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 Tu es Poussière...

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John L. Papercraft
MessageSujet: Tu es Poussière...    Mar 9 Oct - 17:36

- Tu es poussière ….  - Feat Jessica Ann Moore

♪ ♫ OST ♫ ♪

Il faisait sombre en ce jour, et rien n'arrivait à donner le sourire à John, pas même les rires enregistrés qui passaient à la radio lorsque les comiques faisaient leurs numéros. Il sentait le poids du monde sur ses épaules et ses yeux délavés balayaient son appartement miteux qui avait l'air d'une chambre de prison.
Il avait lut le journal il y a deux jours, et ce dernier annonçait l'enterrement de O'Connor, George O'Connor. Un de ces vieux agents de police qui faisaient parti des meubles, le genre de type un peu bourru, trop porté sur le scotch irlandais avec l'haleine rance, les yeux brillants, mais d'une bonhomie à toute épreuve, ce genre de type qui vous met tout le temps à l'aise et dont on ignore les excès en les balayant d'un simple revers de mains. Le genre de gars fondu dans un moule spéciale par Dieu, un exemplaire unique sur terre.

Notre « héros » pris une cigarette qui traînait dans son paquet posait au pieds du lit. Il était encore en caleçon et n'avait pour le moment rien avalait. Il alluma le clou de cercueil baignant sa chambre dans une légère lueur rougeoyante, comme le dernier vestige de civilisation dans un monde de ténèbres.
Tout de suite il senti la chaleur dans ses poumons, l'apport de nicotine et son esprit se posa une question stupide : Comment saurait on qu'on est le dernier homme sur terre ? Probablement qu'ont ne le saurait pas, on le serait, simplement, ça ne ferait aucune différence, quand on meurt c'est comme si tout le monde mourait aussi. Peut être que Dieu le saurait. Mais il n'y a pas de Dieu continua-t-il de penser, et nous sommes ses prophètes.

Se redressant sur ces pensées morbides, il s'approcha de ses toilettes collées à sa douche et commença à uriner, son regard se posant sur son miroir fendu posée au dessus du lavabo. Il avait une gueule de déterré comme s'il était parti en camp de vacances à Auswitch. Ses cernes étaient plus que visible alors que son radio-réveille affichait en diodes rouge 10:00 AM. La cérémonie avait lieu à 14h. Il avait encore du temps. Oui.

Il secoua sa verge et recula d'un pas, butant contre une arme à feu. Depuis quand avait il un fusil à pompe ? Il le ramassa négligeaient, jurant alors qu'un peu de cendre tombait sur le sol et le posa, non sans remettre a sécurité, dans son placard ou résidait sa veste universitaire tâchée de sang sec et une batte de base-balle qui servait à frapper autre chose que des balles. Il redoutait de recevoir un nouveau coup de téléphone autant qu'il espérait, c'était comme avoir les résultats d'un examen. On les attends autant qu'on en a peur.

Il écrasa son mégot dans son cendrier qui commençait à déborder et se prépara un fixe d'héroïne. Il ne voulait pas arriver en manque ni défoncé à la cérémonie. Il devait bien ça à O'Connor.

Le shot avait quelque chose de quasi rituel. D'abord préparer le shot dans une cuillère, placer un peu d'eau et de poudre, faire chauffer le tout, serrer le garrot, aspirer avec la seringue, puis, se piquer. Et enfin, enfin quand on desserait l'emprise sur le bras, le Flash, le grand voyage, ce sentiment de bien être qui vous foutait une gaule à toute épreuve, le faisait tomber presque à la renverse pour fixer son plafond alors que son cerveau était inondé du psychotrope.
N'était pas ce pas des lettres qui s'écrivait au plafond ? Les délires commencèrent à envahir l'ancien agent déchu du GCPD, il pensait à Dieu, à ce monde qui n'a jamais existé ou d'un monde qui n'existera jamais, à ces Dieux qui marchaient parmi les Hommes comme à Métropolis, à Kennedy et à l'affaire Oswald, à l'origine du monde, au Big Bang, au repas de ce soir, à cette fille qu'il avait croisée hier soir et à son décolleté plongeant, à la vie à la mort...

Jusqu'à ce que la drogue disparaisse, elle était partie et le froid de son départ était son ultime présent.

Il inspira en clignant des yeux, regardant un instant son bras gauche et ces nombreuses marques, stigmates pour les fils du Dieu unique de la Toxicomanie, puis reporta ensuite son attention sur son réveil qui continuait d'afficher religieusement le temps qui passe.
01:06 PM

Il fallait qu'il se dépêche s'il ne voulait pas être en retard. Il se leva, mis un vieux jean noir un peu délavé, une chemise noire et entrepris de nouer consciencieusement une cravate comme il l'avait appris à l'école de Police. Son entreprise fut une réussite et il passa ensuite un de ces lourd manteau un peu long à la couleur délavé d'un gris passé. Il s'ajouta un bonnet qui couvrit sa tignasse d'or et sorti pour se mettre en route vers le cimetière.
Il n'avait pas les moyens de s'offrir le bus, c'était un luxe trop grand pour lui.

Il arriva avec à peine quelques minutes d'avance pour la messe, le fameux quart d'heure où l'on retrouve les vieux amis, les anciens collègues pour parler du bon vieux temps avant l'office.
Oui, c'était comme ça ici, l'instant où on se retrouve. La messe. La mise en terre puis les coups de fusil pour la mort en service, comme si ça avait une quelconque importance, avant de se taper une bouffe chez le défunt. Ça ferait un repas gratuit pensa Papercraft odieusement.

Il salua quelques personnes qu'il reconnaissait, des rares vieux de la vieille comme il aimait le dire, et son regard passa quelques instants sur un visage connue. Jessica Mort, ou Moore, il ne savait plus trop. Ca faisait bien... Six ans qu'il ne l'avait pas vu. Elle était devenu un beau brin de fille, qu'était elle devenu ?  Il sourit à la jeune femme, oui, elle était vraiment jolie avec ses longs cheveux bruns mais semblait avoir maigrit un peu non ? En même temps, elle se rapprochait d'une « femme » et n'était plus une jeune gamine sorti de l'école qui pouvait enfin légalement boire sa première bière. Elle avait toujours ce même regard perçant avec ses yeux d'émeraudes.
Dans les souvenirs embrumés de John, c'était une fille pleine de passion, une tête brûlée, l'exemple même du flic un peu zélote... Avec une sérieuse tendance à se foutre les affaires internes sur le dos, mais ça il n'allait pas jeter la première pierre.

Pourquoi était elle déjà parti ? Il n'arrivait pas à s'en souvenir, ni même à se souvenir si ils s'appréciaient ou pas tout les deux à l'époque. C'était, si loin maintenant, et la drogue tout comme les médicaments ou l’absence de drogue et de médicaments avaient tendance à rendre la mémoire de Papercraft comme un véritable gruyère, plein de bout de vie manquant, en suspend.

John se rendit compte que ça devait faire déjà plusieurs minutes qui la regardait et fit un léger mouvement de la main pour la saluer et éviter aussi de passer pour un vieux vicelard entrain de reluquer une fille de facilement 10 ans sa cadette. Sa voix raisonnant faiblement parmi les discussions animés :


-Hey'...

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Jessica Ann Moore
MessageSujet: Re: Tu es Poussière...    Mer 10 Oct - 8:32

La nuit a été difficile, le Projet Arkham n'a fait que rendre la situation plus critique. Les criminels qui restent du bon côté du mur, sont plus déterminés. A cela se rajoute de nouvelles guerres de territoires. Je ne peux échapper à la migraine, lorsque mes yeux s'ouvrent. La luminosité n'est pas des plus fortes, mais je suis un animal nocturne. Mes muscles me font comprendre qu'ils n'apprécient peu de devoir s'activer. Je leur cède quelques minutes supplémentaires, avant de me lever et me diriger vers la salle de bain. 
Le visage qui me fixe dans le miroir à la gueule des mauvais jours. Il faut dire que danser et s'amuser avec 5 mecs bien équipés, laisse des traces. Je lâche un juron en me rendant compte, du bordel que j'ai laissé dans le lavabo ... * Tu te rend compte si ta mère voyait cela ? * ... Laissons ma mère de côté, il n'y a aucune raison pour qu'elle voie cela. D'ailleurs pourquoi j'en viens à penser à elle. Cela m'arrive rarement et surtout au sauté du lit. Je laisse les bandages, bouts de fils chirurgicaux et autres, pour ouvrir la pharmacie. J'attrape la boite d'analgésiques et avale 2 comprimés. Mon regard se pose un instant sur une autre boite, celle des cachets prescrits par le psy qui m'avait suivit après ma sortie d'Arkham. Ils doivent être périmés depuis. Je referme la pharmacie, je ressens rapidement les effets des analgésiques et peut enfin sourire à mon reflet, à moins que cela ne soit le contraire. Je jette mes dessous dans la panière à linge et vais profiter d'un petit plaisir des temps modernes, la douche. J'aime aussi les bains, mais pas au réveil. 
Je laisse l'eau couler sur mon corps et chasser les dernières traces de la nuit. Les bandages de la veille, finiront à la poubelle. J'en profite pour admirer mon travail, je m'améliore en couture. La plupart des plaies ne sont plus que fines cicatrices, l'hématome laissé par le fusil cal 12 a bien diminué et ne me gênera pas dans mes mouvements. Par chance, aucunes dents n'a morflé, j'ai dut tomber sur des gentleman, qui savent qu'il ne faut pas frapper une femme au visage. D'ailleurs, je ne me rappel plus trop de leurs visages, ils se mélangent avec d'autres, dont certains me semblent venus de mon passé. Pourquoi des souvenirs viennent me hanter ?

Je quitte ma chambre après avoir enfilé de nouveaux dessous et le maillot bien trop grand de l'équipe universitaire de Basket de Gotham. Direction la cuisine, la question sur ma pensée pour ma mère et mon passé, à l'esprit. C'est en regardant le répondeur posé à même le sol, que je me rappel. Ma mère m'a laissé un message, parmi tant d'autres. Elle me demandait d'aller à l'enterrement d'un flic, ancien camarade de mon père. Ce dernier ne pouvait s'y rendre, étant à une conférence obscure à Central City. Surement une idée de ma mère, pour s'aérer de la présence de mon père. Mes parents s'aiment et s'aimeront pour l'éternité, j'en suis certaine. Mais depuis qu'il a prit sa retraite, disons que ma mère aime avoir une certaine liberté et le trouve un peu étouffant par moment. Quoiqu'il en soit, je n'ai toujours pas prit ma décision. 
L'odeur du café et le gout du muffin, rappel à ma mémoire, le nom du celui que l'on met en terre aujourd'hui, O'Connor. Une vague de souvenirs, me reviennent, s'écrasant sur la rive de ma mémoire. Je me rappel son rire, le timbre de sa voix, lorsqu'il m'appelait fillette, son odeur. On n'avait jamais fait équipe, mais il m'avait connu gamine et ramenait plus d'une fois à la maison lorsque adolescente, je faisait quelques bêtises. Un bon flic, pas plus mais pas moins corrompu que les autres, loyal, un ami de mon père aussi bien durant qu'en dehors du boulot, cela veut tout dire. Cela fait combien de temps que je ne suis plus allé aux enterrements de mes anciens collègues. La question tourne dans ma tête pendant que j'avale une gorgée de café. 
Je n'ai jamais été à l'aise aux enterrements. Quoi dire, comment se comporter, partager la douleur d'une famille que l'on connaissait à peine. Regarder, le défilé de collègues plus ou moins proche, l'hypocrisie de certains. J'allume la télé, le visage de la présentatrice star du moment de la chaine locale, m'agresse. Elle sourit trop, son visage est trop parfait, je zap jusqu'à tomber sur une chaine musicale. Cette fois-ci, ce sontles déhanchés suggestifs d'un archétype récurant de la femme dans les clips de Rap qui me saute aux yeux, mais la musique est sympa et les filles loin d'être artificielles dans leur plastique, même si leurs sourire et attitudes doivent l'être autant que celle de la starlette locale. Je me détourne de l'écran, ce dernier n'a jamais eu d'effet hypnotique sur moi. J'ai encore plusieurs heures devant moi.

Je me contraint à des exercices martiaux et d'étirements, réveillant les douleurs qui somnolaient. La plaie, souvenir d'une lame de 10 centimètres, menace de se ré-ouvrir, mais elle tien bon, preuve que je n'ai pas surestimé mes talents de couturière.  La douleur me rappel que je dois rester éveillée, attentive, mais aussi que je suis vivante. Mais elle a tendance à attirer mon démon intérieur, mais pas ce matin, il a eu son offrande de violence la nuit dernière. Deux heures plus tard, je me laisse couler dans un bain relaxant. 
Il va être l'heure de se préparer, un tour devant le miroir. Je suis présentable, toute trace de mes folies nocturnes ont disparut. Le maquillage est léger, mais présent, suffisamment discret pour la situation. Je me suis décidé pour un ensemble rappelant par certains abords, l'uniforme cérémoniel, mais en un peu plus sexy. Je bloque plus sur le fait de prendre une arme ou pas. Je n'ai aucune raison d'être armée, mais elles sont devenus si indissociables de ma vie. Je vais me contenter d'un petit calibre et d'un cran d'arrêt, ils compléteront à merveille le contenu de ma pochette. 

J'ai pris les transports en commun, je me voyais mal la jupe relevée sur ma moto. J'aurais dut opter pour un pantalon. J'arrive à l'église, un peu en avance, pour une fois que cela m'arrive, cela doit être aujourd'hui. Je suis nerveuse, depuis ma sortie d'Arkham, j'ai mis une certains distance avec ma vie de flic. Bien sûr, j'ai gardé quelques contacts, comment faire autrement quand la plupart de ma famille élargie travail pour le GCPD. Mes premiers pas sont hésitants, je croise des regards. Un de mes cousins, s'approche de moi, on se fait la bise. Il est plus âgé que moi, prend des nouvelles de mon père. Je répond machinalement, raconte une anecdote. En cette période, se rappeler d'une époque ou la corruption du système touchait tous les services, n'est pas toujours bien vu. Je perçois dans certains regards, des questions, plusieurs parmi les présents connaissent mon histoire. Mais le nom de ma famille est presque une institution au sein du GCPD, surtout pour les plus anciens. Mon cousin me laisse seule, mais pas pour longtemps, des vieilles connaissances de mon père, viennent me saluer, prendre de ses nouvelles. Personne ne s'intéresse véritablement à moi, cela me convient. Au loin, je vois la famille du défunt, mais c'est une autre personne qui attire mon attention. 
Il semble encore moins à sa place que moi. Son visage m'est familier, comment pourrait il en être autrement. J'ai travaillé aux côtés de la plupart des présents, partagé les mêmes dangers, les mêmes périodes de deuil. Si je ne reconnais pas tout de suite son visage, je reconnais son regard. J'ai eu le même, ou pas loin, à une époque. Étrangement l'insistance de son regard ne me dérange pas. Vous me direz, au vue de certaines de mes activités, il serait comique que l'insistance du regard d'un homme me dérange. Il me fait un geste, me salut, durant une seconde je ne sais comment réagir. Puis son nom me revient, Papercraft, une sacrée réputation. Il n'hésitait pas à donner du poing et à se servir. Je ne vais pas le juger, ma famille n'est pas connue pour avoir eu des flics parmi les plus honnêtes. Mais ce n'est pas ses travers qui me reviennent vraiment. Il était plutôt du genre sympa et pas car j'étais la fille de mon père et descendante d'une lignée de flic depuis que le GCPD existait. Il avait peut être dut me dragouiller, comme la plupart. Mais j'avais plutôt de bons souvenirs de lui, en tant que personne.

Je répond à son salut par un sourire poli et amical, puis me dirige vers lui. Certains regards me suivent, percevrais je un peu de désapprobations. Que voulez-vous, je suis et resterais pour la plupart des présents la fille de mon père ... " Papercraft, cela fait une paye, comment vas-tu ? " ... Affreuse banalité, mais il y a de l'honnêteté dans ma voix. Un véritable soucis, comme je vous l'ai dit, je connais son regard, sa gestuelle. Je l'ai vu durant plus de 2 ans dans mon miroir. La mort en service, n'est pas la pire des choses qui peut arriver à un flic dans cette ville. Je lui tend la main, dans la lancée de mes mots. Ma poigne est ferme et prouve que je ressens aucun rejet ou malaise envers lui.  


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Arkham Asylum
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John L. Papercraft
MessageSujet: Re: Tu es Poussière...    Mer 10 Oct - 12:37

- Tu es poussière ….  - Feat Jessica Ann Moore

♪ ♫ OST ♫ ♪

Flash.
Tête qui tourne. Envie de gerber. La gueule de la jeunette ressemble aux filles dans les morgues. La gueule massacré à coups de poings, l'œil au beurre noir, la lèvre inférieur fendu et gonflée sous l'impact des coups. Elle suinte de sa vie des coups répétés dans sa bouille d'ange. Elle a un souffle rauque, un cafard sort de sa bouche pour aller se perdre dans sa chevelure.
Papercraft cligne des yeux.

Flash.
Elle est là, à lui serrer la main. Mais elle parle mais il ne l'entends pas. Il garde la main quand elle cherche à la retirer. Elle a une peau douce et pourtant si ferme, un peu calleuse comme ceux dont le passé temps est le bourre pif. Elle dit quelque chose mais il la tire contre lui, l'embrasse avec passion. Elle à un sourire. Il sent qu'elle laisse cherche à retire sa ceinture. Baiser à un enterrement comme ça, devant tout le monde. Il la regarde.
Elle a une tête de loup et sa voix résonne "ça fait une paye..."

Retour à la réalité vrai. Le monde. Celui des autres. Est ce la drogue ? Le manque de drogue ? La maladie ? Le manque de médicament ? Il ne sait plus elle lui serre juste là main. Le petit bout de gosse est devant lui. Avenante.

La drogue exacerbe autant qu'elle peut briser la libido, un jour oui. Un jour non.
Il cligne des yeux. Il doit avoir une sacrée gueule de cadavre avec son visage émacié, et ses cernes. Ce n'est plus des cernes sur son visage d'ailleurs mais des poches, on y mettrais sans difficulté ses clefs, son portable et son portefeuille.
Il lui sourit faiblement, son prénom ne lui est pas encore revenu. Il souffle un peu maladroitement, bien moins assurée qu'elle.


-Une éternité même ! Moi ça va... Tranquillement quoi.


Menteur.

Pas besoin d'être un toubib pour le savoir. Il lâche la main de la jeune femme pour caller ses paluches dans ses poches. Il ressemble plus à ces indiques qu'on trouve dans la rue qu'à un ex flic, on lui aurait facilement donné l’aumône pour peu qu'il le demande :
Il ajoute avec un vrai intérêt :


- Et toi, qu'est ce que tu deviens d'ailleurs, t'as l'air encore plus maître qu'avant ! Et tes parents vont bien ? Ton paternel doit être à la retraite maintenant nan ?


Il se demande si elle sait qu'il n'est plus au GCPD, il se demande aussi ce qu'elle fait dans la vie avec cette gueule d'amour. C'est vrai. Une nana intelligente, débrouillarde et avec une tête d'ange ça peut faire ce qu'elle veut. Il espère qu'elle n'a pas été frappé par la crise mais il n'a pas trop de soucis envers son encontre.

Elle pourrait être facilement être maire ou serveuse, elle avait même le gabarit et les épaules pour être Batgirl. L'idée le fit un peu sourire avant qu'il ne plonge cette pensée fugasse dans les méandres de son esprit et qu'il regarde avec attention le sol, poussant du bout de ses chaussures abîmées le gravier qui sert parquet. Ses yeux balaient ses anciens compagnons d'infortune et leur regard méprisant. Juge, juré et bourreau.

Il ajoute avec un rictus un peu triste, ses yeux mélancoliques reportant son attention sur elle :


- J'ai pas très bonne réputation, je le sais bien. Si tu veux passer les salamalecs polies pour voir quelqu'un d'autre je comprend t'inquiète pas. Moi ça me fait plaisir de voir que tu as l'air en forme.


Il lui sert un sourire sincère de ses lèvres fines comme taillé au couteau sur un bois noueux.
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Jessica Ann Moore
MessageSujet: Re: Tu es Poussière...    Jeu 11 Oct - 11:54

Il est facile de voir ce qui cloche chez mon ancien collègue, le manque. J'ai entendu, perçut la réaction de certains lorsqu'ils l'ont vu. Dans mes souvenirs, il faisait partit de ceux que l'on jugeait pourris. Il avait la réputation de se servir lors d'arrestations, il n'était pas le premier, n'avait pas été le dernier. Mais il avait été un bon flic, un de ceux qui protégeait tes arrières, du moins c'est le souvenir que j'en avais. Mais aujourd'hui est celui qu'il était, ou celui qu'il était devenu qui dégoûtait, d'une certaine manière, ceux présents. Son regard se perd, si je ne devine pas les images qui dansent dans son esprit, à cet instant, je le sais ailleurs. J'ai déjà vu ce regard, dans un miroir durant les sombres nuits qui m'avaient conduite à Arkham, puis durant celles qui ont suivit. Il m'arrive encore de poser ce même regard, sur une personne, une chose, mais ils se font rares depuis un moment.
Je sens les regards désapprobateurs sur nous, mais je m'en moque. Et si je n'étais pas la fille de mon père, n'auraient ils pas le même comportement à mon égard. Les anciens, ceux de l'époque de Loeb et qui ont échappé à la purge, ont le jugement facile, alors que leurs mains ne sont pas plus propres que les siennes. Mais il se peut aussi, que ce qu'ils voient en lui n'est rien d'autre que leur peur. Celle de devenir comme lui, un flic broyé par cette ville qui ne fait pas de cadeau à ces gardiens.

Je sais qu'il me ment, lorsqu'il prétend aller bien, la reconnaissance de son mal est le premier pas vers la guérison, du moins c'est ce que tentait de m'expliquer le psy d'Arkham. Mais il arrive que ce mal est la seule chose dans laquelle on est en sécurité. On le connait, le côtoyons tous les jours, il nous est familier. Ce qui est familier ne fait pas peur, c'est l'après qui peut nous terroriser. Se rendre compte de ce qu'on a été, la honte de cette état, ce n'est pas facile d'y faire face. Donc on préfère l'ignorer, ce voiler la face et serre contre nous ce mal. Mais peut être que je me trompe, qui suis-je pour juger.
Les banalités viennent rapidement, quoi de plus normal, après tout n'est ce pas ce que l'on attend d'une rencontre sociale ? ... " Ils vont bien, mon père profite de sa retraite pour rendre folle ma mère. Il s'est trouvé un occupation, ce qui explique son absence. Il s'est rendu à Central City, pour un colloque sur la sécurité ou un truc dans le genre " ... Les banalités, discuter comme si de rien n'était. Comme si nous n'étions pas tous les deux, des êtres que la vie avait brisé. J'étais parvenu à me reconstruire, en suivant la voie qu'Il m'avait montré, celle de la justice. J'avais toujours été attiré par cette dernière, déjà enfant j'allais casser la gueule de ceux qui terroriser, les plus faibles, même s'ils étaient plus grand. Mais en toute honnêteté, tout cela n'était qu'un mensonge, qu'une manière de satisfaire mon goût pour la violence.

Tout le monde peut percevoir ses failles, son malaise, ses mots me rappel un peu celui qu'il était. Je lui offre un sourire amical, j'emmerde tout ces hypocrites ... " Ne t’inquiète pas pour cela, on les emmerde tous autant qu'ils sont " ... Combien d'entre-eux avaient été là, après ma chute, après mon arrestation et mon séjour à Arkham. Le passé de ma famille, au sein du CGPD, m'avait offert une certaine protection. Quelques uns étaient venus me voir, dans les premiers temps de mon travail au My Alibi, certains avaient même été des clients et pas des plus sympa. Certains avaient finit avec le bras cassé, pour les plus pourris.
Je lui prend le bras, passant le mien sous le sien et le conduit vers un banc, un peu en retrait. Je ne cherche pas à offenser qui que ce soit, ni me sert de lui pour une quelconque raison. Non il avait été sympa, un flic correct, malgré ses propres démons et puis je me sentais plus à l'aise avec lui qu'avec eux. Je n'avais plus rien de commun et n'avait pas envie de partager quoique ce soit avec eux ... " Après mon séjour à Arkham, j'ai touché le fond, mais tu sais ce que j'ai découvert alors, c'est qu'il y a bien un fond, plus ou moins profond et sordide, mais qu'il existe. Mais cela va mieux, j'essaye de reprendre ma vie en main, j'ai la chance de pouvoir compter sur quelques personnes de confiance " ... Étrange que je puisse parler de cela, facilement ? Je ne trouve pas, il était encore de la maison lorsque j'ai été arrêtée et internée. Il a dut avoir vent de cette histoire et au pire cela peut lui expliquer que côté réputation, je ne suis pas en reste. Mais je ne vais pas m'attarder sur je sujet et conduit la conversation vers la raison de notre présence ici ... " Tu as quels souvenirs de O'Connor ? Je me rappel qu'il m'appelait fillette, qu'il était assez bienveillant. Mais je n'ai jamais travaillé avec lui, ni ne l'ai vraiment fréquenté " ... Il était aussi l'un des rare flics à ne pas poser un regard masculin sur moi, surement la différence d'âge et le fait qu'il savait que mon père lui briserais les bras s'il avait osé. Si je pouvais être considérée comme un flic brutal, voir violent. Mon père aurait put tuer quiconque me ferait le moindre mal, ou aurait eu un comportement déplacé. Mais pour le savoir, il fallait le connaitre et O'Connor le connaissait, sans être des amis, ils avaient été proche. Question réputation au sein du CGPD, ma famille n'avait pas attendu, l'effet Joker, pour en avoir une. 


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John L. Papercraft
MessageSujet: Re: Tu es Poussière...    Jeu 11 Oct - 14:16

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♪ ♫ OST ♫ ♪


La banalité a pris un étrange tournant alors qu'elle annonce qu'elle les emmerde tous. Elle lui arrache un sourire gênée et amusé.

Mais la surprise vient quand elle le saisit, quand elle attrape son bras, elle sent alors son tressaillement, pas la peur ni la surprise, mais la douleur, comme pour la guider un peu plus sur les addictions de John.
La picouze, la brune, la schnouf, la peuf et une autre myriade de surnom qu'on donnait à l'héroïne.

La prise de l'héroïne se faisait souvent par injection, et rien que de plus simple que de s'injecter dans le bras. Mais à force cela est douloureux, et pire, dans des mauvaises conditions d'hygiène, cela s'infecte et peut même conduire parfois inexorablement à la gangrène.
Personne ne peut savoir vraiment ce qu'est l'addiction hormis ceux qui sont eux aussi addict ou qui l'ont été. Ce sentiment violent, cette souffrance, et ce plaisir.
Le plaisir n'est même plus dût qu'à la drogue à un moment, c'est aussi lié à la seringue, certains drogué en manque s'injectent parfois de l'eau chaude pour uniquement ressentir le plaisir de la piqûre.

La drogue est le pire des fléaux. Mais un fléau délicat et exquis.

Elle sent qu'il est maigre, qu'il doit bouffer moins qu'un étudiant à la fin du mois. Il doit probablement avoir les côtes apparentes sous son manteau et il n'est pas difficile que de continuer un tel régime l'amènera rapidement aux soins intensif.

Il l'écoute avec attention sans pour autant oser la regarder une seule fois, préférant contempler de façon quasiment divine ses chaussures comme pour y trouver la vérité sur le monde.

Quand Jessica parle de l'asile, il a un léger frisson qui le parcourt. Les images de ses nuits passés là-bas à hurler comme un dément, à voir sous sa peau grouiller des centaines et des centaines d'insectes imaginaires, à s'arracher la peau en grattant de ses ongles, se couvrant de sang dans sa frénésie folle.

Ses mots résonnent. « personnes de confiance », mais qui pourrait le comprendre, qui pourrait  entendre ce qu'il fait, qui pourrait comprendre que Dieu l'appelait pour lui dire quoi faire. Comment expliquer ce qu'il voyait ?

Il sorti de son étrange torpeur quand elle souffla :

-Tu as quels souvenirs de O'Connor ? Je me rappel qu'il m'appelait fillette, qu'il était assez bienveillant. Mais je n'ai jamais travaillé avec lui, ni ne l'ai vraiment fréquenté

Il lui offrit alors un sourire bienveillant, rassurant, il devait avoir à cet instant la même tête que le chanteur Jacques Brel, qui, 4 jours avant sa mort, annonçait à sa femme Maddly « Ne pleure pas, je ne suis pas encore mort. Tu vas oir, je n'ai pas dit mon dernier mot. On va rire encore ».

Il sorti une cigarette et répond :

-Du genre du vieux de la vieille, à trop boire, à avoir des poches assez large pour qu'on puisse y poser un billet pour mettre un peu de beurre dans les pattes, du genre gueulard et alcoolique à passer une partie de sa paye chez les putes. Mais avec un cœur d'or, un bon flic quelques part. Mais tu ne m'as pas dit ce que tu faisais toi maintenant. Cigarette ?

Il tendait alors son paquet de Morlay vers la jeune femme, sortant son briquet de sa poche. On approchait petit à petit de l'heure de la cérémonie, c'était probablement la dernière cigarette avant la longue cérémonie.
Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas discuter avec quelqu'un, qu'il n'avait pas eu un échange humain de chaire et de sang qui n'était pas entrain de le supplier pour qu'il arrête


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