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 Creature of the habits

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MessageSujet: Creature of the habits   Sam 31 Déc - 0:40

8h45.

J'observai à travers la vitre de ma voiture les citoyens de Gotham s'éveiller et s'activer aux premières lueurs du matin. Cela faisait déjà un peu plus d'un mois que j'étais arrivée et je n'avais encore rien fait. À vrai dire, je me tâtais. J'avais seulement envie de passer des journées entières au lit à composer le numéro du room-service. Toutefois, je devais reprendre le boulot, au moins l'officiel, après tout c'était la raison de ma venue ici.

J'avais obtenu un rendez-vous auprès du plus grand sang bleu de la ville. À lui seul, Bruce Wayne alimentait au moins la moitié de la métropole en fric. Je devais cependant admettre que mes connaissances étaient limitées à son sujet. Pour une fois, je voulais simplement me pointer à un entretien et apprendre des trucs au lieu de simplement m'ennuyer ferme tandis que l'on m'expose des choses que je connais déjà.

C'est surtout que tu n'as rien trouvé sur lui de plus que ce qui semble évident.

En effet, cet homme était littéralement recouvert d'une épaisse couche de mystère et ma curiosité me poussait à chercher plus. Néanmoins, je voulais garder une certaine distance face à cet homme, mon instinct me disait que si je découvrais quoique ce soit sur lui, il trouverait le moyen de me devancer. Je me devais de rester en retrait. Avec le temps, les choses se dénoueraient d'elles-mêmes. La vérité refait toujours surface et d'après toutes statistiques, il mourrait très sûrement avant moi. Un peu de patience ne pouvait pas faire de mal.

Ce matin, il faisait froid et le ciel semblait brumeux. Un bon jour en somme. Je me souvenais, enfant, je pensais que les jours moches étaient précisément signes de chance et de réussite. Il faut dire qu'en Espagne, les jours sans soleil étaient plus que rares alors la logique en était changée. Je décidai tout à coup de continuer à pieds. Je me garai rapidement et descendis suivie de mes deux nouveaux gardes du corps.

J'appréciai particulièrement le son de mes talons claquant contre le bitume et traversai la rue d'une démarche déterminée. J'observai attentivement les différents bars et cafés peuplant cette rue.


Peut-être que c'est le genre d'homme à boire dès l'aube, non ? Ça ne m'étonnerait pas.

Je ne savais réellement pas à quoi m'attendre de cet entretien et je m'en inquiétais de plus en plus. Cela faisait bien longtemps que je n'avais plus appréhendé l'inconnu, je sentais revenir en enfance. Je devais refouler ces idées et surtout ce début de peur. Il était hors de question de me laisser submerger, pas maintenant ni jamais.

Je fis un signe de tête à l'un de mes gardes qui me devança et m'ouvrir la porte du bar que j'avais pointé plus tôt. Un homme assez vieux, peut-être la cinquantaine me contempla éberlué. Il ne devait pas avoir beaucoup de clients ou alors il était peut-être juste idiot.

Dans tout les cas, c'est mauvais signe.

Je remontai ma jupe jusqu'à mi-cuisse afin qu'elle ne me gêne pas une fois assise et me posai au comptoir face à celui que je pensais être le barman. Il me suivit du regard comme si il venait de se faire enlever par un vaisseau extraterrestre.


-Quoi ? crachai-je au bout de cinq minutes de silence dérangeant.


Il se contenta de hausser les épaules en m'indiquant d'un signe de tête le panneau « close » sur la vitrine. Comme si j'en avais quelque chose à cirer. Je sifflai entre mes dents et sortis prestement un billet de cent dollars de mon sac avant de le poser violemment sur le bois crasseux du comptoir. Il aurait pu refuser, il aurait vraiment pu mais je sus au moment exact où il croisa mon regard noir qu'il ne le ferait pas. Je n'étais pas d'humeur à essuyer un refus, je n'étais jamais d'humeur pour cela. Il me demanda d'une voix rauque et faible ce que je voulais et je lui indiquai la bouteille de whisky se trouvant sur l'étagère derrière lui.

Le silence resta pesant, je n'appréciai pas particulièrement que l'on m'observe lorsque je bois ou mange.

Ce whisky est à chier.

Je recrachai tout dans le verre et balançai celui à seulement un centimètre de la tête du pauvre homme.

-A votre place, j'ouvrirai la journée : déjà que vos alcools et le service sont lamentables, vous n'allez tout de même pas faire le difficile. Lançai-je en passant la porte.

Je choisis de ne rien apporter, je n'étais pas sa secrétaire après tout et flânai jusqu'à arriver face à l'immense tour Wayne. Elle semblait monter jusqu'aux cieux et surplomber la ville entière. Étonnamment, je me sentis tout de suite plus confiante. Ce n'était que de l'ostentatoire, je connaissais cela. J'étais le luxe et l'opulence. De mon long manteau noir à mes escarpins vernis. Je pouvais gérer cela.

9h01.

Bien. Je me fais désirer.

Je passai les portes de la tour Wayne la tête haute ne regardant personne en particulier. Plus j'avançai plus mes talons faisaient de bruits. Tout le monde se tut pendant un temps m'épiant plus ou moins subtilement. La réceptionniste m'indiqua la direction et alors que les portes de l'ascenseur se refermaient sur mon sourire satisfait, le hall repris vie.

Quelles vies misérables.

Une fois au bon étage, je m'annonçai à la secrétaire et restai debout, face à son bureau, mes deux gardes légèrement en retrait. De là où je me tenais je pouvais presque entendre la voix de celui qui, je le pensais, aller me recevoir d'une minute à l'autre.


C'était un de ces jours où je devais porter mon masque de jeune femme parfaite, pas des cicatrices et lunettes de soleil de rigueur. C'était un de ces jours où je devais cacher mon passé pour ne pas effrayer. Je détestais cela mais c'était un de ces jours où mon physique était ma carte de visite. 
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MessageSujet: Re: Creature of the habits   Sam 31 Déc - 11:31

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Tour Wayne - 9h05 am

La secrétaire, Carole Denvers, était une de ces habituées à passer énormément de temps au téléphone à discuter le bout de gras avec d'autres collègues des étages inférieurs tout en se curant les ongles ou en fumant une cigarette pendant que Bruce Wayne ne regardait pas. Oh bien sur, elle avait tout pour plaire, la beauté, les jambes qui vont avec et le sourire bright qui la rendait si jolie. Elle avait une chevelure blonde platine à en faire damner tous les saints. C'était une parfaite mise en scène dirons-nous, une bonne devanture pour Bruce Wayne, jeune milliardaire, parfaitement impeccable qui adorait s'entourer de jeunes et jolies femmes autour de lui, pour masquer ses traits les plus nobles. Bien que Wayne n'avait jamais eu de problèmes de harcèlement sexuels au travail, il se cantonnait à faire quelques compliments distingués, ou à donner son numéro de téléphone personnel pour donner le change et dissiper les doutes des femmes qui lui tournaient autour. Carole Denvers fut néanmoins stupéfaite de voir le rendez-vous de monsieur Wayne à neuf heures en retard. Elle ne tardait pas à aller signaler le manquement de ce matin alors que l'ascenseur s'ouvrit et une femme suivie de deux hommes entrèrent. Dans Gotham City, cela ressemblait parfois à des arrivées  de truands et Carole avait un sale pressentiment, mais Bruce Wayne savait ce qu'il faisait non ? Enfin, Carole avait parfaitement confiance en son patron, (et la paie était plutôt bonne aussi.) mais Bruce Wayne était connu pour ses frivolités et ses folies personnelles. C'est alors qu'elle se ravisa et eut un grand sourire pour les arrivants.

"Vous êtes le rendez-vous de 9h00 n'est-ce pas ? Je vais vous faire entrer, mais avant tout ..."


Carole appuie donc sur un bouton de son bureau. Un scanner personnel scanne l'ensemble de la pièce. Quelques améliorations du système Lucius Fox on dira. Il fallait que la vie de monsieur Wayne soit respectée et protégée, surtout depuis ce qui s'était passé avec les anciens patrons, c'est à dire Thomas Wayne et Martha Wayne. Le système ne détecte pas grand chose, excepté les armes des deux gardes. Carole eut un sourire en observant le rapport. Le scanner ne prit pas longtemps et les deux hommes étaient inévitablement les deux êtres qui pouvaient être les plus dangereux dans cet étage. Heureusement, le système de sécurité fonctionnait. La tour de Bruce Wayne était presque imprenable en cas de prise d'otages ou d'attaques isolées. Chaque recoin était protégé par un système efficace et des gardes étaient prêts à agir si besoin était. Et puis dans le cas où tout irait mal, Bruce Wayne avait toujours un plan, son patron avait toujours un plan et il savait gérer le stress, malgré ce que l'on pouvait dire dans la presse à scandales.

"Je suis désolée messieurs, mais vous resterez ici. Monsieur Wayne a une sainte horreur des armes."


Compréhensible pouvait-on dire, surtout quand on voit de près l'arme qui tue votre famille sous vos yeux. Elle fit un signe à la jeune femme de la suivre. La grande porte du bureau de monsieur Wayne s'ouvre et soudain, un grand bureau trône. Une cheminée éteinte pas loin de la porte d'entrée, avec tapis d'ours juste devant. Au dessus du bureau de Bruce Wayne, enfin, ce qui le surplombe, il y'a le tableau des parents Wayne, Thomas et Martha. Le bureau est de style classique, une baie vitrée blindée à l'épreuve des balles sépare le balcon qui donne sur Gotham au bureau. Et enfin, de nombreux objets font état de figure dans la vaste pièce qui occupe une grande partie du dernier étage. Bruce Wayne et Lucius Fox étaient là, ils terminaient de discuter d'un dernier projet de plan d'urbanisme de la ville, ainsi que des différentes associations à subventionner pour redonner de l'espoir à la ville de Gotham City. Bruce Wayne était impeccablement habillé, veste noire et chemisier gris, avec une cravate en soie très sombre. Un très bel homme proche de la quarantaine, tandis que Lucius arborait son traditionnel costume gris et à nœud papillon, comme toujours. Lucius Fox eut un léger sourire en observant la nouvelle invitée, ainsi qu'à la secrétaire Carole Denvers, tandis que Wayne ...

Je regarde patiemment Carole qui se dirige vers moi, avec notre rendez-vous. Parfait, j'en avais terminé. Un léger sourire apparait aussi sur mon visage tandis que je dis à Lucius que l'on poursuivra plus tard. Je remercie d'un geste Carole pour avoir amener le rendez-vous ici et elle repart à son travail. Avec un sourire, je tends alors ma main vers cette jeune femme aux yeux cachés par des lunettes. Premier signe distinctif, une femme qui cache ses yeux est du genre réservée et elle a quelque chose à cacher. Premier signe que les détectives remarquent quand apparaissait dans leur bureau, une belle jeune femme aux courbes sublimes et au porte-cigare excentrique. Une légère touche d'amusement vint poindre dans mon esprit tandis que je regarde les traits de la jeune femme.

"Bonjour et bienvenue à Wayne Enterprises, je suis Bruce Wayne. Et vous êtes ? Je vous en prie, installez-vous, nous allons pouvoir discuter. Café ? peut-être ?"


J'essaie d'être le plus courtois possible, et le plus exhubérant aussi. Il faut que le masque de Bruce Wayne soit impénétrable. Comment ne pas être nerveux ? C'était facile, il suffisait d'avoir quelques clichés de riches, de montrer que l'on vit dans un monde différent et le tour passe tranquillement. Bien sur, je ne m'attends pas à ce qu'elle reparte d'ici avec une très bonne image de Bruce Wayne le tombeur, le play-boy et enfin, Bruce Wayne le largueur. Je me dirige alors vers mon bureau, tranquillement, et je me repose dans le siège, tout en enlevant certains papiers, certains dossiers dans le tiroir de mon bureau. Certains projets méritent l'attention d'une autre personne en particulier. C'est alors que je regarde avec attention la jeune femme en face de moi, j'épie ses actions et je fais attention à chaque indice, chaque mouvement, chaque mimique. On ne sait jamais sur qui on peut tomber. Le diable emprunte toujours l'image de la femme pour s'insérer dans les moindres détails.

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MessageSujet: Re: Creature of the habits   Dim 1 Jan - 10:14

Je regardai sous couvert de mes lunettes la jeune secrétaire. Elle était blonde et peu joviale. Elle était ici pour son physique, c'était à peu près certain. Je pouvais déjà dire que Monsieur Wayne était un autre de ces riches pour qui toutes les femmes tombaient. Toutefois, j'avais déjà pu déduire cela de mes recherches sur internet. Aux vues du nombre incalculable de femmes avec lesquelles il s'était affiché lors d’événements caritatifs et autres. J'aurais pu le juger, après tout, cette attitude n'était en rien louable mais je ne venais pas pour m'ajouter à la longue liste de ses amantes.

Je sentis au coup d’œil peu discrets que me lancer la jeune femme qu'elle se méfiait de moi, elle se demandait sûrement ce que je faisais ici. La réponse était pourtant claire : je venais travailler. Difficile de croire que la finance pouvait être un domaine dominer par les hommes. Cependant, aussi cliché soit-il, depuis que j'avais fini mes études et d'aussi loin que je m'en souvienne, je n'avais travaillé qu'avec des hommes et vieux pour la plupart. Je mentirai si je n'avouais pas avoir à plusieurs reprises jouer de mes atouts féminins afin d'obtenir un contrat. Beaucoup parlent de prostitution mais ce n'est qu'un métier comme un autre. Avec mon mari, déjà, nous avions pour habitude d'utiliser ce genre de stratagèmes alors pourquoi s'en priver aujourd'hui ?

Si Bruce Wayne est un homme à femme, alors il va être servi.

Je remarquai un mouvement et en déduis qu'elle actionnait un système de sécurité. Après tout, je ne doutais pas un instant que cette tour soit plus sécurisée que les locaux de la NASA. J'eus un léger rictus à cette pensée, si j'avais voulu m'attaquer à lui je ne serai certainement pas allée au casse-pipe. Néanmoins, je m'étais préparée à l'éventualité de me retrouver sans gardes, c'est pourquoi lorsque la petite blonde m'annonça qu'ils devraient m'attendre ici je ne répliquai pas et la suivis jusqu'au bureau. Elle me devançait légèrement, tant et si bien que je pouvais voir ses longues jambes élancées avancer en petits pas. Ces hanches se balançaient de droite à gauche en rythme et je souris franchement comprenant de mieux en mieux son niveau de compétence.

Elle est sûrement très souple …

La porte s'ouvrit et je fus littéralement déçue. C'était assez classe et moderne, on remarquait tout de suite que le propriétaire était plus que simplement riche, mais quelque chose me dérangeait. Cela n'avait rien à voir avec ce que j'avais pu imaginer. Il semblait régner une atmosphère étrange et je n'avais pas moyen de mettre un mot dessus. Cependant, je me sentis bien aussitôt que j'eus passé la porte. Deux hommes discutaient côte à côte. Le premier que je vis fut un homme en costume et nœud de papillon, je l'avais vu sur internet : Lucius Fox.

On dirait qu'il aime bien Barbie lui aussi !

Le second par contre, je le reconnus à l'instant où mes yeux se posaient sur son visage souriant tandis que les deux autres quittaient la salle. Bien que plus âgé que moi, je n'eus aucun mal à comprendre pourquoi autant de femmes étaient folles de lui. Il était plus que bien conservé et séducteur jusqu'au bout des ongles. Il avait ces mimiques de milliardaire qui se respecte que je connaissais aujourd'hui par cœur. Je pouvais dire que c'était sur-fait et forcé mais je ne pouvais pas lui enlever qu'il était très bon comédien.

Nous serons deux à jouer un rôle comme cela.

Il me tendit une main que je pris pas, en guise de salutation et je m'assis face à lui en ôtant mes gants blancs et mes lunettes. Je ne voyais plus que d'un œil, manque que j'avais appris combler en aiguisant mes autres sens, je pus ainsi entendre la pointe de nervosité dans sa voix bien que très faible et imperceptible aux oreilles de n'importe qui d'autre. J'eus un rictus narquois en vrillant mon regard dans le sien.


-Merci de me recevoir Monsieur Wayne. Je suis Ada Burnett, économiste et directrice financière de la Swiss National Bank. Du moins je travaillais pour eux. Aujourd'hui, je suis plus … à mon compte si l'on veut. Annonçai-je sans plus de cérémonie.

Il fallait entrer dans le vif du sujet avant que lui-même ne dérive en eaux troubles.

-Je suis à Gotham en association avec la mairie afin de remettre la ville sur plan plus compétitif. Il est vrai que vous faites parti des entreprises qui alimentent la ville toutefois, d'après ce que j'ai pu voir dans les dossiers de la SNB, la ville croule sous les dettes. Ainsi, le schéma économique en cours n'est pas viable et sur le long terme, il vous sera – à vous comme aux autres – presque obligatoire de délocaliser. Récitai-je d'une traite.


À la fin de ma tirade, j'arborai un grand sourire professionnel. Celui-là même que j'avais perfectionné au fil des ans. 
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MessageSujet: Re: Creature of the habits   Lun 2 Jan - 11:32

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Ainsi elle entrait dans le sujet. Le nom Ada Burnett ne me disait rien mais je ferai quelques recherches, ce n'était pas la peine de travailler avec quelqu'un, surtout si c'était pour apprendre que la personne était une Roland Daggett ou un Ferris Boyle en puissance. Puisque nous en sommes là, il me fallait écouter ce qu'elle avait à dire, et n'étant pas trop investi dans le domaine de la finance, j'aurais aimé que Lucius Fox soit là, et qu'il reste, mais nous avions beaucoup de nouvelles technologies à satisfaire et ce bon vieux Lucius savait ce qu'il devait faire pour le Batman sous peu. Quelque chose me dérange dans sa façon de parler, mais je n'arrive pas à mettre le point dessus, c'était comme si c'était une écolière qui me récitait sa leçon, trop facilement d'ailleurs. Elle connaissait bien sa poésie ... Méfiance, ça flaire l'arnaque. Mais il n'empêche qu'elle avait raison, la situation de la ville n'était clairement pas viable et le maire actuel ne faisait rien pour arranger les choses. Je n'oubliais d'ailleurs pas que Hady faisait partie des ordures qui ont sali la mémoire de mes parents durant l'attaque du Gant Noir sur le Manoir Wayne. Il ne me fallait pas l'oublier.

"Mademoiselle."


Dis-je d'une voix douce et amicale, m'efforçant de rester courtois et professionnel, contrairement à mon alter-égo. Je n'aimais clairement pas les gens qui travaillaient pour la mairie, surtout si elle est dirigée par quelqu'un qui s'efforce de me virer du Manoir Wayne et d'effacer le nom de ma famille s'il le pouvait. Il avait même été tenté de se servir d'histoires monstrueuses concernant ma mère, la salissant sur les affaires de Willowwood et en l'insultant de "folle" hystérique et dangereuse. Cela, je ne le permettrais jamais et Hady paiera très cher son alliance au Gant Noir, et Batman y veillerait.

"Si vous travaillez avec le service de la mairie de Gotham City, je n'ai rien à vous offrir et je ne tiens nullement à faire partie de votre idée première. Vous comprendrez aisément qu'après les tentatives du maire Hady pour détruire ma famille, je ne suis pas disposé à l'aider de façon directe ou indirecte. J'espère que vous me suivez."


Hady, Hady, Hady ... Il fallait que je trouve le moyen de le dégager de manière propre et nette. Peut-être qu'en me présentant aux prochaines élections peut-être ? Ce serait le moyen de tenir bon le cap et de diriger la ville pour qu'elle puisse enfin se sortir de son marasme problématique. Revenons maintenant à nos moutons et faisons en sorte pour que cette jeune femme ait une réponse directe mais sans la brusquer. Après tout, elle n'y était pour rien. Je me lève de mon bureau et je me dirige vers la baie vitrée, le soleil éclaire pâlement le bureau de ses rayons refroidis par l'hiver. Je me place de dos face à la jeune femme toujours assise et je regarde Gotham City ... Je la connaissais parfaitement, chaque ruelle, chaque quartier, chaque lieu, rien n'échappait à ma vigilance et même si j'étais affaibli encore, au fond de moi-même, je n'oublie rien, et je continue de me relever, à chaque fois, encore et encore.

"Oui, Gotham est endettée, mais je ne vois pas en quoi la délocalisation aidera à la sauvegarde des Gothamites. Si je délocalise, des emplois seront détruits et la pauvreté s'accentuera et cela, je m'y refuse. Gotham est ma ville."

Et dans les deux sens, on pouvait très bien le dire. Bruce Wayne était le maitre de la ville, non seulement en tant que Batman, mais aussi parce que le nom de Wayne pesait très très lourd, malgré les derniers scandales en bonne et due forme. Le nom Wayne avait encore des relations, de très lourdes relations, et l'on ne peut pas se priver de faire affaire avec un Wayne. Mais cette jeune femme, si elle se met à son compte et si elle travaille avec la mairie ... Méfiance. Je n'avais pas envie d'une nouvelle Jézébel Jet à mes côtés, j'avais déjà eu des soucis avec les femmes qui m'entouraient et à chaque fois, cela se termine toujours très mal. Je ne devais pas être fait pour les relations. Les seules que je regrette à ce jour, ce sont bien Andréa Beaumont, premier amour de jeunesse, et Talia, malgré le fait qu'elle soit toujours en train de changer de bord, son père, ou le mien. Je me retourne et je fixe la jeune femme toujours assise.

"Gotham City a besoin d'espoir. Pas de chiffres froids, de calculs et de statistiques prévisionnelles."



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MessageSujet: Re: Creature of the habits   Lun 2 Jan - 22:00

Cet homme puait la méfiance à des kilomètres à la ronde. Je ne pouvais pas lui en vouloir, j'avais l'habitude de la méfiance et sûrement, celle-ci ne s'en irait jamais mais cela m'était bien égal. Dans une relation professionnel, on ne recherche pas la sympathie. Toutefois, je savais de quoi il parlait. Le maire Hady – et pourtant, j'en avais vu pas mal des ordures – était tout ce qu'il y avait de plus détestable même par moi et je me doutais bien qu'il n'avait rien de fiable. Si je voulais agir vraiment, cet homme devait disparaître ou au moins avoir une importance amoindrie au sein de la scène politique.

Je soufflai brusquement et regardai fixement le mur face à moi.

-Je ne connais pas Monsieur Hady mais mon instinct me dit qu'il n'est pas digne de confiance. Je trouve qu'il a un peu trop tendance à oublier qu'il a été élu, oui, mais pas à vie. Déclarai-je dans un souffle.

Il se tenait maintenant dos à moi, contemplant de haut la ville. Il disait que c'était sa ville, pourquoi pas ? Après tout, cela m'était égal. Cependant, là, je faisais réellement mon travail non pas comme une façade mais parce que j'en avais besoin. Une ville en effervescence économique était plus que dans mon intérêt et je devais le convaincre de cela mais quelque chose me laissait penser que ça ne serai pas une mince affaire.

-Écoutez, ne prenez pas mal mes remarques, je sens bien que vous n'êtes pas un homme de finance mais vous devez tout de même regarder la réalité en face. Je ne parle pas de délocalisation comme quelque chose de bénéfique mais comme une nécessité. Sur le long terme, vous finirez par produire à perte et peut-être que d'ici-là, vous ne serez même plus aux commandes de cette entreprise. Les retombées seraient alors catastrophiques pour la ville ! M'exclamai-je un peu trop vivement.

Il me parlait d'espoir comme si je ne connaissais pas cela. J'en savais bien plus sur l'espoir qu'il n'en saurait jamais. Mon espoir était né de rien, le sien, il le tenait de ses envies de vengeance. J'avais très bien senti les accents de rancœur dans sa voix lorsqu'il parlait de Hady. J'avais lu toutes les coupures de presse concernant ses parents, souillés, traînés dans la fange et l'infamie. Il n'avait pas sombrer dans la folie avec tout cela ou peut-être bien que si. Il n'avait toujours pas lâché prise. C'était insensé. Aucun doute, cet homme était une bombe à retardement. Il éclaterait tôt ou tard, en espérant qu'il ne finisse pas dans un caniveau d'ici-là.

Si triste …

Je savais quoi faire pour qu'il m'écoute. Je devais me livrer, un peu. Laisser entrevoir un soupçon de lumière sous ma carapace d'affaire. Je ne jouais cette carte que très rarement, celle de la femme pleine d'espoir et aujourd'hui épanouie. Mes gens ne pourraient jamais comprendre à quel point c'était vrai, à quel point je me sentais bien. Maintenant.

Je me levai délicatement de ma chaise en laissant échapper un léger rire nerveux. Je n'étais pas nerveuse mais je ne pouvais jamais m'empêcher de rire lorsque j'étais dans ce genre de situation. Je m'avançai jusqu'à ses côtés et observai distraitement la vue.

Magistrale …

-J'imagine que vous allez faire des recherches sur moi à l'instant où j'aurai passer la porte. À vrai dire, je m'étonne encore que vous ne l'ayez pas déjà fait. Raillai-je sans vraiment y penser.

Moi, à sa place, je l'aurai fait.

-La presse peut se montrer très dure parfois. À Gotham comme ailleurs. J'ai lu quelques articles concernant vos parents. Ils n'ont pas été tendre. Annonçai-je pensive.

Les médias … de vieux amis !

-J'étais mariée, cela semble être il y a une éternité. Il est mort. Un soir, il venait tout juste de rentrer à la maison après une trop longue absence, c'était son père qui m'avait annoncé son retour, je suis partie en courant jusqu'à sa voiture garée dans l'allée, j'étais à seulement deux mètres. Il ne me restait plus que deux mètres et je le retrouvais. Vous imaginez ? Deux mètres ! C'est tellement injuste ! Son père m'a retenue tandis que je regardai sa voiture partir en miettes. Je l'ai observé brûler pendant des heures j'avais l'impression, sans jamais m'en rendre vraiment compte. Il est mort et ce n'était le pire. Ris-je jaune.


Non, ça n'avait pas été le pire. La première fois, là ça avait été le pire. Il n'était peut-être pas mort physiquement mais il avait procédé à son suicide social. Sans même penser à moi ! Il m'avait abandonné, lâchement.


-Il était mort et il me laissait porter le blâme tandis que je ne savais rien de ses mensonges. Pendant tout ce temps, il travaillait pour la mafia italienne et il ne m'avait rien dit. Il m'a simplement abandonné et j'ai dû affronter tout ces gens qui me haïssaient pour des choses que je n'avais pas faites. Les journalistes campaient devant ma porte et mes fenêtres tels un cortège de villageois munis de pics enflammés. Plus personne ne voulait m'employer, j'ai été forcée de me mettre à mon compte au début. Mais, je me suis réveillée de mon agonie, j'ai eu de l'espoir je me suis relevée. Depuis, j'ai travaillé pour les plus grandes banques existantes et je me suis mise à mon compte de manière définitive pour que plus jamais personne ne s'avise de me jeter comme ils l'ont fait. Déclarai-je avec fierté. 
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MessageSujet: Re: Creature of the habits   Mar 3 Jan - 18:59

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Les paroles les plus dures sont celles qui touchent votre coeur n'est-ce pas ? Le Maire Hady en avait fait des saloperies et pour cela, il paierait chèrement les insultes faites à la famille. Mais quelque part, il avait ouvert une boite de mystères que je me devais de résoudre à tout prix. Gotham City a toujours été mon lieu de naissance et une ville dont je connaissais chaque recoin, chaque lieu, chaque parcelle de quartier, et pourtant. Pourtant quelque chose m'échappait, quelque chose que je n'arrivais pas à saisir. Quelque chose qui hantait mes rues et qui semblait me poursuivre comme une ombre affamée par ce que j'incarnais. Que cela pouvait-il être ? Un écho ? La folie qui me guettait et qui s'apprêtait à me dévorer tout entier ? Finirais-je dans une camisole de force à Arkham ? Peut-être. Mais quelque chose était sur le point de poindre, et je n'aimais clairement pas cette sensation qui me guettait, comme un danger immédiat. Ne changeant pas de ton, je continue de fixer Gotham qui découvre une nouvelle journée de lutte pour sa sauvegarde, une sauvegarde pour le bien, pour continuer à espérer dans un monde aussi cruel que désespérant.

"Monsieur Hady a un passé trouble avec Carmine Falcone et Leo Calabrese. Je n'ai rien à tirer de gens qui glânent autour de cet homme. Mais je suis un homme ouvert à la discussion."


Elle parle de son passé et tout me rentre dans le crâne. Chaque détail, chaque possibilité, je réfléchis et je patiente jusqu'à ce qu'elle termine. Son histoire est tragique, et me rappelait un peu celle d'Helena Bertinelli qui avait vécue à peu de choses près ceci. Sauf qu'Helena ne s'était jamais vraiment élevée de sa condition et qu'elle acceptait de vivre avec du sang sur les mains, contrairement aux idées que je défendais. Et c'était bien cela qui faisait de nous deux des êtres totalement indisposés à travailler ensemble. Oui, je ferais des recherches sur elle. Car je me méfie des gens, je m'en suis toujours méfié, et peut-être qu'elle pense que je ne trouverais rien, mais Batman trouvera forcément quelque chose pour voir ce qu'il y'a sous l'eau qui dort. Les femmes aiment prendre des postures tragiques afin de se faire mieux valoir en société ou pour inspirer la confiance. Je n'avais rien à perdre en écoutant ses histoires, non, mais je me méfiais énormément d'elle, sans rien laisser paraitre. Je détourne mon visage pour la regarder droit dans les yeux, dans cet œil qui me fixe. Elle portait des stigmates de son passé, chacun d'entre nous en avaient, mais parfois, ce n'était pas physique. Pour la consoler du peu qu'elle avait bien voulu me dire, ou qu'elle avait surement inventé peut-être, je dis quelques mots, histoire de compatir à la situation qui se tenait maintenant.

"Nous avons tous des passés difficiles, ce qui nous rend meilleur pour l'avenir."


Puis, je me décide à bouger et à revenir à mon bureau. J'appuie sur l'interphone qui me relie directement au bureau de Lucius Fox, mon conseiller personnel et véritable maitre d’œuvre de l'industrie Wayne, celui qui pense pour réfléchir et assurer une entreprise au mieux de sa forme. Quelques minutes après, un passage secret de derrière un mur s'ouvre et Fox apparait, sortant d'un petit ascenseur privé. L'ascenseur est relié aux sections personnelles de Wayne Enterprises, toute la meilleure technologie pour des lendemains qui chantent, dirons-nous devant les gens qui ne sont pas habitués au secret. Mais c'était essentiellement là où les réserves d'armement de Batman étaient stockées et attendaient d'être étudiées sous de meilleurs auspices. Comme à son habitude, Fox sourit et se place à mes côtés, son petit sourire dévoile ses dents très blanches et sa moustache lui donne une bonhommie digne du meilleur des grands-pères.

"Mademoiselle Burnett a une offre très intéressante à nous soumettre, qui permettrait d'investir dans la ville. Je propose que nous l'écoutions à deux."


Fox s'inclina légèrement et attendit, tout comme moi, les explications de la jeune femme pour améliorer la vie des Gothamites. Après tout, autant s'entourer d'un expert comme Fox, je ne compte pas laisser ma société faire faillite pour un rien.

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Creature of the habits

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