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 Pluie de cadavres [PV : Angela Jackson]

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Prince Clown of Crime
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Joker
MessageSujet: Pluie de cadavres [PV : Angela Jackson]   Mer 31 Mai - 14:30




Laugh and Die


Qui aurait pût dire que le crime ne paie pas ? Quand on voit l'inventivité et la folie du Joker pour se sortir de l'asile d'Arkham, on peut très certainement dire que ses talents paient, même si parfois, il y'avait une chance folle ou un certain culot. Pour tout dire, le Joker s'était échappé d'Arkham : Une nouvelle fois. Et cette évasion avait été suivit de près par tout le gratin criminel qui colportait déjà les rumeurs sur le prince des clowns. On murmurait de près ou de loin que le Joker se terrait dans la vieille aciérie de Sionis, un lieu parfait pour un dingue passionné par la métallurgie, l'acier, et l'ébouillantage de sbires trop stupides dans des cuves de lave en fusion. Car oui, les machines tournaient encore, toujours, même si les travailleurs sont de moins en moins enclin à y travailler. Et puis, il ne faut pas se leurrer ... Sionis Industries était une belle couverture pour les intérêts du Black Mask et sa société des faux-visages à la mord moi le nœud, tout ça n'intéressait pas le Joker, pas le moins du monde, et pour tout dire, ce soir, le mot avait circulé dans la haute sphère criminelle : Le Joker recrutait du personnel. Beaucoup de gens étaient plutôt hésitants à l'idée de travailler pour le clown. Bien sur, travailler avec une "vedette" du crime, cela pouvait s'avérer payant et intéressant, mais le Joker était aussi quelqu'un qui était capable de martyriser, de mutiler, et de tuer sur un coup de tête les plus proches collaborateurs qui l'entouraient. Oui, le Joker était quelqu'un de dangereux, et pourtant si séduisant, la beauté du Mal dirons-nous. Et pourtant, ils étaient une petite vingtaine ce soir-là, à venir à l'aciérie Sionis encore allumée de mille feux par les lampes de l'usine, et derrière les murs, on pouvait l'entendre "lui" qui parlait dans un micro, relié à plusieurs antennes relais dispersées dans l'enceinte de l'usine, on l'entendait, son rire, le timbre de sa voix, et beaucoup en avaient la chair de poule. Mais vraiment.

- "Bienvenue chez Joker Entreprises ! Bienvenue dans un monde de joie ! De folie et de bonheur, bienvenue dans l'organisation !"


Et ça se répétait en boucle, un message pré-enregistré pour l'occasion d'une telle soirée, et quelle soirée ça allait être mes ami(e)s ... L'endroit était sombre, lugubre, la vieille aciérie était bâtie avec des murs en pierre et recouverte de ciment. Les toits des cheminées étaient en briques rouge sale et de la fumée noire s'en échappaient encore. Les vitres étaient pour la plupart cassées et l'on discernait très mal l'intérieur du lieu. Les gens entraient dans l'intérieur de l'aciérie, dans une grande salle vaste, avec en surplomb le bureau du contremaitre, on était dans la salle de chargement, où l'acier, jadis, partait vers les Dixon Docks de Gotham. La porte du bureau du contremaitre s'ouvrit et c'est une silhouette qui apparut en surplomb, bien en vue de tous. Une jaquette violette, une canne-épée, des gants blancs et une peau couleur de craie apparut, ainsi que l'éternelle tignasse verte du criminel le plus connu de la ville. Il était là, son sourire rouge éclatant, dans la splendeur de son apogée criminelle. Les regardant tous, la voix du Joker résonna désormais.

- "HelloooOooOooo ! Je suis de retour à Gotham, public chéri. Acclamez l'empereur de tous les clowns, le roi des malfaisants, et la vedette-même du zoo d'Arkham. Je suis siiiii heureux de tous vous voir ici, prêts à rejoindre ma bande de tarés."


Jugeant ce qu'il y'avait dans la foule, le Joker ricana légèrement avant de reprendre d'une voix amusée. Jouant de sa canne-épée avec la main gauche. Son sourire devint mauvais, très mauvais, et généralement, le Joker n'était pas quelqu'un avec qui on plaisantait très longtemps. La seule à avoir survécut pour le moment, c'était Harley Quinn, et encore, parfois le Joker avait vraiment envie de la tuer. Rien que de penser à sa cuisine ... Une horreur qui hantait encore le clown.

- "Naturellement, il y'a quelques places de libre ... Ce qui signifie je vais devoir faire une coupe nécessaire."


Le Joker sort une télécommande, et il appuie sur le bouton. Les grandes portes de l'aciérie se referment dans un bruit des plus sonores. Le Joker étire son sourire avant de reprendre une dernière fois la parole. Voila la belle blague, celle qui va mener plus de la moitié des gens dans cette salle à une mort violente, brutale et idiote : Tout ce qui fait la grandeur de la télévision. Et avec de la chance, la vidéo finira en tête de liste sur youtube non ? Ricanant, le Joker reprit.

- "Vous avez des barres d'aciers, des pieds de biches et du matériel. Servez-vous en. Et que les meilleurs survivent hahahahaha !"

Et maintenant, le Joker espérait voir un véritable massacre, un vrai bain de sang dans lequel, il puiserait les plus dangereux et les plus sadiques criminels qui avaient un petit espoir de s'en sortir dans la ville. C'était un test, un jeu, et la moitié des participants s'était fait bêtement avoir par cette blague du Joker. Il voulait un véritable carnage pour satisfaire ses pulsions internes, et ça le faisait tellement rire au final ...



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Angela Jackson/Gormogon
MessageSujet: Re: Pluie de cadavres [PV : Angela Jackson]   Mer 31 Mai - 18:35

J’avais attendu l’entrée de Joker avec une grande impatience. Bon, pour être honnête, je n’avais aucune envie de devenir un des pions de ce bouffon. Mais bon, il fallait bien commencer quelque part…Et puis, quelle meilleure façon de se faire un nom y a t-il que de travailler avec le roi incontesté du crime à Gotham ? J’insiste. AVEC lui. Il serait hors de question que je travaille pour lui. J’ai bien plus d’ambition que cela ! Mais je sais que le Joker ne fera jamais réellement confiance à une femme. Il suffit de voir la façon dont il traite cette pauvre Harley Quinn. Elle mériterait vraiment plus de considération. C’est pourquoi je me suis déguisée. J’ai moi même confectionné une armure et je l’ai équipée de multiples gadgets meurtriers. Je ne doute pas que Joker va vouloir nous tester avant de nous faire entrer dans son délire psychopathe. Autant être préparée à toute éventualité. Les lamelles de métal dissimulent parfaitement mes courbes et le heaume noir est équipé d’un déformateur de voix. Vêtue ainsi, n’importe qui me prendrait pour un homme.

Enfin, après nous avoir fait attendre sur une période excessivement longue, le roi des clowns arrive. Ça me fend le cœur, mais je dois bien admettre qu’il m’impressionne un peu. On ne peut pas dire qu’il soit beau à proprement parler, mais il y a un certain charisme, un magnétisme animal, qui s’échappent de son aura. Je comprends mieux comment il fait pour maintenir ses hommes à l’état de serviteurs, tout n’est pas uniquement dû à son grain de folie. Sa voix commence à s’élever. Je n’entends pas ce qu’il dit. Un type vient tout juste de me rentrer dedans.

« Fais attention, regarde où tu mets les pieds petit. »

Non mais j’hallucine ! Je fais glisser une lame de l’intérieur de mon gant. Furtivement, je la lui enfonce dans l’estomac. Je sens le corps s’effondrer sur mon bras. Quelques regards se tournent vers moi.

« On se tait quand le patron parle ! »lançai-je quelque peu gênée, histoire de me justifier.

Mon explication semble satisfaisante, toute l’attention se porte à nouveau sur notre farceur préféré.

- "Vous avez des barres d'aciers, des pieds de biches et du matériel. Servez-vous en. Et que les meilleurs survivent hahahahaha !"

Quoi ?! Je pensais bien qu’il allait nous tester, mais là comme ça, sur le vif ? De but en blanc ? Ma réflexion est stoppée net par une douleur intense dans mes hanches. En un instant je gis sur le sol. Un colosse de presque deux mètres de haut et d’au moins quatre-vingt-dix kilos se penche sur moi et j’évite de justesse un coup de barre qui était visiblement destiné à m’exploser le crâne. Je dois me relever. Et vite. Je lance mon pied derrière sa jambe pour tenter de le déséquilibrer, mais la différence de poids est bien trop importante pour faire tomber un mastodonte de cette envergure. Une nouvelle douleur se fait ressentir dans mon épaule. Je serre les dents. Cette fois, on arrête de rire. Je tends un doigt vers mon agresseur et appuie sur une des nombreuses commandes internes. Un rayon lumineux rouge s’en échappe immédiatement et transperce l’œil droit de l’individu en question. Celui-ci recule sous l’effet de la douleur et me laisse une chance de me relever. Ce fut l’erreur de sa vie. Pendant que ce pauvre type se tenait l’œil en gémissant, il ne tenait pas sa garde. J’ai quartier libre maintenant. Je me saisis de la même barre avec laquelle il m’a frappée. Je lui assène les mêmes coups que ceux qu’il m’avait fait souffrir. Le sang fuse. Je sens cette odeur de fer qui me monte au nez, et étrangement, cela m’excite. Je frappe cet homme que je ne connais pas et dont je ne me souviendrai pas même du visage, jusqu’à ce qu’il ne ressemble plus qu’à une plaie béante. J’entends chaque craquement de ses os comme une douce complainte. Pourtant, au moment de lui asséner le coup fatal, je m’arrête. Je ne peux pas le tuer. Pas de cette façon. Ça serait trop simple. Je veux sentir son sang couler sur les mains, et pas seulement sur la barre d’acier. Je prends alors dans mes bras ce qui était quelques minutes plus tôt la tête de mon ennemi. Je lui entaille doucement la gorge pour l’entendre s’étouffer avec son propre sang. Quand les gargouillis cessèrent, je détachai soigneusement la tête de ses membres. Voilà, j’en ai déjà tué deux. Je regarde autour de moi. Douze hommes sont encore en train de se battre. Joker a dit qu’il garderait la moitié d’entre nous, il me reste donc encore trois personnes à abattre. A moi de choisir lesquels. Je me sens soudainement prise d’une certaine lassitude. Je n’ai plus très envie de jouer. Si nous passions aux choses sérieuses ? Après de brefs calculs dans ma tête, je sors de ma poche deux petites billes noires. Je les insère dans les orbites exorbités de la tête encore chaude. Je me place derrière un pylône et appuie sur le détonateur. J’envoie ma nouvelle bombe en direction de la masse. Attention, je vais faire un strike ! Je me bouche les oreilles. Quelques secondes plus tard, je ressens des vibrations. Alors, je sors de derrière mon bouclier et constate avec une grande fiereté qu’il ne reste des dix-neuf autres que des lambeaux de chair éparpillés dans tous les coins. Nous voulions une pluie de cadavre ? Disons que j’ai bien illustré le propos.
Je vois Joker se lever. Il roule vers moi des yeux ronds. Impressionné ou contrarié ?

-Toi, qui es-tu ?

-On m’appelle Gormogon.
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Prince Clown of Crime
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Joker
MessageSujet: Re: Pluie de cadavres [PV : Angela Jackson]   Mer 31 Mai - 23:24




Laugh and Die


Le Joker s'était assis confortablement dans son siège, surplombant le spectacle qui s'offrait à lui. Du popcorn sur le manche du siège pour ne pas rater une miette de ce spectacle qu'il s'organisait. Et d'un coup, bing ! Et un coup de clé à molette en plein visage, et ça étripe et ça valse au carnage, puis l’impensable survint, tel un rebondissement de drame italien, on en arrivait à une véritable pluie de cadavres tandis que tout le monde avait fini par exploser d'une façon des plus délicieuse. Le carnage fit rire le Joker, il s'en esclaffait, et il appréciait de voir ces merveilleux morceaux humains étalés un peu partout dans l'aciérie. Au moins, la peinture était refaite, mais quelque part dans l'esprit du clown, cela avait été trop vite, trop hâtif, et le Joker aimait quand on prenait le temps de savourer quelque chose d'aussi horrible. Pour lui, tout n'avait attrait qu'à une blague, une monstrueuse blague, et la blague ce soir, elle était sur les pauvres cadavres qui servaient maintenant de nourriture pour asticots. Mais il y'avait un champion parmi la masse de débiles rétamés et cadavériques. Il y'avait quelqu'un qui en avait et qui avait réussit à intéresser le clown, pour le moment. Car il faut le dire, on peut séduire le clown un jour, mais le lendemain, on peut finir avec une barbapapa enchainé au pied et balancé dans le fleuve. C'était un des aspects comiques du Joker, et le Joker avait une sainte horreur de partager la scène avec quelqu'un d'autre. Se levant alors, le Joker jeta son paquet de popcorn dans l'arène improvisée, en direction de la personne qui avait fait tout ce remue-ménages. Le Joker dit alors d'une voix douce et presque naturelle à l'encontre de la personne qui venait de faire ce joli tas de chairs éparpillées.

- "Toi, qui es-tu ?"



Ricana-t'il avant de se diriger vers le petit escalier du bureau qui descendait vers le centre de la grande pièce. Il s'avançât d'un pas de loup vers le survivant de la grande bagarre générale, tout en évitant de saloper ses chaussures classes et sublimes. Le luxe dans le crime, c'est un atout après tout ! On était pas à l'abri d'une récession chez les criminels costumés. De sa canne-épée, le Joker touchait les bras et les jambes de la silhouette qui se tenait devant lui. Il était si près du survivant, si près qu'on pouvait sentir son odeur corporelle, une odeur acide, comme les produits chimiques. Après tout, la peau du Joker avait baigné dedans qu'il en était imprégné pour de bon et à vie. Et cette pénible odeur ne disparaitrait hélas, jamais. Il tournait autour de la personne qui avait en quelque sorte "triché" à son jeu du soir, mais le Joker était lui aussi un tricheur, alors on essayait de pardonner, enfin, essayer ... C'était un grand mot, surtout quand on se mettait dans le champs de vision du Joker. Celui-là n'aimait pas qu'on interfère avec son état d'esprit. Il fallait se méfier ... Gentil clown un jour, dangereux psychopathe le lendemain, l'état du Joker était sans cesse changeant. Il y'a encore quelques jours, il se prenait pour la réincarnation de Martin Luther King, et il avait voulu faire exploser tout un tas de quartiers défavorisés histoire de fêter ça. Mais il était encore à Arkham à ce moment-là, et moment lui est passé.

- "Tu as du talent pour sortir les explosifs ... Tu t'appelles Gormogon hein ? C'est quoi ça ? Grec ? Tu sais, tu es à la fois intéressant et terriblement rabat-joie, tu m'as privé d'une douce soirée de morts lentes et de souffrances biens senties, mais je ne t'en veux pas, j'en veux au hasard ..."


Le Joker se baissa et ramassa un bras fraichement coupé par l'explosion et commença à frapper un tronc qui se trouvait non loin, lâchant dans un bruit sa canne-épée, le Joker frappait, frappait et encore, sans cesse, sans s'arrêter. Il frappait, la haine paraissait sur son visage, la colère aussi, il avait besoin de décompresser et le sang encore chaud jaillissait, quelques gouttes illuminèrent son visage blanc lunaire mais son sourire, malgré la colère, était toujours bien là. Il frappait, jusqu'à ce qu'il laisse le tronc du cadavre en paix, toujours en train de tenir le bras du mort. Fatigué et pourtant, si frénétique dans sa façon de frapper un morceau de bidoche calciné sur le sol.

- "Bien, je crois que tu es engagée. Tope-là !"


Le Joker tendit alors le bras du cadavre comme pour serrer la main de la nouvelle recrue au sein de son organisation. C'est à ce moment-là qu'apparurent quelques hommes de main du Joker, grimés en clowns et armés de mitraillettes. Le Joker lâcha alors le bras et regarda ses hommes de main avant de reprendre. Claquant des doigts, il sourit vers sa vedette de la soirée avant de prendre un des masques de clown sur le visage d'un de ses hommes.

- "Ah oui, j'oubliais, le costume est de rigueur au travail."




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Angela Jackson/Gormogon
MessageSujet: Re: Pluie de cadavres [PV : Angela Jackson]   Jeu 1 Juin - 16:42

« Tu sais, tu es à la fois intéressant et terriblement rabat-joie, tu m'as privé d'une douce soirée de morts lentes et de souffrances biens senties, mais je ne t'en veux pas, j'en veux au hasard ... »

Aïe, je me suis peut-être un peu emballée sur ce coup…. J’espère que cela ne va pas trop me porter préjudice.


« Si je puis me permettre Monsieur Joker, j’ai trouvé votre petite fête très agréable, mais les batailles à coups de pieds de biche et de barre de fer… Je trouve que ces festivités sont quelques peu traditionnelles et elles ne sont certainement pas dignes d’un être aussi exceptionnel que vous. Cette bande de ringards n’était pas digne de combattre pour vous. Je crois que votre grandeur mérite une équipe bien plus inventive et un tant soit peu plus résistante (en disant ces mots, je repousse un morceau d’estomac qui vient de me tomber sur l’épaule). J’ai jugé, peut-être à tort, je le conçois, des ces pauvres bougres devaient bien vous ennuyer, ils s’écroulaient comme un rien ces couards. Alors, j’ai voulu vous divertir en vous dédiant un magnifique feu d’artifice humain. Mais je vous promets qu’avec un peu de matériel, je vais pouvoir vous offrir nombres de morts lentes, douloureuses et originales, pour votre plus grand plaisir et dans l’unique espoir de vous plaire. »


Je tente de m’en tirer comme je le peux. Le Joker est sans aucun doute l’être le plus narcissique de tout Gotham. Flatter son ego, lui faire sentir qu’il est unique et nettement supérieur est ma meilleure chance de m’en sortir. Il serait bien capable de me flinguer pour ça ce taré !


Il semblait pourtant dubitatif. Je le vis se saisir d’un bras déchiqueté et s’acharner sur des corps déjà morts. Il est furieux ! Ça ne sentait pas bon pour moi cette affaire… Je sens mon ventre se nouer. J’ai l’impression qu’il va me tuer avant même que j’aie le temps de faire mes preuves… A ma grande surprise, il n’en fit rien. Il me tend le bras sans corps et m’annonce que je suis engagée. Une vague de soulagement m’envahit. Mais je me méfie toujours. Je sais à quel point il peut être d’humeur changeante. Des hommes de mains du Joker armés de mitraillettes apparaissent à ses côtés. À ce moment, je sens le coup foireux. Je glisse discrètement mes doigts sur les boutons de commande de mon armure. On ne sait jamais, je devrai peut-être me défendre très prochainement.


Joker continua :
:"Ah oui, j'oubliais, le costume est de rigueur au travail."

Ah… Là je suis embêtée… Comment vais-je pouvoir continuer à lui cacher qui je suis réellement ? Je vais bien trouver un moyen de détourner son costume à la noix. Ce que le Joker ne sait pas encore, c’est que je fais toujours ce que je veux. Mais très vite, il comprendra que je suis également sa meilleure recrue. Et surtout, sa meilleure source de divertissement. Le rire, le divertissement, voilà tout ce qui l’intéresse. Il ne sera pas déçu avec moi. J’inventerai de nouvelles tortures, de nouvelles mises à morts. Il ne risque pas de s’ennuyer. Et moi non plus. Pourtant, si je veux conserver mon autonomie, et ma vie accessoirement, il va vite falloir qu’il comprenne que je lui suis indispensable.

« Testez-moi. »

Il me regarde l’air surpris.

« Pardon ? »


« Laissez-moi vous montrer de quoi je suis vraiment capable. »
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Prince Clown of Crime
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Joker
MessageSujet: Re: Pluie de cadavres [PV : Angela Jackson]   Ven 2 Juin - 12:38




Laugh and Die

L'idée par la suite, c'était de mettre cette nouvelle recrue au pas, en lui apprenant les règles basiques de la bienséance dans le monde du crime. Bien sur, il y'avait de quoi faire, et le Joker avait tellement d'idées pour ce lieu, pour cet endroit, et depuis sa "libération improvisée" d'Arkham, le Joker avait une promesse à honorer, celle d'aider Mister Freeze dans son projet personnel. Mais le Joker réclamerait son service au moment où il le désirerait et quand il le voudrait. Mais les dernières paroles de la jeune recrue commençaient à fleurer bon le petit caractère mis en avant, et le Joker n'appréciait pas qu'on lui vole la vedette. Il détestait qu'on l'ennuie dans ses pensées ou dans ses actes, et cette recrue camouflée, là, elle commençait à prendre trop ses aises au sein du gang, à peine arrivée, décidément. Quelque part, le Joker appréciait ce culot éhonté, mais de l'autre, cela pouvait l'agacer au plus haut point, il n'aimait pas être rabaissé au niveau d'un "petit". Tendant l'oreille, le Joker grimaçât doucement avant d'émettre d'une voix calme et douce, un interrogation.

- "Pardon ?"


Dit le Clown en se retournant et en se dirigeant à nouveau vers la recrue. Ses yeux flamboyaient d'un regard vif et presque au bord de la colère. Contrarier le clown, c'était parfois mauvais. Bon, on va pas dire parfois, c'était carrément la merde oui. Le Joker n'était pas le clown de base, le crétin qui faisait tout et n'importe quoi. Il se voyait comme un artiste du rire, un grand homme qui voulait partager sa folie, tel de l'Art, avec les autres, montrer sa vision des choses : Un monde merveilleux, rouge, rigolo et sanguinolent. Rien de plus, rien de moins. Et ce type-là, ce moins que rien, ce n'importe qui, on pourrait le retrouver demain dans une poubelle en petits morceaux, cela passerait inaperçu, et même les gardes qui entouraient le Joker maintenant, commencèrent à se lancer des regards. Le Joker ne bougeait pas, mais on sentait qu'il était à cran. Il voulait qu'on le teste ? Qu'il montre de quoi il est capable ? Pourquoi ? Il venait de faire une véritable prouesse non ? Enfin prouesse, c'était à la portée du premier imbécile venu. Le silence qui embaumait la grande salle était pesant, et le Joker était tiraillé entre de nombreux sentiments. Colère, haine, cynisme et rigolard. Après tout, il s'imaginait des tas de choses, des tas de choses que l'on peut faire avec un cadavre, et cela dessinait un rictus franchement mauvais sur son visage. Mais au final, il éclata d'un grand rire, un rire qui résonna dans la pièce. Les hommes du Joker semblèrent rassurés, mais ils connaissaient leur patron.

- "Tu as cru quoi ? Que je faisais de la télé-réalité ou quoi ? Tu crois que je vais déjà t'envoyer combattre Batman ? Ha ! Bonne blague hein ? Mais non non non non ! Toi, tu fais partie de la troupe, tu t'occupes de ramasser le butin, tu tires sur les flics et tu assures mes arrières. Ah et accessoirement, tu serviras de chaire à canon si une guerre des gangs pointe le bout de son museau. Comprende ?"


Le Joker effaçât très vite son sourire, et pour tout dire, cette recrue ne méritait pas qu'on la teste. Pour tout dire, le Joker avait envie de rabaisser son caquet. Et rien de tel que de sortir un vieux copain de la bande des clowns. Le Joker porta ses doigts à sa bouche et siffla. Aussitôt, le bruit d'un objet contondant trainé sur le sol se fit entendre. Une silhouette commençait à sortir des ombres. Un géant, un colosse de plus de deux mètres, bien bâti, bien musclé commençait à sortir des ombres, un visage grimé en clown et une immense masse dans la main. Amputé d'un bras, le colosse émit un grognement, c'était un des meilleurs atouts du Joker dans Gotham City, et fort heureusement, le Joker l'avait retrouvé.

- "Mesdames et messieurs ! Voici le grand et le monstrueux monsieur Abramovici qui nous vient de Russie !"


Le colosse s'arrêta auprès du Joker, et commençait à frapper du marteau sur le sol métallique. Dieu qu'il était grand le bestiau, et monstrueux aussi. On disait qu'Abramovici bouffait les gens, mais ce n'était qu'une rumeur pas vrai ? Le colosse était un monstre, un véritable. Issu de l'Union Soviétique, il fut abandonné, lui et son frère siamois à un cirque. Ils y travaillaient en temps que Marteau et Faucille, l'attraction du cirque. Et par un heureux hasard, le Joker mit la main dessus. Et il demanda au chirurgien Thomas Eliott de séparer les jumeaux avant de jeter Faucille dans un caniveau, complètement à la ramasse. Le colosse fixait de ses yeux noirs la recrue du Joker et ne dit pas un mot. Il ne disait généralement rien et il préférait l'action à toute la parlotte.

- "Tu veux toujours me montrer ce que tu vaux ? Va-y. Fait toi plaisir. Par contre, Abramovici, pas tuer ! Pas tuer !"



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Criminel(le)
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Angela Jackson/Gormogon
MessageSujet: Re: Pluie de cadavres [PV : Angela Jackson]   Ven 2 Juin - 17:16

Mon cœur se serra. Le clown était en train de se moquer de moi ouvertement! Il me dépréciait! Je me sens bouillir de colère. J'ai déjà tué des gens pour moins que ça! Mais pas lui. Non. J'ai encore besoin de lui pour l'instant. Mais il ne perdait rien  pour attendre. De la chair à canon... Non mais pour qui est-ce qu'il me prend! Comme si j'étais du genre à me laisser faire.

Joker vient tout juste d'arrêter de sourire. Peut-être a t-il enfin compris que, même si j'ai un grand sens de l'humour, mais que pour le coup, je ne plaisante pas. Il ne fait peut-être pas de la télé-réalité, mais il est mentalement aussi lent qu'un de ces candidats qui seraient bien incapables de placer la Russie sur une carte! Il porta ses doigts à ses lèvres et siffla. Quand je vois un géant équipé d'une massue s'approcher de moi, je regrette bien vite le ton sarcastique du Joker quelques minutes plus tôt... ça me fait mal de l'admettre, mais j'avoue que j'ai un peu peur. Du haut de mes 1m65 pour 58 kg, je ne suis physiquement pas capable de rivaliser. Ok, j'ai tous mes gadgets, mais j'ai bien compris que je n’impressionnerai jamais mon interlocuteur. Il préférait les combat à l'ancienne apparemment. En bref, il est armé et je me retrouve à combattre à mains nues.  Mais pas question de se dégonfler. J'ai encore beaucoup trop de choses à prouver. J'ai plutôt intérêt à trouver son point faible, et vite. Joker a dit "pas tuer". Franchement, plutôt mourir que de me ridiculiser devant le clown. A défaut d'utiliser mes muscles pour vaincre ce véritable monstre, je vais devoir me servir de ma tête. Plus un homme est grand et fort, plus il a besoin d'énergie pour faire fonctionner ses muscles. C'est ma seule chance. Je vais devoir l'épuiser avant de le faire déguster.

La montagne de muscle s'approche de moi et brandit déjà sa massue au dessus de sa tête. C'est le moment où jamais de montrer mes talents de gymnastes! J'évite le premier coup d'un saut agile. Mais au moment où je touche à nouveau le sol, je m'effondre: le coup que j'avais reçu dans la hanche un peu plus tôt dans la soirée me fit plier. Le clown géant ne manqua pas cette occasion et se jeta sur moi. Il me mit un coup de poing bien ajusté dans la tempe. Ma tête sonne à présent. Mais je n'ai pas de temps à perdre à pleurnicher sur mon sort. Si je perds ce combat, Joker serait bien trop heureux de me ramener à l'état de serviteur. Il m'en ferait voir de toutes les couleurs.  Abramovici soulève à nouveau sa massue. Je roule sur le côté avant qu'elle ne me tombe dessus. Le coup contre le sol est si violent qu'il fissure en fissure le béton. Il n'est pas passé loin celui-là! Je profite du temps de réaction de mon adversaire pour me relever. Décidément, Joker s'entoure peut-être de gros muscles, mais pas des hommes les plus vifs d'esprit qu'il soit. Heureusement pour moi d'ailleurs... Comme prévu, il a déjà commencé à utiliser beaucoup d'énergie. Je l'entends haleter. Je me saisis une barre de métal qui était près de moi et me mets en garde. L'immense massue se lève encore une fois. Je ne cherche plus à m'éloigner comme tout à l'heure. Je sais très bien que ma hanche ne sera plus capable de me porter. Je recule simplement de quelques pas pendant que l'arme s'abaisse et profite du moment où elle touche le sol pour abattre de toutes mes forces la barre métallique sur les doigts boudinés d'Abramovici. Un craquement se fait entendre et il lâche son arme dans un cri de douleur. J'ai fracturé quelques phalanges apparemment. Je me saisis de son gourdin et l'en éloigne autant que je peux. Maintenant que nous sommes à égalité, le match va devenir un peu plus intéressant. Joker voulait du spectacle, on allait lui en servir un sur un plateau d'argent. 

Abramovici est furieux. C'est écrit sur son visage. il m'en veut. Mais même avec un seul bras, même avec des phalanges cassées, il reste plus fort que moi. Le maître qui m'a appris l'aïkido m'a dit un jour que plus mon adversaire était grand et lourd, plus il devenait facile de le maîtriser, à condition de savoir comment s'y prendre. J'ai testé cette théorie plusieurs fois, mais sur des gens d'une corpulence normale. J'espère que ça fonctionne aussi sur les clown géants et incroyablement baraqués. J'attends la première attaque de sa part pour me glisser légèrement sur le côté et saisir de son poignet, d'une main, et d'appuyer de toutes mes forces sur son coude de la deuxième. Puis, je lui tire le bras en arrière et, grâce à une torsion bien maîtrisée sur son poignet, je réussis à le mettre à genoux. Juste pur bien lui faire comprendre qui commande maintenant, j'appuie sur ses doigts brisés. Il émet un cri de douleur. Alors, j'appuie mon pied sur sa colonne vertébrale. Je lâche la pression que j'exerçais sur son bras, mais avant qu'il ne puisse tenter quoi que ce soit, je lui saute dessus à pieds joints et lui explose la tête contre le sol. Bien entendu, vu le gabarit du molosse, il n'est que sonné. Bien sonné. L'adrénaline s'est emparée de moi. J'ai une féroce envie de l'abattre! Je me retiens. N'oublions pas ce pourquoi je suis là. Joker. C'est lui que je veux impressionner. Je crains fort que je ne puisse être dans ses petits papiers si je tue sa meilleure recrue... Enfin, sa deuxième meilleure recrue. Je cherche dans son regard un signe d'approbation, de colère. N'importe quoi qui me dirait ce qu'il attend de moi à cet instant précis... Je n'y trouve rien. Alors, je le regarde droit dans les yeux, et avec un ton aussi assuré que possible, je me risque à prendre la parole.

-Je veux toujours montrer ce que je vaux. Et vous, êtes-vous sûr de vouloir aller jusqu'au bout?
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Prince Clown of Crime
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MessageSujet: Re: Pluie de cadavres [PV : Angela Jackson]   Sam 3 Juin - 16:19




Laugh and Die

Le spectacle commençait ! Dans un coin du ring, le grand et puissant Abramovici, professionnel, écraseur de crânes avec les mains, et maitre en terme d'épouvanter les sous-fifres idiots qui peuplaient le gang du Joker. En face, une petite recrue qui ne tiendrait surement pas face à Abramovici et qui serait surement du yaourt à la fin du combat. Le style du colosse est toujours aussi puissant, féroce, et bourrin. Son style ne changeait pas et il avait cette espèce d'aura russe qui le caractérisait. Les hommes du Joker s'échangeaient des histoires sur son origine, et on murmure qu'il serait le descendant d'un "géant". C'était probable quand on voyait sa carrure à lui et à son frère siamois. Ricanant de plus belle, le Joker ponctuait les attaques d'Abramovici de petits couinements amusés, de fous rires, et de ricanements de hyène. Mais malgré les coups que la recrue prenait en pleine poire, y'avait du potentiel, oui. Du potentiel et pourtant, il manquait quelque chose, quelque chose de plaisant et de drôle. Voila ce qui clochait, elle est puissante, elle avait de la force et de l'idée, mais elle n'était pas drôle, elle n'avait pas l'âme d'un clown, ni le cœur d'un comique. Et cela, le Joker l'avait parfaitement décelé. Aussi sérieuse que Batman, mais pas aussi passionnante. Ce n'était qu'une recrue après tout, de la piétaille et rien de plus. Elle servirait de sécurité si la vilaine chauve-souris pointait son vilain gros museau dans les affaires du Clown. Mais bien sur, elle ne ferait surement pas de vieux os. Les larbins et les autres crétins que le Joker employait finissaient toujours par se faire avoir bêtement, dans la plupart des cas. Le combat redoublait en intensité et la recrue, malgré le fait d'avoir reçu des coups, semblait avoir compris qu'il faille essouffler Abramovici. Celui-ci commençait à peiner, mais il en avait encore dans les muscles, pour le moment. Mais au moment-même où la recrue cogne à pieds joints sur la tronche de monsieur Abramovici, le Joker eut une petite grimace de douleur, la vache, ça devait faire super mal ce truc. Mais force est de constater que, malgré les douleurs physiques, l'épreuve avait été franchie. Le Joker frappa dans ses mains, applaudissant à tout rompre la petite recrue qui venait de montrer sa force.

- "Bravo ! Bravoooo ! Encore ! Magnifico ! Sublime ! Quelle prestance ! Quelle vivacité, je suis ébloui !"


Feignait-il ce genre d'émotions ? Ou bien était-il vraiment surpris par ce combat ? Bonne question. Les émotions et les pensées du Joker changeaient tellement au fur et à mesure que le temps avançait et personne ne pouvait prédire ce que le Joker pouvait faire dans les minutes qui suivaient. C'était le véritable pouvoir du Joker : Son imprévisibilité. S'avançant vers monsieur Abramovici, le Joker constata qu'il n'était pas sonné, enfin, pas complètement, mais il avait l'air bien groggy. Celui-ci commençait à se relever, péniblement, et doucement, prenant le temps de bien faire attention où il mettait ses pieds. La masse gisait un peu plus loin, délaissée pour le moment et le Joker détourna alors son attention vers la recrue. Applaudissant toujours le beau spectacle qui fut donné ce soir. Certes, le Joker était intrigué. Pourquoi quelqu'un d'intelligent dans ce genre venait offrir ses services à un clown psychopathe. Quelque part, le Joker avait envie de croire que c'était Batman infiltré qui venait espionné le Clown. Idée idiote hein, mais pourtant, cela pouvait être Batman, au vu du combat. Non, pas Batman, mais surement un de ses larbins qui venaient pour surveiller le prince des Clowns de la ville et avoir un contact dans le gang du Joker. Riche idée, mais hélas, le Joker n'était pas si stupide. Et pourtant, c'était un peu une idée réchauffée. Et pourtant, le Joker se méfiait. Tendant sa main, le Joker s'apprêtait à saluer la recrue d'une bonne poignée de main. Bien sur, dans le creux de sa main, se trouvait un petit appareil qui envoyait une décharge électrique à la personne qui serrait la main du Joker. Un classique ce gag-là, et pourtant, y'en a encore qui tombaient bêtement dans ce piège du Joker. Attendant que la victime se fasse avoir, le Joker avait un grand sourire, content de sa blague personnelle qui s'annonçait inéluctable.

- "Tope-là mon gars ! Bienvenue dans la famille des clowns."



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Criminel(le)
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Angela Jackson/Gormogon
MessageSujet: Re: Pluie de cadavres [PV : Angela Jackson]   Lun 5 Juin - 21:01

J'ai peine à en croire mes oreilles. Me voilà membre de la "famille des clown". Enfin, quelqu'un reconnaissait mes talents. Je suis si heureuse que j'en oublierais presque mes muscles et mes os meurtris par les diverses attaques encaissées ce soir. Et pourtant qu'est ce que ça fait mal! Peut-être est-ce que je devrais me trouver un majordome comme ce cher Bruce Wayne, histoire de panser mes blessures. Cette idée me fit sourire. Je ne suis pas une petite nature MOI. Je suis capable de tenir sous le joug et de me soigner par moi même. La chauve-souris avait commis une terrible erreur. Maintenant, je vais pouvoir assouvir ma vengeance, et avec la meilleure équipe qui soit. Il va vite comprendre qu'il vaut mieux m'avoir en tant qu'amie qu'en tant qu'ennemie.

Tout enjouée, je serre vigoureusement la mains de mon nouveau "patron". En tout cas, il pense l'être. Au moment où ma main touche la sienne, je sens d'abord des fourmis dans le bout des doigts et je me prend une décharge électrique. Pas très puissante, certes, mais qui après les coups que j'ai pris, ravive chacune des douleurs ressenties dans les dernières heures. Je lâche la main du Clown. Je titube quelques instants. Je n'ai plus vraiment conscience de ce qui se passe autour de moi, mais j'imagine très bien le Joker éclater de rire en me voyant. J'aurais dû me méfier. Que pouvais-je attendre d'autre de la part du Roi de la Blague? Un coup vieux comme le monde. Mais dans l'euphorie du moment, je ne me suis pas méfiée. On ne m'y reprendra plus. Néanmoins, lorsque je reprends mes esprits, j'éclate d'un rire sonore. Cette blague, je la connais bien. 

Lorsque j'étais petite, Tim et moi étions passionnés par Batman. Comment être passionné de la chauve-souris et pas de son ennemi juré? Tout deux sont les deux faces d'une même médaille. Nous nous étions donc rendus dans un magasin de farces et attrapes. Les accessoires que nous achetions étaient destinés à pimenter nos jeux d'enfants et la décharge électrique était indéniablement notre blague préférée. Nous l'avons faite à nos parents, nos amis, entre nous, parfois même, à des gens que nous connaissions à peine. Nous passions des heures à chercher de nouvelles victimes, si bien qu'après quelque temps, plus personne n'osait nous approcher, et encore moins nous toucher. Ce souvenir fit disparaître toute la haine et la colère que je ressentais pendant une fraction de seconde. Je fus remplie d'une vague de nostalgie et de douceur envers mon ancien compagnon de jeu. Je me souviens alors d'une saison où je croyais à la bonté humaine, où j'étais remplie d'espoirs, une période où je savais encore rire. Mais le doux souvenir ne fit qu’accroître l'amertume de sa trahison. Trêve de sensiblerie! S'il y a bien une chose que Tim m'a appris, c'est que la douceur et l'amour sont des faiblesses. Quand tu n'as rien, tu n'as rien à perdre. Et moi, je n'ai absolument rien. Ma haine deviens plus viscérale que jamais, et par la même occasion, elle me donne plus de forces, plus de détermination.

J'arrête de rire et fixe le Joker droit dans les yeux. Mon heaume l'empêche de le voir, mais je souris encore. Je pose ma main droite sur mon cœur et m'incline légèrement devant lui. En me relevant, je lui dis: "Comme il est bon de rire à nouveau."
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Pluie de cadavres [PV : Angela Jackson]

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