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 The Owl

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Poisonous owl
Féminin Messages : 109
Date d'Inscription : 19/01/2019
Localisation : ???

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ►Un autre hiboux
☠ Relations conflictuelles :: ►La Cour des Hiboux
♣ Vos Alliés : : ►Batman
The Owl
The Owl
MessageSujet: The Owl   The Owl EmptySam 19 Jan - 15:34



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Nom & Prénom du Personnage : Plus d'importance
Alias : The Owl
Nationalité : Anglaise
Âge : Entre 25 et 30 ans
Métier: Aucun
Votre but à Gotham City : Anéantir la Cour des Hiboux.


_______

Quelle est ton expérience Jeu de Rôle ?
Je dors avec mes dés. Ça donne une idée.

Quelle fréquence de jeu peux-tu investir sur notre forum ?
Mon chômage me fait dire beaucoup.

Es-tu un Double ou Triple compte ? Si oui celui de qui ?
Et un TC de Zatanna et Angela ! Un !

Liens éventuels de ton personnage : Petit petit hiboux, viens par ici que je te plume.

Parle nous un peu de toi : Cacahuète.

Comment nous as-tu trouvé ?
J'ai fait un rêve. Mais ça n'a rien à voir.

Mot de passe du règlement ? Code mangé par Amy ♥️

Veux-tu être Parrainé ?
Plus la peine.

Es-tu d'accord avec les règles en vigueur sur notre forum ? Non. Je les boude maintenant.
Son corps avait l'air humain. Rien ne semblait étrange avec, rien n'avait l'air hors de sa place. Pourtant les yeux affûtés d'un scientifique verraient tout les problèmes qui habitent son physique. Elle était petite, arrivant difficilement au mètre soixante. Rien d'alarmant, jusqu'à ce qu'on remarque que ses formes n'étaient pas affirmées. Sa poitrine ne s'était jamais vraiment développée, et ses hanches étaient toujours aussi fine. Comme si la puberté n'était passée que pour affiner son visage.

Sous-développée. A l'aspect faussement juvénile, comme une adolescente qui avait sa puberté tardive. Elle l'avait pourtant passée. Tout les Underwood ont ce petit problème. Celui du développement bâclé, inachevé, leur donnant un aspect presque enfantin. Tous avec ce teint pâle. Si pâle que l'on voyait chacune de leurs veines. Un air maladive, les yeux cernés d'un noir intense. Les lèvres prenant souvent une teinte bleutée, comme si ils n'étaient finalement que des cadavres ambulant.

Ce serait maintenant le cas la concernant. Elle avait ces caractéristiques de la créature de Frankenstein moderne. Un cœur qui bat, caché sous une cicatrice en "Y" qui parcourait tout son torse. Sa pâleur avait le stade cadavérique, comme si aucune vie ne l'habitait. Ses longs cheveux noirs étaient sur des épaules maigres. Elle était maigre, elle n'arrivait pas à manger convenablement. Aucune envie de le faire, comme elle n'avait aucune envie de dormir. A quoi bon quand votre corps est immortel ?

Immortel mais pas invincible. Elle le savait. Elle ne dépérissait pas, mais elle entrait dans un état de fatigue extrême. Elle avait trouvé un moyen de manger, même sans en avoir envie. Tout haché. Réduit dans une bouillie qu'elle buvait sans y penser. Elle se moquait bien du goût infecte. Ça la tenait éveillée lors de ses longues nuits d'insomnies où elle étudiait la chose la plus intéressante de son corps et qui rendait son organisme si chaotique. Son sang.

Son sang qui stockait toutes sortes de toxines, comme si il ne s'agissait que de nutriments parmi tant d'autres. Son corps... Les métabolisait. Il s'adaptait, comme si il n'avait besoin d'aucun équilibre. Comme si il ne provoquait aucune réaction chimique malgré la concentration de divers composant instables. Elle ignorait ce qui maintenait cet étrange équilibre, elle supposait que cela devait venir d'une enzyme propre à son système. Son sang était terriblement toxique, mortel même en-dehors de son organisme.

Sa transformation, si elle ne semblait pas avoir affecté la teneur en toxine, avait progressivement amélioré sa capacité à métaboliser ces mêmes toxines. Elle n'était pas malade, ne ressentait aucun vertige, aucun petit effet alors qu'elle consommait le poison pour ses expériences. Quoi qui lui a été fait, son étrange particularité en fut optimisé. Ce n'était plus de la simple accoutumance. C'était... De l'immunité ? Elle préférait ne pas s'avancer.

Son corps avait aussi acquis une sorte de régénération. Ses blessures disparaissait au bout d'un cycle ou deux de sommeil sans interruption. Elle se contentait juste de dormir pendant tout le procédé. Elle avait émis la supposition que les ressources usées par son corps étaient tellement mise à contribution que le sommeil était le meilleur moyen d'optimiser le rendement. Elle avait testé ce que cela donnerait avec des membres en moins. Dans l'espoir de pouvoir en finir.

Un membre coupé non-détruit reviendrait pendant le sommeil. Un membre réduit dans un état de charpie verra ses composants se reformer avant de revenir. Un membre détruit repoussera. Le temps de sommeil maximal qu'elle avait déjà expérimenté fut d'une semaine, avec quelques micro-interruptions afin de se nourrir. Sans la moindre assistance médicale. Elle supposait que le rendement serait optimal avec un tel ajout. A condition que son métabolisme ne tue pas par sa toxicité l'équipe médicale.

Une autre étrangeté qu'elle avait vite remarqué était la fluctuations de la composition chimique dans son sang. Chaque jour elle n'était jamais la même.

Elle supposa que jamais il n'y aurait de remède ou d'accoutumance fixe à son sang.

On lui avait toujours dit de ne pas sourire. De ne pas montrer ses émotions. Que c'était quelque chose de vulgaire, réservé aux classes les plus basses car elles n'avaient que ça pour se prouver une existence. Elle ne devait pas sourire car elle était une dame. Aujourd'hui c'était plus complexe. Elle avait appris un temps à sourire, que tout ce qu'on lui avait appris était faux, bien plus nuancé qu'une simple lutte des classes. C'était vivre pleinement. Maintenant elle n'avait aucune raison de sourire, alors qu'elle allait vivre un très long moment...

Elle n'avait pas une vision très réjouissante de sa situation. Comment pouvait-elle ? On lui avait retiré son droit à mourir. Elle avait tenue jusqu'ici par sa haine. Aujourd'hui ce sentiment n'était plus qu'un vague désamour, s'alimentant de son dégoût de tout les jours et son constat amère de son incapacité à en finir. Une ombre sans vraiment de capacités à exprimer le spectre le plus intense des émotions. Comment voulez-vous jouir de la vie quand vous n'en voulez pas ?

Ce qui rendait la haine futile était autre chose. Ça ne la faisait pas se sentir mieux de l'assouvir directement. Elle le savait très bien, elle avait du sang sur les mains. Beaucoup de sang. Un sang presque identique au sien, le sang de sa famille. Le sang des autres Underwood, ces êtres aux rites archaïques et aux méthodes abjectes. Elle était comme eux, voir même pire. Contrairement à eux elle comprenait vraiment le poids de la solitude et combien l'amour était vital. Ils le lui avaient appris sans même s'en rendre compte.

Mais ce n'était plus vers eux qu'elle aurait pu assouvir une quelconque envie de vengeance. Ils étaient morts, et à Gotham il valait mieux laissé dormir les fantômes tant qu'ils le restaient. Cette ville avait un problème avec le passé. Elle avait tendance à le faire ressortir au pire moment, sans la moindre compassion. Elle s'en nourrissait jusqu'au gavage. Puis elle vous le recrache au visage sans la moindre honte, chacune de vos erreurs passées vous lacérant avec sauvagerie. Une ville où il faisait bon vivre en somme.

Même le sauveur, Batman, n'était qu'une nouvelle manifestation des maux de cet endroit. Pauvre orphelin, vivant éternellement dans le passé et la souffrance. Il ne fallait pas être un génie comprendre ça. Mais le pire était ses "victoires". Incapable de réellement mettre un terme à toute la folie qu'il ne cesse d'engendrer. Si il reste, de nouveaux monstres vont naître à cause de l'escalade de ses batailles. Mais si il part, la plus grande terreur de Gotham arriverait. Plus rien pour canaliser l'attention des monstres, plus rien pour leur faire peur. Gotham serait à la merci d'elle-même.

Elle n'aurait jamais le culot de se présenter comme une autre sauveuse de Gotham, une autre chauve-souris comme il y en avait bien trop. Elle n'était pas une énième entité parlant de sa ville. Elle appartenait à elle. Elle était un autre de ses fruits putrides, venant d'une branche bien spécifique. Elle pouvait juste remonté la branche, laissant pourrir chaque autre fruits autour d'elle. Les voir tomber et essayer de les empêcher de repousser. Que pouvait-elle faire de plus ? Les livrer à la police ? Ça semblait si bien réussir à Batman. Sa solution n'était pas la meilleure ni même sans conséquences, mais elle avait le mérite de ne pas être hypocrite. Quand elle tuait ce n'était pas pour que ça revienne plus tard avec un nouveau plan.

Elle avait une préférence pour ceux qui l'avaient mise dans cette situation. La douleur de savoir qu'on ne reverra jamais la personne aimée dans la mort. Elle voulait les voir souffrir de solitude avant de les tuer. Elle voulait qu'ils aient un aperçu de la chance qu'ils lui avaient enlevé. C'était une torture, et elle voulait qu'elle s'arrête. Mais non. Peu importe combien ses actions étaient de plus en plus risquée, combien elle frôlait la mort en sachant parfaitement que c'était inutile. Elle resterait vivante parce qu'ils avaient eu un besoin vital d'Ergot. Et elle était là, la dernière, issue de leur situation délicate et presque désespérée.

Elle était un autre poison dans cette ville. Une goutte qui prenait de l'ampleur. Sans entraînement, sans avoir pu être formée par eux et déjà en train de remonter doucement avec une implacable envie de leur donner des raisons de trembler. Ils voulaient son sang, sa capacité à métaboliser n'importe quelle toxine car ils avaient ce besoin urgent de montrer qu'ils avaient encore le contrôle ? Elle arrivait, elle et son corps toxique. Elle arrivait avec son esprit aussi pervers que le leur, plein d'idées sordide sur comment les isoler un à un, les mener sur le bord de son désespoir. Eux et leurs pantins. Et qu'ils n'espéraient aucune pitié de sa part.

Elle n'en n'avait pas eu pour les enfants Underwood.

Le dîner avait un goût amère. Ce n'était pas surprenant, il y avait une grande quantité de poison dedans. Dans le pain. Dans le rôti. Dans la salade. L'eau. Le vin. Le thé. Assez pour tuer dix hommes à chaque bouchées. Mais c'était le minimum pour tuer ne serait-ce un Underwood. C'était le minimum pour que ce repas de famille soit le dernier. Car pour ce repas, elle assassinerait chaque membre de cette lignée par son arme la plus vicieuse. Le poison. Son poison.

D'aussi loin qu'elle se souvienne, elle a toujours prit du poison. Les Underwood avaient leurs sombres pratiques. Et c'était de loin la plus particulière. Empoisonner son enfant et lui donner l'antidote, en augmentant toujours plus la dose jusqu'à provoquer une immunité. Cette pratique, la mithridatisation, trouvait son origine dans la fondation même de Gotham. Les Underwood étaient une des plus riches familles fondatrice. Elle était aussi la plus secrète. Séculaire dans ce culte du mystère et du poison.

Comme tout les Underwood, elle était résistante au poison. Une évolution génétique, préservée par le mariage consanguin. Quand on fouillait l'arbre généalogique d'un Underwood, on remontait toujours aux Underwood des deux côtés. C'était plus simple pour garder la pureté intacte. À cause de la consanguinité, il n'était pas rare de voir des enfants malformés ou mentalement instable, voir retardé. À cause du poison ingéré par les mères lors de la grossesse, il n'était pas rare que les naissance prématurées frappent.

Chez les Underwood, la mortalité infantile était très élevée. Aussi, la grossesse était tabou. Pour les enfants spéciaux, la Cour des Hiboux se faisait une joie de les recueillir. Ce qui leur arrivait n'intéressait guère la Maison Underwood. Elle se souvient des nombreuses fois où sa mère attendait un enfant. Quinze. Ou seize ? C'était quand sa mère était enceinte après elle. Elle ne savait pas pour le nombre avant elle. Il n'y avait eu qu'elle. Il n'y avait eu qu'elle... Il n'y avait eu qu'elle ? Cette question la taraudait encore, dans le fond de son esprit.

Des branches Underwood, elle faisait partie de la plus directe avec le fondateur, feu Augustus Underwood. Elle était dans l'intimité et le secret du lien entre les Underwood et la Cour des Hiboux depuis depuis son plus jeune âge. Les Underwood n'étaient pas obligés de donner leurs enfants sains à la Cours. Ils étaient trop rares. Elle était une très jeune enfant lorsqu'il fut décidé de faire d'elle une dame pour la Cour. Sa vie, on l'avait déjà tracé pour elle. On lui avait même déjà choisi un époux parmi ses cousins.

La liberté ? Ce n'était pas pour une dame digne de ce nom. Elle excellerait dans les sciences. Elle l'a fait. Elle excellerait dans les arts. Elle l'a fait. Son élocution serait parfaite. Jamais une fois elle ne dit un mot de travers. Son sens de l'étiquette serait impeccable. Elle n'a jamais fauté une seule fois dans un gala. Elle se devait d'être parfaite car elle était la quintessence des Underwood. Et elle serait toujours la quintessence de cette famille discrète mais respectée.

Les Underwood n'avaient pas la réputation de cruauté des Cobblepot, ni celle de bienfaiteurs des Wayne. Ils étaient cette lugubre famille apportant quelque chose à la communauté. Ils avaient cette réputation de grands scientifiques, chercheurs, médecins. Ils avaient aussi cette vieille réputation de sorciers. Mais elle tendait à disparaître. En réalité, les Underwood étaient mal connus du grand publique de Gotham. Et comme les Underwood, elle était méconnue des autres enfants.

Elle était étrange, à exceller dans tout. Elle était étrange, avec sa mère Underwood, née Underwood. Elle était étrange, avec ses parents se ressemblant étrangement. Elle était étrange, avec ses mystérieux médicaments. Elle était étrange à ne jamais sourire. Elle était étrange avec son langage soutenue. Elle n'était qu'étrange aux yeux des autres. Mais dans la réalité, elle était lugubre. Lugubre avec cette famille où l'amour n'existe pas. Lugubre avec ses parents jumeaux. Lugubre à prendre de puissants poisons puis leurs antidotes. Lugubre à devoir être une parfaite demoiselle de bonne famille.

Elle ne s'en rendrait compte que bien plus tard. A l'époque, ce n'était pas lugubre ni oppressant. C'était normal. Normal de ne pas comprendre ce qu'elle ressentait et de simplement mettre en bouteille. Normal de voir un enfant mort-né jeté au feu. Normal de voir un autre malformé offert à des hommes masqués. Normal d'entendre un autre mentalement retardé disparaître dans la nuit. Normal de savoir que l'on épousera son cousin au troisième degré. Normal de ne pas avoir de vraie vie. Tout. Était. Normal.

Elle avait énormément travaillé ces derniers mois pour retrouver son ancienne place dans la famille. Elle l'avait perdue à la fin de ses études supérieures à Oxford. C'était là où elle a commencé à voir ce n'était pas normal. Elle fut envoyée là-bas car les Underwood n'ont jamais perdu leurs traditions anglaise. Tout les Underwood ont fait leurs études à Oxford ou Cambridge. Et comme tout les Underwood, elle ferait ses études là-bas, en internat. C'était là-bas qu'elle la rencontra.

Elle était une personne insupportable. Tout était conçu pour l'énerver dans leur collocation. Bruyante, désordonnée, envahissante. Nullement féminine, à faire de lourds sous-entendus, à tester ses limites. Et vulgaire. Tellement vulgaire. Elle aurait pu demander à changer de collocation, mais ce n'était pas digne d'une dame. Elle la supporta. Sous certaines conditions. Un temps.

À fouiller dans son ordinateur. À fouiller dans ses habits. À fouiller dans ses cours. A fouiller dans sa trousse pharmaceutique... Elle passait comme une tornade, mettant tout de travers. Ça aurait pu lui coûter la vie. Elle avait failli mourir. Elle avait mis au point un composé chimique virulent pour tout humains normaux et douloureusement mortel pour une Underwood. Un moyen pour elle de prouver qu'elle était une digne représentante de son lignage. Elle commençait à peine la mithridatisation de ce poison à l'époque.

Gabrielle avait encore une fois désordonné sa trousse pharmaceutique. Elle ne retrouvait plus l'antidote. Elle ne le retrouvait plus et elle commençait à avoir peur. Elle ne voulait pas d'une mort aussi idiote pour une Underwood. Elle commençait à fouiller, à tout renverser, à désespérément chercher l'antidote. Elle tremblait, son estomac bouillonnait et ses poumons étaient en feu. Elle avait fait un tel bruit que c'était sa colocataire, la responsable de sa situation, qui la découvrit quasi-inconsciente.

À son réveil, elle était dans un lit d'hôpital avec Gabrielle en train de dormir contre un mur. Avec un peu de réflexion, ce fut leur première vraie conversation. On ne pouvait pas compter des discussions stériles entre une personne qui pense vous décoincer et vous-même qui utilisez un langage soutenu. Ce n'est pas une vraie conversation. Jeter son oreiller de colère au visage d'une abrutie fini endormie, laissant évacuer 18 ans de frustration, était plus authentique.

"Espèce d'imbécile, tu aurais pu me tuer ! J'avais prit une dose suffisante pour tuer 20 personnes !

_ Hey, c'est pas moi qui allait te suicider !"

Suicide ? À l'époque ça devait y ressembler, une bête tentative de suicide.

"Je n'allais pas me suicider, inculte, j'allais prendre l'antidote pour développer une résistance ! Comme je fais depuis toujours !"

Une explication qui lui semblait plus que sensée à l'époque. C'était encore quelque chose de normal.

"Attends, tu fais ça en scred et tes parents savent rien ?

_ Bien sûr que non, ils me donnaient les doses nourrissons !"

Ce n'était plus normal. C'était à ce moment où tout autour d'elle allait lentement commencer à ne plus être normal mais sombre et lugubre. C'était à ce moment que sa colocataire allait réellement devenir envahissante, perçant avec aisance ses défenses. Elle n'arrivait pas à maîtriser sa colère face à elle. Ce n'était pas du même niveau que l'hôpital mais elle n'en restait pas moins plus... Expressive.

"Chérie, j'aurais besoin de tes notes de cours. C'est pour un ami !

_ Appels-moi encore une fois chérie et je m'arrange pour qu'on ne retrouve plus jamais ton corps. Et tu n'avais qu'à ne pas faire ta sieste dans l'amphithéâtre."

Chérie, Sinistra, bébé, mon trésor. Tout ça juste pour la voir s'énerver toujours plus. Elle avait honte d'elle-même après chaque pique, elle n'était plus digne de l'éducation qu'elle avait reçu. Elle perdait ce qu'il fallait pour être une dame. Tout ça à cause de Gabrielle, qui arrivait même à envahir ses pensés. Ce n'était pas digne d'elle-même, elle devait l'empêcher de l'envahir autant. Mais elle ne savait pas comment faire. Depuis l'incident de la toxine elle ne pouvait s'empêcher d'être en colère à sa simple vu.

Et depuis l'incident de la toxine, elle se permettait même de ne pas la lâcher avec ses prises quotidiennes de poisons. Par principe de sécurité qu'elle disait. Elle était impossible à vivre dans ces moments. Elle révélait ses compétences de voyou en crochetant la porte de la salle de bain.

"Connais-tu respect de la vie privé ?

_ Tu aimerais ton cercueil comment ?

_ Avec un anti-vole."

Elle n'arrivait pas à mettre le doigt sur pourquoi elle lui répondait. Elle n'arrivait pas à comprendre elle se mêlait de ses affaires. Elle n'arrivait même pas à comprendre son choque à ne pas prendre d'antidotes sur plusieurs poisons.

"Tu prends pas l'antidote ?

_ Pas besoin. J'ai développé une résistance.

_ Et ta résistance à mon charme ?

_ Au stade immunitaire."

Elle ne comprenait pas cette obstination à essayer de... La séduire ? Non, c'était simplement pour l'énerver. La voir réagir avec colère. Mais pourquoi ? Parce qu'elle trouvait ça amusant ? Pouvait-on s'amuser de ça ? C'était un terrain entièrement inconnu pour elle. Elle n'aimait pas cette situation, elle voulait que cela cesse ! Fort heureusement, il y avait les fêtes. Lors des fêtes elle retournait au foyer Underwood. Mais même là-bas, on arrivait à lui rappeler l'existence de l'autre.

"Cesse de froncer les sourcils. Ce n'est pas digne d'une dame. Aurais-tu oublié ton éducation ?

_ Pardonnez-moi Mère, un simple parasite qui occupe mon esprit...

_ Dans ce cas sois digne de ton statut et chasses-le."

Plus facile à dire qu'à faire. Elle lui envoyait chaque jour un message pour savoir comment se passaient ses fêtes. Elle lui répondait "comme chaque fêtes". Dîner de famille, quelques pas de danse avec son cousin puis discussion avec les plus anciens Underwood sur son avenir à la Cour, un homme masqué présent. Mais elle n'entrerait pas dans ces détails avec elle. Jamais. C'est ce qu'elle se disait à l'époque. Maintenant c'était différent.

Elle pouvait observer les plus âgés des Underwood commencer à avoir une respiration sifflante. Les enfants se tenaient le ventre. Les adultes avaient clairement des tournis. Elle-même se tenait la tête, sa respiration presque irrégulière à cause de la toxine. Sa vision était presque trouble. Mais elle tenait à voir ça. Elle tenait à voir la chute de la maison Underwood par le poison. Elle tenait à être aussi ironique que possible pour pouvoir rire une dernière fois.

Elle savait qu'elle n'allait plus rire après ça. La première fois qu'elle s'était mise à rire elle fut prise au dépourvu. C'était en rentrant des fêtes, ayant retrouvée son calme habituel. Elle eu la surprise de trouver un sapin et un cadeau dans leur chambrée. Un faux sapin, une petite boîte, une décoration sommaire et juste un mot. "Joyeux Noël en retard et désolée que ce ne soit pas du vrai." Elle avait corrigé le plus gros des fautes. Quand elle avait ouvert le petit paquet, elle ne savait pas pourquoi ça l'avait fait rire. Sûrement la tension des fêtes qui se relâchait, ou la stupidité du cadeau.

Du vrai faux chocolat radioactifs. Elle ne savait même pas que ça existait. Un cadeau simple, mais qui avait le mérite d'être original. Elle avait juste eu le temps de lui prendre une simple paire de lunettes. Afin qu'on ne la voit pas dormir en cours. Elle ne pouvait rien faire pour le volume sonore. Avec le recul, elle se demanda si ce n'était pas à partir de là qu'elle avait commencé à éprouver de l'affection. Elle s'attendait à ce que rentrer de la demeure familiale lui permette de retrouver sa distance.

C'était leur premier échange de cadeau. Gabrielle avait toujours porté les lunettes sur elle. C'était un des rares cadeaux qu'elle ait jamais reçu qu'elle disait. Elle ne comprenait pas comment c'était possible à l'époque. Elle n'avait su qu'un peu plus tard qu'elle venait d'une famille dite dysfonctionnelle. De son côté, elle ne pouvait pas garder le chocolat. mais elle avait conservée l'emballage. Juste pour le côté amusant.

C'était étrange de se sentir mieux auprès d'une non Underwood que sa propre famille. C'était étrange de tout faire pour que l'année suivante elles partagent encore la même chambre. C'était encore plus étrange que Gabrielle ait réussi à passer ses examens avec sa narcolepsie sélective. Elle supposa à cette époque qu'elle révisait de façon intensif à un moment. Quand elle apprit qu'elle était une autiste à haut niveau de fonctionnement avec un QI proche de 200 elle tomba de haut.

Elle commençait à développer une double vie sans s'en rendre compte. Il y avait sa vie à Gotham, en tant que Mlle Underwood. Fille d'une très bonne famille, faisant même des études à l'étranger. Future dame de la Cour des Hiboux, à l'avenir tout tracé et qui devra reprendre la tête de la famille. Puis il y avait sa vie à Oxford. Amelia, étudiante en biochimie appliquée, envisageant une carrière médicale. Proche, plus ou moins, amie de Gabrielle, étudiante en histoire de l'art Anglo-saxon et en sieste appliquée.

Amelia qui devenait de plus en plus attirée par Gabrielle. C'était... Autre chose que l'accoutumance. Rien à voir avec le poison. Plus... Plus de la drogue. Elle commençait lentement à devenir dépendante à ces moments de bonheurs. À combien elle souriait en sa présence. Combien elle... Oubliait. Elle oubliait qu'elle était une Underwood et se sentait juste Amelia. Juste elle-même. Avec son libre arbitre et ses décisions. Elle voulait le lui faire comprendre.

Malheureusement, elle n'était pas du tout préparée à faire part de ses sentiments. Elle le voulait. Mais elle n'avait ni l'éducation ni la pratique pour. Toutes ses idées pour essayer de lui envoyer des signaux lui semblaient ridicules. Perfectionniste comme elle était, rien n'était assez bien. Et elle se retrouvait dans cette situation handicapante, incapable de faire comprendre ses émotions car ce serait à l'encontre de toute son éducation. C'était la première fois qu'elle souhaitait ne pas être née Underwood.

Et pendant ce temps, elle en apprenait toujours plus sur Gabrielle. Sa mère était prostituée, les services sociaux l'avaient dans le collimateur pour ça. Son beau-père était un ancien client de sa mère qui tenait un bar à chicha. Elle avait un petit frère qui était bien connu des services de polices pour son sang chaud. Et elle avait fugué de plus d'un refuge pour enfants en détresse avec son petit frère afin de rentrer chez elle car elle ne supportait pas le fait qu'on la retire de son foyer. Sa mère gardait toujours du rab pour eux car elle se doutait qu'ils finiraient pas rentrer d'eux-mêmes. Et son beau-père lui avait plus appris que son propre père, porté disparu suite à l'achat d'un paquet de clope.

Elle avait aussi beaucoup parlé d'elle-même à Gabrielle. Elle lui avait parlé de son éducation dans les établissements privés, du fait que les autres enfants avaient peur d'elle à cause de son nom de famille. Du fait qu'elle faisait de la danse, du violoncelle, du piano, peinture, dessin, équitation, gymnastique et toute sorte d'activités parce qu'elle devait être parfaite. Elle connaissait le goût de la belladone depuis l'âge de 5 ans et c'était son fruit préféré. Son deuxième prénom était Augusta d'après son ancêtre Augustus mais elle ne l'utilisait jamais car elle le trouvait laid. Elle était fiancée à son cousin car elle n'avait pas de frère. Elle n'a jamais eu la moindre relation proche avec qui que ce soit, pas même les autres Underwood, car on ne faisait pas ça chez les Underwood.

Qu'elle aimerait porter des vêtements plus masculins, ne supportant pas les robes. Qu'elle aimerait avoir un chat ou un chien. Qu'elle souhaiterait essayer des jeux de sociétés. Qu'elle aimerait être autorisée à pratiquer un métier plus tard. Qu'elle n'a jamais ressenti d'attirance pour les hommes ou les femmes avant. Que l'idée même d'avoir des rapports sexuels avec quelqu'un ne l'avait jamais effleuré. Qu'elle ne comprenait rien à ces histoires. Qu'elle avait l'éducation la plus poussée possible mais qu'elle était incapable de parler ouvertement de ses sentiments sans ressentir de la honte derrière.

Qu'elle n'avait jamais parlé de tout ça avant... La seule réponse de Gabrielle fut de lui demander si voir un film au cinéma la gênait. Elle ne se souvenait plus du film. Elle se souvenait juste qu'il durait bien trop longtemps et que l'épaule de Gabrielle n'était pas le meilleur oreiller. C'était un premier pas. Elles ne s'embrasseront réellement qu'une semaine avant qu'elle ne parte à Gotham pour les fêtes, après que Gabrielle lui ait montré Alien. Pour son éducation filmique qu'elle disait.

"Serait-ce moi ou il y a effectivement une thématique sexuelle ?

_ Euh... Ouais ?

_ Liée au viol n'est-ce pas ?

_ ...T'as aimé le film ou pas ?"

Elle ne lui avait répondu que par un baiser sur la joue. C'était... Impressionnant pour elle. Et venant d'elle. Un simple baiser donné sur la joue avait fait sa soirée. Gabrielle lui avait dit que c'était étrange de la voir agir comme une gamine avec son tout premier amour. Faute d'enfance, elle se rattrapait maintenant. Elle n'allait pas le lui dire, ça lui donnerait du grain à moudre. Gabrielle restait la plus enfantine d'entre-elles. Cette année-là elle avait trouvé un monopoly sous le sapin.

Cette année-ci en revanche il n'y aurait rien sous le sapin sauf des corps. Noël était une fête importante pour elle. Et elle ne pouvait que sourire en voyant l'expression terrorisée de ses parents face à la notion de mourir. Trop faible pour bouger. Pas assez pour perdre connaissance. Elle savourait le fait que chaque personne ci-présente ce soir regrettait d'être née Underwood. Le poison aurait été plus rapide si il n'y avait pas ce sang dans leurs veine.

Elle pouvait voir son père la regarder. Il comprenait que c'était elle. Il ne comprenait pas pourquoi. Elle est une Underwood, pourquoi trahir les siens ? Parce qu'ils ne voulaient pas qu'elle ne soit plus une Underwood. Ils avaient tellement placé de choses sur ses épaules que la simple idée de la perdre n'était pas envisageable. Ils n'avaient jamais pensé à un plan B. Et ils ont usés de tout les mes moyens possibles pour la ramener "de son plein gré".

Elle avait coupé les pont quand elle était passée interne dans un hôpital lié à l'université. Elle avait eu le déplaisir de constater que les Underwood avaient payés un détective pour connaître ses faits et gestes. Elle avait un comportement étrange à leur goût. Cette année fut son premier Noël avec Gabrielle et sa famille. Elles avaient trouvé un appartement, Gabrielle commençant déjà à travailler pour un musée. La première chose que firent les Underwood furent de couper ses finances. Elle s'était contenté de passer sur une banque anglaise.

Ensuite il y eu la tentative de la désinscrire d'Oxford. Elle fut assez chanceuse que la politique de l'établissement empêchait ce genre d'actions. À titre exceptionnel, au vu de sa situation familiale mais également de son apport au collège des sciences grâce à sa thèse en parallèle, elle eu droit à une bourse. Elle soupçonnait plus le désamour du conseil des enseignants pour les Underwood d'être à l'origine de cette situation. Au fur et à mesure des années l'université appréciait de moins en moins que des américains se mêlent de sa politique intérieure.

Le troisième coup fut de la rapatrier de force avec sa nationalité américaine. Ce fut Gabrielle qui trouva rapidement une solution. Le test de Vie dans le Royaume-Uni pour obtenir sa nationalité Britannique. Elle n'avait jamais songé à être naturalisée. Mais c'était une solution plus qu'imaginative pour couper les Underwood de sa vie. Elle avait passé ses cours et avait officiellement obtenue la nationalité britannique et perdue sa citoyenneté américaine. Ce n'était pas plus mal. Elle n'avait plus grand chose en commun avec les Underwood au-delà du sang.

Elle avait sa vie, son appartement, sa nationalité, son travail, sa partenaire. Elle avait ce dont elle rêvait et ce dont elle avait besoin. Elle avait refait petit à petit sa garde-robe, Gabrielle lui demandant souvent en plaisantant si elle n'était pas transgenre. Elle n'y avait jamais songé. La vérité est qu'elle s'en moquait. Elle aimait juste porter ces vêtements, et ça lui allait. Ça lui allait même bien. Elle restait dans un code vestimentaire formel mais elle n'y pouvait rien. Hors de question de porter les jeans troués de Gabrielle.

Elle commençait lentement à se faire un cercle d'amis, sans forcément que ce soit en commun avec sa compagne. Elle avait rencontré la famille de Gabrielle, survivant à un réveillon avec eux. Elle avait officiellement son doctorat en biochimie appliqué et était médecin spécialisé dans les anesthésiants. Elles avaient même adopté un chaton et un chiot. Gabrielle commençait également à se renseigner pour une union civile. Elle devrait faire attention à ses historiques Web. Elle avait fait semblant d'être surprise par sa demande.

Mais elle gardait toujours certaines de ses habitudes d'Underwood. Elle ne s'exprimait pleinement qu'une fois dans le privé et ne souriait qu'à Gabrielle, sans personne autour. Elle continuait de prendre des poisons et leurs antidotes, mais plus pour faire des recherches sur sa grande résistance aux toxines. Elle avait eu sa curiosité piquée par l'obsession des Underwood dessus. Elle continuait également à manger des baie de belladone. Par gourmandise. Elle n'avait pas vraiment lâché ces choses-là et Gabrielle lui faisait souvent part de ces détails. Mais elle n'y faisait pas plus attention que ça.

Tout était enfin parfait dans sa vie, sans qu'elle n'ait besoin de l'être. Il manquait peut-être un enfant au goût de Gabrielle, mais pour elle il était trop tôt. Plus tard. Quand elles seront prêtes, Gabrielle un peu moins immature et elle-même en paix avec certains vieux démons. Elle voulait être certaines qu'elles seraient de bons parents. Que rien ne ruine l'enfance de quelqu'un d'autre à cause du nom Underwood. Encore moins son enfant.

Enfant qu'elle n'aura jamais. Elle était de nouveau à ce repas de Noël. Les effets hallucinogènes de la toxine étaient puissants. Elle se demanda à quoi pensaient ses parents. À l'échec qu'elle était ? Comment ils en sont arrivés là ? Combien cette mort était douloureuse ? Pourquoi ils n'avaient rien vu venir ? Qu'est-ce que la Cour lui réserverait ? Ou plus simplement où était l'antidote ? Pas sur elle. Bientôt elle tomberait dans l'inconscience. Puis ensuite la mort. Elle terminerait ainsi le règne des Underwood sur une partie de Gotham.

Elle aurait pu ne pas souhaiter ça si ils ne lui avaient pas retiré Gabrielle de la pire façon possible. A rentrer un soir, se retrouver assommé, attachée à une chaise et à voir la personne que vous aimez le plus se débattre alors qu'elle avait cinq personnes sur elle. A l'entendre hurler, à essayer de se libérer pour l'aider mais ne se prendre que des coups. A se retrouver à l'hôpital, à espérer qu'un don de sang pourrait aider à cause des dommages internes.

Son sang a fait pire que tout. Elle avait ingéré tellement de poison au fur et à mesure des années que son organisme était devenu toxique pour autrui. Il n'y avait pas que Gabrielle qui en avait souffert. Le personnel médical aussi, à cause de la réaction chimique violente. Ils faisaient tout pour la ramener et elle avait tout saboté. Parce qu'elle était une Underwood, et que les Underwood n'étaient pas normaux. Elle était une Underwood. Et les Underwood avaient tués Gabrielle... Elle n'arrivait pas à vivre avec ça.

Elle n'arrivait pas à vivre avec le sourire de son cousin qui était venu la chercher, lui souhaitant un bon retour dans la famille. Comme s'il en avait réellement quelque chose à foutre. Elle n'arrivait pas à vivre avec les médecins lui annonçant la cause de la mort. Elle n'arrivait pas à vivre avec la famille de Gabrielle lui disant qu'ils pouvaient compter sur son soutien. Elle n'y arrivait pas, parce que c'était à cause d'elle tout ça. Elle ne fut plus qu'un fantôme, comme le reste des Underwood.

Elle avait son désir de vengeance qui ne partait pas. Jamais il ne partirait. Mais elle ne savait pas comment l'assouvir. C'était plus simple de s'exprimer quand Gabrielle était à ses côtés. Ce n'était plus le cas maintenant. Elle était seule. Seule, à s'enfoncer dans ses vieilles habitudes car elles rendaient tout plus supportable. Mais il y avait les petits détails qui la trahissait, les détails que les Underwood ignoraient. Ils préféraient se dire qu'ils avaient gagné.

La Cour ne rata aucune miette. Du haut de leurs perchoirs, les hiboux n'avaient rien ratés. Et cela faisait longtemps que le côté séculaire des Underwood ne les faisaient plus rire. L'indépendance des Underwood n'était plus vu du même œil depuis les déboires avec Batman et la débâcle du bûcher raté. Presque plus d'Ergots, des hauts membres morts, une lutte de pouvoir imminente. Le chef avait besoin d'envoyer un message. Et il était venu la voir. Elle. Pour une mission très spéciale.

Les Underwood avaient prouvés leur incompétence en payant des voyous sans le sous pour la ramener à eux. Ils risquaient de faire cessassions avec la Cour, cette dernière devenant de plus en plus l'ombre d'elle-même. Il lui offrait la vengeance. Il la voulait au sein de la Cour sans les plus anciens Underwood. Elle était la plus à même de mettre fin aux pratiques archaïque des Underwood, amenant une nouvelle ère. Elle serait une Dame plus digne que tout les autres, la Cour sera même derrière elle. Ils avaient vu sa haine

Ils n'avaient pas vu son envie de mourir. Elle voyait en cette mission une mort utile. Le prétexte parfait pour mettre fin à ses jours. La Cour la voyait comme l'assassin parfait car elle était une Underwood. Les Underwood la voyaient comme l'une des leurs, revenue parmi eux suite à un écart de conduite. Tout le monde y trouvait son compte. Elle commença à stocker son sang, se faisant une réserve pour le grand jour.

Et c'était le grand jour. Elle ferma les yeux. Elle avait rajouté le poison de ses années à Oxford avec son sang. Assez puissant pour la tuer avec son propre sang mélangé. Elle l'avait  choisi pour sa virulence, mais elle se rendait compte que ce poison était le point de départ de tout. De son rapprochement avec Gabrielle. De ses meilleurs années avec elle. De ses premières libertés. Elle souhaitait vraiment revenir auprès d'elle. Elle pouvait presque la sentir alors qu'elle partait lentement.

Elle était sûre qu'elle aurait une réaction la plongeant dans le coma, son métabolisme essayant de traiter le niveau de toxines ingérées. Ça ne marcherait pas. Elle se sentait bien, à flotter. Elle hallucinait même un peu. Quelque chose d'agréable, qui n'avait rien à voir avec le poison. Toute les deux sous les draps, regardant un film indien. Elle ne savait plus le titre. Mais Gabrielle qui riait emplissait sa mémoire.

"Faudrait que j'apprenne à danser comme ça !

_ Tu n'as pas vraiment le déhanché pour.

_ Hey ! T'en sais quoi ?!"

Elle se blottit contre elle, ricanant. Elle avait plus d'un dossier à sortir. Beaucoup trop en fait, Gabi était une vraie usine à situation incongrues et gênante. Elle décida de ressortir le moins douloureux pour son ego.

"Ton imitation minable de danse disco.

_ Comme si Madame J'ai-Fait-De-La-Danse-Classique en savait un truc !... C'est vraiment si mauvais que ça ?"

Elle se contenta d'hocher la tête, ne perdant pas son sourire. Sa compagne soupira bruyamment, passant son bras autour de ses épaules. Elle commençait sûrement à chercher une réplique salace à trouver pour se défendre. Elle décida de lui tendre une perche gratuite, embrassant doucement sa joue.

"Je t'apprendrais à danser...

_ Genre... Tout de suite histoire de corriger mon déhanché minable ?"

Gabi fit un mouvement de sourcils suggestifs et sans la moindre subtilité. Elle se contenta de rouler les yeux, lui donnant une pichenette sur le bout du nez. Elle se frotta le bout du nez en riant comme une enfant. C'était ce qu'elle était une grande enfant. Elle lui embrasse doucement le front.

"Je reviens, je vais chercher des chips."

Elle hocha la tête, se mettant confortablement sous les draps en attendant le retour de Gabrielle. Elle soupira doucement de satisfaction. Tout était parfait. Il faisait juste un peu froid. Elle attendit. Et attendit. Et attendit... L'air devenait plus froid. L'ordinateur se mit soudainement à émettre un son strident. Celui d'un moniteur cardiaque. Elle se boucha les oreilles, les vitres se brisèrent, laissant rentrer des chouettes et hiboux dans la chambre. Elle se sentit chuter au fond du lit. Dans le noir.

Augmentez la dose.

Les oiseaux de nuit se mirent à tournoyer autour d'elle, la lacérant de toute part. Un bruit sourd les accompagnait. Ils essayaient de la rattraper, de la ramener en hauteur. Loin de ce qu'il y avait en bas. Elle regarda là où ils ne voulaient pas qu'elle tombe. De l'eau. Une eau d'une blancheur éclatante. Elle chassa les oiseaux comme elle pouvait, se laissant plonger dans l'eau pure.

J'ai dit: augmentez la dose. L'habituelle sera insuffisante.

Elle était dans un océan blanc. Elle flottait doucement, elle n'avait pas besoin de respirer. Le son strident y était fort. Mais il était comme réconfortant. Elle plongea toujours plus profondément, les oiseaux au-dessus de la surface. Elle voyait dans le fond Gabrielle, Gabrielle et son ridicule maillot poisson-clown. Gabrielle qui lui faisait signe, en souriant. Elle sourit en retour, nageant jusqu'à elle.

Je vois, il faut que je fasse tout moi-même !

Des serres l’attrapèrent, accompagnés du bruit sourd. Des serres géantes, la tirant jusqu'à la surface. Elle était tiré hors de l'eau, de nouveau dans le noir. Plus de sifflement strident, juste le bruit sourd. Elle était tirée par un grand duc loin de la mort. Elle était tirée ailleurs. Le bruit sourd était encore plus fort. Elle sentit l'air ambiant devenir chaud. Son corps devenait chaud.

Son cœur est reparti. Dépêchez-vous de l'endormir ! Augmentez la dose !

Elle regarda au-dessus d'elle. Là où l'emmenait le grand duc. Une salle d'opération.

Arrêtez de vous plaindre de vos maux de tête et endormez-la immédiatement ! Si elle se réveille c'est fini, et je n'accepterais pas de perdre un autre Ergot !

Des gens malades. Un homme masqué se montrant erratique. Ergot. Le grand duc la lâcha sans la moindre délicatesse sur le lit. Dans son corps. Elle ouvrit les yeux.

"Elle se réveille ! Endormez-la !"

Le personnel médical se tenait la tête. Il vomissait. Une réaction violente à une toxine, sûrement son propre corps qui avait réagit au processus pour la transformer. L'homme masqué se jeta sur elle, une seringue à la main. Son masque devait le protéger des émanations toxiques de son sang. Elle saignait ? Elle verrait ça plus tard. Elle roula hors du lit, côté ustensile médical. Elle avait mal partout, comme si elle tirait trop sur ses muscles. Mais l'adrénaline la fit se relever d'un bond, saisissant un scalpel usagé couvert de son sang.

"Tu vas nous obéir et te laisser faire ! Tu dois dormir !"

L'homme masqué se précipita encore une fois sur elle. Elle planta le scalpel dans son épaule pour toute réponse. L'aiguille se planta dans son artère, le produit se diffusant dans son corps. Elle se sentait presque léthargique pour un bref instant. L'homme de la Cour se mit à tousser rapidement. Il n'avait pas son sang. Il n'était pas un Underwood.

"Non."

Elle ne dormirait pas. Elle n'obéirait pas. On lui avait retiré le droit de mourir. On avait voulu faire d'elle une autre petite chose parfaite. Elle fit un mouvement sec, tranchant l'artère du courtisan. Un geste inutile, mais satisfaisant. Elle en avait besoin. Comme elle avait besoin de fuir tant que l'adrénaline le lui permettait. Elle sauta par la fenêtre, sans réfléchir. Pourquoi le faire quand on risquait rien au-delà d'un état minable ? Elle tomba sur un véhicule. La douleur était intense comme jamais, elle avait des bouts de verres logés dans son corps.

Elle s’éclipsa rapidement, poursuivie par les sifflement de l'anti-vole de la voiture. Elle ne fit pas attention à où elle se trouvait. Elle ne fit pas attention à où elle allait. Elle se retrouva dans un vieux bâtiment abandonné parmi tant d'autres. Presque. Cette bâtisse immense, ces gargouille déversant l'eau de pluie. Les armoiries d'une vielle maison. Elle était au manoir Underwood. Son rire était amère mais elle pouvait enfin souffler, une fois assise sur un vieux fauteuil. De retour ici. Elle ne pouvait pas s'empêcher de revenir ici. Elle se demanda un bref instant s'il restait de la belladone à la cuisine. Ou s'il restait la moindre de ses affaires. Ce serait bien... Mais pas une priorité.

Elle pouvait s'examiner avec attention. Point de suture en y, signe d'une autopsie. Ou de l'opération pour la ramener à la vie ? Elle devait aussi prendre en compte les blessures causés par sa chute. Elle toucha ses cotes, sifflant en entre ses dents. Sûrement cassées. Elle sentait également une bosse au niveau de son épaule. Probablement déboîté. Son corps était couvert de traces de piqûres entre les éclats de verres. Elle en comptait quinze. Plus d'une injection fut nécessaire à son cas peut-être ? Qui sait comment son corps a réagi face à la substance utilisée. Qui sait combien de temps elle était cliniquement morte. Qui sait comment elle allait mourir. Qui sait... Elle craqua. Elle se mit à pleurer. Elle était si proche... Tellement proche... Et elle savait que ce ne serait plus le cas... Les Ergots étaient les immortels assassin de la Cour après tout.
_

Si on lui avait dit qu'elle reconsidérerait un jour cette demeure maudite comme une maison, elle aurait eu un regard circonspect suivit d'un glacial mépris. Même si dans la réalité ce n'était pas une maison. Il n'y avait pas la chaleur d'un foyer, personne pour l'attendre et aucune vraie envie d'y rester. C'était juste un endroit pratique, un lieu qu'elle connaissait mieux que quiconque et dans lequel elle pouvait se mouvoir sous le nez des visiteurs sans qu'ils ne la remarque. Un lieu où elle pouvait des pièges et où elle était la seule à pouvoir y rester sans risque, l'endroit étant saturé de toxine. Ce n'était pas une maison.

C'était une antre. L'antre d'un monstre, un lieu où il pouvait se retirer et se reposer sans crainte. Non pas qu'elle se voyait comme tel. Elle se voyait plus comme une personne en quête d'une vengeance nihiliste, sachant parfaitement qu'aucun plaisir n'en sera ressentit car il ne s'agissait que d'un objectif à très long terme étant sensé occupé son temps désormais infini. Une activité parmi d'autres, comme expérimenté sur son propre corps, faire fuir les potentiels intrus et s'occuper de son jardin. Parfois jouer un peu de musique. Mais avant-tout remplir son tableau de chasses.

Elle avait une liste et une immense toile qu'elle s'amusait, un bien grand mot, à peindre. Un arbre, mille et un hiboux sur ses innombrables branches, les noms des familles qu'elle connaissait sous chacun. En son centre un Grand Duc, au regard monstrueux et une ombre imposante derrière lui, derrière l'arbre, obscurcissant l'ensemble et empêchant la lumière d'éclairer ces créatures. Elle avait prit le motif de la divinité de la Cour, mais en femme de science qu'elle était la symbolique lui était différente. Gotham.

Gotham elle-même, gardant secret et protégeant ses fruits les plus pourris. Elle avait des projets les concernant. Concernant le tableau. Concernant la tactique qu'elle comptait employer. Concernant la façon dont elle comptait les terroriser plus que Batman. Plus que Bruce Wayne. Elle regarda un bref instant le masque de la Cour qui lui appartenait. Il n'était que le produit de ses propres névroses, un enfant en larme pour une mort ô combien banale. Pauvre enfant perdu, seul dans ses propres ténèbres. Elle ne l'était pas.


Ses doigts sur son masque, prête à le mettre, elle se demanda un bref instant si elle n'avait pas succombé elle aussi à la folie de Gotham. Elle s'apprêtait à faire comme l'individu qu'elle moquait le plus dans cette ville. Mettre un masque, porter un symbole pour apporter une terreur sans nom à quiconque la croiserait. Mais il y avait une différence. Ce masque portait déjà sa symbolique. Il avait déjà sa connotation sacrée aux yeux des noms sur sa liste. Le porter pour sa petite éternité d'errance avait finalement un but bien différent par rapport au masque du chevalier noir.

Ce serait une hérésie. Retirer tout ce qu'il y a de sacré, le souiller, le rendre sale. La Cour aimait ses symboles, elle en vivait. Elle avait besoin de tout ce cérémoniel, afin que son aura soit celle de la grandeur et de l’inatteignable. Mais une fois qu'elle porterait ce masque, qu'elle errerait pleinement dans ces rues avec, alors il perdrait de plus en plus son sens premier et au fur et à mesure du temps il s'effacera. La Cour sera progressivement effacée, son plus grand symbole lui sera dépouillé et ainsi sa plus grande crainte sera accomplie. L'oublie.

Non, elle n'avait pas encore succombé à la folie de Gotham. Alors qu'elle mettait ce masque, embrassant l'identité de The Owl, entité qui traquerait la Cour et briserait leurs masques, ne prenant qu'un petit morceau en guise de trophée misérable, un constat froid lui apparaissait.

Elle était juste une enfant de Gotham.


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Dernière édition par The Owl le Sam 19 Jan - 15:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Owl   The Owl EmptySam 19 Jan - 15:36

Re-bienvenue à Gotham donc smile
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MessageSujet: Re: The Owl   The Owl EmptySam 19 Jan - 15:54

Merchi !



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MessageSujet: Re: The Owl   The Owl EmptySam 19 Jan - 15:56

Rebienvenue chérie !
Hâte qu'on mette en pratique notre essai rp sur discord avec un texte plus concret !



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MessageSujet: Re: The Owl   The Owl EmptySam 19 Jan - 16:02

Ce sera plus exactement la même chose mais ce sera drôle !



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MessageSujet: Re: The Owl   The Owl EmptySam 19 Jan - 16:26

Re-bienvenue, enfin un personnage qui exploite la Cour des HIboux.

On va bien s'amuser !


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MessageSujet: Re: The Owl   The Owl EmptySam 19 Jan - 17:55

Re-bienvenue.
Si vous avez quelconque information sur la Cour des Hiboux, cela serait aimable de les partager.

(Re-bienvenue au Joueur en tout cas!)
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MessageSujet: Re: The Owl   The Owl EmptyDim 20 Jan - 10:10

+1 accordé à la petite Owl, sacrée histoire en tout cas.



You won't admit that we're the same and it's tearing me apart !
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MessageSujet: Re: The Owl   The Owl EmptyDim 20 Jan - 12:05

Je donne mon +1 aussi !
Je ne le dirais jamais assez : j'adore ton perso.

Tu es validée !
N'oublie pas de passer sur le bottin des vavas.
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MessageSujet: Re: The Owl   The Owl Empty

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The Owl

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