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 Rencontre entre le Justicier et la Justice

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Sang-Bleu
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James R. Specter
MessageSujet: Rencontre entre le Justicier et la Justice   Dim 11 Juin - 22:28

Rencontre entre le Justicier et la Justice

Batman & James R. Specter

Se coucher tard nuit.
Raymond Devos


La nuit tombait sur Gotham, il commençait à être tard. J'étais dans mon bureau en train de travailler sur mes prochains dossiers lorsque Sarah passa sa tête dans l'ouverture de la porte qui menait à mon bureau. Elle m'observa travailler quelques secondes avant de briser le silence en me disant :

Tu comptes encore travailler tard ce soir ?


Il le faut bien, ces dossiers ne vont pas se traiter tout seul.


Lui répondis-je avec un sourire timide.

Bon d'accord ne traine pas trop quand même. J'y vais moi… Ah et ton rendez-vous à Arkham a été confirmé, par contre comme tu t'y attendais Jeremiah Arkham à lui refuser de te recevoir ce sera donc quelqu'un d'autre qui te fera la visite.


Je soufflais légèrement, mais cela n'était guère étonnant de sa part. Sarah partit à la fin de sa phrase en fermant doucement la porte. Je me demande ce que je ferais sans elle, c'était une femme exceptionnelle vraiment.
Ce rendez-vous à Arkham était une chose importante pour moi, il fallait que la justice reprenne ces droits sur ce lieu et contrôler les travaux de Jeremiah. Ce serait aussi l'occasion de rencontrer les différents criminels internés là-bas, voir comment ils étaient traités. D'ailleurs si je visitais Arkham peut-être faudrait-il que je visite aussi le pénitencier de Blackgate ? Cela pourrait être aussi une opportunité intéressante pour se faire connaitre.

Au bout d'un moment je levai la tête, il faisait maintenant complètement nuit. En me retournant je vis qu'un journal était posé sur le coin de mon bureau. Sûrement la nouvelle édition de la Gazette sortie ce matin que Sarah avait dû laisser là. D'ailleurs c'était sûrement aujourd'hui que l'article de mon interview fait par Vicki sortait. Je pris donc une pause de quelques instants pour lire les différents articles du journal. L'article remplissait toutes mes attentes, Vicki avait bien retranscrit ce que j'avais dit lors de notre échange, encore une femme remarquable cette Vicki Vale, une autre. Dans un coin de ma tête j'espérais vraiment qu'elle me rappelle un jours prochain pour quelque chose de plus amical. À la fin de l'article juste à côté du nom de Vicki Vale j'aperçus un petit cœur dessiné suivi d'un point t'interrogation, je ne pus m'empêcher de sourire, sacré Sarah elle avait finalement eu vent de mon entretien et elle me charriait. Je repliai le journal laissant l'article de mon interview bien en évidence et je reposai le journal sur le bord de mon bureau.

Je repris le travail là où je m'étais arrêté. Je travaillais en ce moment sur une grosse affaire, l'affaire Black Mask ou dit Roman Sionis. J'allais être très observé sur cette affaire et il fallait donc que je sois irréprochable. C'était en partie pour cela que je bossai aussi tard tous les soirs. Vérification des faits et des versions des témoins, il fallait surtout les convaincre de témoigner et pour cela préparer des programmes de protection des témoins. Tout cela n'était vraiment pas de tout repos.

D'ailleurs lors de cette affaire, la police avait réussi à arrêter Sionis grâce à l'intervention de Batman et de son combat avec Black Mask. Cela compliquait quelques peu l'affaire, Batman étant un justicier et cela offrait une faille pour le condamner. Cela me rappelait que je devais peut-être penser à rencontrer ce Batman, il faudrait surement que je contacte le commissaire Gordon afin qu'il allume le gros projecteur sur le toit du G.C.P.D., j'avais donc encore énormément de choses à faire, je n'en voyais vraiment pas le bout.
Je pris une nouvelle pause, je me levai de ma chaise et me dirigeai vers la grande baie vitrée de mon bureau qui surplombait Gotham. Je regardai la ville plongée dans la nuit le regard pensif, pensant à tout ce que j'avais à faire pour cette ville…

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Dernière édition par James R. Specter le Dim 18 Juin - 16:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre entre le Justicier et la Justice   Lun 12 Juin - 10:36

Batman
The Dark Knight
The Dark Knight.

Un nouveau procureur en ville hein. Alors que je patrouillais dans Gotham City, mon esprit n'arrêtait pas de réfléchir, de repenser sans arrêt à cette édition spéciale du Gotham Gazette, et de cet article sur le nouvel homme fort de la ville : James Reginald Specter. Un homme dont le parcours était honorable, oui, trop honorable pour être honnête et pourtant, il avait grandit loin de l'influence néfaste que Gotham City pouvait déployer sur les puissants. Temporairement. L'homme avait eu un très bon parcours, éloquent même, assez intéressant pour que je regroupe que ce que je pouvais autour de cet homme. Son passé, ses relations et pourtant, rien de bien coupable, rien. Mais je n'aimais pas qu'on échappe à son passé comme cela, si je devais trouver quelque chose qui devait l'incriminer, une faute antérieure, alors je le ferai chuter. Gotham City n'avait pas besoin de subir les faux espoirs d'un homme qui était aussi corrompu que les autres. Même chez certains de mes indicateurs, je ne trouve rien, rien du tout sur Specter. Il fallait croire qu'il était blanc comme neige, et les faits lui donnaient raison. Une belle raison oui. Mais personne ne devait échapper à mon regard. D'un autre côté de mon esprit, j'avais envie d'y croire, j'avais envie d'espérer qu'un homme se dresserait pour se battre contre le crime organisé, que mon combat en avait inspiré plus d'un. J'avais envie d'y croire, même si cela pouvait paraitre fou, surtout après toutes les désillusions que j'avais eu avec Harvey Dent la seconde année où j'avais commencé à être Batman. Gotham City savait vous donner un peu d'espoir, avant de l'ensevelir sous la cruauté de la réalité. Et Dent n'avait été qu'une victime dans tout ça, une victime de sa propre enfance, de son propre père, et bien sur, de la mafia elle-même. Mais c'était notre arrangement, nous étions d'accords, Jim, lui, et moi, pour mettre un terme à Carmine Falcone et à son règne dans la ville. Nous étions unis, jusqu'à ce que la riposte vienne, et elle fut violente. Alors que je surveille Central Gotham, j'avais remué mes pensées pendant quelques minutes, pesant le pour et le contre. Je devais avoir un petit entretien avec notre nouveau procureur, et puis, cela montrerait à l'individu que je m'intéressais à lui, que je voulais faire un premier pas s'il était aussi "clean" que ce que mes dossiers montraient. Lançant mon grappin vers un autre toit, je me dirige par la voie des airs vers le bureau du procureur. Quelques minutes plus tard, je le vois. Il est dans son bureau. Je l'observe depuis la pénombre de l'extérieur, mes yeux le scrutent en quête d'une faille, de quelque chose dans son comportement qui puisse me dire ce qu'il peut cacher aux autres. Et je ne vois rien, rien. Il est en train de dire au revoir à une de ses secrétaires, il va travailler tard. Tant mieux. On avait besoin de discuter seul à seul et je ne me vois aller le voir chez lui. Ce n'était pas une visite qui finirait mal, pas une visite où un père qui a assassiné quelqu'un pour quelques dollars, risque de recevoir une visite chez lui pour se faire fracasser le visage devant ses gosses par une légende urbaine. Non, pas ce genre de visites. Le procureur méritait que je lui donne sa chance après tout non ? Quelque part, le Batman ne le voulait pas, trop de déceptions, mais Bruce Wayne avait envie d'espérer, ne serait-ce qu'un peu. Il se lève vers une baie vitrée, je reste camouflé à l'extérieur. Je décide plutôt de passer par le bureau de la secrétaire, d'entrer par la petite fenêtre au lieu de la grande baie vitrée, et puis je préférais surprendre mes interlocuteurs au lieu de faire une arrivée visible de loin. L'orage éclate maintenant, dans la chaleur de cet été, c'était prévisible, quelques gouttes commencent à tomber. Un petit geste rapide pour ouvrir la fenêtre et je pénètre dans le petit recoin qui jouxte le bureau du procureur. J'ouvre la porte et j'éteins la lumière du bureau, vaste bureau s'il en est, il est toujours face à la baie vitrée. L'air est moite, l'orage s'annonçait violent, électrique. Mais j'étais là, bien là. Tandis que l'orage éclatait de nouveau, la pénombre aurait très bien pût terroriser notre nouveau procureur, mais je me devais de faire une entrée plus que remarquée.

"Vous veillez tard, monsieur Specter."


Ma voix était grave, sombre, et j'attendais qu'il rallume la lumière de son bureau pour mieux voir qui il avait en face de lui. Un homme vêtu dans un costume de chauve-souris ? Pas seulement. Une légende urbaine se présentait bien à lui. Quel sentiment pouvait-il avoir en ce moment ? De la peur ? Du défi ? J'aimais pouvoir jauger, tester les gens pour voir quelles étaient leurs réactions. Les criminels étaient lâches et superstitieux, et ceux qui ont la conscience tranquille n'ont rien à se reprocher non ? Je me tenais là, dans la pénombre, dans les ténèbres que j'affectionnais, j'étais dans mon élément. Ce soir, peut-être que Batman s'alliera avec un nouvel ami ? Peut-être ... Il fallait d'abord que l'on gagne ma confiance, ce qui est difficilement aisé.

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James R. Specter
MessageSujet: Re: Rencontre entre le Justicier et la Justice   Mer 14 Juin - 16:32

Rencontre entre le Justicier et la Justice

Batman & James R. Specter

J'aime être surpris, me mettre en danger.
Ben Gazzara


Alors que mon regard tout comme mes pensées étaient plongées vers la ville de Gotham la pluie commença à tomber, doucement puis de plus en plus fort un véritable orage s’abattit d'un coup. Les gouttes de pluies s’abattaient violemment contre la baie vitrée de mon bureau, laissant place à un bruit sourd dans toute la pièce. D'un coup un éclair jaillit hors des nuages et toutes les lumières de mon bureau s'éteignirent d'un coup, me laissant dans le noir complet. Je fus un peu surpris, d'autant plus que seul mon bureau s'était éteint, les pièces des immeubles d'en face étaient toujours allumées. Je me retournai lentement afin de me diriger vers la lumière de table de mon bureau lorsqu'une voix m'arrêta... Une voix grave, sombre, oui il n'y avait doute, s'était bien lui, il était bien là dans la pièce avec moi, le Batman...

Un nouvel éclair jaillit du ciel me laissant entrapercevoir dans un coin de la pièce l'homme massif dans son costume de chauve-souris noir. Plusieurs sentiments se mélangeaient en moi, de la terreur oui un peu quel homme ne serait pas impressionné par celui que l'on surnommait parfois le monstre de Gotham. De la surprise aussi de le voir arriver dans mon bureau cette nuit, mais c'était peut-être un sentiment d'excitation qui me prédominait, d'adrénaline, le fait d'être confronté homme à homme, lui l'homme Justicier, moi l'homme de Justice. L'instant de surprise passé je pris la parole toujours dans le noir complet avec un léger sourire en coin que l'homme en face de moi ne pouvait apercevoir :

On peut dire que vous savez soigner vos entrées, pas faute d'avoir été prévenu pourtant...


Je m'avançai ensuite lentement, mais d'un pas confiant vers mon bureau et allumai la lampe qui se trouvait dessus. La lampe était tout juste assez puissante pour éclairer mon grand bureau, laissant le reste de la pièce dans une pénombre à peine éclairé, mais qui suffisait pour distinguer l'homme qui se trouvait en face de moi. Je l’observais de haut en bas avec un certain sourire, ce n'était pas un sourire moqueur, mais plus confiant. Je ne pus quand même m'empêcher de me demander comment on pouvait en arriver à se déguiser de la sorte pour combattre le crime, un traumatisme ? Il était toujours intéressant de connaître le passé d'un homme, car c'était souvent dans celui-ci qui résidait ses pires faiblesses. Je pris bien le temps d'observer l'homme en face de moi, carrure, posture, visage crispé tout me montrait un homme déterminé, en croisade, prêt au combat. J'étais pour ma part plus décontracté.

Donc voilà Le Batman... j'étais justement en train de penser à vous, enfin au moyen de vous rencontrer, on peut dire que vous me facilitez la tâche. Nous avons beaucoup de choses à nous dire je crois, n'est-ce pas ? Vous buvez quelque chose ?.


En même temps que je parlais je m'étais dirigé vers un petit meuble sur lequel reposait deux verres et une bouteille de Scotch. Ce n'est pas celle-ci que je pris, j'ouvris le placard du dessous et sortis une autre bouteille, un Whisky LAGAVULIN 25 ans d'âge, une bouteille que j'ouvrais dans de très rare occasion, mais après tout le Batman la méritait bien. Je me servis un verre laissant la bouteille et l'autre verre sur le bureau à la convenance du choix à mon interlocuteur du soir. Je pris d'abord le temps de déguster l'odeur de mon verre avant d'en prendre une gorgée. On y sentait un alcool profond, complexe et sec, il convenait parfaitement à la situation, mais petit à petit si on se laissait aller on pouvait reconnaître des odeurs de fruit sec tirant vers les arômes fumés voir même de miel. Je pris finalement une petite gorgée l'odeur laissant place au goût. Une texture voluptueuse remuait doucement entre ma langue et mon palet, on y découvrait une légère note de gingembre. Le goût était intense, avec des arômes de bois, de viandes cuites au feu de bois, de miel et de cendre. Finalement, je laissai continuer le liquide jusqu'au fond de ma gorge pour l'avaler, malgré le fait qu'il n'y ait plus de liquide dans ma bouche j'y ressentais toujours plusieurs goût, odeurs et autres sensations miellées et élégantes, avec une légère note de fumée de bois, suivie par un arôme rafraîchissant d’eucalyptus. C'est à cela que l'on pouvait reconnaitre un très bon Whisky, à son final. Après cet instant de dégustation je repris la conversation :

Bon je suppose que vous avez déjà lu l'article de mon interview parue ce matin dans la Gazette ? Et bien sachez que je pense chaque mot dit dans cet article, je ne suis pas du genre langue de bois. Quand je dis que vous me posez autant de problèmes que vous en résolvez cela est vrai. Comprenez-moi bien, arrêter les criminels c'est une chose, mais les enfermer s'en est une tout autre et il y a des lois lorsqu'on ne respecte pas la loi cela est plus compliqué pour moi d'enfermer ces criminels.
Vous ne possédez aucun badge, je doute que vous ayez des mandats pour pénétrer chez vos ennemies et bien évidemment je ne pense pas non plus que vous leur lisiez leur droit ? Quant à aller plaidoyer à barre je suppose que c'est hors de question aussi ? C’est ce qu’il me semblait… Et donc voilà après quand un homme possède de bons avocats, derrière moi je ne peux rien faire d'autre que le laisser partir.


Les hostilités étaient ouvertes. Je ne savais pas s'il était venu pour me juger ou m'avertir de bien faire mon boulot, qu'il m'aurait à l’œil, mais je ne comptais pas me laisser faire, j'avais aussi déjà de nombreuses choses à redire et je comptais bien me faire entendre. Je posai mon verre et pris la Gazette qui se trouvait sur le coin de mon bureau et jetai le journal dans direction avec en une l'arrestation de Sionis.

Prenons par exemple ma grosse affaire du moment, ce Sionis ou plus habituellement appelé Black Mask. Bon et bien c'est à peine si j'arrive à le garder sous les barreaux avant et pendant son procès. Je reçois des lettres recommandées de la part de ses avocats, les meilleurs de la ville soit dit en passant, afin que je le libère car les procédures de son arrestation n'ont pas été respectée. Alors pour l'instant j'arrive à les repousser, mais comment voulez-vous que j’arrive à convaincre un juge et surtout un jury avec autant d'obstruction à la loi ? Car oui malheureusement en voulant nous aidez c'est ce que vous provoquez sur votre passage.


La passion m'avait un emportée, mais tout ce que je disais était vrai. Je repris un moment de pause pour me diriger de nouveau vers ma baie vitrée et je pris le temps de regarder à nouveau Gotham dans son ensemble. L'orage battait son plein, ce n'était plus une pluie mais presque un déluge qui s'abattait sur la ville, les éclairs retentissaient régulièrement, le bruit du tonnerre était assourdissant. Je pris une grande inspiration et je repris plus calmement d'une voix posée mais ferme :

Sincèrement pensez-vous être encore réellement utile à Gotham ? La ville ne se porterait-elle pas mieux sans vous ?

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Dernière édition par James R. Specter le Dim 18 Juin - 16:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre entre le Justicier et la Justice   Mer 14 Juin - 20:10

Batman
The Dark Knight
The Dark Knight.

Il avait été légèrement surpris, rien de particulier et de plus, il semblerait qu'on l'avait prévenu sur mes petites apparitions surprises, au moins, on ne risquait pas de lui donner une crise cardiaque avant l'heure. Observant patiemment mon interlocuteur, j'écoute ce qu'il a à me dire, et pour tout dire, je m'y attendais quelque peu, surtout après avoir lu l'interview de Vicki avec ce nouveau procureur. Le ton vindicatif. Il tente de s'imposer dans la conversation. Le ton est rude et rempli de reproches, ce qui ne décroche aucune émotion, aucune action de ma part, à vrai dire, je me moquais de ce qu'il pouvait penser. Il n'avait pas à se frotter aux ordures qui se terraient dans cette ville, et il méprenait mon combat. Mais il oublie une chose, il ne sait rien de moi et même s'il est persuadé de vouloir faire son travail, il n'était qu'un détail dans mon combat contre le crime et que, d'une manière ou d'une autre, je continuerai mon combat, qu'importe ce qu'il puisse arriver. En y repensant bien, était-ce mieux que nous restions séparés et que nous combattions chacun de notre côté ? La dernière fois, ça n'a pas porté chance à Harvey, ce pauvre Harvey qui était devenu tout ce qu'il avait jadis combattu. Plissant les yeux, je regarde la une du journal, elle concernait Sionis. Mes blessures témoignent encore de la férocité qu'il avait mis pour riposter pendant notre affrontement au Red Circle. Effectivement, nous avions tous deux des choses à nous dire, qu'importe si cela puisse être hostile, passif ou admiratif, non. Je m'en moquais, j'agissais pour Gotham, pas pour me faire une quelconque réputation ou pour passer à la télévision. Ce combat, je le mène depuis plus longtemps que cet homme et il ne peut clairement pas comprendre le pourquoi du comment sans une véritable et longue explication. Ce qui n'était pas près d'arriver au vu du ton qu'il employait. Reproche, vindicatif, il me sort la litanie de mes actes et des répercussions, surtout des conséquences pour tout dire. Il me propose un verre, que je refuse en montrant la paume de mon gant, simple refus, le Batman ne boit clairement pas, et l'alcool n'était pas vraiment ma tasse de thé. Fixant toujours l'homme en face de moi, je prend mon temps avant de répondre d'une voix grave et assez sombre. Avec un léger ton de reproche dans ma voix par la même occasion.

"Vous êtes le procureur de Gotham. Vous n'avez pas à avoir peur des avocats véreux de Sionis. Plus vous éloignez la tête pensante de la bande, plus cela disperse son gang. Ne le relâchez pas."


Mon ton est acerbe. S'il voulait jouer à ce petit jeu, il ne serait clairement pas déçu ! J'avais moi aussi du répondant et la dernière chose dont j'avais besoin, c'était les leçons de morale d'un petit débarqué dans une ville dont il ne connait presque rien. Oui, il avait tout lu dans un dossier, d'accord ! Mais avait-il déjà été pris en otage ? Avait-il déjà vu les ravages d'une attaque chimique de l'épouvantail ? Non, il ne savait rien. Il n'était pas encore monté au combat, il n'avait pas rejoint cette zone de guerre dans laquelle j'errais depuis tant d'années. Depuis quand un procureur doit avoir peur des avocats d'une ordure comme Sionis ? De plus, les faits parlent d'eux-mêmes ! Il a été arrêté avec une bande de mercenaires assassins et de membres de la société des Faux-Visages. Si ce n'était pas une évidence même ... De plus, Sionis est aussi embarqué dans une affaire de trafic d'armes, et les nombreuses preuves ne font que ramener l'individu vers ses responsabilités. Les avocats avaient beau vouloir la relaxe de leur client, il y'aurait quand même un procès. Le procureur semblait nerveux, presque même au bord de la crise de nerf, ce dossier était virulent, et beaucoup de choses entraient dans le détail. Beaucoup de gens peuvent témoigner contre Sionis, mais beaucoup ont peur des représailles. Je pensais à Holly Robinson qui avait été victime du masque noir par le passé. Elle pourrait témoigner ... Mais Sélina me le reprocherait car elle préférait voir ce monstre avec une balle dans le crâne. Et puis Holly était injoignable en ce moment. M'avançant doucement vers le bureau du Procureur, je tiens à lui confirmer certaines petites choses.

"Ce procès doit avoir lieu, Specter. Il doit montrer aux Gothamites qu'ils peuvent espérer une justice pour tous. Trouvez un juge qui ne soit pas acheté par Sionis et tout ira bien. Ce ville a besoin d'un symbole, et vous devez l'incarner. Si nous retardons ou annulons ce procès, le combat n'aura mené à rien."


J'avais une part de responsabilité oui. J'étais celui qui créais, indirectement, les criminels de l'asile d'Arkham ou du Pénitencier de Blackgate. C'était ma faute et je devais réparer moi-même mes erreurs. Après tout, j'avais crée le Joker, Harvey Dent et biens d'autres encore, tout simplement parce que je voulais changer les choses à Gotham. Je voulais améliorer le sort de cette ville, pas de l'enfoncer dans ce marasme que nous subissions tous, jour après jour. Oui, le Batman créait des monstres, mais il savait aussi insuffler l'espoir dans le cœur de nombreux citoyens de cette ville. Sa dernière question me fit réfléchir. Que se serait-il passé si cette chauve-souris n'était jamais entrée dans le Manoir à ce moment où je réfléchissais sur mon futur ? Que se serait-il passé si j'avais décidé de ne rien faire pour Gotham dès mon retour de mon grand voyage dans le monde, à m'entrainer et à dominer ma colère ? Gotham serait pire, nécessairement pire. Le crime évoluait déjà parfaitement sans le Batman. Carmine Falcone utilisait des enfants pour ses guerres de gangs, Zsasz aurait quand même fini ruiner par le Pingouin et il aurait commencé à tuer des gens, tandis que des hommes véreux comme Roland Daggett tenteraient de détruire toute une population avec des produits chimiques dangereux et nocifs pour les êtres humains et les animaux. Oui, je pense que quelques victoires furent gagnées haut la main grâce au Batman. Et cela, on ne pouvait pas me l'enlever.

"Tant que les criminels sont occupés à vouloir me tuer, ils se focalisent sur moi, et non sur les citoyens de cette ville. Je suis un mal nécessaire pour sauver cette ville. Pas un héros, juste quelqu'un qui est capable de supporter les coups pendant que des hommes comme vous, qui agissent dans la lumière, puissent mettre à terre les monstres qui rôdent dans cette ville. Batman doit exister et vous le savez parfaitement."


Mon ton est des plus calmes, contrairement à ce qui avait été le début de ma réponse pour ce procureur des plus vindicatifs. Reconnaissons lui une bonne qualité, au moins, il n'avait pas peur de dire les choses telles qu'elles étaient, et c'était un atout que j'admirais chez les gens. Au moins, on savait ce qu'ils pensaient, même si ça pouvait être sujet à la colère. Une belle pensée, une belle réflexion à propos du Chevalier Noir et de sa légende urbaine. Au fil des années, j'en étais arrivé à ce point bien précis dans lequel on prend du recul sur ses actions et l'on apprend à mieux regarder en arrière. J'avais accompli beaucoup de choses, non seulement en tant que Batman, mais aussi en tant que Bruce Wayne, il fallait dire que nous nous complétions au niveau de la justice et des bonnes actions, mais cela n'était jamais assez. L'orage grondait, et la pluie coulait sur la baie vitrée. Il fait chaud, très chaud. Ouvrir la fenêtre soulagerait certainement l'atmosphère.

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James R. Specter
MessageSujet: Re: Rencontre entre le Justicier et la Justice   Lun 19 Juin - 0:55

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Le trop de confiance attire le danger.
Pierre Corneille


Batman m'écouta de bout en bout sans bouger, sans laisser transparaitre la moindre émotion sur son visage. Le seul geste qu'il fit ce fut pour lever la main afin de me signifier qu'il refusait le verre que je lui offrais, ce n'était pas étonnant, attendu même de la part du chevalier de la nuit.

Dès que j'eus terminé, l'homme en noir, après un très bref silence, enchaîna sur un ton de reproche. Il me dit de ne pas avoir peur des avocats de Black Mask, qu'il fallait l'éloigner de son gang afin de le disperser. Il continuait sur son ton acerbe, je levai les yeux au ciel, à croire qu'il ne m'avait pas entendu. Je n'avais nullement peur de ces avocats seulement même avec le meilleur juge du monde si l'on ne respectait pas la loi lors d'une arrestation, il n'y avait rien que je puisse faire. Son ton de reproche était là pour me faire sentir que je ne pouvais comprendre son combat, que j'étais là depuis bien moins longtemps que lui que je n'avais pas vécu tout ce qu'il avait vécu.

Il me maintint qu'il fallait à tout prix que le procès est lieu et qu'il fallait que je trouve un juge qui ne se ferait pas corrompre, tâche déjà compliqué en temps normal alors là… Tout cela afin de redonner de l'espoir aux citoyens de la ville et faire de moi un symbole. C'était évidemment des volontés louables, mais qui avait dit que je souhaitais être un symbole ? Quant à annuler ou retarder le procès il n'en était évidemment nullement question.

Son ton redevint plus calme lorsqu'il commença à parler de lui, du fait qu'il était un mal nécessaire afin de protéger les gothamites. Il créait lui-même les problèmes qu'il réglait et pour lui cela était normal, je ne pouvais évidemment pas lui enlever ses victoires, mais il ne fallait pas non plus qu'il oubli ses défaites.

Il faisait de plus en plus chaud dans la pièce, je ne pouvais ouvrir de fenêtre dans mon bureau, mais je me déplaçai vers un interrupteur sur un des côtés de la pièce. C'était celui de la climatisation, je l'activai et attendais un instant que l'air frais fasse son entrée dans la pièce. Cela soulagea un peu l'atmosphère ambiante, mais n'avait pas vraiment calmé mes ardeurs pour autant. Alors que je revenais sur mes pas je souris et pouffai légèrement devant ce qu'il venait de dire :

Pas un héros, juste quelqu'un qui est capable de supporter les coups pendant que des hommes comme moi, qui agissent dans la lumière, puissent mettre à terre les monstres qui rôdent dans cette ville… C'est ce que vous avez dit aussi à Harvey Dent ? On a vu le résultat…


Je fixai le chevalier droit dans les yeux m'appuyant avec les deux mains sur mon bureau et je repris la parole avec un ton très sérieux en fronçant légèrement les sourcils :

J'aimerais revenir sur ce que vous avez dit plusieurs fois, faire de moi un symbole, l'homme dans la lumière… Ne me confondez pas avec votre ancien acolyte feu Monsieur Dent appelé aujourd'hui Double-face. Je ne souhaite pas devenir le chevalier blanc de cette ville, je ne veux pas reproduire vos erreurs passées. Je ne serais pas votre toutou sacrifiable comme il l'a été. Oui vous êtes un mal nécessaire, mais ce n'est pas pour autant que j'ai confiance en vous.


Si la tension présente dans la pièce était redescendue l'espace d'un instant, elle était immédiatement remontée malgré l'air frais de la climatisation. Je me redressai et me mis à marcher dans la pièce avant de reprendre ma phrase :

Je pense que vous avez vaillamment combattu pour cette ville, mais qu'en fait aujourd'hui c'est devenu une adrénaline pour vous, une drogue, vous ne pouvez plus vous en passer n'est-ce pas ? Que ferez-vous le jour où la ville n'aura plus besoin de vous ? Vous retirerez vous ? Où est-ce que vous vous recréerez un nouvel ennemi pire encore que les derniers pour protéger à nouveau les citoyens comme vous le dites ?


Quelqu'un s'était-il déjà posé la question, bien sûr que non c'était totalement fou comme réflexion, où était l'intérêt ? Et bien justement nous étions dans une ville de fous et si la plus grande supercherie de cette ville n'était autre que le Batman. Bien sûr cette hypothèse était très certainement invraisemblable comme personne ne connaissait rien du Batman était-ce si fou de poser la question ? Au moins ne serait-ce que pour faire bouger les pensées, faire réfléchir les gens. Je m'arrêtai devant mon armoire de vinyle et sorti la pochette du troisième album du groupe britannique légendaire les Beatles "A hard day's night". Tout en regardant la pochette me remémorant les musiques de l'album je repris :

Contrairement à vous, moi je ne vous connais pas, ni vous, ni votre parcours. Malgré vos bonnes intentions, je ne ferais pas l'erreur de mes prédécesseurs de vous faire une confiance aveugle. Je vous laisserai le bénéfice du doute pour tout ce que vous avez fait jusqu'ici, mais je continuerai à vous observer de près.


Lui connaissait tout de moi et moi rien de lui comment lui faire confiance ? La confiance est quelque chose de réciproque, qui va dans les deux sens. Or là c'était unilatéral, ça ne pouvait pas fonctionner, je serais donc méfiant pour le moment.

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Bruce Wayne / Batman
MessageSujet: Re: Rencontre entre le Justicier et la Justice   Lun 19 Juin - 10:31

Batman
The Dark Knight
The Dark Knight.

Le ton est acerbe, méprisant. Ce procureur en avait oui, il avait une bonne paire de couilles, ça, je l'admet et il était particulièrement cynique en terme de propos. J'écoutais ce qu'il avait à dire, et il mentionnait mes résultats, comme un juge qui se permettait de noter de façon négative tout le parcours que j'avais parcouru. Oui, c'était plutôt un inquisiteur qui se dressait devant moi. Plissant les yeux, l'air climatisé commençait à rafraichir la pièce tendit que dehors, tonnait l'orage et qu'une légère averse s'écoulait du ciel, touchant la vitre de la baie vitrée de quelques gouttes. Il y'avait pas mal de choses que ce nouveau procureur ne connaissait pas, ou qui pouvait être le fait d'une légende autour de ce qu'avait jadis été Double-Face, et je pense que je devais mettre le procureur en face de la vérité. Pour tout dire, il fallait montrer à cet homme qu'il y'avait des différences notables entre les individus, malgré les parcours qui pouvaient être similaires. Observant avec minutie les mimiques de l'homme en face de moi, et analysant les mots et le ton employés, je m'apprêtais à lui répondre une réponse des plus cinglantes, des plus véridiques surtout. Il ne savait rien de ma mission, il me prenait pour un junkie de l'adrénaline, de la douleur, et pourtant, même s'il pouvait y'avoir une minuscule dose de vérité, car être Batman était assez plaisant par moments, il se trompait sur tout la ligne. Il n'avait jamais vu ses parents mourir devant ses yeux, ni supporter leur absence, ni comprendre ce que ça pouvait faire de se relever et de quitter brusquement le monde insouciant de l'enfance. J'étais un enfant en colère, comme le disait jadis mon plus vieil ami Thomas Eliott. Mais ce qu'il oubliait de dire, c'est que j'avais cette idée première, que j'étais obtus dans ma pensée, et que j'avais une espèce de loyauté que je devais à mes parents. C'était ma famille, et c'était pour eux que je me battais, pour eux que je faisais tout pour sortir Gotham City de son marasme. Si ce nouveau procureur voulait être vindicatif à mon égard, autant lui montrer qu'une chauve-souris peut aussi avoir des crocs et pas que des ailes pour effrayer.

"Harvey Dent fut traumatisé dès le plus jeune âge par son père avec une pièce truquée. Quand la pièce retombait du mauvais côté, il était frappé violemment. Il y'a une différence notable entre vous et lui, à moins que je ne me trompe."


Phrase subtile pour ouvrir les pensées et les cœurs non ? Peut-être que le nouveau procureur n'était si blanc et si transparent qu'il ne voulait le montrer. Après tout, à part faire une belle interview en compagnie de Vicki Vale et de dire ce qu'il avait minutieusement préparé à l'avance, qu'est-ce qui me disait qu'il ne cachait pas une part d'ombre au fond de lui-même ? Tout le monde en cache une, hélas. Même Bruce Wayne ... Avec une certaine mesure, je pose moi aussi les mains sur son bureau, nous nous dévisageons tous les deux. Deux êtres qui ne veulent que le bien de Gotham City étaient en train de s'affronter ? Est-ce que ça deviendrait une nouvelle période d'hostilité face aux justiciers ? Ou bien aurions-nous la chance de travailler main dans la main pour des lendemains qui chantent dans une ville où tout peut changer du tout au tout le surlendemain ? Bonne question. En attendant, il n'y avait pas que dehors où il y'avait de l'orage. Je n'appréciais pas son ton, et quelque chose me disait que les prochains jours et la relation qui en découlerait sera presque explosive. Le mot "sacrifier" était un mot de trop, et bien qu'Harvey Dent fut l'ami de Bruce Wayne, et qu'il le serait toujours, pour Batman, c'était un homme de valeur qui avait perdu la santé mentale d'une manière particulièrement cruelle. Serrant les dents, j'articule d'une voix grave.

"Je n'ai jamais sacrifié Harvey Dent. Il croyait en son combat et il a failli faire enfermer Falcone. Si cette ville n'avait pas été aussi pourrie à l'époque, il serait surement encore à votre poste."


Oui, le triste état de corruption de la ville avait drastiquement baissé depuis que Jim Gordon était au poste du GCPD, mais hélas, au niveau de la mairie et des grandes institutions, c'était encore un énorme travail à faire. Sébastian Hady par exemple : pourri parmi les pourris et ancien pantin de Carmine Falcone à l'époque. Il avait tout fait pour garder son poste de conseiller municipal et effacer les témoins gênants. Il y'est arrivé et n'a jamais eu la moindre remarque dans ses dossiers et ses démêlés avec la justice. Au lieu de m'attaquer sur le fait de m'en prendre aux ordures qui trainent dans les rues, il ferait mieux de faire le ménage dans la mairie de Gotham. Voila qu'il commence à marcher et à se balader dans son bureau, je me repositionne, droit comme un "i" et je l'observe derrière mon masque, mes yeux cherchent le moindre défaut dans sa gestuelle, quelque chose qui puisse trahir son état actuel. Il est nerveux, et ça se sent. Qui ne le serait pas dans sa situation actuelle ? Il ne me ferait pas confiance, c'était logique. La confiance est un acte qui unit deux personnes sur un même pied d'égalité, hors, je savais tout de lui, et lui, rien de moi. C'était déjà un bel acte d'inégalité, mais que pouvais-je faire ? Lui révéler qui j'étais ? Hors de question. Il semblait regarder une collection de vinyles, le procureur a des gouts assez vieux pour son âge, mais compréhensible. On aime se complaire dans des vieilles époques et se dire que c'était mieux, pour mieux se rassurer à propos du futur qui arrive, inéluctable.

"Quoiqu'il arrive, je continuerai mon combat, avec ou sans votre accord."


Pendant que des gens comme lui se protégeaient des vicissitudes qui existaient en ce moment-même dans Gotham, pendant que des enfants se prostituaient pour survivre, pendant que d'autres étaient livrés dans la rue à eux-mêmes. Que des gens étaient volés, violés ou poignardés alors que la ville ne fait rien pour eux, il y'aura toujours Batman. Pendant que certains se voileront la face et n'auront aucune considération pour la vie humaine et pour les autres, Batman et Bruce Wayne travailleront sans relâche pour améliorer les conditions de vie des citoyens de la ville, tant sur le plan humanitaire que justicier. Et puis, c'était aussi de la faute de gens corrompus, élus à des hauts postes que le Batman s'était hissé vers le sommet. Sans Batman, James Gordon aurait été retrouvé mort ou paralysé dans ce parking par les hommes de Falcone, son enfant aurait été tué depuis ce pont aussi. Sans Batman, Gillian Loeb serait toujours en poste, avec Flass à ses côtés. Le Batman était apparu et il avait changé les choses, pour le mieux. D'une voix qui n'exprimait aucune émotion, je reprend ma discussion. Tout en gardant les yeux sur ce vinyle des Beatles, un groupe emblématique disparu, mais dont l'écho à travers le temps reste toujours aussi lumineux qu'à l'époque.

"De quoi avez-vous peur, Specter ? De cette Terre inconnue qu'on nomme le futur ? Avez-vous peur pour vous, votre carrière ou pour cette ville ?"


Question fort intéressante pour un homme qui n'était pas à Gotham City il n'y a même pas un an et dont le nom n'avait surement jamais été mentionnée autour de lui. Enfin, qui ne connaissait pas Gotham City au final ? En attendant, l'homme devant moi était plongé dans une relique du passé de l'humanité. Une relique qui n'avait qu'une valeur sentimentale. Peut-être pensait-il au plus profond de lui que l'ancienne Gotham City était mieux ? Peut-être qu'il voudrait revenir à une époque où la criminalité était classique et facile à arrêter sur de nombreuses preuves et sur des procès interminables ? Non, ce qui devait surement lui faire peur, c'était de traiter des criminels proche de la folie, qui n'ont rien à perdre, qui n'ont comme seule excuse la folie et la maladie de leur état. Specter pouvait avoir peur, c'était humain, moi aussi j'avais peur parfois, mais je trouvais toujours la force pour me relever et pour trouver la force de combattre ce qui était monstrueux. Dehors, l'orage continuait d'éclater, violemment. Dans ce genre de cas, je croyais aux signes, quelque chose approchait, quelque chose de terriblement monstrueux, et je me préparais à affronter la tempête, quelle qu'elle soit. J'espère que Specter était prêt, lui aussi, à relever le défi et à voir de quoi Gotham City pouvait être réellement capable d'infliger à ses citoyens.

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Rencontre entre le Justicier et la Justice

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