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 Judgement Day FEAT Blackfire

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MessageSujet: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptySam 26 Oct - 15:38



Judgement Day
Feat Deacon Joseph Blackfire



Gotham avait quelque chose de particulier. Elle avait le pouvoir de lui rappeler que la Cour avait toujours eu une emprise sur elle, et que dans un sens elle l’aura toujours. L’architecture gothique était un témoignage de cet état de fait, de ces serres qui s’incrustent dans chaque branche de l’arbre pourri qu’était la ville, des nombreux nids qui jonchaient l’obscurité et des milliers d’yeux dans les ténèbres observant la misère d’en bas. Observant les rats à cueillir et dévorer dans le nid. Pour le commun mortel, c’était faux. Comment une cabale si restreinte pouvait avoir un tel pouvoir ? En observant les signes. Elle les voyait. Elle voyait comment une gargouille était plus unique qu’une autre, elle voyait comment un carrefour était plus lourd de sens qu’un autre, elle voyait comment chaque quartiers avait été conçu pour accueillir des idées obscures distinctes. Comme les Narrows.

Le quartier de la misère, il le fut en tout temps mais sous différents visages. La misère ouvrière. La misère pestifère. La misère économique. Toujours le même visage, jamais le même masque. Mais elle avait un projet pour ce quartier, un projet que le nouveau maire ne pourrait pas lui refuser. Il y avait tellement de bâtiments insalubres qu’elle pourrait rénover, les faisant renaître de leur cendre et ramenant le quartier vers une nouvelle petite gloire que s’en était comme… Comme une invitation. Elle voulait racheter une bonne partie des bâtiments pour en changer les fonctions, elle voulait mettre des cliniques, elle voulait mettre des usines, elle voulait mettre tant de choses que s’en était presque vertigineux. Juste pour retirer, griffes par griffes, les serres de la Cour sur ce lieux. C’était égoïste, elle le savait. C’était aussi un projet qui ferait du bien à Gotham.

Elle ne voulait pas faire comme Batman, se déguiser en Bruce Wayne le jour pour vivre la nuit. Elle voulait vivre le jour en tant qu’Amelia pour se déguiser la nuit en The Owl. Elle ne voulait pas se cacher derrière un masque qu’on avait désiré lui imposait, elle voulait que ce masque soit un simple outil à son projet qu’elle savait éternel, celui de détruire la Cour pour que Gotham sorte enfin de ses ténèbres. Mais elle savait que la sortir des ténèbres était futile. Elle ne pourrait que les rendre plus vivable. Elle ne faisait pas vraiment la charité, elle ne donnait pas son argent à des associations quelconque et encore moins depuis qu’elle avait récupéré sa fortune ainsi que la GothCorp. Elle voulait du concret, elle voulait mettre la main à la pâte, elle voulait être sûre que rien ne soit détourné ni que la Cour ait son mot à dire dessus. Bruce Wayne avait voulu rénover les quartiers historiques, il avait échoué parce qu’il s’embourbait en tant que Batman. Elle n’avait pas le projet de s’embourber.

Elle n’en n’avait tellement pas le projet qu’elle n’avait aucune crainte à sortir de nuit dans le quartier avec un carnet et un crayon pour faire du repérage. Pour voir quel bâtiment serait intéressant à racheter, en quoi le rénover, qu’est-ce qui serait le plus adapté à cette partie du quartier par rapport au reste des bâtiments qu’elle avait déjà repéré et par rapport au reste du Tricorner Yard. À faire de vagues croquis, des petites annotations, une estimation de temps et le coût total de l’opération, vérifier que le budget serait respecté. Elle avait déjà fait entamer la destruction de la vieille chapelle Saint-Victoria pour en faire un dispensaire à East End, elle se doutait que d’autres dispensaires seraient vitaux mais elle ne souhaitait pas qu’il n’y ait que ça. Elle souhaitait ramener Gotham à un niveau de vie stable en créant plus d’emplois et en donnant des logements abordables.

Elle s’était engagée dans un projet très long, détruire Gotham pour la reconstruire. Dans un sens peu littéral. Plus dans un sens rénovateur, avec des changements et des remises aux normes. Mais elle avait appris une chose au cour de sa vie, une chose à laquelle toute son éducation l’avait mené. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Et c’est pour ça qu’elle n’avait pas peur de sortir de nuit dans un quartier pourri, ignorant le froid mordant de l’hiver contre sa peau, ignorant les regards froid à son encontre et ignorant la possibilité qu’on puisse chercher à la racketter ou à l’agresser. Elle avait un corps inhumain certes, mais c’était son esprit et sa détermination qui faisait qu’elle ignorait chacun de ces éléments alors qu’elle s’approchait d’un nouveau squat. Il y avait du monde, des paroles résonnaient dans toute la bâtisse et des feux de fortunes brûlaient, jetant une ombre massive contre le bâtiment.

Elle n’écoutait pas vraiment. Elle se contentait de faire son affaire habituelle, croquis, annotations, emplacement du lieu. Elle n’était pas mieux habillée qu’un autre mais elle dénotait clairement par sa son manteau noir et son jean noir propre, de même que ses chaussures peu usées. Son visage pâle et juvénile, donnant l’illusion d’une adolescente de quatorze ans, continuait de la dénoter du reste de cette foule rassemblée autour d’un prédicateur. Peut-être que si elle était plus attentive aux paroles, elle comprendrait que ses yeux d’argents typiques des Underwood allaient la mettre dans une situation inconfortable dans quelques instants.

Peut-être.



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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptySam 26 Oct - 16:26

Gotham l'impie, Gotham la monstrueuse, Gotham la tentaculaire. C'était par un grand nombre de synonymes que l'on pouvait qualifier cette ville de dangereuse, engendrant dans son ventre fécond, nombre de monstres dangereux qui sévissaient dans la ville dans la plus calme des impunités. Que dire de ces monstres, et avec à leur tête, Batman, de ce qui allait en résulter pour la suite ? La ville sombrait, et de manière inexorable, personne ne pouvait la relever sans consentir à des sacrifices de plus en plus monstrueux. C'était dans un squat des Narrows qu'avait commencé le rassemblement. Petit à petit, les laissés pour compte, les sacrifiés, les brisés, les gens les plus simples et les plus pauvres venaient à lui, dans ce hall de bâtiment qui avait connu jadis, une vie plus agréable. Les gens entraient dans cet immeuble, doucement, mais sûrement, et ils se dirigeaient tous d'un pas hâtif vers l'ancienne salle à manger où un petit comité se réunissait. Ils n'étaient pas plus d'une vingtaine, et c'est à la lueur de quelques bougies que les gens attendaient, qu'ils espéraient. Bien sûr, dans les yeux de ces gens, ils attendaient quelque chose, qu'on les rassure, que quelqu'un soit là pour dire tout haut ce que les gens pensent tout bas. La société a transformé ces gens en moutons, persuadés que la société les protègent, persuadés qu'ils peuvent continuer d'avoir foi en ce système qui les écrasent, qui détruit. Et c'est là que le berger revient, pour guider les agneaux vers de meilleurs horizons. Une vieille femme sortit alors de l'ancienne cuisine. Ce n'était pas Leslie Thompkins, habituée à être la sainte des bas-fonds de Gotham, juste une perdue de plus qui annonçait l'arrivée du prophète. Depuis quelques temps, on murmurait dans la fange de Gotham, le nom d'un homme qui semblait être là pour les plus nécessiteux, d'un homme qui donne de son corps, qui donne à manger à ceux qui ont faim et soif de justice à ceux qui en ont besoin. Cet homme se nomme Blackfire. L'homme, d'aspect squelettique, pénétra dans la pièce avec la vigueur d'un jeune homme déterminé, même si ses yeux en avaient vu suffisamment. Il avait vu les âges noirs, les déceptions, les guerres, et rien ne changeait jamais. Rien du tout, dans toute l'Histoire de l'Humanité, tout était un cycle éternel de violences, de profits et de haines. Serrant un collier de perles religieux dans les mains, l'homme s'avançait doucement et à la lueur des bougies, il commençait à parler d'une voix douce et calme.

"Enfants de Gotham. Vous souffrez. Vous souffrez tellement de ce que ces gens font de vous. Oubliés de Gotham l'impie, vous essayez de survivre face à des événements qui vous ont jeté dans les ténèbres. Laissés pour compte de la ville noire, vous désirez ardemment revenir dans la lueur du soleil, dans la lumière. Perdus de Gotham, vous cherchez le berger qui vous ramènera au bercail ... Brisés de Gotham ... Vous cherchez la justice dans la vengeance ..."

Les yeux de l'homme se relevèrent, doucement, une espèce de sagesse empreinte venait de planer dans la pièce. Tous ceux qui étaient présents l'écoutaient attentivement. Ils commençaient doucement à être touchés par la présence divine de l'homme qu'était Joseph Blackfire. Un homme de foi qui avait vu le monde changer, et pas vraiment dans la meilleure des directions. Ce n'était pas la première petite réunion qu'il faisait dans les Narrows, non. Il commençait doucement à se faire connaitre, et ce n'était pas pour être un criminel non. Il se voulait être l'écho de ceux qui ne peuvent hélas, pas se faire entendre. Quand les policiers ne fracassent pas les manifestants, quand le pouvoir politique ne peut plus vous écouter, il est temps de mettre un frein à toute cette folie qui sévissait. L'homme devenait un loup pour lui-même. D'une voix douce et calme, Blackfire reprit d'une voix claire et empreinte de calme.

"Vous cherchez des réponses, je n'en ai aucune à vous donner. Si ce n'est qu'un peu d'espoir. Je ne suis pas un homme d'action, à l'instar de notre maire super-star ou de notre flamboyant procureur. Je ne suis pas non plus une de ces ordures issues des grandes familles, comme les Eliot, les Kane, les Arkham ou encore les Underwood qui flamboient dans leurs beaux habits, se pavanent avec leur argent et qui nous font de très beaux discours. Je ne les envie pas ! Ce sont des consanguins, des monstres de foire, des ordures qui ont brisé le peuple, qui ont donné l'illusion de l'échelle sociale aux ouvriers durant la période industrielle de la ville. Ils ont nargué ses habitants, et encore aujourd'hui, ils triomphent, en témoigne cette maudite tour Wayne qui ose se dresser dans le ciel de cette ville ! Je ne suis qu'un homme, sans rien, et sans but certain dans cette ville."

L'homme se posa alors dans un vieux fauteuil mité qu'on lui avait laissé, pour qu'il puisse garder son énergie. Du moins, pour montrer qu'il était assez âgé et qu'il garde son assurance, tout en délivrant son message.

"Ce ne sont que des pions d'un système qui se régénère en permanence. Nous ne devrions pas les blâmer pour leur droit de naissance, mais pour leur indifférence et leur mépris. Avec leur argent, ils pourraient très bien vous sauver, vous redonner une seconde chance, et que font-ils ? Ils vous asservissent ... Ils vous mettent plus bas que terre. Ils vous anéantissent car ils n'en ont jamais assez. Quand les banques ne vous prennent plus d'argent car vous ne pouvez plus payer, ou que vous êtes en faillite personnelle, ils sont là, prêts à vous jeter, et à se moquer sans cesse de nous. Mais nous pouvons les mettre à terre."

L'assemblée reste médusée, attendant son verdict final. Quand un ancien parle, on l'écoute attentivement, et Blackfire avait tapé là où ça faisait mal. L'argent, la société, tout cela était le reflet des vies passées de ces gens qui l'écoutaient. Enlevez l'argent et que reste-t'il ? L'anarchie. Pure et dure, mais Joseph Blackfire ne voulait pas l'anarchie, il voulait le salut de Gotham City. Il se releva et commençait à nouveau de parler.

"Le prophète Esaïe a dit ceci ... Dites à ceux qui ont le cœur troublé, prenez courage, ne craignez point. Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu. Il viendra lui-même, et vous sauvera. Ce qui signifie qu'en agissant, quand on montre les crocs, notre salut viendra de par notre capacité à croire en ce qui est bon et juste. Dieu punira ces gens et les placera en Enfer, le châtiment pour ces monstres cupides qui vous ont volés, dépossédés, et brisés vos vies. Priez mes amis, priez ... D'abord le calme dans vos âmes, et après, nous pourrons enfin discuter de la vengeance qu'ils méritent ... Et après ... Je vous parlerai du Batman ..."
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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptySam 26 Oct - 18:30



Judgement Day
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Elle avait arrêté son croquis. Elle avait arrêté de faire comme si cette foule ne signifiait rien de plus qu’une marée basse de folie. Elle avait arrêté de rester dans son projet quand un nom qui lui donnait un goût amer en bouche se fit entendre. Underwood. Le nom de cette famille toxique qui continuait de hanter sa vie, de hanter ses papiers d’identités, de hanter sa demeure et de hanter son esprit. Son nom. Son nom qui lui rappelait qu’elle partageait leur sang, qu’elle avait même un sang plus pur selon leur standard, qu’elle était une sorte de copie conforme d’Augustus lui-même. Qu’elle lui ressemblait en tout point. Peut-être. Si elle avait été un garçon, elle lui aurait ressemblé comme deux gouttes d’eau, à la différence près que son ancêtre avait des cicatrices sur le visage. La sienne était le Y d’une autopsie sur le torse.

Elle rangea son carnet et mit sa capuche, cachant légèrement son visage alors qu’elle s’avançait discrètement dans le cœur de la foule. Elle était petite, si petite que le monde autour d’elle l’engloutissait et qu’il semblait prêt à la dévorer. Ça lui convenait. Elle appréciait la sensation que personne ne la connaissait et que personne ne la reconnaissait. Elle appréciait la sensation de n’être qu’une autre âme perdue de Gotham, une âme simple qui n’avait rien de pourri dans ses veines. Ce n’était qu’une sensation, car chaque jour le sang qui parcourait son corps pulsait d’un venin toxique, un venin qui pouvait tuer en restant à sa simple portée pour une période trop longue. Ce sang qui trouvait une résonance dans les paroles du prédicateur. Oui. Il disait vrai. Les vieilles familles avaient toujours écrasées Gotham, elles l’avaient toujours asservie dans sa main avec une violence inimaginable.

La violence n’était pas que physique, elle était aussi symbolique. De plus grandes maisons, de plus grands immeubles, de plus beaux vêtements, de plus beaux phrasés… Et les Underwood, n’étant exempt de rien, avait juste eu la décence de s’isoler sur un petit îlot non loin de Gotham pour ne pas avoir à s’étaler comme le reste des familles fondatrices. Pour ne pas se mélanger à elles non plus. Juste des visions fugaces, juste des contrats sans amitié, juste une politique de rester dans son coin et d’attendre qu’ils terminent de s’entre-déchirer pour venir tout récolter après. Egalement trop occupés à s’occuper d’autres choses, à s’occuper des sciences et du patronage de ces dernières, à chercher des médecins à mettre sous leurs houlettes pour lutter contre les maladies qui frappaient Gotham, chercher des herboristes qui pouvaient aider les précédents, petit à petit créer un empire médical que les autres ne pouvaient que jalouser. Jusqu’à GothCorp. Mais la mort de Boyle et les OPA agressives avaient permis aux Underwood de garder ce précieux monopole dont ils étaient si fières.

Leur fierté était également celle de leur particularité génétique, cette immunité aux toxines. Cet homme de foi trouvait que les familles fondatrices étaient toutes consanguines entre elles ? Au moins elles avaient un brassage génétique. Au moins elles ne pratiquaient pas l’inceste organisé dans le seul but de conserver une particularité génétique. Au moins ils avaient un minimum de sang neuf et ils n’avaient pas un délire eugéniste qui divisaient les branches de la famille en fonction de quel enfant d’Augustus tu descendais. Au moins ils n’abandonnaient pas les enfants qu’ils disaient ratés à une cabale dégénérée qui en faisait des bêtes de foires. Elle serra le poing en y repensant, en repensant à l’état actuel de Steven et en repensant à cette nuit où il criait son nom dans la terreur. En se souvenant de ce lendemain matin où ils n’avaient jamais existé de leur vie, parce qu’il n’aurait jamais dû exister selon cette vieille famille pervertie.

Et elle se trouvait dans une salle immense, et elle en entendait toujours plus. Elle entendait des prières sourdes elle entendait une nouvelle fois ce sermon, ce sermon de vengeance, ce sermon sur combien tout était arraché par des familles anciennes. Et elle le voyait, ce vieille homme squelettique. Elle le voyait, cet homme de foi qui voulait dégager une aura de sainteté, qui voulait être un berger vers la lumière. Mais elle ne voyait rien de tel. Elle voyait autre chose. Elle voyait un homme qui attisait quelque chose dans un but, elle voyait un homme qui souhaitait amener une ère de violence, un homme qui souhaitait son ère de violence glorieuse. Et elle voyait autre chose. Elle avait l’impression de le connaître. Elle avait l’impression de l’avoir déjà vu, que ce visage était déjà gravé quelque part dans sa mémoire. Quelque part dans son code génétique, quelqu’un avait déjà vu cet homme mais elle ne pourrait dire qui ni quand. Une seule voix désincarnée résonnait dans son cerveau alors qu’elle commençait à voir des ténèbres familières qui rampaient dans l’ombre de l’homme.

« Votre dieu sombre, Barbatos, ne peut être de nature divine ou spirituelle. Et je vais vous le prouver. Je vais y dédier ma vie, ma lignée et ma dévotion à la science. Je trouverais qu’elle est sa nature profonde, je trouverais quels sont ses projets et je trouverais si d’autres comme lui existent. Et j’enterrerais vos croyances illogique une fois fait. Que ce soit dans cette vie, ou par le sang qui coulera dans les veines de mes descendants. »

Mais ce n’était qu’une voix passée sans importance. Elle allait écouter ce qu’il avait à dire du Batman...



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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptyMer 30 Oct - 16:48

La lueur des bougies était enivrante, comme de petits faisceaux de lumières perdus dans les ténèbres. On aurait très bien penser que cela était le reflet de l'espoir qui tente de subsister dans les ténèbres abjectes de cette ville. Pour le prêtre qui officiait ce soir, la question ne se posait pas, il avait été l'un de ceux qui avaient lancé la malédiction sur Gotham City, il en paierait le prix divin. Mais il n'avait pas à payer pour les orgueils et les égos de ces monstres qui se terrent dans les sombres abysses de cette ville. D'une voix calme et douce, il joignit ses mains, comme pour se préparer à une prière. Mais ce n'était pas une prière qu'il allait lancer. Ce ne serait pas une supplique pour un Dieu qui ne répond pas aux appels de ses fidèles, non. C'était autre chose qu'il allait faire, il allait leur parler de l'être le plus dangereux, de celui qui était responsable de toute cette folie. Il allait leur parler du Batman. Comme il avait promis. Un léger rictus s'illumina sur le visage du vieil homme. Il en avait vu passé des "héros", auréolés de leurs gloires et de leurs puissances. Mais chaque héros est un monstre qui a forgé sa légende sur le mensonge, et le Batman n'avait pas échappé à la règle.

"Batman ... Le grand Batman. Le saint Batman. Le diable sous l'apparence de l'ange, le serpent tentateur qui a offert une pomme empoisonné qui dévore l'âme de cette ville ..."

Un sourire perla sur son visage, la pensée de cet homme le faisait rire. Après tout, il n'était qu'un homme qui se prenait pour un dieu. Ironisa-t'il tout en regardant les membres autour de lui. Les gens continuaient d'écouter, ils continuaient d'attendre un simple mot de leur prophète auto-désigné. Observant avec douceur sa petite communauté, le vieil homme reprit d'une voix traînante. Il les avait déjà croisé, ces grands héros ... Mordecaï Wayne, le brûleur de sorcières ... Jonah Hex, Alan Wayne, Amadeus Arkham. Le florilège des héros des grandes époques. 

"Un homme qui se déguise en chauve-souris et qui devient une icône de la justice. Où était la justice quand la Cour des Hiboux a massacré de pauvres citoyens sans défense ? Où était la justice quand Arkham City a fait enfermé nombre de nos amis derrière les murs ? Batman se moque de vous. Il se moque de cette ville. Ce n'est qu'un ... Parvenu incapable de sauver les gens dont il se croit responsable. Combien de nos amis, de notre famille avons-nous perdu parce que le Batman existe ? Sans lui, des hommes comme le Joker, l'épouvantail ou encore Double-Face n'existeraient même pas. C'est lui qui a crée ces monstres ! C'est de sa faute !" 

La petite foule répéta en chaîne les quatre derniers mots de Blackfire, comme dans une transe spirituelle. Blackfire savait déchaîner les passions, et malgré ce qu'il venait de dire. Chaque personne se retrouvait dans les paroles du prêtre. Ce vieil homme sortait la vérité qui dérange, qui nuit. La presse médiatique, les médias, tous sont à la solde du capitalisme et des riches. Tous obéissent à la voix de leur maître, comme de braves chiens qui attendent le sucre après avoir ramené le bâton. Il viendra un temps où il faudra agir, prendre en main le chemin de Gotham City. Pour le moment, il fallait organiser le culte de Blackfire, préparer le terrain pour le moment où la colère grondera. D'abord semer, puis, récolter les fruits de la colère. Blackfire leva la main, et la foule s'interrompit. 

"Tel les Juifs quittant l'Egypte, durant la traversée du Sinaï, il y'a eu cette adoration du veau d'or. Et aujourd'hui, Gotham en souffre, elle souffre de louer les biens-faits de ce veau d'or qu'est Batman. Mais tel Moïse, je fracasserai cette idôle impie et je vous aiderai à façonner une nouvelle vie. Bien meilleure et bien plus équitable. Je ne demande pas l'anarchie, je connais mes mesures. Il faut juste un ordre sincère, guidé par la main de Dieu pour nous diriger dans la voie de la lumière. Ce que nous voulons, c'est être entendu, c'est être présents. Nous ne pouvons pas être mis de côté, nous ne pouvons plus être les laissés pour compte de cette ville sans état d'âme. Des gens comme Bruce Wayne, Jeremiah Arkham, Oswald Cobblepot, Amelia Underwood ou encore Thomas Eliot doivent comparaître pour leurs crimes contre Gotham. Ils doivent payer pour les péchés du passé. Ils doivent payés pour les erreurs que leurs parents ont commis ! Nous voulons la justice ! La seule et la vraie. Celle de Dieu et non celle des hommes, fourvoyés par l'argent et la corruption !"

La foule ne dit rien. Elle acquiesce aux paroles du vieux prêtre de la tribu des Miagani. Même s'il en a perdu l'apparence, il avait toujours ce sang indien qui coulait dans ses veines, la même fureur qui bouillonnait dans son esprit alors que les siens étaient massacrés par les colons blancs. De la colère, oui, c'était ce que les paroles de Blackfire portaient en elle. Le soulèvement, la révolte des oubliés de Gotham City. C'était ce qu'il fallait organiser, et le vent viendrait porter les braises de la colère jusqu'aux grands manoirs de ces hideuses familles. Le prêtre remit ses mains jointes contre son visage, fermant les yeux et entama alors une demande à la petite foule.

"Prions, prions pour le salut de Gotham. Juif, chrétiens, bouddhiste ou musulman, nous devons prier pour sauver cette ville d'elle-même, et surtout, prier pour nous apporter le calme et le désir de la justice."
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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptyJeu 31 Oct - 23:18



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Il y avait dans son esprit une boîte. Cette boîte, petite et couverte de nacre, contenait tout ce qu’elle ne devait pas ressentir. Tout ce qu’elle ne pouvait pas ressentir. Elle contenait tout les maux de son esprit, toutes ses douleurs et souffrances, toutes ses haines et toutes ses rages, tout les souvenirs que ceux qui étaient autrefois sa famille ne désiraient pas qu’elle se remémore. Tout les souvenirs qu’elle-même rejetait. Il y avait aussi ses pensées les plus noires, les plus sombres, celles qui avaient pris possession de son être pendant une courte période qui avait fait de son chemin une voie sanguinolente. Son sang. Celui des autres. Celui de Gotham. Elle ne le suivait plus maintenant, parce que Wayne le lui avait fait promettre, parce que Wayne lui avait rendu plus qu’il ne peut même oser imaginer.

Mais parfois, cette boîte craquelait. Parfois, elle volait en éclat. Et elle sentait qu’elle risquait de se briser en milles morceaux dans quelques instants si elle ne trouvait pas le moyen de calmer ses nerfs. Demander à elle de payer les crimes de ses ancêtres… Demander à ce qu’elle cesse de se pavaner… Elle n’était pas Wayne. Elle évitait au maximum de se montrer en publique, elle évitait les scandales qui montraient une fille facile ou quelqu’un vivant ostensiblement dans le luxe. Elle n’avait jamais cherché à faire comme lui, jouer le rôle du playboy milliardaire ostentatoire. Elle était une femme d’affaire, une femme d’affaire qui avait les moyens de changer la ville et elle usait de chacun de ses moyens pour l’améliorer pour le mieux. Elle faisait tout ce qui était en son pouvoir pour le faire en tant qu’Amelia Underwood, parce que The Owl était sa vengeance envers la Cour des Hiboux, le petit croquemitaine qu’elle leur avait créé. Un croquemitaine plus imposant que Batman.

Les Underwood n’étaient pas des gens exempts de défauts, mais elle savait une chose. Tout avait commencé sur une bonne intention. L’intention de faire de cette ville quelque chose de grand, quelque chose de beau, un nouveau départ suite à une tourmente personnelle pour Augustus Underwood. L’endroit où il aurait pu donner la vie parfaite à son épouse, ses enfants, et les gens autour de lui. Car au départ, tout ne tournait pas autour de son petit monde et de son sang. Tout tournait autour des autres. Oui. Augustus avait fait une horreur innommable aux Miagani, leur donnant des couvertures contaminées par la grippe car il avait remarqué la différence entre les systèmes immunitaires. Parce qu’il en avait assez de ces attaques incessantes, assez de craindre chaque jours pour sa femme, ses enfants et les quelques amis qu’il avait… Et parfois, sporadiquement, ça ressortait dans sa lignée.

Rose Underwood en était la preuve. Parfois ce bon revenait, il revenait en masse et en force. À changer les règles de la maison, à couper les ponts avec la Cour, à s’opposer à ce qu’il ne lui semblait pas juste. « Cobblepot. Relâche cet homme. Il n’a reçu aucun procès et aucun crime ne peut lui être reproché. » « Aucun crime ? Mais ma chère, tout est à lui reproché. Il s’oppose à nous. Il refuse de nous donner ses secrets. Je te pensais femme de science, comme le reste de ta famille. » « Je suis une femme de justice Theodore. Mais je suis aussi une femme de pouvoirs. Et tu sais parfaitement que j’ai assez d’information sur ta famille pour te faire tomber, et je n’hésiterais pas à m’allier aux Wayne pour ça. Relâche. Le. » « … Soit… Je vais y… Réfléchir… » Parfois il y avait ce fort sentiment qui faisait qu’un Underwood refusait de suivre les traditions, qu’il refusait de se laisser engloutir par la folie de Gotham.

Mais toujours, il y avait une chute. Celle d’Augustus fut violente, fracassante et douloureuse. « Un dieu… Un dieu n’a rien à faire dans ma maison… Parce qu’un dieu serait la raison la raison pour laquelle ma douce Camelia n’est plus… Et parfois, quand je vois notre fille Amaranthe… Je la vois. Je la vois et… Et je me dis que sans dieu pour juger, rien n’est immoral dans ce que je ressens. » Celle de Rose fut lente, douloureuse, comme une personne essayant désespérément de s’accrocher à tout ce qui pourrait lui éviter de tomber dans un abysse infini. « Dieu… Il n’y a pas de Dieu… Je refuse de croire en son existence, je refuse de croire qu’une entité supérieure est responsable de tout dans notre vie… Je refuse de croire que David est parti parce qu’un Dieu l’a décidé… Je refuse de croire qu’un Dieu est responsable de l’anéantissement de tout ce que j’ai fait… J’ai tenté de changer les règles, j’ai tenté de couper tout liens avec la Cour, j’ai tenté d’amener l’amour dans cette maison… Mais j’ai échoué… Et je refuse que mon échec soit l’œuvre d’un Très-Haut, parce que ce serait être incapable de regarder mes échecs en face… Sortez de ma demeure, vous et votre Dieu… »

Et parfois, il y avait elle. Amelia Underwood. Pas encore dans le gouffre. Cherchant à avancer. Cherchant à faire le mieux. Comme elle s’avançait lentement dans cette foule, cette foule qui priait. Elle ne priait pas, elle ne prierait certainement jamais une seule fois de sa vie. C’était sûrement ce qui avait interpelé ses voisins, dont cette vieille femme qui mettait la main sur son épaule. « Prie mon enfant… N’est crainte, grâce à lui Dieu est avec nous… » En elle se trouvait une boîte de Pandore, sur le point de craquer. Une boîte qui risquait de se briser à chaque instant. Une boîte de laquelle suintait de la haine. Sa voix n’était pas aussi discrète que celle de sa voisine. Sa voix était froide, glaciale, chargée d’un blizzard meurtrier à l’encontre d’une quelconque entité cosmique supérieure.

« Je refuse. »



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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptyVen 1 Nov - 15:06

Et soudain, les regards se tournèrent vers elle. Une jeune femme, rien de plus, une femme qui se tenait au beau milieu de la petite congrégation et qui, d'une voix assez soudaine, s'était exprimée de son naturel. Elle refusait de prier ? Soit, cela arrivait que des gens n'aient pas la foi, qu'ils n'aient pas encore eu le déclic. Généralement, chez les femmes, cela venait après la naissance de leur premier enfant. "Une mère est dieu dans les yeux de son enfant" après tout. Le vieux Blackfire rouvrit les yeux et observa alors la scène qui venait de se dérouler à l'instant même. Une chose était certaine, ce n'était pas un élément perturbateur qui pouvait mettre un terme à cette petite réunion. Le vieil homme plissa les yeux une minute pour discerner les traits de la jeune femme avant de reprendre calmement. Il s'avançait doucement, pour se tenir en face d'elle. Il devait montrer qu'il était un homme de foi et un homme tolérant. Un homme qui acceptait tout le monde dans ce lieu, dans cette petite église improvisée. La vieille femme qui avait été près de cette jeune femme se retira, soutenue par un autre fidèle. Elle n'était pas en état de choc, mais elle avait eu un léger haut le cœur en entendant un refus pareil. Comment ne pas se tenir auprès de Dieu ? Après tout, ancienne éducation, autres mœurs disait-on. Une chose était certaine, Blackfire ferait face, toujours, face à la bêtise et au refus de comprendre de la part des athées. Il n'y avait rien de pire qu'un homme qui ne croyait en rien. Sans spirituel, l'homme n'est qu'une coquille vide, un homme sans réel but, sans réelle motivation, et chaque homme avait besoin de se rassurer pour la "vie d'après", après tout. Il faut savoir accueillir l'étranger et lui donner une bonne table, disait le Seigneur dans la Bible, il fallait l'accueillir et lui offrir un bon accueil. Montrer que l'on peut être bon et vertueux, pour assurer la paix dans les esprits. Oui, c'était le but ce soir. Montrer le bon côté des petites gens de Gotham City aux gens qui doutent encore, et ils sont hélas, encore trop nombreux à douter du bien qui réside encore dans les gens de cette ville. 

"Votre refus de prier n'est pas un problème pour nous. Vous êtes ici dans un lieu de paix, de calme et de repos. Cependant, j'ai l'impression que quelque chose vous déplaît dans mes paroles et dans la façon d'exercer mon culte ici-bas. Mademoiselle ?"

Ce n'était pas une voix de vieil homme qu'il avait. Mais on aurait dit un jeune homme de vingt ans, avec de l'assurance et de la tranquillité dans la voix. Le vieil homme l'observa pendant un instant. Il l'avait déjà vue quelque part, mais où ? Impossible de remettre la mémoire là-dessus. Quand ça commence à flancher, ce n'est jamais très bon. Serrant son rosaire dans sa main gauche, le vieil homme jaugea les traits de la femme qui avait refusé de prier. Quand quelqu'un est en colère et refuse de prier, c'est que cela cache un profond mal-être, ou un traumatisme issu de la religion. Les prêtres de Gotham City, dans les années antérieures, n'avaient pas été très tendres avec les enfants. L'éducation religieuse et les horreurs en terme d'abus sur les mineurs avaient brisé des vies. Et ces prêtres défroqués et impies ne méritaient que d'être jetés dans les flammes infernales. Au fond de son être, Blackfire était un homme pieu, un homme qui croyait en Dieu. Mais l'homme est faible, corrompu de base, comme lui. Mais jamais, il n'avait fait de mal à des enfants. La pédophilie se devait d'être punie par castration et par une purge sur un bûcher. Il est logique de rendre justice à ceux qui ont souffert, même quand cela devient extrême. La religion avait fait beaucoup de mal, qu'importe quelle communauté. Toutes les religions avaient semé des graines de haine et de colère dans les gens qu'elle avait touché. Mais il était temps de rendre à César ce qui appartenait à César. Il reprit d'une voix plus douce. 

"Vous n'avez plus à vous cacher des gens en dehors de cette pièce. Ici, ce ne sont que des personnes qui ont souffert et qui cherchent à reprendre leurs vies en mains. Et je veux les y aider. Puis-je vous aider à retrouver votre route peut-être ?"

Cette jeune femme ne semblait pas être très connue du petit comité constitué. Pour tout dire, certaines personnes dans l'assistance la regardaient avec étrangeté, comme si elle semblait inconnue à notre petit cercle d'amis. C'était étonnant, mais Blackfire n'y faisait pas attention. Il joignit ses mains avant de reprendre doucement et d'ouvrir son cercle de prière à cette jeune femme. En tant que prêtre, Blackfire était un homme de spiritualité, qui connaissait son rôle et qui savait aussi guérir les cœurs blessés. C'était ce qu'un prêtre devait faire. Il devait soigner les problèmes de spiritualité et apporter des réponses grâce aux saintes écritures, et tel un homme de foi, sans tomber dans la caricature grotesque de ces prêcheurs et autres cinglés qui passent à la télévision, avec de faux miracles et de fausses promesses, Blackfire voulait vraiment apporter son aide à la jeune femme. Elle qui se dressait, tel un mur, devant l'élan de prières et de calme qui semblait régner ici-bas, dans cette pièce située dans les Narrows de Gotham. Un lieu méprisé par toute la ville après tout. 

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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptyVen 1 Nov - 17:28



Judgement Day
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Quelque chose en était sur le point de craquer et c’était cette boîte de Pandore. Cette boîte qui régissait sa vie, cette boîte qu’on ne lui avait jamais vraiment imposée mais qu’on avait renforcé, parce que cette boîte pouvait faire d’elle la parfaite petite héritière. Jusqu’à ce que la boîte craque et que tout explose. Mais elle ne la laisserait pas exploser. Pas face à ces gens, pas face à cet homme, pas face à une nouvelle démence de Gotham qui lui rongeait l’esprit. Pas face à ces petites voix qui parlaient, tourbillonnant telle des murmures déchirant différent nom, certains plus puissant que d’autres. « Augustus Underwood. » « Rose Underwood. » « Angela Underwood. » Underwood. Son nom de famille. Encore et toujours son nom de famille, et les prénom des membres de cette lignée pourrie qui se gangrenait toute seule jusqu’à arriver à elle. « Amelia. » Même si Underwood résonnait fort dans son esprit.

Son esprit était assez aiguisé pour lui dire de ne pas révéler son identité entièrement. De ne pas retirer sa capuche, de ne pas montrer qui elle est. De juste le regarder de ces yeux d’argent d’Underwood. Très souvent argent. Plus rarement vert. Toujours immensément clairs. Presque comme si la lumière pouvait habiter ce sang vicié, alors qu’il était noir comme de l’encre. Ce sang qui a toujours refusé l’idée de Dieu, de forces occultes, de magies et de surnaturel. Il n’y avait que la science, et le temps qu’elle trouve une explication pour chaque choses. Elle n’était pas bien différente. Elle refusait cette idée de Dieu tout puissant qui dirigeait des vies. Elle refusait cette idée que ses actions ne sont pas les conséquences de ses actes mais celle d’un être purement hypothétique qui, chaque jour, est prouvé pour n’être qu’une chimère.

Et dans son esprit se jouait des visions. Des films, de nouvelles hallucinations alors que ses yeux plongeaient dans ceux de l’homme. Et elle se voyait. Non, pas elle. Lui. Petit de taille, les cheveux noirs, les yeux d’argent et le visage couvert de quelques cicatrices dont il ne dirait jamais les origines. Regardant l’homme de cette tribus qu’il avait participé à exterminer en offrant ces couverture couverte de grippe, ces alcools souillé de son sang empoisonné, se doutant parfaitement des ravages que cela provoquerait et ce sous le couvert de la paix. Quel était le problème ? Quel était sa voie ? Qu’il parle, à cet homme d’un autre peuple parlant dorénavant de divin chrétien que lui-même rejeté ? « Ma voie est celle de la science. Je n’ai rien contre vos croyances, mais ce ne sont que des croyances. Vous voulez ma confession ? Chacune de mes actions sont dans un seul but, et c’est de faire de cette petite ville le plus bel endroit possible pour ceux qui m’entourent. Tuer votre peuple pour y arriver est la conséquence de mon objectif. Et je l’accepterais toujours, parce que chacune de nos actions en fait découler d’autres et que j’ai accepté les conséquences. Je suis un meurtrier, de masse. Et je dormirais en sachant ça, parce que je n’ai plus à avoir peur pour ma femme et mes filles. »

Augustus était… Un homme particulier. Plus on avançait dans l’histoire de sa vie, plus on percevait tout le mal qu’il avait fait uniquement pour le bien de Gotham avant de se renfermer sur lui-même et de commettre l’irréparable sur sa fille aînée. De faire débuter une série de règle pour préserver le sang toxique qui coulait dans leur veine. Mais il y en avait d’autres… Comme elle. Elle était elle. Avec ses longs cheveux roux comme le sang, tenus dans un chignon stricte, avec ses yeux d’un vert clair éclatant, avec sa peau pâle parsemée de petite tâche de rousseur et avec sa petite stature aussi fragile que du verre, non, du papier. Avec sa tenue stricte d’une noble dame du dix-neuvième siècle. Avec son regard envers cet homme torturé dans les tréfonds des cachots par Theodore, alors qu’elle détestait fermement ce traitement. Mais c’était fini, parce qu’elle savait que Kane et Wayne feraient le nécessaire. Parce qu’elle connaissait leur trahison. Et parce qu’elle avait les clés de sa libération. Parce qu’elle tournait la clé de sa cellule, lui qui était brisé. Deux ans. Deux ans parce que ses collègues de la haute société étaient plus préoccupés par leurs petits jeux de pouvoirs plutôt que de penser à faire ce qui était juste.

Quel était le problème ? Quel était sa voie ? Est-ce qu’elle faisait ça pour un Très-Haut peut-être dans les Cieux ? Elle… était juste un peu plus croyante que le reste de sa lignée. Mais juste parce qu’un ‘’et si’’ se murmurait dans son esprit. « Je fais ça parce que j’en ai assez d’eux. J’en ai assez de les voir s’entre-déchirer et briser la vie de ceux autour de nous en faisant ainsi. Je… N’ai pas de voie toutes tracées. Je peux juste essayer de faire le mieux pour les autres qui m’entourent. Mon époux, mes enfants, mes quelques amis. Mais si je veux que le mieux soit pour eux, alors il faut que je fasse quelque chose pour ceux que je ne connais pas. Je veux que cette ville devienne un endroit juste, et ce que vous avez subi ne l’est pas. Il n’y a pas de garde et Theodore ne sera plus le maître absolu ce soir. Allez voir un médecin, prenez cet argent pour vous le payez puis faite vous aussi discret que possible. Quittez la ville si il le faut. »

« Quand à Dieu… Peut-être qu’il existe… Mais je refuse de croire en un être qui ferait ça à son serviteur. Comme je refuse de croire en un être qui pourrait m’absoudre de mes erreurs. Je les ai faites. Je dois vivre avec mon Père. Et je dois les laisser me hanter pour me rappeler que mes actes ont des conséquences. »
Rose Underwood était… Quelqu’un qui avait voulu changer les choses. Elle s’était battue toute sa vie pour les améliorer. Elle avait tout fait pour que derrière elle ne se trouve que le meilleur des changements, pour que la famille Underwood sorte de ce cercle de consanguinité, pour qu’elle brille de nouveau à la lumière des rues de Gotham et ne s’enferme plus dans l’obscurité de son manoir. Elle voulait que la famille se retourne vers les autres, qu’elle tende de nouveau la main auprès de ceux qui en avaient besoin.

Mais elle avait échouée… Elle avait échouée à cause d’elle. Avec ses longs cheveux roux détachés, ses yeux d’aciers regardant d’un œil lubrique sa cousine dans une position suggestive alors qu’elle la peignait, et surtout son sourire moqueur voir cruel. Il n’y avait rien à cacher entre membres de la famille Underwood. Elle avait déjà pondu ses deux enfants, elle pouvait se permettre de faire ce qu’elle voulait. Et elle voulait Victoria Underwood, sous toutes les formes. Et elle ignorerait ce prêcheur de malheur venu l’interrompre dans ses envies charnelles. Un pécher, adorait le corps des autres femmes et encore plus celui de son sang ? « Mais mon bon Père. Nous sommes les Underwood. Nous avons des principes. Et ces principes sont simples, diriger nos hommes, donner des enfants, se débarrasser des petits accidents ratés et se contenter de donner les miettes au bon peuple. Quand on veut bien l’entendre. Nous sommes une famille, et c’est le plus important. Il est normal quand on partage son propre sang de… S’amuser tous ensembles. Et puis, soyons techniques.

Qu’est-ce qui nous différencie d’Adam et Eve ? Réfléchissez, elle est née de sa côte. Ils ont le même sang. Et ils ont tout partagés ainsi. Ils ont même engendrés l’humanité selon vos croyances ! Nous faisons donc la même chose, l’amusement en plus. La décadence est un luxe dont ma famille s’est privée pendant des siècles, sur ma génération je nous décrète donc tous pécheurs bon enfant afin de resserrer les liens. Je ne fais que ce que feu ma mère aurait fait. Dans une autre optique. Regardez les autres… Regardez ceux qui nous entourent… Ils ont détruit ma mère. Ils ont assassinés mon père et ça l’a détruite. À devenir chaque jours un fantôme parce qu’elle avait perdu l’homme de sa vie. Oui, c’était son cousin au troisième degré, mais il restait l’homme qu’elle aimait le plus au monde. Elle a refusé d’épouser notre oncle, elle a refusé de refaire sa vie… Et maintenant elle est morte, et c’est à moi de reprendre les rennes de ce vieux manoir... »

« Votre Dieu, je le renie, je le rejette, je lui crache dessus car il permet à ceux qui ont détruit ma famille de se donner bonne conscience en se confessant. Voici ma confession mon Père, ma confession est que chacun de mes actes se feront parce que je les accepte, j’accepte cette vie de pécher, j’accepte cette décadence, j’accepte que chacun de mes pas me mèneront vers votre soi-disant enfer duquel on peut échapper en demandant une absolution qui me dégoûte parce que c’est refuser les conséquences de ses actes. Maintenant, sortez. »
Angela Underwood… Avait tout détruit. Dans sa haine, sa haine de l’autre trouvant pour seul réconfort sa famille, elle avait choisi de fermer tout extérieur. Ils sont une masse qui n’était là que pour les anéantir, ils sont une horde qui avait déchiré ses parents et qui les avait fait partir dans la misère et l’horreur. Elle n’avait eu aucune pitié pour eux. Comme elle n’avait eu aucune pitié pour les enfants malformés ou retardé mentalement. Parce qu’il y avait des conséquences à chaque acte…

Quand elle était plus jeune, une jeune fille de seize ans, elle avait entendu son tout petit frère se faire enlever dans la nuit. Arraché à elle, arraché par des serres qui avaient fait de sa vie un enfer. Et elle n’avait rien fait… parce qu’elle avait eu peur. Elle avait eu peur et elle avait fermé les yeux, mettant ses mains sur ses oreilles en… Priant. Priant très fort. Désirant que ce soit un cauchemar, demandant à ce que ce soit un cauchemar et que le lendemain matin Steven serait en train de sauter sur son lit en riant, lui disant de se lever et de venir prendre le déjeuner. Mais ce n’était pas le cas. Le lendemain matin, son petit frère ne faisait plus partie de son existence. Il était… Raté. Et elle avait eu le culot de penser qu’une prière pouvait le sauver. Elle avait eu le culot de croire que sa petite prière le protégerait, qu’une entité cosmique supérieure ferait un geste et l’empêcherait d’être arraché loin d’elle…

« Ce n’est pas une confession pour me faire absoudre… J’ai fait une erreur, et cette erreur à fait souffrir la personne à laquelle je tiens le plus au monde… » Elle en avait fait une autre… Aimer Gabrielle, la voir se vider de son sang, demander en urgence à ce que le sien soit transfusé… Oublier que le sang des Underwood est la chose la plus pourrie en ce monde… « Et j’ai fait une autre erreur qui a coûté la vie à la personne que j’aimais… » Toutes ses erreurs… Toutes ces conséquences… « Et je refuse de prier parce que ce serait accepter qu’il y ait un dieu qui serait responsable de ça, ou qui pourrait me pardonner. Je veux simplement vivre avec les conséquences de mes actes pour ne pas les oublier, même si ils me pèsent. » Elle le regarda droit dans les yeux. Les yeux d’une Underwood.

« C’est juste ça. Pas le fait de donner de l’espoir aux autres. Ils en ont besoin. »



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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptyMer 6 Nov - 17:11

Le vieil homme s'approche doucement de la jeune femme, il pouvait voir de plus près ses yeux. Des yeux emplis de vide, des yeux empreints de vide oui. C'était bien ça le soucis qu'elle semblait dégager. Une espèce d'aura maléfique, une aura monstrueuse qui semblait se dégager d'elle. Et pourtant, les traits de la jeune femme lui disaient quelque chose, quelque chose qu'il connaissait mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Il fallait jouer sur les paroles de la jeune femme, il fallait se montrer compatissant et montrer qu'on était à l'écoute. La petite communauté observait patiemment, elle priait, elle attendait des réponses, mais cette jeune femme se différenciait du troupeau. Ce n'était pas une âme en paix, elle cherchait objectivement quelque chose. Une rédemption. Que l'on puisse la sortir du malheur dans lequel elle s'était elle-même mise. Mais pourtant, quelque chose se tramait, et Blackfire se méfiait quand même d'elle. Dans ce genre de discours, on pouvait trouver de tout. Une âme perdue cherchant l'espérance, mais aussi des chiens fous, n'ayant rien à perdre, si ce n'est que de détruire la vie des autres. Il fallait rester aux aguets. Cette jeune femme avait besoin d'une aide, et Blackfire allait l'aider. D'une manière ou d'une autre. Il posa sa main sur l'épaule de la jeune femme. Son regard était lui aussi pénétrant, sombre et pourtant, empli d'une sagesse propre aux hommes de foi. D'une voix presque naturelle, il reprit sans broncher. 

"Je ne sais pas qui tu es, mais sache que sur cette Terre, chaque homme et chaque femme a déjà un nom lourd à porter. Nous avons tous nos croix et nos démons au fond de nos coeurs, et l'important, est de garder la foi en nous-mêmes. Nos actes sont le résultat d'une vie difficile à vivre. Chacun de nous ici a souffert à cause de la folie d'autres hommes, et beaucoup de personnes ont perdu des êtres chers à cause de cela. Qu'importe tes actions ma fille, tu es ici pour renaître."

Le vieil homme se dirige alors vers une petite table dans le coin de l'endroit assez abîmé par les ravages du temps avant de sortir trois livres. La Torah, la Bible et le Coran. Trois livres saints qu'il gardait contre lui. Se revendiquant d'aucune église que celle de Dieu, Blackfire avait compris que la foi était la même dans chacun de ces livres. Qu'importe le croyant, seule la religion restait la même. Trois morceaux de puzzle que les hommes ont délié au fil du temps. Prenant les livres, il les posa sur l'ancien accoudoir de la cheminée, avant de se retourner vers la jeune femme aux yeux vides. Blackfire soupira une fois les avoir posé au bon endroit. Comme un piédestal au sein de cette communauté. Blackfire n'était pas un homme enfermé dans les carcans d'une seule idéologie religieuse non, il connaissait parfaitement son sujet, et il avait tout lu. Que ce soit de la Torah jusqu'à Bouddha, en passant par le livre de Mormon, ou même la scientologie, tout avait été lu dans un seul but : Connaitre et Savoir. Le Savoir, c'est le pouvoir, ce que les hommes ont hélas, oublié de nos jours. Il semblait se voir en elle, comme quelqu'un de torturé et de brisé. Jadis, il le fut. Oui.

"Je connais cela ... Je connais cette sensation qui t'étouffe et qui te comprime ... La douleur te hantera toute ta vie, c'est normal. Et chaque jour te rappellera les faits que tu as accompli ou orchestré. Les souvenirs sont le rappel de nos erreurs, et ils sont là pour rappeler aux hommes qu'ils ne sont que des hommes, imparfaits et corrompus. Mais Dieu ... Dieu est là, Dieu est partout, il te suffit juste de savoir écouter sa parole. Dieu, ce n'est pas simplement un vieil homme barbu qui a crée le monde et un ensemble de lois. Dieu, c'est aussi la nature, le calme, et la beauté d'un lieu. C'est le vent qui te fait frissonner, c'est la création en elle-même. Il existe quelque chose derrière ce voile épais qu'est la mort. Et cela, peu de gens peuvent le comprendre réellement. Tu dois vivre avec tes erreurs et essayer de tout faire pour réparer le mal que tu as commis. Le premier pas est toujours le plus difficile à faire, mais cela en vaut le coup."

La rédemption ? Ce n'est pas pour tout le monde. Le pêcheur qui désire continuer à semer le mal dans les cœurs et qui envenime chaque jour la situation de cette ville, oui nous parlons de Batman, ne méritent clairement pas d'être sauvé. Gotham souffre, et c'est à cause de ce monstre que la ville est en proie aux horreurs et aux souffrances. Blackfire n'est là que pour soutenir et aider ceux qui en souffrent encore, à ce jour. Et ce soir, il aiderait cette jeune femme à s'absoudre d'elle-même. Qu'est ce que la mort au final ? Un simple voyage vers une destination bien plus agréable. La mort n'était qu'une transition, dans l'optique de revenir dans un endroit merveilleux, sans maladies, sans mort. Dieu enverra son fils, Jésus-Christ afin de vaincre la mort et d'offrir aux âmes le paradis éternel. Le paradis, selon les différentes religions, concordaient en un seul point : Le mal sera vaincu, mais il faudra endurer les terribles jugements qui attendent les hommes. L'Apocalypse en elle-même. 

"Il n'est pas encore trop tard, femme. Apprend à te pardonner. Il faut savoir mourir pour renaitre."

Si Blackfire l'avait sût. Cela aurait été un horrible jeu de mots pour la femme morte issue de la Cour des Hiboux, mais Blackfire n'était pas au courant, et il ne savait toujours pas quel était le nom de cette jeune femme qui s'était distinguée. Pour tout dire, il n'arrivait toujours pas à mettre de nom sur son visage. Mais il l'avait déjà vu quelque part. Le véritable problème c'était de savoir où. Blackfire tendit sa main, comme pour offrir son aide à la jeune et désemparée femme qui venait à lui, ce soir. Est-ce que tout cela était prévu par Dieu ? Seul l'éternel le sait. Les fidèles, quant à eux, observaient avec attention ce qui se déroulaient sous leurs yeux de communiants.
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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptySam 9 Nov - 18:30



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Un dieu qui serait toute chose, en toute chose et en tout être. L’idée lui semblait presque poétique. Presque. Elle restait un esprit de science, un esprit dont la poésie était les découvertes sur les lois naturelles du monde et comment les dompter. C’était le but de la science après-tout, comprendre et décrypter pour ensuite maîtriser. Car le savoir était le pouvoir, et les gens faisaient comme si ils ignoraient ça. Comme les gens faisaient comme si il n’y avait qu’un seul savoir alors qu’en réalité il y en avait plusieurs. Le savoir scientifique, fer de lance des Underwood et l’une des rares choses qu’elle ne rejetait pas d’eux. Le savoir des informations, connaître les secrets des autres pour mieux les faire tomber, quelque chose que la Cour des Hiboux maîtrisait dans son ensemble et qu’elle était en train de parfaire. Et il y avait le savoir mystique. Un savoir qu’elle ne connaissait pas, qu’elle ne comprenait pas et qu’elle se savait incapable de comprendre.

Elle vivait dans un monde de logique et de folie, toujours à la lisière entre les deux, toujours à risquer de flancher droit dedans pour ne plus jamais en ressortir. Et pour elle, le savoir mystique n’était pas un monde logique et de folie. C’était un monde d’interprétation empruntes de folie, une folie qui pouvait tout happer. Elle luttait déjà bien assez contre la folie de Gotham et celle de son sang pour ajouter celle de l’interprétation de signes qui auraient été laissés par une force cosmique supérieures. La défaillance de l’homme ne lui donnait pas envie de perdre son temps avec ça, la faiblesse de l’homme l’écœurait à l’idée de perdre son temps avec ça et la cruauté de l’homme lui donnait des idées noires avec ça. Ainsi, le savoir mystique lui semblait être un pouvoir bien trop effrayant à manier ou a écouter. Il était également un savoir qu’elle rejetait en bloque, qu’elle ne laissait jamais la pénétrer.

Elle préférait les faits. Et dans les faits, la foi était une partie extrêmement importante de la psyché , car elle permettait à l’espoir d’être invoqué et de renforcer l’instinct de survie. Sauf que la foi était l’outil de groupuscule religieux qui ne sont que des institutions politiques. Et en regardant ces gens, cette assemblée, en regardant ces figures autour de cet homme qui parlait des riches et des pauvres comme un Lénine des temps modernes, elle se disait que le savoir mystique, ce pouvoir puissant, ne resterait pas éternellement une cause juste. Elle voyait déjà des rues en sang. Elle voyait déjà l’anarchie. Elle voyait déjà ceux autour d’elle désireux de sortir de la misère mais refusant de croire que d’autres pouvaient leur tendre la main. À haïr Batman parce qu’il avait amené son lot de monstres, monstres qui se créaient perpétuellement parce qu’ils étaient dans une nouvelle ère.

Celle de la science.

Et ça faisait peur. Elle le savait. Alors les gens se cachaient, restant dans leur ignorance et écoutant des paroles d’experts sans savoir si ils l’étaient réellement, perdant leur bon sens. Elle attendait que Batman craque. Elle attendait qu’il ne soit plus un symbole pour que termine l’ère du héros costumé qui terrorisé les gens pour arriver à l’ère où la science pouvait enfin prouver sa beauté. Elle souhaitait une ère où le monde comprenait enfin l’importance de cesser de se complaire dans la méconnaissance pour admirer le savoir pour ce qu’il est, quelque chose de beau, de vaste, de grand. Quelque chose qui ne devait plus être un pouvoir mais un cadeau à offrir à l’humanité pour qu’elle renaisse enfin de ses cendres, quelque chose pour que Gotham arrête enfin de brûler et suinté la folie pour enfin revenir dans son ère de raison, quelque chose pour que cette ville devienne enfin ce qu’elle devrait être.

Une ville prospère.

Mais à la place, le savoir, ce pouvoir infini, avait fait le pire. Parce que les gens étaient ignorant. Parce qu’on les gardait dans l’ignorance. Une ignorance qui actuellement la transpercé à une simple phrase qui sonnait avec tellement de cruauté à ses oreilles que la boîte de Pandore en elle commençait enfin à céder. Mourir pour mieux renaître… « Je suis déjà morte et je suis déjà revenue… » Et il n’y avait rien de l’autre côté, sauf des illusions bercées par le manque d’oxygènes. Des hallucinations réconfortantes. La sensation de retrouver un être cher, puis se réveiller. Se rendre compte que tout n’était qu’un rêve vide de sens, un rêve qui n’était là que pour nous apaiser avec l’idée de la mort qui allait venir. La mort… Elle en portait la marque. Elle en portait la marque sur son torse, cette cicatrice en Y, le signe d’une autopsie avant qu’on ne la ramène à la vie.

Et tout se voyait dans ses yeux. Qu’elle connaissait la mort. Elle avait un pouvoir en sachant que la mort… Ce n’est que la décomposition du corps…



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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptyMer 13 Nov - 12:47

Cette fois, les paroles de la jeune femme furent une révélation. Non, ce n'était pas le messie, non. Le vieil homme recula doucement avant de pointer son doigt vers cette folle, cette chose, cette engeance hérétique qui venait souiller leur procession de ce soir. C'était un démon qui venait à elle, qui venait les envoûter, qui venait les séduire et les détourner du regard du Dieu Immortel. Un grimace de frayeur s'empara de Blackfire qui continuait à reculer pour se saisir de sa Bible comme d'un bouclier, d'une protection contre le Mal, contre les monstres. Les fous se prenaient pour dieu, et dieu se moquait bien d'eux. Le fou est un être dérangé, qui ne peut être raisonné, compris et accepté. Il est dangereux, et pour le culte, il est tout autant nuisible que peut l'être un athée. Au départ, ce qui semblait être l'accueil d'une personne brisée, se révèle être une horrible imposture. Cette femme blasphémait, elle osait sortir des abominations pareilles. Personne ne peut revenir à la vie, personne ne le peut sans être un suppôt de Satan, d'être un adapte du Diable. Il pointait du doigt la jeune femme et commençait alors à crier dans l'assistance. Il reculait devant cette femme qui maintenant, se révélait comme être une envoyée du Diable. Une démone, une sorcière. Les années passent, les siècles aussi, mais les suppôts du Mal sont toujours là, toujours tapis dans les ténèbres pour séduire et détruire les hommes de foi, les hommes de Dieu. On ne plaisante pas avec la mort, et encore moins avec les croyances des gens comme ça. 

"Hérétique ! Comment oses-tu parler de ce genre de choses ! Hérétique ! Tu souilles de tes mots la gloire de Jésus."

Il n'y avait qu'un seul homme qui avait réussit à renaître, un seul dont la gloire perdure encore à aujourd'hui. Et même si Lazare était aussi un miraculé de la mort, seule celle du prophète Jésus-Christ, ou messie pour les chrétiens, était la plus marquante dans l'histoire de l'Humanité. La petite assemblée commence à se lever, doucement, mais sûrement, tentant de protéger son prêtre en se positionnant devant lui. Pour le protéger du mal. La force fait le nombre, et la croyance fait des merveilles. Les fidèles, des pauvres gens pour la plupart, les brisés de Gotham City, du mal, assistèrent le père Blackfire dans cette épreuve. Quoi de mieux qu'un adepte du Mal pour renforcer la foi des gens qui le suivaient au final ? Cela servirait son dessein, et cela permettrait d'apporter un peu plus de gloire à son entreprise. Il leva sa Bible vers le plafond avant de reprendre d'une voix plus dure, plus sèche. Plus horrible.

"Voyez le visage de ceux qui veulent nous corrompre, citoyens de Gotham City. Voici le visage de ces gens qui essaient de détruire la seule chose qu'il vous reste, votre foi. Non contents de détruire vos vies, cette ville nous soumet à la tentation en nous envoyant des sorcières et des monstres pour blasphémer et ternir notre foi. Notre combat."

C'était la plus belle des opportunités pour Blackfire, mais c'est alors qu'il se rappela alors de l'endroit où il avait vu cette jeune femme. Dans le Gotham Globe, dans un journal qui avait été jeté par terre et il l'avait pris pour le lire, pour se tenir informé des choses. Et c'est alors que le déclic apparut. Oui, c'était bien elle, un des monstres préférés de cette ville. Quelle aubaine vous me direz, mais il fallait rester prudent. Les Underwood, selon la rumeur, avaient pactisé avec des forces obscures et dangereuses. Sûrement le Diable, le mal. Qui sait ce qu'elle pouvait faire ? Les sorcières sont capables de tout.

"C'EST UNE UNDERWOOD ! UNE DES DESCENDANTES DES FAMILLES DE GOTHAM !"

Un long moment de sifflements, de huées vis à vis de la jeune femme. Des cris, et d'autres personnes qui commençaient à pénétrer dans le bâtiment, attirés par les injures, les hurlements et autres menaces. Après tout, les gens qui vivaient dans les Narrows savaient très bien que si on s'en prenait à quelqu'un, soit on le payait, soit on se taisait. Dans ce cas-là, elle allait le payer cher sa petite venue dans ce quartier pauvre.

"Bah alors Underwood, t'as perdu ta fortune ?"

"Parait qu'elle a une belle baraque en dehors de la ville. Pourquoi elle est là ?"

"Cette salope fait partie des riches !"

"Et on est dans les Narrows, ce qui entre n'en sort pas forcément ..."

"BRÛLONS LA SORCIÈRE !"

Lança une petite voix dans l'assistance de Blackfire. Ce dernier, toujours en train de brandir la Bible, essayait de faire fuir le démon qui était venu à eux. Et ainsi, les gens entourant Blackfire reprirent cette dernière phrase, habités par une envie de purger cette ville du mal qui l'habitent, mais aussi pour trouver un bouc émissaire à leurs peines et à leurs chagrins. Les petites gens de Gotham la menaçaient de mort, de choses horribles. Comment les blâmer ? Quand on porte un nom aussi célèbre, on mérite d'avoir énormément de rancœur, de haine, quand on est à la tête de la ville. C'était facile pour ces gens de blâmer les Underwood ou encore les Wayne, mais c'étaient des familles qui étaient en charge de la ville, qui méritaient qu'on les détestent pour ce qu'ils faisaient. Il n'en fallait pas longtemps pour que l'on commence à en venir aux mains. Quelques hommes, des clochards, commencèrent à s'approcher d'Amelia Underwood. Il fallait bien que les riches commencent à payer pour les malheurs de Gotham City non ? Après tout, Blackfire n'avait pas enseigné à ses ouailles de tendre la joue pour se faire gifler sur l'autre. Non, le jour du jugement devait arriver, et les riches et l'élite de Gotham City allait payer pour le mal infligé à tous ceux qui voulaient juste vivre en paix.
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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptyMer 13 Nov - 14:49



Judgement Day
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Il y avait une boîte de Pandore en elle. D’un bois d’ébène robuste, couvert de décorations nacrées et de laquelle suintait quelque chose de noir et puant. Son sang. Le sang qui coulait dans ses veines, le sang des Underwood, dans lequel baignait toutes les émotions qu’elle ne devrait pas ressentir et qu’elle ne voulait pas ressentir. C’était un contrôle strict sur tout ce qu’elle pouvait éprouver, c’était un contrôle absolu de sa personne sur le plan émotionnel car elle devait rester lucide, glacialement logique dans ses moindres faits et gestes. Il n’y avait eu que deux personnes dans sa vie pour qui elle laissait la boîte de côté, parce qu’ils en avaient la clé et qu’elle se sentait bien à ne pas être d’une logique implacable avec eux. Elle se sentait bien à être vulnérable. L’une était morte… L’autre était dans un état de souffrance silencieuse pour ne pas la blesser… Elle le savait. Elle le savait pertinemment que laisser les clés de sa boîtes ne pouvaient pas mener à quelque chose de bon.

Et elle commençait à voir cet homme les tenir. Brandissant un livre qui n’avait aucune signification pour elle. Quand il le lui mettait sous le nez, elle ne voyait qu’une seule chose… Les clés. Les clés pour appeler ses émotions. Les clés pour ouvrir la boîte de Pandore. Les clés pour que le sang noirâtre qui se trouvait dedans boue, les clés pour appeler une rage immense, les clés pour que tout explose et ne laisse absolument rien derrière soit. Les clés du bourdonnement dans le fond de son anatomie, de ses oreilles, les clés du sang qui brûlait tel un volcan menaçant d’exploser tel un volcan, les clés qu’elle voyait un bref instant tenu par un monstre à l’aspect de chauve-souris, comme si elle en était intimement convaincue qu’il avait un petit secret qui demandait à être dévoilé, comme si… Comme si il avait un lien avec la Cour des Hiboux. Comme si il avait un lien avec leur dieu. « Votre Dieu noir n’existe pas. Et je le prouverais. » Comme si il était un autre hibou. Un hibou qui se cachait derrière les autres, un hibou sur sa branche et qui observait le tout dans la terreur parce que ses plumes étaient trop vieilles pour lui permettre de voler.

Et tout bouillonnement cessa. Tout se glaça. Tout son être se figea, dans un silence morbide. Ses yeux, emplis de rage et de haines, devinrent du givre. Tout son corps, tendu à la base, devenait plus moue. Elle ignorait le pogrom qui commençait à naître. Elle les voyait, les hiboux, les créatures hybrides en masse qui la dégoûtaient depuis qu’elle avait perdue Steven dans une soirée où elle avait osé prier. Et elle fut frappée. Un bref instant. Ces visions intempestive… Ces visions qu’elle avait, ces hallucinations… Et si… Et si elle les écoutait juste pour ce soir. Le changement soudain d’attitude semblait avoir amené quelque chose dans le cœur de la foule, quelque chose qui leur faisait comprendre qu’il y avait un problème. Ce n’était pas quelqu’un qui avait peur en face d’eux. Ce n’était pas quelqu’un qui pourrait se laisser effrayer si facilement, ce n’était pas quelqu’un d’ignorant qui s’était perdu. C’était le mal. Le mal le plus glacial du monde. Le mal que le feu ne semblait pouvoir purifier.

Le mal que le premier coup de poing stoppa net, tordant un bras dans un angle improbable. Un petit corps qui pouvait les briser sans effort. Un petit corps dont les yeux se tournèrent de nouveau sur l’homme se disant de foi et de Dieu. « Vous êtes un d’entre eux… » Elle n’en n’avait jamais fait partie, elle. Les Underwood n’en n’avaient jamais vraiment fait parti, eux. Ils n’étaient que des spectateurs passif qui ne voulaient pas croire en un Dieu noir et qui remettaient toujours en question son existence. « Vous êtes un de ces maudits Hiboux… » Elle lâcha l’homme au bras brisé, s’avançant à pas lent vers celui qui se disait ‘’Homme de Dieu’’. Quand un autre avec un couteau s’approchait, osant braver le sentiment de froideur qui commençait à habiter lentement la foule, elle l’arrêta nettement de sa main. Transpercée. Laissant l’odeur nauséabonde de son sang envahir doucement les narines, ce sang toxique dégageant des odeurs toxiques qui semblaient sur le poing d’empoisonner quiconque le sentait. Les toussotement de l’assaillant ne laissaient rien douter alors qu’elle l’envoyait contre un groupe.

Son petit corps inhumain… Son petit corps duquel elle retirait la lame, la plaie se refermant aux yeux de tous… Son petit corps qu’ils avaient transformés en machine. « Vous êtes un de ceux qui m’ont fait ça… » Elle lança le couteau à terre, l’odeur pestilentielle faisant reculer la foule alors qu’elle lui montrait sa main qui n’avait aucune trace de la blessure. Son regard de givre était celui de quelqu’un qui avait la haine. La haine de vouloir tuer. Écraser. La soif de vengeance. Les yeux de quelqu’un qui voyait au-delà d’un prêcheur. « Vous êtes un de ces fous qui prient ce soi-disant Dieu… » Elle continuait d’approcher, sa rage et sa haine sous un contrôle absolu. Si ça ne tenait qu’à elle, elle se trancherait la gorge pour que son sang les emporte tous… Mais il y avait des gens qui avaient souffert de cette Cour maudite aussi. Et ils étaient sous la houle d’un autre d’entre eux. Elle déboutonna à la hâte son haut, montrant sa cicatrice en Y, montrant la preuve de sa mort aux yeux de tous. « Vous êtes un de ceux qui m’ont ramenés pour servir vos croyances cruelles… »

Sa rage et sa haine étaient sous contrôle. Sa voix était sous contrôle. Le monde autour d’elle ne l’était pas. C’était une panique qui naissait, une panique alors qu’ils se rendaient compte qu’elle était effectivement revenue à la vie, qu’elle était un esprit vengeur qui ne répondait plus de rien quand il voyait ceux coupables, coupables de lui avoir fait du tord. Que ce soit fondé ou non. « Je vais donner à votre dieu Barbatos un sacrifice de sang ce soir… Je vais lui donner son sacrifice en arrachant vos plumes une à une… Je vais les arracher et les brûler, en face de ces gens que vous manipulez comme le reste de cette Cour de pourris, je vais leur montrer la sale petite ordure que vous êtes, le sale petit prophète d’un dieu chauve-souris qui est une excuse pour les faire souffrir, une excuse pour plonger cette ville toujours plus dans la folie, une excuse pour faire d’eux les outils de leurs propres souffrances… Alors que je pensais pouvoir réparer VOS erreurs, à vous et à tout vos camarades aux masque de Hiboux, à vous et à tout les morts que vous avez fait dans un délire de supériorité en vous cachant derrière des noms ou derrière des dieux…

Je ne suis pas une Underwood ! Je suis Amelia ! Et Amelia, ce soir, elle va débarrasser cette ville d’une vieille chouette folle qui continue de faire saigner Gotham alors que j’essaye de la sortir de vos putains de serres depuis que vous m’avez volé ma mort ! »




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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptyMer 13 Nov - 17:49

La voila la Babylone lubrique, la voila la monstruosité enfouie de Gotham City, voila l'immondice qui vient droit des Enfers. Alors que les gens continuaient de protéger leur prêtre, le seul homme qui les défend face à la folie de la ville, la jeune femme, elle, s'apprêtait à commettre l'irréparable. Mais qu'est-ce que la mort quand on est un immortel ? Qu'est-ce que la mort après toutes ces années horribles à accepter le changement et le destin qui vous rit au nez, sans jamais pouvoir lui mettre un coup au visage ? Personne ne peut échapper à la mort, et Blackfire y'avait cependant échappé. Le vieil homme tenait toujours sa Bible en guise de bouclier, mais ce n'était plus une jeune femme qu'il avait en face de lui, c'était une démone, une monstruosité de la Cour des Hiboux, celle la même qui avait tenté de faire des bûchers dans Gotham City, celle la même qui avait fait brûlé Rupert Thorne sur le Plaza. Celle là même qui osait revenir en force dans la ville de Gotham City. Oui, l'infecte Cour des Hiboux, l'infecte religion issue d'un autre courant de pensée de Barbatos. Car il ne fallait pas s'y tromper, la Cour des Hiboux n'était qu'une engeance bâtarde et Barbatos ne faisait clairement pas parti de leur vénération. Non, là où Barbatos offre un culte issu du sang de la chauve-souris, la Cour des Hiboux, elle, s'est déviée de sa formation initiale pour devenir nos prédateurs. Mais la Cour des Hiboux avait failli, et les engeances bâtardes de l'assemblée méritaient la mort. Sans aucune forme de distinction. C'est alors que l'odeur toxique commençait à envahir les narines de ceux qui étaient proches d'elle. Elle sentait la mort, elle puait le cadavre. Elle était toxique et elle devait mourir. Ce n'était qu'un monstre, un monstre qu'on avait transformé en arme, et elle voulait corrompre notre organisation. Elle n'y arriverait pas.

"Arrière créature du Diable ! Ne m'approche pas !"


Elle cicatrisait de la lame qu'elle avait reçu. Elle cicatrisait. C'était un monstre. Une sorcière. Elle tenait en respect les gens autour d'elle, mais les insultes continuaient à fuser.

"Sorcière !"


"Catin du Diable !"

"Démone !"

Et soudain, alors qu'elle semblait habitée par les enfers, les premiers projectiles survinrent. Quelques cailloux, quelques objets furent lancés vers elle pour la faire partir. Blackfire eut un sourire, ses fidèles semblaient très ancrés dans la religion, très ancrés dans son culte. Une bonne chose. Le vieil homme continuait de tenir la Bible tandis que cette Underwood semblait montrer son vrai visage. La mort ne faisait pas peur à Blackfire, pour tout dire, il l'attendait de pied ferme. Mais ce soir, peut-être que cela virera en suicide de secte, comme le diront les médias demain. Et Blackfire aura survécu, et il pourra alors refonder la légende de son culte. Et plus de gens viendront à lui. Plus de gens écouteront sa parole divine, car il est le représentant de Dieu.

"Frères, aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même : si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur. Si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants."


Mais devant les accusations de la jeune femme. Il s'avançait fièrement, non sans être répugné par l'odeur fétide de ce cadavre ambulant qui lui tenait encore tête. C'est alors que la petite foule du prêtre commence à entonner, d'une même voix, unique, parfaite. Ne ratant aucun mot de ce psaume issu de la Bible. Blackfire posa un mouchoir sale sur son nez avant de se joindre à la prière de ses ouailles.

"L'Éternel est mon berger: je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom. Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires; Tu oins d'huile ma tête, Et ma coupe déborde. Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j'habiterai dans la maison de l'Éternel Jusqu'à la fin de mes jours."


Il se tenait bien en face de la jeune femme, qui était bien entourée, de loin, mais bien surveillée. Blackfire, malgré son âge, la fusillait du regard. S'il pouvait, il lui trancherait la gorge, mais ce serait une bien mauvaise chose à faire devant les fidèles, lui qui se veut être le nouvel étendard de Gotham City. Lui qui veut devenir le nouvel artisan de la paix à Gotham City. Lui qui veut être un sauveur. Elle s'était vendue au Diable, elle s'était vendue à Barbatos, elle s'était vendue à Batman et à sa ligue. Une abomination de plus qui méritait le bûcher sans hésiter. Dans son for intérieur, Blackfire comprenait l'intérêt du mal et ses attraits, lui aussi avait survécu à Barbatos, mais jamais, il n'avait pénétré le cercle refermé de la Cour des Hiboux. Oh grand Dieu jamais. Elle se fourvoyait l'imprudente.

"Tu es possédée ma pauvre fille. Le Diable a posé sa marque sur toi."
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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptyMer 13 Nov - 20:06



Judgement Day
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Et tout craqua. Tout. La boîte… Elle s’ouvrit. Elle s’ouvrit alors qu’elle était habitée par des émotions qu’elle pensait pouvoir contenir, canaliser dans une seule et même optique, celle de le faire tomber. Le faire souffrir. Ne pas l’écouter, rebondir sur ses mots, laisser les souvenirs ou hallucination lui murmurer des secrets que personne n’aimerait entendre, des secrets que personne ne voudrait voir être dévoilé. Elle se disait au fond d’elle qu’il s’agissait de la folie qui avait fini par la dévorer… Mais une partie d’elle lui disait que ces visions, ce passé, il était possible qu’elle le voyait réellement. Que ce soit vrai. Et ce soir, elle allait en avoir le cœur net. Ce soir, elle saurait si oui ou non elle était en train de sombrer dans la folie, ou si les Underwood avaient effectivement ce lien si privilégié dans leur sang au point de voir les souvenirs de ceux tombés dans le passé.

« Vous parlez de marque de Diable… » Sa voix était venimeuse, elle ne pensait même pas qu’il lui était possible de la rendre aussi toxique. Elle qui avait le ton si calme et froid d’habitude… « Mais vous êtes allé voir la Cour. Voir mon ancêtre Augustus pour lui parler de Barbatos. Plus d’une fois. Et il vous avait toujours répondu qu’il n’y croyait pas, et que chacun de ses actes il les faisait lui-même en acceptant les conséquences, parce qu’il ne voulait pas qu’on les mette sur les compte d’un autre. Et il vous avait promis de vous prouver que votre Dieu Noir était inexistant. » Les images flottaient dans son esprit. L’image de cet homme, parlant mais dont Augustus ne prêtait aucune attention. Il préférait se concentrer sur ce qu’il devait faire pour que la ville soit meilleure. « Il vous avait dit que si il devait être un meurtrier de masse pour faire de Gotham une ville prospère, alors il l’acceptait pour que ses proches soient en sécurité… » Elle était lui. Elle ressentait la chaleur de penser à ceux qui dégelaient son coeur, la joie de les voir avant de dépérir lentement en les perdant… « Vous n’avez rien fait pour l’empêcher de sombrer dans la folie… Quand son épouse est morte, vous avez encore une fois parlé de Barbatos… Et il vous avait dit qu’il refusait de se cacher derrière un dieu pour expliquer ses actes… »

Ses yeux se firent de nouveaux glacial. « Vous n’aviez eu aucun problème avec les familles de Gotham avant… Vous n’aviez eu aucun problème jusqu’à ce qu’elles se détournent de Barbatos… Jusqu’à ce que vous soyez enfermé pendant deux ans, loin des yeux de Gotham par les Cobblepot… Vous n’aviez aucun problème quand mon ancêtre Rose Underwood vous a sorti de votre cellule, quand elle vous a aidé du mieux qu’elle pouvait à l’époque, quand elle n’a pas entièrement rejeté votre idée d’un Dieu sans pour autant accepter Barbatos. Vous n’aviez aucun problème à accepter son argent… Vous n’aviez absolument aucun problème de recevoir de l’aide d’une famille… » Elle sentait les images imprégner son esprit, la voix fragile de la rousse, la voix qui semblait sur le point de se briser en voyant la foule entourer et briser son époux. « Je me demande si vous aviez quelque chose à voir avec la mort de son mari, vu comment vous semblez adorer utiliser la foule plutôt que d’agir par vous-même. » Les os qui se brisent, tenter de s’extirper, ne pas vouloir que quelqu’un meurt à cause des émanations toxiques… « Il désirait tellement que les gens vivent au mieux qu’il a demandé à Rose de continuer d’améliorer le système judiciaire, de ne pas laisser les autres famille tout gâcher… »

Elle ressentait un poids qu’elle ne soupçonnait même pas être possible. Un poids qu’elle ressentait comme… Comme du regret… Accepter que peut-être les hallucinations sont des vestiges d’une mémoire génétique… Un atavisme qui ne veut pas partir… Les Underwood qui refusent de partir… « Vous êtes celui qui est toujours venu parler d’un Dieu à ma famille, et vous savez parfaitement la déchéance qu’elle a connu. Vous savez parfaitement combien la Cour l’a broyé, vous savez combien la Cour fut toujours antagoniste dans un sens, parce que votre dieu noir ne nous a jamais pénétré d’une quelconque sagesse. Parce que nous refusons toujours qu’il y ait une force derrière laquelle se cacher, que ce soit celle d’un dieu ou celle de la foule comme vous faites. Je refuse de croire en un dieu qui permet à des gens comme vous de se cacher derrière tout ce qu’il peut pour fuir les conséquences de ses actes. Je paierais pour les erreurs de ma famille, parce que je dois le faire, mais contrairement à vous j’ai le pouvoir de le faire autrement que dans le sang.

Cette ville brûle depuis assez longtemps, et vous allez encore la brûler parce que vous refusez d’accepter que vous faites parti des bûches. J’ai accepté avoir fait partie des bûches et maintenant je dois tout éteindre. Je ne le ferais pas en me cachant derrière quoi que ce soit. Que ce soit un masque, un dieu ou une foule. »
Elle expira un grand coup. Ses yeux n’étaient plus de givre. Elle se concentrait sur une chaleur familière, une chaleur maintenant défunte. Et elle savait que si elle tuait cet homme, cette chaleur disparaîtrait à tout jamais. Gabrielle n’aurait jamais voulu ça. « Vous savez quoi ? Votre Barbatos peut aller tout droit dans l’oublie. Il m’a déjà assez prit. Il m’a prit mon frère, mon enfance, mon amour, ma vie et ma mort. Et vous pouvez encore une fois tout leur prendre en son nom, je serais là. Parce que votre folie religieuse a fait assez de dégâts. Elle a assez volé. »

Elle commençait à reculer, se laissant entraîner par la chaleur qui lui manquait tant. « Je ne vais pas me cacher derrière les crimes des autres pour qu’on ne regarde pas les miens. »


HRP : Si tu veux que je change ce message, il n'y a aucun problème, je me suis basée sur ton BG pour le faire.



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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptyJeu 14 Nov - 13:53

La liturgie continue, les fidèles se murent dans une prière dédiée à Dieu tandis que le serpent dans le jardin d'Eden continuait sa tentation. Cette jeune femme, cette Underwood. Bien sûr que Blackfire avait connu sa famille. Bien sûr qu'il avait tout fait pour faire sombrer chacune des familles, qu'il voulait les faire adorer Barbatos. C'était à cette époque révolue, cette époque où le Mal n'était pas aussi odieux qu'aujourd'hui. Tout avait changé, et le monde devenait de plus en plus fou, de plus en plus monstrueux. Et comment se préserver du malheur ? Grâce à la prière tout simplement. Il n'y avait rien d'autre à faire que d'espérer la fin du monde au plus vite quand on voyait ce qui se passait sur cette planète : destruction, morts, misère, et encore à notre époque, des gens mourraient de faim tandis que les plus riches ne laissaient que les miettes. Mais cette fois, il était temps de répondre. Il était temps de répondre à cette Underwood abjecte, issue de relations du péché, descendante des monstres qui façonnèrent Gotham City pour leur propre enrichissement. Reposant sa Bible sur le fauteuil miteux, il observa les traits et les yeux de la jeune femme notamment, son air sévère reprit tandis qu'elle continuait à parler longuement, tandis que les fidèles priaient et les autres l'observaient, dans l'attente de trouver un point faible à exploiter. La voix grondait dans les entrailles du prêtre, il restait néanmoins sur le calme. Il tentait de se contenir, même si l'envie de commettre un sacrifice rituel pour lui déchirer la gorge le tentait. Elle représentait le mal, le mal pur, tout comme Batman. Une bête, un monstre de foire que l'on doit mettre sur le bûcher. Sans nul doute qu'elle devrait bien brûler un jour où l'autre, tous les comme les riches de Gotham City qui en profitaient de trop. Sans se soucier de ceux qu'ils ont brisé, et qui souffrent.

"Espèce de monstre ! Ta famille a détruit des générations de travailleurs ! Tout comme les Wayne ou les Kane, vous avez abusé de la naïveté d'une population sous-éduquée ! Vous avez détruit cette ville de l'intérieur, vous avez comploté contre les citoyens que vous avez utilisé ! Et si on parlait des Frères Porter que vous avez trompé, vous et vos mensonges ?! Parlons en de la veuve éplorée et de l'orphelin qui a perdu son père tout ça parce que Thomas Wayne et ses associés ne voulaient pas accepter LEURS erreurs. VOS ERREURS !"


La voix était grandissante, et Blackfire tentait de justifier ses actes. Malgré le temps qu'il foule cette terre, il avait appris grâce à la sagesse de l'Eglise catholique. Mais il avait apprit beaucoup d'autres choses aussi. De terribles choses qui pouvaient sauver cette Humanité en perdition. Offrir l'âme des grands de Gotham City pourra sauver cette ville du Péché. En y réfléchissant bien, en sacrifiant des gens comme Amelia Underwood ou Bruce Wayne ou encore Oswald Cobblepot, nous pourrions sauver cette ville du Mal. Du véritable Mal afin de bâtir une nouvelle société, plus pieuse, plus morale. Oui, voila la solution. Le sacrifice des péchés capitaux. Bruce Wayne était la luxure, Cobblepot était l'avarice, Arkham était l'orgueil, Thomas Eliot était la paresse et Underwood était la colère. Il fallait les tuer et Gotham serait libérée de ce mal qui la gangrène.

"Votre famille se vautre dans le péché et vous osez me reprocher d'avoir tenté de sauver cette ville par le passé ?! J'ai fait amende honorable en répudiant Barbatos et en louant le nom du Christ. J'ai répudié Barbatos !"


Hurla-t'il pour cette dernière révélation. Les hommes et les femmes autour de lui arrêtèrent de prier avant de le fixer. Barbatos était un nom inconnu, mais en y pensant, Blackfire avait joué sur le fait qu'il était un homme de foi. Il l'était, et pendant longtemps, il avait erré dans le péché, dans la noirceur et dans les ténèbres. Pendant longtemps, il avait erré. Et maintenant, il avait trouvé la force nécessaire pour se retirer du marché qu'il avait fait avec Barbatos. Même si au fond de lui, il savait qu'il finirait damné pour toutes les choses qu'il avait faite. D'un regard sévère, il se tenait bien en face de la jeune femme. La prière commune s'était terminée, et les gens commençaient à observer leur prophète. Cette révélation dans les dernières minutes les avaient laissés pantois de stupéfaction et d’étonnement. Ils ne connaissaient pas le culte de Barbatos, mais ils venaient d'apprendre que leur "prêtre" avait été jadis, un homme perdu, dans les méandres et les tourments du Mal, avant de voir la lumière. Toujours debout malgré son âge, Blackfire observait Underwood. Il reprit d'une voix plus calme et plus mesurée. Ce qu'elle avait dit n'avait aucune incidence, et il n'était pas le responsable de la folie de sa famille.

"Pensez ce que vous voulez, Underwood. Au final, c'est votre famille qui a choisit son destin. Malgré mes mises en garde, elle a choisit une voie plus sombre et vous en êtes le parfait résultat. Votre famille a échoué et vous êtes une damnée. Mais ne perdez pas la foi ... Je vous offrirai, bientôt, votre rédemption."


L'idée de sacrifier les icônes démoniaques de Gotham City était tentante. Très tentante. Et pour tout dire, l'idée lui plaisait vraiment. Il voulait la pousser à aller plus loin, à aller dans la folie, à aller vers l'acte suprême en tuant Blackfire, faisant de lui un martyre pour cette ville, pour cette population qui n'attendait que de se retourner contre les élites de Gotham City. Il voulait devenir un martyre, un homme qui meurt pour ses idées face à la bourgeoisie et à la richesse. Il voulait marteler les esprits, et peut-être qu'Underwood allait vraiment succomber à ses pulsions. Après tout, quand on est un monstre, on le reste. Après, c'est en fonction des degrés n'est-ce pas ? L'être humain est un monstre, et à un moment donné, tout craque, et la bête revient sur le devant. La civilisation n'était qu'une barrière, et parfois, il fallait la sauter pour aller voir si c'était un peu plus vert dans le champs d'à côté.
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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptyJeu 14 Nov - 16:56



Judgement Day
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La chaleur ne la quittait pas alors que l’homme en face d’elle perdait sa contenance. Alors que le masque se brisait, montrant une nouvelle folie qu’elle ne pensait plus apercevoir avant longtemps. Elle voyait la folie de la Cour, la folie de croyances occultes, la folie de se persuader que l’humain est quelque chose de bon. L’humain ne l’est pas, sa nature est égoïste mais il se voile la face. Elle avait accepté sa propre nature égoïste afin de mieux se tourner vers les autres. Elle n’était pas altruiste. Elle le savait. Elle était habitée par ses propres pulsions, et ses pulsions étaient de vouloir une vie paisible pour ceux qui comptaient pour elle. Et elle devait inclure Gotham pour que jamais cette vie paisible ne se fasse encore une fois arracher, parce que contrairement à tout ce qu’avait pu penser Angela Underwood… L’autre est simplement aussi égoïste que nous. Il suffit de lui montrer que malgré l’égoïsme naturel de l’humain, il est possible de faire quelque chose de bien.

Il hurlait. Il hurlait et lui disait que c’était ses erreurs tout ce que le passé avait amené. Il lui disait qu’elle était une engeance du mal, issue du pêchée. Une abjection et une horreur ambulante. Elle se détendait visiblement à chacun de ces mots. Parce que la chaleur se resserrait autour d’elle et qu’elle savait déjà tout ça. Qu’elle était en paix avec ce poids qui la pesait depuis qu’elle avait compris que rien autour d’elle n’était normal, mais qu’on lui avait aussi appris que rien n’est normal en ce monde. Que l’on fait tous des erreurs. Que la vie est injuste. Qu’il faut se battre pour que le monde cesse de tenter de nous broyer. Il voulait se battre pour quelque chose sans penser un seul instant qu’il était égoïste ? Soit. Elle avait une ouverture dans son discours idéologique, dans son discours qui allait bientôt se retourner contre lui. « Vous dites que vous avez rejeté Barbatos, pourtant vous parlez encore comme si vous étiez un de ses prêtres. »

Elle n’avait jamais cru aux dieux. Elle n’avait jamais cru en quoi que ce soit les concernant, elle n’avait jamais cru qu’il était possible que des forces supérieures soient à l’œuvre dans ce monde. Mais elle était née dans une famille pour devenir une parfaite Dame de la Cours des Hiboux. Elle connaissait leurs règles, leurs rites, leurs secrets… Sans jamais avoir réellement goûté le fruit pourri dont elle était issue. Parce qu’elle était tombée de l’arbre avant de rouler dans le pré le plus paisible du monde. « Vous parlez d’un mal à purifier. Vous parlez de bûcher. Les derniers à avoir voulu en faire étaient la Cour des Hiboux, en prenant chaque pêchers capitaux. Je crois comprendre que pour vous il faut les brûler aussi. » Sa voix était calme. Elle se laissait emplir de la chaleur qui avait amené chez elle des jours meilleurs. La chaleur qui repoussait un bref instant le froid qui était devenu sa vie depuis sa mort. Elle allait semer le doute par le pouvoir qu’elle connaissait le mieux.

La logique. « Vous dites que le mal habite tout ceux qui ont pactisé avec Barbatos, pourtant vous avouez avoir eu affaire avec lui. Vous dites l’avoir rejeté, mais vous parlez encore comme si il vous habitait, comme si ce Dieu qui vous a servi d’excuses dans vos folies était encore là. Vous prétendez avoir changé pour le mieux, vous vous montrez comme écoutant toutes les religions et pourtant vous jurez par le Christ. Reprochez-moi tout ce que vous désirez sur mes ancêtres. Reprochez-moi ce que vous voulez de mes erreurs. Mais jamais nous n’avons courbés l’échine devant votre Dieu Noir. Jamais nous ne nous sommes cachés derrière lui face à nos erreurs. Vous voulez me donner une rédemption ? Commencez par réellement l’avoir atteint parce que vous parlez comme ceux que vous pointez du doigt. Comme un fou qui sait tout, alors qu’en réalité il n’accepte même pas sa propre nature.

Vous n’êtes pas sorti de ses griffes. Elles continuent de vous hanter chaque jours. Parce que vous refusez d’admettre qu’elles sont encore là. »
Elle se sentait légère. Elle se sentait calme. Elle se sentait enfin en paix avec son héritage maudit. « Je connais le sang qui coule dans mes veines. Je connais sa pourriture, son horreur et les tourment qu’il a causé. Mais je connais aussi sa beauté. Je peux enfin admettre que quelque part dans mon sang, il n’y avait pas eu que des monstres absolus. Je sais ce que je dois faire maintenant, et c’est veiller à ce que les autres aient ce qu’ils méritent. Une vie paisible. Une vie sans tourment, sans misère, une vie avec une vraie chance et arrêter la machine folle qui les écrase. Les autres ont besoin de ça, et c’est mon devoir de le leur donner. Parce que Gotham était censé être ça pour ma famille avant que votre maudit Barbatos ne vienne s’y immiscer et pourrir la ville sur ses fondements. »

Elle respira un coup. Respirer de l’air vicié, de l’air froid, l’air des Narrows. L’air des gens dans la misère. L’air du tourment. Un oxygène qui fut le sien et dont elle connaissait la pestilence. Elle allait s’en débarrasser. « Et je n’ai pas besoin d’être un martyr pour ça. Ni de faire de vous un martyr. » Elle se sentait enfin… En paix. En paix parce qu’enfin elle prenait du recul. Enfin le venin qui empoisonnait son esprit partait. Enfin elle relâchait sa haine de la Cour, sa rage d’être vivante. Enfin elle voyait la folie de Gotham pour ce qu’elle était. Des conséquences d’actes qu’il fallait réparer. Enfin elle voyait son immortalité pour ce qu’elle était. Une chance d’y arriver. « Merci mon Père. Merci de me montrer tout ce que je peux faire. Merci de montrer ce que vos croyance m’ont infligées peut me permettre d’accomplir. Merci de me montrer pourquoi je dois réussir à aider Gotham de sortir de sa folie. Merci de me montrer pourquoi je dois abandonner ma haine. Merci de m’avoir permis d’abandonner ma haine. Merci de me donner la force de me souvenir qu’il y avait quelqu’un qui aurait voulu que je ne cède pas.

Merci d’être un miroir déformé de ce que j’étais et aurais pu être si j’avais continué sur cette voie. »
Une masse de haine. Une masse de colère. Une masse de folie. Quelque chose d’horrible pour cette ville. Quelque chose d’horrible pour les autres. Elle commençait à reculer de quelques pas. La boîte de Pandore se vidait. Elle commençait lentement à devenir légère. Il n’y avait plus de haine ni de colère. Bientôt, elle remplacerait toute cette noirceur par autre chose. En attendant, elle laissait cette chaleur l’habiter. Et elle la laisserait l’envahir à tout jamais.



"When poison becomes a habit, it ceases to injure : make your soul gradually acquainted with death."

— Saib Tabrizi


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Dernière édition par Amelia Underwood le Ven 15 Nov - 17:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptyVen 15 Nov - 16:45

"INFIDÈLE ! ATHÉE ! MONSTRE SANS ÂME !"

Hurla-t'il pour répondre à ce qu'elle venait de dire sur lui. Toutes les horreurs qu'elle avait osé lui dire, devant ses fidèles, dans la maison de Dieu. Quelle honte, vraiment. Quelle honte de voir des gens aussi monstrueux que cela. Tout commence à s'envenimer, tout commence à partir en sucette ... Tout commence à mal prendre. Les fidèles qui jusqu'à là, ne bronchaient pas et prenaient le parti de Blackfire commencèrent soudain à s'approcher du prêtre. Ils se demandaient ce que ces révélations voulaient dire, ils commençaient à se poser beaucoup de questions sur le prêtre qu'ils étaient en train de suivre dans son combat, mais d'autres refusèrent d'ouvrir les yeux et restèrent près de Blackfire, prêts à le suivre jusqu'au bout, car après tout, il les avait consolé, il avait été là pour eux, et ils avaient foi en lui, en ses paroles, en son sens de la religion. Une dispute commença à éclater, tout ça parce que cette jeune femme venait de semer le doute dans les cœurs des fidèles. Oui, elle était le serpent, la tentatrice, une nouvelle catin à brûler sur un bûcher. Oui, c'était bien ce qu'il fallait faire, il fallait brûler cette femme. La dispute entre les membres commençait à prendre une mauvaise tournure. Entre quelques anarchistes et quelques membres de foi, entre quelques uns qui ont ouvert les yeux et ceux qui faisaient confiance en Blackfire, le culte en prenait un coup en pleines dents. Et cela, tout cela était de la faute de cette femme. Serrant la Bible contre sa poitrine, Blackfire reprit en criant. Bien pour rappeler aux Underwood ce qu'ils sont, et ce qu'ils resteront : Des serpents tentateurs. Il la pointait du doigt, comme si Dieu invoquait un courroux pour la foudroyer instantanément. Mais cela ne viendrait pas. Tentant toujours sa Bible comme une protection face aux paroles de la jeune femme, le prêtre se refusait de plier l'échine face à elle.

"La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea."


Il voulait utiliser les mots de la Bible, de la Genèse pour être détaillé, pour frapper les esprits, pour montrer que ce serpent tentateur venait de semer la confusion dans les âmes des agneaux de Dieu. Elle était le mal, le seul véritable mal pur que l'on pouvait trouver dans Gotham City. Elle était sûrement une envoyée du Batman. Une monstruosité qui venait à eux, pour les détourner des yeux du père immortel. Blackfire voyait en elle une démone, une démone qui méritait d'être abattue. Qui méritait les tourments et les affres de la Damnation éternelle. Le vieux prêtre voulait semer les graines d'une Gotham City sur le chemin de la religion, de la morale, de la vertu. Elle venait de semer la pestilence dans les champs, et les fruits seront malades. L'idée avait traversé Blackfire, maintenant, il voyait mieux quel serait son combat. Serait-ce la folie qui l'emporte doucement ? Serait-ce le ténébreux aspect de la monstruosité qui hante ses pas désormais ? Sûrement. Blackfire était âgé, très vieux, et il avait trop vécu sur cette planète. Il avait vu les ravages de l'Humanité, il avait vu la folie des hommes de près. Il avait vu des civilisations apparaître et disparaître. Serait-ce le moment opportun pour que la folie vienne à lui ? C'était certain. Quelque part, Blackfire commençait à dégringoler mentalement, enfermé dans son propre rôle. Il recommençait à parler.

"Avec des discours enflés de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par les dissolutions, ceux qui viennent à peine d'échapper aux hommes qui vivent dans l'égarement. Ne vous méprenez pas mes frères, elle tente de semer la confusion dans vos cœurs."


La folie le guettait, elle le dévorait de l'intérieur. Il ne la sentait pas, mais ses griffes commençaient à le saisir et à l'emmener dans un monde noir, pavé dans l'asile d'Arkham. Le vieux prêtre tentait de rappeler le calme, de rappeler ses ouailles et les autres personnes arrivées tardivement pour un appel un calme, pour rappeler le message de la foi et des saintes écritures. Il voulait les unir face au Mal qu'elle était. Le mal personnifié, abject. Alors que le calme semble revenir doucement, que les tensions s'apaisent doucement ... Et c'est ainsi qu'une brique frappe le prêtre de plein fouet, en plein visage. Un long moment de silence parmi les gens présents, et soudain, l'invective populaire. Et ça recommence à se taper sur la gueule, et ça se donne des coups, tandis qu'on évacuait Blackfire vers la sortie. Un coup soudain dans le crâne, cela avait ses défauts, mais cela allait ragaillardir ses troupes, ils le verraient comme un martyre, comme un homme qu'on essaie de faire taire. Tel le Christ qui fut lynché parce qu'il apportait quelque chose de nouveau, il sentait bien que le vent du changement soufflait. Et c'était sa religion qui allait se renforcer. Sa nouvelle religion. Et le Mal sera vaincu. Assurément. Alors qu'on le traînait vers la sortie, épaulé par deux gaillards qui lui servirent de disciples, Blackfire repensait à cette jeune femme. Il la voulait morte. Assurément. Et sans tergiverser. Il voulait la voir se consumer dans les flammes de l'enfer. Dans le bâtiment, c'était l'émeute, l'anarchie, le bordel. Peut-être qu'ils gagneraient un peu de temps pour le père Blackfire ? Qui sait ... Alors qu'il reprenait légèrement conscience, Blackfire remercia ses deux disciples en les bénissant.

"Je me rappellerai de vous, mes fils."


Dit-il tandis qu'on le portait dans les ruelles des Narrows. Le travail sera long, hasardeux, mais les fruits de la religion porteront de douces saveurs pour ceux qui ont soif de justice dans Gotham City. Oui, ce sera long, mais Blackfire prendra tout son temps, et il y prendra même du plaisir.
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MessageSujet: Re: Judgement Day FEAT Blackfire   Judgement Day FEAT Blackfire EmptyVen 15 Nov - 18:23



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Tout devait tomber pour mieux se reconstruire. C’était une dure réalité de la vie. Une dure réalité dont elle en connaissait personnellement le goût. Une dure réalité qui habitait son sang depuis toujours. Un cycle de renouveau et de déchéance éternel, une roue qui serait condamnée à tourner parce que si tout restait figé, alors rien ne pouvait avancer. Elle l’entendait, cet homme empli de folie furieuse et figé dans son propre esprit. Il hurlait qu’elle était le démon, la tentatrice, le serpent qui avait amené la femme à manger un fruit sur un arbre, la femme même qui avait mangé le fruit défendu sur l’arbre. Elle ferma un instant les yeux alors qu’elle lui tournait le dos, le laissant vociférer ses croyance. Un fruit… Oui, tout avait commencé par une femme et un fruit. Rien de biblique. Rien en lien avec la genèse. Rien de mystique. Un simple environnement hostile, où tout pouvait dévorer la tribut. La femme, une shaman, sage-femme, sage, sorcière, prêtresse, peu importait le terme, recherchait des fruits à manger.

Et elle les vit. Des baies, noires. Des baies pulpeuse, juteuses, dont l’odeur n’était pas désagréable. Elle se demanda… Était-ce une nouvelle forme de nourriture ? Pouvait-elle offrir à sa tribu une nouvelle forme de subsistance ? Alors elle en mangea une. C’était doux. C’était sucré. Ses yeux d’argent se dilatèrent. Elle sentait le goût du poison dans la graine… Mais rien de plus. Rien ne se crispait. Rien ne faisait siffler. Rien ne faisait souffrir. Elle vivait. Et elle vivrait un jour de plus, alors qu’elle marquait l’arbre d’un cercle pour signifier que c’était consommable. Pour sa tribu. Pour sa famille. Pour les autres.
Mais ce n’était que le début qui n’avait rien à voir avec des croyances. Rien à voir avec l’émeute qui semblait éclater au sein de ce bâtiment. Juste une histoire de survie qui datait de bien avant l’invention de l’écriture. Juste quelques individus qui cherchaient à survivre et à penser au groupe.

Elle était dehors, ressortant son carnet sans prêter attention au bruit qu’il se passait dedans. Ce n’était pas à elle de s’immiscer d’avantage dans ce culte, ni dans la tête de ses membres. Elle avait fait sa part, elle avait écouté et avait dit sa pensée. Elle avait laissé sa haine de côté. Elle pouvait juste noter ce bâtiment à rénover, faisant un vague croquis de l’extérieur et de l’intérieur, notant les endroit dont elle avait vu les faiblesses architecturales et faisant rapidement une série de reconversion possible pour ce lieu. Ce ne serait définitivement pas un lieu de culte. « Mlle Underwood ? » Elle sortit la tête de son carnet, se tournant vers la voix. Masculine. Un homme, jeune et basané. Probablement dans sa vingtaine. Une longue cicatrice parcourant son visage, comme si on l’avait parcouru d’une lame effilée. Ce devait être le cas, c’était les Narrows après tout.

« Juste Amelia s’il vous plaît. » Elle ne voulait plus qu’on l’appel comme si elle était quelqu’un d’en haut. Elle ne voulait plus donner une chance aux gens comme le fou qui devait gérer une émeute au sein de son culte. Le jeune homme était accompagné d’un peu moins d’une dizaine de personnes, tous de profils bien différents. Jeunes, vieux, enfants, hommes, femmes, ethnie, religion… Tous différents. « D’accord… Hum… Moi et mes amis… On voudrait vous aider. D’une façon ou d’une autre. » L’aider ? L’aider à améliorer les Narrows ? L’aider à atteindre ce qu’elle désirait, une sorte de stabilité pour Gotham, un moyen d’éteindre ce feu qui la faisait lentement mais sûrement s’embraser jusqu’aux cendres ? Elle regarda un bref instant son carnet… Elle faisait tout par elle-même, par habitude… Mais elle savait qu’avec ce fou rien ne serait aussi simple. Rien ne pourrait jamais lui ouvrir les portes aux endroits les plus défavorisés des Narrows. Elle ferma son carnet, le rangeant.

« Je veux bien… Vous pourriez m’aider en me disant quels sont les endroits qui ont besoin d’aide en urgence dans les Narrows. Les bâtiments à rénover et les ghettos à fournir en matière première. Et… » Elle fit une pause. Un bref instant. « Et me dire si vous, vous avez besoin de quoi que ce soit. C’est la moindre des choses que je puisse faire. » C’était ce qu’elle devait faire. Dans son esprit se jouait une scène. Une femme aux yeux verts, petite et fragile. Regardant avec attention un enfant qui venait de lui voler son porte-monnaie. Qui était maigre, mal habillé, qui était seul… « Viens. On va te trouver une chambre au manoir. »


HRP : je vais signaler la fin de notre RP au staff !



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