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 Dîner au clair de lune

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MessageSujet: Dîner au clair de lune   Dîner au clair de lune EmptyVen 3 Mai - 13:10

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Dîner au clair de lune
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« Du sang... Du sang... Il est temps de tuer... » Cette voix résonnait dans ma tête. Elle me parlait désormais nuits et jours. Elle parlait de plus en plus fort, se faisait de plus en plus insistante... Je ne pouvais plus l'ignorer. Depuis combien de temps ne l'avais-je pas écoutée? Je n'avais pas tué depuis que j'avais décidé de me reclure il y a... Il y a bien trop longtemps. Je devais sortir.

Je me glissai entre les deux morceaux de taule qui formaient l'entrée de ma petite planque. Une fois dehors, je m'étirai. Pendant combien de temps mon corps avait-il été recroquevillé dans cet espace restreint? La nuit était tombée depuis longtemps. Les rayons de la lune caressaient mon visage de sa lumière blanche. Un vent léger me faisait frissonner. Tous mes sens étaient en alerte, mais tout était calme. Rien ne bougeait dans cette décharge où nous avions tous été enfermés. Des tas d'ordures jonchaient les ruelles. Je saisis une bouteille qui avait été jetée non loin de moi. Ça puait l'alcool à plein nez. Il faut croire que certains ne pourraient pas supporter de vivre ici en restant sobre. Moi, au contraire, je préférais garder les idées claires, être pleinement consciente de mes actes et jouir de la vie. D'un geste rapide, j'explosais la bouteille contre un mur. Mieux valait être armé si on comptait rester vivant en se promenant ici. En explosant, la bouteille projeta ses éclats un peu partout. Un de ces morceaux entailla la peau de ma main. Peu importe. Un peu de sang coulait. Je ne sentais rien. Ce n'était qu'une égratignure. 

Je me mis à errer dans la ville. Bon sang, nous étions dans une ville pleine de criminels, les trois quarts d'entre nous étaient des meurtriers, et il n'y avait personne dans les rues. Les petites frappes respectaient un couvre-feu apparemment. Le sang chaud qui suintait de ma main me rappelait combien j'avais envie de sentir cette chaleur m'envahir toute entière. Mon souffle se faisait de plus en plus haletant, comme si j'avais été une droguée en manque. Il fallait que je trouve quelqu'un. N'importe qui, n'importe quoi, mais vite. C'était plus qu'un désir, c'était un besoin viscérale.

C'est alors que j'entendis un bruit. Je m'arrêtais net. Mes lèvres s'étirèrent en un sourire carnassier. Il y avait donc une âme qui vive dans cette ville de morts-vivants. Mon oreille se dressa pour repérer à nouveau le bruit. C'était un bruit métallique, assez insistant. On aurait dit que quelqu'un tambourinait sur une porte en fer. Il ne me fallut que quelques secondes pour identifier l'origine du son. Il venait d'une petite ruelle, à environ cinq cent mètres de moi. J'approchai doucement. Je connaissais la ville comme ma poche. Cette ruelle était un cul de sac. Je n'étais pas encore capable de dire qui était dans cette ruelle, mais il ne s'échapperait pas. La silhouette n'était plus qu'à une dizaine de mètres de moi. Je m'approchais doucement. Il ne m'avait pas encore remarqué. Je commençais à lever le cul de bouteille que j'avais brisé un peu plus tôt, quand une ombre passa devant moi, me laissant stupéfaite. Un cri retentit dans la nuit.

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MessageSujet: Re: Dîner au clair de lune   Dîner au clair de lune EmptyVen 10 Mai - 20:31





Dîner au clair de lune


Ce vieux renard fuit et court. Il court pour sa vie. Il croyait pouvoir rentrer dans la volière du chasseur et s’en tirer après avoir blessé et tué ses innocents oiseaux. Ces pauvres créatures dont il n’avait pas même éprouvé le besoin de se nourrir. Non. Il les avait tué pour provoquer le chasseur, pour le frapper là où il pensait le blesser. Ce chasseur, c’est toi et ce vicieux petit renard, c’est un ancien garde d’Arkham Asylum qui s’est reconverti en chasseur de surnaturel – chasseur qui a cru bon de t’attaquer et s’en prendre aux personnes que tu protégeais. Des pauvres sdf que tu soignais et à qui tu avais donné un peu de ton sang pour leur permettre de guérir plus vite. Tu avais déjà entendu parler de lui. D’ailleurs, tu avais travaillé avec lui quand il venait à peine de quitter ses études. C’était un fan de paranormal et fervent croyant dont la psyché s’était rapidement dégénérée après qu’un patient d’Arkham l’ait attaqué – un autre qui était dans le même cas que ton amie Glenda, autrefois : il se prenait pour un vampire et il était particulièrement violent. Tu l’avais remis à sa place, mais les dégâts sur l’esprit du jeune garde ont été permanents.

Les séances qui l’aidaient à pallier le stress post-traumatique n’avaient plus d’effet sur lui et, quand son psychiatre a cru l’avoir guéri, il démissionna et commença à voir le mal partout. Après avoir tué plusieurs personnes, dont quelques enfants, en prétextant qu’ils étaient possédés par des démons, il fut interné à Arkham Asylum. Il s’évada deux fois pendant son internement et récidivait à chaque fois, mais, il semblait qu’il ait plongé dans l’occulte, entre temps. Il jouait avec le feu et s’attaquer à toi, qui ne voulais que le bien-être de ces personnes que tu aidais, fut une grossière erreur. Dans un monde comme le nôtre, le surnaturel n’était pas inconnu, même si le commun des mortels avait des avis très divergents à ce sujet. Lui, dans son déliré, n’avait jamais été confronté à une vraie créature de la Nuit, seulement à quelques méta-humains qu’il avait pu maîtriser par on ne sait quel moyen. Alors, quand tu as révélé ta véritable nature, il eut un bref moment de lucidité et comprit qu’il venait de signer son arrêt de mort. Cette vermine avait, même, osé utiliser une grenade de flash pour te distraire et te prendre au dépourvu. La lumière t’avait blessée, certes, mais elle avait fait brièvement faiblir les protections autour des sdf, assez pour s’y attaquer avant que tu ne le balayes avec l’un de tes vectors. Qu’il te poignarde dans le dos, c’était le poindre des soucis.

Tu avais été éclaboussée par du sang.
Vos habits, les murs, le sol…
Il y en avait partout.

Lentement, tu extirpas la lame en argent de ton dos, laissant que ton corps efface l’entaille comme il avait commencé à effacer les brûlures. S’il avait eu le temps de prendre la fuite, tu l’avais quand même griffé avec ton vector au niveau de la cuisse et du ventre. Ce n’était que partie remise pendant que tu t’occupais des pauvres sans abris qu’il avait failli tuer – il avait, d'ailleurs, pris la vie d'un des enfants : tu ne pouvais rien pour lui. Ce ne fut qu’après les avoir soignés et avoir dépensé une grande quantité d’énergie, que tu ouvris la chasse. Tu avais déjà mangé, certes, mais avoir utilisé autant d’énergie pour vous régénérer, toi et plusieurs personnes, avait ouvert ton appétit. Puisque tu n’avais pas prévu de tuer, ce soir, tu n’avais pas pris le conteneur pour le sang.

Tu étais en colère.
Tu te sentais impuissante.
Tu sentais avoir manqué à ton devoir.

Si ton cœur pouvait battre, à cet instant, il l’aurait fait de façon saccadée et étouffante. Ta respiration aurait été erratique, également. Ce n’était pas habituel que tu te retrouves dans cet état, mais le concours des circonstances t’y avait entraîné. Tu n’étais pas fière de donner au monde une preuve du monstre qui t’habitait, mais tu n’y pouvais rien. Quand tu franchissais un certain seuil, tu savais que tu pouvais te détendre qu’en te nourrissant à convenance. Ici, la mort et la souffrance de ce fou furieux étaient requises. Le flairant, tu l’as traqué jusqu’à cette décharge qu’était devenue Aparo Avenue. Tu avais retrouvé ta proie dans une impasse et, du haut du toit, tu n’hésitas pas à plonger dès que tu en eus l’occasion. Il y avait une autre personne sur place, une personne qui guettait ta cible. Encore est-il, pour toi, elle n’était qu’un élément de plus dans le décor.

Tu avais faim.
Très faim.

Avant de le réaliser, tu avais immobilisé le quarantenaire et tu l’avais fait ployer avant de le mordre sauvagement. Tu plantas tes crocs dans sa gorge, sans même chercher à atténuer sa douleur – il devait souffrir. Le goût âcre et acide de la peur qui corrompait le liquide vital ne fut jamais aussi satisfaisant que cette nuit. Pourtant, même si tu aimais cette sensation de bien-être que le sang chaud te procurait quand il coulait dans ta gorge, tu détestais le plaisir que tu éprouvas en mordant cet homme. Tu pouvais comprendre que les autres vampires se moquent de toi, de tes méthodes alternatives, mais tu ne regrettais pas ce que tu faisais. Tu ne regrettais pas, même, ce que tu venais de faire. Lorsque tu retrouvas tous tes esprits, ton instinct te ramena sur la seconde présence qui se trouvait à quelques mètres de vous. Sous les carreaux de ton sinistre masque, tes iris fixèrent la jeune femme aux cheveux blonds. Ta proie était inconsciente, mais elle était toujours vivante quand tu sortis tes crocs de sa chair et le lâchas, le laissant s’affaler sur le pavé.

Inconsciemment, tu passas ta langue sur tes lèvres et tes canines, retirant le sang qui les maculait et qui contrastait tant avec la pâleur de ta peau et la noirceur de ta tenue. Du revers de la main, tu essuyas doucement ta bouche et ton menton, sans quitter l’humaine des yeux. Que faire ? Partir et abandonner ta proie entre les mains de cette inconnue aux intentions plutôt explicites…. Ou rester et comprendre ce qui l’avait animée à regarder la scène avec une telle naturalité ? Tu pouvais toujours tuer ta proie et partir à n’importe quel instant, de la même façon que tu étais arrivée : telle une ombre et sans un bruit.



Tenue d'Amy:
 


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Mar 18 Juin - 18:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dîner au clair de lune   Dîner au clair de lune EmptyJeu 23 Mai - 22:21

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Dîner au clair de lune
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J'aurais dû m'enfuir. Toute personne censée se serait enfuie. Mais après tout, j'étais loin d'être entièrement censée, à mi-chemin entre folie et raison. Mais plus le temps passait, plus je voyais en moi cette partie sombre dans mon être. La vue de cet être si rapide, tuant un homme en quelques secondes à peine, tout ce sang... Cela aurait dû me dégoûter ou au moins m'effrayer... Au lieu de quoi j'étais absolument fascinée. Je ne craignais presque pas pour ma vie. Presque. Après tout, qu'est ce qui empêchait cet être (ce vampire? Est ce que cela existe réellement?) de me dévorer à mon tour. 

Pourtant, quand la jeune femme se tourna vers moi, je ne vis aucune agressivité. Même si elle portait un masque, que sa bouche dégoulinait encore du sang de sa victime, elle ne semblait pas vouloir attaquer de nouveau. Son repas lui avait-elle suffit? Au sol, la poitrine de l'homme se souleva légèrement. Il n'était donc pas mort. L'être mystique ne voulait donc pas tuer sa victime? C'était rassurant. Enfin pour moi. Elle l'avait tout de même laissé dans un sale état. Pour ma part, je restais comme pétrifiée devant le spectacle qui venait de s'offrir à moi.

L'instant où la jeune femme me regarda me sembla paraitre une éternité, comme si le temps s'était arrêté. Je ne bougeais pas, comme si j'avais eu peur de rompre ce moment qui m'était presque magique. Mais le temps repris son cours normal au premier mouvement de la jeune fille. Un mouvement qui indiquait son intention de partir. Prise de panique je fis machinalement un pas vers elle en criant:


-Non, attends!

Je me sentis aussitôt toute bête. Je ne savais pas quoi dire d'autre. Tout ce que je savais, c'est que je voulais qu'elle reste. Je ne savais pas exactement pourquoi. C'était un besoin irrationnel. Peut-être avais-je été seule pendant trop longtemps? Les contacts humains ne m'avaient pas manqué pendant ma réclusion volontaire, mais cette fille avait une aura qui me transcendait. Ou peut-être était-ce le mystère de son masque? Il fallait que je dise quelque chose, et vite, ou elle allait partir...

-Tu ne me dévores pas? 

Question idiote. La surprise avait vraiment le don de me rendre débile.

-Enfin...  je veux dire... C'est incroyable ce que tu as fait là. Je... J'aimerais vraiment savoir faire la même chose.

Sans encore oser me l'avouer complètement, une idée sombre germait dans ma tête.

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MessageSujet: Re: Dîner au clair de lune   Dîner au clair de lune EmptyLun 3 Juin - 1:39





Dîner au clair de lune


De la fascination. Voilà ce que tu percevais chez cette inconnue aux cheveux de la couleur du soleil. Vous étiez toutes les deux figées sur place, vous observant mutuellement. Elle te contemplait comme un jeune chasseur aurait contemplé un majestueux animal, qu’il n’aurait jamais osé mettre en joue, de par le respect qu’il imposait. Et, toi, silencieux prédateur, paisible, soutenais son regard avec un calme et une confiance déconcertantes – tu avais la conscience tranquille, tu avais eu ta proie et tu étais prête à la partager, s’il le fallait : tu pouvais te montrer magnanime et laisser qu’un autre achève ta cible – tu avais déjà ce dont tu avais besoin. Cette vermine risquait de mourir, sous peu, à cause de l’importante perte de sang qu’il avait subi.

Finalement, ayant cette pensée en tête, tu détournas le regard et fis un vague geste pour enjamber l’être pitoyable qui gisait à tes pieds – tu avais décidé de partir : cette femme guettait ta proie, également, elle pouvait la finir. Le but, c’est qu’il meure, qu’il disparaisse. Il n’était qu’un furoncle infecté de plus, mais ça supposera quand même un certain soulagement pour un certain nombre de personnes – et pour la société, personne n’aurait besoin d’un tel individu. Encore est-il, la voix de la jeune femme résonna dans la ruelle, attirant ton attention. Tu ne t’attendais pas à ce qu’elle s’adresse à toi et, encore moins, qu’elle dise ce qu’elle avait dit. Certes, beaucoup de personnes se posaient la même question qu’elle si tu frappais en leur présence et qu’ils s’en sortaient indemnes, mais ce n’était pas pareil. Ils ne partageaient pas le fond de leur pensée avec toi, étant trop perplexes ou effrayés pour le faire.

Au moins, cette femme eut le mérite de t’arracher un sourire.
Et ce sourire n’était pas moins sincère, même si ton masque te donnait une allure malsaine - autant que les propos de ta cadette, en soi. Ceux-ci t’avaient prise un peu au dépourvu, mais ils surent te piquer ta curiosité. Lentement, comme un oiseau l’aurait fait, tu penchas la tête sur le côté, arborant un air intrigué. Baissant la tête, tes yeux s’attardèrent avec indifférence sur le quarantenaire. Utilisant tes vectors, tu agrippas le criminel par la gorge et par la ceinture, l’obligeant à se redresser. Même s’il semblait léviter à quelques centimètres du sol, on voyait bien la pression que tes appendices invisibles exerçaient sur le corps de ta victime, déformant sa peau et ses habits, tout en trahissant leur présence. Sans la moindre hésitation, tu approchas le meurtrier de la blonde, avant de faire quelques pas en sa direction – tout en gardant une distance prudente entre vous.

Qu’est-ce qui vous l’en empêche ? lanças-tu de ta voix de velours. Le ton était neutre, mais tu ne te montrais pas froide pour autant – juste sérieuse. Si elle voulait saigner les gens, ce n’était pas bien difficile. Nul besoin de crocs pour vider le gibier de son sang. Alors… Faites donc, avant qu’il ne refroidisse. ajoutas-tu, avec une pointe d’humour très noir et assez douteux. Ce n’est que d’un maigre réconfort, mais, ainsi, il sera utile ce soir et les mois à venir.

Oui, tu entendais qu’il n’aura été utile que pour vous nourrir, alimenter les vers et, éventuellement, fertiliser la terre avec sa dépouille. En fait, cesser d’exister sera le geste le plus profitable qu’il accomplira.  Tu ne le pensais pas, tu le savais. Lui-même estimait n’avoir servi à rien, n’avoir rien fait de sa vie – il avait, au moins, le mérite d’être un minimum lucide. Et ces mots, aussi crus fussent-ils, étaient empreints d’un grand pragmatisme : ce n’était que la triste réalité.


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Mar 18 Juin - 17:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dîner au clair de lune   Dîner au clair de lune EmptyJeu 13 Juin - 12:20

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Qu'est ce qui m'en empêchait? L'inconnue n'avait pas tort... Une part de moi avait envie de mordre dans la chair tendre de l'individu. Il était vrai que je n'avais pas mangé depuis plusieurs jours. Etait-ce la faim qui rendait cet homme si... appétissant? L'autre part de moi était écoeurée à l'idée de manger un être humain... Mais pourquoi était-ce si répugnant? Après tout, je n'avais jamais eu de remords à manger une bonne entrecôte. Pourquoi manger un humain serait-il différent de manger un boeuf? Moi qui pensais m'être défaite des carcans de la société, je me rendais compte qu'il restait en moi des interdits que les adultes essayaient d'inculquer aux enfants. "Ne mords pas", "ne tape pas", "sois gentille"... tant d'injonctions que tous les enfants du monde avaient entendus. Ce qui m'en empêchait, chère inconnue, c'est le conditionnement que j'ai reçu étant enfant. Cependant, une fois que l'on a pris conscience de son propre conditionnement, il est plus facile de s'en défaire...

Je me penchais doucement vers le corps quasi-inerte que la jeune femme tenait d'une poigne de fer devant moi. Mon coeur battait fort. Je le sentais taper dans ma poitrine comme s'il voulait en sortir. Je sentais l'odeur du sang. Bien sûr, je l'avais déjà sentie avant, mais rarement d'aussi près. Il y avait quelque chose d'excitant dans cette odeur se rapprochant de celle de la rouille. Plus encore, la victime avait peur, et ce même si elle n'était qu'à demi-consciente. J'aimais tant sentir la peur de la personne que j'allais tuer. Ce sentiment de toute puissance était jouissif. Pourtant, à quelques centimètres du cou de ma victime, je marquais un petit temps d'hésitation. Ce moment devait rester marqué dans ma mémoire. Comment devais-je m'y prendre pour avoir une première fois inoubliable? Je reniflais profondément l'homme. Alors, je compris. Je devais me laisser aller à mes instincts primaires. Ma tête recula légèrement avant de s'abattre violemment sur le cou de la petite chose tremblante, lui arrachant un cri de désespoir tant que de douleur. 

J'avais raison. La chair de l'homme était tendre. Mes dents s'enfonçaient dans la peau et dans le sang comme dans une mousse. Le sang pénétrait dans ma bouche. Lorsque mes dents furent suffisamment enfoncés, ma mâchoire se referma et d'un coup énergique, j'arrachais les chairs de l'homme. La carotide était touchée. L'homme finit de se vider de son sang. Tout était fini pour lui. Il poussa son dernier soupir entre les mains de la jeune femme. 

Je mâchais doucement le morceau de viande que j'avais en bouche. Le goût était intéressant. Il ressemblait beaucoup au bifteck, mais en plus tendre. Vous savez, lorsque l'on mange une pièce de boeuf, nous sommes souvent dérangés par des nerfs durs qu'il faut alors recracher. Peut-être parce que l'homme ne semblait pas très sportif, mais il n'y avait pas de nerfs. Si je n'avais pas arraché moi-même ce morceau de l'homme, j'aurais pensé que la viande avait été longuement attendrie pour fondre autant sur la langue. Le seul défaut de cette viande était qu'elle était grasse. Cependant, il y avait un moyen très simple de résoudre ce problème. Avec seulement quelques minutes de cuisson, toute cette graisse allait fondre, permettant ainsi à la viande de dorer admirablement. Lorsque je déglutis, ce fut comme un feu d'artifice dans mon estomac. Dès lors, je sus que c'était la première fois, mais pas la dernière que je mangeais de la chair humaine.

Mon regard se porta à nouveau sur l'inconnue, plein de reconnaissance de m'avoir fait goûter ce délice. 


-C'est vraiment très bon! Tu fais ça souvent?  

Se nourrissait-elle exclusivement de cette nourriture? Elle l'avait attaqué comme l'aurait fait un vampire. Cependant, Twilight et compagnie n'étaient pas vraiment ma tasse de thé et je ne croyais pas à l'existence de ces créatures. A moins que ce ne soit un mutant comme nous en avons tant vu dans cette ville? Ce n'était pas impossible. Mais peu importe ce que c'était, cette personne était une vraie source d'inspiration pour moi. Je tendis un morceau de chair à la jeune femme.

-Tu en veux un bout?

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MessageSujet: Re: Dîner au clair de lune   Dîner au clair de lune EmptyMar 18 Juin - 18:33





Dîner au clair de lune


Il n’était plus question de juger votre proie, tu avais laissé que la blonde l’achève. Sans ciller, tu la regarder plonger rapidement, mais sûrement dans un abysse inconnu pour la plupart des êtres humains. Le cannibalisme n’était qu’une question de culture et de morale. Certes, manger mal les proies pouvait entraîner plus de maladies que manger du porc ou du poulet cru, mais… c’était une viande comme une autre. Tu en avais déjà connu, des gens comme ça. Tu avais fréquenté des tribus en Amazonie qui pratiquaient la transsubstantiation avec leurs propres morts. Pas comme la religion chrétienne l’entendait, non, mais au sens propre du terme : ils dévoraient leurs morts pour qu’ils fassent partie d’eux et qu’ils vivent à travers eux, tout en permettant à leur âme de reprendre son cycle mystique.

Quoi qu’il en soit, la personne avec qui tu partageais ce repas, sembla y prendre un certain plaisir. Tu n’étais pas télépathe, mais tu pouvais plus ou moins suivre le fil de ses pensées : la viande était tendre, grasse et… assez nerveuse. Elle avait un goût plaisant, pour elle, mais elle ne serait que meilleure cuite et préparée comme elle se doit. Elle qui avait faim avant de croiser ton chemin, avait découvert une nouvelle source nutritionnelle. Si tu étais fière d’aider autrui à s’épanouir, le tournant que la vie de cette femme avait pris n’était pas parmi tes fiertés, mais… tu n’avais rien à reprocher. Tu avais la conscience tranquille.

Lorsque le cœur du quarantenaire cessa de battre, tu le laissas lourdement tomber par terre, là où tu avais jeté son couteau – celui avec lequel il avait tué ces pauvres êtres et avec lequel il t’avait poignardé. Un chasseur de surnaturel qui s’en prenait à des simples humains, croyant qu’ils étaient infectés pour le simple fait qu’un vampire les protégeait, n’était qu’un vulgaire meurtrier. Il aurait dû rester à sa place et trouver quelque chose de productif à faire – pour lui, avant tout. Hélas, des chasseurs comme lui, il y en avait à la pelle, mais il ne demeurait pas moins un imitateur indiscipliné avec des sérieux troubles psychologiques. Tu avais croisé le chemin de quelques-uns, mais tu n’avais pas été traitée de la sorte par tous. Tu connaissais le métier, tu savais comment ils fonctionnaient, alors tu savais traiter avec eux. Après tout, n’avais-tu pas été élevée au sein d’une famille de chasseurs ?

Quelle ironie...
Et quel dommage…
L’équilibre qui régnait autrefois au sein de la famille Die Rosenberg fut brisé par des querelles et des conflits internes… Il faut dire qu’il y avait pas mal de monstres au sein de ta famille. Même en se divisant, tu partageais toujours un lien sanguin avec eux. Ceux qui connaissaient tes origines, pour rares qu’ils soient, pouvaient te juger en fonction des Êtres qui avaient écrit l’histoire de ta lignée, autant du côté maternel, comme paternel – branche dont tu ne savais pas grande chose, au final.

La voix de la vingtenaire te sortit de tes pensées. Sa première question te fit plisser yeux derrière ton masque et tu n’y répondis pas dans l’immédiat, répondant avant à sa proposition par un léger geste de main – aussi poli que sérieux.

Je le fais autant que nécessaire, mais il est rare que je morde mes proies. Je préfère les vider de leur sang d’une façon plus profitable : les pochettes de sang durent deux ou trois jours, au frais. De cette façon, j’ai de la nourriture pour plus de fois qu’en faisant ce que j’ai fait, ce soir. soufflas-tu, finalement, baissant la tête pour regarder ta robe. Mais… cette nuit est une exception. Je n’avais pas prévu de le tuer, lui. Ma cible était une tout autre.

Tu te sentais mal. Tu te sentais sale, mais uniquement parce qu’il y avait du sang sur toi et que tes habits étaient mouillés par endroits. Tu détestais la sensation désagréable que ça te procurait, raison pour laquelle tu luttais contre l’envie de te déshabiller, tout de suite, dans cette ruelle.

Me permettez-vous un conseil ? Faites attention à ce qui vous mangerez, la prochaine fois. Vous pouvez contracter des maladies sérieuses, comme celle de Kuru ou des hépatites. ajoutas-tu, après une courte pause. Ce type n’avait pas une très bonne hygiène, mais en dehors de l’alcool qu’il avait dans le sang, il était… en assez bon état – biologiquement parlant, du moins.
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Dîner au clair de lune

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