Il finit par secouer la tête et faire demi-tour, s’éloignant de Bruce.

« Tu ne comprends pas. Il soupire avec une lassitude décidément trop lourde pour un jeune garçon de vingt ans. Je ne te parle pas de tuer le Pingouin, Scarcrow ou même Dent ! Je te parle de lui ! Sa voix se fait suppliante, brisée, il fait une pause pour récupérer un semblant de contenance. Seulement lui. Uniquement lui. »

A moitié dos au Batman, Jason regarde le ciel et les nuages qui reflètent le bat symbole. Les yeux fixés sur la masse laiteuse il lâche : « Fais le pour Tim… Pour Dick… Ce cinglé te les prendra tous, Bruce ! Tous ! Parce qu’il nous haït, il exècre Robin, il te désire pour lui seul et ne rêve qu'à la destruction pour Gotham ! C’est la seule solution… » A ce stade, Jason s’est tourné vers son ancien mentor, son visage ne montre plus aucune émotion, il se masse les tempes dans l’espoir de ne pas exploser. Quel que soit ce qu’il en ressort, regrets, colère, peur, tristesse, ce ne sera pas bon. Ce serait de la faiblesse, ce serait donner raison à Batman. Lui prouver qu’il a tort et que cet afflux d’émotion est le résultat de son incapacité à gérer cet état de fait. Et Hood s’y refuse.

« Je n'aurai jamais dû te faire devenir Robin ... »

Jason écarquille les yeux. Son souffle se perd quelque part hors de son corps, comme chassé par un violent coup. Et pour tout dire, cette phrase lui fait aussi mal. Son premier éclat de rire ressemble à un gémissement, mais il finit par rire au nez du Batman avec toute son âme. Tout avait commencé par l’incapacité du héros à ne pas avoir besoin d’un réceptacle en qui déposer ses angoisses et frustrations. Dick avait été l’humanité de Bruce et Jason ses angoisses d’enfant.

« C’était le plus beau jour de ma vie. »

Cette fois, son sourire est vrai, une vague de souvenirs lui revient, la fierté d'avoir été choisi pour porter ce prestigieux symbole, l’angoisse de ne pas être à la hauteur mais aussi la confiance en soi qui est si familière à Todd, et ce sentiment fort, puissant, renversant. Celui d’appartenir à un tout, d’être la pièce, aussi étrangère et biscornue soit-elle, qui complète un puzzle. Avoir une famille. Un rôle. Une utilité. Ô, même dans ses rêves les plus fous, Jason n’aurait pu imaginer mieux. Mais tout ça n’avait été qu’un mensonge. Une machination. Une vaste blague du Batman.

« Mais tu as laissé Joker me voler tout ce que j’avais. Tout. »

Une famille, une vie, une enfance, la confiance, des rêves. En laissant Joker filer, Jason s’était retrouvé enfermé dans une prison de peurs et de cauchemars dont il ne sortirait jamais. Il n’était pas question d’éclore ou d’une quelconque connerie à propos de renaissance. Il était juste coincé là, comme un con, obligé par un idéal de justice cruel et salissant mais pourtant nécessaire. Il était là, impuissant, à devoir accepter de blesser et être blessé par ses anciens alliés, par son frère, par son père, par sa famille. Mais, hé, ce ne serait pas une grande première dans sa vie, alors pourquoi en faire un psychodrame et manquer de se noyer à cause de ce fichu nœud dans sa gorge ?


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MessageSujet: Re: Once I was real, once I was somebody's child - ft The Batman   Ven 1 Sep - 19:24

Batman
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Un gosse brisé, un gosse brisé par un psychopathe abject et sans scrupules comme le Joker. Jason était ce qui était jadis, un enfant insouciant, un enfant qui ne rêvait que de briller dans les étoiles et devenir Robin. Quelque part, son tempérament fut ma descente aux enfers, vers un destin qui avait été détruit par un malade psychotique en la personne du Joker. Tout ça pour m'atteindre et me faire le plus de mal possible. Ce qui avait échoué car je ne l'avais pas tué, mais depuis des années, je redoute le passage où nous allions nous entre-déchirer, où nous allions nous embrocher l'un l'autre et qui survivrait à toute cette folie ? La question énigme à cent millions ... Jason semblait en proie à la folie, au désespoir, et à la colère, j'aimerais pouvoir l'aider, j'aimerais, et comme toujours, je tenterais tout ce que je peux, mais il doit apprendre que la colère et le meurtre ne mènent nul part. Il mentionne ma mère, il parle de Joe Chill, quelque part, j'enrage de colère, j'enrage qu'il ose parler de ma mère, lui qui s'était fait trahir par sa propre mère, elle qui l'avait livré au Joker, elle qui n'avait rien fait pour le sauver des terribles coups du Prince du rire de Gotham City. Non, je n'aurais jamais suivit Joe Chill, et ma mère, elle, ne m'aurait pas laissé mourir sous les coups d'un monstre, la mère de Jason avait abandonné son propre fils, avant de se rétracter une dernière fois. Les films des caméras de surveillance de l'entrepôt que j'avais récupéré quelques années plus tard m'avait confirmé cette pénible version, ainsi que la vue du meurtre de mon fils. Non, Jason n'avait pas de leçon à me faire, et surtout, il n'avait pas à mentionner ma mère, cela, je lui interdisais. Il me supplie, il me supplie de le laisser tuer le Joker, et moi, dans ma grande peur de me rabaisser au niveau du Joker, je le refusais. Observant mon second fils adoptif, j'étais confus, et déçu quelque part. D'un côté, oui, tuer le Joker permettrait de mettre un terme à toute cette folie, mais je me refusais de prendre part à cet acte, je le refusais. Tuer le clown, même une seule fois, mettrait du sang sur mes mains, et cela, je m'étais juré sur la tombe de mes parents de ne jamais me laisser recourir à une pareille action. Lugubre, droit, je regardais une dernière fois le cadavre de l'homme à terre. Connaissant les antécédents de l'homme devenu cadavre, il aurait fini par mourir d'ici la fin de la semaine, les aléas de la guerre des gangs qui commençait à sévir dans ma ville. Je ne pourrais jamais tous les sauver, jamais.

"Fils."

Dis-je d'une voix calme et presque "humaine" si on pouvait dire cela, une voix des plus douce aussi, venant de la part du Batman, c'était un peu étrange mais bon. Oui, il était mon fils, et j'étais son père, adoptif, mais son père quand même. Malgré nos divergences, et malgré ce qui s'était passé, je ne pouvais pas repartir du mauvais pied avec lui, je ne devais pas lui montrer que je cèderai à la haine, mais que chacun était forcé de porter le poids de ses actions. S'il voulait faire ce qu'il avait à faire, alors je le comprendrai. Mais qu'il ne compte pas sur moi pour suivre un chemin aussi sombre et aussi damné que la vengeance.

"Tu n'as pas été qu'un simple coéquipier pour moi, mais un fils pour Alfred et moi. Même si nous avions bon nombre de querelles l'un envers l'autre, sache que je t'aime autant que Dick et Tim."

Là, venait maintenant le passage le plus difficile, le plus dur qui allait surement provoquer un choc électrique dans l'esprit de mon fils revenu à la vie. Oui, Jason était mon fils, un fils qui avait péri au combat, qui m'avait honoré dans la lutte contre le crime oui, mais qui avait échoué, échoué à suivre les ordres, et d'après ce que je vois, il n'avait pas l'air de comprendre les choses comme moi je le voyais. Il ne voyait pas la limite que l'on se posait, il ne voyait rien, il ne comprenait pas. Comment le pourrait-il au final ? Il ne pouvait pas voir les choses comme on me les avait enseignées. J'aurais aimé qu'il puisse comprendre comme je fusse élevé, je croyais avoir bien fait, je n'ai fait qu'empirer les choses, et il en avait souffert. Mais tuer, non, jamais ne me viendra à l'esprit de prendre la vie de quelqu'un, jamais. Reprenant mon calme et me laissant quelques minutes pour continuer. Je ne crois pas que j'en arrive à dire ces mots, surtout devant lui, surtout devant un de mes fils.

"Si tu souhaites tuer le Joker, fais-le. Mais je ne serai pas complice de cela. Sache que si tu le fais, si tu continues à semer la mort et à tuer, je t'arrêterai."


Les paroles étaient dites, la ligne était tracée dans le sable, comme toujours. Si Jason voulait tuer le Joker, s'il voulait soulager sa conscience, il pouvait le faire, mais il en paierait le prix fort. Alfred, Dick, Tim, et moi-même, nous ne le verrions jamais plus comme il l'était autrefois. Un jeune homme souriant, qui balançait des blagues tout autour de lui lorsqu'il combattait les criminels. Je n'approuvais pas le meurtre, mais je ne pouvais pas me risquer à perdre une seconde fois mon fils. S'il souhaitait que je le perde à nouveau, alors ce serait de son propre chef, ce serait sa propre décision. Il ferait le choix comme un homme, comme un homme responsable de ses actes dans ce monde abject et noir. Je tends la main vers lui, comme une dernière bouée de sauvetage avant qu'il ne sombre dans le mal pour de bon. Je crois connaitre son choix et malheureusement, je ne pourrai pas le raisonner comme je le souhaiterai. Ce qui était bel et bien dommage, Jason avait toujours eu ce côté rebelle qui donnait un caractère un peu spéciale à notre duo autrefois. C'était ma dernière main tendue, et il crachera dessus. Il était tellement prévisible. Une déception en quelque sorte.

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MessageSujet: Re: Once I was real, once I was somebody's child - ft The Batman   Sam 2 Sep - 18:25

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「 Once I was real. 」

« Fils. »

Jason recule, frappé par ce terme. Il secoue la tête comme pour interdire à son aîné de l’appeler à nouveau ainsi, le visage tordu par la douleur. L’un et l’autre ont perdu ce droit, ils n’ont plus le droit de salir le nom de famille pour qualifier leurs liens, ils n’ont plus le droit à ce refuge, ils n’ont plus le droit d’invoquer pareille affection après tant de trahisons et de souffrances. Mais Bruce se fiche bien de ce que la morale lui permet, il se fiche bien de rouvrir des plaies, de mettre à nues des chairs. Il se fiche de tout, ne suivant que ces principes, et son principe phare est de tenté de s’en tirer avec le beau rôle quitte à semer des mots dévastateurs.

« Tais-toi… Tais-toi ! Ne te fous pas de moi ! Jason s’est mis à hurler. Aucun père n’aurait laissé son enfant mourir ! Aucun père n’aurait laissé le meurtrier de son fils continuer sa macabre entreprise ! Aucun ! Tu ne mérites pas d’utiliser ce mot ! Tu ne mérites pas… sa voix se brise, il halète bruyamment dans l’espoir de chasser le nœud dans sa gorge. Tu ne mérites pas Dick et Tim… »

Jason laisse à Bruce le loisir de continuer, mais son esprit s’est refermé aussi vite qu’il ne s’est ouvert, et ils finissent par se toiser en chiens de faïence. Si son apparence laisse croire à un calme relatif, à l’intérieur, Jason est en proie à un conflit. Il est partagé entre l’envie de s’enfuir et se cacher loin de la voix autoritaire de son ancien mentor et le besoin de lui faire ravaler ses mots.

« Assez ! Assez de tes pirouettes ! Assez de tes diversions ! Tu dois choisir, cette fois, je n’te laisserai pas te défiler ! Et si tu penses pouvoir m’arrêter, il faudra une solution plus définitive que Black Gates ou Arkham. »

Le jeune homme fixe la main tendue avec scepticisme et décide de la serrer. De ses gants à ceux de Bruce, une puissante décharge saisit le Chevalier Noir. Hood saute en arrière en position de défense. Il récupère au passage son casque et l’enfile, paré au combat.

« T’as vraiment cru qu’après tout ce que t’as fait, j’allais gentiment prendre ta main et rejoindre ta petite famille de débiles ? Ah ! »

Sa main vole à sa ceinture balistique pour récupérer ses couteaux, spécialement offerts par Talia pour en découdre avec leur ennemi commun. Deux lames irisées, ondulées, faites pour ne pas être retirées par leurs cibles, légères et faciles à manier, de vraies lames d’assassin. Il les fait tourner dans ses mains, prêt à les lancer ou foncer sur Batman. Sans prendre le temps de monter une stratégie digne de Timothy Drake, Jason s’élance sur son adversaire. Son but affiché est de lui nuire, pas de se protéger.

Ses attaques sont agressives, traduisant toute sa colère, Hood ne cherche qu’à blesser, encaissant les attaques de son adversaire. Il commence par un coup de pied porté haut, à hauteur du torse du justicier afin de le déstabiliser. De la paume de sa main, il lui assène un coup en plein visage pour lui faire perdre un maximum de repères, même en sachant que le chevalier noir est assez entraîné pour réagir. Mais Jason est prêt, il subit les coups et à la première ouverture, en profite pour planter un poignard dans l’épaule de Bruce. Le combat cesse d’un coup, les deux hommes cherchant leur respiration.

« Non ! Non ! Comment oses-tu croire que je peux te pardonner ?! M’allier à toi ? Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que Joker me refasse exploser sous tes yeux ?! »

A chaque fin de phrase, Hood appuie plus encore sur la garde de son couteau mais finit par sauter en arrière. Il a la sensation que tout a été dit, que la situation ne pourra pas s’améliorer. Jason, fils de Bruce Wayne est mort, cette fois pour de bon. Il n’y aura entre eux que cette colère, cette haine de l’autre. Sans espoir. Sans solution. Un deuil dans la famille.

« Bonne fête, papa. L’amertume dans sa voix n’est pas camouflée par le masque, cette fois. Profite bien de ton cadeau. »

Ni une ni deux, Jason fait demi-tour et s’élance vers les sommets à l’aide de son grappin. Il se perd dans l’ivresse de la course pour ne pas penser à cette entrevue. Hors de souffle, il s’écroule en uniforme dans son lit et sombre dans un sommeil sans rêves.


Sticks and stones may break my bones, but a crowbar would do it so much quicker.

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Once I was real, once I was somebody's child - ft The Batman

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