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 Une nuit en enfer

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MessageSujet: Une nuit en enfer   Une nuit en enfer EmptyLun 18 Fév - 20:31

Une nuit froide, ô combien froide. Elle avait dû allumer la cheminée principale tant le froid mordait sa chair, sa peau blanchâtre la tirant alors que la température avait descendue en-dessous de zéro en cette demeure. Elle avait réuni le bois, prit les journaux et attisé les flammes avec un souffleur. La chaleur emplirait toute la demeure grâce au réseau de tuyauteries en bronze, captant l'air chaud pour le transmettre dans les parties de la demeure qu'elle hantait. Elle regarda dehors, par l'immense fenêtre du salon.

Il neigeait. Des flocons léger, ceux que l'ont voyait dans quelques films de Noël, descendaient du ciel avec grâce. Elle regarda avec une certaine mélancolie à ce spectacle. Noël était passé, et elle l'avait passé seule. Ce n'était pas la solitude sans famille qui la pesait. Il n'y avait pas eu Gabrielle. Il n'y avait pas eu leurs échanges de cadeaux pleine d'appréhension, se demandant ce que ce serait cette année. Elle était certaine que ça aurait été une demande en mariage. Gabrielle n'avait jamais été subtile.

Elle posa une main contre sa poitrine, versant silencieusement quelques larmes. Son visage resta aussi neutre que possible, mais même avec la hantise des fantômes des Underwood, elle ne pouvait empêcher sa mine de se déformer de douleur. Sans le masque, c'est ce qu'elle était. Une femme souffrant par ses propres souvenirs, ne pouvant avancer car ces mêmes souvenirs lui permettaient de se rassurer, de se dire que dans un sens elle était encore une humaine capable de ressentir quelque chose. Même si ce n'était que de la peine.

C'était une des raisons pour lesquelles ce masque la pesait chaque jour. Elle se sentait inhumaine en le portant, comme l'étaient ceux qui l'avaient conçus. Elle se sentait comme cette machine à tuer qu'on avait voulu créer, incapable de vraiment se retenir dans ses carnages. Bien sûr, ce n'était qu'une impression. Avec ou sans le masque elle restait une meurtrière, une personne ne ressentant aucune compassion pour ceux qui n'étaient pas ses proches. Le masque, à cause de l'anonymat, ne faisait que la rendre plus violente.

Elle secoua la tête, se concentrant sur le grand blanc à sa fenêtre. Une nuit aux étoiles étincelante, malgré la pollution lumineuse de Gotham. Gotham qui brillait de mille feux en ces heures. Elle se demanda quand allait-elle voir de vrais feux embraser cette ville dans un incendie sans fin, rasant chaque parcelle de sa folie pour ne laisser que des cendres. La malédiction de cette cité, la folie, tapis dans l'ombre de chacun de ses recoins. Elle soupira. Peut-être en verrait-elle la fin avec l'explosion d'Arkham City ? Ce n'était qu'une question de temps avant que ça n'arrive, si personne ne faisait sauter ces murs.

Elle sortit de sa rêverie à la vu de trois phares dans la nuit. Deux appartenant a une voiture, un à une moto. La vitesse des véhicules ne lui disaient rien de bons, encore moins quand la voiture se cracha contre un des arbres morts du domaine, non loin du portail. Quand elle vit sortir des gens, transportant un blessé malgré le choque elle tourna son regard vers la moto. Elle ne s'arrêta pas, et les passagers de la voiture la fuyaient clairement. Elle put juste remarquer que les poursuivis étaient clairement armés, à tirer en direction de la moto dans l'espoir de la faire flancher.

Elle soupira. Elle détestait les super-héros. Mais elle avait des intrus dont elle devait suivre la progression et guider dans ses pièges. Elle ne peut pas se permettre de les avoir à roder en sa demeure impunément. Elle se dirigea vers un des nombreux couloirs secrets du manoir, continuant son chemin dans ces dédales sinueux pour arriver dans la pièce secrète de l'entrée. Les lubies de feu Astelle Underwood se révélaient utiles depuis qu'elle avait investi et piégé les lieux. Elle se demanda si ce n'était pas le but premier de son ancêtre... Sûrement. Elle avait un goût prononcé pour les jeux tordus.

Elle était dans la pièce, observant depuis une ouverture discrète. Ses oreilles étaient affûtées, écoutant la conversation entre une bande de six adolescents. Quatre garçons, deux filles. Le blessé ressemblait à un gringalet avec sa tenue digne des plus grande petite frappe. Son nez saignait, et il semblait plus que sonné. Si elle devait donner un diagnostic, il devait avoir une commotion.

"Putain Ed, ça va mon vieux ? Tu peux répondre ?

_ Laisse il est dans le coltar. Trouvons plutôt un coin où se cacher et on descendra cette salope quand elle aura le dos tourné !

_ Les gars, on devrait plutôt l'amener à l'hosto, il est pas bien. Et si il nous claque entre les doigts ?

_ T'inquiète bébé, on crevé l'autre chien et on fait ça. Tu peux rester avec lui, elle va pas te taper vu comment tu flippes à chaque fois. Allez le reste, on va enculer une blondasse. Et on se sépare pas, cet endroit me file les glands...

_ T'as peur du vilain psychopathe ?

_ On est à Gotham mec.

_ ... Oh putain il a raison le con..."

Elle les observait, à laisser le blessé avec une des deux filles. Trop propre sur elle, sûrement embarquée malgré elle. Elle commençait à errer, marmonnant quelque chose alors qu'elle faisait le tour des différents draps. Elle toussait, ses gestes faisant s'élever les particules de toxines encore dans le manoir. Elle regarda un coup à droite et à gauche. Sûrement à chercher de quoi nettoyer son ami sans qu'il y ait de la poussière dessus. Elle s'avança alors vers un des meubles ornés.

Mauvais choix. Un mécanisme s'activa au moment où elle posa le pied non loin, une corde à laquelle elle avait ajouté des clous l'entraîna brusquement plusieurs mètres au-dessus du sol. Elle hurlait à la mort, la propriétaire des lieux pouvait dit aux sons qu'elle avait entendu que la jambe s'était cassée sous la pression soudaine, et elle pouvait aisément imaginer les clous qui avaient déchirés sa chaire. C'est alors que la porte principale s'ouvrit, la motarde entrant. Elle ferma l'ouverture. Devait-elle s'occuper des autres gamins ou observer la source de leurs angoisses ?

Elle qui voulait juste se détendre au coin du feu.



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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer   Une nuit en enfer EmptyLun 25 Fév - 0:03


une nuit en enfer


Quand on s’appelle Black Canary, on ne peut pas s’attendre à ce que des criminels nous cèdent pacifiquement des informations. Même si tu étais d’une humeur relativement massacrante, ce soir, tu n’avais pas prévu de frapper des abrutis d’adolescents et les prendre en chasse… Pourtant, te voilà. À leur coller au tube d’échappement, roulant à 100 km/h par un chemin de la périphérie gothamite. Il faisait froid et Dieu sait à quel point tu n’aimais pas circuler sous la neige, surtout quand elle était aussi légère et irrégulière, parce qu’elle ne restait que par endroits et formait des plaques de verglas. Même si tu avais confiance en ta bécane, à la vitesse à laquelle tu roulais, tu pouvais déraper et finir sur le bas-côté à n’importe quel moment. Tu aurais pu être tranquille, à l’hôtel, avec ton vieux matou, si tu n’avais pas entendu quelque chose dans la rue quand tu suivais une piste.

C’était une affaire personnelle, mais tu y tenais.
D’autant plus que, plus tu fourrais ton nez dans cette affaire, plus tu étais intriguée et confuse : Amelie Sloane avait été Claire Bellerose, Elsa Schwartz et Misaki Byakuya, entre autres. L’Artiste Lady Bifröst, dont peu de monde connaissait le visage et l’identité, semblait être derrière ces faux noms et, par conséquent, devait être la jeune femme que tu rencontras à Coast City. Tu n’aurais jamais cru douiller à ce point pour remonter jusqu’à une personne en particulier ; c’était pire que remonter le fil des affaires louches de Black Mask ou du Pingouin. Les membres du gang en question, du moins, ceux que tu poursuivais, pouvaient te donner le nom de quelqu’un qui l’aurait rencontrée. Les personnes à qui tu avais parlé en tout calme, ceux qui exposaient ou détenaient certaines œuvres de l’artiste en question, n’avaient rien voulu dire à son sujet ou, bien, t’avaient donné des informations contradictoires. Dans tous les cas, la description mentale de la jeune femme correspondait à la personne que tu avais connue.

À plusieurs reprises, dans les courbes trop fermées, ta moto partit, sans pour autant te faire tomber, mais c’était plus difficile de suivre la voiture sur un terrain plein de flaques gelées et de la gadouille. Tu décidas de rouler moins vite et de garder un peu plus de distance avec tes cibles. Après quelques minutes, tu vis la voiture tamponner un arbre mort et ayant une sale gueule, avant qu’ils n’en sortent pour fuir en direction d’un manoir qui te donnait tout, sauf envie d’y entrer. Jurant dans ton casque, tu te faufilas dans ce domaine flippant et malsain qu’était la demeure des Underwood. Pendant un court laps de temps, les histoires sur les lieux chassèrent les recherches de ton esprit. On disait que cet endroit était maudit et hanté, entre autres, que ce n’était qu’un lieu de mort et à l’abandon depuis des années. Rares étaient ceux qui entraient et en sortaient pour raconter leurs mésaventures. Ou, bien, s’ils avaient la chance d’y parvenir, mourraient quand même empoisonnés – même ceux qui s’approchaient trop du domaine disaient se sentir mal, et pas que de façon subjective ; certains éprouvaient des nausées, des maux de tête, des vertiges, parfois des saignements de nez et autres. Un endroit fort charmant, en somme.

Quoi qu’il en soit, tu n’étais jamais venue dans cette zone en particulier.
Tu n’avais pas eu de raisons de le faire. Enfant, tes parents te décourageaient de ne serait-ce que t’approcher d’un Underwood. Si tu avais eu le choix entre un Cobblepot et un Underwood, tes parents t’auraient poussée le premier sans remords. C’étaient des sales familles, toutes les deux. Mais la réputation des seconds les précédait. Il paraît, qui plus est, qu’ils étaient paranoïaques et cruels, tous autant qu’ils étaient. Après, puisque tu ne les connaissais pas et que tu n’avais qu’entendu parler d’eux, tu ne pouvais pas vraiment te faire un avis : tu savais, seulement, que tu devais être prudente.

Sans quitter ton véhicule, tu pénétras dans le domaine et suivis les délinquants jusqu’à  sinistre baraque sortie tout droit d’un film d’horreur. Si on te posait la question, tu aurais comparé ce manoir à celui des Winchester ou à celui de la famille Addams. Glauque, avec une architecture farfelue de plusieurs styles, avec une mauvaise réputation et bien plus. Tu n’étais pas loin du compte, mais, ce que tu ignorais, c’est que tu allais entrer dans un antre digne des films d’Indiana Jones. Quelque part, cet aspect-là était intéressant. Tu adorais les films d’action et d’horreur. Pour toi, ce n’était pas un endroit effrayant, mais… il était vrai que tu n’étais pas tout à fait tranquille. Ton instinct te disait de faire demi-tour – tu ne l’écoutas pas.

Tu laissé la moto et le casque près la porte par laquelle les gugusses sont entrés, mais tu n’allas pas à eux : ils vinrent à toi – trois d’entre eux, du moins. C’était inutile que tu essayes de parler avec eux, ils n’avaient pas l’intention de papoter au calme. Ils avaient pratiquement vidé leurs chargeurs durant la course jusqu’ici et, maintenant, ces mioches venaient faire les kékés. C’étaient des brindilles, comparés à toi. Pas au niveau du gabarit, non. Ils n’avaient reçu aucun entraînement, contrairement à toi. Les mettre à terre ne supposa pas le moindre défi. Bien entendu, tu voulais les mettre hors d’état de nuire, les désarmer. C’étaient des petits caïds testostéronés qui sniffaient plus de coque qu’ils n’en vendaient. Ils méritaient une correction, mais pas un séjour à l’hosto.

Alors que tu venais d’immobiliser le bras d’un des gamins dans son dos, des cris se firent entendre : les filles étaient restées à l’intérieur, avec le blessé, et quelqu’un hurlait à la mort. À force d’être dans le métier, tu savais discerner les cris de douleur et de peur, entre autres. Tu lâchas prise avant de pousser ton cadet du pied, le faisant tomber par terre. Tu les pointas avec ton index avant de lever le pouce en direction du manoir :

VOUS, vous restez là ou retournez dans vot’caisse. Maintenant. Je vais chercher vos meufs et l’aut’geignard. Ne m’obligez pas à vous enfoncer une botte dans le cul, sinon, je vous jure que ne pourrez plus jamais vous asseoir. les avertis-tu, très sérieusement, tout en plissant les yeux. Je n’ai pas fini avec vous.

Sur ces mots, tu te penchas pour récupérer le couteau d’un des garçons et le glissas dans ta ceinture, tout en pénétrant dans le bâtiment. C’était plein poussière et l’odeur ambiante ne manquait pas de te faire toussoter.  Tu balayas l’air devant ton visage d’un geste de main avant de t’aller dans la direction où tu avais entendu les cris. Tu essayais de marcher sans trop lever de poussière, parce que c’était désagréable. Très. On aurait pu se faire un sandwich avec la couche de merde qu’il y avait dans certains endroits. À peine entrée, pourtant, un piège se déclencha : deux carreaux d’arbalète volèrent en ta direction pour se planter, finalement, près de la porte. Tu avais entendu un bruit étrange avant qu’ils n’entrent dans ton champ de vision et tu pus les éviter au dernier moment. Claquant la langue contre ton palais, tu les regardas un court instant avant de reprendre ton exploration.

Ce n’est pas manoir maudit. C’est une maison de tarés, oui... commentas-tu, restant sur tes gardes.

Tu allais devoir redoubler de prudence, car il devait y avoir d’autres pièges.
Dans quel bordel t’étais-tu fourrée, cette fois-ci ?



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Dernière édition par Dinah Laurel Lance le Mar 26 Fév - 12:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer   Une nuit en enfer EmptyLun 25 Fév - 15:36

Elle allait devoir la garder à l’œil. Cette aisance à esquiver des carreaux d’arbalète témoignait d'un entraînement. Ou bien qu'elle aurait dû mieux huiler le mécanisme. Elle referma une nouvelle fois l'ouverture, se dirigeant silencieusement dans ce dédale de couloir cachaient à même les murs, ses pas en rythme avec ceux de l'inconnue. Une héroïne. Elle détestait les super-héros, même depuis qu'elle travaillait avec Batman. Elle avait toujours les vieilles habitudes mais il fallait la comprendre. Un héro se retrouvait souvent entre elle et ses objectifs, et dès qu'ils voyaient son masque ils l'attaquaient bien souvent à vu. Donc, elle détestait les héros.

Et elle détestait qu'on entre sans invitation dans son manoir. Elle avait disséminé bien des pièges dedans, principalement contre les visiteurs indésirables comme la Cour des Hiboux. Elle les attendait, elle savait qu'ils pouvaient venir et elle n'aurait aucune pitié pour eux. Ce qui rendait les visite surprise dans sa demeure bien souvent mortelle. Ses pièges étaient le minimum contre d'éventuels créatures ou mercenaires, à peine de quoi ralentir un surhomme. Mais il y avait de simples civils, sans aucun super-pouvoirs ni entraînement, qui se retrouvait être les indésirables de cet endroits.

Mais d'abord, se charger de la justicière aux goûts vestimentaire douteux. Les bas-résilles, elle n'avait jamais compris pourquoi certains en portaient. Peu importe combien de fois Gabrielle lui avait dit que c'était, elle citait, "plus sexy qu'une sextape avec deux nonnes". Elle ferma les yeux. Ne pas penser à Gabrielle... Elle devait garder un semblant de tête froide, ne pas se laisser submerger par le souvenir. Elle aurait tout le temps de se laisser aller plus tard, quand elle n'aurait plus d’indésirable en son antre. Un autre retentit dans sa demeure, venant de la pièce où se trouvait la grande cheminée. Et où était sensé cuir sa viande.

Usant de ses connaissances du manoir pour y accéder avant la blonde en bas-résilles. Elle sortit par une porte cachée derrière un meuble, se montrant face à la victime d'un nouveau piège. Elle supposa que l'héroïne devait être en pleine hésitation entre décrocher la pendue par la jambe dans l'entrée et courir vers cette nouvelle découverte. Une jeune punkette qui était clouée contre un mur par une sorte de pique. Elle prit note intérieurement de remplacer ce piège, elle n'osait pas imaginer l'état du mur. Elle l'entendait, cette adolescente qui braillait de douleur, disant qu'elle allait la tuer une fois qu'elle serait libre. Elle l'ignorait simplement parce que ce n'était qu'une sale gamine.

Elle lui saisit la gorge, délogeant la pique de son épaule mais surtout de son mur. Elle criait de plus belle mais se tut quand elle constata que la personne en face d'elle la soulevait sans problème tout jetant une pique d'un fer particulièrement lourd. Sans le moindre effort. Elle commençait à se débattre, essayant de se sortir de sa prise. Mais elle n'était plus humaine. Elle se moquait bien de coup si faible. La tenant toujours à bout de bras, elle se dirigea vers la porte de la pièce dont l'odeur de viande d'ours était palpable. Elle allait devoir essayer de manger ça après, une fois les intrus dehors.

Elle ouvrit la porte, révélant la blonde en bas-résilles non loin. Dans un réflexe, elle lui lança l'adolescente dessus. Son expression était neutre, son visage était typique d'une Underwood. Pâle, aux yeux d'argents cernés de noir et aux lèvres bleus comme si elle manquait d'air. Avec le régime du Docteur Thompkins, les veines n'étaient plus aussi visibles qu'avant mais toujours présentent non loin des tempes. La force qu'elle témoignait en lançant l'adolescente dénotait avec sa petite taille, son difficile mètre soixante. Mais sa voix témoignait clairement de son agacement.

"Sortez de ma demeure."



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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer   Une nuit en enfer EmptyMar 26 Fév - 12:01


une nuit en enfer


Un jour, il faudra que tu songes à enfiler autre chose que des bas-résilles - du moins, en hiver. Il ne faisait pas particulièrement chaud, à Gotham, et surtout, dans la périphérie - en pleine cambrousse ou à orée des bois. Il y avait des endroits qui n’avaient pas vu le soleil depuis des lustres, pire que dans certaines ruelles gothamites. Quoi qu’il en soit, on sentait à peine la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur du manoir. Alors que tu t’étais approchée de la première victime, une seconde voix s’éleva - hurlant encore plus fort et douloureusement que la première. Ces gamins sont stupides. Elles, du moins. Elles entendent les cris d’une de leurs potes et ils n’ont rien de mieux à faire de pulluler dans un manoir truffé de pièges en tout genre.

Mais, oui !
Bien sûr, pourquoi pas !?

C’est pour cette raison qu’on pense que les blondes sont stupides. Cette affaire était digne d’un film d’horreur standard et douteux, où, au lieu de sortir par la porte et risquer de croiser le meurtrier, la blondasse monte les escaliers en hurlant comme une truie - ou descend au sous-sol. Il faut être con, franchement. Ces kékés avaient besoin de plus qu’une correction : ils avaient besoin de laisser la drogue et la picole pour la remplacer par quelques jours de lycée - et encore, tu doutais qu’ils en aient le niveau. Ceux-là devaient être les cancres de service, séchant les cours pour aller fumeter dans les toilettes.

Résultat ?
Il n’y avait plus un, mais trois blessés.

Alors que tu étais partagée entre décrocher la gamine qui était blessée à la jambe et aller chercher l’autre, une porte s’ouvrit avant qu’on ne te balance dessus la deuxième punk. Heureusement qu’elle n’était pas bien lourde, sinon, tu aurais pu tomber. La réception te fit reculer avant de poser la gamine par terre pour fixer la soit-disante propriétaire des lieux. Il n’y avait qu’à voir sa tête : la consanguinité rendait les Underwood inconfondables - surtout, s’ils n’étaient pas difformes. Ses yeux, sa peau, ses cheveux… Sa sympathie... Tu n’avais pas besoin d’être voyante pour savoir qu’elle appartenait à cette famille déchue. Tu avais cru comprendre qu’il n’y avait plus personne dans cette baraque depuis des années et, pourtant, cette naine y résidait. Tu ne savais pas quel âge lui donner, elle était tellement chétive… Elle était un peu plus petite que toi, sans compter tes talons, mais l’aisance avec laquelle elle t’avait jeté dessus l’adolescente était tout sauf normale - comme toi, elle devait être une méta-humaine, ou quelque chose du genre.

Eh. Mercredi Underwood, c’est pas comme si ta baraque donnait envie de rester, je suis juste entrée pour sortir la poubelle. lanças-tu à l’entente de la brune blafarde, fronçant les sourcils. Mais, après ça, je vais devoir te toucher un mot : ce sont des civils que tu mets en danger avec ton ingéniosité. Si tu ne veux pas qu’on entre, t’as qu’à lâcher un cancerbère, une gargouille ou ton majordome Frankenstein. Ou, simplement, fermer à double tour cette fichue porte.

Tu ne mâchais pas tes mots, nope.
Tu n’essayais pas d’être blessante, non. Ni, même, te moquer de votre hôte. Seulement, tu faisais preuve d’un humour passablement douteux. Un sourire en coin étira vaguement tes lèvres, te donnant un air presque provocateur. Finalement, plutôt que corriger des mioches qui n’avaient peut-être pas la moindre idée de ce que tu cherchais, tu pouvais demander à ce modèle de sympathie et de joie qui venait de vous mettre à la porte. Tu décrochas la fille qui pendouillait avant de l’aider à couvrir son saignement avec un morceau de son haut - elle n’avait pas besoin d’avoir un haut-robe avec un pantalon ; elle avait plus besoin d’un bandage. Invitant l’autre blessée à comprimer la perforation au niveau de son épaule, tu les fis sortir, traînant toi-même le gamin qui avait une commotion.  Les autres délinquants les ramèneront à leur voiture et partiront sagement, parce qu’ils ne pouvaient plus rien faire. Ils étaient violents, drogués et pas très futés, mais ils ne tenaient pas à se prendre une dérouillée de ta part.

À nous, Underwood. Je ferais une croix sur tes pièges et ce qui s’est passé avec ces gamines si tu m’accordes quelques instants. Je me doute que ta famille n’a pas beaucoup d’amis, à Gotham. Vaut mieux être protégé si on veut dormir sur nos deux oreilles. Je ne te jugerais pas pour ça. Alors, qu’en dis-tu ? repris-tu, te tournant vers la concernée avant de croiser les bras sur ta poitrine. Je ne veux pas te rentrer dans le lard, à moins que tu m’y obliges.



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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer   Une nuit en enfer EmptyMar 26 Fév - 16:56

Elle resta de marbre face à la blonde, ne montrant aucune émotions. La boîte, cette boîte de Pandore au fond d'elle, absorbait toutes émotions qui pouvaient parcourir son visage. Mais intérieurement, elle se sentait... Nostalgique. Oui. Gabrielle avait l'habitude de parler ainsi, telle la délinquante qu'elle était. A faire sa dure à cuire, parler avec un zeste de provocation et un petit sourire en coin. Elle ressentait une sorte de point au cœur face à ça. Le souvenir était toujours douloureux, même si elle arrivait à mieux gérer depuis quelque temps. Elle retourna dans la salle où cuisait sa viande d'ours bientôt prête, tournant la dos à l'inconnue.

"Je vais préparer un troisième set de table. Nous n'allions pas tarder à manger et il vaut mieux pour mon frère de manger sa viande chaude." Elle s'arrêta un bref instant. Son frère qui vivait ici. Avec elle. Son frère qui était encore changé en horreur, incapable de sortir autre part que dans la forêt ou pour l'amener aux soins de Batman afin de tenter de le ramener à son état normal. Ce n'était pas très concluant hélas. "Si jamais j'entends ou vois mon petit frère hurler de peur ou de douleur, je te briserais un à un os les os..." Elle devait le protéger. "Il a subi beaucoup ces dernières années."

Elle passa une porte, se dirigeant vers un placard dont elle sortit un nouveau set. Elle entendit bien rapidement les pas de Steven, rapides et animal contre le plancher. Il avait encore ses habitudes, et elle ne pouvait lui en vouloir. Au vu de la forme actuel de son corps, il ne pouvait pas faire autrement que de se déplacer comme un gorille avec la longueur de ses bras. Elle disposa les couverts et l'assiette de l'invité surprise, restant silencieuse. Elle n'avait pas peur du comportement de Steven en lui-même. Il avait gardé sa mentalité d'enfant, agissant souvent comme s'il n'avait dix-sept ans mais neuf, ce qui le rendait doux comme un agneau.

Elle avait plus peur de la femme qui était avec elle dans la pièce. L'avertissement n'était pas des paroles en l'air, si elle devait s'attirer des inimitiés pour protéger son jeune frère elle le ferait. Alors quand il ouvrit la porte, elle était aux aguets sur les réactions de l'inconnue. Elle n'avait pas besoin de voir sa taille de géant, ses plus rousses ou sa tête de hibou. Elle n'avait pas non plus besoin de voir sa chaude tenue d'hiver qu'elle avait eu un mal fou à trouver. Et elle se doutait parfaitement qu'il avait ce petit écureuil roux qui dépassait de la poche de sa veste.

"Tu t'es lavé les mains Steven ?" Il hocha doucement la tête, regardant avec intérêt l'invité de ce soir. Elle se saisit de la viande sur le feu avant de la mettre au centre de la table. Puis son frère parla, une voix rauque et prédatrice, une voix de rapace. "C'est Batgirl ?" Si sa voix était celle d'un rapace, son ton était celui d'un enfant plein de curiosité. Elle laissa un faible sourire naître sur son visage. "Non Steven. Batgirl est rousse." "C'est qui alors ?" Elle se mit à table, regardant son interlocutrice avec intérêt. Son sourire avait disparu, sa concentration revenant sur la blonde en face d'elle à table.

Gabrielle était blonde. "C'est une très bonne question. Elle ne s'est pas présentée." Elle disait ça d'un ton froid, glaçant. Mais son jeune frère avait autre chose en tête, avec cet écureuil qui se mit sur son épaule. "Je m'appelle Steven ! Et c'est ma grande sœur Amelia ! Tu es Batwoman ?" Elle eu un faible rire à la façon dont son frère agissait. Faisant craquer toute glace qu'elle voudrait installer. "Steven, Batwoman est rousse elle aussi."



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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer   Une nuit en enfer EmptyMer 27 Fév - 13:28


une nuit en enfer


Ah. La propriétaire des lieux allait grailler avant que les punks et toi ne fassiez irruption chez elle – chez eux, puisqu’elle avait mentionné un frère. Tu plissas les yeux quand tu l’entendis te menacer, mais ravalas les mots qui avaient failli t’échapper : tant qu’on ne t’y obligeait pas, tu n’allais pas les combattre. Et, encore moins, frapper un gamin, puisqu’elle parlait d’un benjamin. Tu ne savais pas quel âge elle avait, mais, à moins de dormir dans du formol ou d’être pourvue d’une jeunesse éternelle, tu doutais du fait qu’elle puisse être plus âgée que toi. Dès qu’elle te tourna le dos, tu te contentas de rouler des yeux et de la suivre, frottant tes bras un peu – sans bouger, il faisait frisquet, mais dans la nouvelle salle où tu es entrée, il faisait un peu plus doux : le feu était allumé et… ils cuisaient une viande que tu reconnaissais à peine. Tu avais un doute, mais tu croyais que ça devait être de l’ours. Tu n’en as mangé qu’une ou deux fois, au temps où tu suivais l’entraînement avec Dragon-senseï. Par contre, manger avec eux ne te rassurait pas… Ce n’était pas ce qu’ils pouvaient faire qui te titillait : c’était ce qui t’entourait qui ne te mettait pas en confiance - ce que tu pouvais mettre dans ta bouche, surtout. Par méfiance, tu songeais à décliner leur invitation.

Silencieusement, tu te permis de détailler rapidement les lieux.
Ton regard s’attardait sur chaque détail, comme si tu observais les objets d’une exposition ; tu étais calme et relativement confiante, mais tu gardais une distance avec ce qui t’entourait – prudence est mère de sûreté, d’autant plus, quand notre hôte a une force surhumaine et un manoir infesté de pièges. Le frère en question ne fut dans ton champ de vision que quelques instants plus tard, après l’avoir entendu arriver comme un gros balourd. Encore est-il, son physique justifiait sa démarche : le pauvre garçon avait une apparence très reconnaissable quand on s’est déjà frotté à la Cour des Hiboux. Tu avais entendu que la Cour utilisait les enfants des familles affiliées dans des expériences, mais, en dehors des ergots que tu avais combattu le soir du Grand Bûcher, tu n’avais pas encore croisé un… sujet achevé - si peut-on les qualifier comme tels. On se plaignait des agissements de Kirkland Langstrom - aussi connu sous l’alias Man-bat. Pourtant, la Cour semblait employer des moyens semblables dans leurs expériences d’hybridation génétique.

Quoi qu’il en soit, ton regard ne fut pas trop insistant. Tu ne dévisageas pas, non plus, le cadet Underwood : tu avais vu tellement plus… monstrueux comme apparence. Quand on naît à Gotham et on y habite, on est habitué à l'étrangeté et, en partie, aux horreurs de la société - bien que cela ne cesse jamais de nous révolter. Ces enfants, autant Amelia comme Steven Underwood, avaient beaucoup souffert. Tu n’avais pas besoin d’en être avertie pour que tu le devines : la réputation de leur famille était pire que celle des Cobblepot - déjà pas bien fameuse. Rien qu’être né dans cette famille était un calvaire et un fardeau difficile à porter - notamment, pour ceux qui sortent un peu du moule. Tu n’éprouvais pas de la pitié pour eux, mais tu ne pouvais pas t’empêcher d’en être moins compatissante. Et voir leur scène, presque attendrissante, te fit sourire : ils étaient mignons, en fait, surtout l’hybride avec son écureuil. Malgré sa taille et son allure, il avait l’attitude d’un gamin. Tu ne détestais pas les enfants, mais tu n’étais pas douée avec eux. Mêm si tu te disputais avec ta mère parce que tu lui disais que tu ne voudrais jamais avoir des gamins, tu t’es parfois posée la question. S’il était à toi, de sang ou adopté, pourquoi pas ? C’étaient les gamins des autres, le problème. Principalement, ceux dont les parents étaient des gros trouducs qui n’étaient pas foutus de leur apprendre la politesse - il faut pas chercher où il y en a pas...

Tu ne pus t'empêcher de rire, de bon cœur, en entendant les questions dudit Steven. Il y avait eu une Batgirl blonde, donc tu aurais pu en être une, mais là n’était pas la question. Dans cette ville, on pensait vite à la Batfamilly et on croyait que les grands justiciers avaient forcément un lien avec eux. Toi, tu en avais un, indirect, mais sans plus. Tu étais une alliée ponctuelle, mais Batman devait te faire la gueule - à coup sûr : que tu aies quitté Gotham sans l’en informer, a dû le mettre en boule. Tu n’avais pas de comptes à lui rendre. Qu’il fasse du boudin dans son coin ; quand il aura besoin de toi, qu’il te le dise et tu n’allais pas aller vers lui en remuant la queue comme il voudrait que tout le monde fasse. Simple question de fierté.

Je suis Black Canary, mais  pouvez m’appeler Dinah. Enchantée. Accessoirement, je ne me frotte pas trop à Batman et sa clique, et avec Batwoman c’est assez tendax - même si j’ai déjà travaillé avec eux. Et j’ai cru comprendre que le Grand manitou tire la tronche parce que je ne l’ai pas prévenu de mon absence. répondis-tu, donnant ton prénom principalement à l’attention de l’adolescent - à défaut de connaître son âge, tu restais au juste-milieu. Les gens qui connaissaient Black Canary savaient que c’était un pseudonyme qui avait un semblant d’histoire - et que tu pétais autant de tympans que de genoux. Afin de ne pas blesser l’hybride, tu t’approchas un peu de la brune, posas tes mains sur la table et te penchas vers elle - gardant, quand même une certaine distance :  Je veux pas te froisser, mais… excuse que je me méfie de votre baraque et ce qu’elle contient. Je crains le poison, contrairement à vous, d’après ce qu’on dit. fis-tu sur un ton de confidence et un peu incertaine. Je vais vous laisser grailler tranquilles avant de vous poser mes questions. Ça n’a rien à voir avec les Underwood et autres sujets épineux, si ça t’rassure.

Tu avais dit ces mots en toute franchise. Même si tu ne les avais pas mâchés, tu avais essayé de ne pas être blessante - tu voulais juste être polie, pas être irrespectueuse en refusant de la bouffe. C’est bien l’une des rares choses pour lesquelles tu ne te disputais pas avec ta mère : la bouffe, c’est sacré, on ne joue pas avec et on ne la refuse pas si on nous en offre - à moins qu’on la soupçonne d’être empoisonnée. Ici, c’était le cas. Peut-être pas le repas, en soi, mais la vaisselle, les couverts et tout ça… on ne sait jamais. Tu préférais prévenir que guérir.



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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer   Une nuit en enfer EmptyVen 8 Mar - 13:23

"C'est jolie les canaris, ça chante bien." Le semblant de normalité qui se dégageait de ce repas était étrange. Elle mangeait, difficilement mais elle mangeait. Son appétit était devenu celui d'un oiseau à force de se contenter d'une simple bouillie informe mélangeant simplement les nutriments premier dont elle avait besoin. Le goût de l'ours était fort, mâcher lui était encore quelque chose de complexe, et elle pouvait sentir un arrière-goût de cyanure à cause de l'assiette. Mais elle s'en moquait bien. Son petit frère s'en moquait encore plus. A essayer de tenir correctement ses couverts avec ses mains griffues et bien trop grande. Sa taille de géant lui causait souvent ce genre de problèmes, et bien qu'elle sache parfaitement qu'à moins d'avoir quelque chose d'adapter à sa taille il ne pourrait jamais user de l'argenterie, elle appréciait ses efforts.

"Tu peux utiliser tes mains Steven, ce n'est pas grave." Aussitôt dit, aussitôt fait. Il prenait déjà la viande avec ses griffes, les plantant comme un rapace, et déchiquetait petit à petit son repas, morceau par morceau, son bec faisant un bruit de claquement clairement audible alors qu'il dévorait le dîner. Elle écoutait d'une seule oreille ce que lui disait leur invitée, fascinée dans un sens par le détail de la politesse dont tenté de faire preuve son cadet. A prendre sa serviette pour s'essuyer méticuleusement les griffes, les doigts, les plumes et le bec, tout en gardant le dos droit et une expression concentrée alors qu'un petit écureuil fouillait son plumage comme pour lui faire sa toilette. Mais la blonde pointa un problème qu'elle oubliait souvent, la capacité innée à ingérer sans risque du poison n'était pas universelle. Elle s'apprêtait à répondre mais le géant qu'était son frère faisait déjà traîner l'assiette jusqu'à lui.

Elle le regarda d'un air sévère, se raclant la gorge avant de faire un signe de tête rapide en direction de la blonde. Son petit frère pencha la tête, peu sûr de comprendre ce qu'elle voulait dire. Il fit même un hululement interrogateur. "La politesse." Il redressa d'un coup la tête avant de la tourner sans bouger le reste de son corps en direction de la blonde. "Pardon ! Dis, je peux manger vu que tu peux pas ?" Bien qu'il recommençait à traîner l'assiette dans sa direction, elle appréciait suffisamment ce nouvel effort pour le laisser faire. Son frère restait son frère, elle était heureuse de l'avoir de nouveau à ses côtés et elle savait que pour lui les choses n'étaient jamais aussi simple. Il ne songeait pas à dire ce qui lui semblait évident, comme il ne songeait pas forcément au fait que pour les autres ça ne l'était pas. Sans oublier sa mentalité très proche d'un enfant.

Le repas terminé, elle laissa son petit frère ramasser les couverts. Elle savait déjà qu'il allait faire la vaisselle pour les laisser discuter. Elle fit un rapide signe de tête, gagnant un petit signe de main de sa part. Parler n'était pas leur fort pour exprimer des émotions, les gestes étaient bien plus simples. Même si elle enviait Steven. Il avait bien plus de facilité qu'elle dans ce domaine. Dès qu'il était hors de la pièce, elle perdit toute trace de sourire. Elle tourna sa tête en direction de la blonde, reprenant cette aura de sympathie si mythique chez les Underwood. Froide, inexistante et certainement abyssale. "Si c'est à propos des pièges je dois nous protéger de la Cour. Si des idiots viennent dans une zone à risque pour cause d'empoisonnement je n'y peux rien." Si sympathique oui...



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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer   Une nuit en enfer EmptyMar 9 Avr - 12:19



une nuit en enfer


Même si tu te permettais de pouffer, par moments, tu restas silencieuse, observant tes hôtes avec intérêt - accoudée sur leur table, la joue appuyée contre ton poing. Puisque tu ne pouvais pas dîner chez eux, au risque que ça soit le dernier, tu laissas que le cadet des Underwood mange la part qui t’avait été servie. Son physique ne te dérangeait pas pour le moins et, d’une certaine façon, tu le trouvais intéressant. Certes, ce pauvre garçon ne devait pas avoir souhaité ce qui lui était arrivé, mais il semblait s’en sortir plutôt bien - il avait bon cœur et une grande sœur qui tenait énormément à lui, visiblement. Voir qu’il faisait des efforts pour être civilisé, tout en dévorant et déchiquetant son repas comme un animal sauvage te faisait sourire.

Quelque part, il te ressemblait, sur ce point-là. Chez-toi et chez des intimes connaissances, tu ne cherchais même plus à cacher ce manque de féminité qui te faisait défaut, à table. Certes, tu savais être polie et te porter dignement en public, maaaaais, il n’y avait rien de mieux que manger avec les mains et s’en mettre partout - la bouffe avait un bien meilleur goût, comme ça. Parfois, tu te permettais de mettre les pieds sur la table, ou manger allongée, quand tu ne le faisais pas débout et en vitesse - par manque de temps. Quoi qu’il en soit, cet hybride hibou avait des meilleures manières que toi. Invités ou pas, à moins que ce soit quelqu’un d’influent, tu ne changeais pas tes habitudes. Quitte à paraître un peu... rustre.

Une fois le repas terminé, que le petit Steven débarrassa la table et quitta la salle, la maîtresse des lieux reprit cet air chaleureux et aimable avec lequel elle t’avait accueilli - foutaises : Mercredi Underwood était de retour. Même si ton sourire ne s’effaça pas complètement, tu arboras une expression plus sérieuse et te redressas, posas tes deux mains sur le bord de la table. Tu roulas des yeux, tapotant le bois du bout des doigts quand tu l’entendis parler des pièges, alors que tu lui avais dit que tu ne voulais pas aborder ce sujet. Rapidement, tu croisas les bras avant d’appuyer ta poitrine dessus - te penchant vers l’avant.

En plus d’être aussi agréables que s’asseoir sur un cactus, les Underwood auraient des problèmes d’ouïe ? lanças-tu, avec un petit sourire taquin. Ton sourire s’effaça aussitôt, entrant dans le sujet qui t’intéressait : J’ai décidé de fermer les yeux sur les pièges, même si c’était dangereux, c’était presque amusant - s’il n’y avait pas eu des blessés, même si c’étaient des intrus et des délinquants, qui plus est. Non. J’aurais plutôt une question d’ordre historique ou contextuel, ça va de soi. J’ai besoin de retrouver quelqu’un, une amie, à vrai dire. À chaque fois que je pense avoir un indice et que je pense m’en rapprocher, tout part en couille. Cependant, les derniers indices sont sûrs et m’ont ramenée à Gotham. commenças-tu, marquant une courte pause. Tu étais déterminée à retrouver Amelie, Misaki, Elsa ou Claire, ou peu importe son nom. Tu voulais savoir pourquoi elle fuyait et se cachait de la sorte, changeant d’identité. Elle était plus âgée qu’on ne le croyait et essayer de comprendre la situation t’avait donné plus d’une migraine ; et, le type du musée, à Paris, t’avait mis sérieusement le doute quant à l’âge de ton amie. Je cherche à contacter une artiste qui se fait appeler Lady Bifröst. J’ai entendu que peu de gens connaissaient son visage, mais il parait que certains font partie de la haute société ou, malheureusement, de la mafia. Aurais-tu un tuyau, à ce sujet ? Parce que, franchement, je suis un peu paumée, à force. La personne qu’on m’a dit de voir est morte depuis une vingtaine d’années et… ‘vaut mieux pas que j’aille voir la Pègre, vois-tu ? Ça risque de mal finir.



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Dernière édition par Dinah Laurel Lance le Ven 2 Aoû - 14:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer   Une nuit en enfer EmptyMer 12 Juin - 16:03



Lady Bifröst
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Elle écoutait avec attention cette femme blonde. Plus elle l'entendait, plus elle voyait dans sa mémoire se dessiner les trait distinctifs de Gabrielle. Un parlé très similaire, une façon identique de prendre les situations déroutante, le même champ lexical utilisé pour la surnommer… Son visage froid perdait progressivement en neutralité, tombante dans la mélancolie. Gabrielle… Elle la souhaitait encore auprès d'elle, tout les soir à sentir combien elle était seule dans le lit, tout les jours à regretter chacune de ses plaisanteries vaseuses, à serrer contre son cœur de vieux souvenir d'elle. Elle se mordit intensément la langue entre ses molaires, préférant se sortir de cette pente glissante qu’était son chagrin. Elle devait apprendre à laissé partir Gabrielle, elle y arriverait. Elle devait se recentrer sur le sujet. La blonde en face d'elle et qu'elle désirait voir sortir de chez elle.

Alors, elle l’écoutait. Elle buvait chaque parole, chaque détails, cherchant en quoi elle pourrait aider. Une artiste, les Underwood en avaient eu plusieurs en leur sein. Elle ne voyait que difficilement pourquoi ils en auraient engagés une. Mais… Bifröst… Lady Bifröst… Le nom, ce nom ne lui était pas inconnu. Elle le savait, elle le connaissait de quelque part pas. Mais d’où… Elle ferma les yeux, se laissant emporter par le flot incessant de souvenir. Telle une pellicule de film en noir et blanc, tout se jouait dans sa tête. Elle était une jeune enfant, tenant la main d'une femme rousse qui regardait avec un air profondément blasé une exposition dans une galerie mondaine. Elle-même n’était pas très impressionnée, elle trouvait que ces dessins n’étaient que du gribouillage. Elle regarda la rousse- sa tante maintenant qu’elle se concentre- darder du coin de l'œil chaque invité. Puis elle lui lâcha un instant la main, sortant un feutre permanent de sa poche et taguant l’œuvre d’un petit dessin de carotte.

Elle se surprit à sourire, reprenant la main de sa tante alors qu'elles se mirent à sortir d'un pas rapide. Elle sentit, une fois dehors, la main de la femme plus âgée dans ses cheveux. Elle l’entendait ricaner de façon brève, mais elle savait pourquoi. Sa tante avait presque le même âge qu'elle, six ans, dans sa tête. « Pourquoi ce tableau Tante Amaranthe ? » « Parce que je connais l'artiste et c'est un con. » Elle pencha la tête, la rousse la prenant alors dans ses bras avant de recommencer à marcher. La voiture n’était pas loin mais elles avaient marché toute la journée. « Tu connais d’autres artistes ? » La question était sortie spontanément, les yeux d'argent dans les yeux d'argent. Elle eu droit à un sourire alors que sa ceinture était attachée. « Oui. Dont une qui était très douée. Je te montrerais quelques tableaux aux manoirs. » « Tu les as acheté ? » Sa tante lui souriait toujours, se mettant sur le siège conducteur.

Le bruit du moteur qui vrombissait la fit légèrement sursauter, mais la main de sa tante contre son épaule la rassura immédiatement. « Non, elle me les a offert. C'était une très bonne amie, je lui ai même servie de modèle. » « Je pourrais les voir ? » Sa tante se mit à pouffer de rire, la regardant avec affection. « Tu es trop jeune pour ces tableaux là Amelia. Plus tard, quand tu seras plus grande. » Elle pencha un peu la tête mais n’insista pas. Plus tard. Plus grande. Elle espère qu'une fois grande elle sera aussi jolie que sa tante. « Elle s’appelle comment l'artiste ? » Elle put voir un nouveau sourire sur le visage de la conductrice, cette dernière prenant une grande inspiration. « Amerlyllian Alice Deliverance Die Rosenberg, Duchesse d'Autriche, peintre, danseuse, chanteuse d’opéra et parfois même vétérinaire. » Elle cligna des yeux. Sa tante se mit à rire face à cette réaction. « Ne t'en fais pas, elle signe sous un autre nom. Lady Bifröst. »


Elle rouvrit les yeux, se tenant contre le rebord de la table à manger. Elle se souvenait… Elle se souvenait enfin de cette femme, elle était autre chose qu'une image ou une voix torturant avec amertume Batman. Elle se tourna vers la blonde, retrouvant peu à peu un calme dont elle venait de se rendre compte de la perte, sentant ses muscles trembler un peu. « Suis-moi. » Elle se dirigea de nouveau dans ce vaste manoir. Elle sait où devait se trouver ces tableaux. Elle monta, plus haut, désarmant des pièges retors et arriva enfin à la trappe du grenier. Elle sauta de façon non naturelle pour saisir la poignet, laissant l’échelle descendre. Puis elle monta enfin en haut… Elle se dirigea machinalement vers un coin du grenier, soulevant de la poussière à chaque pas et ignorant les quelques rongeurs y ayant élue domicile.

Sa respiration froide lâchant de na condensation, elle souleva un drap et un nuage de poussière, révélant une série se tableau dont un grand nu d'une femme rousse, à l'air espiègle tandis qu'elle tente à peine de se couvrir d'un drap blanc cassé. « Ma tante, elle est en vie mais je ne sais pas où dans Gotham. Elle connaît Lady Bifröst, et si je ne me trompe pas le nom de ton artiste est Amerlyllian Alice Deliverance Die Rosenberg. »




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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer   Une nuit en enfer EmptyJeu 8 Aoû - 16:13



une nuit en enfer


Lorsque tu mentionnas l’artiste que tu recherchais, il s’écoula un bref instant avant que ton amphitryonne semble se perdre dans ses pensées – Lady Bifröst avait, indéniablement, déclenché une quelconque réaction dans son esprit : elle devait la connaître ou avoir des informations exploitables. Tu t’attendais à tout et, à vrai dire, ton regard brilla avec intérêt. Tu y étais presque. Tu étais proche, tellement proche ! Tu n’avais même pas idée. D’ailleurs, tu n’avais pas besoin d’être voyante pour comprendre qu’il y avait une certaine amertume dans la voix et dans les gestes de ton interlocutrice - tu devais avoir touché une corde sensible. Lorsqu’elle t’invita à la suivre, tu plissas les yeux, la laissant s’éloigner un peu avant de quitter la table et la rejoindre, restant un peu en retrait.

La prudence n’était jamais en trop, notamment, avec le parcours que vous veniez de faire jusqu’au grenier – qui était tout aussi digne du manoir Addams. Des pièges, de la crasse et des bestioles en tout genre. Bon, tu ne la jugeras pas, leur grenier était aussi propre que le garage de ton club – et ça ne pouvait qu’être pire, vu que ça faisait des mois que tu n’y avais pas mis les pieds, à cause du projet Arkham City et d’autres affaires personnelles. Face à toute cette poussière que la brunette leva, tu ne pus t’empêcher de toussoter et froncer ton nez, sans la quitter du regard. Sous les draps qu’elle leva, il y avait des vieux tableaux… des tableaux dont tu reconnaissais le style, sans même voir la signature. À cet instant-même, des souvenirs de Coast City traversèrent ton esprit. Tu revis Amelie, ton amie, dans l’un de vos cours de cuisine. Elle gribouillait, tout en écoutant les consignes de la recette que vous deviez faire, ce soir-là. Lorsque tu te penchas un peu pour voir ce qu’elle dessinait, elle leva ses grands yeux bleus vers toi avant de t’adresser un de ces sourires dont elle seule avait le secret : c’est toi qu’elle avait dessiné. Le sourire aux lèvres, elle glissa le portrait jusqu’à toi, ce qui eut pour effet de te gêner un peu – te faisant légèrement rougir. Ce soir-là, pendant que vous tentiez tant bien que mal d’éviter d’incendier la cuisine, elle t’avait parlé du fait qu’elle dessinait parfois pour des archéologues et des historiens, puisque tu lui avais posé quelques questions. C’est à racine de cette conversation que vous aviez parlé de Paris, d’Egypte et des traductions pour la collection que Catwoman et toi aviez protégé.

Cette fois-ci, tu l’avais trouvée.
Tu avais une piste plus que solide, mais…

Les informations que la propriétaire des lieux te fournit effacèrent ton sourire. Tu n’étais pas facile à surprendre, mais tu fus stupéfaite : Amerlyllian Die Rosenberg était et est toujours la propriétaire de l’Ephemeral Garden, une fleuristerie et salon de thé où tes parents achetaient souvent, quand tu étais enfant – maintenant, elle tient une clinique de fortune, d’après ce que tu as cru comprendre. Tu n’y as été qu’une seule fois et tes souvenirs étaient très flous. Ton père te tenait dans ses bras, il avait commandé… des berlines et des pains au chocolat. Dans ton esprit, la silhouette frêle d’une jeune femme aux cheveux blancs se dessina. Tu étais osée, tu avais brièvement accroché son regard et, pourtant, tu ne fus pas en mesure de t’en souvenir… Quel âge avais-tu ? Trois, quatre, non.. Cinq ans, tout au plus ? Elle t’avait offert un sachet de biscuits, fermé par un ruban duquel pendait un petit chat gris en peluche. Elle en avait confectionné quelques-uns et les offrit à tous les enfants qui allèrent à la boutique, ce matin-là. Ta mère l’avait cousue à un élastique, pour que tu puisses l’avoir toujours sur toi et tu l’utilisais, donc, pour attacher tes cheveux. Tu avais été très déçue, quand tu perdis ladite peluche… Mais ça, c’était quand tes parents ont divorcé et que ta mère et toi êtes partis à Star City.  

Gosh, ça remontait loin.
Normal que tu ne l’aies pas reconnue, mais qu’elle t’ait semblé familière. Elle sait se déguiser, au vu de toutes les identités et descriptions différentes que l’on t’avait fait de son physique et ses habitudes – parfois, son caractère, même, différait, bien qu’il y avait des traits en commun. Vous étiez tellement proches et tu l’as ratée… Ce n’était pas étonnant que tous les indices te ramènent à Gotham. Cette femme était quelqu’un d’assez humble et d'honnête. Malgré elle, elle s’était fait connaître bien avant que les Wayne ne soient assassinés. D’après ce que tu avais entendu, c’était une bienfaitrice et protectrice du peuple et de la Nature. Tu ne t’en es pas vraiment informée, tu n’avais pas de raisons pour le faire, mais les fois que tu t’y es vaguement intéressée, c’était parce qu’elle s’était occupée d’une sale affaire qui avait eu lieu dans ton quartier. Elle avait évité une effusion de sang et une grosse bagarre entre deux groupes de motards qui passaient souvent au club – et ce, sans lever la voix ou les poings. Tu avais appris qu’elle avait des liens avec plusieurs milieux et peu de gens parlaient mal d’elle. C’était quelqu’un dont on disait beaucoup et, en même temps, dont on ne savait pas grande chose. Pas de photos récentes, pas d’apparitions publiques directes, casier clean. Quelqu’un qu’on aurait jugé comment étant un citoyen modèle. Trop propre et bon pour être vrai.

Elle avait été absente pendant plus de vingt ans et tu ne l’avais pas revue depuis ton enfance – du moins, c’est ce que tu croyais. Tu avais, vraiment, faillit l’oublier. Les gens croyaient qu’elle était la fille ou la petite fille de l’ancienne propriétaire, que c’était pour ça qu’elle lui ressemblait… Tu l’aurais, peut-être, cru également, si tu ne l’avais pas croisée à Coast City sous une autre identité. Quelle ironie !

Je la connais, enfin, je vois qui c’est. lanças-tu, esquissant un sourire enjoué. Si j’avais su que la famille Monster avait un oracle, je serais venue avant. plaisantas-tu avant de rire de bon cœur, regardant les tableaux. Tu passas une main sur ton visage et tes cheveux. Sérieusement, je me sens tellement stupide, pour le coup. Il aurait juste fallu que j’aille voir dans un quartier à une bonne distance du mien. Quartier où j’ai déjà été auparavant, qui plus est… Comme quoi, quand on veut cacher quelque chose, on le laisse à la vue de tous. commentas-tu, arrêtant de rire avant de donner un petit coup sur l’épaule à la brune.Je t’aurais bien embrassé pour te remercier, mais je tiens à ma vie. Alors : merci, tu m’as bien dépannée. Plus que bien, même. Je vais pouvoir te foutre la paix, maintenant.

Pourquoi te sentais-tu aussi euphorique que nerveuse, tout à coup ?
Malgré ton attitude et ton envie de revoir ton amie, tu te demandais si tu devais ou non la recontacter aussitôt que possible. Tu n’allais pas laisser tomber, mais tu ne pouvais pas t’empêcher de repasser dans ton esprit toutes les informations que tu avais sur elle et demander si tu pouvais te permettre de t’immiscer dans sa vie, comme tu l’avais prévu. Tu voulais l’aider, mais, peut-être que, si elle changeait autant d’identité et de visage, c’était plus à cause de vos contemporains que de sa nature – n’important que peu ce qu’elle était, en réalité. Qui était-elle, ou quoi, plutôt, pour que l’on puisse songer au fait que l’on ne soit pas prêts pour l’apprendre ? Avant et après la Justice League, tu avais vu un peu de tout, mais quelque chose te disait que cette jeune femme ne ressemblait à rien de ce que tu connaissais.



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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer   Une nuit en enfer EmptyDim 18 Aoû - 19:49



Une nuit en enfer
Feat Black Canary



Ainsi donc l’artiste était sous le nez de la brune depuis presque le début. Elle ne pouvait pas dire qu’elle ne trouvait pas la situation presque amusante. Presque… Elle porta son regard sur le tableau, observant avec attention les traits physiques de sa tante. Avait-elle toujours cette apparence ? Commençait-elle à avoir des cheveux blancs ? Des rides ? Est-ce que le sang des Underwood lui avait offert le juste milieu pour paraître jeune sans avoir l’anatomie d’une enfant de quatorze ans ? Ou bien le sang avait-il décidé qu’elle n’en n’était pas digne, la laissant vieillir comme le reste de la masse grouillante que cette famille nommait les autres ? Qui savait pour l’instant ? Certainement pas la personne qui lui donnait un coup dans l’épaule, la sortant de son train de pensés.

L’embrasser sans risquer de mourir ? Son esprit ne traitait pas entièrement l’information quand ses lèvres se mirent à bouger. « Mon sang est toxique mais toute interaction sexuelle avec moi est sûre. » Puis elle réalisa trop tard. Comme tant de fois quand Gabrielle était encore présente dans sa vie, elle avait parlé d’un sujet que le commun mortel s’amuser à tourner en dérision ou estimait tabou pour une raison qu’elle ne comprenait toujours pas. « Cependant aucun rapport intime ne m’intéresse avec qui que ce soit pour le moment. » Elle préférait tenter de couper l’herbe sous le pied, de ne pas faire d’avantage glisser cette conversation sur une pente bien trop dangereux pour sa santé mentale et émotionnelle. S’ouvrir sur Gabrielle était encore difficile, et même Steven n’en savait que des bribes.

Mais à défaut de servir de psychiatre gratuit, cette femme pouvait l’aider autrement. Cette Die Rosenberg était une connaissance de sa tante, aussi devait-elle avoir des informations sur elle. Sur des probabilités très faible elle pourrait même lui donner des pistes pour la retrouver, et sur des chances nulle l’amener jusqu’à elle. Et trouver pour trouver cette artiste… Son regard se posa de nouveau sur la blonde. Oui, elle était sa seule solution pour essayer de retrouver sa tante et de l’arrêter dans ses projets. Ou au moins de les éclaircir afin d’avoir une vision d’ensembles de toutes cette toile qu’est le grand plan de cette femme. Et ainsi, elle pourra enfin bouger comme il faut pour la suite des évènements. « Avant de partir... »

Elle ressentait instantanément un blocage. Le même qu’avec Bruce Wayne, le même qu’avec Gabrielle la première fois qu’elle avait osé lui demander quelque chose. Demander de l’aide, admettre sa faiblesse, ce n’était pas une chose que les Underwood toléraient. C’était un signe que quelque chose clochait, qu’il y avait un problème. On pouvait donner bien des défauts à ces derniers, ils n’éduquaient certainement pas leurs enfants pour devenir des gens qui comptaient sur les autres. Ils élevaient des gens autonomes. Elle l’était. Et c’était… encore plus dur. Elle expira un grand coup, comme pour chasser cette partie de son éducation. « Je vais avoir besoin de parler à cette artiste. Je cherche ma tante et elle est probablement ma seule piste viable. »

C’était toujours aussi dur. La suite était coincée dans le fond de sa gorge, invoquant une frustration profonde en elle. Pas envers la situation, mais bien envers sa personne pour être incapable de faire quelque chose d’aussi simple que demander quelque chose et admettre qu’on doit le faire pour avancer. C’était… Handicapant en plus de lentement mais sûrement affecter tout les nerfs de son corps, chacun de ses muscles devenant rigide alors qu’elle luttait pour que ça sorte. Elle mit derrière son dos, lui permettant de se planter les ongles de la main gauche dans la droite, s’obligeant à se focaliser sur la douleur plutôt que la gorge serrée. Et… Ça marchait. « J’ai donc besoin que vous me guidiez jusqu’à elle. »

Elle lâcha sa main droite, mais garda sa position. Elle n’avait pas besoin qu’on remarque ses tics nerveux. Avant que toutes réponses ne puissent venir, des pas lourds se firent entendre. Steven était maintenant dans le grenier, la tête penché. « Amelia ? Canary ? Pourquoi vous êtes dans le grenier ? » Elle se raidit, observant son petit frère s’approchant d’elles de son pas pataud. Puis il regarde les portraits avant de pointer le nu de leur tante. « Elle est jolie la dame. C’est qui ? » Elle immédiatement le réflexe de retourner le tableau dans un mouvement hâtif, ne voulant pas que son frère voit ce genre d’image à si tôt après être sorti du laboratoire où il était enfermé. « Personne Steven, et je montrais juste quelques tableaux notre invité pour l’aider. »

Elle ne voulait pas qu’il sache que la femme était une de ses tortionnaires.



"When poison becomes a habit, it ceases to injure : make your soul gradually acquainted with death."

— Saib Tabrizi


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