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 Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey]

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Amerlyllian Die Rosenberg
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MessageSujet: Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey]   Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey] EmptyMar 20 Aoû - 23:45




Sous les fleurs de Lys


On ne pouvait pas dire que tu visitais tous tes alliés et connaissances régulièrement, mais tu faisais de ton mieux. Si tu passais à proximité de la résidence ou du lieu de travail de certains, il arrivait que tu viennes les saluer – s’ils n’étaient pas trop occupés. C’était ta façon d’entretenir le lien d’intérêt mutuel ou d’amitié entre vous, même quand tu n’avais aucune autre raison de leu rendre visite. De ce fait, Harvey Dent n’était pas une exception et tu l’avais revu deux fois de plus depuis l’embarrassante vision que tu avais partagé avec lui à la fin du mois de juin. Bien entendu, l’une des fois, tu n’as pas osé l’importuner, il était occupé et tu t’es contentée de l’observer de loin. À vrai dire, tu ne savais pas, non plus, trop comment te tenir face à lui et, si jamais il posait une question quant à ce qui s’était passé ce soir-là.

Mais les questions fâcheuses ne sont jamais venues.
Pas pour l’instant, du moins.

Tu avais beau être naturelle et franche, il y avait beaucoup de choses que tu gardais pour toi-même. Les affaires du cœur, surtout les doutes sur ces dernières, faisaient partie de ces sujets que tu n’abordais pas souvent. Tu te voyais comme un oiseau de mort qui portait le malheur à ce et ceux qu’elle aimait. Pourtant, bien qu’il était vrai que tes relations affectives étaient dignes d’une tragédie dramatique et romantique avec une touche d’horreur, en fait, ta présence était très bénéfique pour tes partenaires. Encore est-il, tu ne voulais pas perdre qui que ce soit d’autre et, encore moins, porter malheur à quelqu’un que tu appréciais. Harvey Dent en faisait partie et, quelque part, tu préférais rester dénier ce que tu éprouvais pour lui - tout comme tu as toujours fait avec les autres personnes que tu aimais. Tu enfouissais ça au fin fond de ton être, restant naturelle et bienveillante, espérant pouvoir contribuer au bonheur des autres.

Si ton entourage était heureux, tu l’étais, également – ça te suffisait.
Mais, était-ce vraiment mauvais que tu oses espérer davantage ?

Tu n’étais pas sûre de ce que tu éprouvais pour cet homme, mais tu savais que tu lui portais une grande affection. Tu savais, également, qu’il y avait des chances que, dans un futur indéterminé, la scène de la vision puisse avoir lieu. Ce n’était pas certain, du moins, toutes les prémonitions ne l’étaient pas. Rares étaient celles qui étaient déjà fixées, mais d’autres étaient difficiles à contourner. Si ça arrivait, ce serait un point de non-retour. D’un côté, tu étais curieuse, mais tu étais tout aussi soucieuse et gênée. Tu ne connaissais pas vraiment cet homme et, lui, il en savait encore moins sur toi. Tu n’oserais jamais lui mentir et tu te contentais de ne pas lui montrer ta vraie nature, mais tu ne pouvais pas t’empêcher de te demander la réaction qu’il aurait en apprenant la vérité ; en attendant, tu estimais qu’il se portait mieux en restant dans l’ignorance, il avait suffisamment à gérer, comme pour ajouter une couche.

Quoi qu’il en soit, quelques heures après que ça n’ait eu lieu, tu as entendu parler du cambriolage qu’il avait fait. Tu en avais même rêvé, tout comme tu avais rêvé que le brun venait à toi, mais tu ne savais pas exactement quand est-ce que ça aurait lieu – pas, jusqu’à la tombée la nuit, quelques heures après ton réveil. C’est ainsi que tu as su que deux personnes que tu connaissais s’y trouvaient – les deux premiers policiers à entrer : Jason, Red Hood, et Freya, une méta-humaine que tu as rencontréé maintes années auparavant, quand elle n’était qu’une adolescente. Cette dernière est ton amie, pour ainsi dire, même si vous ne vous voyez pas souvent – elle te fait, parfois, penser à Dinah et à feue ton amie Glenda. Si tu avais eu cette vision avant et que tu n’avais pas eu autant de patients à traiter, ce soir-là, tu aurais été chercher cet homme pour essayer lui parler et empêcher Double-Face de prendre à nouveau des vies. C’était ça, le problème de ta clairvoyance : parfois, elle était tout, sauf claire. Tu avais le poids de la Connaissance sur tes épaules et celui de l’impuissance, or tu savais que quelque chose allait se passer à un moment ou à un autre, mais tu étais incapable de changer les faits. Il t’était arrivé de, même, participer involontairement à ce que certains aient lieu, alors que tu cherchais à faire le contraire.

Poussant un grand soupir, dès que tu en eus le temps, tu préparas quelques pains au chocolat, des tartelettes à la framboise et autres douceurs, autant pour les patients comme pour ton futur invité. Tu prévins le personnel de service, y compris les bénévoles, de la venue tardive de l’homme aux deux visages, leur demandant de le faire passer dans l’arrière-boutique et lui montrer le chemin jusqu’au jardin, où tu allais l’attendre – juste sous la pergola aux glycines. Tu savais que ce serait au petit matin, même si tu ne savais pas exactement à quelle heure. Dans ta vision, la lune était dans une position qui dictait les quatre ou cinq heures du matin, mais le temps était relatif et pouvait changer à tout moment… surtout, dans ce genre d’occasions.

Au moment venu, un jeune homme habillé en blouse d’infirmier, tâchée de sang et va savoir quoi d’autre, l’accueillit, tout en retirant ses gants. Il n’était pas du tout chaud pour croiser l’ancien procureur, étant lui-même un membre d’un petit gang du district qui t’aidait. Ceci dit, il respectait les règles de ton domaine et, surtout, le fait que tu souhaites accueillir cet homme, même après ce qu’il venait de faire.

Eh. La patronne vous attend dans les jardins. Passez la porte derrière le comptoir et traversez la salle avec les patients alités. Ya une grande porte battante. annonça le grand gangster à la tête rasée qui te servait de bénévole avant de retourner à ses occupations : fournir des médicaments et de la nourriture aux personnes qui entraient et sortaient, s’ils n’avaient pas de blessures ou autres.
* * * * * * *

Tu ignores combien de temps tu as attendu, mais tu as rapidement su qu’il était arrivé – tu sentais sa présence et, alors que tu sondais les lieux, les yeux clos, tu le vis quitter le bâtiment. Doucement, tu rouvris les yeux et te redressas. Tu étais assise sur un banc, proche d’une grande table à l’ancienne, sous le pergola aux glycines de plusieurs couleurs. Ton jardin était toujours aussi soigné qu’avant et l’ambiance relaxante et naturelle semblait détacher ces lieux du monde réel ; ce n’était pas pour rien qu’on qualifiait ton domaine comme étant un petit fragment du paradis.

Sur la table en question, il y avait déjà tout ce dont vous alliez avoir besoin : une théière avec du thé à la rose pour toi, une différente avec une infusion relaxante pour lui, les jeux en porcelaine fine et les douceurs que tu avais préparé pour lui quelques heures auparavant. Affichant un sourire doux et avenant, tu lui fis signe.

M. Dent, par ici. l'interpellas-tu, gardant une main sur le dos du petit singe qui était accroché à toi - comme d'habitude.



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MessageSujet: Re: Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey]   Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey] EmptyMer 21 Aoû - 12:49

Je venais de le faire...Encore. J'ai tué deux personnes. Un policier, il avait femme et enfant, était une recrue d'à peine quelque mois, 26 ans. Un banquier, il vivait seul avec un chat, divorcé, 53 ans. Ils n'ont rien mérités de leur sort. Ils méritaient de vivre plus longtemps. Ils n'avaient pas besoin d'un malade avec un lance-flamme qui apparaît dans leur vie. Personne ne le mérite. D'ailleurs, personne ne mérite non plus de vivre un braquage, une prise d'otages. Ça marque à vie. Comme un spectre. Une cicatrice.
C'est pour ça que j'ai besoin de voir Alice ce matin, il faut que je parle à quelqu'un, que je me confie. Juste elle peut m'accepter, juste elle peut me pardonner. Ça fait longtemps que je l'ai vu. La dernière fois, on s'était vu uniquement en tant que mafieux et médiatrice. On a pas eu l'opportunité de rediscuter du...de la vision, si c'est ça le bon terme. Elle était là uniquement parce qu'un autre gros bonnet de la pègre avait fait flingué certains de mes hommes et pour éviter des dégâts collatéraux, elle était venue m'en parler, question d'éviter des représailles dans des lieux publics. Elle semblait embarrassée et je respecte ça, j'ai décidé de ne rien dire, de ne pas en parler et c'était probablement la bonne chose à faire. Hormis ce détail trop malaisant, elle était toujours aussi souriante et gentille.

J'ai besoin de la voir. C'est pour ça que j'ai une capuche sur le crâne, en me promenant à pied vers les quartiers pauvres entourés de remparts militaires que l'on appelle toujours Arkham City. Sa clinique d'urgence était là-bas. Je n'y voyais pas grand problème, je n'ai jamais eu de difficulté à rentrer ou bien à sortir de ce trou à rats. Je n'aurai pas de problème ce matin non plus. J'étais de retour dans l'ancienne gare devant l'entrée du métro abandonné, le plan des lieux en main. Une chance que Big Chuck à le sommeil profond. Je suis venu seul parce que je tenais à être tranquille. Ils me sont fidèles, ils sont agréables, je peux leur faire confiance, mais les voir me rappellera toujours qui je suis, qui Nous sommes. Pour mon calme et mon bien-être j'ai besoin d'être seul.

Des jeunes punks s'étaient planqués ici et là pour fumer, boire ou se droguer en paix. Je comptais pas consommer local aujourd'hui, je traînerai pas bien longtemps. En passant devant les punks, un dealer m'arrête.

-Hey mec, tu veux de la bonne?

Il brandissait un sachet de vertigo comme un os à un chien. J'ai jamais consommé cette merde et j'en suis fier. Cette connerie extasiante venait d'un type à Starling city qui avait maintenant des dealers partout sur la côte est. Relever la tête pour qu'il voit mon visage m'a laisser un temps de répit. Le gosse à moitié gelé pétait un plomb à terre, mais tout le monde s'en foutait. Vive la drogue, putain...

En rentrant dans le tunnel, j'étais songeur. Je pensais à ce que j'étais sensé dire à Alice. Qu'est-ce que je foutais? Je risquais ma vie pour allez voir une fille, mais qu'est-ce que ça allait donner? Elle va sérieusement parler avec moi de la fois où on baisera dans le futur alors que je ne sais même plus à quoi notre relation se résume? (Je n'aurais jamais cru dire cette phrase dans ma vie.) Je n'ai aucune idée de ce qui va se passer, mais je sais que je dois y aller. Je dois la voir. Maintenant.

Je déteste le Burnley. Ça empeste Cobblepot. Moi comme Double-face nous ne pouvons pas le sentir. Cette ordure n'a aucun scrupule et lui, contrairement à moi, il ne peut pas se justifier avec une seconde personnalité. C'est juste un connard qui prend son pied en écrasant son cigare dans l’œil de ses victimes. En me rendant vers le jardin éphémère, je prie seulement pour que personne ne me choppe. Je ne suis pas venu armé et aussi stupide que ça puisse paraître, je tiens à rester pacifiste lorsque je suis en plein contrôle.

Je suis enfin devant la clinique. En entrant à l'intérieur, je me serais crû dans l'hôpital qui m'avait accueilli autrefois. Durant l'incident, l'attentat de Maroni. Voir tout un personnel, créé sur un souhait de bonté, d'entraide, réuni pour le bien commun, ça me faisait sourire. Gotham a besoin de plus de gens comme eux. Comme Alice. Un type, vêtu comme un docteur, tâché de sang, leva la tête et me parla comme si de rien était. On m'attendait? Comment?? À bien y réfléchir, ça ne m'étonne pas trop venant d'Alice.

J'entrais à peine dans les jardins que je sentais son odeur. Du lys frais. Du lys mixé aux multiples parfums exotiques des fleurs, plantes et autres orchidées de ce petit paradis. Au loin dans un couloir qui a comme plafond une réelle canopée de magnifiques fleurs se tenait la raison de ma venue. Assise sur une table, avec de grandes théières et une montagne de pâtisserie. Dans sa jupe blanche, elle était si belle. Elle attendait ma venue.

-Monsieur Dent, par ici.

J'ai quasiment couru à travers le paradisiaque jardin, pour finir par la rejoindre.

-Franchement Alice. Appelez moi Harvey.


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MessageSujet: Re: Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey]   Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey] EmptyMer 21 Aoû - 22:03




Sous les fleurs de Lys


Contrairement à ta vision, l’homme aux deux visages boitait. Quelque chose s’était passé et c’était normal : tous les choix influaient sur l’avenir. Même si tu avais vu ce qui s’était passé, tu n’avais pas tout vu. Et, même si tu avais vu cet homme venir chez toi, habillé de la sorte, il aurait tout aussi bien pu ne pas venir du tout et ce, pour diverses raisons, y compris la profonde blessure qu’il cachait au niveau de pied et, plus précisément, le talon – tu sentais sa douleur comme si toi-même étais blessée. Il approcha aussi rapidement qu’il lui fut possible. Que ce soient ou non les risques du métier, tu ne pouvais pas t’empêcher d’afficher un petit air soucieux face à son état actuel – tout comme tu te demandais comment allaient les autres personnes qui avaient été impliquées dans le cambriolage, surtout Jason et Freya. De ce fait, tes iris prirent une brillante teinte bleue électrique – symbole de ton inquiétude.

Vous auriez dû rester quelque part, au calme, Harvey. J’ai rêvé de vous et de ce qui s’est passé, pour ainsi dire… Je serais venue vous rejoindre si vous n’étiez pas venu. soufflas-tu, retirant l’un de tes gants avant d’approcher ta main de l’égratignure qu’il avait sur son visage.

À l’instant même où tes doigts effleurèrent sa peau, tu compris ce qui s’était passé : Robin lui avait lancé deux batarangs. Contrairement à la dernière fois, tu ne partageas point ta vision, raison pour laquelle ton cadet put remarquer un changement dans tes yeux et une soudaine, mais courte, absence mentale chez toi – tes iris furent traversés d’une lueur surnaturelle, formant des reflets semblables à ceux que la lumière dessinait sur l’eau dansante. Malgré ladite absence, ton esprit avait canalisé de l’énergie pour guérir la coupure qu’il avait au visage – l’effaçant complètement dès que tu revins à la réalité. Doucement, tu clignas des yeux et plissas tes lèvres, invitant le mafieux à s’asseoir où il le désirerait.

Je vous en prie, asseyez-vous. Vous pouvez vous servir, si vous voulez, pendant que je m’occupe de votre blessure. continuas-tu, attendant qu’il ait bien voulu faire ce que tu lui demandais avant de t’agenouiller face à lui.

Avec ton élégance et tendresse habituelles, tu saisis son pied blessé et levas légèrement son pantalon. Soigneusement, tu retiras ce avec quoi il avait couvert sa blessure avant de poser ta main glaciale et nue sur cette dernière. Malgré ta délicatesse, tu tenais fermement son pied, pour éviter qu’il bouge pendant que tu le soignais. Il aurait eu besoin de voir un chirurgien, si vos chemins ne s’étaient pas croisés et il aurait eu une bonne période de réhabilitation, après l’opération…

Je ne sais pas comment vous avez réussi à marcher jusqu’ici, Harvey. Votre tendon d’Achille aurait pu se déchirer avec l’effort que vous avez fait, il est partiellement entaillé. ajoutas-tu, utilisant ton empathie pour soulager sa douleur et l’aider à se détendre, le temps que tu aurais régénéré certains tissus et refermé la blessure.

L’odeur de son sang titillait tes narines, mais tu avais déjà mangé et tu avais stoppé l’hémorragie en premier. Dieu merci, ça n’avait pas été dans une zone plus vascularisée ou traversée par des vaisseaux aussi importants que l’artère fémorale ou brachiale… Ce ne fut qu’une question de secondes, d’une minute ou deux tout au plus, avant que tu n’aies cicatrisé l’entaille du talon. Il allait avoir une jolie trace qui lui servirait de rappel pour cette soirée, mais, au moins, tu lui avais épargné quelques souffrances et les dépenses médicales. Poussant un petit soupir de satisfaction et soulagement, tu remis correctement son pantalon et posas son pied à terre. Une fois ceci de fait, tu te redressas et pris une serviette pour essuyer le sang qui avait taché ta main – même si tu avais lutté contre l’envie de le nettoyer autrement : avec ta langue.

Aussitôt, tu remis ton gant et t’installas près de ton invité, frottant doucement son bras pour lui dire que c’était fini – que ça irait mieux. Certes, tu étais rassurante, mais ta façon d'agir était, également, plutôt maternelle. Puisqu’il savait que tu avais la capacités télékinétiques (ou magiques, tu n’avais pas trop idée ce qu’il pensait savoir sur toi), tu utilisas l’un de tes vectors pour lui servir une tasse de l’infusion que tu lui avais prépare. On pouvait voir les ingrédients flotter dans l’eau chaude : des fleurs, des herbes et des épices, ainsi qu’un peu de miel d’oranger, percevable au parfum qu’il s’en dégageait. Posant la théière transparente, tu glissas la tasse jusqu’à lui avant de lui approcher les pains au chocolat.

Mangez, cela vous sera bénéfique. L’infusion est relaxante, ce sont des plantes du jardin. précisas-tu d'une voix suave - prenant, à ton tour, une tasse de ton thé à la rose. À moins que vous ne préfériez du thé ou autre chose, bien entendu ?
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MessageSujet: Re: Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey]   Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey] EmptyJeu 22 Aoû - 2:11

MA JAMBE! Bordel, j'avais même pas fait attention. C'est vrai, le petit cardinal qui sert d'acolyte à la chauve-souris nous avait touché au visage et directement dans le putain de talon. Ça fait un mal de chien et je l'ai à peine remarqué durant ma traversée. Alice a rêvée de cette scène, de moi. C'est très étrange et je pense probablement qu'elle doit être une méta-humaine ou qu'elle doit avoir des dons psychiques, parce que c'est vraiment flippant de pouvoir lire...l'avenir ou un truc dans le genre…

Alors qu'elle mit sa main sur ma joue, j'ai senti ma blessure au visage disparaître peu à peu. La douleur fut remplacé par un picotement et un froid, pas frisquet, vivifiant plutôt, se répandant dans mon visage. La main d'Alice, malgré son froid cadavérique, me faisait le plus grand bien. Elle m'avait manquée après tant de temps.

Pendant qu'elle s'adonnait au même traitement sur mon talon, je sentis une odeur magnifique. Des chocolatines fraîches, des framboises et autres baies des champs et des tisanes relaxantes. Elle avait fait ça pour moi… Je peine à y croire. Tandis qu'elle traitait la blessure, je ressentis la douleur de cette horreur. Pour ne pas crier comme un malade, j'ai dû me balancer une chocolatine dans le gosier. Elle goûte comme celles d'Alfred, du temps où je venais chez Bruce. C'était tellement excellent que j'en oubliais la douleur. Il ne restait maintenant qu'une très grande cicatrice au talon d'Achille. C'était clair maintenant que la belle blanchâtre avait des dons. Franchement, ça ne me faisait pas grande peur, au contraire, elle devient encore plus exceptionnelle, de cette sorte.

Elle fit flotter vers moi une théière remplie de son infusion aux mêmes parfums que son jardin. Un don de plus ou de moins, peu importe. Je pris tranquillement un verre à thé, le remplissant avec l'infusion et la sirotant. Ça calme en effet.

Tout en buvant, je me mis à lui parler. J'étais là pour ça, mine de rien.

-Merci pour tout, Alice. C'est vraiment gentil. Après une horreur comme celle que j'ai causé hier, trouver quelqu'un qui puisse encore me supporter me fait tellement de bien. Je me répète, mais bon. La tisane est vraiment exquise au fait. Ça change du whisky. J'avais vraiment besoin de vous parler, je ne sais pas à qui j'aurais pu, autrement.

Mes yeux se mirent à se remplirent de larmes en lui parlant

-Je les ai tué, Alice...deux victimes. Elles ne méritaient rien, elles ne méritaient pas de...de…

Je me mis à éclater en sanglots, écrasant ma figure contre la petite table. Me vidant de mon soul. J'essayais de reprendre mon calme. Mais je ne pouvais pas, je ne pouvais que pleurer…

-Je suis un monstre, Alice. Aidez moi. Je veux que toutes ses horreurs se stoppent, je ne veux plus être l'horrible créature aux double faces qui hantent les banques de cette damnée ville. Je veux être normal.

Je me cachais le visage au creux de mes mains, mais malgré ça, je pouvais voir son regard, empli d'empathie, de compassion, d'amour. Comment pouvait elle ressentir de telles choses face à moi?


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MessageSujet: Re: Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey]   Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey] EmptyVen 23 Aoû - 11:31




Sous les fleurs de Lys


Autant ou mieux que lui, tu savais ce qu’était-ce d’être un monstre, d’être considéré et se sentir comme tel. Tu n’étais pas l’un des ennemis publics en tête de liste et tu n’étais pas défigurée, mais ceux qui connaissaient ta nature ne t’accueillaient pas toujours les bras ouverts. Tu semblais plus jeune que tu ne l’étais vraiment, tu étais une femme, chétive et j’en passe. Certains voyaient le mal où il n’avait pas lieu d’être. De ce fait, tu as déjà eu des chasseurs à tes trousses et tu as autant d’ennemis que cet homme. Pourquoi ? Ta nature, ton caractère et tes actions n’attiraient pas la sympathie de tous. Ton physique était, certes, avantageux, mais ce n’était pas la solution à tout. Ta bienveillance et ta patience ont été bien plus utiles que l’argent ou l’esthétique.

Quoi qu’il en soit, tu avais dépassé cet stade-là.
Tu ne te sentais plus coupable d’être un vampire, ni de tuer pour te nourrir. C’était normal, naturel et légitime. Harvey, lui, il ne désirait pas tuer. Double-Face, si. Il aimait faire souffrir autrui, d’après ce que tu avais pu comprendre – il était plein de haine et de colère.Ce n’était pas Harvey Dent, le meurtrier, mais son alter-ego. Repensant aux victimes, tout en le regardant, tu pris un air compatissant. Le jeune bleu qui gardait la banque s’était trouvé au mauvais endroit et au mauvais moment. Il ne l’avait pas mérité, certes, mais il avait choisi d’y être, alors qu’il aurait dû quitter les lieux depuis un bail. Peut-être que son heure avait sonné et que les choses devaient être ainsi – il aurait pu mourir de mille et une façons, mais c’est de la main de ton interlocuteur que sa vie était arrivée à terme.

Vous savez, Harvey ? Si cela vous rassure, aucun esprit ne vous hante - donc aucun des deux ne vous en a voulu. Je ne connaissais pas le policier, je ne sais pas s’il l’a ou non mérité – je ne suis personne pour en juger –, mais je pense que s’il était rentré chez lui, quand il aurait dû le faire, il serait mort quand même. Et, en ce qui concerne le banquier, ce n’était pas quelqu’un de fréquentable. Il avait l’air d’un citoyen modèle, d’un simple quinquagénaire, mais je le faisais suivre pour participer dans un réseau pédophile. Si Double-Face ne l’avait pas abattu, il aurait eu une mort bien moins plaisante, croyez-moi. soufflas-tu, caressant doucement sa tête, glissant tes doigts entre ses cheveux, autant les bruns comme les blancs. Tu cherchais à le rassurer et, bien que ta voix était toujours aussi suave, en prononçant la dernière phrase, on avait pu percevoir une pointe de froideur – tu te fichais que le pédophile soit mort, tu l’aurais toi-même tué. Vous n’êtes qu’un Homme. Vous n’êtes pas un monstre…

Murmurant ces mots, tu te redressas, le regardant avec compassion et tendresse. Tu voulais lui remonter le moral, lui faire comprendre qu’il était bien plus que ce qu’il croyait être. Pour cela, laissant que ton petit singe grimpe sur ton dos, tu levas la tête de ton cadet, te penchant un peu pour le serrer contre toi, comme tu aurais fait avec un enfant. Tu ne voulais pas l’étouffer, raison pour laquelle tu te décalas un peu, afin qu’il puisse tourner la tête – gardant une partie de son visage contre ta poitrine, pendant que tu reposas une main sur son dos et l’autre sur sa nuque. Tu n’avais pas prévu que le lacet de ton corset se déchirerait, cessant de comprimer ta poitrine, sans pour autant la libérer. Le lacet était vieux et tu ne l’avais pas révisé depuis un moment, mais tu pensais qu’il tiendrait davantage – il faudra que tu le changes, mais, en attendant, tu ne semblais pas y accorder de l’importance.

Chasser ce qu’il éprouvait n’était qu’une solution à court terme, tu voulais en faire plus. Alors, une idée traversa ton esprit : la musique. Tu voulais lui dédier une chanson et, très rapidement, les paroles te vinrent en tête. Au fur et à mesure, tu construits une chanson, rien que pour lui. Même si ta voix, a capella, était digne d’une sirène – d’où ton alias –, tu aurais aimé l’accompagner du piano, au moins…


« You're alone
You're on your own
So what, have you gone blind ?
Have you forgotten what you have and what is yours?

Glass half empty, glass half full
Well either way you won't be going thirsty
Count your blessings not your flaws.
 »

Tu te reculas légèrement, levant délicatement son visage, le prenant entre tes mains.
Du bout des doigts, tu essuyas ses larmes.

« You've got it all
You lost your mind in the sound

There's so much more, you can reclaim your crown.
You're in control
Rid of the monsters inside your head
Put all your faults to bed
You can be King again.

You don't get what all this is about
You're too wrapped up in your self-doubt.
You've got that young blood, set it free.
 »

Soutenant son regard, tu continuas de chanter, élargissant ton sourire.
Après avoir caressé ses deux visages, tu levas les mains, comme pour designer tout ce qui vous entourait. Cette liberté dont il ne pouvait pas profiter dans son état actuel – tu l’encourageais à profiter de chaque instant, du poindre petit plaisir que la vie mettait à sa portée. Ta voix a toujours eu des bénéfices pour le bien-être mental de ceux qui t’écoutaient et ce, depuis ta tendre enfance – dès que ton pouvoir hypnotique s’est déclaré : suffisant pour retenir l’attention quand tu n’en usais pas, tout en véhiculant dans le son certaines émotions. Dans le cas présent, c’était de la compréhension, une certaine forme d’amour et de la patience, entre autres. Tu le soutenais, sans jugements.

« You've got it all
You lost your mind in the sound
There's so much more, you can reclaim your crown.

You're in control
Rid of the monsters inside your head
Put all your faults to bed
You can be King.

There's method in our madness
There's no benefits in your sadness
You don't gain a single thing from misery

Take it from me.
 »

Il était dans la fleur de l’âge.
Il n’était pas trop tard pour qu’il se reprenne, qu’il accepte qui ILS étaient. Sa vie serait moins douloureuse s’il accueillait son frère spirituel, pour barbare qu’il soit. Tu savais qu’il tenait pour acquis qu’il était un monstre, mais tu voulais qu’il comprenne qu’il ne l’était pas. Il n’était pas un pédophile, ni un meurtrier sans états d’âme qui tuait par plaisir ou caprice. Ce n’était pas un ripou qui condamnait des innocents dans son intérêt. Lui, il était quelqu’un de bien. Indépendamment des agissements de sa moitié.

« You've got it all
You lost your mind in the sound
There's so much more, you can reclaim your crown.

You're in control
Rid of the monsters inside your head
Put all your faults to bed
You can be King.
 »

Brièvement, tu t’éloignas de lui pour aller cueillir une rose blanche – tu savais que c’étaient ses préférées. Reprenant ta chanson, tu flattas d’une caresse furtive une petite chouette chevêche qui était posée près du rosier. La laissant se percher sur ton épaule libre. Ensuite, tu revins auprès du quarantenaire.

« You've got it all
You lost your mind in the sound
There's so much more, you can reclaim your crown.
You're in control
Rid of the monsters inside your head
Put all your faults to bed
You can be King again.
 »

À la fin de la chanson, tu lui tendis la rose, avant de te permettre de déposer un baiser sur son front – juste à la limite entre ses deux visages : tu les acceptais – les deux. Alors, la petite rapace s’envola, s’installant sur l’une des branches de la glycine. Tu ne banalisais pas ses actes, mais tu avais une toute autre notion du monde qui vous entourait. Tu ne suivais pas les mêmes chemins que la société proportionnait aux mortels et, lui, qui avait été procureur, avait les Lois humaines très ancrées en lui. Pourtant, tu étais sûre qu’il pourrait comprendre ce que tu désirais lui dire : il devait embrasser ses démons et marcher la tête haute.

Harvey était un self-made-man.
Il avait de quoi être fier.
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MessageSujet: Re: Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey]   Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey] EmptyVen 23 Aoû - 14:03


Elle m'avait donné des raisons de leurs morts? Elle justifiait des meurtres?? D'où est-ce qu'une personne peut dire une chose pareille??? Tuer n'est une solution que si la loi en décide autant, j'ai du mal à croire qu'elle essaye de...sauver les apparences, de m'innocenter. Pourquoi n'y croit-elle pas? Elle pense réellement que je peux être soigné? Mais comment? Pourquoi? De quelle manière?

Je n'ai pas le temps de plus y réfléchir que..qu'elle... qu'est-ce qu'elle fait??? Elle m'a mit sur sa poitrine. C'est confortable, chaud et froid en même temps. Le même froid que sa main que j'ai déjà touché, mais aussi une certaine chaleur que je ne saurais dire d'où elle venait. Son parfum était toujours aussi agréable. Je savais pas que des seins pouvaient être aussi confortables...

Harvey, t'es réellement en train de te dire ça? Tu te fous de ma gueule?
Pourquoi il fallait que je sois le seul à l'entendre, putain de merde...


Alors que j'étais dans...cette position agréable, j'entendis un bruit, tout léger, mais un bruit quand même. Une déchirure. C'est moi ou son corset vient de lâcher? Tandis que cette réflexion vraiment stupide me venait en tête, ma tête tomba dans sa poitrine plutôt...relâchée. À dire vrai, c'est encore plus agréable comme ça. La situation était tellement étrange.

Elle se mit à me chanter une douce chanson, qui me berçait, m'enchantait. Même si aucun instrument ne l'accompagnait, je sentais la mélodie accompagner sa douce voix. Sa musique semblait être une ode à ma triste folie, à qui j'étais au fond de moi. Et j'ai pleurer, encore...Cette mélodie et ses magnifiques paroles se marquèrent au fer rouge dans mon âme, tandis que mes larmes tombèrent de mes joues pour être essuyée par la Belle Alice. Elle alla me chercher une rose blanche, m'abandonnant quelques secondes seulement, qui me parurent tellement plus longues. Lorsqu'elle revint, un hibou était perché sur son épaule.
En me donnant la rose, elle me fit un baiser sur le front. Sur nos deux visages. Le hibou fit volte face et s'envola.

Elle me regarda à nouveau avec son regard magnifique et son sourire compatissant, elle avait tout l'amour du monde dans ses yeux. Elle voulait que je sois moi-même, que j'accepte mes démons. Que je devienne un entier et pas un malheureux de deux moitiés séparés. Que je sois libre À ce moment, j'ai compris.

Il n'y a pas de guérison magique.
Il n'y a pas de folie psychiatrique.
Je ne suis pas seul, face à lui.
J'ai Alice...

Je peinait à me relever pour mettre mes bras autour de sa taille, la serrant toujours plus fort, puisque je ne voudrai jamais que ça s'achève, me rapprochant et...
l'embrassant sur les lèvres
à pleine dent...


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MessageSujet: Re: Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey]   Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey] EmptySam 24 Aoû - 14:26




Sous les fleurs de Lys


Au moment où cet homme réalisa ce que tu désirais et ce qu’il en retournait, tu perçus un sentiment grandissant à ton égard dans son esprit. Avant, tu savais qu’il y avait des traces, que quelque chose d’ambigu y résidait – une forme d’affection, d’une force attirance, sans pour autant devenir ce qui venait d’exploser en lui. Désormais, c’était une émotion dominante et tu compris ses intentions bien avant qu’il n’agisse. Pourtant, même si tu étais en mesure de l’interrompre avant qu’il n’ait essayé quoi que ce soit, de le distraire, te dérober ou autres, tu ne fis rien : tu le laissas faire, car c’est ce que tu voulais, également. Tu avais beau lutter contre l’Amour que tu éprouvais envers certaines personnes, tu savais que le combat était perdu d’avance – telle était ta nature. Tu avais gagné maints combats de la sorte en souffrant, en creusant des distances et en gardant le silence. Certes, tu ne voulais pas que ceux qui t’étaient chers souffrent par ta faute – d’une façon ou d’une autre. Néanmoins, était-ce vraiment un crime de vouloir aimer et se sentir aimé ? Non. Bien sûr que non, mais la prudence était de mise, dans ton cas.

Ainsi, dès que le quarantenaire posa la rose sur la table, tu sus qu’il allait mettre en œuvre ce qui avait traversé son esprit, ce qu’il éprouvait le besoin et le désir d’accomplir. Tu le laissas passer ses bras autour de ta taille et te serrer avec une certaine force. Tu pus entendre son pouls s’accélérer légèrement avant que ses lèvres ne viennent s’écraser contre les tiennes. Il était passionné et, malgré sa ferveur et sa force, il y avait de la tendresse dans ses gestes. De ce fait, prise entre tes propres ressentis et ceux de ton partenaire, tu ne manquas point de répondre au baiser avec la même envie, mais en ajoutant un peu plus de douceur, tout en l’intensifiant – c’était loin de te déplaire, mais tu avais été élevée de la sorte. Tu étais loin d’être une sainte, même si on pourrait pratiquement te qualifier comme telle quand on ne connaissait pas tes activités nocturnes ou que l’on n’avait pas encore eu un aperçu des recoins d’ombre que ton être abritait – si bien à la surface, comme dans ses tréfonds.

S’il voulait te garder près de lui, c’était réciproque.
Tu l’enlaças également, le serrant aussi fortement que ton corps te le permit, pressant ta poitrine contre son torse – tu pouvais sentir sa chaleur et les vibrations produites par son cœur à travers ses vêtements. Tes canines étaient un peu plus longues que la moyenne, mais ça restait humainement raisonnable ; alors, tu ne te souciais pas du fait qu’il puisse les remarquer, ce soir. On peut dire que c’était mignon de t’accrocher à lui de cette façon, surtout que tu n’avais pas une force physique exemplaire. À vrai dire, tu n’en avais aucune. Tu n’étais pas plus forte qu’une femme de ton gabarit. Tu pouvais à peine porter une trentaine de kilos près du corps ou appuyés sur les épaules. Ta puissance résidait dans ta force spirituelle et psychique – ton intelligence et tes capacités diverses.

Combien de temps vous êtes-vous embrassés ?
Tu l’ignores, mais ce fut suffisamment longtemps pour que l’homme aux deux visages éprouve le besoin de respirer. Plus en douceur que vous n’aviez commencé, vous avez a mis fin au baiser – suite à quoi, tu te permis d’en déposer un sur la commissure de ses lèvres. Tes iris avaient changé de couleur, arborant une teinte rose claire, témoignant de ce que tu éprouvais et ce que tu percevais. Sans défaire votre étreinte, tu libéras une main, la posant sur la joue de ton cadet, le contemplant. Tu demeuras silencieuse quelques instants, esquissant un de tes plus beaux sourires avant de reprendre la parole – maintenant qu’il semblait aller mieux.

Que diriez-vous de faire le tour du domaine ? Bien entendu, nous pouvons nous détendre quelques moments de plus autour des douceurs, si vous le désirez.  soufflas-tu, sans rompre le contact visuel. Voudriez-vous boire ou manger autre chose ?

Saryid toucha les mains du mafieux, puisqu’il était resté accroché sur ton dos pendant tout ce temps. Ensuite, il grimpa sur ton épaule, pour pouvoir le regarder en face et, finalement, il tendit ses petites mains maigrichonnes pour inspecter et toucher l’inconnu – le cordon de son hoodie et sa mâchoire, comme l’aurait fait un bébé. Il n’y avait pas vraiment de différences avec un nourrisson humain, si ce n’est son physique et son attitude plus mesurée.

Pour lui, tu semblais en être aussi proche et confiante.
Donc, si sa maman adoptive l’était, c’est qu’il n’était pas un danger pour lui.
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MessageSujet: Re: Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey]   Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey] EmptySam 24 Aoû - 15:46

Les baisers étaient merveilleux. Mon cœur battait la chamade. Dire que hier, il battait moins fort durant un braquage me ferait passer pour un fou. Lorsque je commença à manquer de souffle, nous nous sommes arrêtés, mais nous restions enlacés l'un contre l'autre. Elle ponctua le silence d'un doux baiser sur mes lèvres. Alice souriait, d'un sourire noble et joyeux, coquin, mais élégant, mystérieux, mais sans secret. Ses yeux brillait d'un doux rose nacré doux à voir. Je m'y perdait facilement. Elle me proposa une petite virée dans ces jardins enchanteurs. Comment dire non à une si belle dame?

Le petit capucin semblait commencer à m'apprécier, malgré mon visage étrange. Il m'observait comme un petit bébé qui voyait un nouveau portrait. De grands yeux ronds tout brillants. Il jouait après mon menton et mon Hoodies, comme un nouveau né le ferait avec son père. C'était complètement adorable.

-Avec plaisir, Alice.

Pour finir ma phrase, je lui déposa également un baiser directement sur ses lèvres d'un rouge éclatant. Je me perdit à nouveau dans ses yeux pendant un petit moment. Le temps ne s'écoulait pas pour moi. J'étais ici au paradis. Quel était l'intérêt de vivre dans un palace à peine légal, avec une bande d'imbéciles qui utilisent mieux un Glock que la syntaxe, quand de l'autre côté d'un mur ridicule se trouvait tout se que je désirait le plus au monde?

-Par contre, j'ai plutôt faim. Je sais pas toi, mais les baisers trop parfaits me donnent faim.
dit-je avec un sourire franc et un léger rire.

Je me pris une ou deux chocolatines et m'en mis une directement dans la mâchoire. Elles sont toujours aussi bonnes. Je lui en tendit une, parfumé d'un cacao odorant, moins agréable que l'odeur de ma partenaire, du lys, mais tout de même agréable à sentir.

Je pris la rose et la mis dans les cheveux d'Alice. De quoi lui donner un air encore plus féerique.

-Alors, prête pour une balade?


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MessageSujet: Re: Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey]   Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey] EmptySam 31 Aoû - 1:02




Sous les fleurs de Lys


Un doux sourire se figea sur tes lèvres, par la suite. Tu appréciais la situation actuelle et passer du temps avec cet homme, même si les circonstances qui vous avaient réunis étaient malheureuses. C’était rare que ce bébé capucin soit aussi tactile avec un homme – ou avec qui que ce soit. Depuis que tu l’as récupéré, il n’a que toléré la présence d’autres humanoïdes, ne s’y intéressant que vaguement – par curiosité. Sariyd était une petite créature farouche et timide, qui passait le plus clair de son temps accroché à toi, comme il le fit auparavant avec sa génitrice. Alors, tu l’observas un instant, pendant qu’il inspectait l’homme aux deux visages, avant de le regarder de nouveau.

En entendant son commentaire, tu gloussas discrètement.
Tu sentais qu’il avait faim, en effet, et tu étais contente d’avoir préparé une bonne quantité de certaines de ses douceurs préférées. Elles faisaient aussi partie des tiennes, même si tu n’étais pas bien difficile – tu étais gourmande et toute nourriture sucrée, qui se trouvait à ta portée, était en danger. En y songeant, tu aurais aimé lui dire que tu n’avais pas vraiment faim, mais tu étais toujours disposée à manger des gâteaux et autres friandises par plaisir. Et, même s’ils n’avaient plus la même utilité métabolique qu’autrefois, pour toi, ils demeuraient un excellent moyen pour te détendre et goûter au bonheur. Ainsi, tu t’installas près de lui, buvant ton thé, tout en mangeant, tranquillement. Une femme de ton gabarit aurait des remords d’avoir mangé ne serait-ce que la moitié de ce que tu avais avalé et serait repue ; pourtant, tu avais toujours de la place et tu n’étais pas prête de grossir – tu ne le pouvais plus. La nourriture normale avait perdu sa saveur, toute, sauf celle qui était sucrée ou que tu accoutumais à manger, avant ton trépas. Tu ignores pourquoi tu as préservé ce trait-là, alors que ton frère ne pouvait que savourer les boissons – notamment, les alcoolisées. Puisqu’il avait eu un léger problème d’alcoolisme, de son vivant, c’est la seule chose qu’il est encore en mesure discerner.

Pendant que vous mangiez et buviez, profitant du calme qui régnait dans ton domaine, ton esprit se perdit vaguement dans tes contemplations. Tes yeux sondèrent les lieux, s’arrêtant sur chaque détail ou mouvement qui se trouvait dans ton champ de vision. Depuis la roseraie multicolore qui encadrait noblement les allées à l’ancienne maison de verre qui te servait de serre et qui était surplombée par un majestueux et multicentenaire cerisier, passant par les animaux, le potager, le mur végétal qui se trouvait près de vous, le bassin au saule pleureur et les divers arbres et arbustes, autant les ornementaux comme les fruitiers. Ce dernier était très particulier, puisqu’il était pourvu de deux types de cerises, dont une espèce peu connue et de la taille d’une petite prune, fermes, charnues et très juteuses – mais sa principale particularité n’était appréciable que lors de la floraison : il avait des fleurs roses pâles, mais ses branches les plus anciennes, celles qui donnaient ces délicieuses cerises d’un sombre rouge, presque violacé, se couvraient des fleurs écarlates.

C’était normal que tes contemporains comparent l’Ephemeral Garden au Paradis. Tu avais durement travaillé pour faire de cet endroit ce qu’il était, à présent, même si une bonne partie des plantes étaient là bien avant que tu n’arrives. Ici, non seulement les animaux et les personnes cohabitaient, sans s’entraver ou se nuire, mais les plantes aussi. Il y en avait une grande variété, de plusieurs climats et environnements, mais elles constituaient un seul et unique écosystème, unique en son genre et digne du plus sophistiqué des jardins botaniques. Tu as dédié ta vie à ces plantes et elles t’ont accompagnée dans les meilleurs et les pires chapitres de ta vie dans cette métropole. Maintes étaient en voie de disparition, mais tu veillais à ce qu’elles s’acclimatent et s’épanouissent, leur fournissant tout ce dont elles avaient besoin. De même, d’autres étaient uniques en leur genre, puisqu’ils étaient censés être disparus.

Ces plantes et ces animaux étaient tes enfants, ta famille et tes amis.
Peu de gens pourraient vraiment comprendre ce que tu éprouvais et des liens étroits et complexes qui t’unissaient à ces formes de vie si différentes de toi et de tes contemporains. Poison Ivy en ferait partie, au vu du lien qu’elle partage avec ses créations et les autres végétaux qui l’entouraient : vous étiez intimement liées à la Nature et les plantes qui naissaient à vos côtés avaient une partie de vous – d’elle, davantage. Ces plantes avaient des ressentis et des pensées, contrairement à ce que les mortels pourraient croire. Ce n’étaient pas seulement des êtres vivants qui cherchaient la lumière et qui se nourrissaient du sol. Non. Elles étaient très complexes et toutes aussi fascinantes et magnifiques les unes que les autres ; y compris ces petites fleurs hideuses qui embaumaient la charogne et celles qui sentaient l’éther que tu avais fait pousser dans un coin discret – peu de gens les trouvaient, parce qu’elles ne puaient pas tout le temps et que le parfum de toutes les autres les couvrait.

Alors que tes yeux suivaient les trois chiens que tu avais adopté´s lors de ta contribution à la chute de Campbell-Lewis, la voix de ton partenaire et la fleur qu’il glissa dans tes cheveux te ramenèrent à la réalité. Silencieusement, tu posas ta tasse sur sa soucoupe avant de te redresser. Plusieurs chats s’étaient approchés et installés autour de vous pendant que tu réfléchissais – y compris des chatons assez jeunes et curieux, qui jouaient avec vos chaussures et les bas du pantalon d’Harvey. Discrètement et soigneusement, tu rajustas ta tenue et optas pour tenir sa main, l’invitant à te suivre.

Nous allons te faire visiter, Harvey. Nous allons passer par le kiosque central, d’où sortent les rigoles. Elles sont afflouées par une fontaine d’un puits qui se trouve dans le domaine. Les points d’extraction n’entravent pas les canalisations de la ville et quand le niveau de la nappe est au plus bas, nous les irriguons avec l’eau de la pluie ou des eaux purifiées. J’ai fait installer un système d’arrosage automatique non-éléctrique, il y a longtemps, il est aussi connecté aux réservoirs. expliquas-tu, commençant à marcher tranquillement. Quelques chats vous suivirent, même si d’autres étaient d’humeur flemmarde, préférant vous regarder vous promener – vous garder à l’œil leur suffisait. Nous n’utilisons pas de produits industriels, tout est écologique et nous le fabriquons nous-mêmes.

Beaucoup de plantes étaient assemblées avec d’autres, avec qui elles vivaient en synergie, notamment du côté du potager. Elles se fertilisaient mutuellement et se soutenaient, mais ne s’envahissaient pas. Il en était de même pour les fruitiers et certains arbustes, comme les framboisiers et les ronciers à feuilles d’orme, qui poussaient vigoureusement à l’ombre du saule pleureur et d’autres arbres ornementaux qui donnaient de l’ombre. Toutes les plantes, même les plus fragiles et hors saison, étaient épanouies. Bien que la pelouse était entretenue, il y avait des endroits où tu avais laissé des herbes hautes et des fleurs sylvestres. Certains diraient que tu n’avais que partiellement fait le jardinage, mais tout avait un pourquoi dans ce jardin – et ces plantes sauvages n’étaient pas une exception.

Tu sais ? Il y a des arbres des vignes âgés de plusieurs siècles et des plantes qui racontent l’histoire des premiers habitants des terrains. Des graines issues de la première plantation de coton poussent tous les ans derrière la serre et dans le terrain proche des écuries et du poulailler. continuas-tu, parlant encore et toujours d’une voix suave – tu transpirais la même sérénité que tout ce qui vous entourait. D’ailleurs, en parlant des vignes, ce sont des pieds n’ayant pas succombé aux maladies qui ont décimé maintes variétés. Il y en a des blanches, des rouges et des rosées et elles produisent beaucoup, en général. Alors, nous faisons notre vin, du cognac et d’autres dérivés, même si une partie est gardée pour la pâtisserie et les manger en cru. La distillerie est au sous-sol, tout comme la cave de maturation et conservation.

Une fois près dudit kiosque, tu t’arrêtas.
Il était assez ancien, en pierre et en bois, avec une petite table et des banquettes conçues avec les mêmes matériaux. Les trois frères, les trois chiens que tu avais pris à cet ignoble magnat de ma pharmaceutique, s’y étaient installés : un énorme rottweiler noir et feu couché sur les marches, un bull mastiff tigré assit à leur pied et une grande dogue de Bordeaux marron sur l’une des banquettes. Les trois levèrent leurs têtes, mais la seule à s’approcher, méfiante et intimidante, malgré sa prestance naturelle, fut la dogue – qui flaira l’air, en fixant l’homme aux deux visages. Aucun des trois chiens ne semblerait amical aux jeux de quiconque, même s’ils étaient visiblement tranquilles, malgré leur attitude protectrice. Lentement, mais sûrement, la femelle s’approcha et renifla le mafieux, entrouvrant sa bouche, finalement, non pas pour le mordre, mais pour lécher l’une de ses mains avant de bouger doucement sa queue. Ses deux frères arrivèrent aussitôt, jappant et se frottant contre vous – contre toi, surtout, manquant de te faire tomber, parce qu’ils ne mesuraient pas leur force. Tu lâchas le bras d’Harvey et t’accroupis, les caressant et les grattouillant.

Tout doux, mes enfants. soufflas-tu, frottant ton visage contre la tête du rottweiler – pratiquement aussi grosse ou plus que la tienne. Tu peux les caresser, si tu veux. La plupart des animaux sont relativement sages et dociles, ici. Il n’y a que quelques exceptions et, ironiquement, nombreuses sont celles qui trompent les apparences.

Oui. Tu ne faisais pas allusion au crocodile géant qui était lourdement affalé sur l’herbe, au bord du bassin, ni, même, de tes serpents ou des arachnides. Non. Plutôt des animaux desquels on ne se méfierait pas et qui, pourtant, étaient plus fourbes et agressifs que les autres – ton lapin bélier, par exemple. Un vrai petit monstre qui n’était sage que si tu le tenais dans tes bras – entre autres.
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MessageSujet: Re: Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey]   Sous les fleurs de Lys [Pv Harvey] EmptySam 31 Aoû - 15:01


Cet endroit, plus nous y avancions, devenait de plus en plus enchanteur. Elle m'y amenait, main dans la main, comme une ange qui me menait au bonheur absolu. La seule chose qu'un homme comme moi ait pu connaître de semblable s'apparente à l'Éden de la bible ou les jardins suspendus de Babylone. Dans tout les cas, autant dire que c'est surprenant de croiser un jardin digne des elfes de Tolkien. C'était un mélange savant et raffiné des architectures et savoirs des plus grandes civilisations, me rappelant à la fois les monastères du japon féodale, les vignobles d'Italie ou simplement une ferme tout ce qu'il y a de plus authentique. La végétation, toujours aussi émerveillante, colorée, semblait sortir du même conte de fée que mon hôte. Un tel endroit prendrait des lustres à sortir des cendres infectes de Gotham, comment a t'elle pu devenir maîtresse d'un tel paradis? Depuis combien de temps pouvait-elle y vivre? Suffisamment pour connaître ses lieux comme si elle y était née.
Elle parlait des mécanismes, des technologies agricoles d'antan, un savoir malheureusement perdue au profit des pesticides et des engrais. Elle semblait en parler comme si elle avait elle-même tout construit, tout planté.

Franchement, je n'avais pas l'envie de boire ce matin. La sobriété a bon goût, parfois, puisque je peut profiter à fond des moments heureux avec elle. Mon alcoolisme, décidément je tiens plus de mon père que je le croyais, est surtout tenu aux horreur qu'
IL
m'oblige à endurer. Néanmoins, j'aime l'alcool, beaux moments comme mauvais et il est connu que beaucoup de gens noyent leur peine, leur chagrin dans leurs passions, leurs hobbies. Bref, la soif n'était pas de la partie, ce matin. Du moins, pas cette soif-là. Donc visiter la distillerie pourrait être bien, mais y consommer serait un autre jour, disons le franchement.

Trois chiens, trois belles bêtes, de beaux animaux s'en venaient vers nous. Certaines personnes n'aime pas les chiens au côté massif, mastoc. Moi, je trouve leur robustesse admirable. J'y vois autant de bonté, de gentillesse et de reconnaissance qu'avec n'importe quel animal de la sorte. Il suffit de bien les élever. L'une d'eux renifla ma main, je ne suis pas stupide, je tendit celle encore
en état.
Mieux vaut ne pas prendre de chance, si elle a faim, elle aurait pu confondre avec de la viande séchée, ce qui est légèrement le cas, à bien y penser. Mais non. Elle me lécha la main affectueusement et, emplies d'enthousiasme, elle et ses frères se jetèrent sur Alice, manquant de la faire tomber.

Elle me proposa de les caresser, ce que je fit. L'un d'entre eux semblait friand des grattouilles sur le ventre, au point où il s'étala de tout son long à terre, la langue pendante. Son poil était tout doux, agréable au toucher. J'ai toujours voulu avoir un chien...


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