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 Lilies are more dangerous than briars. [Pv Pam]

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Vampyre Lady
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♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Proprio de l'Ephemeral Garden (Fleuristerie-Salon de thé à Otisbourg, bien côté, transformé en clinique de fortune durant Arkham City), femme un peu étrange, mais plutôt appréciée / White Siren, personnage difficile à cerner qui fait pas mal de morts.
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Lilies are more dangerous than briars. [Pv Pam]   Jeu 23 Aoû - 1:26





Lilies are more dangerous than briars.


L’année dernière, peu de temps après ton retour, tu avais planté des graines de quelques plantes considérées comme éteintes depuis des lustres : des acalypha rubrinervis et des nesiota elliptica – lesdits oliviers de Ste. Hélène. Tu les avais dénichées chez un botaniste et collectionneur qui était mort, la famille vendait ses affaires et méconnaissait la valeur de ce qu'il avait en sa possession. Ce n’étaient pas des bonnes personnes, ils étaient très cupides et se fichaient des plantes que leur grand-père avait tant chéri. Quelques-unes avaient été récupérées par des scientifiques, mais tu avais pu prendre les graines que le vieil homme avait pour une modique somme. Hélas, et sans surprise, toutes n’étaient pas viables. Pourtant, après maints essais, tu avais réussi à en faire pousser. Tu ne voulais pas mettre ces plantes en vente, mais tu les avais quand même mises à portée du public, pour qu’ils puissent les admirer. Quelques pots avec des jeunes acalypha - d'une trentaine de centimètres - trônaient fièrement sur ton comptoir, avec leurs magnifiques inflorescences rouges et fines, ainsi que leurs feuilles vertes veinées d'un rouge plus sombre. Toutefois, tes jeunes pousses d’oliviers de Ste. Hélène étaient plus protégés, dans ta serre, pouvant uniquement être vus par certains habitués et les personnes qui t’étaient proches (le personnel, certains résidents, des connaissances, etc).

Depuis que les murs avaient commencé à être construits autour de Burnley et Amusement Miles, tu avais moins de clients et l’établissement était beaucoup plus tranquille. Néanmoins, certains connaisseurs avaient douté en les voyant et ce fut un vieil homme qui reconnut la plante éteinte depuis la seconde moitié du 19e siècle, ravivant brièvement ta boutique. Il avait eu dans un laboratoire une espèce hybride, mais c’était une plante capricieuse et difficile d’entretenir, comparée à d’autres de ses congénères. De plus, elle nécessitait le même climat atlantique que ledit olivier. On voulut te les acheter, on te posa des nombreuses questions et… rapidement, quelques curieux passèrent par la boutique. Ce n’était pas rare que tu aies des plantes étranges et exotiques, mais… c’était la première fois que tu partageais ouvertement une de tes plantes récupérées.

Puisque, autant elles comme toi n’affectionniez pas particulièrement les flash et les appareils photo indiscrets, tu finis par les retirer du comptoir et les ranger dans la serre, avec les deux autres arbustes. Tu savais qu’ils allaient passer l’hiver, ce n'était pas un souci puisqu'ils avaient bien passé le précédent. Ils étaient encore petits, mais ils étaient forts et, lorsqu’ils seront plus grands, ils donneront des fruits. Leur floraison était relativement tardive, mais ils possédaient deux ou trois bourgeons chacun. Ce seront ces petites fleurs roses et/ou amarante dont tu avais le souvenir, lorsqu’elles se décideront à éclore. Tu voulais voir si les insectes locaux pourraient les polliniser, mais… il y avait des chances que tu doives t’en occuper toi-même.

Il n’y avait eu que deux tentatives d’intrusion pour essayer de voler les plantes, mais… trouver un crocodile géant dans le jardin – parmi tant d’autres animaux – et se faire expulser par une force invisible avaient découragé et effrayé les individus dont il était question. C’était une bonne chose, quelque part. Ainsi, les gens n’oublient pas les raisons pour lesquelles il vaut mieux ne pas sauter les murs qui entourent tes jardins. Les clients furent déçus, mais s’en accommodèrent vite et passèrent à autre chose, admirant les roses estivales, les lys asiatiques et orientaux. Les plus populaires étaient les roses bleues, les noires et les lys blancs au parfum qui se confondait avec le tien. Tu étais loin de te douter que quelqu’un d’autre serait intéressé par tes plantations… quelqu’un que tu avais déjà croisé, par le passé, qui plus est.

* * * * * * *
L’heure de la fermeture avait été dépassée, mais tu n’avais pas encore baissé le rideau de fer ni verrouillé la porte d’entrée. Le commerce était vide et tes employés étaient partis depuis une bonne heure, au moins. Tu profitais du calme pour bouger un peu les plantes du magasin, les arroser et les bichonner avant de t’occuper du jardin et de tes animaux. Même si tu ne pouvais pas vraiment comprendre le langage des plantes, tu savais plus ou moins ce qu’elles voulaient par le biais de leur langage corporel et de leurs ressentis. Il y avait beaucoup de choses qu’elles appréciaient : être bien entourées et admirées, sans qu’on les touche trop, avoir de la lumière et la juste quantité d’eau, la musique…

Elles l’aimaient, oui.
Mais, surtout, c’était le son de ta voix qui leur plaisait ; elles adoraient t’entendre chanter et fredonner, tout comme les autres membres de la famille – tes animaux. Vous n’étiez pas de la même espèce, mais c’étaient tes bébés, pour ainsi dire, et tu en prenais très soin. Pour l’instant, toutes tes plantes semblaient heureuses et épanouies, y compris les plus délicates – tu tenais en compte le moindre de leurs besoins.

Et, en parlant de besoins, tu réfléchissais à ce que tu allais faire de ta boutique lorsque les travaux d’Arkham City seront achevés. Barricader l’établissement n’était pas une mauvaise idée, à ton avis, mais… ce n’était pas l’idéal. Nonobstant, tu savais que tu ne pourrais pas continuer de servir des douceurs à tes contemporains - comme tu l’avais fait, jusqu’à présent. Tu devais trouver un autre moyen d’offrir un peu de paix et de tendresse à ton prochain. Il fallait que ton établissement soit fonctionnel et à la portée de tous ceux qui en auraient besoin… Il n’y avait que quelques cliniques qui avaient été désertées depuis l’annonce du projet. Alors, pourquoi ne pas reconvertir le magasin en une sorte de petite clinique ? Tu n’allais pas vendre le matériel ni tes services, non. Tu allais les offrir, car c’était une période sombre, où il fallait se serrer les coudes.

Pensive, tu arrosais quelques ficus avec un mélange d’eau et de fertilisant naturel, accroupie. La clochette qui ornait le haut de la porte retentit et te ramena aussitôt à la réalité. Cessant de fredonner, tu t’adressas à la personne qui venait d’arriver, sans la regarder – pour l’instant. Au vu de l’odeur qui s’était engouffré dans ton établissement, c’était une jeune femme. Pourtant, cette personne ne t’était pas totalement inconnue :

Bonsoir, mademoiselle. Soyez la bienvenue à l’Ephemeral Garden. commenças-tu, te tournant vers la rouquine, l’arrosoir entre les mains et le sourire aux lèvres. Nous sommes fermés, mais… que puis-je pour vous ?

Le nom et le visage à peine plus jeune de ta cadette te revirent à l’esprit, accompagnés de la date et de l’endroit où tu l’avais croisée : elle fut ta patiente dans un hôpital de Seattle, il y a un peu plus de dix ans. À l’époque, tu remplaças une infirmière lors d’un congé maladie et pendant un peu moins de deux mois. Tu cachais un peu ta pâleur avec du maquillage et tu portais des lentilles vertes, des lunettes ainsi qu’une perruque auburn, tressée, qui t’arrivait au creux des reins. Cacher ta longue tignasse blanche n’était pas facile, mais ce n’était pas impossible. La couper n’était pas une solution, car elle repoussait presque aussitôt et à la même longueur. Tu n’étais même pas libre de changer cet aspect physique, car c’est ainsi que tu étais morte. C’est la configuration qui était restée gravée dans tes gènes. Et tu devais bien avouer qu’il serait plus simple de te déguiser si tu pouvais couper ta tignasse de temps à autre.

Par ailleurs, ton visage pourrait être reconnaissable, malgré le maquillage que tu employais, mais qui aurait le soupçonner ? Tu ne semblais avoir que la vingtaine, tout au plus. Encore est-il, il y avait quelque chose que tu ne pouvais pas couvrir : ton parfum, tu sentais toujours le lys. Même si tu en portais un autre, les tons raffinés et sucrés de cette fleur ressortaient toujours. Ce n’était pas une odeur artificielle, non. C’était comme si tu avais toujours un bouquet de lys avec toi.




Tenue d'Amy:
 


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Mer 24 Oct - 11:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lilies are more dangerous than briars. [Pv Pam]   Jeu 23 Aoû - 16:49

Lilies are more dangerous than briars

La sirène de l’ambulance retentissait. J’étais allongée. Mon corps ne répondait plus. Un masque à oxygène sur le visage, mes yeux fixes étaient posés sur le plafond du véhicule. Puis le mouvement s’arrêta et deux brancardiers se précipitèrent sur moi. La porte des urgences fut poussée par le brancard. D’autres personnes s’affairèrent autour de moi. Je ne savais pas ce qu’il se passait. Tout était flou dans mon esprit. Une seule personne me venait à l’esprit. Un seul nom se trouvait sur mes lèvres. Je voulus l’appeler.

-Jason…

Je ne sais même pas si mes lèvres avaient réussi à remuer, mais le son était mort dans ma gorge, avant même d’atteindre ma bouche. Physiquement, je ne ressentais aucune douleur. Je ne ressentais même plus mon corps, comme si mon âme avait été libérée de cette lourde contrainte que représentait l’enveloppe charnelle. Au fond, c’était sans doute mieux ainsi. Ma vie avait été courte, mais à 19 ans, j’avais déjà ressenti la souffrance d’une vie entière. Viols, manipulations, violences, j’avais déjà tout eu. L’heure était maintenant venue de me laisser partir. Pourtant, mon cœur se serrait à l’idée de ne plus jamais revoir mon professeur. Jason Woodrue. Alec Holland. Peu importe le nom qu’on lui donnait. Il était l’homme que j’aimais. C’est pour ça que je l’avais laissé faire tout cela sur moi… La mémoire me revenait petit à petit. J’étais ici à cause d’une expérience qui avait mal tourné… Un regrettable accident. Jason allait sans doute bientôt arriver. Il avait sûrement dû prendre sa voiture et être bloqué dans un embouteillage. Il allait arriver et j’allais m’éteindre dans ses bras. Cette fin me semblait tellement enviable. Et pourtant, une voix au fond de mon coeur me disait que je ne le reverrais plus. J’essayais de la faire taire. Il viendrait. Il fallait qu’il vienne.

Mon coeur commença à s’emballer. Mon corps entier fut secoué par des spasmes. Tout le monde se rua autour de moi. Il était trop tard, je le savais. Ils ne pouvaient plus rien pour moi. La totalité de mes souvenirs étaient revenus. Jason avait fuit en me voyant à terre. C’était un étudiant de première année qui m’avait trouvé et avait appelé les secours. Jason ne viendrait pas. Il m’avait utilisée avant de me laisser tomber, comme tout les autres.

-On est en train de la perdre ! Tenez bon mademoiselle Isley !

Une grande fatigue m’envahit. Mes yeux se fermaient et les ténèbres m’envahirent. Un « bip » continu s’échappa de la machine qui contrôlait les battements de mon cœur. La dernière chose dont je me souvenait était un doux parfum de lys.


Je me réveillai en sursaut. De la sueur coulait de mon front et collait mes boucles rousses ensemble. Ce n’était qu’un cauchemar. C’était encore un cauchemar. Je me levai et tirai difficilement mon corps jusqu’à la salle de bain pour me passer un peu d’eau sur le visage. C’était dans ces moments que je regrettais de vivre seule. Personne n’était là pour me rassurer après mes cauchemars. Cela faisait maintenant dix longues années que je m’étais fait hospitalisée. Personne n’avait pu expliquer comment j’avais survécu. Cela tenait probablement du miracle.  J’étais restée alitée pendant deux mois à l’hôpital. Une infirmière avec qui j’avais sympathisé avait pris grand soin de moi. Une jolie brune qui devait avoir à peu près mon âge et qui sentait bon le lys. Je ne l’avais jamais revue par la suite. Un de mes plus grands regrets d’ailleurs. J’étais persuadée que c’était cette jeune femme qui m’avait sauvé la vie.

Pourquoi faisais-je ce rêve maintenant ? Pour la troisième nuit d’affilée qui plus est. Cela faisait des années que je n’avais pas pensé à cet épisode de ma vie. Des années que j’avais oublié la faible Pamela et qu’était née la puissante Ivy. Je sentais au fond de moi que ces  rêves à répétition étaient une sorte d’avertissement, un présage sur mon avenir. Quelque chose allait bientôt se passer, je le sentais.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Je me promenais dans Burnley à la recherche d’un peu de paix. Il était déjà dix-neuf heures trente et je ne voulais pas encore rentrer à la maison. J’avais fait tout ce que j’avais à faire. Mes enfants avaient été nourris et soignés, ils avaient été tournés selon l’orientation du soleil… Bref, j’avais passé la journée à bichonner mes plantes chéries et fait des recherches dans le laboratoire en plein air que je m’étais improvisé. Maintenant que le soir tombait, je n’avais plus rien pour m’occuper mais je voulais repousser le plus possible l’heure de rentrer, et donc repousser le plus possible l’heure du coucher. J’étais terrorisée à l’idée de m’endormir et de plonger à nouveau dans ce terrifiant cauchemar. En me promenant, je passai devant un fleuriste, l’Ephemeral Garden. En règle général, je n’aimais pas trop les fleuristeries. La plupart des fleuristes ne savaient pas réellement prendre soin des plantes. Ils ne savaient pas les comprendre et réduisaient considérablement l’espérance de vie des pauvres petites. Mais cette fois-ci, mes sens furent attirés par l’apaisement que semblait ressentir ces petits trésors. De plus, il y avait en devanture une espèce qui m’intriguait. Une plante aux bourgeons caractéristique et aux fleurs blanches. Il s’agissait sans aucun doute de l’ochorosia brownii, une plante originaire de Polynésie éteinte depuis près de cent ans. Comment diable un simple fleuriste avait-il pu se procurer une telle espèce ? Je m’approchai pour admirer le spécimen. Visiblement, il n’était pas à vendre. C’était bien dommage, il aurait été du plus bel effet dans ma serre. J’espérais seulement que ce fleuriste saurait faire proliférer la plante, et pourrait réintroduire l’espèce. Une forte odeur de lys s’élevait. Ce n’était pas étonnant de sentir ce parfum chez un fleuriste et en tant normal, je n’y aurais peut-être même pas porté attention, mais étant donné les rêves que je faisais depuis plusieurs jours, ou plutôt depuis plusieurs nuits, je ne pus m’empêcher de lever la tête pour voir d’où venait ce fumet. A travers la vitrine, je vis une jeune femme qui arrosait ses ficus. Elle était de dos et je ne distinguais que sa longue chevelure blanche. J’admirai quelques instants cette chevelure d’argent que je trouvais si distinguée. C’est alors que la jeune femme se retourna et me pétrifia sur place. C’était impossible ! Ce n’étaient pas ses cheveux, ni la couleur de ses yeux, et pourtant, c’était son doux sourire, ses lèvres fines, son nez délicat. Lorsqu’elle me vit, ce fut avec exactement le même regard doux que celui qu’elle avait posé sur moi dix ans auparavant, quand elle avait pris soin de moi. Mais c’était une jeune fille qui devait avoir une vingtaine d’années, aujourd’hui elle aurait dû avoir la trentaine. Moi même, j’échappai au temps depuis que j’étais devenue Ivy, mais tant de différences me faisaient fortement douter. Je me dis que je devais encore être sous l’influence de mon rêve et que je devais me faire des idées. Sans doute, s’il avait s’agit d’un homme qui avait senti le lys, j’aurais certainement pensé que mon infirmière avait changé de sexe. Je voulais partir et continuer ma promenade, peut-être même m’arrêter manger dans un petit restaurant, mais mes pieds me guidèrent vers l’échoppe. Arrivée devant le comptoir, la fleuriste me fit remarqué qu’elle était fermée mais me proposa tout de même son aide. D’un ton hésitant, je balbutiai :

-Je… heu… Je suis désolée, je crois que je vous ai confondue avec quelqu’un d’autre…

A ce moment précis, j’aurais dû faire demi-tour, ne pas insister ni déranger cette gentille fleuriste prête à faire des heures supplémentaires pour m’aider. Mais mon instinct me poussa à poursuivre un peu cette conversation.

-Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que vous aviez des spécimens très particuliers… Comment avez vous fait pour obtenir des plantes qui sont censées être éteintes, parfois depuis plusieurs siècles ? En avez-vous en vente ?

Tout cela n’était que prétexte. Je mourais d’envie d’avoir ces plantes, certes, mais je voulais surtout discuter avec cette personne, avoir la certitude c’était (ou non) la jeune femme que j’avais connu autrefois. Je ne pus m’empêcher de demander :

-Vous êtes déjà allée à Seattle ?
ft Amerlyllian Die Rosenberg
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: Lilies are more dangerous than briars. [Pv Pam]   Jeu 23 Aoû - 23:09





Lilies are more dangerous than briars.


Lorsque la jeune femme à la chevelure flamboyante entra dans la boutique et qu’elle te regarda, tu sentis qu’elle t’avait reconnue. Indéniablement, elle hésitait, car ton apparence semblait très différente de celle que tu avais emprunté quelques années auparavant. Ça n’avait pas été un déguisement aussi élaboré que d’autres, mais il avait été suffisant pour passer inaperçue pendant que tu méritais ce pourquoi tu avais travaillé dans cet hôpital de Seattle. Certes, tu avais rempli ton rôle à merveilles, tes patients avaient un grand indice de guérison et ceux qui étaient incurables retrouvaient un semblant de bonne humeur. Il t’était arrivé de prendre la vie d’un ou deux patients en phase terminale et qui souffraient le martyr, mais tu avais évité de chasser dans et autour ton lieu de travail. Par ailleurs, tu ne travaillais que la nuit et tu avais toujours un sourire ou un mot gentil à adresser à autrui ; ce n’était pas rare qu’on pose des questions à ton égard ou que les familles t’apportent un petit quelque chose. Tu t’entendais avec tes collègues et les patients, tu les traitais dignement et tendrement. Tu n’étais qu’une jeunette, physiquement, mais tu savais te montrer maternelle et accueillante.

Quoi qu’il en soit, la rousse s’excusa pour son entrée et parce qu’elle pensait t’avoir confondue avec quelqu’un – ce qui te fit sourire. Doucement et silencieusement, tu secouas la tête pour lui dire que ce n’était pas grave. À aucun moment, tu ne pourrais démentir que tu sois qui elle pensait. Tu n’aimais pas mentir, tu n’étais pas douée pour le faire. Cette femme ne te semblait pas hostile, malgré tout ce que tu avais éventuellement pu entendre à son égard dans les rues de Gotham. Pour toi, elle n’était pas une simple criminelle, mais une concitoyenne curieuse et passionnée par la Nature. De plus, tu sentais que tes plantes appréciaient sa présence.

Elle-même portait l’odeur de tant d’autres.
Les senteurs fraîches et naturelles qu’elle portait étaient très plaisantes, c’était comme être allongée dans la forêt, sur l’herbe humide. Pourtant, il y avait quelque chose de toxique dans ce subtil mélange qui n’était pas pour le moins déplaisant. Elle était très différente de vos contemporains et tu n’avais jamais croisé quelqu’un comme elle, auparavant. Et tu ne pouvais point t’empêcher de te demander ce qui lui était arrivé pour finir à l’hôpital. Enfin, tu connaissais son état, ce qu’elle avait en elle – plus ou moins. Mais, tu n’avais pas su ce qui lui était arrivé, en réalité. À ton plus grand regret, tu finis ton remplacement et reçus ton ticket pour t’éclipser en Asie ; tu ne pouvais pas te permettre de rester plus de temps, à Seattle.

Pour ton bien.
Et celui de ton entourage.

Tu avais senti qu’elle aurait aimé partir, sans doute et principalement pour ne pas te déranger ou insister sur le fait que vous puissiez vous connaître. Si elle avait quitté la boutique, tu ne lui aurais peut-être jamais dit la vérité et tu l’aurais enfouie au fin fond de ton être, comme tu avais fait tant d’autres fois au cours de ton existence. Au lieu de cela, elle s’intéressa à ta petite famille et, avant que tu n’aies eu le temps de lui répondre, elle te demanda si tu avais été à Seattle. Alors, tu sentis le besoin de le lui dire… Sans la quitter des yeux, tu posas ton arrosoir dans un coin et t’approchas de l’entrée, pour fermer en bonne et due forme le commerce. En temps normal, tu aurais tout simplement utilisé tes vectors ou la télékinésie pour le faire, mais il valait mieux être prudent. Tout en faisant ceci, tu repris la parole et décidas de répondre à sa dernière question, avant toute chose :

En effet, j’ai séjourné brièvement à Seattle en 2004, Mlle. Isley. commenças-tu, sans perdre le sourire.

Tu marquas une courte pause, effleurant du bout des doigts l’Ochrosia brownii qui était près de la vitrine – et, même si tu étais près de celle-ci, ton reflet n’y apparaissait pas. Tu n’en avais que deux d’une bonne taille, mais tu avais réussi à en faire pousser plusieurs, que tu avais offert par le passé à des personnes discrètes et désintéressées.

Quam fascinant peut être le royaume végétal. Là où la grande majorité du royaume animal s’assèche et dépérit, il y aura toujours une graine ou un bulbe, flétris, dans lesquels se dissimulent quelques gouttes de vie. continuas-tu, disant indirectement que tu en avais récupéré nombreuses dans des graines et bulbes, entre autres, relativement anciens. Les voyages et certaines connaissances m’ont permis de les trouver. Le reste a été tout simplement question de patience, tendresse et implication. Il y en a qui sont très capricieuses et d’autres très délicates. J’essaie de préserver et repeupler certaines espèces depuis que j’ai hérité de cet établissement. expliquas-tu, arborant un air presque maternel. Pour moi, ces plantes n’ont point de valeur économique, mais sentimentale. Encore est-il, puisque mes enfants semblent vous apprécier, je peux vous en confier quelques-uns – si vous le désirez. J’ai la certitude qu’ils seront entre de bonnes-mains.

En effet, tu ne proposais pas de faire une exception et les lui vendre, à elle. Non. Tu souhaitais lui en offrir, lui donner quelques graines ou des jeunes pousses. Il valait mieux de les déplacer quand ils sont jeunes, qu’une fois adultes afin de ne pas trop les stresser. Et, malgré ton sourire, tu étais très sérieuse. Tu sentais qu’elle aimait les plantes, elle avait très envie d’avoir certaines de ces espèces, également. Elle devait avoir un endroit où tes bébés pourront grandir, s’épanouir et essayer de reprendre la place qui leur était due dans la grande biodiversité de la Terre.

Enfin… Puisque vous êtes ici, puis-je vous inviter à prendre un thé ou une infusion dans le jardin ? Nous pourrions discuter davantage et vous pourriez rencontrer le reste de la famille. lui proposas-tu, élargissant ton sourire. D’un pas léger, mais silencieux, malgré tes talons, tu allas près du comptoir pour récupérer tes gants et les enfiler – ceux-ci étaient blancs, fins et en dentelle. Une fois ceci de fait, tu t’approchas de ta cadette, lui tendant la main : Oh, veuillez excuser mon impolitesse, Mlle. Isley : je m’appelle Amerlyllian, Amerlyllian Alice Deliverance Die Rosenberg. Amy, Ame, Lys, Lily, Alice, Delia… vous pouvez m’appeler comme bon vous plaira. Ravie de faire votre connaissance dans des meilleures circonstances qu’antan.

L’idée d’avoir de la visite te faisait plaisir.
Du moins, une visite désirée et pouvant apprécier tes plantes à leur juste valeur.

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MessageSujet: Re: Lilies are more dangerous than briars. [Pv Pam]   Lun 27 Aoû - 10:08

Lilies are more dangerous than briars

Rarement une personne s’était montrée si accueillante avec moi. En ville, j’étais devenue une terroriste et peu de gens se montraient généreux avec une terroriste. Pour une fois, je me sentais la bienvenue et j’étais bien décidée à montrer le meilleur de moi-même pour ne pas faire fuir une potentielle amie. En effet, notre amour commun pour les plantes me laissait penser qu’elle pourrait devenir une amie.

Je l’écoutais parler de ses enfants, de sa famille, et je crois que pour la première fois de ma vie je ne  me sentais plus seule au monde. J’avais rencontré une personne capable de me comprendre. Elle proposait même de m’offrir quelques spécimens rares, voir impossible à trouver ailleurs. Voilà qui était bien au-delà de mes espérances. Elle me faisait suffisamment confiance pour me laisser prendre soin de l’un des membres de sa famille, geste dont j’aurais été incapable.

- Je prendrai volontiers le thé avec vous Amy, et je serai plus que ravie de rencontrer votre famille.

« En de meilleures circonstances qu’antan ». Ces mots raisonnaient dans ma tête. Je ne m’étais donc pas trompée. Elle était bien l’infirmière qui m’avait sauvé autrefois. Je ne jugeais pas important d’insister sur ce point. Cette jeune femme était visiblement comme moi : hors du temps. Si elle avait tant changé, c’était probablement qu’elle voulait échapper aux regards des autres. En moi-même, je me promis de conserver son secret quoi qu’il arrive. Elle m’avait sauvé la vie et je lui devais au moins cela.

Je suivis Amerlyllian dans la partie de la boutique qui servait de salon de thé. Je fus impressionnée par le paysage. Vue de l’extérieur, cette boutique ne payait pas de mine, on aurait presque pu passer devant sans l’apercevoir. Mais à l’intérieur, nous n’étions plus dans une simple boutique, mais dans un somptueux jardin où la nature avait toute sa place. Nous n’étions tout même pas dans un jardin anglais, tout y était arrangé de façon à ce que les plantes aient suffisamment de place pour de pas nuire au bon développement de chacune. À part moi, je n’avais jamais vu une personne prendre autant soin de ces petites plantes. Elles se sentaient bien, cela se sentait. Je compris alors pourquoi Amerlyllian souhaitait m’offrir des plantes : même si elle disposait d’une place raisonnable pour ses plantes, elle ne pourrait pas accueillir toutes les jeunes pousses sans porter atteinte à l’espace vital dont chacune d’elle avait besoin. Dire que j’avais tant de place pour ma part… Mon laboratoire disposait d’un espace sur plusieurs hectares. Mais sait-on jamais, si Ame se montrait réellement de mon côté, peut-être pourrais-je lui proposer un poste et elle jouirait de tout cet espace. Ainsi, elle n’aurait jamais plus à se séparer de ses enfants.

Je m’assis à une petite table en fer forgé pour prendre cette fameuse tasse de thé. Une tasse fumante devant moi, un large choix de thé à ma disposition, j’en choisis un à la pêche. Mon préféré. Pendant que la boisson infusait, je profitais de ce moment de calme pour discuter avec mon hôte.

-Je crois que vu les circonstance nous pourrions peut-être nous tutoyer ? Moi en tout cas je vous avoue que je n’aime pas trop que l’on me vouvoie. Ta famille est vraiment très impressionnante. Dommage que tu ne disposes pas de plus d’espace.


Un magnifique rosier blanc était juste à côté de moi. Il était si heureux qu’il chantait. Chacune de ces plantes chantait dans une gaie cacophonie. Il semblait que cet endroit fût un vrai paradis pour chacune d’entre elles. Je pris une gorgée de thé.

-C’est réellement un endroit plein de vie, dis-je en regardant tout autour. Je rêverais que l’intégralité de Gotham soit comme ici, que la nature reprenne ses droits plutôt que le béton et la grisaille des grattes-ciels. Ça serait l’occasion de réintroduire les magnifiques plantes que tu as sauvé de l’extinction. J’aimerais beaucoup voir les graines que tu as ramenées de tes voyages.

ft Amerlyllian Die Rosenberg
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: Lilies are more dangerous than briars. [Pv Pam]   Dim 2 Sep - 22:59





Lilies are more dangerous than briars.


La jeune femme à la chevelure flamboyante ne semblait pas être habituée à ce qu’on la traite dignement et, encore moins, que l’on soit aimable envers elle. Pourtant, tu estimais qu’elle en avait le droit, elle ne t’avait rien fait et elle s’était montrée respectueuse. Pourquoi devrais-tu la dénigrer, sous prétexte qu’on la considère comme une écoterroriste ? Est-ce vraiment mauvais, cette forme de terrorisme ? Il y avait, certes, des extrêmes, mais ce genre d’actions permettaient aux Homes de prendre conscience de la toxicité de leurs actes envers la Nature et leurs semblables. À ta façon, tu avais toi-même agit en écoterroriste lors de certains de tes voyages. Tu t’étais maintenue à l’écart de tes contemporains, et, pourtant, tu n’avais pas manqué d’intervenir lorsque tu le pensais nécessaire. Détruire des machines, des outils et des véhicules, effrayer les humains pour les éloigner d’un endroit, provoquer une débandade ou une attaque d’animaux sauvages, blesser ou tuer des chasseurs et des braconniers, utiliser la télékinésie pour faire bouger des plantes pour attaquer des personnes indésirables ou hostiles…

La liste était longue.
Très longue.

Tu as toujours fait ce qui était dans ton pouvoir pour protéger la Nature ainsi qu’aider et guider tes contemporains. Même lorsque tu cherchais à t’isoler, tu agissais toujours, dans l’ombre, sur la société. Dans les forêts, tu guidais les personnes perdues jusqu’aux orées. Souvent, tu soignais les animaux blessés et les gardais à tes côtés jusqu’à ce qu’ils étaient totalement rétablis. Tu n’étais pas prête d’arrêter, désormais. Tel était ton style de vie. John Constantine, lui-même, avait trouvé étrange ta façon d’être, car tu n’étais pas comme tes semblables. Et tu n’avais rien à voir avec ton jumeau, non plus… Vous étiez tellement différents… Il était le soleil, tandis que tu étais la lune – à moins que ce ne soit le contraire, ironiquement. Malgré ton comportement prédateur, lorsque tu étais affamée, tu étais beaucoup plus humaine qu’un humain normal.

Quoi qu’il en soit, la rouquine accepta tes deux propositions avec joie. Bien qu’elle n’insista point, elle comprit que tu avais été l’infirmière qui prit soin d’elle, par le passé. Tu sentais que vous aviez des choses en commun, tu percevais le moindre des changements dans ses ressentis, comme ceux de toutes les créatures qui se trouvaient dans un certain périmètre. Tu perçus la reconnaissance et l’étonnement qu’elle éprouva, mais le fait que tu ne vieillisses pas ne semblait pas être le plus perturbant dans l’histoire : c’était difficile de concevoir que tu aies un physique aussi différent qu’autrefois. Elle-même n’avait pas beaucoup vieillit. Pourtant, en une décennie, les humains peuvent subir maints changements.

Ravie d’accueillir quelqu’un comme Ivy, tu la guidas à travers le bâtiment jusqu’à la réserve puis… les jardins. C’était le meilleur endroit pour prendre le thé, que ce soit sous les glycines, sous le kiosque ou à l’une des tables que tu avais dehors, pour les clients. Elle semblait s’y plaire et apprécier les soins que tu avais prodigués à tes bébés – tes plantes. Tout était vert, la plupart de l’année, et tes animaux se trouvaient çà et là. Personne ne saurait s’attendre à découvrir un tel fragment de paradis au cœur d’une jungle de béton. Notamment, parce que l’extérieur ne laissait rien paraître : ça avait juste l’air d’une ancienne boutique avec des grands murs autour qui reliaient deux rues ensemble.

La laissant s’installer, tu t’éclipsas quelques instants pour aller récupérer dans la cuisine tout ce dont vous auriez besoin – y compris quelques douceurs : des biscuits et des tartelettes aux fruits. Puisque tu ne savais pas ce qu’elle voudrait comme thé ou infusion, tu optas pour prendre les petits sachets que tu avais fait durant la journée. Il y avait un peu de tout, prépare artisanalement. Il y en avait des normales, des pyramidales et d’autres avec des formes d’animaux aquatiques ou de fleurs. Tu n’étais pas la seule à apprécier d’avoir un petit poisson dans ta tasse, faisant paisiblement onduler ses nageoires tout en infusant son contenu. C’était mignon, relaxant et amusant. En tout cas, tu apportas un jeu en porcelaine blanche avec des reliefs de roses et les bords dorés. C’était un ensemble ancien et fin, mais très bien conservé. Tu servis l’eau bouillante dans vos tasses et tu en glissas une jusqu’à ton invitée avant de prendre place à ses côtés – afin de ne pas lui cacher la vue. Ta cadette prit un thé à la pêche et… quelque part, tu sentais que c’était l’un de ses préférés – si ce n’est LE préféré. Toi, tu pris un thé blanc au miel et aux fleurs de cerisier.

Laissant que vos boissons infusent, tu écoutas la rousse.
Souriant tendrement, tu acquiesças lorsqu’elle te demanda si vous pouviez vous tutoyer. Elle n’appréciait pas cela et, c’était réciproque. Vouvoyer autrui ne te gênait pas, pour le moins. Être tutoyée, c’était différent. Lorsqu’elle complimenta ta famille, une fois de plus, tu fus flattée. Certes, c’était triste que tes plantes n’aient pas plus d’espace. À la base, la propriété était beaucoup plus vaste, d’après ce qu’on t’avait dit. Tu aurais largement eu de la place et tu aurais pu protéger plus d’animaux, de plantes et de gens. Encore est-il, si tu avais fait avec les moyens du bord, jusqu’à présent… maintenant qu’une bonne partie des habitants du quartier étaient partis, tu allais certainement récupérer ce qui VOUS appartenait – à ta famille et à toi. Personne ne saurait le réclamer, désormais, et c’était parfaitement légitime que tu remettes la main dessus.

Glissant tes doigts sur les flancs de ta tasse, tu observas ta cadette, sans l’interrompre. De temps à autre, ton regard parcourait les lieux, s’arrêtant sur tout ce qui bougeait. À ton tour, tu pris une gorgée de ton thé, mais ton silence ne tarda point à se briser – sans trop faire attendre ta cadette :

Il fut un temps où cette propriété s’étendait une considérable zone de la ville. La famille qui me l’a léguée, autrefois, possédait près de deux hectares. Lors de la grande expansion de la ville, le terrain a peu à peu été rongé, mais il leur appartient toujours, légalement parlant. Les murs ont été érigés autour de la propriété actuelle pour la protéger des rapaces de la construction et des citoyens malhonnêtes. Tôt ou tard, je récupérerais ce qui m’appartient. D’autant plus, que mes voisins fuient le quartier à cause du projet d’Arkham City. commenças-tu, posant doucement ta tasse avant de tapoter tes cuisses pour inviter une petite minette timide à grimper dessus. Pour ma part, je refuse de quitter ces lieux.

Sur ces mots, la minette qui vous observait sous le rosier s’approcha à petits pas et sauta sur toi, enfouissant son museau contre ton ventre. Doucement, tu posas une main sur elle –  la caressant. Oui.  Il était hors de questions que tu partes et laisses ta famille, tes bébés, seuls. Certes, ils ne dépendaient pas tous de toi, mais tu voulais les protéger. Il fallait que tu préserves cet endroit.

Si tu veux, je te montrerai les graines après avoir pris le thé. Il y en a dans plusieurs droits, tout comme des jeunes pousses et d’autres plantes qui ne sont pas dans le jardin. repris-tu, marquant à nouveau une pause, buvant une gorgée de thé. Ton regard se posa sur le chaton que tu caressais avant de le porter jusqu’au bâtiment secondaire. Bien que les humains soient nombreux à ignorer la voix de la Nature, il y en a toujours quelques-uns qui souhaitent l’écouter. Bien que j’ai longtemps pris soin de ces jardins toute seule, depuis une trentaine d’années, quelques personnes se sont jointes à moi. Elles sont respectueuses, mais ce respect n’est pas inné. C’est quelque chose que les Hommes ont perdu au fil des générations, avec l’industrialisation massive et le consumérisme. commentas-tu, en toute sincérité, afin de répondre aux propos de la jeune femme. J’ai vu à quoi ressemblait Gotham avant que les premiers colons ne s’y installent, si puis-je dire. Voudrais-tu voir ce que j’ai vu ?

Aussi élégamment que délicatement, tu retiras l’un de tes gants avant de tendre ta main vers la rousse. Tu l’invitas à la prendre ou à poser la sienne sur la tienne, même si c’était difficile de comprendre ce que tu voulais faire par ce simple geste. Lorsque ton invitée effleura ta peau, ceci créa un lien psychique avec toi - ton corps était froid, malgré la chaleur ambiante. Aussitôt, tes pupilles devinrent des fines fentes et tes yeux furent traversés d’une lueur surnaturelle – c’était comme si de l’eau se reflétait dessus et ondulait. Tout ce qui vous entourait s’effaça, le sol se déroba sous vos pieds et le décor changea. Dans ces visions que tu partageais, vous sembliez remonter dans le temps très rapidement, des siècles, voyant peu à peu les traces humaines s’effacer jusqu’à ce que la Nature ait recouvert l’ensemble du territoire.

Des vastes plaines, des collines, de l’herbe à perte de vue, quelques buissons et plus rarement des arbrisseaux, des marais, du sable et beaucoup d’eau. Du poisson en abondance et quelques petits animaux, beaucoup d’oiseaux – notamment migratoires, tels que les canards mandarins, des grues et des oies, pour n’en citer que quelques-uns. Il n’y avait pas grande chose et la terre n’était pas très fertile, à cause de la mer – elle était très acide et le demeure toujours, par endroits. Ce fut la présence des animaux domestiques et ceux qui ont progressivement rejoint le territoire avec les humains qui ont permis une plus vaste biodiversité, visiblement. Le climat a toujours été très pluvieux, la neige et la glace couvraient souvent ces terres.

La Nature est bonne et juste. J’ignore si tu partages mon humble avis, mais… je pense que toutes les créatures pourraient cohabiter si on leur inculquait ce respect qui leur manque. Plus aucune espèce ne disparaîtrait à moins que l’Existence ne le désire et celles en danger pourraient être de nouveau introduites – si bien végétales, qu’animales. ajoutas-tu, finissant par stopper les visions en éloignant ta main de la sienne. La lueur mystique qui illuminait tes yeux se dissipa et, avec tout ceci, vous êtes revenues à la réalité – au présent. C’est en remettant ton gant que tu achevas ton discours – sans perdre le sourire : Hélas, même s’il n’y avait que peu ou plus d’humains, il aurait d’autres créatures capables de tout anéantir… Au final, l’égoïsme et l’ignorance des humains ne sont que deux des nombreuses menaces qui planent sur notre monde. Soit. Protéger l’environnement est une noble cause. Il devrait y avoir plus de personnes comme toi, Pamela. Préférerais-tu que je t'appelle autrement ?

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MessageSujet: Re: Lilies are more dangerous than briars. [Pv Pam]   Mer 5 Sep - 11:56

Lilies are more dangerous than briars

Amerlyllian semblait réellement avoir vécu beaucoup de choses. Je me demandais quel âge elle pouvait avoir pour avoir une connaissance si étendue des choses. Sa famille devait résider à Gotham depuis des centaines d’années étant donné l’état de la bâtisse qu’elle lui avait léguée. Lorsqu’elle me proposa de voir Gotham à l’époque des premiers colons, je crus qu’elle voulait m’amener à un endroit où elle aurait fait une sorte de maquette ou de reconstitution. Cela aurait été en adéquation avec le charme ancien du lieu. Quand elle me tendit la main, je crus que c’était pour m’entraîner vers un autre endroit. Je n’étais pas vraiment habituée aux contacts humains, mais Amy m’avait sauvé la vie il y a dix ans et aujourd’hui, elle se montrait d’une amabilité sans faille.

-Ce serait avec plaisir que j’irais voir ça ! dis-je toute enjouée.


Sur ces mots je lui saisit la main. Une main pâle et glacée. Mais je n’eus le temps de m’en rendre compte, car à peine eus-je effleuré sa main que je me sentie transportée. Non pas dans un autre lieu, mais à une autre époque. Je compris rapidement que tout cela n’était pas réel. J’étais dans la tête d’Amy. Je voyais des animaux qui vivaient heureux. Certes, le territoire était marécageux, beaucoup d’espèces animales et végétales ne pouvaient pas vivre ici, mais ceux qui se trouvaient là se sentaient bien. C’était leur terre, et nous, humains nous le leur avons pris sans aucun scrupule, anéantissant ainsi tout un écosystème.

Puis, la vision s’arrêta et je me retrouvai dans le somptueux jardin, face au petit poisson qui frétillait dans ma tasse de thé. Je retirai vivement ma main de celle de Amerlyllian. Je regrettai presque simultanément ce geste. Amy était une personne adorable avec moi et nous nous ressemblions plus que je ne l’aurais imaginé, mais j’étais sincèrement surprise de me trouver projetée dans la tête de la jeune femme. J’espérais juste qu’elle ne prenait pas mon geste pour un signe de peur. Je ne savais que trop bien ce que cela faisait lorsque l’on vous voyait comme un monstre. À mes yeux, elle ne l’était pas et je décidai de prendre les devants pour ne pas ruiner cette amitié naissante.

-Excuse-moi, j’ai été surprise… Tu as des dons très impressionnants ! Ils sont de naissance ou tu les as acquis au fur et à mesure du temps ? Excuse-moi, c’est une question un peu bête, mais moi aussi j’ai des dons assez particuliers.

Cette jeune femme était vraiment incroyable. Nous n’étions pas exactement pareilles, mais avec elle, je me sentais un peu moins seule. Mes amies étaient rares. En fait, je ne connaissais que Harley Quinn à qui je faisais réellement confiance. Mais Harley n’était pas comme moi. Même en tant que meilleure amie, il y avait certaines choses qu’elle ne pouvait pas comprendre. Oh bien sûr, je savais que je n’étais pas la seule à avoir des pouvoirs exceptionnels à Gotham, mais il faut bien admettre que les relations humaines étaient loin d’être mon domaine de prédilection. Je revins au sujet dont nous parlions peu avant cet intermède.

-Je crois que, la différence entre l’égoïsme humain et les autres menaces qui pourraient peser sur la nature, c’est que l’humain est doté de conscience et pourrait agir contre ses instincts primaires. Au contraire, la présence des animaux prédateurs est excusée par cette absence de conscience. S’ils causent l’extinction d’une espèce, ce n’est pas voulu par eux mais par l’Existence. De plus, la chasse a pour objectif de se nourrir. L’humain tue et il n’a pas nécessairement une raison valable pour cela. J’aimerais partager ton optimisme, mais je crains parfois, en voyant tout ce qu’il se passe autour de nous, qu’il y a quelque chose de viscéralement mauvais dans la plupart des hommes, moi incluse, j’ai tué des gens au nom de certaines idéologies, ce n’est pas pour rien que j’ai fini enfermée à Arkham. Sauf que moi, j’en suis consciente. Des gens font la même chose tous les jours. Sauf qu’ils agissent sur des animaux ou sur des plantes, et cela leur semble moins grave.


L’Homme était ainsi. Nulle autre vie ne valait la peine d’être vécu si ce n’est la leur. Et encore, les mentalités avaient évoluées dans ces trente dernières années, mais il n’y a pas si longtemps, les maltraitances sur les femmes ou sur les enfants étaient très largement tolérées, voir encouragées. Et même aujourd’hui, même si les lois tentent de nous protéger, les femmes sont encore très majoritairement considérées comme inférieures aux hommes sur moult points. Mais je n’avais pas envie de discuter de tout cela avec Amy. La condition humaine me déplaisait. La condition masculine, encore plus à mon sens, était répugnante. En bref, deux sujets de conversation qui, à mon sens, ne valaient pas même la peine d’être évoqués, tant ils étaient méprisables. De plus, lorsqu’Amy dit qu’il faudrait plus de personnes comme moi, je fus sincèrement touchée et je ne voulus pas lui montrer une si mauvaise facette de moi-même, même si elle avait déjà probablement entendu parler de moi.

-Pamela, Pam, Ivy… Peu importe, appelle moi comme tu le voudras Amy. Tu sais, si tu n’as pas peur de moi ou que tu ne me haïs pas à la fin de cette journée, je crois que j’aurais une solution à te proposer pour que tu puisses avoir l’espace nécessaire pour tes enfants.

Je finis ma tasse de thé.

-Et si tu me faisais visiter un peu plus ton domaine ?
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: Lilies are more dangerous than briars. [Pv Pam]   Ven 14 Sep - 17:56





Lilies are more dangerous than briars.


Le fait que ton invitée éloigne aussi soudainement sa main de la tienne ne t’offensa point. Tu savais que ce n’était pas de la crainte, mais de la surprise qu’elle éprouvait – tu le percevais. Et, logiquement, tu comprenais que cette femme ne soit pas habituée à faire des voyages spirituels vers un autre temps – ce n’était pas quelque chose d’habituel, après tout. Demeurant aussi sereine que tantôt, tu lui adressas un doux sourire et secouas légèrement ta tête pour lui faire comprendre qu’elle n’avait rien fait de mal. La question qui te fut posée était complexe et te fit brièvement réfléchir, inclinant légèrement la tête sur le côté. Aussi loin que tu puisses te souvenir, tu étais déjà douée d’empathie, tu voyais les esprits et avais une mémoire eidétique… ce ne fut que plus tard, vers l’adolescence, que tes visions ont commencé à se manifester, même si tu faisais déjà des rêves prémonitoires ou postmonitoires quand tu étais petite – ponctuellement.

Et, ironiquement, plus tes pouvoirs et capacités se sont affirmés, plus ta santé s’est détériorée. Mais, tu le comprenais ce point-ci, à présent : si tu t’étais nourrie de sang dès ton enfance, peut-être que tu n’aurais pas été aussi malade… si on ne t’avait pas exploitée, aussi. Ta voix avait certainement un pouvoir hypnotique, faible, mais certain, sur le public. Certes, ta voix a toujours été magnifique, tu étais gracieuse et talentueuse dans le domaine artistique et rien ne t’a été offert. Encore est-il, ton mentor devait parfaitement savoir ce qu’il faisait, en t’utilisant de la sorte pour s’enrichir. D’un autre côté, il paraît que ta génitrice était également porteuse de la maladie dont tu souffrais, de ton vivant, tout comme ta grand-mère – dont tu ne savais pas grande chose, que ce qu’on a pu te raconter. Même si ton mentor n’était pas ton géniteur, vous partagiez un lien de sang : ta grand-mère était une Die Rosenberg et la défunte femme de ton mentor était ta tante Lindsey, la sœur aînée de ta mère – chose que tu ignorais. De plus, elle avait été emportée par la même maladie que les autres femmes de votre lignée : la Sclérose en plaques. Donc, l’homme qui t’avait aussi maladroitement et sévèrement élevée, le meurtrier de tes parents et que tu as laissé pourrir dans un asile psychiatrique, n’était autre que ton oncle.

Quoi qu’il en soit, le temps que tu réfléchisses à ce que tu allais lui répondre, la jeune femme aborda brièvement un sujet dont elle ne souhaitait pas s’étendre – et toi non plus, en fait. Tu l’avais écoutée attentivement, retirant ton sachet de la tasse et mettant un peu de miel dedans avant de boire ton thé – sans quitter la rousse des yeux. L’égoïsme et la cruauté n’étaient pas des traits uniquement propres à la Nature humaine, mais il était vrai que maintes espèces douées de raison pouvaient l’être – notamment, les humaoïdes. Que ton interlocutrice ait tué quelques malheureux ne te choquait pas, tu ignorais quel genre de personnes elle avait tué et tu ne pouvais pas la juger pour son acte : toi-même, tu tuais pour te nourrir et, plus rarement, pour protéger ce qui t’es cher – ou te protéger. Néanmoins, tu savais que toute forme de vie était nécessaire et précieuse. Tu ne te permettais d’y mettre fin que lorsque quelqu’un devenait toxique et nuisible pour ce qui l’entourait. Et, généralement, tu visais surtout des proies sans famille et avec peu ou pas d’amitiés, entre autres : tu faisais un petit nettoyage, à ta façon.

Vous aviez pris votre temps pour boire vos thés et grignoter, tout en discutant. En écoutant le propos de celle qui pouvait tout aussi être ton amie, tu eus un petit pincement au cœur : « si tu n’as pas peur de moi ou que tu ne me haïs pas à la fin de cette journée ». Il n’y avait pas de quoi, pourtant. Elle ignorait ce que tu étais et ce que tu faisais… s’il y avait quelqu’un d’effrayant ici, c’était bien toi. C’était naturel, pour toi. Mais, tu comprenais parfaitement que ta nature et tes actes puissent dérouter autrui. Tu avais eu la chance de rencontrer des personnes compréhensives, lorsque tu te devais de dévoiler ton secret.

Je n’ai aucune raison de te détester et, encore moins, de te craindre, Pam. Alors, je serais ravie d’entendre ce que tu as à nous proposer. commenças-tu, posant ta tasse sur la soucoupe. Doucement, tu posas le chat qui était confortablement installé sur toi et te levas, invitant ta cadette à ta suivre – tu voulais lui faire visiter les lieux, comme promis. Tantôt, tu m’as posé une question à laquelle je n’ai pas su répondre spontanément : je suppose que j’ai ces pouvoirs en moi depuis ma naissance, bien que la plupart se sont déclarés et développés avec le temps. Notamment, suite à mon trépas. Mon corps était trop faible, autrefois. Ce que je t’ai montré ce soir, je n’aurais pas pu le faire, de mon vivant, sans m’évanouir ou faire une hémorragie interne. continuas-tu, disant implicitement que tu n’étais pas humaine et que tu n’étais ni morte ni vivante : tu étais une non-morte, une créature de la nuit. Tranquillement, tu commenças à marcher le long du mur des petits chemins, bordés de rosiers, qui parcouraient ton jardin. Vois-tu, ce n’est pas quelque chose dont je suis fière et je ne l’avoue pas devant n’importe qui, mais… j’ai aussi pris la vie de maintes personnes, je le fais et le ferais toujours, tant que je vivrais. Encore est-il, je tente de ne prendre que ce dont j’ai besoin, mais c’est une moyenne de deux à quatre personnes que j’emporte, par semaine… Plus, si je souffre d’une blessure importante ou si j’use anormalement de mes pouvoirs. Quand je suis devenue ce que je suis, à présent, j’étais un peu plus jeune que toi, tu sais ? Cela fait presque trente-six ans et demi, désormais. Alors, tu peux vite faire le compte... Bien entendu, j’utilise d’autres moyens pour me nourrir sans devoir trouver des proies, mais… ce n’est utile que pour un court laps de temps et, si je ne me nourris pas… je risque de blesser mon entourage et perdre la raison.

En expliquant ceci, tu continuas de marcher, posant une main à l’endroit où se trouvait ton cœur – muet et immobile depuis des décennies. Tu parlais sur un ton calme et normal, ne voulant pas non plus trop hausser la voix pour aborder ce genre de sujets. Même s’il y avait peu de gens dans le quartier avec cette histoire d’Arkham City, sait-on jamais qui pourrait nous entendre dans le quasi-silence nocturne. Et… revenant aux morts que tu avais causées, seulement tes proies étaient au nombre aussi effrayant qu’étonnant de 7602 ; tu ne comptais pas les vies des gens qui souhaitaient mourir ni les rares meurtres accidentels ou pour protéger ton entourage.

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MessageSujet: Re: Lilies are more dangerous than briars. [Pv Pam]   Dim 30 Sep - 20:15

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Pour la première fois de ma vie, je sentais qu’une personne me comprenait et était comme moi. Quand Ame me décrivit qui elle était, on aurait dit qu’elle se faisait peur à elle-même. Elle craignait de blesser ceux qu’elle aimait si elle arrêtait de tuer. Je repensai aux histoires que j’avais pu lire sur les vampires. Ame n’avait vraiment rien d’un Dracula à la Bram Stocker. Si on avait dû la rapprocher d’une histoire, elle aurait plutôt été un gentil vampire moderne à la Twilight. Même si j’avais moins d’appétence pour ce genre de littérature, je ne regrettais pas la personnalité de ma nouvelle amie. Elle m’inspirait une confiance que je n’aurais su expliquer. La logique aurait voulu que je sois terrorisée à l’idée qu’elle m’attaquât, mais il n’en était rien. Si elle avait voulu me tuer, elle l’aurait fait il y a une dizaine d’années, quand tu étais entre la vie et la mort à l’hôpital.

Je profitai de la promenade que me proposait Amerlyllian. Je lui souriais, lui montrant que je n’étais nullement effrayée par ses révélations. Nous étions plus proches qu’elle ne semblait s’en douter, mais, après tout, je ne savais pas réellement ce qu’elle savait de moi. Lors de notre visite, nous arrivâmes là où la vampirette gardait l’ensemble des graines de ses plantes. Il y avait sous mes yeux des centaines de graines d’espèces différentes. Certaines ne m’étaient familières que par les livres, il s’agissait d’espèces disparues depuis des dizaines, voir des centaines d’années. Pour autant, toutes n’étaient pas viables. Je ressentais l’absence de respiration chez beaucoup d’entre elles. D’autres avaient un souffle très faible et risquaient de s’éteindre prochainement. Je pris un de ces faibles spécimens au creux de ma paume.

-Ces graines risquent de mourir très prochainement, leur réserves de vitamines sont presque épuisées. Il leur faut se nourrir autrement.

J’utilisai mes pouvoirs pour faire germer la petite graine et la faire grandir jusqu’à ce qu’elle ait suffisamment de force pour pouvoir se débrouiller seule, et avec les bons soins de Amerlyllian, bien entendu. Ainsi, la jeune femme avait pu avoir un aperçu de qui j’étais, tout comme elle m’avait laissé entrevoir qui elle était. Je m’approchai d’elle et lui tendis la petite pante qui venait de naître.

-Tu sais Ame, j’ai réussi à me construire une sorte de petit laboratoire de fortune dans la forêt de Gotham. J’y travaille sur les graines et les plantes de façon à les rendre plus fortes et puissent survivre au fil des siècles. Je me suis aussi approprié plusieurs hectares de champs qui étaient désertés depuis des années et les ai protégés avec de grands arbres que j’ai fait poussé moi-même. Ces hectares me servent à faire grandir ma famille en sécurité, loin du danger que représentent les Hommes. Je pense qu’il y aura suffisamment de place pour que tu y fasses également grandir tes enfants, si tu le désires du moins. De plus, si le coeur t’en dit, je pense que j’aurais bien besoin d’un peu d’aide dans mon laboratoire…


Je n’avais jamais beaucoup aimé le travail d’équipe, mais je devais admettre que la compagnie de la jeune vampire ne m’était pas aussi désagréable que celle des autres personnes. Pour tout dire, elle m’était même plutôt agréable. Je n’avais pas vu les heures passer, et il faisait dorénavant nuit noire.
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: Lilies are more dangerous than briars. [Pv Pam]   Mar 16 Oct - 11:48





Lilies are more dangerous than briars.


Puisque ton accompagnante était quelqu’un de confiance et une grande amatrice de la nature, tu ne manquas point de lui montrer un seul recoin vert ou fleuri – depuis les allées au potager et de la serre au sous-sol où tu gardais les graines les plus délicates et des jeunes pousses n’ayant pas besoin d’autant de lumière ou désirant de la quasi-obscurité. Certaines, il fallait bien l’avouer, ne semblaient plus être les mêmes depuis que tu étais intervenue dans leur développement ; ces dernières étaient plus sombres et leur comportement était un brin différent de leurs congénères qui avaient survécu par leurs propres moyens, mais… quelque chose semblait les rendre plus résistantes au froid et plus coriaces. Tu n’avais pas le pouvoir que ta cadette avait, mais ton sang était très utile dans ce genre d’occasions et tu devais receler une capacité dont tu ignorais encore le fonctionnement et la puissance. Hélas, si tu pouvais sauver certaines de ces graines affaiblies ou mourantes, tu ne pouvais pas aider celles qui dormaient et celles qui étaient mortes – pour l’instant. Et, bien que tu faisais de ton mieux, c’était au-dessus de tes moyens actuels.

Joignant ses dires à ses gestes, Pamela prit une graine mourante au creux de ses mains avant d’user de ses propres pouvoirs pour la faire pousser : une nouvelle jeune pousse était née et, malgré son aspect chétif, la rouquine avait su insuffler une certaine force en elle – ce qui te fit sourire, rassurée et émerveillée. Délicatement, tu saisis la plante et t’approchas de l’installation qui lui convenait. Celle-ci n’aimait pas être en terre, étant une plante aquatique et habitant les eaux troubles. Tu la plaças soigneusement dans un bac plein d’eau trouble, avec un fond sablonneux et pourvu de quelques petits cailloux et du bois où elle pouvait s’accrocher pour flotter. C’était une plante dont on n’avait pas vu un seul spécimen depuis la fin du XVIIIe siècle, raison pour laquelle tu allais devoir en prendre très soin – elle était, présentement, unique en son genre. Faisant tout ceci, tu écoutas attentivement le discours de celle qui pourrait être ton amie, flattée et touchée par le fait qu’elle t’ait proposé de lui donner un coup de pouce et de s’occuper d’une partie de ta famille.

Ils seraient bien, avec elle.
Tu n’avais pas le moindre doute.

Ce serait d’un grand soulagement. Savoir que mes bébés sont avec toi, dans un espace plus naturel et vaste que celui où ils cohabitent actuellement… Ils seront heureux, alors, tu peux prendre tous ceux que tu veux. Enfin, notamment, ceux qui voudront partir avec toi – et je ne doute point qu’ils soient nombreux. commenças-tu, esquissant un sourire maternel avant d’effleurer certaines des plantes qui se trouvaient à ta portée – du bout des doigts.

Te tournant de nouveau vers la rousse, tu pris une pochette en mousseline sombre et sèche, pour permettre aux graines de respire, sans être trop exposées à la lumière et, avec le même soin, tu y glissas quelques-unes de ta collection pour les offrir à l’écoterroriste. Tendrement, tu déposas un petit baiser sur le tissu, à l’attention des futures plantes – tel un vœux de force et épanouissement. Ensuite, après avoir marqué une courte pause, tu les tendis à ta cadette – accrochant de nouveau son regard :

Je passerais t’aider aussi souvent que je le pourrais, alors, ainsi que pour leur rendre visite et découvrir ta famille, à toi. répondis-tu, finalement, d’une voix douce. Par ailleurs, n’hésites guère à revenir : ici, Pamela, tu es et seras toujours la bienvenue. Si je ne suis pas là et que tu croises l’un de mes protégés ou employés, dis-leur que je t’ai donné carte blanche pour accéder au jardin et à la serre : tu pourras prendre ce que tu voudras sans être embarrassée par leur présence.

Tu ne disais pas cela parce que les gens qui étaient avec toi étaient lourds ou curieux, non. Mais parce que tu savais qu'Ivy n’aimait pas les humains et que c’était le meilleur moyen de s’en éloigner et d’en débarrasser pacifiquement, sans qu’il y ait des éventuels conflits. Quoi qu’il en soit, tu étais sincère et tu ne manquais point de lui adresser un de tes plus beaux sourires.

C’était la naissance d’une nouvelle amitié.
Oui, d’une amitié exceptionnelle.

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MessageSujet: Re: Lilies are more dangerous than briars. [Pv Pam]   Mer 24 Oct - 10:35

Lilies are more dangerous than briars

J’étais touchée de la confiance qu’Ame me portais. Il ne devait pas être facile pour elle de se séparer de ses enfants. Mais elle croyait suffisamment en moi pour m’en confier la garde. Je saurai me montrer digne de cette confiance. Autant que je me souvienne, aucune de mes plantes ne s’était trouvée malheureuse à mes côtés. Cependant, contrairement à Amerlyllian, je doutais que beaucoup de spécimens aient le désire de me suivre. En effet, les pousses avaient développé un attachement très fort pour elle. Quel enfant voulait être séparé de sa maman ? La jeune vampire pouvait-elle sentir tout l’amour qu’elle recevait ? Je n’en doutais point. Mais elle tenait à faire passer les besoins de la flore avant ses propres désires, ce qui était tout à son honneur.

-Je crois que je ne vais m’occuper que des graines ou des très jeunes pousses si tu le permets. Je crois que la plupart des plantes ne pourraient pas être véritablement heureuses si elles devaient être séparées de toi, même avec tout l’amour et toute l’attention que je pourrai leur porter. Tu resteras à jamais leur maman.

Ame m’invitait à venir aussi souvent que je le désirais. Je hochai la tête, mais je savais pertinemment que je ne reviendrais que très rarement dans cette boutique. Même si la vampirette me promettais que je ne serais pas embêtée par les employés, je ne tenais guère à me retrouver dans des contacts humains. Mon cercle d’amis était fortement réduit. Si je n’étais pas certaine de voir Ame, je n’avais que très peu de raisons de revenir ici. Elle promettait de venir me voir aussi souvent que possible. J’espérais sincèrement qu’elle tiendrait parole. Je me sentais plus proche d’elle que je ne l’avais jamais été d’un être humain, mais peut-être que le fait qu’elle ne soit plus vraiment humaine jouait peut-être en cela.

Je pris un petit sac de graines mourantes. S’il fallait commencer par quelque chose, autant commencer par sauver la vie de ceux qui risquaient de la perdre. Après avoir demandé l’autorisation de les amener avec moi à leur mère, je saluai mon hôte et ma nouvelle amie avant de partir. Il se faisait déjà tard et je tenais absolument à m’occuper des petites innocentes que je ramenais à la maison avant d’aller dormir.

ft Amerlyllian Die Rosenberg
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