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 A war of words [Pv James Perlman]

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Amerlyllian Die Rosenberg
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MessageSujet: A war of words [Pv James Perlman]   A war of words [Pv James Perlman] EmptyMar 7 Mai - 0:22





A war of words


Ce n’était pas encore le moment. Non. Arkham City n’allait pas encore tomber, mais ce n’était qu’une question de temps. Des alliances se formaient, certaines prévisibles, d’autres inespérées, mais les poings et les esprits devaient se dresser à l’unisson pour atteindre votre but commun. Si figurais parmi ces alliances et que tu n’hésitais pas à les créer avec toutes sortes de personnes, tu demeurais plus discrète que certains justiciers et criminels. La presse dépendait des quelques évadés, du bon vouloir des justiciers et des gens qui tentaient, tant bien que mal, d’infiltrer la zone de quarantaine pour savoir ce qui s’y passait. Il y a quelques mois de cela, tu avais déjà mis au courant l’U.S. Army, puis que tu étais en rapport avec le Général 5 étoiles Ted Baker, une amitié de longue date. À quelques reprises, ils avaient fait des mouvements aussi discrets que possible, mais ce n’était pas évident d’agir, ne serait-ce qu’au nom de la nation, sans causer un conflit diplomatique interne et une possible guerre civile. Les TYGER et tout ce qui se cachait derrière, ce n’était pas de la bleusaille – on ne pouvait pas les prendre à la légère.

À cause des quelques déploiement militaires en ville au fil des semaines, la sécurité avait été renforcée et les rares voies de sortie avaient été encore plus restreintes. Si tu trouvais qu’il y avait un nombre excessif de tourelles, dispositifs anti-aériens et de mines aquatiques avant, ce n’était rien comparé aux dépenses de la mairie et du soi-disant corps paramilitaire qui siégeait en ville. Ainsi, l’armée avait été pitoyablement reléguée au rang de spectatrice, ne pouvant que pallier aux dommages collatéraux et assister les réfugiés.

Sans que les gothamites n’en aient la moindre idée, la situation était des plus délicates. Bien plus qu’ils ne l’auraient cru, et pour cela que tu avais opté pour bouger des nouvelles pièces sur l’échiquier. Pour cela, il faudra que tu trouves des fous, plutôt que des pions. Les fous bougeaient en diagonal, mais à leur guise et leurs limites n’étaient pas significatives quand ils savaient se mouvoir correctement. Dans ce cas-ci, les fous que tu recherchais se trouvaient dans les médias et, plus précisément, la presse – si bien écrite qu’informatisée. Encore est-il, tu ne pouvais pas te résoudre à les aborder sous ton identité civile et tu ne pouvais pas faire confiance à n’importe qui. Tu avais soigneusement étudié chacun des candidats auxquels tu allais t’adresser, tu les avais suivis ou fait suivre par tes informateurs ou par des animaux, tout simplement. Mais, comment trancher et décider de la personne que tu allais guider et escorter à l’intérieur de ce no man’s land qu’était Arkham City ?

Simple : avec une énigme.
Sous forme d’un papillon en origami, tu avais envoyé une même énigme aux cinq candidats que tu préférais. L’écriture était mécanique, chaotique et impersonnelle, seul un expert ou quelqu’un de très observateur aurait remarqué qu’elle était manuscrite et que ces mots dépourvus de sens cachaient un important message : tu donnais rendez-vous dans un vieux tunnel de métro qui n’était plus en service depuis des années et qui se trouvait, à vol d’oiseau, à 20min des murs d’Arkham City – dans l'Upper Westside.  

Tu avais caché des indices ces petits bouts de papier délicatement et adroitement pliés, même s’il n’y avait aucune trace personnelle – pas d’empreinte, pas de signature… Rien. En apparence, du moins, puisque tu avais caché un second message où tu félicitais la personne qui l’aurait trouvé, lui donnant un nouvel indice sur l’identité de celui qui les convoquait – toi, en occurrence : la piste les mènerait vers l’un des endroits où tu avais caché une statuette d’une sirène dépourvue de visage. Quand tu agissais de la sorte, on pourrait croire que quelqu’un proche du Sphinx faisait des siennes. Tes énigmes étaient assez complexes, mais elles jouaient beaucoup sur les doubles sens, la logique et les secrets. Ce n’était pas rare que tu emploies de l’encre invisible ou des pigments ne réagissant qu’à l’humidité, par exemple. Ainsi, on ne pouvait déceler les mystères de ces petits mots qu’en connaissant de tes méthodes ou par maladresse – même si, à ton grand plaisir, il y avait toujours des personnes dont l’intuition et la persévérance les menait à tester des nouvelles choses. Quoi qu’il en soit, le message était clair, une fois que l’on possédait toutes les pièces du puzzle :

« 6 Mai à 22h00 au tunnel de métro, nord, de West End Avenue.
Soyez seul et ne parlez à personne de ceci. Si vous respectez les consignes, une opportunité imprévue s’offrira à vous. Apportez du matériel, si vous le désirez, mais ne vous encombrez pas trop : vous allez devoir marcher un bon moment.

Vos questions n’auront de réponses qu’une fois sur place.
Je ne me montrais que si vous me sollicitez.

 »

Ainsi, au jour prévu et un peu avant l’heure stipulée, tu attendis sur place. Quelqu’un pouvait – ou pas – arriver, à n’importe quel instant. Tu avais décidé de donner une marge aux candidats, mais, s’ils arrivaient trop tard ou suivaient une fausse piste, ils ne trouveront qu’un autre papillon en papier qui signalerait subtilement leur échec, tout en les remerciant d’avoir essayé.

Cachée dans l’ombre, le masque sur le visage, tu t’étais accrochée au plafond du tunnel. En silence, tu gardais un œil sur les deux accès possibles au lieu de rendez-vous. Tu ignores combien de temps as-tu attendu, tu n’as pas la même notion que les humains, mais l’écho des pas résonna sur l’une des entrée puis.. sur les quais. Les yeux clos, tu suivais le mouvement de la personne par écholocalisation ; pour l’instant, le jeune homme semblait avoir respecté l’une des consignes sur lesquelles tu avais insisté. Il restait à savoir s’il avait respecté les autres et, qu’il ait ou pas trouvé qui il avait à faire n’était plus important, pour toi.

Ceci dit, tu ne sortiras que si on t’appelait.
Telles étaient les règles du jeu.



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MessageSujet: Re: A war of words [Pv James Perlman]   A war of words [Pv James Perlman] EmptyLun 13 Mai - 15:15

Un bloc de béton qui semblait s’étendre à l’infini. Des soldats impassibles en uniformes TYGER, armes aux poings. Des barbelés dressés vers le ciel et à travers, des hélicoptères qui emplissaient le ciel de Gotham, leurs projecteurs fouillant sans cesse les ruelles de la ville.

J’ai détourné les yeux. Depuis plusieurs mois, les mêmes images tournaient en boucle sur toutes les télévisions locales. Dans la salle de rédaction du Gotham Globe, personne ne prêtait attention à l’écran géant qui diffusait en permanence une chaîne d’information en continu. Les mêmes images se répétaient inlassablement, minute après minute, jour après jour. Combien de semaines, combien de mois s’étaient écoulés depuis que Quincy Sharp avait annoncé la création d’Arkham City ? Nous semblions tous avoir perdu le compte. Nous étions du bon côté du mur, libres, et même si nous avions tous été affectés par l’horreur qu’était Arkham City, nos existences avaient continuées à dérouler leurs cours et nous avaient emportés avec elles.
En vérité, nous manquions cruellement d’informations. La création d’Arkham City avait engendré un véritable chaos parmi les médias. Tous nos articles, toutes les enquêtes et investigations ne concernant pas le projet de Sharp avaient été mises de côté afin que tous les journalistes du Globe puissent se focaliser sur une seule actualité. Nous avions constitué plusieurs équipes, tentant d’obtenir le plus d’informations possibles par tous les moyens à notre portée, mais la porte du bureau du maire était restée fermée. Hormis les annonces officielles, aucune information n’était divulguée, et même les journalistes les plus chevronnés s’étaient cassé les dents à tenter d’obtenir des réponses. Certains avaient même eu bien plus à pleurer que des dents cassées.
Les mois étaient passés et nous ne parvenions qu’à glaner quelques rumeurs, çà et là. La cellule d’investigation du Gotham Globe tournait à plein régime, mais elle aussi semblait être démunie et il y avait bien longtemps qu’aucune information concrète sur Arkham City n’avait été imprimée dans les colonnes du journal.
Je me suis extrait du cubicule qui me servait de bureau et j’ai traversé la salle de rédaction en direction des ascenseurs. J’avais besoin d’air. J’enrageais de rester enfermer toute la journée, assis devant mon écran à essayer de dénicher la moindre miette d’information, le moindre petit indice qui permettrait d’y voir un peu plus clair. Comment s’organisait la vie de l’autre côté du mur ? On entendait parfois des détonations et on pouvait presque toujours distinguer de la fumée qui s’élevait à divers endroits de la prison, mais rien qui pouvait vraiment nous éclairer. Des rumeurs persistantes circulaient à propos d’une résistance qui se serait formée, de cliniques clandestines qui se seraient ouvertes. Je brûlais d’envie d’en savoir plus. De savoir comment l’on vivait à Arkham City. Je voulais voir, et je voulais aider.
Sur le toit de l’immeuble, une poignée de journalistes discutait avec animosité en fumant des cigarettes. Je les ai salués d’un geste rapide et je me suis dirigé vers le bord de la terrasse. De là, on pouvait vraiment prendre en compte la démesure d’Arkham City. J’ai tenté vainement d’y déceler quelque chose, mais de cette hauteur, la prison semblait étrangement calme.
Derrière moi, le bavardage s’est éteint et mes collègues sont retournés se terrer dans la salle de rédaction. Je suis resté seul un moment, à regarder sans voir une ville que je ne comprenais plus. J’allais rentrer à mon tour lorsqu’un éclat de couleur attira mon attention. Un papillon d’un violet intense traversait le ciel gris de Gotham. Intrigué par sa couleur, je le suivis du regard. Il avait une teinte qu’il est rare d’apercevoir dans la nature : un violet uni, profond qui venait presque déchirer le gris anthracite des nuages.
Le papillon voleta quelques instants au-dessus de la terrasse puis il se posa à quelques mètres de moi, sur le muret en pierre qui bordait le toit. Je me suis approché lentement, attiré par son étrange attitude. Depuis que je l’avais aperçu dans le ciel, il me semblait que le papillon me fixait et se dirigeait vers moi. Le vent soufflait sur Gotham, mais depuis qu’il s’était posé, l’étrange insecte ne semblait pas affecté par la force des courants d’air et paraissait attendre calmement.
Ses contours se dessinaient plus précisément à mesure que je m’approchais du bord. Les angles de ses ailes s’affinaient et devenaient plus droits, comme découpés dans du papier. Je suis lentement arrivé à son niveau et il me fallut quelques secondes pour comprendre que le papillon n’était pas un véritable insecte mais qu’il était réellement fait d’un papier violet et satiné, plié avec adresse et précision.
Je l’ai rapidement saisi, de peur qu’un coup de vent ne le fasse s’envoler à nouveau. Quelques instants auparavant, j’aurais juré l’avoir vu voler à la manière d’un vrai papillon mais j’avais dû me tromper. Je l’ai inspecté d’un coup d’œil : le papier était lisse, brillant et semblait d’excellente qualité. Les plis étaient précis, assurés. L’œuvre d’un expert. J’ai délicatement refermé ma main sur l’origami et je suis retourné à l’intérieur.
En entrant dans la salle de rédaction, je me suis arrêté devant la cafetière installée près de la porte. J’ai rempli une tasse de la mixture brûlante et je suis retourné m’asseoir devant mon ordinateur. J’ai déposé le papillon sur mon bureau, tourné vers moi comme j’avais le cru le voir sur le toit. La tasse en porcelaine me brûlait les doigts et je me suis empressé de la lâcher. Mon geste brusque fit osciller le liquide noir et quelques gouttes s’échappèrent du récipient pour venir se poser sur le papillon de papier.
J’ai regardé les gouttes tomber sur ses ailes puis glisser sur la surface du papier, comme s’il était fait d’un tissu imperméable. Le café n’avait laissé aucune trace sur l’origami et celui-ci n’avait pas absorbé le liquide comme je m’y étais attendu. Au contraire, les gouttes avaient continué leur course lente pour venir se poser sur la surface de mon bureau. J’ai pris le papillon pour l’inspecter de plus près, mais l’incident n’avait laissé aucune marque.
En rapprochant le papier de mon visage pour l’inspecter de plus près, je finis par remarquer qu’une légère trace s’était formée là où le café avait coulé. Le papier s’était éclairci en une colonne plus pâle, sur laquelle des traits noirs se formaient faiblement. Intrigué, j’ai saisi une loupe qui traînait sur mon bureau et j’ai regardé au travers. Mais la marque avait disparue et le papier avait retrouvé son éclat satiné et sa couleur profonde.
J’étais sûr d’avoir aperçu des traces sur le papier, comme des lettres incomplètes. J’ai décidé de renouveler l’expérience pour en avoir le cœur net. Cette fois-ci, j’ai défait les plis du papillon jusqu’à obtenir un rectangle de papier que j’ai posé à plat sur mon bureau. J’ai délicatement prélevé quelques gouttes de mon café avec une cuillère et je les ai fait tomber lentement sur la feuille. Comme la première fois, le liquide est resté à la surface et a perlé lentement en suivi les plis. Puis, quelques secondes plus tard, des tâches claires se sont formées là où les gouttes chaudes avaient glissées et des lettres sont apparues.
Une bouffée d’adrénaline me saisit et je décidais de pousser mon expérimentation encore plus loin. Le papier réagissait, à la chaleur ou à l’humidité, pour révéler un message secret. Je commençais presque à croire qu’il n’était pas arrivé sur le toit de l’immeuble par hasard. Cette fois-ci, je pris la feuille que je plongeai d’un geste rapide dans ma tasse.
Je l’ai laissée là un moment, tapotant machinalement du doigt sur mon bureau et espérant ne pas avoir abîmé l’énigmatique contenu de cette feuille. Après ce qui me semblait une éternité, j’ai sorti le papier de la tasse et je l’ai posé à plat. J’avais raison ! Une série de mots sans aucun lien entre eux avait fait son apparition sur chaque face de l’origami. J’ai dégainé mon téléphone portable aussi rapidement que possible et j’ai photographié le message crypté avant qu’il ne disparaisse.
Quelqu’un aurait donc dissimulé des informations sur ce papier et l’aurait volontairement envoyé ici ? Sur le toit du Gotham Globe ? L’idée paraissait saugrenue, mais je n’arrivais pas à me défaire de la sensation d’avoir vu voler librement le papillon. Il s’était posé face à moi, alors même que j’étais seul sur le toit et que le vent aurait pu le porter bien plus loin. Pour en savoir plus je devais décrypter le message.
J’ai d’abord pensé que l’œuvre était celle du Sphinx. Il avait plusieurs fois fait usage de la presse pour relayer ses messages codés, et le Globe en avait imprimé plus d’un. Mais le style ne lui ressemblait pas. Le Sphinx aimait la théâtralité, il voulait être entendu par le plus grand nombre et épater la galerie. Le message que je tenais entre les mains était le travail d’une personne plus discrète, aux intentions qui semblaient différentes.
Le message était complexe. Quelques clics sur un moteur de recherche ont fait apparaître des centaines de pages dédiées aux messages cryptés, aux énigmes et autres codes. Je me suis armé de patience, d’un crayon à papier et d’un carnet de notes puis j’ai commencé à déchiffrer la lettre.
Il me fallu trois longues nuits passées à la bibliothèque municipale pour comprendre que les mots étaient cryptés selon un système alambiqué, qui était en fait un mélange de codes anciens et modernes. Le message m’avait longtemps échappé et la fatigue ne m’aidait pas à y voir clair, mais j’avais remarqué que les lettres n’avaient pas toutes la même intensité. Certaines semblaient plus sombres et, si on les isolait, elles formaient un tout autre arrangement.
Deux codes se cachaient donc dans le message, l’un étant la clé de l’autre. Une fois le premier décrypté, le second ne me résista pas longtemps et je découvris deux textes différents mais complémentaires.
On m’invitait à me rendre dans un tunnel de métro sur West End Avenue, le lendemain. Une série d’instructions typique suivait ensuite, mais le message se terminait sur une phrase énigmatique : je ne me montrerais que si vous me sollicitez.
Heureusement, le second message offrait un peu plus de précision. Une fois décryptée, une énigme indiquait un lieu où l’on était sensé trouver plus d’informations quant à l’identité de l’auteur. Il me fallu quelques heures pour arriver à faire sens du message qui m’était adressé. La réponse à mes questions semblait se trouver à quelques pâtés de maisons seulement de la bibliothèque. Aussi, malgré la nuit bien avancée, je décidais de m’y rendre.
Les instructions me menèrent dans une ruelle sombre, à l’arrière d’un bâtiment historique. Si je ne m’étais pas trompé, une brique du mur de la bâtisse devait pouvoir être délogée pour me révéler une information sur l’énigmatique auteur des messages. Je trouvais l’endroit sans peine et je fis pivoter la brique, qui révéla un creux dans le mur. Là trônait une statuette représentant une sirène sans visage.
*

Il était plus de 21h30 lorsque je remontais West End Avenue en direction du Nord. Les instructions étaient claires : je devais me présenter seul dans une station de métro de l’avenue et une sirène m’offrirait une opportunité unique.
Emporté par l’adrénaline et la frénésie de la découverte du message codé, je n’avais pas eu l’occasion de réfléchir à la proposition qui m’était faite. Mais sous la pluie battante, dans la nuit Gothamite, je commençais à mesurer tous les risques que j’encourrais. Qui était cette sirène qui m’avait remis ce message ? Quels projets avait-elle en tête et quel rôle m’avait-elle réservé ? Gotham City avait son lot de personnages étranges et mystérieux, certains armés de bonnes intentions, d’autres moins.
J’ai nerveusement tâté la poche arrière de mon pantalon, dans laquelle j’avais glissé un spray au poivre. J’étais allé me fournir le matin même dans une boutique spécialisée dans les articles de chasse et de pêche. Le vendeur m’avait assuré que le spray pourrait repousser une famille entière de grizzlys affamés. J’en avais acheté deux. J’avais également préparé un message d’alerte à l’attention de la police. Celui-ci contenait mes coordonnées et ma localisation, et j’avais programmé mon téléphone de sorte que le message soit automatiquement envoyé à 22h30 à moins que je ne le désactive avant.
Le message précisait que nous allions marcher pendant un certain temps, je n’avais donc emporté que le strict minimum : un carnet de notes vierge, quelques stylos, une batterie externe pour mon téléphone portable ainsi que de l’eau et quelques barres de céréales.
Je suis arrivé devant la bouche de métro où j’avais rendez-vous. J’ai regardé autour de moi, mais l’avenue était quasiment vide. Ma montre indiquait 22h04. La boule au ventre et la main serrée sur ma bombe au poivre, j’ai descendu les marches qui menaient au quai.
La station, tout comme l’avenue au-dessus de moi, était déserte. Seul l’écho de mes pas me tenait compagnie dans le silence qui m’entourait. J’avais l’impression de perturber l’équilibre naturel des choses, de pénétrer dans un endroit sacré où le silence était roi et où chacun de mes pas sonnait comme un terrible affronté à quiconque habitait ces lieux.
Au bout du quai, j’ai enjambé la rampe de sécurité qui menait aux quelques marches qui permettaient de descendre dans le tunnel. Le long du mur, une mince bandelette fluorescente indiquait l’étroit passage qu’empruntaient les techniciens pour arpenter les tunnels en toute sécurité. J’ai marché jusqu’à ce que la station ne soit plus qu’un infime point de lumière derrière moi et je me suis arrêté. Les instructions me revinrent en mémoire : pour que mon interlocuteur se montre, je devais l’appeler.
J’ai serré le spray au poivre un peu plus fort dans ma main et d’une voix mal assurée, j’ai dit :
« Je suis James Perlman, du Gotham Globe. Si vous êtes la Sirène qui m’a contacté, montrez-vous ! »

Ma voix a résonné contre les parois du tunnel. Mes propres mots me sont revenu amplifiés et j’ai manqué d’éclater de rire. Le ridicule de la situation s’imposait seulement à moi : un origami magique et une sirène qui me confiait une mission. Si l’affaire s’avérait être une blague, je ne pourrais m’en prendre qu’à moi-même d’être tombé si facilement dans le piège. J’ai sorti mon téléphone pour annuler l’envoi du message que j’avais programmé. Il ne manquerait plus que la police se montre pour me ridiculiser encore plus.
Un bruit sourd a interrompu mon geste. Quelque chose, ou quelqu’un était tombé du plafond à quelques mètres devant moi.
« Sirène ? »

Ma voix était mal assurée. J’ai allumé la lampe de mon téléphone et je l’ai braquée droit sur l’ombre qui avait surgi devant moi.
Une jeune femme se tenait sur les rails du métro. Sa peau et ses cheveux semblaient phosphorescents à la lumière de ma lampe. Elle était d’une telle pâleur que même ses vêtements noirs ne réussissaient à atténuer. Son visage était couvert par un masque à bec, probablement inspiré des protections que devaient revêtir les médecins du Moyen-âge pour se protéger de la peste.
Ma gorge s’est nouée. La jeune femme n’avait pas bougé d’un centimètre et son masque était resté fixé sur moi. J’ai réussi à articuler quelques mots :
« Vous êtes bien la Sirène ? Celle qui m’a envoyé le papillon ? Je suis là, alors qu’est-ce que vous me voulez ? »

Je me suis décollé du mur contre lequel je m’étais plaqué sous l’effet de la surprise. Discrètement, j’ai posé mon index sur le déclencheur de la bombe au poivre et j’ai attendu. Le gaz ne serait pas d’un grand effet sur le masque de la jeune femme, mais il pouvait peut-être me faire bénéficier d’un effet de surprise. J’étais prêt à m’enfuir à la moindre démonstration d’hostilité de sa part.
Les secondes semblaient s’étaler et nous sommes restés face à face en silence pendant ce qui m’a semblé une éternité. Puis elle a parlé.
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MessageSujet: Re: A war of words [Pv James Perlman]   A war of words [Pv James Perlman] EmptyMar 14 Mai - 19:44





A war of words


Quatre minutes de retard, ça n’en était pas un – notamment, avec la pluie qui battait sur la ville et ta notion du temps très… relative. D’ailleurs, c’était prévisible et tu te serais presque attendue à ce que personne ne vienne, mais ce garçon l’avait fait. Tu te souviens du papillon que tu lui avais envoyé. En fait, tu t’étais placée dans un endroit stratégique, duquel tu as fait voler tes papillons en origami jusqu’aux rares candidats en qui tu avais déposé un semblant de confiance et depuis lequel tu pouvais les surveiller par écholocalisation. Au Gotham Globe, ils n’étaient que deux et ils appartenaient à des cellules différentes. Ce jeunot était très nerveux, mais il avait fait preuve de courage et d’honneur en venant te rencontrer comme tu le lui avais demandé : seul. Là où d’autres seraient restés sur le quai, lui, il avait eu l’audace de te rejoindre dans le tunnel et de t’appeler, après s’être présenté.

Tu ne répondis pas dans l’immédiat, l’étudiant et le sondant lors de ces brefs instants de silence où tu commençait à douter de la véracité et la bienveillance de ton geste. Tu aurais pu descendre sans le moindre bruit, mais tu avais décidé de lui signaler que tu étais là, afin de ne pas le surprendre et qu’il utilise l’une de ces fâcheuses bombes au poivre qu’il avait sur lui. Certes, elles ne risquaient pas de te faire grande chose, puisque tu ne respirais pas et que tu avais les yeux couverts, mais l’odeur n’était pas très agréable pour toi. Autant faire sentir cette substance à un animal à l’odorat surdéveloppé – histoire de voir ce qu’il en pense ! Peu rassuré par le bruit de ta chute, le jeune homme braqua son téléphone portable devant lui et, par conséquent, sur toi. Sous l’effet de la surprise, il recula et s’adossa contre le mur le plus proche, sans te quitter un instant du regard. Ce jeune homme était impatient, puisqu’il s’était senti mal à l’aise en voyant que tu n’avais pas cillé. Aussitôt qu’il lui fut possible, il reprit la parole – ce qui te fit esquisser un léger sourire ; un sourire qui, avec la moitié supérieure de ton visage recouvert d’un masque relativement intimidant, te donnait un air peu rassurant.

Gardant les mains à la vue, les bras étendus le long de leurs flancs, tu demeuras muette quelques secondes de plus, inclinant légèrement la tête sur le côté – comme l’aurait fait un oiseau. Finalement, tu brisas ton silence et, grâce à ta voix de velours, tu insinuas ton calme dans l’esprit de ton cadet – utilisant ton don d’empathie pour l’aider à se détendre. Si ton apparence pouvait être perturbante, ta présence, elle, ne l’était pas.

En effet et, veuillez m’excuser pour l’éventuelle frayeur – je ne souhaite point vous intimider. Vous, vous êtes le journaliste au papillon violet et vous étiez sur le toit de votre lieu de travail quand je vous ai fait parvenir mon message. soufflas-tu, profitant de la quiétude et de la bonne acoustique des lieux. En réalité, je ne suis une sirène que parce que nos concitoyens m’ont désignée comme telle, mais ce fut bien avant que vous ne soyez venu au monde, M. Perlman. On m’appelle White Siren, mais vous pouvez m’appeler Alice. continuas-tu, marquant une courte pause avant de t’approcher de lui – gardant, tout de même, une distance raisonnable afin de ne pas envahir son espace personnel. Je vous ai observé un temps, tout comme aux autres six candidats. Il fallait que je voie si vous étiez dignes de confiance et en mesure de passer outre les systèmes conventionnels de pensée, entre autres. Vous avez été le seul à arriver au bout, deux autres sont déchiffré la ou les énigmes, mais ils se sont trouvés au mauvais endroit ou au mauvais moment – selon mes sources.

Lentement, mais sûrement, ton sourire s’élargit.
Tu fis quelques pas de plus vers lui.

Si je vous ai convoqué, c’est pour mettre à votre portée quelque chose que vous convoitez : les secrets qui se cachent de l’autre côté du mur d’Arkham City. Je souhaite vous introduire dans la zone de quarantaine, vous guider et vous protéger pendant votre séjour. ajoutas-tu, parlant sur un ton neutre de par le sérieux dont tu faisais preuve. En échange, je vous prierais de faire preuve de compréhension afin de garder ce qui pourrait me concerner à l’écart de vos éventuels articles. Puisque je me dois de veiller sur vous, je vous hébergerais à titre exceptionnel. Alors, veuillez ne pas dévoiler mon identité. Je me fiche bien si vous me mentionnez en tant que gothamite, mais pas en tant que White Siren. Ce n’est pas le bon moment. Ils ne sont pas encore prêts, je pense... Je prends des risques en me tournant vers vous sans vous connaître ; les mortels ne sont pas très… tolérants envers les êtres dans mon genre, bien qu’ils parviennent à accepter des créatures extraterrestres, des sorciers et des méta-humains – pour n’en citer qu’eux. De ce fait et par prudence, si j’ai le moindre soupçon du contraire, je devrai manipuler vos souvenirs afin d’effacer certains moments de notre collaboration. Je ne veux pas quitter Gotham de nouveau, nous avons, encore, beaucoup à faire. Alors, qu’en dites-vous ?

Tu ne laissais pas place au doute.
C’était une affirmation et non une supposition.

White Siren a toujours été une légende urbaine, mais ceux qui avaient croisé ton chemin et t’avaient clairement aperçue ou approchée, n’étaient pas des témoins fiables. Des enfants, des personnes en étant de choc, des fous, des malades, des blessés et des criminels, généralement, avec un sérieux stress post-traumatique. Les personnes qui croyaient en ton existence, même sans t’avoir vue, soit ils ne sortaient parce qu’ils n’avaient pas conscience tranquille, soit ils t’adoraient et espéraient que tu pourrais faire quelque chose pour eux. Tu n’étais pas Batman. Tu n’étais pas une justicière, mais tu n’étais pas, non plus, une criminelle ; même si tu étais difficile à cerner, à cause des morts et des blessés que tu abandonnais sur ton sillage – certains sérieusement anémiés, d’autres catatoniques ou, simplement, endormis.

Pour les forces de l’ordre et pour les curieux, tu n’étais qu’un spectre de plus… Mais, pour les plus défavorisés, entre autres, tu étais un symbole d’espoir, une flamme qui leur permettait de trouver leur voie. Partout où tu as voyagé, on t’a appelée de la même façon - ou presque - et ta première apparition remontait à plus de quarante ans – bien avant que ton cœur ne cesse de battre, mais ce ne fut qu’après que tu te réaffirmas et te forgeas une réputation qu’on manqua d’oublier durant les vingt-quatre ans que dura ton absence.


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Ven 7 Juin - 15:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A war of words [Pv James Perlman]   A war of words [Pv James Perlman] EmptyJeu 23 Mai - 19:55

Sa voix m’enveloppait. Au moment où elle s’est mise à parler, j’ai ressenti une étrange vague de calme m’envahir : mes doigts, qui enserraient fermement la bombe au poivre, se sont détendus. Mon cœur a arrêté de battre la chamade et de résonner dans mes oreilles et il a repris son rythme régulier et sa place discrète dans ma poitrine. L’étrange apparition chuchotait à peine, mais dans le tunnel sa voix me semblait venir de tous les côtés et se glissait partout autour de moi, comme pour me bercer. Pendant un instant, je l’écoutais sans l’entendre, dans un état presque second.

Aucune menace, aucune hostilité n’émanait d’elle. Son corps était droit, ses muscles détendus. Elle était sereine, et je ressentais son calme jusqu’au plus profond de moi-même. Plus rien ne semblait importer que ce qu’elle me disait. Elle m’expliqua qui elle était : White Siren. J’avais déjà entendu son nom auparavant, mais j’aurais juré qu’elle n’était qu’une légende. Du moins jusqu’à ce jour.

Quelques témoignages épars faisaient état d’une étrange apparition, tantôt bienveillante tantôt sanguinaire, qui rôderait à Gotham City depuis plusieurs générations déjà. La légende était bien établie dans les bas-fonds de la ville, mais aucun des témoins n’avait de crédibilité. Tous étaient fous ou en passe de le devenir, en état de choc ou sérieusement perturbés. Rien ne semblait vraiment distinguer cette histoire de toutes les autres légendes urbaines. Et pourtant…
White Siren, ou du moins quelqu’un qui se faisait passer pour elle, se tenait bien devant moi. La différence importait peu. Si cette femme se présentait ainsi, j’étais tenté de la croire. Après tout, il se passait à Gotham chaque jour tout un tas de choses beaucoup plus incroyables.

Elle me raconta qu’elle avait soigneusement sélectionné plusieurs candidats pour mener à bien son projet, mais que j’étais le seul à être venu à bout des énigmes et à m’être présenté au bon endroit, au bon moment. En l’entendant, j’ai ressenti une pointe de fierté. J’ai savouré la sensation un instant, puis je l’ai laissée se dissiper doucement. Le temps de se réjouir n’était pas venu. White Siren avait un projet, une mission et j’en faisais partie. Il était l’heure de se mettre au travail.

Le mystère ne fut pas long à s’éclaircir. Alice (elle avait ajouté que je pouvais l’appeler ainsi) me fit rapidement part de ses intentions : me faire entrer à Arkham City. La coïncidence était légèrement troublante : je songeais à l’ignoble réalisation de Sharp lorsque le papillon m’était parvenu. Mais Alice semblait pleine de ressources, et il ne serait pas étonnant que cela fasse partie de son plan depuis le début.

La mission était claire et semblait mûrement réfléchie : elle m’introduirait et me guiderait à l’intérieur de la zone de quarantaine et veillerai sur moi lors de mon séjour. En retour, je devais écarter des articles que j’écrirais toute information à son sujet. Sa demande était bien plus que raisonnable : un bon journaliste devait avant tout savoir protéger ses sources, et j’essayais de me comporter comme un bon journaliste.

Alice, la White Siren. Quelque chose me poussait à lui faire confiance alors même que je ne savais rien d’elle. Elle ne semblait pas se définir comme humaine, et j’avais tendance à vouloir la croire. Une sorte d’aura se dégageait d’elle qui semblait venir d’ailleurs. Qui elle était vraiment, je ne le savais pas, mais la question ne semblait pas pertinente. Elle venait m’offrir une entrée à Arkham City sur un plateau et je n’étais pas en mesure de refuser.

Pendant une seconde, j’ai pensé à Ulysse et son incroyable odyssée. Peut-être que j’étais un peu comme lui, un simple humain à la merci d’êtres plus puissants et insondables. Peu importait. J’étais venu jusque-là, j’avais déchiffré l’énigme et j’avais trouvé Alice. J’allais donc la suivre.

« J’accepte vos conditions. »

J’ai prononcé la phrase avec douceur et simplicité. Je voulais qu’elle sente que j’avais confiance en elle. Je voulais lui faire comprendre que j’étais prêt à faire ce qu’elle me demanderait. Elle était très charismatique et elle m’avait flatté en m’expliquant que j’avais été le seul capable de la retrouver. Je savais pertinemment que mon côté rationnel avait cédé et que mes émotions avaient pris le dessus : on me mettait en valeur et on me donnait ce dont je rêvais depuis plusieurs semaines, que demander de plus ?

Mais je n’étais pas totalement hypnotisé. Je me doutais que je faisais partie d’un projet plus important, à une échelle différente. Mais que pouvais-je faire d’autre ? Rebrousser chemin et retourner travailler au Globe comme si de rien n’était ? Continuer à ronger mon frein et à écrire les pages nécrologiques du journal ? C’était maintenant ou jamais.


« Je suis prêt à vous suivre, mais avant j’aurais voulu vous poser une question. »

J’ai attendu quelques secondes, pour l’effet.


« Pourquoi est-ce que vous me proposez tout ça ? »

Après tout, il n’y avait aucun mal à poser la question.
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MessageSujet: Re: A war of words [Pv James Perlman]   A war of words [Pv James Perlman] EmptySam 8 Juin - 14:12





A war of words


À vrai dire, même si tu avais demandé l’avis de ton interlocuteur, tu ne t’attentais pas à ce qu’on décline ton offre. Les candidats que tu avais choisis n’auraient pas refusé de te suivre, mais quelqu’un de plus conventionnel l’aurait fait, sans doute, ne serait-ce que par méfiance ou par crainte d’attirer l’attention des Unités TYGER, d’une façon ou une autre. Même les journalistes craignaient de perdre cette fausse stabilité qu’ils pensaient avoir au quotidien et, s’ils étaient désireux d’aventure, ils n’avaient pas envie de se trouver dans la ligne de mire de Quincy Sharp et, encore moins, d’Hugo Strange.

Même si tu étais quelqu’un qui inspirait la confiance quand on n’avait rien à se reprocher, tu ne demeurais pas moins une inconnue et on ignorait l’étendue de tes capacités. On n’aurait pas songé au fait que tout était sous contrôle, que tu avais des moyens pour sécuriser le trajet et le séjour, même dans les endroits les plus hostiles qui soient. Tu avais les moyens pour brouiller les caméras et tu connaissais les chemins où il n’y en avait pas, carrément. Personnellement, tu n’avais pas à t’en faire parce que tu n’y étais pas visible, mais tes invités, si. C’est pour cette raison que tu avais pensé à toutes les issues possibles et imaginables, aux possibles imprévus et obstacles, afin que rien ne vous prenne au dépourvu.

Finalement, le jeune homme accepta.
Qu’il n’ait pas eu la moindre question t’aurait étonné. C’était normal de se demander pourquoi tu proposais ceci à un inconnu, prenant toi-même des risques que peu de gens oseraient prendre dans une telle situation. Sous ton masque, tu haussas légèrement tes sourcils en inclinant légèrement la tête sur le côté. Ce geste était très animalier, digne d’un oiseau curieux, et, pourtant, tellement naturel. Pour toi, la réponse était évidente, mais ce journaliste n’était pas dans ta tête et il ne connaissait pas ton chemin de pensée. Sans même prendre le temps de réfléchir ou de peser tes mots, tu lui répondis :

Comme mentionné, je vous ai observé et, même si nous ne nous connaissons pas, je pense que vous êtes quelqu’un digne de confiance. À Gotham, les journalistes comme vous se comptent sur les doigts des mains. Certes, il y en a qui ont du talent, mais ce sont des personnes sans éthique et avec des valeurs douteuses qui recherchent l’argent et la célébrité. Ce n’est pas votre cas, d’après ce que j’ai pu comprendre. fis-tu, en toute spontanéité. Vous avez du talent, plus qu’on ne pourrait le croire, mais vous êtes jeune et on ne vous laissera pas faire vous preuves à moins que vous ayez un sujet qui soit susceptible de faire les chiffres du Gotham Globe. Ce n’est pas que je considère la rubrique nécrologique inintéressante, mais c’est le cas de vos camarades et vos supérieurs. On vous sous-estime et, si notre collaboration peut vous permettre d’évoluer dans votre domaine, tout en faisant de la lumière sur la réalité des faits, pourquoi ne vous le proposerais-je pas ?

Sur ces mots, tu t’approchas davantage, te plaçant à sa portée. Tu étais quelqu’un d’étrange, de difficile à cerner et de très différent aux autres symboles masqués qui sillonnaient la ville. D’habitude, ils évitaient tout contact physique avec autrui, en dehors des bagarres, mais ce n’était pas ton cas. Certes, tu le limitais, mais tu étais quelqu’un d’avenant et de maternel, quand tu ne traquais personne.

Arkham City semble être une forteresse impénétrable, mais ce n’est qu’un château de cartes qui n’attend que d’être soufflé pour s’effondrer. Nous allons participer à inspirer ce souffle, pour ainsi dire, et ce sera très vite fini, à mon avis - des jours ou des mois, tout au plus. Vous n’aurez pas à vous soucier de la censure ni des représailles. Nous ferons en sorte que l’on vous publie sans le moindre changement, photographies y comprises – si vous en faites. Personne n’osera agir contre ce mouvement, du moins, pas officiellement. Si quelqu’un tente quelque chose en coulisse, nous ferons en sorte de le retourner contre les mandataires. ajoutas-tu, te permettant de poser ta main sur son bras – dans un geste qui se voulait rassurant. Permettez-moi de préciser que nous ne ferons aucune pause en chemin. Si vous êtes fatigué ou si j’estime que le parcours est trop dangereux pour vous, je prendrais les dispositions nécessaires pour que vous faire arriver à destination – sans que vous n’ayez à marcher, bien entendu. De même, je vous prierais de garder votre calme en toute circonstance et, si vous avez d’autres questions, n’hésitez guère à les poser.

Tu ne te souciais point du fait qu’il puisse percevoir la froideur de ta peau à travers le tissu, il ne faisait pas particulièrement chaud. Tu ne te souciais pas, non plus, du fait qu’il puisse remarquer la quiétude de ton buste, témoignant de l’absence totale de pouls et de respiration. Tu étais ce que tu étais, tu ne pouvais pas changer ta nature. Finalement, reculant un peu, tu optas pour ouvrir la marche, invitant ton cadet à te suivre. S’il avait quelque chose à dire, il pourrait le faire en chemin.
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