Forum Jeu de Rôle Batman



Carpenter

Copperhead

Mad Hatter

Scarecrow

White shark

Two-Face

Ratcatcher

Kite-man

Lynx

Cluemaster

Carmine Falcone

Catgirl

Simon Hurt

Mahunter


Bluebird

Katana

Red Hood

Talon

The Signal

The Question

Holly Robinson

Jezebel Jet

Julia Pennyworth

Lucius Fox

Max Shreck

Silver St.Cloud

Sarah Essen

Amanda Waller

Renée Montoya

Crispus Allen

Jim Corrigan

Partagez | .
 

 Substance M

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Arkham Asylum
Masculin Messages : 16
Date d'Inscription : 07/10/2018

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Citoyen
☠ Relations conflictuelles :: ►Criminels et Justiciers.
♣ Vos Alliés : :
avatar
John L. Papercraft
MessageSujet: Substance M    Lun 8 Oct - 19:03

- SUBSTANCE M. - Feat Amerlyllian Die Rosenberg

♫ ♪ OST ♪ ♫

Le club de golf écrase le nez du truand, il tombe au sol, il y a du sang partout déjà. Le seul coup à suffit à mettre le gros bras au sol. C'est avec un Fer 9 qu'il a frappé, on l'utilise sur le green pour faire des distances entre 85 et 120m environ. Force est de constater qu'il abat sans difficulté des plus petits distances, comme de 1m80 à  0cm.
Le dealer tiens de ses deux mains son visage, gémissant de douleur, ses larmes se mêlant à l'hémoglobine alors que c'est terrorisé qu'il regarde son collègue et ami dont la cerveau a décidé de rencontrer le froid de l'asphalte, mariant ainsi le rouge et le noir dans une poésie grotesque de Stendhal. Il relève son regard, fixant l'homme à la Jacket et au masque de cheval, la scène aurait put être burlesque si l'inconnu ne venait pas de le frapper encore, et encore, et encore, réduisant son visage à l'état de pulpe d'os et de chaire.

C'est une violence crûe, sanguinaire, psychotique qui anime l'homme masquée qui frappe encore et encore le cadavre, se couvrant de ces fluides vitaux avec une sorte de frénésie macabre, les yeux trahissant le manque de drogue et une rage noire. Il ne pense à rien d'autre qu'à faire du mal, à laisser libre cours à sa violence, à sa pulsion de Thanatos comme aurait dit Freud. Détruire pour Détruire.

John entre-ouvre les yeux, il a froid malgré l'eau chaude qui frappe sa peau. Voilà presque une demi heure qu'il est sous la douche et il a toujours l'impression de sentir cette odeur cuivrée de sang. Dans sa tête résonne encore le coup de téléphone «  Allo, oui, ça serait pour une pizza pour deux personnes, une hawaïenne, je vous donne l'adresse ». Il n'a pas l'impression d'avoir vraiment fait tout cela, tout est flou, il se voit pourtant frapper les dealers dans l'espoir de leur voler sa dose, pourtant, c'est comme s'il n'avait jamais vraiment été là. Plutôt comme s'il avait vu tout cela à la télévision. Mais sa veste et son jean ne peuvent mentir, ils sont couverts de morceaux d'humains que l'eau amène jusqu'à la petite grille de la douche.

Il se sent mal, pas pour son acte, non, ce n'est pas si grave ce qu'il a fait, eux ont probablement fait bien pire. Non, il se sent juste mal car il est en manque. Il sent la douleur dans tout son corps, comme si ses veines étaient en feu. Comme si on avait injecté dans son corps du phosphore.

Sans ménagement, il gerbe dans sa douche, vidant son repas du soir, soit du riz mélangé à du ketchup. Il déteste le manque, il haït sa faiblesse, il se sent comme un moins que rien. Oui, c'est toujours comme ça avec la drogue. On fait ça pour se sentir bien, et après, on n'a que la honte. La Honte de prendre sa dose et d'être si faible. Il retire ses vêtements lentement et remarque une légère entaille sur son flanc. Peu profond, une égratignure qui laisse écouler un mince filet de sang.

Il se rince avant de s'attaquer au soin. Un mouchoir quatre bouts de scotch feront l'affaire pour ce soir. Ce n'est pas si profond. Il étend ses fringues trempées, le sang ne veut pas partir, il parait que c'est ce qu'il y a de plus difficile à retirer comme tâche. Comme si on ne pouvait se laver de ses pêchés.

Il s'affale nu sur son lit, son réveille affiche fatidiquement 3:08 AM. Si tôt et déjà tant dans le mal. La nuit va être horrible. Il se relève alors et s'approche prêt du lavabo, ne parcourant qu'à peine deux mètres. S'agenouillant, il se saisit d'une bouteille au sol, un solvant ménager. Il en imbibe une chaussette qui traîne par terre avant de la mettre dans un sac plastique. Puis, retournant dans son lit, il commence à hyper-ventiler dans le sac. Technique de junky en manque pour pallier à l’absence de drogue. L'abus des drogues n'est pas une maladie; c'est une décision, au même titre que de traverser la rue devant une voiture lancée à vive allure. On n'appelle pas cela une maladie, mais une erreur de jugement.

Déjà les vapeurs font effet, il a la tête qui tourne et il plonge dans le sommeil des justes, pleins de cauchemars.

Le radio-réveille n'a pas encore sonné 8 heures avec son émission matinale que déjà notre héros est à genoux, devant ses chiottes, entrain de vomir ses boyaux. Pleurant de douleur alors qu'une crampe le saisi au mollet. Il n'en peut plus. Il a besoin de pallier au manque.
Il doit y remédier. Qu'importe le prix.

Son esprit bien que bouillant de douleur arrive encore à réfléchir. Il pense à Ephemeral Garden, la boutique transformée en clinique de fortune. Ils doivent forcément avoir du subutex. S'il avait les moyens, il les aurait acheté en pharmacie, mais à plus de 90$ la boite, c'était hors de ses moyens.

Il avança péniblement vers l'une des étagères de sa chambre, il y avait là l'argent de ses dernières rapines. 51$ et 29 cents. Loin du compte, encore plus au marché noir. Tant pis. Il le prendrait de force s'il le fallait.

S'habillant péniblement, il enfila un jean encore propre, un sweat-shirt à capuche gris tâché glissa un .38 Special à la ceinture. Dans Scarface, Tony cite Al Capone en ces termes : On obtient plus de choses en étant poli et armé que juste en étant poli. Il avait probablement raison.

Il s'élança jusqu'à atteindre l'ancienne boutique. Il n'y avait pas encore beaucoup de client mais lui sortait du lot, avec ses yeux rougeoyant, ses cernes et sa gueule creusé par le manque, il n'y avait aucun doute qu'on devinait facilement son état. C'était sans compter les dons de la tenancière car même après une si longue douche elle devait encore sentir l'odeur du sang dans lequel il avait baigné.

Il attend d'être seul, restant dans un coin, nerveux. Fuyant du regard toute personne, se mordant l'intérieur des joues pour ne pas geindre de souffrance. Espérant qu'on l'appel pour demander son médicament, il ne sait même pas si c'est un homme ou une femme qui va le recevoir. C'était quoi comme nom déjà ? Ha oui,  dirosenberge ou quelque chose comme ça, un nom probablement juif ou allemand pense-t-il. Et puis qu'est-ce qu'il en à foutre ?

Dans l'esprit torturé de John, il semble évident que ça ne peut être qu'un homme, du genre maigre et à lunette, avec de grand idéaux et pas encore confronté à la « vrai vie » qui pouvait tenir cette clinique. Jusqu'à ce qu'un cinglé finisse par lui mettre un coup de couteau sans la carotide. Appelez cela de la misogynie pourtant qui pourrait imaginer un petit bout de « femme » survivre en plein milieu de cette quasi apocalypse.

Surtout pas John, enfin, il était assez loin de toute ces considérations au final. Dans son esprit il y avait surtout une certaine appréhension, une souffrance à fleur de peau. Oui, il était là, fixant ses pieds, évitant tout les regards, réfléchissant uniquement au moment de payer. Il s'y voit déjà, la gorge sèche, sortant son petit calibre, le pointant sur le visage du toubib avec détermination et lui dire « passe moi la boite et tout se passera bien... » .
Mais rien ne se passe comme prévu non ?


©️ CRIMSON DAY



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vampyre Lady
Féminin Messages : 514
Date d'Inscription : 22/04/2018
Localisation : Çà et là, va savoir

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Proprio de l'Ephemeral Garden (Fleuristerie-Salon de thé à Otisbourg, bien côté, transformé en clinique de fortune durant Arkham City), femme un peu étrange, mais plutôt appréciée / White Siren, personnage difficile à cerner qui fait pas mal de morts.
☠ Relations conflictuelles :: ► À voir... c'est compliqué.
♣ Vos Alliés : : ► Sarah Williams, Benny Smiles, Grace L. Waterhouse, Toshirō Yamashita, NightLaw, Pamela Isley
avatar
Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: Substance M    Ven 19 Oct - 21:55





Substance M


Malgré le fait que tu ne sois pas un vrai médecin, tes patients avaient un bon taux de survie et les soins que vous leur procuriez dans la clinique ne laissaient rien à désirer. Certains se méfiaient un peu des traitements que vous appliquiez et, notamment, des médicaments, car ils n’avaient pas l’habitude d’être traités avec de la médecine alternative et/ou traditionnelle. En effet, il n’y avait pas grande chose de chimique, chez vous – en dehors de certains antiseptiques et des fournitures paramédicales que vous pouviez donner aux personnes qui les nécessitaient – principalement de la parapharmacie, quelques anesthésiants et calmants, etc.

Globalement, tout ce qui pouvait être plus facile à comprendre et/ou utiliser pour le personnel et les patients en ton absence. Cela pouvait paraître barbare, mais, souvent, tu n’utilisais que tes pouvoirs pour t’occuper de tes patients. Encore est-il, tu leur faisais prendre un placebo quand tu n’avais pas assez confiance en eux pour utiliser librement certaines de tes capacités. L’hypnose et l’empathie étaient très utiles dans ce domaine, ne provoquaient pas de dépendance ni d’effets indésirables et étaient bien plus efficaces que les médicaments conventionnels puisque la posologie, le métabolisme des patients et le temps d’action n’étaient pas des détails à prendre en compte. Tu avais tout préparé de sorte à dépendre le moins possible du reste de la ville. Tu avais même récupéré des appareils et des outils n’ayant pas besoin d’électricité, au cas où vous veniez à avoir un black-out dans la zone de quarantaine – tu gardais tout dans l’arrière-boutique et dans l’un des sous-sols, là où tu pourrais en disposer et qu’ils prendraient le moins de place possible.

Quoi qu’il en soit, personne ne s’est encore plaint de votre humble travail – et encore moins du tien. Vous soigniez autant les innocents comme les racailles, sans préjuger ni poser trop de questions lorsque quelque chose semblait louche. Est-ce que cela pouvait vous nuire ? Pas vraiment. Parfois, il valait mieux rester dans l’ignore ou la feindre, or, si tes employés et bénévoles restaient dans l’ignorance, il t’arrivait de connaître les faits grâce à tes dons de voyance. D’ailleurs, pour ne le citer que lui, tu t’étais occupée d’un patient blessé par balle et qui faisait des cauchemars depuis des années. Ce fut en désinfectant ses blessures que tu vis ce qui le tourmentait et ce qui lui était arrivé. Pourtant, depuis qu’il dormait sous ton toit, tu avais fait en sorte qu’il puisse se reposer convenablement : il ignorait comment ou pourquoi, mais il ne cauchemardait plus et savoir que ton geste ne le laissait pas indifférent te satisfaisait.

L’arrière-boutique était aménagée comme un ancien hôpital, où les lits étaient entourés de rideaux et paravents – le juste suffisant pour conférer un peu d’intimité à ceux qui en feraient usage. Silencieusement, tu déambulas par la salle de repos, ouvrant et tirant des rideaux, couvrant des patients, leur apportant de l’eau et les soignant, si besoin. La nuit, vous étiez moins à travailler et c’était plutôt calme. Les seuls instants où il y avait un peu d’action, c’est quand quelqu’un ayant d’importantes blessures venait vous voir ou quand il fallait faire une transplantation d’organes d’urgence, entre autres. Heureusement pour vous, la nuit et la matinée s’étaient annoncées calmes. À ta plus grande joie, l’automne apportait des nuits plus longues et des journées plus sombres. Aujourd’hui, tu savais qu’il allait certainement pleuvoir en début d’après-midi. Le ciel était copieusement couvert de nuages annonçant non seulement les précipitations, mais, aussi, l’orage. Ainsi, aucun rayon de soleil ne saura percer à travers la voûte céleste, ce qui te soulageait : tu n’auras pas besoin de porter une cape ni de faire attention à ne pas te brûler lorsque tu faisais certains mouvements.

Poussant un petit soupir, tu t’étiras et regardas l’heure sur la grande horloge qui se trouvait sous l’escalier qui menait à ton appartement : il n’était pas encore huit heures du matin et vous n’aviez pas vraiment de visites – seulement quelques personnes qui venaient chercher des fournitures, à manger ou vous consulter rapidement. Profitant de cette paix éphémère, laissant que l’aide-soignante de garde s’occuper des soins et des petits déj’, tu allas discrètement te nourrir, pendant que tu déclenchais l’arrosage automatique. Tu aurais très bien pu rentrer après avoir fait ce dernier point, mais tu avais décidé de prendre ton temps pour manger et te détendre. Tu n’aimais pas qu’on te voie le faire. Pour anodin que le geste puisse paraître, les humains étaient facilement impressionnables, sur ce point : ils mangeaient, eux aussi, mais ils auraient du mal à concevoir que tu n’étais pas comme eux – même si tu en avais parfaitement l’air.

Une fois ceci de fait et que tu t’eus assurée que tes yeux étaient relativement normaux, tu retournas à l’intérieur du bâtiment. Ta sclérotique était blanche, heureusement, bien que tes pupilles étaient ovales et tu n’avais pas eu le temps d’enfiler des lentilles pour cacher leur apparence inusuelle – ainsi que leur sensibilité à la lumière. Une autre employée arriva entre temps, allant dans l’arrière-boutique et laissant que sa collègue s’occupe du comptoir. Quand tu retournas auprès d’elles, ce fut à ton tour de prendre l’avant-salle en main – les consultes et le comptoir. Après avoir donné une petite trousse médicale à un vieil homme qui était venu, ton regard se posa sur le prochain client ou patient : un jeune homme blond, adossé contre le mur et avachi. Tu n’avais jamais vu ce jeune homme, mais tu n’avais pas besoin d’utiliser tes pouvoirs pour savoir ce qui lui arrivait.

Puisqu’il semblait vouloir garder une certaine distance vis-à-vis du reste des individus présents, tu optas pour aller vers lui. Il fuyait le regard d’autrui, il était nerveux et tu percevais son mal-être – il était en manque et, bien que tu n’avais jamais pris des drogues, tu connaissais ce sentiment malaisant. Lorsque la faim frappait et que tu tentais de repousser cet besoin vital, tu avais l’impression que ton sang bouillonnait et que chacune de tes veines se contractait brutalement, tes nerfs et tes muscles se crispaient et tu n’avais pas toute ta tête. Certes, tu n’avais pas encore joué avec des limites aussi dangereuses pour perdre complètement l’esprit, tu demeurais lucide, mais… tu étais plus impulsive et ton corps trahissait cette soif inhumaine et difficilement satiable.

En parlant de sang…
Il en portait l’odeur, partout sur lui. Il s’était récemment douché, mais tu pouvais le sentir parmi toutes les autres senteurs dont il était porteur – celles de la ville, il avait certainement vomi, aussi et… il y avait mélange de solvants aliphatiques. Sûrement, une sorte de détergent ou un détacheur – tu ne saurais pas trop dire. Tu ignorais comment il allait réagir si tu le touchais, raison pour laquelle, tu décidas d’attirer son attention autrement :

Salutations, jouvenceau. lanças-tu, esquissant un doux sourire. Que puis-je pour vous ?

Il était clair que tu ne te moquais pas de lui. Seulement, tu te montrais accueillante, naturelle et calme, comme d’habitude. De même, tu tentais de lui transmettre ce que tu éprouvais, soulageant un peu son malaise. Puisque tu étais la propriétaire et que ce n’était pas un établissement officiel, tu ne portais pas d’uniforme conventionnel, non. Ton personnel avait fait le choix de porter des blouses de leurs couleurs préférées par-dessus leurs vêtements, mais, ta ténue était un brin plus différente : tu portais une robe rappelant vaguement celle des infirmières militaires du siècle dernier et un brin modernisée, avec des gants en dentelle et des bottes à talons – le tout, en noir avec quelques touches blanches. Un humain aurait trouvé ceci imprudent et incommode, voire loufoque, mais tu avais un bien meilleur équilibre qu’eux, tu y étais plus qu’habituée et tu aimais ce genre de vestimentaire. Ce n’est pas comme si tu te souciais de ce qu’on pouvait penser à ton égard.




Tenue d'Amy:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arkham Asylum
Masculin Messages : 16
Date d'Inscription : 07/10/2018

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Citoyen
☠ Relations conflictuelles :: ►Criminels et Justiciers.
♣ Vos Alliés : :
avatar
John L. Papercraft
MessageSujet: Re: Substance M    Sam 20 Oct - 11:09

- SUBSTANCE M. - Feat Amerlyllian Die Rosenberg

♫ ♪ OST ♪ ♫

C'est quoi cette tenue? On aurait dit le début d'un film pornographique vu le look qu'elle porte. Mais, malheureusement pour notre pauvre John, la libido de ce dernier était en berne, une conséquence de la drogue. Elle lui offrait un joli panorama sur sa tenu, sexy, presque aguichante, mais c’était ni voulu ni entièrement involontaire. En fait elle devait s'en foutre.
De toute façon vu la gueule de John, il était sexuellement et physiquement inoffensif … Peu lui importait que j’aie une vue royale sur ce petit nid d’amour. C’était comme s'il était été un joli poisson rouge se rinçant l’œil dans son bocal. Sa bite se mit à palpiter mollement comme un pigeon faisant une crise cardiaque, pis elle retomba entre mes cuisses flasque et immobile, mais ces temps-ci, même une demie molle c’était encourageant vu l'état dans lequel il était.

Il la regarda en plissant un peu des yeux "Jouvenceau", ça sortait d'où ce mot? Du Moyen-Age? C'était une figure de style pour paraître sophistiqué? Qu'est-ce qu'elle voulait dire par ça?

John regarde à droite puis à gauche. Il y a trop de monde là, il ne peut pas agir ici et maintenant. Trop de monde, trop de panique, trop de chaos. Il ne peut pas là, c'est impossible et complètement con. Il prend une profonde inspiration, ses poumons s'emplissent de l'oxygène, il a l'impression qu'on le brûle à l'intérieur. Ses muscles lui font mal, se contractent dans un soubresaut.


Que puis-je pour vous ?


Elle avait l'air sincère dans ses questions, dans sa bonhomie, c'était même plaisant de se retrouver près d'elle pour John. Pendant même une fraction de seconde, le temps d'un clignement d'yeux, il eu cette envie, cette envie de tomber à genoux, de s'enfouir contre elle, de laisser des bras le serrer et lui dire que tout irais bien, que tout serait bientôt terminé, qu'il n'y aura pas de lendemain, qu'hier n'existe plus et qu'aujourd’hui est fni.

Papercraft se redressa un peu, pour pouvoir se déplacer, il hocha légèrement la tête avant soudainement d’apercevoir les yeux de l'infirmière, ils étaient étranges? Non? Ils avaient quelques choses de différent, de modifiés? Il n'était pas sur, il arrivait souvent qu'il voit des choses qui sortent de l’ordinaire, des choses qui n'existe pas. Lui même se pose parfois la question sur ce qui est vrai, faux. La réalité est quelques choses de particulier, d'unique. Prenez cent personnes, demandez leur de tous vous montrer un mètre, vous verrez qu'ils n'ont pas tous la même distance.
La réalité est unique et singulière. Le monde n'est que ce que nous en faisons.

Les lèvres de John s'animèrent, une première fois sans qu'une son ne sortent, elles étaient si sèches qu'il toussa. Il passa rapidement alors sa langue dessus pour les humidifiées et réussi à articuler :


J'ai pris un sale coup, j'aimerai savoir si vous pouviez faire quelques choses.


Il souleva son tee-shirt, dévoilant son corps frêle par les privations, et dévoila la blessure dont il s'était rapidement occupé. Oui, cela méritait quelques points de sutures, rien de plus, mais lui voulait surtout s'assurer un peu de tranquillité, un endroit où la braquer sans que tout le monde réagisse. Il n'allait pas lui faire de mal, pas de soucis, non, juste lui braquer un flingue.
Peut être même cela l'aiderait, car après tout être ainsi, dans les bas fond de Gotham la Folle, c'était au mieux de l'inconscience, au pire de la folie, et un jours un criminelle sociopathe lui ferait certaine subir des sévices pires que la mort.
Cette menace serait un coup de semonce pour elle, oui, voilà ce que se persuada John.

Maintenant il fallait la convaincre aussi, il fallait jouer la carte maîtresse pour finir le plis, une petite dose d'empathie et de tristesse.

Il ajouta alors de sa voix à demi éteinte :


Et puis...


Il souleva rapidement la manche gauche de son haut, dévoilant sans difficulté les traces d'injections qui donnait à la chaire une apparence quasi-transparente, veine apparentes et des petites croûtes noirâtre là où il avait l'habitude se piquer, offrant une scène aussi repoussante que douloureuse à voire. C'était le stigmate de l'héroïnomane qui non soignée ou mal désinfecté amené parfois à la gangrène, on devait alors couper le bras pour éviter la mort.
C'était plus commun qu'on l'imaginait, encore plus ici à Gotham.

L'infirmière dit quelques choses et commença à se déplacer, mais John était ailleurs, son attention focalisé non pas sur cette jupe bien trop courte qui en d'autres autant lui aurait valu des réflexions graveleuse, mais sur ce titan. Un « homme » à la main aussi grande que le torse de John venait d'entrer, il était vêtu d'un blouson de cuir et portait un masque intégral de cochon, ses yeux porcins fixant John avec insistance, comme pour lui envoyer un message. Son visage se déforma dans quelques choses d'odieux et un grondement reteint à en faire trembler les murs dans grouinement qui ressemblait au cri de la bête dans l'apocalypse de saint Jean : «  Aimes tu faire souffrir les gens John ? »

Papercraft ne sut pas quoi répondre, continuant de fixer la bête, la bouche légèrement ouverte pour lui permettre une respiration accrue, suivant Amerlyllian comme un petit chien derrière sa maîtresse.

Déjà les pas légers de John le conduisaient dans une nouvelle pièce, il sentait son propre rythme cardiaque s'accélérer, la colère, la violence, le manque commence à monter en lui, le chargeant doucement en adrénaline comme quand il recevait ces appels téléphoniques, le poussant à une rage sans faille, sans limite, explosive, appelant le sang encore et encore.
Il se transformait en un autre, en « Jacket » comme le nommait la nuit alors que le froid de  l'acier de son arme à feu l'ancrait dans l'instant.

Il allait la laisser l’ausculter, le soigner avant de la braquer, lui ordonnant de donner l'argent et les médicaments qu'elle avait. Oui. Il aimait faire souffrir les gens.


©️ CRIMSON DAY



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vampyre Lady
Féminin Messages : 514
Date d'Inscription : 22/04/2018
Localisation : Çà et là, va savoir

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Proprio de l'Ephemeral Garden (Fleuristerie-Salon de thé à Otisbourg, bien côté, transformé en clinique de fortune durant Arkham City), femme un peu étrange, mais plutôt appréciée / White Siren, personnage difficile à cerner qui fait pas mal de morts.
☠ Relations conflictuelles :: ► À voir... c'est compliqué.
♣ Vos Alliés : : ► Sarah Williams, Benny Smiles, Grace L. Waterhouse, Toshirō Yamashita, NightLaw, Pamela Isley
avatar
Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: Substance M    Dim 21 Oct - 21:33





Substance M


Il fallait admettre que ta façon de parler était un tantinet étrange, pour tes contemporains. Certes, ton vocabulaire avait évolué avec le temps, mais certaines habitudes étaient difficiles à être remplacées. Ton interlocuteur devait avoir plus de trente ans et était certainement proche de la quarantaine. Alors, jeune, jeune… c’était très relatif. Il l’était, par rapport à toi. Tu pourrais être sa mère, même. Physiquement parlant, les humains ne voyaient en toi qu’une lolita extravagante, une jeune femme ayant tout au plus la vingtaine – si ce n’est moins –, tu avais entamé ta soixante-troisième année. Et cet adorable visage de poupée s’était figés dans le temps depuis presque autant que le blond n’avait vécu. Seuls ceux qui oseraient plonger leur regard dans le tien pourraient ne serait-ce que soupçonner ta maturité – du moins, si on parvenait à la discerner parmi la profonde mélancolie, la nostalgie et le sentiment contradictoire, mais sincère, d’espoir qui y brillaient.

Pour l’instant, cet homme n’avait pas eu de contact visuel avec toi et il ne semblait pas être prêt à le faire. Bien que tu ne tins point rigueur de ce que tu perçus en lui, tu avais compris ce qu’il désirait  – ce qu’il pensait désirer, surtout. Tu n’étais pas douée de télépathie, mais tu pouvais encore lire les intentions d’autrui par le biais de ton empathie et de leur langage corporel. Tu avais l’habitude de te retrouver dans ce genre de situations, alors, ton comportement ne changea pas : tu demeuras naturelle. Avant toute chose, c’était un patient et tu pouvais l’aider bien plus qu’il ne le croyait. Tu pouvais lui donner plus que de quoi chasser son manque. Encore est-il, est-ce qu’il voudra de cette aide ? Tu n’as jamais hésité à tendre la main à tous ceux qui voulaient bien la prendre, mais… ceux qui la frappaient, tu n’y pouvais rien. Certes, il t’arrivait de rester à leur disposition, mais tu ne t’attardais pas plus que ça s’ils s’y acharnaient. L’expérience t’avait fait comprendre qu’on ne pouvait pas aider quelqu’un qui ne voulait pas de ton aide.

Et, revenant au trentenaire, tu l’observas et l’écoutas aussi attentivement que silencieusement. Au vu de ce qu’il t’avait montré et ce pourquoi il était venu, tu estimais qu’il valait mieux que vous soyez à l’écart des autres patients et du personnel. Il y avait trop de monde autour et il y avait plus de chances de le mettre en confiance dans un endroit plus en retrait. Il avait besoin d’être désinfecté, suturé et de prendre quelque chose pour se changer les idées. Tu ne le jugeas guère, en voyant les marques sur son bras : tu étais aussi compréhensive que tu en avais l’air. Sans perdre le sourire ni le calme que tu transpirais, tu l’invitas à te suivre dans l’arrière-boutique : tu voulais l’amener dans la cuisine, car il n’y aura que vous, là-bas. Tu n’avais pas besoin de regarder directement ton cadet pour voir ce qu’il faisait. Après tout, il se trouvait dans ton champ de vision – tu n’avais même pas à tourner les yeux vers lui.

Pendant ce court trajet, tu te demandas ce qu’il pouvait être en train de voir ou d’imaginer. S’il réfléchissait, son regard aurait peut-être été différent et tu n’avais pas toute son attention – il te suivait docilement, la bouche ouverte, regardant Dieu sait qu’elle forme invisible. S’il y avait eu quoi que ce soit à voir, tu l’aurais vu. Hélas, tu ne pouvais pas partager sa vision sans le toucher et griller tes dons. Mais… même si tu lui montrais que tu n’étais pas humaine et que tu avais des capacités hors du commun, que pourrait-il penser ? Que ça faisait partie de ses délires, rien de plus – sauf s’il trouvait une certaine lucidité pendant les événements en question. Tu n’avais pas vraiment de quoi t’en soucier, en somme. Et puis… en cas de problème, soit tu pouvais l’hypnotiser ou le laisser filer. Toi, tu savais discerner la vérité du mensonge et tu faisais preuve de scepticisme face aux dires des personnes aux troubles psychiques, mais tes contemporains n’étaient pas ainsi. De ce fait, qui croirait les dires d’un malade mental qui se droguait, uh ? Pas grand monde, tristement. Serait-il effrayé, indifférent ou fasciné, s’il savait que la personne qu’il veut braquer n’est pas ce qu’elle semble être ? Ce genre de questions te rendaient toujours curieuse, raison pour laquelle la teinte écarlate fut remplacée par une beaucoup plus brillante – une couleur jonglant entre le doré et l’ambré.

Une fois dans la cuisine, tu entendis que le pouls de ton patient s’accélérait et des émotions plus violentes jaillirent en lui, accentuant son manque. Bien que tu ne ressentais plus le froid depuis ton trépas, tu savais reconnaître cette sensation. Tu avais senti l’odeur de le l’huile qu’on utilisait pour graisser certaines parties des armes à feu, entre autres, mais tu n’avais pas repéré l’arme jusqu’à ce que le froid titille la chair de ton cadet – c’est ainsi que tu as su où est-ce qu’il l’avait, grâce à ton empathie. Tu tiras une chaise près de la table et l’invitas à y prendre place, te permettant de poser ta main sur l’une de ses épaules, la frottant un peu avant d’aller chercher dans l’un des placards à pharmacie que tu avais dans la pièce. Il y avait des bouteilles d’alcool en verre, des pots et des boîtes en argile, bois et métal. Il n’y avait pratiquement rien en plastique – tu l’évitais, ce n’était pas bon pour la santé. Tu pris normalement ce qui se trouvait à ta portée, mais l’onguent que tu voulais appliquer sur ses blessures se trouvait en haut de l’armoire. Même avec l’escabeau, tu n’y serais pas arrivée. Tu essayas quand même de le faire en t’étirant, pour ne pas avoir à utiliser tes pouvoirs tout de suite. Tu montas sur la dernière marche du vieil escabeau en acier, te mettant sur la pointe des pieds – sans succès. Alors, en toute discrétion, tu utilisas l’un de tes vectors pour attraper le pot où se trouvait l’onguent cicatrisant en question, avant de descendre les marches et retourner auprès du blond.

Délicatement, tu as posé le tout sur la table et retiras tes gants en dentelle pour les remplacer par d’autres en latex – retroussant un peu tes manches, par la même occasion. Ton patient se montra coopératif pour l’auscultation, te laissant lever un peu son haut et retirer le mouchoir qui couvrait la plaie, pour ensuite l’effleurer du bout des doigts. Elle n’était pas très profonde, mais elle nécessitait des sutures quand même – histoire qu’elle ne s’ouvre pas, saigne et s’infecte davantage. Tu allais t’en occuper avant, les traces d’aiguilles pouvaient attendre. De ce fait, tu pris une autre chaise et t’assis près de lui, préparant de quoi le recoudre. Avant cela, tu ouvris une toute petite boîte en bambou et plongeas un doigt dans la pommade qu’elle contenait, l’appliquant directement sur la plaie – c’était un anesthésiant et désinfectant naturel que tu avais préparé, comme la grande majorité des médicaments que vous utilisiez. Pendant que tu faisais les premiers points de suture, tu demeuras silencieuse. Tu étais habile de tes mains et rapide, malgré la douceur avec laquelle tu t’y prenais.

Vous savez ? Je pense pouvoir vous aider bien plus que vous ne le croyez. J’ignore ce que vous désirez précisément, mais je me fais une idée. Vous n’aurez pas besoin d’user de la violence, aujourd’hui. soufflas-tu, levant les yeux, tout en continuant de suturer sa plaie. Tu marquas une courte pause, avant d’ajouter : Puis-je vous proposer une boisson chaude et quelque douceur, jouvenceau ? Sauf si vous préférez quelque chose de plus fort, mais je ne vous fais point une faveur.

Gloussant, tu plongeas ton regard dans le sien.
Bien que tu faisais preuve d’un certain humour, tu étais très sérieuse et, si tu ne l’avais pas dit explicitement, ton interlocuteur n’aurait aucun mal à comprendre que tu connaissais ses intentions. Tu demeuras de nouveau silencieuse jusqu’à ce que tu aies fini de le suturer et de couvrir la plaie d’un pansement propre. Ensuite, tu pris un peu de l’onguent qui se trouvait hors de ta portée, l’appliquant sur les traces d’aiguilles qu’il avait sur les bras. Celui-ci était un désinfectant et cicatrisant, formant une pellicule imperméable une fois séché. Pour cela, tu pris le temps de souffler un peu dessus, comme on l’aurait fait sur les bobos d’un enfant, afin d’accélérer le processus.

Est-ce que vous en avez ailleurs ? Dans les pieds, derrière les genoux ou dans les aines, par exemple ? demandas-tu, accrochant de nouveau son regard ; tu voulais savoir s’il s’était piqué ailleurs et tu étais prête à répéter ce que tu avais fait avec les autres traces de piqûres. À moins que vous ne préfériez vous en occuper vous-mêmes ? À vous d’en décider.



Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Mar 30 Oct - 23:31, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arkham Asylum
Masculin Messages : 16
Date d'Inscription : 07/10/2018

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Citoyen
☠ Relations conflictuelles :: ►Criminels et Justiciers.
♣ Vos Alliés : :
avatar
John L. Papercraft
MessageSujet: Re: Substance M    Dim 21 Oct - 22:42

- SUBSTANCE M. - Feat Amerlyllian Die Rosenberg

♫ ♪ OST - Nightcall ♪ ♫
Flash.
John agrippe d'une main ferme la chevelure du petit bout de femme qui se dresse face à lui, pour qui se prend-t-elle avec ses grands airs de noblesse ? Il pousse un grognement primitif et l'embrasse, un baiser langoureux, sulfureux, agressif. Il sent ces lèvres douces, les langues qui s'échangent, les mouvements désordonnées pour s'échapper de son emprise. Il sent son propre visage s'allonger, son nez devenir un groin, il commence à beugler comme un porc qu'on conduit à l'abattoir, il commence sauvagement à la dévorer, dévorer ce visage d'ange qui cache une créature qui sera un jour millénaire, lui arrachant des morceaux de chaires qu'il ingurgite dans sa goinfrerie bestiale.
C'est une orgie de sang et de violence, il recule sa gueule pour dévoiler le visage arrachée qui n'est plus qu'une trachée et un pan de mâchoire, une vision d'horreur qui n'aurait put faire que hurler de rire le Prince du Crime.

Flash.
Elle lui touche la peau, comme on tripote un animal avant de le manger. D'immenses canines dépasse de ce visage d'ange. Shakespeare disait que pieuse parole et dévot visage ne servait qu'a enrober de sucre le diable lui même. N'avait il jamais eu autant raison qu'a cet instant.
Elle lui sourit, le tenant par la nuque, elle avait de la force ! Elle planta alors ses crocs démesurées dans le cou de l'infortuné toxicomane. Vivant ou Mort, personne ne le regretterai, une proie de choix. C'est amusant combien les drogués étaient parfois d'une clairvoyance sans nom, encore plus les fous. Après tout, n'étaient ils pas le prophètes de tout les temps ?

Flash.
Il était toujours là, rien n'avait changé, pas de sang, pas de carnage, rien. Il était là avec elle qui prenait soin de lui. Depuis combien de temps ne lui avait on pas montré ne serait ce qu'un brin d'attention ? Juste une parole réconfortante. Et la sensation, sur son épaule, comme si elle était plus chaude, comme si elle était plus vivante.
Mais depuis combien de temps était il ici ? Il ne savait déjà plus. Une minute ? Une heure ? Le temps est tel la réalité, relatif.
Mais les mots de la vampire car nous la nommeront ainsi pour plus de simplicité, résonnèrent, le sortant de sa léthargie contemplative :


- Vous savez ? Je pense pouvoir vous aider bien plus que vous ne le croyez. J’ignore ce que vous désirez précisément, mais je me fais une idée. Vous n’aurez pas besoin d’user de la violence, aujourd’hui.


L'esprit de John se mit à tourner. Elle avait du comprendre. Tant mieux, il n'aimait pas tant que ça la violence. Même si entre nous nous le savons qu'il adore ça la violence. Mais il n'avait pas tant que ça envie de lui faire du mal. Non, pas du tout, pas sur ce petit bout qui pourtant l'aurait brisé d'un mouvement. Oui, il n'était qu'un dieu face à ces titans d'antan. Il avait déjà réfléchis aussi à cette notion, les dieux parmi les hommes. Wonderwoman, Aquaman, Superman, ces dieux parmi les hommes, ils n'étaient qu'une bande d'insectes découvrant que leur monde n'était qu'un fétu de paille pouvant être soufflé par n'importe quel loup.
Ces « man » étaient et les hommes étaient des fourmis. Insignifiant. Et que pouvait il alors faire face à un de ces êtres à la puissance lovecraftienne ?


- Puis-je vous proposer une boisson chaude et quelque douceur, jouvenceau ? Sauf si vous préférez quelque chose de plus fort, mais je ne vous fais point une faveur.


Elle le regarde fixement dans les yeux, elle peut y voir la folie qui le ronge, le dévore, la haine, la colère, la douleur, la souffrance, la passion, la rage de vivre, la souffrance d'être un Homme. John ne répond rien, et détourne le regard, voilà deux loups qui se sont croisées, mais l'Alpha soigne le perdant. Vous saviez d'ailleurs que parmi les loups, il y a un loup qui se bat contre l'Alpha, alors qu'il perd, l'Alpha lui laisse la vie, il devient alors le garde du corps de l'Alpha, offrant sa vie pour lui s'il le faut.

Reprenons à notre scène des plus étrange, la main experte de notre infirmière recoud la plaie, lui ne souffle aucun mot, ne dit rien, se laisse faire. Docile, obéissant.
Le silence brisée seulement par elle alors que le regard de John demeure fuyant :


- Est-ce que vous en avez ailleurs ? Dans les pieds, derrière les genoux ou dans les aines, par exemple ? À moins que vous ne préfériez vous en occuper vous-mêmes ? À vous d’en décider.


John se relève de la chaise où il avait pris place et la regarde, son regard semble explicite, il semble lui dire « je ne te tuerais pas », si seulement il savait.

D'un mouvement lent, il sort son pistolet, lentement, comme lorsqu'un flic retire son arme pour la montrer à des preneurs d'otage et leur dire que tout est cool. Il le pose à côté de lui, lentement, presque dans des mouvements surréalistes qui trahissent un ex agent du GCPD. Enfin il articule :


- Je veux bien que vous vous en occupiez... Et aussi à boire... Chaud... J'ai... froid dedans.

Froid dedans. Tellement froid. Il était aussi proche d'elle d'un mort-vivant qu'un humain pouvait l'être.
D'un mouvement négligé, il retire ses chaussures sans chaussettes, il passe ses mains à sa ceinture au cuir abîmé qui défait et baisse son pantalon puis d'un mouvement ample il retire le peu de vêtement qui lui reste, s'offrant dans le plus simple des appareils à la différence près qu'il garde encore un peu de décence.
Et ce corps, horrible corps, un champ de bataille. Ici est là des cicatrices mal refermées, mal soignées, des bleues plus ou moins anciens qui laissent une véritable toile de pastel sur ce corps affamés.

Coups de poings, de lames, de battes, traces d'usages de drogues, cicatrices récentes ou non, auto-mutilations. Un soldat sortant des tranchées devaient avoir un corps en meilleur état. Mais quand on est plongée dans la bataille de la vie, rien d'étonnant :


- Mais...


La tête de l'immense cochon passe par l’entrebâillement de la porte, comme un voyeur cherchant à découvrir ce qui se passe dans ce petit local, comme un mateur cherchant à voir si le duo avait commençait à se bécoter ou non. John le fixe alors un instant, perdant ses mots, le bas de ses lèvres frémissant comme son bras gauche où il a l'habitude de s'injecter le poison de sa vie.

Il reporte son regard sur l'infirmière pour se concentrer et ajoute avant qu'elle n'ai porté le moindre doigt sur elle :


- Quoi qu'il se passe, j'ai besoin d'argent et de médicament. Je vais alors devoir vous braquer. Donc, si vous ne voulez pas me soigner, je comprendrais. Et si... si vous résistez Je vais pas vous tuer, mais je vais vous faire mal... très mal... Vous comprenez ?



C'était nouveau ça, prévenir ses victimes ? Le cochon émit une couinement de désaccord face à cette prophétie qu'il venait d'annoncer. Il n'était pas oracle de Delphes, il était la fureur incarnée, Mars ! Pas la Pythie ! Et pourtant elle avait réussi à apaiser la bête qui était en lui, stabilité encore présente mais précaire assurément.

Flash
Le géant se saisi alors de John entre ses doigts grassouillets, le tenant par la taille, il se débat, hurle, mais n'arrive à rien, il ne peut se défaire de lui, métaphore probable de son addiction et de sa soumission total au produit. La bête serre, serre encore, il entends ses os craquer dans une bruissement odieux avant d'être séparé en deux dans une gerbe de sang.

Flash
Qu'est-ce qui est vrai? Qu'est-ce qui est faux?



©️ CRIMSON DAY



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vampyre Lady
Féminin Messages : 514
Date d'Inscription : 22/04/2018
Localisation : Çà et là, va savoir

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Proprio de l'Ephemeral Garden (Fleuristerie-Salon de thé à Otisbourg, bien côté, transformé en clinique de fortune durant Arkham City), femme un peu étrange, mais plutôt appréciée / White Siren, personnage difficile à cerner qui fait pas mal de morts.
☠ Relations conflictuelles :: ► À voir... c'est compliqué.
♣ Vos Alliés : : ► Sarah Williams, Benny Smiles, Grace L. Waterhouse, Toshirō Yamashita, NightLaw, Pamela Isley
avatar
Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: Substance M    Mer 24 Oct - 20:10





Substance M


Le trentenaire ne garda pas longtemps le contact visuel, fuyant ton regard dès qu’il sut que tu connaissais ses intentions. Ce que tu avais vu dans ses yeux ne te surprit point, mais cela réaffirmait le fait qu’il soit un homme brisé. Qu’at-il pu vivre pour en arriver là ? Comment a-t-il penché vers ce sinistre domaine de la société qu’est la Drogue ? La folie était-elle présente avant la toxicomanie ou l’en suivit-elle ? Malgré ces mauvaises émotions que tu avais lu en lui, tu pensais qu’il ne devait pas être un aussi mauvais bougre. Tu ne le connaissais pas, mais tu étais bien placée pour savoir que rien n’était entièrement noir ou blanc : l’existence n’était ni sera jamais une simple équation manichéenne – comme tu te plaisais tant à dire. Mais, si une chose était sûre pour toi, c’est que cet homme avait beaucoup souffert. Bien que tu n’avais pas la solution à tous les maux, tu aimerais tant pouvoir l’aider, lui redonner espoir et le guider vers une nouvelle vie – ne serait-ce qu’en partie. Pourquoi ne mériterait-il pas tes attentions ? Qu’il soit venu te braquer n’était pas une raison pour le mettre à la porte et l’ignorer. Il n’avait rien fait de mal, en soi – il était désespéré.

Le silence s’installa de nouveau.
Le regard qu’il te lança quand il posa son arme te rassura, quelque part, même s’il ne risquait pas de te faire grande chose. Demeurant droite et détendue, confortablement installée sur ta chaise, tu le regardas se déshabiller. Tu n’avais aucune pensée impure à son sujet, tu l’observais seulement. Tu étais tellement quiète et muette que tu semblais irréelle, inerte : autant ta petite cage thoracique comme la peau qui recouvrait les vaisseaux sanguins de ta gorge ne bougeaient ou palpitaient point. Si tes yeux ne suivaient pas les mouvements de cet homme, papillonnant de temps à autres, on aurait parfaitement pu te confondre avec un jouet, avec une simple poupée en porcelaine et grandeur nature.

Même si tu n’avais pas autant de blessures, de ton vivant, son corps te rappela le tien. Il fut un temps où tu avais des larges cicatrices sur les poignets, les chevilles et une grande partie de ton corps. Ta pâleur dissimulait les traces des erreurs d’enfance et de certains chapitres malheureux par lesquels tu étais passée. D’une certaine façon, il y avait de la beauté dans ce chantier endolori qu’était votre corps, SON corps. Il acceptait que tu t’occupes de lui, mais il semblait presque s’attendre à ce que tu ne l’aides pas lorsqu’il t’a dit explicitement qu’il devait te voler des médicaments et de l’argent. Ta tête s’inclina légèrement sur le côté en l’entendant et tes lèvres s’étirèrent dans un sourire presque maternel avant que tu ne lèves de nouveau tes yeux vers son visage : tu ne semblais pas te soucier du braquage plus que ça ou, bien, on pourrait croire que tu ne voyais pas l’ampleur de la situation. Pourtant, c’était le cas et tu n’en demeurais pas moins confiante et tranquille.

Tu ne lui répondis pas directement, pas oralement, du moins.
Tes gestes lui fournissaient un semblant de réponse.

Avec le même soin dont tu avais fait preuve, tantôt, tu commenças à t’occuper des jambes et des pieds de ton cadet. Puisqu’il avait accepté ta première proposition, tu utilisas la télékinésie pour augmenter la flamme du siphon et chauffer un davantage le café. Ton instinct te disait qu’il devait aimer cette boisson. Sûrement noir et sans sucre, peut-être avec une goutte de whisky… D’ailleurs, après avoir étudié ses mouvements, quand il déposa son arme sur la table et se déshabilla, quelque chose te disait qu’il devait avoir un quelconque rapport avec les forces de l’ordre, l’armée ou un corps de sécurité privé. Dans cette folie et ce chaos, il y avait de la discipline et une certaine forme de respect, d’ordre. Tu doutais fortement qu’il soit toujours employé dans le domaine, mais, il a dû l’être à un moment donné.

Qu’est-ce que vous prenez, comme traitement ? De la buprenorphine, je présume ? soufflas-tu, lui faisant plier l’une des jambes pour pouvoir poser son pied sur ton genou. Si est-ce le cas, je suis navrée de vous annoncer que je n’en ai pas. Nonobstant, je peux vous fournir quelque chose dans le genre, un peu plus fort et avec une toxicité mineure, en attendant. Je pourrais vous en fournir à un autre moment. Ce n’est pas quelque chose que nous employons dans cette clinique, on utilise principalement de la médecine naturelle et traditionnelle.

Tes doigts ne s’attardaient pas seulement sur les marques d’injection, mais sur certains bleus, également. Ta peau était glaciale et ce n’étaient certainement pas des gants en latex qui allaient le cacher. Encore est-il, cette froideur pouvait être agréable pour sur les hématomes, que tu massais délicatement. Usant de tes dons, tu te permis de chasser la douleur sur le chemin parcouru par tes mains et bien plus, afin de soulager ton patient.

En ce qui concerne l’argent… Combien vous faut-il ? demandas-tu, marquant une courte pause, t’occupant de son autre jambe. Par ailleurs, veuillez m’excuser si cela vous paraît indiscret, mais, êtes-vous seul ? Je veux dire, est-ce que vous avez de la famille ? Avez-vous des dettes ? Si est-ce le cas et que vous le désirez, je pourrais vous en délivrer – éventuellement.

Tout ce que tu faisais, n’était pas simplement par charité, ni pour racheter ta conscience comme l’auraient maints philanthropes. Ce n’était pas de la pitié ni de l’hypocrisie. Non. Tu le faisais par empathie, par compassion. Jadis, tu eus beaucoup de problèmes d’argent, de santé et tu as travaillé très dur pour y remédier, pour n’avoir à dépendre de personne et ne pas inquiéter ton entourage. Tu voulais avoir une vie meilleure et c’est ce que tu souhaitais à tes concitoyens. Tu ne demandais pas grande chose, voire rien du tout, en retour. Tu le faisais de façon désintéressée, afin de contribuer au bonheur d’autrui.

Lorsque tu eus fini les soins, tu retiras tes gants et te levas, à ton tour. Tu fis un léger geste de main à ton interlocuteur, pour t’excuser et lui signifier qu’il pouvait se rhabiller, avant d’aller chercher son café. Tu le lui apportas dans une grande tasse rouge et noire, ainsi qu’une assiette de petits fours divers et mini-viennoisseries. Tu posas le tout sur la table, près de son .38 Special, frottant encore son épaule. Ensuite, tu jetas à la poubelle ce qu’il fallait jeter, prenant également le temps de récupérer deux petites boîtes où tu mis un peu des onguents que tu avais utilisés. Tu avait tout rangé, sauf les boîtiers en question - que tu laissas sur la table.

Désirez-vous une goutte de whisky dans votre café ? Cela pourrait vous aider à rentrer en chaleur plus vite. terminas-tu, ouvrant un petit placard, à ras du sol, songeant à prendre une bouteille de whisky irlandais, dès que tu auras eu la réponse du blond.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arkham Asylum
Masculin Messages : 16
Date d'Inscription : 07/10/2018

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Citoyen
☠ Relations conflictuelles :: ►Criminels et Justiciers.
♣ Vos Alliés : :
avatar
John L. Papercraft
MessageSujet: Re: Substance M    Jeu 25 Oct - 16:38

- SUBSTANCE M. - Feat Amerlyllian Die Rosenberg

♫ ♪ OST - Nightcall ♪ ♫
Qu'est-ce qui pousse les gens à la drogue ? Je suis d'accord, je me pose parfois la même question. Pourquoi certaines personnes s'enfonce ces longues aiguilles dans leur veines, s'injecte ce poison avilissant.
C'est de l'esclavagisme moderne sauf qu'on le souhaite, on le demande, on l'implore même.

Et pourtant, n'est-ce pas une façon de s'en sortir ? De vivre et non pas de se sentir seulement exister. La vie est terrible, quand on a ni but, ni consistance de soit, on existe simplement alors que l'on demande à vivre. Et la drogue c'est peut être ça, vivre. Comme la folie, pendant longtemps la folie c'était une marque de bénédiction, c'était un canal de communication avec les Dieux. Maintenant, la folie c'est horrible, mais pourtant, c'est une manière de survivre, une porte de sortie de secoure dans un monde qui nous rend malade, qui nous agresse, nous broie méthodiquement.

Tu as déjà lu Don Quichotte de la Mancha ? C'est un peu la quintessence de cette idée, la folie pour sortir de l'horreur de la vieillesse qui écrase petit à petit l'être. Tu comprends ?

Flash.
Il a froid, profondément froid, terriblement, horriblement même. Il y a un grattement à côté de lui, un cafard gros comme une main glisse. Kafka qu'on le nomme, oui c'est son nom, il le sait. La bête grouille avec d'autres plus petits aux pieds de John dans un gargouillement immonde biologique. Il est là parmi les cafards, ces nuisibles, ces choses odieuses.
Kafka se redresse un peu, ses mandibules s'agitent dans un cliquetis odieux et un bafouillement organique résonne « Quel étrange costume d'homme ».

Flash.
Elle touche de nouveau la peau de John. Méthodiquement, lentement, elle s'occupe de lui, le soignant. Elle a les mains froid, trop froide. Est-ce normal ? Pas vraiment, mais notre pauvre Papercraft à depuis longtemps oublié le concept de normalité. Il se laisse faire, elle est appliqué dans actions, elle n'a aucun attrait pour toi John, dommage, encore derrière l'oreille, en même temps, tu n'es plus vraiment capable de ça. Tu n'est plus capable de grand chose de tout façon, création personnel de Dieu, trop étrange pour vivre, trop rare pour mourir !
Pourtant, c'était agréable qu'enfin on prenne soin de lui. Ça faisait longtemps qu'on avait pas était juste bienveillant, juste là à s'occuper de lui.

- Qu’est-ce que vous prenez, comme traitement ? De la buprenorphine, je présume ?  Si est-ce le cas, je suis navrée de vous annoncer que je n’en ai pas. Nonobstant, je peux vous fournir quelque chose dans le genre, un peu plus fort et avec une toxicité mineure, en attendant. Je pourrais vous en fournir à un autre moment. Ce n’est pas quelque chose que nous employons dans cette clinique, on utilise principalement de la médecine naturelle et traditionnelle.


Pour John, la drogue était rarement traité par des médicaments, mais dans ses rares cures, il voyait surtout des myriades de couleurs en gélules, véritables arc-en-ciel, même les petits vieux en phases terminales devaient ingurgiter moins de médicaments que John quand il était hospitalisé. C'est peut être pour ça d'ailleurs qu'il avait stoppé les traitements contre ses psychoses, ça et aussi le fait que dans les comprimés, il était persuadé qu'on y glissait des petits vers vivants.

Passant sa langue sur ses lèvres, il répéta les substituts qu'il connaissait :

- Subutex, Buprenorphine, Méthadone, Narcan.

Les Médecines douces ou à base de place, pour Papercraft, c'était des conneries ce genre de truc, les trucs de hippies défoncé à la marijuana entrain de chanter à poil dans la forêt ou les hipster barbu entrain de bouffer des graines de quinoa.
Il plissa des yeux se laissant manipuler la jambe, poussant un léger gémissement quand elle s'arrêta sur ses bleus, entre satisfaction primaire et en même temps douleur. Il commença à ne plus ressentir la douleur. Ces mains froides étaient si appréciable. C'était bon de sentir ces mouvements, il sentait que la douleur dévorante du besoin.

- Je prendrais ce que vous avez...

Il continua de la laisser faire quand elle ajouta :


-  Ce qui concerne l’argent… Combien vous faut-il ?


… Tout ce que tu as gamine ? Pensa Jacket sans la moindre hésitation. Amerlyllian continua :

- Veuillez m’excuser si cela vous paraît indiscret, mais, êtes-vous seul ? Je veux dire, est-ce que vous avez de la famille ? Avez-vous des dettes ? Si est-ce le cas et que vous le désirez, je pourrais vous en délivrer – éventuellement.

Les yeux de John commencèrent à s'écarquiller, bouche-bée. Était elle folle ? Déjà être ici était à la limite du sadomasochisme encore plus en étant une femme, il y aurait fort à parier qu'un groupe de type un peu plus violent que la moyenne débarquerait un jour pour faire une partie de « ça va ça vient » avec elle et c'était pas avec son physique de fragile qu'elle pourrait les retenir.
Mais souhaitait elle vraiment gaver d'argent notre toxicomane. Avait elle idée qu'il ne s'en servirait que pour nourrir encore et encore son addiction, demandant à chaque fois plus.

Il resta la bouche entre ouverte, incapable de répondre tant ses pensées étaient confuses. Il se demande pas comment elle a fait pour avoir un café si rapidement, il reste là, pantois, encore à moitié nu. Il entends son propre sang frapper ses tempes dans un rythme surréaliste, il sent  peine la main de la vampire qui frotte son épaule comme une caresse que l'on fait à un clébard qui lève là tête. Les grands yeux bleus de John fixe l'immense tasse rouge et noire et le assortiments de nourriture.
Elle parle encore un peu, mais sa voix est comme assourdis, diffuse. L'esprit de John s'embrouille.

Flash.
Le café tourbillonne, légèrement, force d'inertie oblige, il exulte d'une vapeur légère. Il voit son propre reflet dans le breuvage d’obsidienne. Du coin de l'oeil, il voit encore un des cafards sortir d'une des viennoiseries dans un bruissement organique immonde, et dans le café, il se voit lui, lui avec sa tête de cheval, comme si on lui avait greffé sur la gueule une tête d'animal mort en décomposition. Il voit les asticots qui remuent dans son orbite, dévorant la chaire putride

Flash
Le visage ensanglanté de la vampire le fixe. Elle penche la tête sur le côté, ouvrant sa gorge dans le sourire des Anges. L'ouverture se met à déverser des nuées de cafards, de mouches, d’insectes putrides qui se mettent à grouiller et à se déverser sur le sol dans un torrent de sang et d'immondices.

Flash
John se met à respirer lentement et se saisit du 38, il se redresse de tout son être :

- Vous êtes complètement tarée... Complètement tarée !

D'un revers de mai il balaie le café et la nourriture apportées, faisant voler l'ensemble qui s'écrase sur le sol dans un bruit de vaisselle brisée, il grogne :

- Putain mais la vie va vous bouffer !  Arrêtez d'être comme ça ! Vous êtes un cadavre en devenir là avec votre comportement !

Il la braque de son arme, grognant encore :

- C'est pas normal ! Qu'est-ce que tu veux ! Hein ?!?

Flash.
Fond Noir. Plus de Haut. Plus de bas. Plus d'existence.

Flash.
Il a son putain de flingue tendu.


©️ CRIMSON DAY



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vampyre Lady
Féminin Messages : 514
Date d'Inscription : 22/04/2018
Localisation : Çà et là, va savoir

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Proprio de l'Ephemeral Garden (Fleuristerie-Salon de thé à Otisbourg, bien côté, transformé en clinique de fortune durant Arkham City), femme un peu étrange, mais plutôt appréciée / White Siren, personnage difficile à cerner qui fait pas mal de morts.
☠ Relations conflictuelles :: ► À voir... c'est compliqué.
♣ Vos Alliés : : ► Sarah Williams, Benny Smiles, Grace L. Waterhouse, Toshirō Yamashita, NightLaw, Pamela Isley
avatar
Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: Substance M    Dim 28 Oct - 14:20





Substance M


Puisqu’il avait accepté de prendre ce que tu avais, tu allais lui refiler de l’ibogaïne, tout en prenant mentalement note des médicaments qu’il avait l’habitude d’ingérer : buprenorphine, naloxone et méthadone. Des opiacés et des antagonistes des récepteurs opioïdes – il n’y allait pas de main morte. En ce qui concernait la question de l’argent, tu savais ce qu’il aurait très bien pu te répondre, mais tu ne voulais pas lui donner tout ce que tu avais pour qu’il alimente davantage son addiction et soit une cible facile dans la zone. Ce n’était pas vraiment le fait qu’il achète de la drogue avec cet argent, mais le fait qu’il puisse mourir à cause de toi qui te titillait. Tu voulais l’aider, pas le condamner. Laisser qu’un toxicomane erre avec des milliers de dollars l’enceinte d’Arkham City revenait à signer son arrêt de mort. Certes, tu ne le connaissais pas et il était peut-être capable de se défendre, mais il était humain. Un simple humain avec un trouble mental et un problème avec les narcotiques.

Son existence était on ne peut plus éphémère…  
Dans cette vaste et sombre ville, ce n’était qu’un battement de cils, une brise qui ne saurait se faire remarquer. Pour toi, toute forme de vie était importante, à sa façon. Même celles qu’on trouverait nuisibles ou inutiles, en temps normal. Encore est-il, pour le bien de l’écosystème et sans juger, tu te permettais de t’en prendre aux plus nuisibles. De ce fait, s’il fallait que tu te nourrisses, tu le faisais des personnes portant préjudice à la société et leur entourage. Être ce que tu étais n’est ni sera jamais facile. Maints de tes congénères diraient le contraire, que TU avais choisi la voix de la difficulté en voulant conserver ton intégrité, en voulant être neutre et fidèle à toi-même. Ce n’était pas vraiment faux, car du moindre des maux, c’est celui que tu avais choisi. Tu n’avais pas eu le choix de devenir un vampire, mais cette voie, tu l’avais empruntée de ton plein gré. Les regrets et les erreurs que tu as pu commettre, tu pouvais vivre avec et les assumer – tant bien que mal. Autrement, tu n’aurais pas pu. Tu ne pouvais pas abandonner tes démons et tes souffrances, puisqu’ils faisaient de toi celle que tu étais, à présent.

Ton regard calme et compatissant demeura posé sur cet homme qui n’arrivait pas à assimiler ce que tu venais de lui proposer. Tu vis son expression se déformer et sentis à quel point il te jugeait intérieurement. Tu reconnaissais cette impression… Il pensait que tu étais dingue de vouloir être avenante avec ton prochain. Tu ne tins nullement rigueur des ressentis que tu perçus en lui, l’observant seulement. Tu perçus son intention de jeter ce que tu lui avais apporté par terre, mais tu ne fis rien. Tu ne cillas point. Tu le laissas reprendre son arme, respirer lentement et se redresser. Tes yeux se posèrent brièvement sur la vaisselle cassée et les douceurs qui s’étaient éparpillées par terre – quel gâchis… Tu détestais jeter de la nourriture, tout comme tu n’aimais pas qu’on te crie dessus. Mais, encore une fois, tu ne bougeas point. Tu l’écoutas, seulement. Non, cet homme ne pourrait point comprendre ce que tu voulais. Ni lui, ni personne. La société n’inculquait plus des valeurs comme la tolérance, la solidarité et la modestie ; ce n’étaient que des mots faussés qu’on employait dans des discours, des lois et des dictionnaires – des mots qu’on ne savait plus employer, au naturel.

Avoir cette arme braquée sur toi ne te perturba point.
Que pouvais-tu bien craindre, surtout d’un aussi petit calibre ?

Les bras ballants, ton regard quitta le pistolet pour s’ancrer dans celui du toxicomane. Ses mots firent faiblir ton sourire, le changeant en une esquisse aussi tendre que mélancolique. Tes iris prirent une limpide teinte bleue-grise glacée, trahissant ta nostalgie et ta tristesse à ceux qui sauraient lire en eux. Qu’est-ce que tu voulais, uh ? L’aider, mais il ne semblait pas le vouloir. Après un court silence, tu retiras tes gants, les posant sur la chaise que tu occupais tantôt. Tu rompis le contact visuel pour te permettre de prendre la main libre de ton agresseur et la poser sur ta gorge : c’était l’endroit où on pourrait sentir, sans faute, que ton cœur ne battait pas et que tu ne respirais pas, non plus. Tu étais cliniquement morte.

Par ailleurs, au même moment que tu touchas ton cadet, peau contre peau, tu créas involontairement un lien psychique avec lui et fis que le décor change autour de vous… L’ancienne cuisine laissa aussitôt place aux souvenirs qui avaient traversé ton esprit : ceux concernant ton décès et ton séjour à la morgue, les émotions que tu avais éprouvées avant, pendant et après ta transformation : ton pitoyable état de santé, ton incapacité à marcher, ton refus de l’aide portée par ton stalker et meurtrier, comment tu te vidais de ton sang dans cet entrepôt des Dixon Docks le froid, le silence, la profonde mélancolie qui te rongeait, l’angoisse d’avoir été enfermée dans ton propre corps puis dans ce tiroir étroit, la solitude, cette faim aussi effroyable et le mal-être qu’elle te procurait.

Aussitôt, tu lâchas sa main et reculas, faisant cesser les visions, tout en vous ramenant à la réalité. Là où des heures et semblaient s’être écoulées, ce ne furent que quelques secondes. Doucement, tu frottas ta main et repris la parole – détournant le regard :

Que pourrait me faire cette ville qu’elle ne m’ait pas déjà fait ? Si crier sur une personne qui tente de vous aider vous soulage, allez-y, jouvenceau. Nonobstant, ne gaspillez point votre énergie ou votre munition sur moi. Vous pourriez en avoir besoin, à un autre moment et, quoi que vous pensiez, votre vie est importante. soufflas-tu, un peu mal à l’aise d’avoir montré tes souvenirs à un inconnu. Même s’il ne risquait pas de te tuer, tu n’avais pas non plus envie de te prendre une balle, raison pour laquelle tu étais déjà prête à la parer, te recouvrant d’une barrière invisible et protectrice. Je ne veux rien d’autre que vous tendre la main, main que vous venez de frapper. Je ne vous connais pas, mais malgré votre addiction, je sais que vous n’êtes pas dupe. Vous avez le port et certains gestes propres d’un homme de loi. En aucun cas, vous ne m’auriez été redevable, si est-ce la source de vos inquiétude, or je ne demande rien en retour – je vous en fais cadeau. C’est pour cela que je suis ici, que j’ai transformé ma boutique en clinique de fortune.

Par ces mots, tu disais être la propriétaire des lieux – implicitement, mais c’était compréhensible. Sans attendre une quelconque réponse, tu croisas les bras et pivotas vers un côté ; tu ne lui tournais pas le dos, par politesse, mais te montrais un peu plus distante que tantôt. Ton sourire finit par s’effacer, donnant à ton visage l’impression de n’être qu’un masque en porcelaine – inexpressif, si on ignorait ton regard.

Si vous ne voulez pas de mon aide, je vous donnerai deux flacons d’ibogaïne, une trousse médicale et 5 000 $ pour que vous partiez sans faire d’histoires. Néanmoins, si vous faites preuve de discernement et que vous restez, ayez la certitude que vous n’en serez que gagnant. terminas-tu, d’une voix plus sérieuse qu’avant.

S’il faisait un pas de travers, il n’aura pas le temps de faire grande chose. S’il n’était pas ouvert au dialogue, puisque tu ne voulais pas lui faire de mal, tu n’hésiteras point à le mettre à la porte après l’avoir suffisamment intimidé.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arkham Asylum
Masculin Messages : 16
Date d'Inscription : 07/10/2018

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Citoyen
☠ Relations conflictuelles :: ►Criminels et Justiciers.
♣ Vos Alliés : :
avatar
John L. Papercraft
MessageSujet: Re: Substance M    Lun 29 Oct - 0:18

- SUBSTANCE M. - Feat Amerlyllian Die Rosenberg

♫ ♪ OST - Nightcall ♪ ♫
Totalement raison cher narratrice, John avait ce qu'on appel un véritable traitement de cheval, avalant encore et encore des pilules jusqu'à en être gavé. Quand il était interné, il prenait d'ailleurs tant et tant de médicaments en myriades multicolores qu'on aurait dit un enfant se gavant des bonbons récoltés pour Halloween.

Flash.
Une araignée descendant lentement d'un des coins de la pièce, lentement, inexorablement, tissant une toile à la géométrie complexe. Saviez vous que sous l'effet de la drogue, notamment du LSD, les arachnides tissaient des toiles aux formes complexes et complètements sorties d'une toile psychédélique de Dali. Là l'araignée continuaient son œuvre aléatoire.
Elle s'arrêta soudainement, ses petites pattes s'agitant dans un mouvement intriguée, ses yeux noirs et ronds fixant notre duo, et sa petite voix insectoïde résonna dans un cliquetis : « Est-ce que tu saignes ? »

Flash.
Qu'y a-t-il de plus nobles selon vous ? Être né bon et continuer d'apporter la bonté, où être né mauvais, et lutter de toutes ses forces contre sa véritable nature ?
Mais qui peut juger de la valeur d'une vie ? Ne faut il pas se prendre pour dieu pour juger ce genre de chose ? Paradoxe quand les dieux marchent maintenant depuis quelques années parmi les Hommes.

L'arme braquée sur l'infirmière néanmoins ne la rendit pas un instant nerveuse ce qui déstabilisa énormément notre psychotique, comment pouvait on avoir un tel aplond ? Restes tant de marbre, il fallait être complètement dingue pensa John, complètement dingue pour ne pas avoir peur d'un fou avec un flingue qui vous braque.
Ou alors. L'idée se mit à germer, juste une graine déjà, une toute petite graine. Elle n'existait pas, elle n'était que dans sa tête. C'était la première fois dans son existence car parler de vivre serait aberrant compte tenu de sa perception du monde, qu'une hallucination était si réelle et si cohérente quelques parts.
En même temps, comment rester tant de marbre face à un flingue ? Comment on pouvait en sourire ? Qu’importe le calibre ça faisait des trous, et ça allait fait un trou s'il le voulait dans la gueule d'ange en face de lui !

John eu un léger mouvement de recul et senti le froid de la table, faisant un peu glisser la chaise, comme si ce simple regard le menaçait plus fortement qu'un flingue chargée.

Puis la graine commença a se développer, les yeux de la vampire changèrent dans une teinte d'acier glaciale.  Elle pris la main de John sans qu'il n'arrive à l'en empêcher, presque transcendé par ce bout de femme irréel. Elle pose la main de notre toxicomane sur sa peau, sur sa gorge. Elle avait la peau douce, ce fut la première chose qu'il pensa.

Flash.
Il se met à serrer son emprise, Amberlyllian commence à se débattre frénétiquement alors qu'il referme sa main. Le manque d'oxygène commence à asphyxier le cerveau, paradoxalement il faut savoir que le manque d'oxygène libère également énormément d'endomorphine, provoquant une sensation de bien être, probablement une façon de supporter la douleur.
C'est ainsi d'ailleurs ce genre de composé chimique qui, provoquant du plaisir, en fait un jeu sexuel très prisé, l'étranglement. C'est d'ailleurs une important cause de décès. C'est amusant n'est-ce pas ? On nomme d'ailleurs la jouissance comme étant « La petite mort ». Aimait-elle alors la mort qui commençait à la saisir se demanda John ?

Flash.
Son cœur. Il ne sent pas son pouls, il ne sent pas la respiration de la jeune femme, elle est mort ? Elle est morte ? Est-il en face d'un cadavre ? Existe-t-elle ? Es tu encore chez toi John complètement défoncé au crack entrain de faire une overdose ? Es tu devant un cadavre réellement que tu désires ? Dois-t-on ajouter la nécrophilie à tes folies ?
Il délirait, il délirait de plus en plus, il avait perdu entièrement pieds, il s'enfonçait chaque seconde plus profondément dans la folie.
La folie lui rongeait le cerveau comme des vers commençant à ronger une pomme, grignotant chaque pensée, chaque idée, chaque vision de l'instant pour les placer dans une métaphore irréelle, chimérique, déformée. Le monde n'avait pas de sens.

Flash
Le froid, le silence, John vivait une vie qui n'était pas la sienne, dans une sorte de procuration. Il était éclaté sur le sol, il sentait son sang glisser sur le sol glaciale, cette odeur cuivré qu'il connaissait si bien. Il se sentait enfermé dans un corps qui n'était pas le sien, il avait envie d'hurler mais aucun son ne sortait. Il vivait une vie, des événement qui n’existait pas des choses terribles. Il était dans le corps de la petite infirmière.

Flash,
Il était de retour dans la pièce de la cuisine. Il recula encore un peu, abasourdis, Il regarda autours de lui, qu'est-ce qui était vrai ? Qu'est-ce qui était faux ? Où était la vérité ? Pourquoi devait il être ainsi ? Dormait il ? Il fallait sortir de ce monde !

-Que pourrait me faire cette ville qu’elle ne m’ait pas déjà fait ? Si crier sur une personne qui tente de vous aider vous soulage, allez-y, jouvenceau. Nonobstant, ne gaspillez point votre énergie ou votre munition sur moi. Vous pourriez en avoir besoin, à un autre moment et, quoi que vous pensiez, votre vie est importante. 

Il faut que tu te réveils John, tu es complètent dingue, tu parles à un cadavre ! C'est qui la prochaine étage John John ? Hein ? Tu parles à un cadavre qui va te soigner, tu comprends que t'es complètement timbré, que t'es au fond du gouffre, qu'il te manque plus qu'a arracher ta peau du visage avec tes ongles.
Putain de cinglé de merde !

-Je ne veux rien d’autre que vous tendre la main, main que vous venez de frapper. Je ne vous connais pas, mais malgré votre addiction, je sais que vous n’êtes pas dupe. Vous avez le port et certains gestes propres d’un homme de loi. En aucun cas, vous ne m’auriez été redevable, si est-ce la source de vos inquiétude, or je ne demande rien en retour – je vous en fais cadeau. C’est pour cela que je suis ici, que j’ai transformé ma boutique en clinique de fortune.

Elle continuait de parler, de l'abreuver encore, elle existait pas John, elle n'était rien qu'un cadavre, regard ce visage, regard cette aptitude d'être, t'es juste entrain de dormir, de faire une overdose ou que sais-je, allez John, putain réveil toi !

-Si vous ne voulez pas de mon aide, je vous donnerai deux flacons d’ibogaïne, une trousse médicale et 5 000 $ pour que vous partiez sans faire d’histoires. Néanmoins, si vous faites preuve de discernement et que vous restez, ayez la certitude que vous n’en serez que gagnant.

Complètement dingo tu aurais put aussi le rajouter dans ton discours Amer', oui j'abrège ton nom, tu m'en veux pas j'espère ? Là il glisse doucement, inexorablement, il s'enfonce, s’étouffe, se noie.

Flash.
John commence à avoir mal au crâne, trop mal, il commence à avoir une douleur sans  nom qui lui traverse le crâne, comme un immense clou qu'on lui enfoncerait dans sa tempe, il commence à frapper sa tête contre la table de façon frénétique, le sang gicle, il est noirâtre, visqueux, des blattes et des cafards sortent en nombres, grouillants et bruissant des bruits immondes.

Flash
La voix de John résonne :

- T'es pas réel, t'es encore une chose dans ma tête ! Putain de putain de putain.

Toujours dans le plus simple des appareils, il commence à tourner sur lui même, se tenant sa tête entre ses mains, son arme  tapotant ses tempes. C'est vrai John on peut sortir facilement ce de ce délire, il suffit de poser ton flingue sur ta tempe et d'appuyer, Ca serait simple non ?

-Tu peu pas exister, ça doit s'arrêter ! Ca existe pas les gens de ton espèce qui font les bons samaritains ! Tout le monde s'en fout de tout le monde ! Dieu est mort ! On a vendu le monde!On a putain de vendu le monde !

John, prend ton putain de flingue bordel de merde ! Allez ! Oui c'est ça, prend le et pose le sur ta tempe, comme ça, parfait, il te faut juste appuyer, vas y :

-T'es une putain d'hallucination !  Mais ta gueule Johnny, fermes ta gueule et tire ! T'es une halu, t'es un cadavre et ça existe pas ! Je vais me réveiller !

Les mains de John étaient tremblante, il avait posé la bouche du canon sur sa tête, prêt à tirer avec le peu d'instinct de survie en lui pour ne pas se laisser aller.

- T'existes que dans ma tête !

Flash.
Le doigt de John appuie sur la détente, la balle est projeté alors que le canon projette la mort, le feu et l'odeur de poudre, le sang gicle, le crâne explose, le cerveau est dispersé un peu partout dans la cuisine, pourtant il est toujours debout, le crâne ouvert crachant cafards, nuisibles et flots de sangs noirâtres.

Flash.
Le doigt s'enfonce lentement sur la gâchette.


©️ CRIMSON DAY



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vampyre Lady
Féminin Messages : 514
Date d'Inscription : 22/04/2018
Localisation : Çà et là, va savoir

▲ Goth-Passeport ▲
♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Proprio de l'Ephemeral Garden (Fleuristerie-Salon de thé à Otisbourg, bien côté, transformé en clinique de fortune durant Arkham City), femme un peu étrange, mais plutôt appréciée / White Siren, personnage difficile à cerner qui fait pas mal de morts.
☠ Relations conflictuelles :: ► À voir... c'est compliqué.
♣ Vos Alliés : : ► Sarah Williams, Benny Smiles, Grace L. Waterhouse, Toshirō Yamashita, NightLaw, Pamela Isley
avatar
Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: Substance M    Lun 5 Nov - 22:41





Substance M


À force d’observer ton patient, tu compris que ses absences mentales, son manque d’attention et son comportement étrange n’était pas seulement dû aux drogues. Non. Il devait avoir un trouble mental qui lui donnait des hallucinations – entre autres. Nul besoin d’être voyante pour savoir, également, qu’il devait ne pas le traiter ou, si était-ce le cas, il ne l’était pas correctement. Lui avoir montré par mégarde les souvenirs concernant ta mort et ton séjour angoissant à la morgue n’avaient fait que le confondre davantage. Ce pauvre homme devait se demander souvent ce qu’était vrai ou pas, et prouver la véracité de quelque chose que l’on pense réel ou irréel n’était pas aisé. À cet instant, tu ne savais pas s’il était effrayé, perdu, frustré ou un peu de tout – en même temps. Il s’était mis dans la tête que rien n’était réel, que tu n’existais pas et qu’il délirait. La situation dégringola très vite, au point qu’il songe au fait de mettre fin à cette illusion en se tuant. Tu voyais clairement ses intentions, tu le vis lever son arme et l’approcher de sa tempe, glissant son doigt sur la gâchette.

Non. Certainement pas.
Tu n’allais pas le laisser faire.

Pas seulement parce que c’était fastidieux de devoir nettoyer tout après, mais parce que tu ne voulais pas avoir sa mort sur ta conscience. Tu ne pouvais pas rester de bras croisés, d’autant plus que tu étais l’une des raisons pour lesquelles il avait déconné. Tu ne lui voulais pas du mal, tu n’avais rien contre ce type. Indéniablement, essayer de le raisonner n’était pas un choix d’actualité ; ça devra attendre à ce qu’il soit un brin plus lucide ou disposé à parler de façon civilisée. Avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit d’autre, tu te rapprochas de lui en un clin d’œil, couvrant le canon de son arme avec l’un de tes vectors – afin de parer la balle, dans le cas où il tirerait sous l’effet de la surprise avant que tu n’aies pu l’hypnotiser. Puisque tu n’étais pas sure de pouvoir l’endormir en accrochant son regard, tu rapprochas tes lèvres de son oreille avant de lui murmurer quelques mots – véhiculant un ordre hypnotique :

Laisse les ténèbres t’engloutir. Il est temps de t’en dormir. soufflas-tu, tout en utilisant ton empathie sur lui pour essayer de le détendre et catalyser l’effet soporifique de tes mots.

L’hypnose ne fut pas immédiate, témoignant du mental très complexe de ton cadet, mais il finit par céder. Tu lui confisquas son arme et utilisas la télékinésie pour le rhabiller. Tu l’allongeas par terre, brièvement, juste le temps de monter à ton appartement pour te changer, enfiler ton masque et mettre quelques affaires dans une bandoulière avant de retourner à la cuisine. Tu glissas tout ce que tu avais convenu de lui donner s’il se tenait tranquille dans la sacoche, ainsi que les onguents, avant de retirer un de tes gants. Puisque tu ne savais pas où est-ce qu’il habitait, tu utilisas tes dons de voyance pour avoir l’adresse de l’endroit où il habitait. Suite à quoi, tu le fis léviter et quittas ta clinique sans prévenir le personnel, par la porte arrière. Ton patient n’habitait pas excessivement loin, vous y êtes arrivés très vite. Il logeait au dernier étage de son bâtiment, mais vous êtes entrés par sa fenêtre afin d’éviter de trop attirer l’attention des maraudeurs.

L’endroit était plutôt sombre et très désordonné, voire sale. Rien de bien surprenant, en soi, mais, quelque part, ça te gênait de le laisser dans son bordel. Ton regard parcourut rapidement les murs griffonnés et tachés avant de s’arrêter sur la saleté qui vous entouraient. Cet endroit était insalubre, ses blessures pouvaient s’infecter et rien qu’à l’odeur, tu n’avais pas besoin d’ouvrir son frigo pour savoir ce que tu allais y trouver. Tu ne savais même pas où le poser pour qu’il puisse se reposer jusqu’à ce que l’hypnose ne fasse plus effet. Finalement, tu te résignas à le poser sur ce qui semblait être son lit, dégageant la poubelle et le linge sale. Poussant un léger soupir, tu optas pour ranger un peu la pièce, entassant tout ce qui était bon à jeter dans un coin – seringues usées, ordures, emballages vides, etc. Tu ne touchas pas trop à ses affaires, en soi, mettant dans un coin ce qui était taché de sang avant de laver ce que tu pus laver avec les produits qu’il avait chez lui. Tu n’allais pas tout nettoyer, le juste suffisant pour qu’il n’ait pas une septicémie.

À commencer par le frigo…
Tu remerciais la nature de t’avoir privée de respiration, car tu ne saurais pas dire ce qui te dérangeait le plus : si était-ce l’odeur du sang ou celle de la décomposition et de la moisissure… D’ailleurs, en parlant de sang… Il y avait une vague odeur au sien, mais prédominait celle d’autres humains – plus ou moins récente.  Plusieurs questions affluèrent dans ton esprit, certaines trouvèrent une réponse aussitôt, tandis que d’autres restèrent en suspens. Nettoyant et rangent via télékinésie, tu observais le blond. Tu espérais qu’il ne se réveillerait pas avant que tu aies fini de faire ce que tu faisais, car il risquait d’être choqué en te voyant. Tu ne voulais pas le replonger dans un autre épisode paranoïaque et hallucinatoire… Tu voulais juste l’aider et partir en faisant le moins de vagues possibles.




Tenue d'Amy:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Substance M    

Revenir en haut Aller en bas
 

Substance M

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Gotham City Rebirth :: Arkham City :: Burnley :: Ephemeral Garden-