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 Les raviolis, c'est dégueulasse.

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Criminel(le)
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Date d'Inscription : 13/05/2017
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◊ Votre Réputation à Gotham City :: ► Honnête Restaurateur.
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Tony Zucco
MessageSujet: Les raviolis, c'est dégueulasse.   Mar 23 Mai - 23:27

Putain ça y'est, j'étais enfin chez moi. Mon lieu de travail, mon tout nouveau restaurant, enfin retapé, remis au gout du jour, et maintenant complètement sous mon emprise. Sortant un putain de cigare pour fêter ça, je regarde les cinq employés qui allaient gérer le restaurant pendant que moi j'allais encaisser. Et ouais, j'allais enculer ces types-là pendant que je les forcerais à faire des heures supplémentaires, sans complément. J'étais pas chien, non, je m'enrichirai et eux, ils allaient vivre le rêve américain. C'était des pauvres types, les beubeus moyens, pas très futés, mais gentils. Des "gentils cons", comme je les appelais. Pendant que je fumais mon cigare, je les regarde en train de s'activer pour la réouverture ce soir. L'un d'eux s'approche de moi, c'était le responsable des beubeus. C'est lui que j'avais désigne pour "gérer" la devanture du restaurant, car faut pas être con, mais le restaurant, les clients, j'en ai un peu rien à foutre. Ce lieu, il est surtout là pour les négociations et pour les transactions. Je vends des armes moi monsieur ! Je suis un fournisseur et un encaisseur. Il me parle des derniers problèmes à régler, comme si ça pouvait m'intéresser. Je le regarde et je lui écrase mon cigare sur le dos de la main, le mec s'abaisse sous la douleur assez puissante d'un simple cigare. Une bonne brûlure comme on les aime avant de lui administrer un coup de genou dans le bide. Il tombe définitivement sur le sol. Je m'incline doucement vers lui avant de lui dire d'une voix presque normale.

"Écoute fiston. Tes problèmes d'intendance, je m'en torche la raie du cul. Je m'en torche, tu piges ? Je m'en beurre la raie du cul. Je m'en beurre tellement la raie du cul que je pourrais y'installer une piste de bobsleigh. Tes conneries, tu les gères toi-même, moi je suis là pour le fric et rien d'autre. Si un client est pas content de la viande qu'il bouffe, tu penches ton cul, tu la passes au micro-ondes ou ce que tu veux et tu gères ce putain de restaurant ! D'accord ?"

Un maigre "Oui monsieur Zucco" parvient à mes sourdines. Putain on était vraiment pas servis avec des tocards pareils. Je le regarde de haut, puis les autres crétins me dévisagent. Je me rallume un cigare bien mérité avant de reprendre la conversation. Cette fois, c'était pour eux que je causais. Je regarde le mec étalé par terre qui se relève. Il comprenait maintenant la leçon. Ils devaient apprendre ce que Papa devait apprendre aux enfants pas sages.

"Bon, écoutez-moi bande de déchets. Je vous charge de la réouverture. Demain, je veux la recette du restaurant dans mon bureau. Le premier qui me nique et qui vole mon cash, il rejoindra votre copain Felipe dans la chambre froide, avec une balle dans le crâne. Vous saisissez l'allusion ? Parfait. Alors maintenant, ouste. J'ai une branlette qui m'attend dans mon bureau. Ne venez me faire chier que quand une belle et séduisante poupée siliconée pointera sa truffe dans ce rade. Comprende ?"

Un des larbins leva la main. Un gosse, même pas dix-sept ans, je crois. Et putain qu'est ce que je m'en fous de ce mec. C'était un petit con que j'avais trouvé dans une ruelle, complètement défoncé par la drogue, à la coke et à tout ce qui peut s'injecter de près ou de loin. Putain, les camés, ils feraient tout pour avoir du fric pour s'acheter leur petite consommation personnelle de la journée. Aucune fierté, aucune motivation réelle dans la vie. Il pouvait sucer dans les ruelles, j'en avais rien à foutre. C'était le genre de petite fiotte, blond, la peau sur les yeux, la drogue surement, qui devait tortiller du cul dans les allées pour avoir son fixe. Putain, en plus ça devait être un enculé, un chaud de la rondelle. Sérieux, j'espère qu'il se couperait pas et qu'il allait pas en foutre sur la bouffe des clients. J'aurais l'air malin tiens. Quelle saloperie il pourrait transmette à ceux qui entreraient ici. Le gosse me demande ce qu'on fait du cadavre. J'avais une très bonne idée sur la question.

"On manque de viande non ? Débitez-le en morceaux et faites en des raviolis. Qu'il se rende utile, même s'il est crevé. Utilisez la graisse pour la friteuse et annoncez qu'on a de la cervelle sur un écriteau. Les gens aiment bien la cervelle. C'est fin et ça a du gout."

Je me retire dans mon bureau, je me sors une bière du petit frigo incrusté dans le bureau et j'atterris doucement dans mon fauteuil. On retire le pantalon, on sort le bouquin des top-modèles en vue de Gotham City et en avant la veuve Poignet. C'est le genre de truc qui remonte toujours le moral. Avec le cigare au coin de la bouche, une bière sur le bureau bien fraiche, y'a pas à dire. Le luxe et le bonheur, ça tient à pas grand chose. Maintenant, ce qu'il faudrait, c'est un peu de fric, un peu de pognon, histoire de bien se relancer, histoire d'être bien peinard quoi. Du fric et des affaires, revenir à Gotham me redonne une espèce de nouvelle jeunesse. Putain que je suis bien là !


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