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 Ramasser la savonnette [Solo]

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Criminel(le)
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Date d'Inscription : 13/05/2017
Localisation : Gotham City

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◊ Votre Réputation à Gotham City :: ► Honnête Restaurateur.
♠ Relations conflictuelles :: ► Les Tarlouzes costumées.
♣ Vos Alliés : : ► La Pègre classique.
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Tony Zucco
MessageSujet: Ramasser la savonnette [Solo]   Jeu 29 Juin - 11:58

Qui c'est qui est encore en taule ? Bah c'est bibi pardis ! Alors que Blackgate vivait encore, au jour le jour, je regarde le Journal qu'on nous file le matin, en salle de lecture. Enfin, y'avait quand même des prisonniers qui savaient lire, ça existait ouais, c'était rare, aussi rare qu'une virilité chez un curé, mais ça existait. Bref, alors que je regardais passablement les news, je remarquais une chose qui ne me plaisait pas. Un petit article qui traitait des fonds de la pègre de Gotham, et qui me mentionnait à juste titre. Bon ok, j'avoue, j'ai fais pas mal de saloperies, mais cet enculé de Knox me mettait dans une colère noire. J'arrache la page de journal, je me la collerai sur le mur de ma cellule et peut-être même sur le cul peut-être, histoire d'avoir un souvenir, et un truc à montrer à cet empaffé de Knox. Je quitte la salle de lecture, et je tombe sur ce tocard de Franky, le noir à qui j'ai sauvé la rondelle à son premier soir. Il va me lâcher le p'tit cul ? J'ai pas besoin d'être la nounou des connards, et encore moins d'un basané. Il me suivait tout le temps, comme un petit chien, comme si j'étais son protecteur. Bon ok ! Je lui ai sauvé la vie, mais il doit apprendre une règle : Dans Blackgate, tu es seul, toujours. Les noirs, les bridés, ou encore les putains de latinos, tout ça, c'était une insulte au peuple américain. Nous, on était les vrais, les purs. Alors que sonne l'heure de la douche, dix huit heures, j'y entre. Un silence de mort, c'était plus gai dans un cimetière. En parlant de gai ... Y'avait que ça, c'était vraiment un putain d'endroits, sans gardes, sans rien. Eux, ils sont derrière la porte de la douche, et ils attendent, tandis que les prisonniers s'éclataient le trou. Pendant que les dominés suçaient allègrement, les dominants balançaient la sauce. Dégueulasse. Y'en avait partout, un frisson me parcourait la peau tandis que je pénétrais dans cette Sodome. Ouais, c'était ça, putain la Bible en avait parlé, Sodome et Gomorrhe, les aléas de l'enculerie et de l'horreur. C'était à vous dégouter des associations de pédales. T'avait le train, un truc pas banal, une horreur sans nom, et ça s'éclatait, tandis que Franky, lui, restait près de moi. Cette fois, je devais me calmer, j'avais pas envie de retourner au mitard. Déjà que c'était jamais drôle, alors fallait que je ferme ma boite à caries. C'est alors qu'un gros musclé arrive et accoste Franky, cette fois, je dis rien, je vois trois autres tatoués qui se ramènent et qui emmènent Franky jouer au petit train. Son regard me hantera, il pensait que je l'aiderai ? Bah pas cette fois en tout cas, désolé Franky, mais dans la vie, on se fait souvent enculer. Et ce soir, c'était pas ton soir. C'est toujours les premiers centimètres qui font mal, d'après ce que j'avais pu entendre dans ces douches.

> "Amuse toi bien, Franky."


Un cri, un hurlement déchirant, tandis que j'entendais au loin, caché derrière un autre mur, les bruits de saucissonnage. Dégueulasse. J'imaginais pas la fin de ce bordel, mais une chose est sure, il venait de connaitre la défonce ultime, et je parle pas de drogues. Je regarde mon voisin qui se douche tout tranquillement, tandis que je le regarde, je repensais à cette blague de merde que j'avais entendu une fois. Je plaignais les cons qui nettoyaient les douches, ils devaient en voir des horreurs quand ils passaient tout ça à la javel. Moi, je m'en foutais, personne me sautait sur la rondelle. J'avais plus peur d'un mec qui pensait à me dévorer le cœur, plutôt que d'une bonne saucisse dans les douches. Chacun ses priorités. Un autre cri, plus étouffé, plus sec, ah ça y'est, Franky découvre les centimètres du bonheur. Comme quoi ... Alors que je me savonne, je regarde autour de moi, la java du foutre ouais, et ça se fouettait le cul avec des serviettes, et ça rabaissait des types à genoux, et ça y'allait. Les gardes de Blackgate, eux, ils s'en branlaient, carrément, ils s'en foutaient. Mais méchant quoi. Si y'avait de la bagarre, ok, ils venaient, mais si ça s'enculait, bah, ils intervenaient pas. Les violences en prison, ça existe, les cris, ça existe, et le harcèlement à mort, ça existe aussi. Pourquoi tu crois que ça se suicide en taule ? Tout simplement pour ça. Y'a aucune espoir de s'en sortir indemne, la prison ça abîme, ça te tue, ça te bouffe, et un jour, tu en ressors, brisé, le système t'a niqué à fond, et tu te retrouves à faire le clodo dans les rues.

> "C'est pas champagne-vaseline ce soir, mais plutôt champagne cul-sec."


On rigole, mais bon, c'était comme ça la vie à Blackgate. Dans la vie, y'a des enculeurs, et des enculés, moi je faisais partie de la caste dominante, j'avais un nom. Si on me touchait, on touchait à Maroni, et à Falcone aussi, et ce serait pas bon pour l'avenir de celui qui me touchait. Encore, nous, les vrais, on avait des règles, de l'honneur, c'était pas les sagouins de l'asile de mongoloïdes qui en avait. Ah bah ça non ! Non, ces tocards n'ont aucune estime, même pour eux mêmes. Moi, je suis fidèle à moi même. Tant que j'en avais pas dans la bouche, tout allait bien. Je termine ma douche et je me rue dehors, j'ai pas envie de voir le final, j'ai pas envie de voir le feu d'artifices, ou plutôt le feu d'arti-fesses. Ni-même la sauce coulée blanche. Brrr, rien que d'y penser. Cela me mettait un chouïa mal à l'aise. Je sors, je me rhabille et je me tire, direction la cantoche, où on me sert une bouffe bien dégueulasse. La bouffe de Blackgate, c'était un peu comme si quelqu'un chiait dans ton assiette. Ce soir, on avait de l'andouillette, une énorme saucisse bien noire et bien dégoulinante de graisse. Désolé, mais là, ça passe vraiment pas, et je profite pour faire un petit régime. Je serai incapable de bouffer ça, ça me rappelait celle de Franky, ironiquement, il était pas encore là. Et après avoir imaginé Franky après sa rencontre de la cinquième saucisse, j'avais plus tellement trop faim. Je rentre à ma cellule, je m'en voulais pas d'avoir mauvaise conscience. Franky apprendrait à ne pas compter sur moi, il apprendrait à faire méga gaffe au niveau confiance. Allez, ce soir, petite pignole dans le chiottes et Miss Gotham comme inspiration. J'avais une idée pour l'évasion, ce serait difficile, mais possible. Le garde m'annonce que Franky s'est fait brisé le crâne dans les douches, avec un anus aussi dilaté qu'un trou noir, avec plein d'écume dedans. La pensée ne me fit pas rire.

Je resterai pas là.
Non.
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