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 Old, aren't we?

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Jack P. Crawley
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MessageSujet: Old, aren't we?   Old, aren't we? EmptyVen 17 Mai - 2:07

Old, aren't we?
Gotham était vraiment une ville spéciale, tu ne pouvais pas le nier. De toutes les villes que tu avais visitées pendant tes nombreuses vies, Gotham devait être ta préférée. Tu avais vu des villes évoluées, mais tu n'avais jamais vu autant de diversité et personnes intéressantes que dans la ville du fameux Batman. Le combat entre justicier et criminel amenait une petite once d'adrénaline que tu adorais. Certains auraient déménagé, et tu avais vu la plupart des familles le faire, mais tu aimais cela. Tu ne savais jamais, sans faire des recherches, quand les criminels et justiciers allaient agir ni où. Cela piquait ta curiosité et ravivait une flamme qui s'était longtemps éteinte: L'envie de vivre, ou plus au moins de découvrir de nouvelle chose, l'envie de ce levé le matin sachant que quelque chose de nouveau tu'attendais. Même après 70 ans à Gotham, minimalement 70 corps de Gothamites, la ville te surprenait encore. Des nouveaux criminels ainsi que justiciers prenaient la relève de leur ancêtre et continuaient ce cercle vicieux magnifique et captivant.

Tu marchais alors dans les rues, les mains dans les poches tout en sifflotant. L'objet contenant ton âme et ton essence, te maintenant en vie, autour du cou au bout d'une chaine argentée, tu dandinais tes pieds et hanches. Tu sifflotais une chanson vieille comme le monde, une mélodie que te chantait ta mère avant qu'elle ne parte travailler, que ton frère avait repris et que tu avais toi-même plus ou moins chanté à ton plus jeune frère avant que l'ancien M5-6 ne te l'enlève. C'était une mélodie aigre et douce en même temps, une comptine de la famille Crawley. Une mélodie qui avec les âges, avait perdu ses paroles. Une mélodie calme, mais mélancolique et heureuse. Comme ta longue et triste vie avait été.

Suivant des yeux les nuages dans le ciel, tu poussas un soupir, laissant l'air froid accueillir le petit nuage de vapeur que tu venais de créer grâce à ta bouche et ton souffle. Tu ne savais pas trop pourquoi cela s'était produit, la température n'était pas si froide, pourtant. Peut-être était-ce toi qui serais trop froid? Tu t'en moquais bien de la température de ton coeur, de ton âme. Il y avait longtemps de cela que tu t'en préoccupais. Ton métier et ta vie le demandaient. Il n'était pas facile, et tu l'avouais, de faire des recherches et expérience sur ces créatures, mais c'était ton boulot de surveiller leur action et agissement. C'était ton boulot en tant que Maestro, en tant que directeur du site, en tant que membre de la fondation, en tant que scientifique, en tant qu'être plus ou moins humain.

Décidant finalement de rentrer, tu pénétras dans le magasin. Les grands magasins Killinger. Tu avais vu ce petit magasin en l'honneur de John Killinger grandir en ce grand réseau qu'il était aujourd'hui. Ce grand réseau avec des milliers de magasins et boutiques. Bien que ce géant ait quelques problèmes financiers, qui n'en avait pas à Gotham à part quelque personne importante telle que Bruce Wayne. Et même, cet homme illustre avait ses faiblesses, et tu les connaissais bien. Très Très bien.

Faisant voler ton blouson blanc derrière toi, tu ajustas tes lunettes. Saluant d'un geste le caissier qui devait bien te connaitre à force de te voir arriver avec des ennuis, tu ricanas quand celui-ci te regardas avec un regard exaspéré. Tu retirais souvent cette sorte de réaction de la part de tes camarades de travail, mais jamais de la part de civils... D'habitude. On ne pouvait pas dire que tout le monde appréciait tes conneries et blagues. Surtout pas tes camarades de travail. Ce n'est pas tout ça, mais le directeur du site Dr. Crawley possédait sa réputation au sein de la fondation ainsi qu'au centre du conseil des M5s comme un bouffon, mais rare était les personnes qui te connaissaient au fond. Ta famille était morte, et seul le M5-1 connaissait ta véritable identité ainsi que les autres Maestro. Tu ne savais pas trop si tu appréciais cela où dédaignais, mais bon, tu faisais avec.

Tu mesurais du regard les différents produits qu'offrait le magasin tout en réfléchissant à ce que tu allais bien pouvoir proposé aux différents politiciens lors de ta prochaine apparition. Tu aimais bien jouer avec leur petite tête. Tu appréciais d'être à jour un peu avec la politique. Cela affirmait aussi l'autorité de Koios sur le gouvernement de Gotham. Qu'ils sachent qu'ils étaient en dessous de vous. Vous contrôliez plus ou moins le monde, même si les gouvernements des pays avaient quelque mot dans la question. Cependant, il n'était pas difficile pour toi de faire chanter les ministres de Gotham. Gotham n'était pas une ville importante telle que Washington DC ou encore New York. Elle possédait bel et bien une concentration extrême de Méta-humain ou Homo-magi, ce qui faisait d'elle une ville importante pour la Fondation, cependant, il y avait aussi d'autres pays et villes importantes, alors elle n'était pas indispensable. Loin de là. C'était bien parce que tu avais assuré que tu allais diriger toi-même les recherches que le conseil avait accepté. Cette ville était ta préférée, alors tu en profitais, Nan?

Perdu dans tes pensées, tu tournas la tête pour observer un jeune homme entrer dans le magasin. Rien de bien nouveau. Un punk, comme on pourrait dire. À force de vivre à Gotham, ou tout simplement, les tendances modernes avaient cessé de te surprendre. Les jeûnes de leurs jours, wow. Ils n'avaient aucun sens du style. Pensait-il que plus ils avaient de trou dans leur vêtement ils étaient plus chics? Ils étaient tellement loin de la plaque, c'était amusant. Soupirant, tu te dirigeas vers le garçon. Tu n'avais pas besoin d'être hyper intelligent pour savoir ce qu'il voulait faire. Avançant d'un pas décidé vers le garçon. Malgré ta taille, tu posas une main sur son épaule retirant tes lunettes. Tes yeux perçants rouges aux pupilles en fente, semblant briller dans l’ombre que projetai les murs de leur propre chef, apparurent, remplaçant ceux qui étaient normalement bruns. Le garçon prit ses jambes à son cou et s'en alla, toute idée des vols bien vite envolées. Aussi simple que ça. Ce n'était pas bien difficile. Avec les années, ton regard de la mort qui tue avait évolué en un regard qui pétrifiait de la mort qui tue.

Ricanant, tu remis tes lunettes et regardas le caissier, le défiant de dire quelque chose. Il était bien habitué, il vivait à Gotham après tout. Il fallait bien un fou pour reconnaitre un fou.
ASHLING POUR EPICODE


HRP:
 



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Amerlyllian Die Rosenberg
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MessageSujet: Re: Old, aren't we?   Old, aren't we? EmptyMar 21 Mai - 15:27





Old, aren’t we ?


Tu es sûre de ne pas vouloir acheter la robe ?
Je suis impatient de voir ce que tu vas faire avec ce tissu.


Où désirez-vous aller, maintenant, future Mme. Redfield, hm ?
Deux mois, ça passe vite : je pourrais attendre une éternité, pour toi.

Doucement, tu ouvris les yeux.
Pour la première fois, depuis longtemps, tu n’avais pas fait de cauchemars. Tu avais rêvé du jour où feu ton fiancé et toi êtes allés acheter du tissu pour faire vos tenues de mariage. Vous aviez été aux magasins Killinger avant de faire un tour, la nuit. Il avait un peu de temps libre et il t’avait amenée dans un restaurant chic qu’il avait acheté quelque temps auparavant ; leur chef pâtissier et toi vous entendiez à merveille et quand tu y allais, il se plaisait à te faire goûter ses nouvelles créations. Il savait qu’il pouvait avoir un avis critique et constructif de ta part, puisque tu étais pâtissière, aussi. Même si tu avais perdu le sens du goût en grande partie, les douceurs apportaient toujours un peu de saveur à ce palais ronchon que tu avais depuis que tu étais morte.

Revoir Kyle sourire et te regarder manger en silence, un cigare entre les doigts. Sa silhouette raffinée et virile,  couronnée d’un borsalino, et son regard pétillant. Il avait l’air strict et froid, comme n’importe quel mafieux de son gabarit – dirait-on. Pourtant, ce n’était pas un vulgaire gangster. C’était un homme d’honneur, avec un code de conduite bien à lui. Des personnes comme lui, il n’y en a pratiquement plus – que ce soit dans son domaine ou ailleurs. Son fils, Mickaël, a suivi son exemple et tu en es ravie. Même si tu ne t’es jamais mariée avec son père, tu le considères comme ton enfant – et ce, malgré son âge. Tu fais toujours affaire avec lui, lui confiant des tableaux pour les enchères et/ou lui achetant des antiquités et vieilleries – de façon plus ou moins… légale, si peut-on dire.

Quoi qu’il en soit, tu tardas quelques instants à comprendre pourquoi avais-tu rêvé de lui et de votre petite soirée en amoureux : une connaissance requérait tes services. C’était une employée desdits magasins et sa mère avait travaillé chez Killinger – bien avant que Kyle ne cesse d’être. Cette dernière te donnait des conseils en textile et il arrivait qu’elle te mette plus de tissu que tu n’en avais commandé – en douces, parce que tu étais une très bonne cliente. Leur famille venait au Ephemeral Garden pour goûter ou déjeuner tous les dimanches et pour les occasions spéciales. Et, si Janice Bench avait besoin de toi, c’était pour retrouver quelqu’un dont elle n’avait plus de nouvelles : sa cousine, Samantha, avec qui elle était en coloc et qui n’était plus allée au boulot depuis deux semaines. Inutile de préciser que le GCPD avait mieux à faire que s’occuper d’une femme dépressive avec des antécédents d’alcoolisme, cambriolage et perturbation de l’ordre public. Elle avait été portée disparue suite à sa dénonce, mais on ne faisait pas grande chose pour la retrouver.

Puisqu’elle n’avait pas eu trop le temps de te parler, tu lui avais demandé de t’apporter quelques affaires de sa cousine, optant pour revenir le lendemain. Et, puisqu’il était tard, afin de t’épargner un aller-retour de plus, tu avais opté pour rester dans l’une des planques qu’Absolem utilisait, en son temps. Là-bas, tu avais le nécessaire pour changer d’apparence et entretenir tes déguisements – sans compter que ce n’était pas très loin du Grand Magasin Killinger. Tu avais succombé à la fatigue et, si tu n’avais pas dormi longtemps, c’était largement suffisant pour permettre à ton corps de se reposer.

Chassant les doux souvenirs d’un temps meilleur que le rêve t’avait apporté, tu remis ton déguisement et changeas tes habits par d’autres un peu plus couvrants. Tu ne ressentais plus le froid, depuis longtemps, mais… il ne faisait pas particulièrement chaud. Tu te devais de passer inaperçue et d’avoir une couche protectrice extra. Ta seconde peau n’était pas toujours suffisante et elle ne couvrait pas entièrement ton corps. Après t’être munie d’une ombrelle, un panier avec des douceurs - et un sac à main discret que tu glissas à l’intérieur dudit panier -, tu optas pour quitter ton repaire afin de retourner voir ta cliente ; il fallait que tu t’informes davantage au sujet de ta cousine, parce que le peu d’informations que tu avais déniché, n’étaient pas d’une grande utilité. Ceci dit, tu avais appris qu’elle n’avait pas même essayé de quitter Gotham. Trouver une personne vivante était plus simple qu’avoir recours à tes dons de voyance pour trouver un cadavre – en espérant que ce ne soit pas ta prochaine tâche.

Ainsi, tu as quitté la planque, elle débouchait sur une impasse – une petite ruelle proche de ta destination. D’un pas léger et élégant, ombrelle ouverte, tu marchas jusqu’au commerce. Il y avait quelques nuages, on pouvait dire que la ville recevait plus d’heures de soleil que d’habitude. Le vent venait du nord-ouest et t’apportait le parfum glacial de la forêt boréale ainsi que des mers arctiques. C’était très agréable et ça t’apportait des souvenirs pas trop mauvais – si on exceptait le fait que tu te sois sentie traquée, à l’époque, à cause de ton frère et des chasseurs qui te collaient au basques.

Quand tu passas la porte des galeries commerciales et fermas ton ombrelle, la mettant dans ton panier, tu fredonnais un air dont tu ignorais les origines – ça semblait être une berceuse ou une comptine, selon toi. Ensuite, tu te dirigeas vers le magasin de bricolage et sport qu’il hébergeait, adressant un grand sourire au caissier ; aussitôt, tu t’approchas de lui et le saluas, avant de demander si Janice était là. Lui apporter des biscuits n’était qu’une excuse pour parler avec elle, mais c’était LA bonne excuse, parce que personne ne refusait qu’on visite un employé pour lui apporter à manger. Également, tu profitas pour donner une pochette en papier, soigneusement présentée, avec des biscuits à ton interlocuteur avant d’aller chercher la trentenaire – non sans remercier le jeune homme de t’avoir aidée, bien entendu. Elle était dans la partie arrière, alors, il fallait que tu fasses un peu de temps si tu voulais pouvoir lui parler quelques instants.

Continuant de chantonner cette chansonnette inconnue, tu déambulas entre les rayons. Il n’y avait rien qui puisse t’intéresser dans cette partie des galeries, mais c’était toujours attirant de voir ce qu’on y vendait. Tu étais curieuse et beaucoup des outils qu’on y vendait, pouvaient t’être utiles chez toi – du moins, pour qu’on puisse s’occuper des jardins. Il faudra que tu achètes quelques manches pour les outils qui étaient trop vieux et que tu en fasses réparer d’autres. Ça ne te dérangeait pas de payer plus pour un travail artisanal. Ça permettait d’entretenir un mode de vie qui se perdait – les forgerons et les charpentiers n’étaient plus aussi nombreux, qu’autrefois, et on n’avait pas souvent recours à eux. Toi, tu aimais bien t’adresser aux petits commerces et à ceux qui avaient plus de mal à tourner à cause des grandes surfaces anti-éthiques – comme celles de Max Shreck, pour n’en citer que celles-ci.

Après quelques secondes, tu crus percevoir une présence étrange… Tu te détournas des outils d’arrosage pour te diriger vers la source. Alors tu comptais tourner dans un rayon, un punk sortit en trombe, te poussant au passage. Il était effrayé et, malgré le bruit de ses pas, tu pouvais entendre quelqu’un ricaner dans le rayon. Cessant de fredonner, tu t’appuyas contre les étagères et regardas discrètement l’homme étrange duquel se dégageait cette présence difficile à discerner. Tu n’avais jamais perçu quelque chose de la sorte, même si ça pouvait avoir une vague ressemblance avec ce que tu avais ressenti en te trouvant dans le périmètre d’anciennes reliques qu’on aurait qualifiées comme étant maudites – ou hantées, plutôt. Ton regard intrigué se posa sur le caissier, mais, parfois, tes yeux parcouraient rapidement l’homme au blouson blanc. Il était de dos à toi, à ce moment-là et… peut-être que tu aurais pu rester inaperçue si le jeunot qui était en caisse n’aurait pas essayé de chasser le léger malaise que son concours de regards avec l’inconnu et la scène avaient suscité en lui. De ce fait, dès qu’il vit ta petite tête blonde dépasser à côté des étagères, il leva la main pour t’interpeller :

Eh, Mlle. Crowney. Si ça vous intéresse, Janice va bientôt sortir. Elle vient de me dire qu’elle avait presque fini de faire l’inventaire. lança-t-il, cherchant un moyen de se faire oublier un peu. Je peux aller la chercher, au pire, si vous êtes pressée.

C’est Crowley, mais je vous en remercie. Je vais attendre, j’ai tout le temps du monde. répondis-tu, sans perdre le sourire – même si tu arboras un semblant d’air timide, avant de regarder l'étrange inconnu et t’éclipser dans les rayons.

Tu avais l’air d’une adolescente riche comme une autre, mais… c’était loin d’être le cas.
Raison pour laquelle tu n’aimais pas attirer l’attention de la sorte.



Tenue et apparence d'Amy:
 


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Lun 3 Juin - 11:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Old, aren't we?   Old, aren't we? EmptyMer 22 Mai - 2:49

Old, aren't we?
Tu l'avais senti. Oui, tu t'en étais aperçu le moment où elle avait posé pied dans le magasin. Tu avais reconnu cette "créature" sous toute cette épaisseur de maquillage et déguisement. Cet air ancien que vous partagiez, cette tenue, son odeur, son aura, tout. Tu en avais connu quelques-uns, et tu les appréciais beaucoup. C'était une des rares races qui comprenaient ce qu'étaient d'être immortel sans le vouloir. C'était une race presque aussi maudite que toi. Cependant, ils possédaient la possibilité de mourir, eux. De certaines façons que tu enviais plus au moins, aussi inconsciemment que ton cerveau te le permettait. Tu allais arrêter de poiroter autour du pot. C'était un vampire, un être techniquement éternel. Plutôt jeune en plus, même pas centenaire. Soixantaine peut-être? C'était fou comment tu pouvais rentrer autant de chose dans un si petit cerveau. Par-contre, tu ne pouvais pas denier que l'hôte que tu possédais en ce moment serait devenu un scientifique ou encore philosophe ou biologiste très très fortuné et populaire. L'Albert Einstein de son année, après peut-être le fameux Red Robin, le robin détective. Le jeune homme semblait doué, très très doué.

Mais bon, tu déviais du but. Tu parlais d'elle car un murmure très connu sortait de ces lèvres anormalement glacées. Une mélodie que tu ne connaissais que trop bien. Celle que tu sifflotais il y avait de cela quelques secondes en entrant dans le magasin. Une mélodie qui appartenait à ta famille... Comment? Elle devait avoir une magnifique mémoire pour s'en souvenir autant. Cela ne te surprenait pas tant que cela non plus. On ne pouvait pas dire que tu étais discret avec cette mélodie. Tu la sifflotais quand tu travaillais, quand tu marchais, quand tu faisais toute chose qui prenait du temps. Cela t'aidait à passer le temps. Mais cela te perturbait néanmoins. Cette comptine renfermait entre ses dos et sols des mémoires qui t'étaient chers, et la savoie dans la mémoire de quelqu'un d'autre stimulais en toi une certaine jalousie et sentiment d'appropriation qui te tiraillais les entrailles.

Tu l'avais aperçue s'approcher de la scène, le punk la poussant un peu en passant. Rude. Replaçant tes lunettes, tu souris au caissier. Celui-ci était mal à l'aise. Rares étaient les fois où il voyait tes véritables yeux, même après toutes ces fois que tu venais au magasin, et tu avouais que leur couleur t'avait toi aussi surpris au début, pendant tes premières années. Tes yeux verts avaient disparu avec ton premier corps. Rares étaient les personnes qui restaient de marbre face à ta véritable apparence, mais il y avait bien sûr des exceptions. Cela était perturbant, tu ne pouvais pas leur en vouloir. Tu n'allais pas partager les moments bizarres que tu avais vécus. Encore moins, tes pensées internes semblaient être partagées dans un monde obscur remplit de "doge" et autres. Non merci.

Te mettant de côté pour continuer d'observer la conversation entre le caissier et le vampire, tu haussas des sourcils. Elle avait piqué ta curiosité et tu n'abandonnais jamais aussi rapidement un spécimen. Elle connaissait des choses que tu n'avais jamais partagées, même si la raison était vraiment nulle. Spécimen très intéressant en plus. Un peu morbide et amoral la formation de ta phrase, mais à jour, c'était comme ça que tu voyais la plupart des personnes. Les inconnus que tu rencontrais dans la rue n'étaient que de simple personne, personne avec beaucoup de chance à tes yeux. Des spécimens d'Homo Sapiens tout à fait normaux, bien qu'ils semblaient avoir une cervelle en moins ou en plus pour vivre à Gotham.
- Eh, Mlle. Crowney. Si ça vous intéresse, Janice va bientôt sortir. Elle vient de me dire qu’elle avait presque fini de faire l’inventaire. Je peux aller la chercher, au pire, si vous êtes pressée.
Tu détournas le regard, continuant de faire comme si tu n'écoutais pas, te balançant sur tes pieds d'avant en arrière, les mains dans les poches de ton blouson, tel un jeune garçon que tu n'étais plus.
- C’est Crowley, mais je vous en remercie. Je vais attendre, j’ai tout le temps du monde.
Tu sifflas, amusé. Quelle originalité. Tu ne savais pas que ton nom de famille était si populaire. Cela expliquait peut-être cela. Tu savais qu'Oliver avait eu beaucoup d'enfants, mais alors là. Tu doutais grandement qu'elle fasse partie de ta famille très très large, mais elle avait dû connaitre quelque descendant. Tu ne pouvais pas compter sur tes doigts le nombre d'enfants que ton ainé avait eus. C'était bien le seul qui en avait eu. Eleanor en avait peut-être eu, mais tu n'avais jamais vraiment eu grand lien avec la plus grande de tes jeunes soeurs. Tu devais avouer que pendant les rares années où tu l'avais côtoyé, elle te perturbait plus que les Meta-Humains que vous gardiez enfermé à la Fondation. Elle semblait toujours regarder quelque chose au-delà de ce que tu pouvais voir à l'époque. C'était bien la seule qui savait toujours ce qui se passait. La façon dont elle vous regardait comme si elle pouvait voir votre vie, ce qu'elle pouvait littéralement voir dès son plus âge, pouvait  geler les personnes aux nerfs les plus solides.
Bref, tu avais toujours su que ton frère ainé avait les hormones et spermatozoïdes en feu. Vous étiez une famille d'Homo-magi, tu savais bien que ton frère, son pouvoir c'était la reproduction excessive. Petit Vaurien décédé. Tu ne pouvais même pas rire de lui. Tu devais assouvir tes demandes de taquinerie fraternelle en dansant sur sa tombe ou en pissant dessus.

Tu suivis des yeux le jeune vampire(phrase très bizarre à dire en passant). Tu adressas un dernier clin d'oeil au caissier avant de te diriger vers la jeune femme. Tu allais lui parler, te présenter sous un pseudonyme totalement pas pseudonyme. Ce n'est pas tout ça, mais aux yeux du gouvernement, Ian Castlebury existait encore. C'était un scientifique excellent dans son sujet. Il possédait un petit laboratoire chez lui. C'était comme le petit déguisement que portait la femme en ce moment, sauf que le tient, tu n'avais pas besoin de maquillage et l'identité, empreinte digitale et tout le tralala était fournie avec. Sympa non? Tel un petit Take-Out dans un fast-food.

Tu contournas les allées pour aller rejoindre la vampirette.

Ramassant ton amulette et la rangeant dans ta poche, tu t'approchas de la jeune blondinette.
- Bonjour. Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que vous semblez connaitre la propriétaire.
Tu la fixas des yeux amusés, mêlant un peu de curiosité.
- Crowley est un nom plutôt rare, non?
Dis-tu en plaçant tes mains derrière ton dos. Replaçant tes lunettes d'un geste de la main rapide, tu continuas de regarder l'autre être immortel.
- Ian Castlebury, vous?
Dis-tu en lui offrant ta main, un sourire sur le coin du visage.
ASHLING POUR EPICODE


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MessageSujet: Re: Old, aren't we?   Old, aren't we? EmptyLun 3 Juin - 12:24





Old, aren’t we ?


La présence de cet homme te perturbait. Tout ce que tu voyais contrastait avec le reste d’informations sensorielles. Il sentait l’humain, mais sa il ne l’était pas ; tu détectais une âme centenaire et quelque chose de diffus, derrière, mais ce garçon était… physiquement normal Si tu n’avais pas rencontré des êtres qui hébergeaient plusieurs âmes dans leur corps ou dont l’esprit était scindé, tu n’aurais pas eu la moindre idée de ce à quoi tu avais à faire.. En tant que créature non-humaine, tu n’étais pas étonnée de rencontrer quelqu’un comme lui et tu ne te fiais pas aux apparences, à moins d’être sûre de toi, car tu étais habituée à traiter avec toutes sortes d’entités.  Ici, tu n’étais sûre de rien, c’est ce qui était déconcertant. On ne pouvait pas dire que tu étais certaine, tout était contradictoire dans ce que tu percevais, car tu n’avais jamais rencontré quelqu’un comme lui. Ça te rendait tout aussi curieuse et, pourtant, tu ne pouvais pas t’empêcher d’éprouver un semblant de méfiance envers lui.

Indéniablement, il avait compris ce que tu étais.
C’était un être très avisé, plus qu’il n’en avait l’air.

Que l’on ait une ou plusieurs longueurs d’avance sur toi te dérangeait quand tu n’étais pas en mesure de comprendre les intentions d’autrui. Pour ce type, la curiosité était réciproque et tu ne percevais aucune hostilité, mais il semblait être du genre complexe et imprévisible. C’était difficile de lire en lui. Lorsqu’il t’aborda, tu le regardas avec tes grands yeux bleu, en silence, comme l’aurait fait n’importe quelle jeune femme timide dans ce genre de situations. Eleanor Crowley l’était, après tout, mais elle aurait eu la cinquantaine, actuellement. Oui. Elle avait existé, elle avait son histoire, sa vie, bien qu’elle avait cessé d’être, il y a bien des années de cela – tu étais en Irlande que tu l’as rencontrée, d’ailleurs. On pouvait dire que tu avais usurpé son identité, parce qu’elle avait été portée disparue dans d’étranges circonstances. Tu ne l’as pas longtemps connue, mais tu as rencontré son esprit et tu t’en es soigneusement occupée. Une bonne partie de tes fausses identités avait existé, c’était plus simple ainsi et tu ne mentais pas si on te posait des questions à ce sujet – tu te contentais de faire vivre un absent et de jouer un rôle.

Doucement, tu acquiesças, affirmant que tu connaissais la propriétaire.
Même si c’était un grand mot, car elle était, en réalité, l’épouse dudit proprio.

Si tu ne t’attardas pas outre-mesure sur sa seconde question, tu ne pus t’empêcher de le faire sur le nom qu’il t’avait fourni. Il disait la vérité, mais ça devait être le même genre de vérité que tu énonçais quand tu parlais de tes fausses identités. Bien que lui, ça n’en était pas une, en soi – c’était beaucoup plus complexe et tordu. D’ailleurs, son nom ne t’était pas inconnu.

Lui si, mais pas son nom.
Tu l’avais déjà vu et entendu.

Tu ne l’avais pas rencontré, mais tu étais certaine qu’il devait avoir un lieu avec le GCPD. Peut-être la police scientifique ? Il n’avait pas le gabarit d’un agent du SWAT et, s’il avait été légiste, tu le connaîtrais – vu le temps que tu avais passé avec eux… Son prénom n’était pas des plus originaux, mais son nom de famille n’était pas courant, non plus. Il n’y avait que peu de chances que tu sois dans l’erreur. Avec la voix que tu arborais, l’accent irlandais n’était pas très prononcé, mais il était présent :

Eleanor Crowley, mais personne ne m’appelle comme ça… juste Ella suffit... enchantée. soufflas-tu, te présentant en baissant le regard. Tu n’avais rien à te reprocher, mais ce que la vraie Ella aurait fait. Elle avait du mal à regarder les gens dans les yeux, surtout les hommes, car elle se sentait intimidée. C’était à cause de son père, qui était très autoritaire et violent, tout comme une bonne partie de ses ancêtres – c’était dans le sang, ce tempérament de brute, de guerrier gaélique et testostéroné. En fait… À la base, ce n’était pas Crowley, mais O'Cruadhlaoich. Ça a été anglicisé quand mon père était enfant, parce que c’était imprononçable pour l’administration.

Sans le moindre accroc, fluidement et sans hésitation, tu prononçais le gaélique. C’était l’une des nombreuses langues que tu parlais, après tout, et tu le faisais sans le moindre accent, comme quelqu’un l’aurait parlé toute sa vie. Tu te souviens des rares fois qu’Eleanor avait blagué au sujet de son nom de famille, qu’ô combien les gens écorchaient. Ça l’amusait de voir même certains irlandais peiner à le prononcer. Quoi qu’il en soit, tu optas pour rester muette par la suite, pinçant tes lèvres, tout en frottant un peu l’un de tes bras. Quelque chose te disait qu’il n’allait pas lâcher prise aussi facilement, mais tu ne perdais rien pour essayer de lui montrer que la petite Eleanor était mal à l’aise en parlant à un type qu’elle n’avait jamais vu auparavant. Ce n’était qu’une question de temps avant que Janice sorte de l’arrière-boutique afin que tu puisses lui toucher deux mots et retourner à tes occupations.
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Old, aren't we?

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