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 « Le silence des poupées » ft. Dollmaker.

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Tim Drake
MessageSujet: « Le silence des poupées » ft. Dollmaker.    Lun 12 Juin - 0:29


« Le silence des poupées »
ft. Dollmaker

_____L’affaire Barton Mathis, alias Dollmaker, ce n’est pas la première fois que Red Robin se charge des évadés d’Arkham Asylum. Les psychopathes, il les connait, il en a affronté plus d’un aux côtés de la chauve-souris lorsqu’il était encore son acolyte. Il avait pris le temps de les analyser un par un, d’en déduire une cause commune à leur perte de lucidité. Il y a de cela deux jours, un individu nommé par le pseudonyme de Dollmaker s’est enfuit de l’asile psychiatrique dont il était détenu depuis déjà un bon moment. La police n’avait malheureusement trouvé aucune piste dans les rues de Gotham, le meurtrier demeurait silencieux après son évasion, circulant librement dans les rues de Gotham. Le justicier ne pouvait se permettre d’attendre une réponse de sa part, une énième victime dans le compteur de ce psychopathe. Il avait accepté de participer à cette chasse à l’homme, à croire que les membres du GCPD n’osait se pencher sur le dossier. L’adolescent ne craignait pas cette personne, même si ces prouesses macabres étaient écœurantes à lire.
 
La nuit avait fini par recouvrir toute la ville de Gotham, et c’est avec une grande prudence que Red Robin se rendit dans le quartier malfamé d’East End, en particulier pour y visiter l’ancien domicile de Barton. Il avait atterrit sur l’un des toits d’immeubles situés juste en face de la demeure. La police n’avait jamais mis les pieds sur ces lieux après l’évasion du propriétaire. Un comportement plutôt curieux de la part des forces de l’ordre, c’est pourtant le premier reflex à avoir.
L’adolescent se laisse doucement descendre le long de la façade, sans attirer les regards sur lui, se rapprochant lentement mais surement de la porte d’entrée de cette demeure réputé pour être maudite d’après des légendes urbaines complètement absurdes aux yeux d’un adolescent aussi rationnel et scientifique que Tim Drake. Cet endroit avait sans aucun doute été témoin de scènes horrifiques d’une rare violence. Cependant, il n’y avait rien de maudit dans tout cela, juste un évadé d’un asile psychiatrique qui allait bientôt retrouver son foyer.
 
Le justicier essaya d’abord par la manière civilisé d’entrer dans cette demeure. Rien, elle était verrouillée, pourquoi était-il surpris ? Il se pencha davantage pour observer la serrure dans ses moindres détails, saisir le bon outil et crocheter en quelques secondes le verrou. Il ouvrit doucement cette porte grinçante, ne laissant qu’une petite ouverture assez large pour le laisser entrer avant de refermer derrière lui comme s’il se sentait en sécurité.
La demeure était plongé dans un noir obscure, impossible pour le justicier de faire un pas sans se prendre les pieds dans un meuble et attirer l’attention des potentiels habitants de cette demeure, du moins s’ils sont toujours là. Tim resta donc immobile durant les premières secondes, analysant le silence qui régnait dans cet habitat avant de sortir de sa ceinture une petite lampe torche pour éclairer devant lui.
L’endroit était plutôt calme, les meubles semblaient âgés. A première vue, il ne s’agissait là que d’une vieille demeure comme il en existe beaucoup à Gotham City. Mais quelque chose semblait intriguer l’adolescent, le poussant à davantage s’introduire dans les lieux. Les bruits de pas résonnaient dans la première pièce, surement le salon en vue des meubles présents. Tim limitait ses mouvements, ainsi que ces pas, effectuant le moins de bruit possible pour pouvoir garder l’oreille attentif. Un comportement tout à fait normal de la part d’un intrus. Hors, tout semblait faire paraître cet endroit comme une maison vide de tout occupant. Tim n’avait donc pas à s’en faire, le propriétaire n’était pas présent dans ces lieux. Du moins, c’est ce qu’on essayait de lui faire croire.
 
Red Robin commençait à fouiller davantage la maison, à prendre confiance en lui, en son instinct et à se concentrer sur son objectif : Capturez Mathis Barton. Il ouvrait les tiroirs, osait faire un peu plus de bruit dans cette demeure vide. Mais plus les minutes passaient et plus l’adolescent se sentait oppressé, mal à l’aise, épié par une présence invisible qui l’observait depuis pas mal de temps. Il lui arrivait de temps à autre de jeter des petits coups d’œil rapide derrière lui, comme pour se rassurer.
Il soupira, essayant tant bien que mal de se rassurer, de se dire que ce n’était que son esprit qui lui jouait des tours, qu’il n’y avait rien dans cet endroit, et qu’il n’y trouverait probablement rien. Il n’aurait pas dû perdre son temps dans cette demeure.
 
Il s’apprêtait à faire demi-tour, mais ce sentiment d’oppression devenait de plus en plus grand. Sa première main tenait la lampe-torche, la seconde glissa en direction de son bõ, prêt à l’activer et à se défendre. Malheureusement, il s’inquiète trop tard. Il ne parvient pas à prendre le temps de dégainer son arme qu’il ressent un violent choc sur l’arrière de son crâne. Il prend conscience de son erreur et, allongé sur le sol, il perd connaissance.

 


Dernière édition par Tim Drake le Jeu 22 Juin - 16:16, édité 2 fois
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Dollmaker
MessageSujet: Re: « Le silence des poupées » ft. Dollmaker.    Mar 13 Juin - 2:17





Le Silence des poupées

Tim Drake / Dollmaker




Réveille-toi, purulent disciple de l’Ennemi.

Le Tueur aux poupées, arrogamment dressé, un sourire perfide à peine dissimulé, les mains jointes derrière le dos, se présenta au jeune justicier qu’il avait jeté quelques instants auparavant – inconscient – dans l’une des baignoires crasseuses de la grande buanderie, remplie d’eau croupie et susceptible de transmettre diverses maladies hydriques. Barton avait le teint cireux, aussi lisse que s’il était verni, et vaguement translucide. Ses ongles, du même blanc jaunâtre que sa peau, étaient particulièrement longs, presque crochus, mais entretenus avec soin. L’aspect le plus troublant de toute sa personne, cependant, était ses yeux d’un blanc lustré, reflétant une troublante satisfaction. L'atmosphère incroyablement malsaine qui émanait de cette soudaine rencontre entre le psychopathe et le héros, qui peinait à retrouver ses esprits, choqué d’avoir été réveillé – en sursaut sous l’eau – par un effroyable cauchemar, suffisait à faire fuir les quelques insectes trop curieux qui avaient entendu retentir brusquement le coup de bâton de Jack-in-the-box.

Le garde du corps du tueur, petit être sournois à l’esprit dominé et aux dents acérées, n'y était pas allé de main morte en frappant la nuque du justicier avec son bâton métallique. Accroupi non loin du cannibale, fier d'avoir accompli la mission qui lui avait été donnée, le lutin diabolique esquissait un sourire méphistophélique, fixant l’ennemi et attendant désormais la réaction de son maître. Celui-ci, instillant son dégoût dans les yeux de son adversaire comme un brûlant acide, rapprocha lentement son visage marqué par de nombreuses cicatrices. Rares étaient les imprudents qui avaient eu jusqu’ici suffisamment de chance pour échapper à la démence meurtrière et au délire démiurgique de Barton. Le sort de sa nouvelle capture était déjà de ce fait pratiquement déterminé. Sans laisser échapper le moindre son de sa bouche, n’écoutant guère les gémissements de panique, il détacha la jambe du héros de la solide chaîne qui le retenait à la baignoire, puis agrippa son corps de jeunet et le déposa aussitôt sur une chaise roulante en métal rouillé. Les nombreuses blessures qui marquaient les parties visibles du corps du psychopathe, nées de la rage de son père dans son adolescence, l'avaient obligé à s'y prendre à deux fois pour soulever correctement les quelques dizaines de kilos. Il pris ensuite soin d'attacher ses mains et ses jambes avec de solides sangles en cuir.

Tu es plus lourd que tu en as l’air. Un peu de gymnastique te ferait le plus grand bien. J’ai pris soin de retirer ton masque et tes jouets. N’aie crainte, je ne dévoilerai pas ton identité. Tu ne ressortiras de toute façon pas vivant de notre demeure. Pas comme que tu es entré, du moins. À présent garde tes bras et tes jambes près du corps, je vais te montrer quelque chose. En route.

À l'instar de Phlégias et Dante, Dollmaker traversa sans dire un mot les différentes pièces de la maison - véritable représentation métaphorique des enfers -, poussant la chaise roulante grinçante pour emmener sa future victime jusqu'à la salle d'opération. Ils s’avancèrent dans un vaste couloir carrelé d’un domino de marbre noir et blanc. Un élégant papier sur les murs, taché d’eau et décollé par l’humidité du rude hiver qui s’était récemment achevé. Le plafond de plâtre avait gonflé et présentait de grosses boursouflures, la moulure jaunie à dentelures était quant à elle déformée et se détachait du haut des murs. Les deux filets de sang parallèles qui se présentaient sur le chemin du jeune héros, solidement attaché et incapable de bouger, laissaient à penser qu’il n'était pas le premier malheureux à subir le même sort. Barton, quant à lui, taiseux et imperturbable, se sentait déshydraté et vidé par ces dernières minutes. La douleur sourde qui avait pris naissance dans sa tempe gauche, juste derrière l’œil, comme si quelqu’un y pressait le dos d’une vieille cuillère, s’accentuait de plus en plus. Il était encore trop tôt aux yeux du tueur pour déterminer s’il s’agissait d’un effet secondaire mineur de la déshydratation, d’un banal mal de tête ou des premiers signes d’un trouble plus vaste : ces migraines et hallucinations qui le harcelaient depuis plusieurs semaines et l’assaillaient parfois avec une telle force qu’elles pouvaient le priver temporairement d’une partie de sa vision, transformer la lumière en déferlement de clous incandescents, voire le paralyser partiellement pendant plus d’une journée. Dans le cas du cannibale, elles ne survenaient jamais en période de grande tension ou pendant ses opérations, mais toujours après, quand le calme était revenu. Barton ne devait plus tarder à se soigner, dans quel cas ses troubles finiraient par le trahir.

Franchissant avec le tueur l’ultime porte, celle de la salle d’opération, tombeau des plus téméraires, plongé provisoirement dans l’obscurité la plus absolue – les lumières de la salle n'étant pas encore allumées –, le justicier ne pouvait se fier qu'à son ouïe qui lui fit très rapidement comprendre qu'un autre infortuné se trouvait auprès de lui dans la même pièce. Les gémissements étouffés de celui-ci ne pouvaient correspondre qu’à une énième séquestration infâme. Le Tueur aux poupées répondit à toutes les interrogations en activant les néons lumineux qui giflèrent violemment les yeux des deux prisonniers pendant quelques secondes. Il y avait par terre une grosse pile de vêtements dans un coin de la pièce. Des habits et des chaussures, des ceintures, des vestes. Près de la table d’opération sur laquelle était attaché le deuxième individu, trentenaire, nu et affamé, couché sur le dos et s’étouffant dans le sang qui débordait de sa bouche, se dressait une cheminée aux briques nues. Les cendres étaient froides, et il y avait ici et là des casseroles noircies avec des restes assurément non-consommables. Des tas de détritus jonchaient le sol, et une odeur de moisi et d’excréments s’échappait de l’évier taché de rouille. Au loin, à l’autre bout de la salle, une vieille télévision solidement fixée sur un guéridon métallique semblait – de par la quantité de poussière regroupée sur l’écran – ne plus avoir été utilisée depuis plusieurs lustres.

Chht, chht. Tais-toi, sac d'os. Observe donc la discipline. Cesse de te plaindre de ce que je t'ai fait. Tu ne te servais pas de cette langue, de toute manière. Pour être franc, je n’avais plus la force de lécher moi-même mes timbres.

Dollmaker laissa échapper un bref ricanement provocateur avant de s'approcher du jeune justicier, toujours ligoté sur la chaise roulante, et de poser son visage juste en face du sien. Un temps de silence installa une certaine gêne.

Tu es donc un disciple du Chevalier noir, n'est-ce pas ? Tu ressembles aux autres. Intrigant, séducteur, vengeur, volontaire. Le nouveau justicier à la mode, complexé, bientôt obsolète, qui ne rêve que d'égaler l'homme chauve-souris. J'ai entendu parler de toi durant mon dernier séjour au centre psychiatrique et pénitentiaire d'Arkham. Je devine que si tu as pris la peine de venir ici jusqu'à moi c'est parce que, toi aussi, tu as entendu parler de moi. Il se trouve que j'ai récemment fait la une des journaux. Vous devriez rappeler aux forces de l’ordre d’investir plus d’argent dans la sécurité des infrastructures gothamites.

Dollmaker s'éloigna du justicier pour se laver les mains avec l’eau de l’évier rouillé non loin d’une étagère grise métallique sur laquelle la langue du prisonnier baignait dans un petit bocal poussiéreux rempli d’eau brunâtre. Ce dernier, sentant le regard du tueur se poser sur lui tandis qu’il séchait ses mains, se débattait avec rage pour se libérer de ses liens. Barton s'approcha du corps dangereusement amaigri qui s'agitait vainement, et posa délicatement sa main sur son torse. Il descendit et caressa du bout des doigts ses pectoraux, ses abdominaux, son nombril. Sans prévenir, il agrippa ensuite brutalement la virilité du prisonnier et posa son regard sur le jeune héros.

Vois-tu, cet homme a survécu au jeu pour lequel je l’ai invité il y a quelques jours. Il était pourtant destiné à mourir. Il a prié et a fait preuve d’un incroyable courage. Quand les gens ont peur, ils se tournent aussi bien vers Dieu que vers autre chose, c'est humain. Mais Dieu est mort en même temps que l'étalon-or. Les croyances sont devenues plus concrètes. Je constate cependant qu’il croit en tout mais surtout pas en lui. Alors, après l'avoir empêché de parler, je vais l'empêcher de répandre sa semence à travers le monde. Il faut voler Paul pour payer Pierre, il n'y a pas d'autre solution. La violence dans sa forme la plus simple pour une réhabilitation des plus efficace. Mais que se passe-t-il quand il n’y a plus d’argent ? L’argent devient un objet de foi. C'est pour cela que je suis là. Pour t’amener à croire. Tu vas répandre la bonne parole.

Barton brandit de grands ciseaux posés au préalable dans un seau en-dessous de la table d’opération et, avec une sauvage brutalité, priva en quelques contractions le prisonnier de son imposante virilité. Tandis que le malheureux hurlait à pleins poumons entre deux crachats de sang, le tueur le gifla violemment à plusieurs reprises pour l'empêcher de s'évanouir. Les cris assourdissants résonnèrent dans toute la maison, et le sang s'écoulait de plus en plus abondamment sous la table. Le tablier et les mains du cannibale en furent remplis lorsqu’il agrippa le sexe séparé du reste du corps pour le placer dans un autre bocal. Son estomac vide gargouillait, et le manque de sommeil lui donnait le tournis et faisait apparaître des taches noires devant ses yeux. Épuisé, il se précipita à l’autre bout de la pièce et alluma la télévision.

Voilà la bonne parole à répandre, mon cher ami. Je vais aller me changer. Je compte sur toi pour regarder attentivement le film que je vais projeter afin que tu sois prêt à perdre ta virilité avec foi et amour lorsque je serai revenu. Ne bouge pas de cette chaise.







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Tim Drake
MessageSujet: Re: « Le silence des poupées » ft. Dollmaker.    Mer 14 Juin - 0:46


« Le silence des poupées »
ft. Dollmaker

_____Il se réveilla en sursaut, avala un grand bol d’air, reprenant une respiration rapide et douloureuse après avoir recraché l’eau croupie qu'il avait manqué d’avaler. L’adolescent avait les yeux grands ouvert, le dos redressé, droit comme un « i », mais un esprit complètement ailleurs. Le choc avait été violent, créant une plaie ensanglantée au-dessus de la nuque du jeune garçon, camouflée derrière sa chevelure plutôt imposante. Ses pupilles étaient vides de toutes émotions, il ne prêtait même pas attention à l’individu qui l’avait plongé là-dedans. Il était encore sonné et pourtant, dans un coin de sa tête, il cherchait à comprendre, comprendre ce qu’il faisait là, comprendre cette limite entre le cauchemar et la réalité. Il peinait à se souvenir de son intrusion, de sa mission de tout ce qui l’avait amené dans la gueule du loup.
 
Il entendait comme une voix lui murmurer des paroles résonnant dans son esprit sans qu’il en comprenne vraiment la signification. Son corps est souple, il se laissait faire, se laissant immobilisé sur cette chaise une fois sortit de cette eau visqueuse.
Pendant les longues minutes de traversée, le justicier pu reprendre lentement ses esprits, comprenant bien qu’il était entre les mains de ce cher Barton alias Dollmaker. Il n’y avait rien de bien rassurant dans tout cela, encore moins quand on avait parfaitement conscience du sort qu’il réservait à ses victimes. Plus la distance entre eux et la salle d’opération diminuait et plus le garçon commençait à s’agiter, se débattre contre ces sangles et prendre conscience de sa situation. Malheureusement, il ne peut rien faire pour se tirer de là, sachant que ce psychopathe n’était pas le seul occupant de la demeure des enfers. L’adolescent continuait pourtant de se débattre contre ces sangles, serrant les dents, ignorant son tortionnaire pour se concentrer vers la seule idée de se libérer et de fuir le plus rapidement possible.
Il ferma doucement les paupières lorsqu’il comprit que c’était peine perdu. Il baissa le regard, ces ceintures lui avaient été retiré, ainsi que son masque, son matériel avait été abandonné dieu sait où. Son armure lui avait également été confisqué, il ne lui restait plus que sa combinaison rouge et noir sur le dos, ainsi que ces chaussures, ces gants ont malheureusement été emporté avec le reste de sa technologie. Il se sentait presque nu sans son masque, son visage à découvert face à Barton qui n’avait probablement pas immédiatement fait le lien entre le dernier fils adoptif de Bruce Wayne et le justicier. Toutefois, il se doutait bien qu’il était démasqué.
 
La pénombre de la salle d’opération engloutit le corps de Tim qui se retrouva plongé dans le noir absolu en une fraction de seconde. Il profitait de ce moment d’obscurité pour recommencer à se débattre une énième fois, à croire que cette fois, le résultat allait être différent. Mais pas de changement. Cloué sur la chaise, il ferma brutalement ces paupières en redécouvrant la lumière artificielle lui brûlant la rétine. Son ouïe détectait la présence d’un autre prisonnier dans cette pièce, sûrement un des hommes récemment disparu de Gotham City. Il ne veut pas jouer le jeu, mais il ne peut s’empêcher d’observer ce pauvre homme, et tout ce sang sur sous son corps, ces odeurs écœurantes, cette pile de vêtement juste à côté de lui. Le justicier laisse échapper une grimace de dégoût.
Barton s’approcha de Drake, mais ce dernier resta muet face à son monologue. Il aurait aimé lui cracher à la gueule, lui hurler d’aller pourrir en enfer. Mais ces lèvres restèrent collées entre-elles. Il détourna la tête en guise de réponse, un mouvement signifiant un certain dégoût pour son adversaire en plus de se montrer complètement méprisant suites à ces dernières paroles.
 
C’est là qu’il se rendait compte de sa totale impuissance. Barton était libre de ses mouvements, capable de faire subir les milles supplices à cet homme devant les yeux d’un enfant de seize ans qui observa la scène avec horreur. Tim écarquilla les yeux lorsqu’il fut complètement certain des intentions du cannibale et ferma les yeux au moment de l’acte. Il serra ses paupières, de toutes ses forces, serrant les dents pour tenter de supporter avec douleur les cris d’un pauvre homme à l’agonie. L’adolescent resta quelques secondes dans cette position, la tête complètement baissé, sa tête repliée sur elle-même jusqu’à la fin du monologue de ce cher psychopathe.
Il leva quelques secondes ces yeux vers l’écran, avant de s’en désintéresser complètement pour essayer une nouvelle fois de sortir d’ici. Il essaya de faire glisser ses mains à travers les sangles, elles étaient bien serrées sur la peau blanche du garçon qui avait de la volonté. Il nétait pas question pour lui de subir le même sort. Il forçait, jusqu’à irrité sa peau, la frottant contre le cuir de mauvaises qualité, dur. Il laissait échapper de petits cris de douleur, rappa sa chair contre la sangle jusqu’au sang jusqu’à parvenir à se libérer la main droite. Il soupira de soulagement pour venir se détacher complètement et normalement de cette maudite chaise, sans un bruit. De toute façon, le bouquant de la télé masquait les quelques bruits qu’ils émettaient lorsqu'il était parfaitement synchronisé avec la musique de fond.
 
Il se rapprocha ensuite du cobaye, se vidant de son sang, murmurant qu’on lui vienne en aide, que Tim fasse un miracle pour stopper cette hémorragie déjà bien importante. Si l’adolescent aurait pu faire quelque chose avec son matériel, il était désormais impuissant face au destin de cet homme. Il avait parfaitement conscience que ces efforts seront vains, baissa doucement les yeux devant ce massacre, ils souhaitaient que cet homme quitte le plus vite possible ce monde injuste qui l’a vu naître.
 
«  Je suis désolé… »  murmura l’adolescent avant de laisser l’homme retrouver le monde des anges, laissant Timothy seul face à ce diable.
 
Un haut-le-coeur, une envie monstrueuse de vomir s'empara de l'adolescent. Il sentit le dégoût l'envahir, sa gorge se serrer, mais il essayait de se retenir, main plaquée contre ses lèvres, attendant quelques secondes pour que le malaise passe. Il se tourna ensuite vers la seule porte de sortie, situé juste derrière la chaise roulante où il était attaché il y a quelques secondes. Il jeta un rapide coup d’œil en chemin sur la pile de vêtement, pensant y retrouver son matériel. Cela l’aurait bien aidé, mais il paraît que Barton n’était pas aussi stupide que ça. Tim machina la poignée de la porte, mais elle était bien capricieuse, elle n’obéissait pas, ne s’ouvrait pas pour le plus grand désarroi du prisonnier.
«  Non… Non non non non non ! »  grogna-t-il entre ces dents, mourrant d’envie de frapper cette porte, mais il ne voulait pas attirer l’attention sur lui. Il ne savait pas encore dans quel énorme piège il s’était mis et il avait bien vu que Dollmaker n’était pas seul dans les environs. « Réfléchis Tim… Réfléchis. »
 
L’adolescent était trop long, ou bien le psychopathe était bien trop rapide. Il put entendre le bruit de ses pas résonner dans le couloir, la télé aillant finit de diffuser le programme épileptique de Barton. Le justicier commençait à sentir son cœur s’accélerer, frapper violement sa poitrine. Il parcourra les alentours du bout de ses yeux pour chercher une solution, un moyen de se défendre. Il n’était pas question pour Tim de se laisser castrer, ni même se laisser toucher par cet homme aux idées malsaines. Il attrapa un scalpel, posé méthodiquement sur un plateau juste à côté du prisonnier décédé. Espérant que Dollmaker n’en remarquera pas la disparition, Tim glissa l’instrument sous sa manche droite avant de retourner s’asseoir sur la chaise roulante, comme un enfant sage. A contrecœur, il s’attacha les chevilles, mais il eut la bonne initiative de desserrer l’une des sangles pour lui permettre de se libérer rapidement et d’attaquer Dollmaker au moment où il tentera de s’approcher trop près de son captif. Il diminua aussi la pression sur les sangles de ses mains, d’abord sa main droite cachant sous sa paume la lame du scalpel, puis usa de la souplesse de ses doigts fins et agile pour relier la dernière sangle.
Maintenant, il n’avait plus qu’à espérer que ce psychopathe ne soit pas attentif à ces détails, qu’il ne remarque rien et Tim aura peut-être une chance de sortir de là indemne, et dans le meilleur des scénarios capturé ce malade mental. Et pour limiter son attention sur ces petits détails, il fallait jouer la comédie, joué dans son jeu. C’est pour cela que l’adolescent fit mine de se débattre une énième fois, laissant les plaies déjà présentes sur ces poignets s’ouvrir et creuser sa chair jusqu’à faire rougir de son sang les accoudoirs de la chaise, le regard noir, en colère levé sur Dollmaker.
 
«  Tu payeras pour tes crimes, Barton. Ne te sens pas en sécurité, quand on apprendra ma disparition, ils comprendront. Batman comprendra. Et si ce n’est pas moi qui te ferais manger le sol, c’est bien lui qui le fera, et ça, je ne te le souhaite pas. » Tim lança son premier dialogue avec cet homme, et peut-être le dernier.
 

 
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Dollmaker
MessageSujet: Re: « Le silence des poupées » ft. Dollmaker.    Jeu 15 Juin - 1:59





Le Silence des poupées

Tim Drake / Dollmaker




Ouvrir l'enveloppe et lire la lettre :
 

Tandis que le justicier, apeuré par la démence meurtrière de son tortionnaire, restait enfermé dans la salle d’opération, Barton, sous une lune d’été éclatante, reflétant d’un noir ébène le sang sur son visage, passa derrière la grande demeure puis remonta l’allée vers la grille de la remise qui servait principalement de chambre à Jack-in-the-box, avec l’impression que la distance avait quadruplé dans la soirée. Il agrippa fermement le bras du lutin diabolique, tenant déjà dans l’autre main la lettre d’affection que sa fille adoptive lui avait écrite plus tôt et qu’il avait lue sur le chemin. Le tueur s’interrompit brusquement. Il lui semblait sentir cette chaude soirée peser sur ses paupières. Son regard curieux était sans doute l’expression la plus froide que son garde du corps ait jamais vue. Inquisitrice, intelligente, farouchement impassible. Ses yeux pétillaient de malice. Ils restèrent comme cela un moment, la brise chaude circulant avec un doux bruissement parmi les arbres dont la cime dépassait du mur d’enceinte. La maison était haute et majestueuse avec des colonnes doriques blanches sur toute la largeur de la façade. Une porte cochère sur le côté. Une allée de gravier qui montait en tournant à travers une prairie d’herbe morte. Les briques des murs avaient été façonnées à la main, pétries avec la terre sur laquelle était érigée la demeure. Contre les colonnes et du haut des soffites gondolés pendaient de longues bandes desséchées de peinture écaillée. Une lampe accrochée en haut à une longue chaîne s’illuminait quotidiennement dès la tombée du jour. Jack-in-the-box se laissait emporter par la force de son maître qui lui tenait toujours le bras pour l’emmener à l’intérieur de la maison. Une des fenêtres était entrouverte et il en sortait un cordon qui disparaissait dans l’herbe de l’autre côté de la véranda. Des domestiques en esclavage avaient jadis foulé ces planches, portant nourriture et boissons sur des plateaux d’argent. Le lutin aux dents acérées vit Barton sortir un revolver de dessous sa ceinture lorsqu’il ouvrit la porte d’entrée. Elle s’ouvrit lentement sur ses massifs gonds de cuivre. Puis ils s’avancèrent dans un vaste vestibule précédant une large montée d’escalier. À gauche, passé l’encadrement de la porte, se dressait un grand buffet en noyer dans ce qui était la salle à manger. Ils traversèrent le vestibule et entrèrent dans le salon avec un plafond qui avait deux fois la hauteur des portes. Le marbre au sol disparaissait ici et là sous de sombres tapis d’Orient. Les rideaux seuls – trois mètres de velours violet foncé par fenêtre – devaient représenter plus d’argent que le maire de la ville n’en gagnait en une année. Au-dessus des quelques fauteuils confortables en cuir étaient accrochées des peintures à l’huile, et une harmonie apaisante d’instruments à cordes et de piano régnait dans la salle. Ils prirent au fond un étroit couloir qui menait à la cuisine. Dans le plancher de cette pièce il y avait une trappe, verrouillée quelques jours auparavant avec un énorme moraillon fait de plaques d’acier empilées l’une sur l’autre. Le tueur attaqua le bois autour du moraillon et réussit finalement à coincer le bout du canon de son revolver sous l’arceau et à le soulever par en dessous. Il sortit son briquet de la poche de sa blouse blanche tachée de sang puis commença à descendre les grossières marches de bois avec son garde du corps. Il baissa la tête et alluma le briquet, balançant la flamme dans l’obscurité comme une offrande. Une abominable puanteur accompagnait le froid et l’humidité. Ils apercevaient une partie d’un mur de pierre, un sol de terre battue, un vieux matelas maculé de taches sombres. Jack-in-the-box s’accroupit et descendit un peu plus bas avec son maître qui tenait la flamme au bout de son bras. Au fond du couloir, la lueur révéla des individus nus et fortement amaigris. Des hommes et des femmes, tous essayant de se cacher, protégeant leur visage avec leurs mains. Au sol gisait un homme amputé des jambes jusqu’aux hanches, et aux moignons brûlés et noircis. Ils tournèrent la tête un par un vers les deux Mathis, clignant des yeux dans la misérable lumière.

Le cannibale, ignorant les cris de détresse de ses prisonniers affamés, victimes injustes de son délire mégalomaniaque et démiurgique, sortit de la poche de sa blouse le bocal – préalablement rempli quelques minutes plus tôt par la virilité du trentenaire, qui devait en toute logique avoir rendu son dernier souffle aux côtés du justicier ligoté sur la chaise roulante – et le jeta sauvagement au milieu des corps. Le sexe de l’infortuné, dégoulinant de sang, se révéla aux yeux écœurés des malheureux comme une vile offrande barbare de nourriture plutôt que comme un trophée pour le tueur. Ce spectacle lui inspirait de grandes éclaboussures de sang séché, tachetées de minuscules caillots d’une substance grisâtre. Les taches suggéraient la représentation d’un visage humain, convulsé par la terreur et la douleur, bouche béante, la tête à moitié pulvérisée. L’œuvre d’une force démoniaque dessinée dans le sang.

Mangez, car c’est tout ce qu’il vous reste à faire, chiens. Que Dieu soit loué. Vous êtes les messies galeux, mais pas encore transsubstantiés. Vous n’avez pas encore vécu votre renaissance. Vous viendrez, nés sur les ailes des sauterelles, immaculés comme des nouveau-nés. Vous nous donnerez votre évangile, les paroles sacrées de votre enseignement. Vous mourrez et ressusciterez dans une chair plus parfaite. Et nous mangerons cette chair dans la Sainte Communion et serons guéris de nos péchés physiques. Et nous hériterons cette terre brisée.

Jack-in-the-box leur esquissa un sourire perfide empli de haine et de dégoût, les observant - tous aussi terrorisés et affamés les uns que les autres - déterminer s'il était judicieux de se précipiter sur l'infâme morceau de chair humaine pourtant si riche en protéines, avant de revenir sur ses pas avec Dollmaker et de rejoindre le justicier à la salle d'opération pour en finir définitivement. Dehors, l’orage commençait à gronder. Les pluies abondantes et les bourrasques de vent qui résultaient de la violente perturbation atmosphérique plongeaient la demeure de Barton dans un environnement profondément chaotique. Le cannibale haïssait les désordres de la nature, lui qui idéalisait sans cesse le monde prétendu absurde dans lequel il vivait. Les gouttes d’eau qui désertaient précipitamment les sombres nuages dispersés dans tout le ciel de Gotham City s’abattaient de façon brutale sur les fenêtres.
Lorsqu’il déverrouilla la grande porte blindée de la salle d’opération, Dollmaker, toujours accompagné de son garde, s'approcha du patient, lui agrippa le cou et tourna son visage de bas en haut, de gauche à droite, l’humiliant intensément jusqu’à le rabaisser au rang d'une vulgaire marchandise.

C’est à ton tour, mon jeune ami. Tu vas répandre la bonne parole. J’espère que ce film t’a été enrichissant et que tu acceptes désormais de m’offrir complaisamment ta virilité, dans la foi et la compréhension des œuvres du Très-Haut. Justiciers, bâtards, attardés, cinglés, parasites. Voilà la souillure répandue dans cette ville. Il est devenu nécessaire de contenir la contamination.

Le Tueur aux poupées caressa lentement le corps du justicier du bout des doigts, du haut vers le bas, sans prendre véritablement conscience du piège qu’était en train de lui tendre ce dernier, puis le priva de son pantalon et de ses sous-vêtements. Il prit son revolver en main et plaça le canon de l'arme sur le sexe du jeune héros, prêt à lui ôter son organe reproducteur dans un éclair de violence.

Prêt ? Inspire profondément, ce ne sera pas long.


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Tim Drake
MessageSujet: Re: « Le silence des poupées » ft. Dollmaker.    Jeu 15 Juin - 23:45


« Le silence des poupées »
ft. Dollmaker

_____Une grimace défigura le visage de l’adolescent lorsqu’il sentit cette puissante main le saisir par la peau du cou pour manipuler son corps à sa guise. Il serrait les dents, laissa échapper un gémissement de dégoût lorsqu’il sentit cette main poisseuse lui faire pression, rappelant bien sa situation actuelle et la domination de Barton sur le jeune garçon. Ces poings se serrent, ses doigts glissent sur la lame bien cachée sous sa manche. Son tortionnaire n’y a vu que du feu, il ne sait même pas poser la moindre question. Tim n’est pas une victime comme les autres, il s’agite, il a été entrainé pour faire face à ce genre de situation, il sait à quoi s’attendre avec ce genre de psychopathe. Dollmaker semble être assuré d’avoir la situation sous contrôle, confiant que le justicier ne pourra rien faire contre ce psychopathe, attaché comme il est. C’est un défaut, un défaut qui le mènera a sa perte car Red Robin l’avait bien remarqué et allait s’en servir pour parvenir à ces fins.
 
La pression sur l’arme blanche augmentait. Patience Timothy, pas maintenant, ce n’est pas le moment, l’effet de surprise doit être garanti pour gagner un maximum de temps nécessaire pour se libérer et partir le plus rapidement possible de cette prison. Il ne regardait pas Dollmaker dans les yeux, il ne pouvait pas, son visage l’écœurait, il avait des haut-le-cœur à chaque fois. Ces yeux, d’un bleu parfait se détournait sans cesse, l’adolescent déglutit lorsqu’il sentit cette main se baisser lentement mais surement vers le bas de son corps. Son cœur frappa violemment sa poitrine, sa respiration devenait de plus en plus bruyante et irrégulière. Une goutte de sueur apparut sur son front. Il tira sur les sangles qu’il avait desserrées quelques minutes auparavant pour se préparer à une éventuelle évasion. Pas maintenant…
 
L’adolescent se retrouva les jambes à l’air, dévêtit de force par Barton qui prenait un malin plaisir à faire cela. Cette fois, Tim plonge son regard océan sur celui de Dollmaker et le défi du regard. Il sentit, bien évidemment le métal froid du canon sur sa peau sensible, il sentit son poil se dresser face à cette sensation peu agréable. Toujours les dents serrées, Red Robin rapprocha son visage de celui de son tortionnaire sans éprouver la moindre peur.
 
«  C’est drôle que tu dises ça… » lança-t-il suite aux dernières paroles du chirurgien. « J’allais te dire exactement la même chose. »

 
En quelques secondes, la jambe gauche de Tim se libéra, donnant un violent coup sous la crosse de l’arme à feu de Barton. Malheureusement, le canon fut dévié, mais la balle fut lancée, lacérant le flanc droit du jeune garçon qui cria de douleur. L’arme à feu tomba à terre, Dollmaker désormais sans défense, le justicier se libéra les poignets pour venir se saisir de son scalpel et le planter sans réfléchir dans l’œil gauche du chirurgien. Une rare violence de la part du garçon qui n’avait pas dans ses habitudes de mutiler ces ennemis de cette manière. Il n’avait pas réfléchis, il avait juste pensé à sa peau qu’il se devait à tout prix de sauver.
 
Pendant que son tortionnaire se tortillait de douleur, Tim se détacha entièrement et ramassa l’arme à feu pour la pointer vers l’espèce de petit lutin qui n’allait pas tarder à venir au secours de son maître. L’adolescent n’a pas le temps de se battre au corps à corps, encore moins de respecter le code moral de son mentor et donc le sien. Jason lui avait déjà appris à se servir d’une arme à feu, il avait soif de connaissance, il ne refusait jamais une occasion d’apprendre, mais n’en avait jamais parlé à Bruce de peur de le décevoir. C’était lui ou la bête, il avait choisi. Il tira deux fois dans l’épaule droite du lutin et profita de ces quelques secondes de répit pour se rhabiller. L’adolescent était du genre pudique, pas question pour lui de rester une seconde de plus dans cet état.
 
« Choisit bien ta cible la prochaine fois. » pesta Tim avant de frapper Barton avec la crosse de cette arme après l’avoir vidé de ses balles et enraillée pour qu’elle ne puisse plus être utilisé contre lui.

 
Il profita de cette occasion en or pour fuir, loin de cette séquestration, loin de cette maison. Pourtant, son côté justicier lui demandait d’agir, de capturer ce psychopathe pour que jamais ils ne puissent répandre sa soif de sang sur des innocents, mais son mentor lui dirait probablement de ne pas prendre de risques inutiles et de survivre, quoi qu’il puisse arriver. Une chose est sure, peu importe la décision qu’il prendra, il lui faut récupérer son équipement.
Sa course fut ralentit notamment par cette blessure que lui avait accidentellement fait subir Barton, à défaut de le priver de sa virilité. Le sang se mélangeait au rouge de sa combinaison. L’entaille était sérieuse, une dizaine de centimètre de profondeur laissant s’écouler l’hémoglobine hors de son organisme pour parsemer un chemin rouge de sang. L’adolescent posa sa main sur cette blessure qui n’allait pas tarder à s’infecter et à lui pourrir l’existence s’il parvient à s’enfuir. Quelque part, à quelques mètres de sa position se trouvait probablement son matériel, bien cacher, hors de sa vue. Dedans, il y trouvera soin, désinfectant, bandage, tout ce qu’il faut pour survivre mais aussi son bõ qui lui sera d’une grande aide pour s’évader, car Barton n’est pas seul, il le sait. Ces créatures veillent sur lui et n’hésiteront pas à s’en prendre au garçon ou bien le trainer jusqu’à Dollmaker pour lui faire payer son insolence. Il ne veut pas y penser, même s’il se sait observer et suivit. 



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MessageSujet: Re: « Le silence des poupées » ft. Dollmaker.    Sam 17 Juin - 18:55





Le Silence des poupées

Tim Drake / Dollmaker



L’impensable venait de se produire en à peine quelques secondes. Bien trop rapidement pour le Tueur aux poupées qui peinait à se redresser, et qui pris conscience de sa trop grande confiance en lui, celle-là même qui avait été la cause de son incarcération au centre pénitentiaire et psychiatrique d’Arkham quelques mois plus tôt. La détonation et la balle déviée avaient trouvé un écho dans son regard. Un hoquet lui avait d’ailleurs échappé, et il plaqua une main sur l’œil que venait de percer le justicier avec le scalpel posé non loin de la chaise roulante, tandis que l’autre agrippait fermement ses cheveux pour refouler sa colère. Jack-in-the-box, qui empestait la fumée, le métal et la poudre, effondré mais néanmoins toujours vivant, tentait en vain de reprendre appui dans l’obscurité, à la fois dépité et échauffé d’avoir été blessé à deux reprises aussi lâchement par son prisonnier.

Barton se sentait comme paralysé. Hypnotisé par cette colère qui déferlait dans son œil valide comme une immense vague, il ne pouvait que dévisager le justicier qui profitait déjà de ce bref instant de décontenance générale pour prendre la fuite, recherchant désespérément une sortie qui lui était inconnue dans ce dédale de briques et de pierres et qui lui apparaitrait presque illusoire dès lors que ses poursuivants auraient gagné du terrain. Le tueur cria, hurla, la lèvre inférieure ensanglantée, mordue profondément dans cet excès de rage. Il y eut tout de suite par après, lorsqu’il sentit les minces filets de sang couler irrégulièrement sur son visage et son cou, et se répandre sur sa blouse, un effroi tout à fait silencieux, un cri blanc qui resta bloqué dans la gorge. Tandis qu’il se cambrait au maximum les tendons saillant sur sa gorge, la bouche luisante de sang et de salive mêlés, il se laissa quelques instants emporter par le souvenir douloureux de sa mère, qu’il ne parvenait plus à repousser, affaibli par ses migraines et fatigues incessantes.




Il poussa la porte moustiquaire de sa demeure, nu, foula la pelouse jusqu’au belvédère et gravit les marches sous le regard de sa génitrice, ruisselante, une jambe dans le vide tandis qu’elle donnait de l’autre une impulsion paresseuse à la balancelle du jardin. L’abdomen et le thorax du tueur étaient criblés de plaies noirâtres, variant les formes et les reliefs. On discernait aussi des lacérations, moins profondes, qui s’étiraient autour des bras et des poignets, comme si l’on avait ligoté le jeune homme avec du câble. Une créature blanchâtre, irrémédiablement anéantie, recroquevillée sous les tortures quotidiennes de son père. Barton écarta légèrement ses paupières. Une larme, lente et claire, coula de l’œil valide.

Il prit délicatement la main de sa mère et la ramena sur la grève, où il l’étendit. Il la manipula avec précaution, la tenant serrée contre lui doucement mais fermement. Il caressa ses joues, ses épaules, son buste et ses pieds. Il la couvrit de baisers, avant de tomber à genoux et de vomir jusqu’à avoir la gorge en feu et l’estomac totalement vide. Il y avait quelque chose de brouillon dans le visage de la fleur de macadam – des yeux un peu trop écartés, une bouche si large qu’elle en paraissait presque incongrue dans sa figure menue, un menton aux contours incertains, une tache couleur bronze dans l’iris gauche. Il revit l’expression de son visage quand il avait croisé son regard pour la première fois à sa naissance – cette expression dont il était immédiatement tombé amoureux. C’était de la terreur, une terreur à peine réprimée, et elle avait toujours été là, en elle. La terreur qui lui inspirait le monde extérieur – les trains, les bombes, les avenues plongées dans l’ombre, les hommes en colère tenant une petite bible dans une main et un fusil dans l’autre. Elle avait peur de tout cela et de bien d’autres choses encore, tout comme son fils. Ce qui effrayait le plus Barton résidait dans sa tête – une sorte d’insecte douée d’une intelligence surnaturelle qui avait toujours vécu dans son cerveau, jouant avec lui, rampant en lui, arrachant des câbles au gré de ses caprices.

Il la regarda longtemps, et le pire de tout, c’était l’incroyable force des sentiments qu’il éprouvait encore pour elle. Il se souvint de ses éclats de rire et de ses sourires paresseux du dimanche matin, de son expression étrange parfois quand elle l’observait et que son visage tout entier s’affaissait autour de ses grands yeux et qu’elle avait l’air si effrayée, si seule – parce qu’il y avait toujours, toujours une partie d’elle qui semblait seule, tellement seule. Elle était son seul amour. Grâce à elle, lorsqu’elle était encore auprès de lui, il avait survécu à un monde d’horreurs. Il l’aimait plus que vie, plus que son âme.

Lorsque les convulsions se calmèrent, Dollmaker, les genoux ramenés contre sa poitrine, se prit la tête entre les mains et se mit à se balancer pendant quelques minutes. Il n’avait à présent qu’une envie : se jeter sur le justicier et lui arracher le nez à coups de dents. Dans un éclair de violence, d’acharnement et de toutes les émotions les plus agressives que puisse ressentir un homme, le tueur se redressa diligemment et chercha du regard son garde du corps qui avait failli à son devoir. Jack-in-the-box, accroupi et baissant les yeux à l’instar d’un petit chien appréhendant les prochains coups de laisse de son maître, lui tendit le bras en signe de soumission. Barton n’en eut cure et le frappa brutalement d’un revers de main. Il l’accompagna à coups de pied le long d’un couloir carrelé de noir et blanc, puis lui fit franchir la double porte donnant sur la zone principale de la demeure. Ils débouchèrent sur un palier de pierre ; d’un côté, les marches s’enfonçaient dans l’obscurité, de l’autre elles s’élevaient vers des cris et des vociférations de plus en plus sonores auxquels se mêlaient des claquements métalliques et le cliquetis de lourdes chaînes. Ils passèrent devant le bureau de Barton et tournèrent à droite pour entrer dans une vaste salle éclairée par de longues rampes fluorescentes et divisée en box que délimitaient des rideaux accrochés à des tringles en forme de U. Dollmaker assomma d’un sec et violent coup de poing son garde du corps et le jeta sur l’un des lits. Bentley, le mâle le plus aimé du tueur, était là, debout du haut de son mètre quatre-vingt-dix, tout en musculature et seulement vêtu d’un pantalon de pyjama blanc. Il avait le crâne parfaitement tondu et expirait comme un taureau enragé, trainant ses pieds enchaînés. La faible luminosité ambiante ne permettait pas de distinguer ses traits, seulement un bec-de-lièvre dominant une bouche incroyablement défigurée.

De l’index, Barton, une fois de plus impressionné de toute la violence dégagée par le physique du géant, lui toucha le bras.

Chat. J’ai gagné.

Évidemment, je suis tout près. Il te suffirait de bouger la main, et ce serait moi le chat, et moi je bougerais la mienne, et ce serait encore toi, et on pourrait continuer comme ça pendant des heures, peut-être même toute la journée, et on pourrait devenir chat à tour de rôle, encore et encore, et même pas s’arrêter pour manger, ni pour dîner, et ça ne finirait jamais.

Tu sais ce qu’il y a, là-bas ? De la tête, Barton indiqua l’escalier. Un poisson. Un petit poisson comme tu les aimes. Il s’est échappé du bocal et ne sait plus où aller. Je veux que tu l’attrapes, que tu l’étrangles de toutes tes forces jusqu’à le briser, que tu le désarêtes, et que tu me le ramènes afin que nous puissions le cuire et déguster sa chair tendre et juteuse.

Excellent. Des poissons, oui. Des tas de poissons. Je vais chasser le poisson en sous-marin. Je vais le traquer et le torpiller comme les sous-marins soviétiques. On en a entendu parler, pas vrai ? On nous l’a dit. C’est sûr. Et nous, on s’est habitués à l’idée. On a oublié. Les sous-marins font partie de notre existence. Personne n’ignore qu’ils sont là, mais on n’y pense plus. Pourtant, ils sont bien là, armés de torpilles. Ils se contentent de rester dans la mer en attendant. Moi je n’attendrai pas. Le sonar détecte le poisson à cinquante mètres.




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Tim Drake
MessageSujet: Re: « Le silence des poupées » ft. Dollmaker.    Lun 19 Juin - 16:58


« Le silence des poupées »
ft. Dollmaker

_____La fuite était la seule solution envisageable pour l’adolescent déjà bien perturbé par tout ce qu’il venait de vivre. Cet endroit, ces odeurs nauséabondes, les longs couloirs noyés dans la pénombre, de quoi ne pas se sentir complètement serein. Toutefois, il en fallait bien plus pour déstabiliser complètement l’acolyte de la chauve-souris qui continuait à poursuivre son objectif, récupérer son matériel, caché bien à l’abri du regard curieux de son propriétaire. Le jeune homme s’engouffrait de plus en plus dans la pénombre du corridor, l’odeur devenait de plus en plus insupportable. Ces pas étaient bruyant, le bois grinçaient sous ses semelles, pas facile pour lui de rester discret, sachant qu’il savait qu’un scalpel dans l’œil de Barton ne suffira pas à le ralentir, bien au contraire. Il allait faire payer sa victime qui n’avait pas été assez sage. Il avait sans doute l’habitude de séquestrer des victimes qui ne savaient pas se défendre, à contrario de Red Robin.

Les bruits suspects devenaient de plus en plus intenses. Il sentait bien que quelque chose était à ses trousses. Les bruits de pas derrière lui étaient bien trop lourds, le sol tremblait sous ses chaussures. Tim se retourna, stopper par son élan, pour observer une silhouette sombre, deux fois plus imposante que lui se rapprocher dangereusement de l’adolescent. Il avait probablement sentit cet odeur de sang frais qui s’écoulait lentement le long du bas du corps de l’adolescent. Sa main était noyé par cette même peinture d’hémoglobine. Il paniqua, accéléra le pas pour garder une bonne distance avec cette dite créature. Au bout de ce sombre tunnel, il finit par apercevoir une porte qu’il ouvrit sans réfléchir et s’enferma dedans. L’obscurité avait engloutit la pièce, Tim était désormais aveugle, mais à l’abri de cette chose qui le poursuivait. Il ne doutait pas que c’était l’affaire de Dollmaker qui avait envoyé l’un de ces plus puissants toutou pour capturer et tuer le petit évadé circulant librement dans la demeure du psychopathe.

Timothy reprend une respiration calme, mais douloureuse, bruyante, instable, sa blessure le fit souffrir, il avait forcé dessus en tentant de fuir le monstre. Il pouvait enfin souffler dans un endroit calme, loin de toute cette ambiance malsaine et glauque, un peu de calme dans cette demeure. Un calme qui allait s’arrêter bien trop rapidement. Pas une minute de répit pour l’adolescent qui se retrouva étouffer par de puissantes enceintes. Une bruyante musique instable agressa directement les tympans de l’adolescent qui sursauta d’un bond.



La musique était forte, trop forte, dépassant le seuil de douleur au niveau de l’audition. Tim lâcha sa blessure pour coller ses mains ensanglantés sur ces oreilles pour les protéger un minimum. Les dents se resserrèrent de nouveau. Comme si cela ne suffisait, de violent flash viennent compléter le tout, une violente intensité lumineuse, répété vienne agresser les yeux déjà fragiles de l’adolescent. Il ferma violemment ses paupières, après avoir découvert l’horreur de la pièce : une salle des trophées. Là, ce très cher Barton prenait un malin plaisir à exposer les photos de ces expériences, de ces victimes et de tout ce qu’il avait accompli jusque-là. Des civils, des policiers ligotés, bâillonnés, leur regard apeuré mis en valeur par le flash de l’appareil photo. Leur peau dépecée, leur membres et leur os retirés, privée de source de nourriture pendant plusieurs jours, aucun espoir pour eux de sortir vivant et d’être entendu. Le regard de l’adolescent ne pouvait se détacher de toutes ces victimes, toutes ces personnes qu’il n’avait pas pu sauver et dont le cadavre croupissait probablement dans une des pièces de cette demeure. Il s’en veut, la haine commençait peu à peu à l’envahir, il aurait dû tuer cet homme quand il avait encore son arme à feu entre ces mains, il n’aurait pas dû laisser son innocence et sa naïveté prendre le dessus sur ces actes. Malheureusement, le mal est fait et Tim ne devait pas prendre le risque de s’en prendre de nouveau à lui.
Son regard se détourna et semble se concentrer vers une partie de ces photos. Une liste un peu à l’écart de ces trophées, une sorte de liste noire. Il reconnut rapidement la silhouette de son mentor, celle de Batwoman, puis de Nightwing. Mais l’adolescent semblait encore plus perturber lorsqu’il reconnut son visage. Il rapprocha sa main de la photo en question, l’arracha du mur pour l’observer avec attention.

«  C’est… Moi… ? » murmura Tim avant de sentir le plancher juste en dessous de ses pieds se fissurer pour finalement disparaitre et provoquer une violente chute dans les sous-sol de cette bâtisse de l’enfer.



L’adolescent tomba lourdement dans un sol de cadavre en pleine décomposition. Il resta pendant plusieurs secondes inconscientes avant de songer à se redresser doucement, gémissant de douleur, couvert de bleu. L’odeur était insupportable, un violent haut-le-cœur provoquant une envie de vomir chez le jeune garçon. Il ne put se retenir longtemps, titubant, se raccrochant contre l’un des murs poisseux de ce cette fosse, toussa bruyamment avant de tout recracher. Une forte pression dans ces poumons, l’adolescent se redresse une fois son état beaucoup plus stable. Il put lentement mais surement parcourir cette fosse à cadavre à la recherche de la sortie la plus proche. Son sang se mélangeait à celui des restes de cadavres d’animaux et d’humains morts, probablement la liste des victimes de Dollmaker. Il grimpa les fragiles escaliers ensanglantés, l’odeur commençait à s’évaporer, Tim entra dans une énième pièce, il n’en voyait pas le bout, c’est demeure était un véritable labyrinthe.

Sa main se glissa le long du mur, laissant une tache de sang frais contre le tas de brique. La pièce était vide, les seuls meubles qui s’y trouvaient était pourris. A quelques centimètres de là se trouvait un coffre qui attira la curiosité du pauvre justicier déjà bien affaiblis par toutes les épreuves qu’il avait déjà enduré. Il planta ses ongles sous le verrou du coffre et l’ouvrit. Un sourire plutôt naïf illumina son visage lorsqu’il reconnut son équipement enfermé là. Il saisit sa ceinture abdominale, puis son armure, puis son deuxième ceinture avant de prendre son bõ. Il pose sa ceinture sur la table et fouilla les poches à la recherche d’un petit flacon, des antidouleurs, un remède capable de calmer et stopper la petite hémorragie qui s’était formée. Cependant, Tim n’était pas assez discret, toujours pourchassé par cette immense créature. Lorsqu’il finit par trouver le flacon et commençait à préparer sa seringue, la pièce fut plongée dans l’obscurité. Red Robin releva doucement la tête pour entendre des grognements juste derrière lui, peu rassurant.



L’adolescent eu à peine le temps de comprendre qu’il fut projeté comme une poupée de chiffon contre un des murs de la pièce. Sa colonne vertébrale en prit un coup, il retomba violemment contre le sol, sa main tenait toujours fermement son bõ replié. Il redressa doucement le regard vers le petit flacon dont on entendant seulement le verre roulée sur le plancher avant que la créature ne piétine la seule chance de Timothy, toujours à terre, pour soigner sa blessure.  



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MessageSujet: Re: « Le silence des poupées » ft. Dollmaker.    Mer 21 Juin - 18:51





Le Silence des poupées

Tim Drake / Dollmaker




Bentley fit preuve d’une incroyable cruauté en piétinant le flacon de soin du jeune héros qui peinait à reprendre ses esprits, assommé par le choc violent de son dos sur le mur de pierres derrière lui et sur lequel il s’appuyait désormais avec difficulté pour tenter de se relever. La mort sifflait stridemment au-dessus du jeune héros. Sa main droite était fixée, collée au mur, tandis que l’autre s’agitait vainement devant lui pour détecter son adversaire. Rien n’était clairement distinguable dans l’obscurité du sous-sol, une vaste salle au plafond voûté recouvert de cuivre martelé. Des souris, dont les petits cris étaient à peine perceptibles, couraient le long des côtes. Un coup de tonnerre rompit le silence malsain qui pesait sur l'esprit affaibli et paniqué du justicier. Brusquement, il aperçut une respiration devant lui et découvrit Crâne Rasé à quelques centimètres. Celui-ci agrippa son cou et le projeta violemment dans le mur.

Ne te cache pas sous la maison comme un sale chien. Toi, tu es un poisson, et je peux sentir ta peur. Pourquoi te persuader que tu vas réussir à t’en tirer ? Pourquoi vouloir partir ? Le maître va veiller sur toi. On apprend des tas de trucs, ici. Cela t’étonne ? Pourtant, c’est vrai. Quand il y a un nouveau qui arrive, il nous en raconte de belles. Vous autres, les justiciers, vous parlez aussi. Alors, forcément, on est au courant de ce qui se passe dehors. Les tests de la bombe H, les atolls. Une bombe à hydrogène ne fonctionne pas du tout pareil que les autres bombes. Quand t’en lâches une, même une bombe atomique, elle explose. Tu vois ? Bien sûr qu’elle explose. Mais une bombe à hydrogène, elle implose. Elle se concentre sur elle-même, elle subit une série de réactions internes, elle se désintègre. Et toutes ces réactions ? Ben, elles conduisent à une augmentation de densité. Tu comprends, la violence de sa propre destruction crée un autre monstre entièrement nouveau. Tu sais ? Dis, tu piges ? Plus les réactions internes sont importantes, plus le processus d’autodestruction est violent, et plus ça libère de l’énergie. Et après, hein ? Hein ? Ben, ça fait un sacré BRAOUM ! Juste… un grand Bang, Boum, Crash. En s’anéantissant, elle se diffuse. L’implosion née de son explosion est cent fois, mille fois, un million de fois plus destructrice que celle de n’importe quelle autre bombe dans toute l’histoire de l’humanité. C’est notre legs aux générations futures. Surtout, oublie jamais ça.

Bentley tapota le bras du justicier – qui sentit des gouttes de sueur et de sang dégouliner dans son cou – à plusieurs reprises, en petites touches légères, comme s’il pianotait un rythme avec ses doigts.

Voilà, touché ! Je t’ai eu, et maintenant le poisson va souffrir !

Le géant libéra une de ses mains, enfonça ses ongles dans la joue de son adversaire juste en dessous de l’œil gauche et lui arracha brutalement un morceau de peau. Le héros hurla en rejetant la tête en arrière. Avec force, Bentley lui pressa ensuite l’épaule pour le maintenir au sol sur la pierre dure. Au moment où il jetait un coup d’œil à la caméra dans le coin supérieur de la pièce – le Tueur aux poupées observant ce spectacle d’une rare violence –, la matraque qu’il tenait fendit l’air entre eux en sifflant et réduisit en bouillie le nez du justicier. Il sentit immédiatement après le corps sous lui se relâcher. Le monstre baissa les yeux et laissa pendre sa matraque. Sa main plongeait de nouveau vers le visage terriblement sanguinolent, mais le héros, encore conscient, parvint à lui saisir le poignet. Quand il voulut se frotter l’œil, il étala du sang jusqu’à son menton. Avec force, il frappa le malade au front pour l’empêcher de planter ses dents dans son visage.

Tandis qu’il se débattait à présent avec le géant, le justicier pu apercevoir par de minces flots de lumière, un escalier à l’autre bout de la pièce. Dans un ultime baroud d’honneur, il se libéra des jambes de son ennemi, s’empressa de rejoindre l’escalier puis escalada les marches, quelque peu aveuglé par l’incroyable quantité de sang qui s’écoulait de son visage. Un paquet d’excréments atterrit sur le sol juste devant ses pieds, et un gloussement résonna dans l’une des cellules qui se présentaient dans le nouveau couloir dans lequel il venait de pénétrer. Un bloc de cellules similaire à ceux du centre pénitentiaire et psychiatrique d’Arkham. Le héros continua d’avancer, le regard fixe, sans ralentir l’allure. Il se figea au milieu de la salle, aux aguets. Les gémissements collectifs, interrompus momentanément par les bruits de pas de Bentley qui se rapprochaient, commençaient à s’élever – une sorte de bourdonnement sourd ponctué de temps à autre par le raclement des tinettes. Il se tourna vers la cellule sur sa droite, plongée dans l’obscurité. Il distingua à l’intérieur un petit lavabo et un homme à la poitrine creuse agenouillé sur sa paillasse, occupé à écrire sur le mur.  Il avait les tempes grisonnantes et le sommet du crâne orné d’une tonsure. Pour tout vêtement, il ne portait qu’un caleçon blanc. Un parfait inconnu. Un énième prisonnier de Dollmaker – qui continuait d’épier son adversaire et de surveiller sa progression depuis une autre caméra. Au moment où il reculait, Tim remarqua que le mur de gauche de la cellule était couvert d’inscriptions. Des milliers de lignes denses, minutieusement tracées, en remplissant toute la surface, et les lettres formaient des mots si petits qu’il était impossible de les déchiffrer à moins d’avoir le nez dessus. Sa peau était parcourue de frissons.

L’immense tas de muscles pénétra à son tour dans le grand couloir, ne prêtant aucune réelle attention aux nombreux prisonniers qui n’émettaient plus le moindre son, et marcha lentement en direction du justicier, décidé à ne pas le laisser s’échapper, désireux de rapporter le poisson en trophée à son maître. Tim, dont les blessures commençaient à dangereusement le ralentir, se précipita vers la porte du fond pour maintenir son avance. Bentley ricana malicieusement à la vue de sa proie qui s’acharnait sur une porte solidement verrouillée. À pas lents, il le rattrapa et se dressa devant lui.

Tu ne peux plus m’échapper maintenant. Il n’y a plus d’issue.

Il souleva le jeune héros d’une seule main, resserra ses doigts et enfonça profondément ses ongles dans sa chair, avant de lui cogner le visage déjà effroyablement ensanglanté sur les barreaux de la cellule le moins éloignée. Tim, bien trop faible, écroulé de douleur, s’abandonna à l’ennemi, ne pouvant plus résister à cette longue torture. Bentley, dans un nouvel élan de sauvagerie, pas encore rassasié, lança son corps dans la porte qui – sous la masse qui venait de la percuter – s’écroula dans un tohu-bohu glacial. Le justicier pu apercevoir au bout de la pièce qui allait devenir son tombeau dans les prochaines minutes, tel un mirage de désespoir, une porte de sortie vers laquelle il ne devait plus hésiter à se rendre au plus vite.



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Tim Drake
MessageSujet: Re: « Le silence des poupées » ft. Dollmaker.    Jeu 22 Juin - 16:12


« Le silence des poupées »
ft. Dollmaker

_____Violence sur violence, coup sur coup, Red Robin tenait le coup mentalement. Physiquement, son corps semblait lentement le lâcher. Il avait besoin de soin, il aurait aimé avoir sous la main son traitement, ses antidouleurs qui étaient désormais perdu, le liquide évaporé sous le parquet, piétiné par le géant.

L’adolescent se sentait comme prisonnier entre les mains de ce géant qui avait le triple de la force physique de ce jeune homme pourtant en pleine santé lorsqu’il a osé pénétrer la maison du diable. Ces oreilles sifflaient sous les violences des coups, les paroles de la créature ne parvenaient pas jusqu’à lui. Il n’entendait que le sifflement désagréable de son système auditif temporairement défaillant. Il ne sentait que le sang qui s’écoulait tout le long de son visage, s’échappant de sa nuque, de son front et se ses narines. Il avait l’esprit ailleurs, se défendant machinalement, des instincts animaux, des envies de fuir au plus vite. Son corps fut projeté contre la porte qui se déverrouilla sous la violence de l’impact.

Le corps du jeune garçon resta quelques secondes allongé sur le sol, à croire qu’il avait perdu connaissance. L’adolescent était sur le ventre, laissant son sang peindre doucement le sol de la demeure pendant que la créature se rapprochait dangereusement de sa proie. Il laissa échapper quelques gémissements de douleur. Sa main se resserra davantage sur son bõ qu’il s’était refusé de lâcher pendant toute la raclée. Il se vidait de son sang, ces forces se vidèrent de minutes en minutes, il devenait de plus en plus vulnérable. Sa seconde main se glissa sur sa ceinture abdominale, attendant que la créature se rapproche de trop près. Red Robin se releva brutalement, saisit de petite bombe et les lança dans la bouche ouverte du monstre.

«  TIENS BOUFFE CA. » hurla le jeune garçon avant de déclencher leur explosion.

Ce ne sont que de douloureuses explosions, détruisant et brûlant l’organisme du monstre de l’intérieur. La créature survivra, malheureusement. L’adolescent profita de ce moment de distraction pour se diriger vers la porte de sortie qu’il avait précédemment détecté. Il prit la peine, au passage de lancer un batarang dans l’objectif de la caméra pour rendre Dollmaker aveugle, une nouvelle fois, lui rappelant ce que l’adolescent avait fait à l’un de ses pauvres œil.
Sa main glissa sur son grappin lorsqu’il fit ses premiers pas à l’extérieur de la demeure de Barton. Il ne réfléchit pas et utilisa son grappin pour aller au sommet de l’immeuble juste en face, là où il se saurait en sécurité. Malheureusement, il ne parvient pas à réussir son atterrissage. L’adolescent ne parvient pas à retomber sur ces jambes et s’écroulent au sol, effectuant quelques roulades le long du toit avant de se redresser doucement.

Il sentait tous ces os craqués, le sang sur son visage coulé de plus en plus abondamment. Il prit le temps de se soigner, de stopper les hémorragies et les infections que ces blessures pourraient provoqués. Ces pupilles ne purent s’empêcher de se jeter sur la demeure des Enfers. Tim pouvait s’estimer heureux d’y être sortit vivant et pratiquement indemne, du moins, en un morceau. Il était désormais hors de danger, loin de toute source d’angoisse, d’odeurs répugnantes et de visions d’horreur inoubliable. Cependant, son esprit n’était pas serein pour autant. Quelque chose grondait, il avait contrarié le propriétaire des lieux. Une petite voix lui murmurait que ce n’était que le début…

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