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 Sapere aude [Pv Zat]

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Vampyre Lady
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Sapere aude [Pv Zat]   Sam 24 Nov - 20:21





Sapere aude


Rater une cible ne faisait pas partie de tes habitudes. Jusqu’à présent, ça n’était jamais arrivé, d’ailleurs. Ton frère jumeau avait décidé d’intervenir dans la chasse et avait dépassé les bornes en croyant te faire une faveur. Il avait été violent et, même s’il avait essayé d’imiter ta prévoyance en récupérant du sang dans une bouteille à goulot large, il avait beaucoup gaspillé et sali. Il y avait du sang partout et le cadavre avait été pratiquement décapité et éventré. Qu’est-ce qui l’avait fait agir de la sorte face à une racaille aussi faible ? La façon dont ta proie s’était adressée à toi. Tu t’en fichais, tu ne les écoutais même pas, mais… ton frère n’était pas du même avis et il ne tolérait pas les obscénités à ton égard. À vrai dire, c’était quelqu’un d’aussi jaloux que possessif et, plus le temps s’écoulait, plus tu avais l’impression de percevoir autre chose que de l’affection, en lui. Ce n’était pas de l’amour fraternel. Non. C’était quelque chose de bien plus effrayant, de maladif.

On dit qu’une dispute ne se déclare que lorsque les participants veulent la déclarer. Toi, tu ne voulais pas te prendre la tête avec Ewy’ et tu avais décidé de l’ignorer après lui avoir demandé de te laisser tranquille. Non seulement tu refusas de manger avec lui, mais tu te montras très froide – ce qui l’agaça et le frustra. Il te suivit pendant des longues minutes, tentant de t’obliger à manger : tu t’y refusais, ce soir. Tu pouvais faire sans, tu mangeras plus tard ou tu demain, dans le pire des cas. Tu risquais d’être très irritable et sensible, mais tu préférais ça à faire ce que ton frère t’exigeait. Vous n’aviez pas toujours besoin de parler pour vous comprendre puisque vous partagiez un lien empathique. Il savait que tu ne l’en voulais pas, mais tu étais très déçue et il ne voulait pas baisser dans ton estime.

Errant en ville, vous avez fini par vous rapprocher d’un établissement où on faisait des spectacles magiques. Par curiosités, tu es entrée et ton frère t’a suivie. Bras croisés sur son torse, il regarda, depuis l’entrée, ce qui se jouait sur scène avant de souffler :

Si c’est les cuisses et les hanches de la minette sur scène que tu regardes, c’est bien. C’est le seul truc intéressant. Elle a l’air tendre et délicieuse~ ça ne te fait pas envie, hm ? Regarde cette gorge, kufufu~ J’aimerais bien la mordre de partout. fit-il, avec un sourire en coin, mais son commentaire ne te fit pas même sourire.

Pour toi, ce que cette magicienne faisait était fascinant.
Tu n’avais jamais pu voir un spectacle dans ce genre, auparavant. Ton mentor, ta santé et ta vie d’artiste ne te le permirent point, autrefois. Et, lorsque tu en eus l’occasion, tu n’en eus point le temps, ni l’envie d’y assister. En tout cas, une chose était claire, pour toi : cette jeune femme ne faisait pas des simples tours de passe-passe, non. Certes, elle mélangeait les deux, mais il y avait de la magie dans l’air – et tu le sentais. Le sourire de ton aîné s’effaça et il claqua la langue contre son palais. Il ne pensait pas avoir eu tort de faire ce qu’il avait fait et il ne l’admettrait jamais, mais il avait trahi ta confiance, d’une certaine façon, puisqu’il t’avait donné sa parole : il t’avait dit qu’il ne toucherait pas tes cibles, entre autres, mais il l’avait quand même fait. Soupirant, il t’observa un instant, en silence, avant de quitter les lieux – il devait te laisser un peu d’espace et laisser l’affaire se tasser, même s’il te savait rancunière.

Lorsqu’il partit, tu pris la liberté de te faufiler en coulisses et grimper à la passerelle d’éclairage. Telle une ombre et sans un bruit, tu t’y perchas, regardant le spectacle. Tu pouvais parfaitement voir la différence entre les tours de passe-passe et la vraie magie. Tes yeux pouvaient suivre les mouvements discrets et rapides qui pouvaient se faire pour cacher les tours de magie, mais… lorsque celle-ci était employée, c’était très différent : c’était de l’énergie pure et pas des mouvements que tu voyais. Le ressenti était particulier et reconnaissable puisque tu avais déjà côtoyé des lieux-dits magiques et d’autres entités non-humaines. Pourtant, dans tes soixante-deux ans d’existence, en dehors de ta mère, ton frère et John Constantine, tu n’avais pas croisé d’autres homo magi ou, ne serait-ce que des utilisateurs de magie. Tu en connaissais, bien entendu, comme tous ceux qui étaient un minimum au courant de l’actualité, mais tu ne les avais pas fréquentés. Il paraît que ta grand-mère, Angela, était une sorcière, mais tu ne savais pas grande chose à égard et ton frère préférait ne pas parler d’elle. Tu aurais tant aimé la connaître…

Le spectacle prit fin plus vite que tu ne le croyais et l’heure du couvre-feu approchait à grands pas, raison pour laquelle le public partit assez vite – non sans commenter la prestation de la magicienne et la féliciter, entre autre. Bien que tu te plaisais à observer tes concitoyens, ce qu’ils faisaient, là, ne t’intéressait pas vraiment. En temps normal, tu aurais quitté les lieux sans te montrer, mais tu savais que la brune t’avait remarqué. Il y avait des chances qu’elle ait perçu ta présence, même si tu ne te montrais pas, parce que tu n’avais pas cherché à la cacher, non plus. Spirituellement parlant, tu n’étais pas menaçante, mais ton physique chétif contrastait énormément avec ton costume – tu étais très intimidante, d’un certain point de vue puisqu’on t’assemblait facilement à une incarnation de la Faucheuse ou à une messagère de l’au-delà. Cette femme n’avait rien à craindre et on pouvait bien le sentir, tout comme tu sentais le fait qu’elle ne soit pas méfiante, mais intriguée.

De ce fait, dès que les lieux se vidèrent, tu quittas ton perchoir, te laissant tomber du haut de la passerelle. Ta chute fut ralentie par tes pouvoirs psychiques et, telle une plume, silencieuse, tu posas les pieds sur le sol. Par politesse, tu gardas une certaine distance avec ta cadette. Tu lui adressas une petite courbette, à l’ancienne, en guise de salut, et te redressas, mais tu ne rompis ton silence que quelques instants plus tard –  après avoir détaillé la scène depuis ta nouvelle position – ceci te rappelait tellement de souvenirs, moult mauvais, certes, mais pas que...

Il me semble avoir aperçu vos affiches, mais je n’avais pas encore eu le luxe d’assister à vos spectacles, Mlle. Zatanna. Ce fut une agréable découverte, ma foi. commentas-tu, complimentant, subtilement et à la fois, autant son spectacle comme le simple fait d’avoir pu la rencontrer, elle. Accompagnant ces dires par un doux sourire, bien qu’on pouvait avoir un peu de mal à l’identifier comme tel sans voir tes yeux, tu fis le tour de la scène, détaillant le matériel et les objets que ton interlocutrice avait utilisés pendant ces deux heures et demie de divertissement et fascination. Ta longue chevelure nivéenne flottait placidement, donnant une allure fantomatique et tout aussi élégante à tes mouvements. Il est étonnant de voir à quel point cette ville est petite et immense, à la fois, car on se plaît toujours à découvrir des personnes aussi exceptionnelles que vous.




Tenue d'Amy:
 


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Dim 2 Déc - 17:36, édité 1 fois
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Sarah Zatara/Zatanna
MessageSujet: Re: Sapere aude [Pv Zat]   Sam 24 Nov - 21:31

Elle le sentit. Le crépitement. Elle le sentit quand elle fit sortir le lapin du chapeau, le sentit quand elle fit léviter ledit chapeau et le sentit quand elle manqua de se prendre une des pattes de Monty en pleine figure. Mais elle continuait de sourire alors que sa magie était un torrent électrique qui montait progressivement en elle. Elle put même calmer ce brave lapin tout en rattrapant son agitation soudaine. Elle avait réussi à sauver les meubles par la magie hypnotique de ses bas-résilles, son sourire ravageur et un le bon vieux coup des fleurs qui sortent de la baguette magique

Mais le crépitement était toujours là. Ce n'était pas celui du trop de magie utilisé. C'était celui lorsqu'il y avait quelque chose de surnaturel dans les alentours. Quelque chose qui ne demandait qu'à lui sauter à la gorge sûrement.... Ou pas, elle ne devait pas oublier que toutes les créatures surnaturelles ne voulaient pas forcément son cul. Et il fallait qu'elle soit en bas-résilles en plus... Sa vie n'était-elle donc qu'une longue suite de moments gênant ? Au vu de son lapin qui rognait son nœud papillon alors qu'elle saluait le publique, oui.

Alors que le rideau se baissait, la laissant seule avec Monty et le crépitement, elle éloigna le lapin de son nœud papillon. Elle put constater non sans une certaine horreur que le lapin mâchouillait avec nonchalance ce qui était autrefois une pièce de son costume. Mais il carburait à quoi ce lapin ? Sa fascination pour le lapin la fit momentanément oublier le crépitement qui se mit à retentir en elle, d'un coup sec. Elle se retourna vers la source de son malaise, nœud papillon en ruine autour du cou tandis que le reste pendait de la bouche du lapin qu'elle avait en main.

La femme en face d'elle semblait ressortir d'une soirée costumée sur le thème "vos fétichismes". Mais pourtant il était indéniable qu'elle était en partie la source du crépitement. Il y avait autre chose, mais elle ne pouvait dire quoi. Elle écouta la demoiselle parler, son attention à moitié absorbée par le lapin dans ses bras qui se débattait légèrement. Elle fit un sourire gêné par la situation, entre la femme qui disait qu'elle était intéressante et ce lapin qui se débattait pour aller quelque part, elle était clairement dans une situation de crédibilité zéro.

"Je vous remercie de l'attention Madame. Mais pardonnez-moi de vous poser la question... Mais vous êtes qui bordel ?"

La dernière phrase sortie de sa bouche fut accompagnée par un papillonnement des yeux rempli d'insolence. Sa seule réponse face à une situation qu'elle avait du mal à saisir. Une femme clairement pas humaine atterrissait sur le parquet de sa scène, elle sentait qu'elle n'était pas la seule source de son crépitement et c'était bientôt l'heure du couvre-feu. Ah, et son lapin venait de sauter de ses bras pour bondir vers la créature inconnue, la bouche grande ouverte.

"Et merde..."


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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: Sapere aude [Pv Zat]   Sam 24 Nov - 23:47





Sapere aude


La magicienne était distraite par ce petit monstre aux dents longues qui rongeait son nœud-papillon. Même si tu sentais qu’elle t’écoutait, elle ne le faisait pas très attentivement – il n’y avait pas de quoi, d’ailleurs, et tu ne lui en tins point rigueur. Ton sourire ne sut pas faiblir, pas même lorsqu’elle s’adressa insolemment envers toi. D’une certaine façon, tu avais également manqué de politesse en omettant les présentations. Tes lèvres s’écartèrent légèrement, songeant à répondre, lorsque le lapin te sauta dessus, la bouche grande ouverte : ses intentions étaient évidentes et, bien que tu étais habituée aux rongeurs, tu te permis d’user de tes dons pour calmer le lapin – insufflant ton calme chez l’animal avant de l’attraper, à la volée. Soigneusement, tu le gardas au creux de ta poitrine, le laissant mâchouiller la dentelle qui bordait ton décolleté avant de caresser son nez et couvrir brièvement ses yeux avec deux de tes doigts – l’hypnotisant le juste suffisant pour détendre, sans l’endormir. Tes doigts glissèrent ensuite sur sa tête, laissant ses oreilles aplaties sur son crâne.

Cet animal n’était pas un de ceux qui vivaient avec toi, mais tu le traitais de la même façon : comme un enfant, un de TES enfants. Tu te montrais maternelle et délicate, mais adroite et confiante. Le lagomorphe n’était pas très suggestif, en soi. Tu ne l’avais que brièvement détourné de son but : manger, engloutir tout ce qui lui taperait dans l’œil. Tu eus juste le temps suffisant pour sortir quelques biscuits aux fruits d’une bourse accrochée à ta ceinture et cachée sous l’une des couches de ta robe. Pendant la brève absence mentale du lapin, tu le posas par terre et lui offris les biscuits en question – tu ne tenais pas à ce que certains éléments de ta tenue finissent au même endroit que le nœud de sa propriétaire. Tu espérais que le mini-goinfre s’occuperait avec tes biscuits et oublierait un peu le reste, ne serait-ce que le temps de les dévorer. Jason, ton lapin, aimait ces biscuits, mais tu ne craignais pas que celui-ci ne les mange pas après l’avoir vu engloutir du tissu…

Ainsi, après avoir momentanément maîtrisé la boule de poils, tu reportas ton attention sur ton interlocutrice, daignant enfin de lui répondre. Tu n’aimais pas trop qu’on te traite de madame, préférant qu’on s’adresse à toi en mademoiselle, puisque tu n’étais ni mariée, ni fiancée, ni excessivement âgée. Certes, tu pouvais être la mère ou la grand-mère de cette jeune femme, mais… qu’était une soixantaine d’années face à l’éternité ? Rien. Pas même la prétention d’être un souffle ou un grain de sable – c’était plus insignifiant : ta vie ne faisait que commencer.

Veuillez excuser mon audace, je manque à tous mes devoirs : Alice est mon nom – l’un d’entre eux, du moins. soufflas-tu, sincèrement, à l’entente de ta cadette. Un mince sourire aux lèvres, tu ajoutas aussitôt, levant une main pour effleurer le bec de ton masque : Encore est-il, on a tendance à m’appeler White Siren depuis des lustres – entre autres. ajoutas-tu, marquant une courte pause, observant l’homo magi. Je ne souhaite guère vous importuner, votre présence et prestance ont attiré mon attention. C’est la première fois que je rencontre un homo magi. Et, bien que je connaisse l’odeur de vos semblables, vous ne sentez pas comme eux - si puis-je me permettre. À la base, je pensais partir sans me faire remarquer, mais vous avez senti ma présence. Je peux partir si vous le désirez.

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Sarah Zatara/Zatanna
MessageSujet: Re: Sapere aude [Pv Zat]   Dim 25 Nov - 12:09

Un spectacle fascinant, digne des plus grandes comédies. C'est ce qu'elle se disait alors qu'elle voyait Monty, son Monty, se faire subjuguer par la créature en face d'elle. Elle observait, pas sûre de ce qu'elle voyait alors que le lapin rongeait la sublime dentelle de la demoiselle, révélant un peu de sa poitrine laiteuse- Elle se frotta les yeux, c'était pas le moment de partir sur... Sur quoi au fait ? Ah, le placard. Le sien était bien grand.

Le temps qu'elle se frotte les yeux, elle voyait que la créature aux longs cheveux blancs avait posé le lapin à terre, lui mettant une maigre offrande de biscuits non loin. Ça ne suffirait pas, et elle le savait bien. Ce lapin avait un trou noir à la place de l'estomac. Elle le soupçonnait même d'être potentiellement une créature échappée d'une dimension étrange et sûrement alternative comme il en existe des tas dans le multivers. Mais ce n'était qu'une supposition.

La créature lui dit enfin un de ses noms, c'était ses dire, Alice. Plus connue sous le nom de White Siren. C'est fou comme elle en avait rien à battre avec l'heure qui tournait et le début du couvre-feu qui approchait. Au moins elle savait qu'elle avait plusieurs noms, donc soit qu'elle changeait souvent, soit que ses parents s'étaient dit que les noms à rallonge c'était cool. Mais elle songeait plus à la première possibilité, après tout elle parlait de lustres et elle avait appris à prendre en compte tout ce qu'une créature non-humaine disait. Sauf si c'était une fée.

Ainsi elle a été attirée par sa prestance. On dirait qu'elle avait un coup. Si elle était attirée par les femmes bien sûr, pourquoi serait-elle attirée par les femmes d'ailleurs ? Placard, bonsoir. Donc elle fut attirée par son odeur d'homo magi, ce qui faisait que ça devait être une créature prédatrice. La liste était longue pour les créatures qui sont prédatrices, tellement longue que s'en était affolant. Mais d'abord, un autre détail à régler dans cette histoire, quelque chose qui la tracassait d'un coup. Soudainement.

"Homo maquoi ?"

Oui. La grande et puissante Zatanna, puissante sorcière de son temps, ne savait pas ce qu'était un homo magi alors qu'elle l'était à moitié. C'était terrible les secrets de famille pas vrai ? Ça vous mettez dans des situations étranges, des situations où vous ne savez plus ce qui est vrai et ce qui est faux. Ici par exemple nous avions un exemple concret d'ignorance totale de la source de ses capacités extraordinaire et de curiosité titillée.

"Pardon... Mais qu'est-ce qu'un homo magi ?"

La curiosité avait dominé tout le reste, la crainte du couvre-feu, la surveillance tacite de Monty et le jeu de déduction autour de la créature en face d'elle. Elle était maintenant focalisé sur ce simple petit terme. Homo magi.


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Vampyre Lady
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: Sapere aude [Pv Zat]   Mar 27 Nov - 17:07





Sapere aude


Connaître ton identité ne semblait pas vraiment intéresser ta cadette - et ce n’était pas plus mal. Savoir qu’on t’appelait White Siren était largement suffisant et, bien qu’elle tu la sentais distraite, tu savais qu’elle l’avait entendu. Néanmoins, il y eut bien quelque chose parmi tes propos qui sut retenir son attention : la façon dont tu l’avais qualifiée, elle et vos congénères - les homo magi. Enfin, plutôt, SES congénères. Tu étais beaucoup plus diluée qu’elle et tu ignorais si tu avais un quelconque potentiel magique. Bien que tu étais curieuse vis-à-vis de ta grand-mère et de ta génétique, connaître cette information ne figurait pas parmi tes priorités : cette femme ne semblait pas connaître le terme que tu avais employé pour parler des mages et sorciers.

Homo magi est le terme que l’on donne à la branche de l’humanité à laquelle vous appartenez - du moins, partiellement. Vous êtes métisse, n’est-ce pas ? répondis-tu, levant une main pour replacer une mèche rebelle derrière l’une de tes oreilles. Ces dernières étaient légèrement pointues et plus allongées que celles des humains - elles ont toujours été ainsi, à cause de ton propre métissage. Tu sortis d’autres biscuits que tu fis léviter un peu plus loin, pour éloigner le lapin à l’appétit monstrueux, puisque tu voyais qu’il avait fini d’engloutir ce que tu lui avais donné tantôt. Les homo magi sont une branche de l’humanité, très ancienne et restreinte, de nos jours.

Même si tu en avais eu dans ta famille, tu ne voyais pas l’intérêt de le lui faire savoir. Sans compter que le temps qu’elle pouvait t’accorder était plutôt restreint : le couvre-feu s’approchait à grands pas et tu ne tenais point à lui donner des soucis. Encore est-il, si elle acceptait ta compagnie, tu pouvais l’escorter où elle voudra bien se rendre - même si tu doutais fortement qu’elle ait besoin de protection : ce serait principalement pour éviter que ton frère tente quelque chose et pour prolonger votre rencontre, mais quelque chose te disait que tu n’allais pas y avoir droit, ce soir. Toi, tu ne craignais pas de sortir et errer en ville après cette heure-là. Les TYGER ne pouvaient pas faire grande chose contre toi, car il faudrait déjà que tu te laisses apercevoir.

Je perçois en vous maints ressentis, l’angoisse liée au temps y compris.. ou, plutôt, à l’heure qui approche… Puisque je ne souhaite guère vous importuner, devrais-je m’éclipser ? proposas-tu à la brunette, inclinant doucement la tête sur le côté - une façon propre aux animaux et aux oiseaux, notamment. Tu ne tardas pas à reprendre la parole, achevant ton discours dans un souffle : Si devez-vous faire un long trajet, puis-je vous proposer quelque compagnie ? Je ne puis me résoudre à vous laisser sortir toute seule, bien que je doute que vous n’ayez besoin de mon humble personne pour vous défendre de quiconque s’insinue dans les ombres de cette ville.

Tu ne voulais pas t’imposer… Mais, même si elle s’y refusait, tu comptais la suivre brièvement afin de t’assurer qu’elle arriverait à bon port et sans encombres. Après ce qu’Ewydhien avait fait et dit ce soir, tu ne pouvais que t’en méfier. C’était un homme égoïste et capricieux, mine de rien, et tu ne savais pas toujours ce qu’il avait en tête. Ne pas pouvoir lire en lui, dans certaines situations, faisait que ton instinct crie à la prudence.

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Sarah Zatara/Zatanna
MessageSujet: Re: Sapere aude [Pv Zat]   Mer 28 Nov - 13:40

Trop d'informations, bien trop d'informations ! Monty qui semblait gambader vers des câbles, la créature en face d'elle qui faisait flotter des trucs, elle-même qui serait métisse, branche de l'humanité restreinte... Elle en avait presque le tournis. Presque, ses yeux se tournant naturellement vers Monty quand il se dirigea vers les câbles d'un bond joyeux. D'un souffle fébrile de sa voix, le formule passa ses lèvres et le lapin se retrouva gelé dans les air, le temps semblant se stopper pour lui.

Elle prit un bref instant pour respirer. Métisse ? Elle savait déjà que sa magie lui venait probablement de sa mère, Vince l'avait sous-entendu plus d'une fois. Mais qu'elle pouvait ne pas être humaine ? Ça la... Chamboulait oui. Elle avait toujours pensé par le fait qu'elle tienne ça de sa mère était le fait qu'elle était elle aussi passionnée par le sujet. Pas que... Pas qu'elle était pas vraiment humaine et avait le don d'user de la magie. Ça la perturbait maintenant, elle n'était plus vraiment sûre de rien. Sauf peut-être une chose.

Le crépitement était toujours présent. Et cette créature fantomatique n'en n'était pas la seule source. Elle devait... Faire quoi ? Ah, c'était frustrant ! Elle avait bien trop de questions ! Beaucoup trop, et bien trop peu de temps avant le couvre-feu. Elle se dirigea vers Monty, commençant à le mettre dans sa cage. Elle avait tant de choses à faire. Elle avait trop de confusion. Puis la créature proposa de la raccompagner. Ça pouvait être un piège... Mais c'était aussi une occasion d'en apprendre plus sur un mystère de sa vie. Sa mère.

"Ce serait sympas, je vais juste mettre mes vêtement dans ma loge."
_

Le froid prenait très facilement le pas sur la chaleur procurée par sa veste de cuir. Elle pouvait voir la condensation faire de la fumer sur son vêtements, lui donnant un aspect surnaturel. En même temps sa vie était surnaturelle, rien ne semblait vraiment réel parfois. Tout autour d'elle avait une saveur de fantastique et de rêve, ce qui était impressionnant en ces temps à Gotham. Le goût de fantasy avait tendance à prendre une teinte sombre ici. Mais pourtant, même dans tout ça, les choses étaient étonnamment positives autour d'elle.

Il fallait croire qu'elle avait troqué le grand amour pour des petites fins heureuses. Elle se dirigeait vers sa moto avec la créature à la pâleur maladive, se demandant par où commencer... Elle avait toujours ses questions. Elle voulait ses réponses dans ce monde, sur sa mère et sur ce qu'on lui cache à son propos.

"Et donc... Les homo magi se cachent du reste de l'humanité ? Ils ont un truc vraiment spécial avec la magie ? Pardon, c'est juste... Et bien c'est la première fois que j'en entend parler."

Elle était contente que ses casques avaient une radio-micro intégré.


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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: Sapere aude [Pv Zat]   Ven 30 Nov - 13:29





Sapere aude


Si tu sentais que la magicienne n’était pas très tranquille, intérieurement, tu avais une idée de ce qui la titillait : puisqu’elle sentait ta présence, elle devait sentir aussi celle de ton frère et il ne s’était pas éloigné des lieux. Tu savais qu’il n’allait pas bien loin et qu’il te tournait autour, même quand tu voulais qu’il te laisse tranquille. Il laissait la distance suffisante pour ne pas paraître envahissant - et cela te convenait, du moment qu’il n’outrepassait pas les limites que vous aviez établi. Ewydhien n’était pas particulièrement raisonnable, surtout quand ça te concernait. Toutefois, tu n’allais pas commenter ce point-ci à ta nouvelle connaissance - c’était hors sujet et elle n’avait nul besoin de savoir. Elle était déjà suffisamment curieuse et centrée sur la pseudo-découverte de la société magique, de ceux qu’elle pourrait qualifier comme étant ses semblables. Tu percevais son intérêt, sa confusion, sa frustration… tout, comme si ses émotions étaient les tiennes - à bien ou à mal, telle était la caractéristique principale de l’Empathie à l’état pur.

Zatanna accepta ta proposition, notamment, pour assouvir sa soif de connaissance.
Mais, avant cela, elle précisa qu’elle devait aller dans sa loge. Ainsi, tu optas pour sortir et l’attendre dans la ruelle sur laquelle donnait la porte secondaire. S’il le voulait, ton frère se serait montré et aurait attaqué la brune. Elle n’aurait peut-être pas eu besoin de toi pour se défendre, mais dans le cas où ça aurait été nécessaire, tu demeurais plus rapide que lui. Il était plus fort et sauvage, mais tu étais plus précise et agile. Quelque chose te disait que la connerie qu’il avait fait aujourd’hui ne lui pesait que parce que tu lui boudais. Fronçant un peu le nez, tu levas la tête et regardas les épais nuages qui s’étendaient sur vos têtes : on pouvait sentir l’humidité, mais l’odeur de la pluie n’était pas présente pour les humains. Le vent du nord-ouest portait un subtil parfum de petrichor et géosmine - propre à la saison.

Fermant les yeux, profitant de cette odeur apaisante, se sublimant à toutes celles de la ville, tu sondas instinctivement les alentours grâce à l'écholocalisation : bien qu’il était discret, ton frère se trouvait sur le toit d’un immeuble, assit, une jambe dans le vide et l’autre attirée contre son torse. Tu l’avais surprise à regarder dans ta direction, raison pour laquelle il tourna la tête et, restant accoudé sur son propre genou, il couvrit sa bouche, pour cacher son sourire - même si tu n’étais pas enchantée et que tu ne l’en voulais pas, non plus, il était heureux d’avoir brièvement été le centre de ton attention.Si cela ne pouvait pas te rendre malheureuse et, si ça ne tenait qu’à lui, il tuerait tous ceux qui osent t’approcher et/ou t’isolerait, afin de te garder uniquement pour lui. Il voulait que tu l’aimes, mais pas de la façon dont tu l’aimais, actuellement. Plus le temps passait, plus tu avais la certitude qu’il ne t’aimait pas uniquement pour être SA sœur - ce n’était qu’accessoire, tu étais une femme, pour lui.

Les pas de l’homo magi et le bruit de cette porte qui s’ouvrait te détournèrent de tes contemplations. Ton regard se posa sur la jeune femme que tu allais raccompagner. Tu ignores combien de temps as-tu attendu, tu n’avais pas la même notion du temps que les mortels et, rester dehors avec une telle température, n’était pas un souci pour toi - tu ne ressentais plus le froid, depuis ton trépas. Lui adressant un sourire, tu laissas qu’elle brise le silence avant de t’approcher d’elle. Tu marchas à une distance raisonnable, à ses côtés. Tu ne semblais pas être son amie, mais tu ne restais pas non plus aussi loin qu’un inconnu aurait dû l’être - en temps normal : tu l’escortais.

Sincèrement, je ne prétendrais point connaître aussi bien les homo magi. Encore est-il, il semblerait qu’ils évitent de se faire remarquer et qu’ils ne se mêlent pas aux Hommes. Il y en a quelques-uns qui ont forgé leurs réputations au fil des siècles, mais… lorsque nous tentons de les retrouver, il ne nous restent que quelques rumeurs, des légendes et des illusions. J’en ai déjà croisé, bien entendu, mais je ne les ai pas fréquentés. Il y en a eu, au sein de ma famille, mais je ne les ai pas connus - du moins, de leur vivant. Tu es la première qu’ai-je pu approcher. commenças-tu, marquant une courte pause. Malgré le fait que tu portais des talons, tes chaussures ne produisaient aucun bruit sur l’asphalte. Tu ne parlais pas très fort, non plus : le juste suffisant pour que ton interlocutrice puisse t’entendre clairement. Ce n’est pas qu’ils ont un truc avec la Magie, comme vous le dites : ils sont magiques. Bien que les humains aient une certaine prédisposition à l’usage des Arts mystiques, grâce à un mélange génétique archaïque, les homo magi possèdent un lien direct avec la Magie - c’est naturel, chez eux et ils peuvent, même, en user instinctivement : cela fait partie de leur essence. Des mages, des sorciers et des enchanteurs sont certaines façons de les qualifier, mais, d’après ce que j’ai compris, il y en a de plusieurs sortes : certains peuvent être beaucoup plus longèves que les humains, d’autres sont immortels ou éternels. Certains sont considérés comme des dieux, comme ceux que les atlantes vénèrent. Il y a du sang homo magi dans maints êtres, mais eux, en soi, s’effacent. expliquas-tu, partageant le peu que tu savais à ce sujet avec la jeune femme. Également, j’ai entendu des surnaturels et lu dans des anciens écrits des mentions à des lieux de réclusion où les homo magi se cachent : des cités, des lieux enfouis et oubliés et d’autres mondes - si peut-on les appeler de la sorte… Et croyez-moi, je suis tout aussi curieuse que vous à ce sujet. Votre odeur me dit que le métissage est récent, l’un de vos parents devait l’être. précisas-tu, regardant la magicienne à travers les sombres carreaux de ton masque. À vrai dire, avec tout ce qu'ils ont souffert, qu'ils ne se cachent point m'aurait étonnée. Les Hommes ne sont pas des créatures tolérantes envers ce qui échappe leur entendement : l'ignorance et la crainte font un bien mauvais mélange. Heureusement pour nous, il y aura toujours des exceptions à la règle, des individus fascinés et attirés par l'Occulte.

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MessageSujet: Re: Sapere aude [Pv Zat]   Ven 30 Nov - 15:15

Métissage récent... Sa mère était donc potentiellement magique ? A moins que ce soit son père ? Non, et même si ça venait de Vince elle avait bien saisi que la magie d'elle. Elle, elle, toujours elle. Toujours ce mystère, toujours ce personnage qui n'était qu'une silhouette pourtant si pesante sur la photo de famille. Elle se retrouvait encore une fois écrasée par cette entité sans nom ni visage. Enfin, si, elle avait un visage. Le sien. Quand elle regardait la seule photo qu'elle possédait elle ne voyait pas sa mère, elle se voyait elle.

Mais combien de points commun avaient-elles ? C'était une vraie question, au-delà du physique et de la magie il devait bien y avoir quelque chose. N'importe quoi ! Pourquoi pas ses malheurs en amour ? Après tout elle avait réussi à plonger dans une histoire qui défiait la bonne morale en ayant deux et ayant était incapable de dire qui était le père de l'enfant. Était-ce parce qu'elle n'était pas vraiment humaine qu'elle avait refusé tout test de paternité ? Était-ce pour ça que son père avait toujours de l'appréhension quand elle était malade et qu'il demandait nerveusement si un prise de sang était nécessaire ?

"Dis-moi... Vu que tu dis avoir du sang homo magi... Est-ce que tu penses que la magie empêche d'avoir l'amour ?"

L'amour. L'amour, un de ses rêves avec un lapin approximativement tranquille. Elle attachait le harnais de la cage de Monty en disant ça, le couvrant avec une grande précautions. L'amour... Elle semblait avoir la poisse dedans, presque plus que la moyenne. Incapable de dire ce qu'elle pouvait faire, tomber pour le mauvais gars, ou alors au mauvais moment. John, que ce soit Constantine ou Papercraft, était une épave sans nom. L'un à cause d'une torture auto-infligée éternelle et l'autre à cause de la drogue.

Elle sortit les casques du coffre, en tendant un à la créature d'albatre. Sa question sur ce qu'elle était s'était évanouie en même temps que son sourire. L'amour, ce sujet si épineux, cette chose vendue et survendue. Et ce n'était pas la douce Irunya qui changerait ça, la finition serait sûrement la même d'ailleurs. Mais sûrement pas également, car elle était attirée par les hommes et seulement eux ! Placard, gentil placard, que tu es adorable.

"Je suis une imbécile..."

C'était les seuls mots qui quittaient ses lèvres alors qu'elle grimpait sur sa moto. Intérieurement elle se disait que c'était par rapport à sa question. Ou peut-être sur son introspection perpétuelle sur ses propres amours ? Ou bien son déni qui lui devenait de plus en plus flagrant sur sa voisine ? Qui sait. Toutes ses questions furent balayée par le bruit du moteur et crissements de ses pneus quelques mètres plus loin dû à un violent dérapage de sa part.

Le crépitement était revenu, violent comme si un danger était tout proche, lui faisant perdre le contrôle de son véhicule. Elle regarda instinctivement dans la direction de la source, un toit. Putain, elle détestait avoir ce genre de rencontre à la con... Surtout quand c'était moto et son lapin qui auraient pus morfler à quelques kilomètres/heures de trop. C'est ainsi qu'en italien dans le texte :

"Mais putain de merde ! Hey toi, là-haut ! DESCEND DE LÀ BÂTARD QUE JE TE FOUTE MA BAGUETTE DANS LE CUL !"

Charmant.


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MessageSujet: Re: Sapere aude [Pv Zat]   Ven 30 Nov - 21:59





Sapere aude


Est-ce que les gènes magiques peuvent-ils entraîner une sorte de malédiction, sur le plan amoureux et/ou affectif ? Tu ignorais si était-ce un fait acquis, quelque chose de ponctuel ou une suite de coïncidences. Tu ne croyais pas aux coïncidences et, autant toi, comme les autres descendants de votre grand-mère, Angela Elisabeth Valeria Die Rosenberg, n’étaient pas très heureux ni chanceux en Amour – notamment, les femmes. À vrai dire, en plus d’être malheureuses sur ce plan-là, vous aviez ou portiez la poisse : vous aviez le don de causer la perte de ceux que vous aimiez le plus, amis ou amants. Il fallait avouer que tes exploits dans ce domaine étaient… considérablement pires que ceux de tes prédécéssures. De plus, vous aviez un point en commun : vous étiez toutes mortes, soit par maladie, soit par meurtre – et si ce dernier ne vous causait pas votre mort, votre maladie s’en chargeait. L’ironie du sort.

Et, si cette jeune femme te posait la question, ça devait être parce qu’elle n’avait pas non plus une vie amoureuse exemplaire – ce qui renforçait tes hypothèses et théories à ce sujet, confirmant, en partie, que tu étais bel et bien un oiseau de malheur. Même si on ne pouvait pas te voir faire, tu baissas les yeux et, pensive, tu t’arrêtas à quelques pas du véhicule de ta cadette. Tu réfléchissais à tout ce que tu avais entendu au long de tes voyages, ce que tu avais toi-même vécu et ton refus de t’impliquer à nouveau dans une relation romantique… ou, ne serait-ce qu’affective. Même tes amis n’étaient pas à l’abri de cette malédiction. Ton sourire faiblit, mais il ne s’effaça pas, te donnant un air presque froid et sérieux – quiète et muette, les bras ballants et pendant le long de leurs flancs.

Tu pensas à Kyle.
Tu pensas à Glenda.
Mme. Smith.
Ton cousin Absolem.
Tes propres parents.
Ton mentor.
Et tant d’autres...

À peu près tous ceux qui t’avaient aimé, d’une façon ou d’une autre avaient succombé : maladie, accident, folie, suicide… La vieillesse avait emporté quelques amitiés, mais elles ne faisaient pas légion. Femme ou homme, adulte ou enfant, jeune ou âgé… Au Destin et à la Mort leur importent peu ces critères quand on s’attache à toi, faut-il croire. Ah, et, ceux qui ne mourraient pas, finissaient par te détester. Étais-tu vouée à être seule ? Y avait-il une faille dans cette fatalité ? Tu n’en savais rien.

Tout était complexe.
Trop et toujours.

Je ne puis vous le confirmer, mais je pense qu’il doit bien y avoir un rapport. Je suppose que votre vie amoureuse et affective n’est pas… satisfaisante, si puis-je la qualifier de la sorte. Sachez que je ne puis que compatir... répondis-tu, finalement, esquissant un sourire auto-dérisoire. Si l’Amour n’a jamais été chose aisée, pour nous, je pense que ça peut être une plus grande faiblesse. Avez-vous aimé quelqu’un que vous pensiez ne pas devoir ou pouvoir aimer ? Des mauvais partenaires, des personnes nuisant à votre santé mentale et/ou physique ou d’autres étant déjà engagés, par exemple ? Vous est-il arrivé d’éprouver des sentiments, d’une intensité variable, pour plusieurs individus en même temps ? demandas-tu, à ton tour, t’approchant de la moto de la magicienne. Je ne sais pas vous, mais, personnellement, j’ai l’impression de briser tous ceux qu’ai-je l’audace d’aimer. S’en est devenu une sorte de phobie… J’ignore si oserais-je me lier à qui que ce soit d’autre. Rester dans le déni et prendre des distances est moins dangereux et douloureux.

Tu n’étais même pas sûre d’avoir été écoutée.
Ta cadette semblait être un peu ailleurs, elle aussi.

Quand elle te tendit le casque, te proposant ainsi de monter avec elle, tu déclinas poliment son offre d’un petit geste de main : tu n’avais pas envie de retirer ton masque et tu ne portais pas une tenue adéquate pour ce genre de ballades. Tu pouvais la suivre de ton propre pied, tu étais rapide. Un mouvement attira ton regard : ton frère avait bougé et il s’approchait, passant par les toits des immeubles à proximité. Tu t’apprêtais à t’élancer lorsque la moto de la brune dérapa et s’arrêta brusquement – l’homo magi l’avait remarqué, sûrement à cause de sa présence presque malveillante – c’était ton frère, mais tu avais conscience d’à quel point il pouvait être malsain. Voyant la scène, il ricana et esquissa un rictus provocateur – laissant entrevoir ses canines. Tu n’aimais pas la tournure que ça prenait et tu n’arrivais pas à lire les intentions de ton frère – raison pour laquelle, tu te rapprochas de Zatanna, au cas où il tentait quelque chose de louche. Ewydhien décida de répondre en italien, renvoyant la pique à la brune, tout en la taquinant :

Bien sûr, beauté. Mais, fais plutôt attention à ne pas prendre la mienne dans ce joli petit cul que tu as – ou ailleurs. Je pourrais prendre mon pied et te ravager, puisque tu me le proposes avec tant de grâce. J’aime les femmes au caractère fort. C’est excitant ! lança ton frère, rajustant ton masque avant de sauter dans le vide pour venir vous rejoindre.

Son sourire s’élargit, mais ne manqua point de se flétrir quand il sentit et vit qu’il te faisait honte – qu’est-ce qu’il pouvait être puéril ! Tu portas une main à ton front, perdant le sourire : il ne t’embarrassait pas seulement, pour le coup, il se donnait inutilement en spectacle et tu ne tenais pas à attirer trop l’attention, non plus. De ce fait, tu tentas de transmettre ton calme à ton frère et à la magicienne, afin d’apaiser ce conflit. Il ne faisait que te décevoir davantage, puisqu’il t’avait signifié qu’il allait garder ses distances pour le reste de la soirée. Mais, puisqu’il n’avait rien dit de vive voix… que valait le silence de cet homme – de ton jumeau ? D’après ton expérience, pas plus que sa parole, puisqu’il n’en faisait qu’à sa tête. Tu te disais que tu étais un peu dure avec lui, parfois, mais ce genre de situations ne faisaient que renforcer ton avis à son égard : tu l’aimais, mais tu ne pensais pas que ça soit une bonne idée qu’il fasse partie de ta vie comme il le souhaitait. Tu voulais mieux le connaître et profiter de sa présence, jusqu’à avoir les idées plus claires. Tu ne voulais pas le juger sans savoir de quoi il était vraiment fait, découvrir ses facettes et ses nuances.

Je vous en prie, pas d’accroches. demandas-tu, essayant de chasser toute forme d’hostilité de leurs esprits grâce à ton empathie.

Tu ne voulais pas demander à ton frère de faire preuve d’un peu plus de respect, notamment envers une jeune femme – même si cette dernière était impudente : tu ne voulais pas lui dicter comment vivre sa vie, mais tu n’en pensais pas moins. Tu le trouvais vulgaire, par moments. Il était difficile de croire que vous soyez jumeaux, même quand on voyait vos visages. Ewydhien remarqua ton intrusion dans son esprit, puisqu’il ne se sentait plus aussi à même à provoquer la brune. Il songeait même à l’attaquer, si elle faisait n’importe quel pas de travers. Il te sentit trop sérieuse et, puisqu’il n’aimait pas que tu perdes le sourire, il voulut s’approcher de toi et passer un bras autour de tes épaules, mais tu n’eus pas la réaction attendue quand il mit son geste à exécution : tu reculas d’un pas, lui demandant silencieusement de respecter ton espace personnel. Tu vis la déception dans son regard et, en même temps, une certaine frustration et de l’impatience jaillirent au fond de lui. Au vu de votre proximité, tu pus voir le tic nerveux qu’il eut au coin de l’œil quand tu t’en éloignas. Au lieu de respecter ton souhait,  il décida de s’imposer et prit ton visage entre ses mains. Ensuite, il t’embrassa sur le haut du crâne, t’adressant quelques mots :

Je plaisantais, Amy. Je plaisantais. Je ne referais rien qui puisse te contrarier, ce soir. te rassura-t-il – mais ça ne l’était pas vraiment.

Ce soir.
Il était du genre à mentir, mais il avait un encore plus grand amour pour les jeux de mots. Qu’il précise l’instant où il tenterait de ne pas t’énerver était une façon de te dire qu’il ne te le garantissait pas, à l’avenir. Et puis, il aurait pu te murmurer, comme il avait l’habitude de faire quand il se trouvait aussi près de toi, mais il avait choisi de parler d’une voix suffisamment vive pour que l’italophone puisse l’entendre – il était sincère, mais il n’avait certainement pas renoncé à cette affaire. Quand il avait une idée en tête, c’était difficile de la lui faire oublier.

Nous allons vous escorter à distance, Zatanna. Nous discuterons à un autre moment… Ce fut un plaisir de faire votre rencontre. fis-tu, haussant la voix pour t’adresser à la brune, tout en accrochant le regard de ton aîné pour lui faire comprendre qu’il vous avait interrompues et que la conversation allait en rester-là.

Entre ton frère, le couvre-feu et l’irritabilité causée par le jeun, tu n’allais pas pouvoir papoter normalement avec cette femme. Tu ne voulais pas être désagréable avec ton frère et tu ne voulais pas causer des soucis à l’homo magi. D’autant plus, qu’il était l’une des raisons pour lesquelles tu avais décidé de l’escorter. Comprenant ton geste, l’albinos lâcha ton visage et te laissa monter au toit de l’immeuble le plus proche. Il regarda votre cadette quelques instants avant de te rejoindre, claquant sa langue contre son palais – tout ceci l’emmerdait royalement. Il n’était pas très patient et devoir retenir certaines de ses pulsions en ta présence l’agaçait davantage. Autant celles qu’il éprouvait envers autrui, comme elles qu’il éprouvait envers toi. Combien de temps saurait-il étouffer ses envies ?

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MessageSujet: Re: Sapere aude [Pv Zat]   Sam 1 Déc - 13:36

Putain de fils de... Saleté de vampire. Au moins elle savait maintenant ce qu'était la dame en noire. Une créature de la nuit, vivant du sang des mortels et qui devait avoir des relations nécrophiles discutables. Enfin... Surtout son... Son quoi d'ailleurs ? Ils se ressemblaient comme deux gouttes d'eau mais il avait l'air d'être un peu trop pressant avec la demoiselle. C'était... Un frère ? Ou bien un amant ? Les deux ? Avec le mouvement de recul de la dame pâle, elle penchait vers le stalker.

"Timbré..."

Elle laissa ces mots sortir de sa bouche, toujours en italien dans le texte. Elle n'allait pas... Faire quoi ? Le cramer par la puissance de la logomancie en changeant sa baguette en spot UV avant de la lui enfoncer effectivement dans le cul comme un suppositoire ? Ah, que cette douce idée lui donner une image mentale agréable... Et franchement dégueulasse, mais c'est lui qui as commencé en lui provoquant un accident de la route. Avec Monty à bord de sa moto.

Elle redressa sa moto. Bon, elle n'allait pas le faire mais cachait pas son mécontentement. Elle vérifia comment se portait Monty dans sa cage. Il était sur le dos, les pattes en l'air et regardait instinctivement l'homme responsable de sa position. Il mimait machinalement la mastication, comme s'il avait quelque chose en bouche. Elle soupira légèrement, le soulagement l'envahissant. Il allait bien. Elle n'allait pas faire su rôti de sangsue ce soir. Quand la demoiselle lui proposa de l'escorter, elle regarda machinalement le... Charmant... Enfant de putain.

"C'est gentil... Si l'autre cré- Gentleman tient ses distances."

Elle monta sur sa moto, grommelant encore dans sa barbe. Un souvenir de son enfance lui revint en tête. Son père conduisant la caravane, elle sur le siège passager. Et à chaque voiture qui passait, son père trouvait le moyen de se plaindre de la conduite. C'était... Contagieux. A la fin elle s'y prenait aussi. C'était les rares fois où elle ne se faisait corriger son langage par lui. Bizarrement les autres caravanes du cirque gardaient une distance respectueuse.

Elle arriva très vite chez elle, ne prenant pas vraiment garde au code de la route en vigueur. Elle avait deux vampires derrière elle, un couvre-feu à tenir et surtout... Un cousin à surprendre en train de doser sur son dernier jeu au lieu de faire ses devoirs. Elle descendit de sa moto, le calme revenu avec cette conduite effrénée. Elle regarda dans le noir, là où le crépitement était dirigé. Toujours lui, toujours là.

"Merci pour les réponses Alice !"

Est-ce qu'elle l'entendait ? Sûrement.


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MessageSujet: Re: Sapere aude [Pv Zat]   Dim 2 Déc - 17:22





Sapere aude


Deux écarts de conduite, mais il n’y en aura pas un troisième. Ton jumeau était impulsif, mais il tenait à ce que tu aies une bonne image de lui. S’il ne te harcelait pas, pratiquement, tu n’essayerais pas d’imposer des distances avec lui. Tu le sentais instable et tous les cadeaux qu’il t’avait envoyés ces dernières années, le fait qu’il t’ait traquée et qu’il se soit immiscé brusquement dans ton quotidien ne faisaient que confirmer tes ressentis à son sujet. Tu ne le craignais pas, mais tu ne voulais pas non plus le contrarier. Tu ignorais ce qu’il était capable de faire si tu le repoussais trop et, pourtant, tu te devais d’établir quelques limites – et des règles. Et, il faut bien avouer que tu ne savais pas comment te comporter en sa présence… Tu as été élevée comme un enfant unique, seule, et quand tu habitais chez ton ex-tuteur légal, tu n’avais pas vraiment de relation avec ses enfants – ils ne t’appréciaient pas. Ton cousin Alvaro devait savoir que tu étais la moitié de quelqu’un d’autre, que tu avais un jumeau, mais il ne te l’a jamais fait savoir. Au contraire : c’était comme s’il voulait t’en éloigner, t’en protéger. Savait-il comment il était, ton frère ? Il y avait des grandes chances, mais ça faisait partie des choses que tu n’étais pas prête de savoir.

S’il n’avait pas cherché à ce que votre cadette lui manque au respect, tu l’aurais défendu. Même si, d’un autre côté, il n’y était pour rien dans l’accident de moto : la brune s’était effrayée toute seule en le voyant sur un toit. C’est elle qui avait commencé, mais… ça semblait être sa façon d’agir habituelle. Elle devait avoir un caractère fort et son comportement était tout à fait habituel chez les jeunes de nos jours. Votre génération avait d’autres valeurs et tu n’avais pas succombé à la déchéance linguistique contemporaine. Ton frère, lui, il était beaucoup plus familier et brusque, en parlant. Il n’avait pas ta subtilité, à moins de devoir en user pour avoir quelque chose qui l’intéressait – envers toi, il était poli, par exemple.

Comme promis, vous l’avez escortée et suivie à travers les toits de la ville. Afin d’éviter que ton frère fasse une connerie dès que tu ne serais plus centrée sur lui, tu l’avais pris par la main et vous étiez déplacés à l’unisson et à grande vitesse, jusqu’au perchoir le plus proche du foyer de l’homo magi – et, sincèrement, que tu le traites presque comme un enfant ne semblait pas lui déplaire, puisqu’il pouvait te toucher et rester près de toi. Vous n’étiez pas vraiment visibles, restant camouflés loin des lampadaires et des autres lumières de la ville. Votre cadette descendit de son véhicule et ne tarda point à regarder dans votre direction. Ses remerciements te firent sourire, mais aucun de vous deux ne répondit quoi que ce soit. Vous avez attendu qu’elle rentre chez elle avant de vous éclipser.

La nuit allait être longue, surtout avec l’estomac vide.
Si tu voulais pouvoir tenir sans être susceptible, tu allais sûrement t’acheter des douceurs quelque part – histoire de ne pas retourner à la clinique aussi tôt : tu voulais chasser et remplir tes réserves de sang, même si tu venais à ne pas en boire, ce soir. Prudence est mère de sûreté.

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