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 Mortel Casino (P.V Benny James )

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MessageSujet: Mortel Casino (P.V Benny James )   Ven 15 Juin - 20:30

Rock n' noire. Gotham ne dort jamais. Comme beaucoup de villes américaines, me direz-vous. Sauf que Gotham reste éveillée au point d'en vomir d'un manque de sommeil avéré car chaque soir, sa criminalité se donne le mot pour lui envoyer un nouveau coup de poing dans le ventre. Pourtant, cette nuit avait tout pour être celle dont on rêve. Calme, ciel bardé d'étoiles, des festivités crevant le silence qui pourrait s'avérer pesant, joie, ivresse. Malheureusement, un homme en a décidé autrement. Dans la quarantaine, propre sur lui mais obligé de se déplacer à l'aide d'une canne. Il pourrait être leur égal, égal de ces gens attablés à la roulette ou au blackjack. Mais il demeure infirme, touché par Gotham et son appétit vorace. Quand bien même ses intentions sont on ne peut plus louables, par rapport à certains de ces coquelets suant le parfum haut de gamme.

Il a été blessé par cette soi disant justice, et ses détracteurs. La seule chose qu'il omet de penser ou même d'avouer, est qu'il l'a mérité. Car manipuler des gens pour faire le sale boulot à notre place reste d'une dégueulasse, mais aussi lâche. Sans doute l'est-il. Sans doute est-ce son seul moyen pour combattre ce qui l'a rendu aussi hostile, envers certains pans de l'humanité. Tel l'homme qui tente de le bousculer devant ses deux dames de la soirée, dans le but de "parfaire" son idiotie qu'il préfère nommer virilité. Un homme qui s'arrête tout de go quand son confrère à la canne le regarde et commence à lui parler. Hypnotisé, vidé de sa propre volonté. L'agresseur, devenu à présent victime se lève et parle tout naturellement à celui qui le contrôle. Les deux femmes ne réagissent pas, elles aussi sous le joug de cette palabre, de cet homme à la canne. Rien alors, ne laissait présager que cette bouffe improvisée deviendrait l'outil d'une découverte macabre.

Il est minuit. Dinah est au Gomorrah, ne se doutant pas que celui que l'enflure tuant des prostituées et manipulant la plèbe se trouve au même endroit qu'elle. Tout ce qu'elle souhaitait, c'était voir Benny Smiles. Ou plutôt, trouver son bureau, sonder chaque parcelle de l'établissement pour ériger une carte précise une fois rentrée au Bunker. Infiltrée en tant que nouvelle croupière depuis une dizaine de jours et jonglant avec son costume de Black Canary, ses plans sont presque prêts. Peut-être que toutes les zones du casino avec passages secrets n'ont pas été découvertes. Mais au moins, si le Réseau a besoin de faire une descente dans l'établissement, il saura où il met les pieds.
Ce soir, ce souhait presque parfait se brise pour la jeune femme, quand une autre de son sexe sort des toilettes en hurlant. La parée de mille feux de bijoux la bouscule, pour ensuite l'attraper aux bras et lui intimer l'ordre d'appeler le gérant. Mais Dinah n'en a cure, poussant la femme pour aller jusqu'au lieu d'aisance et découvrir le pourquoi de ses cris d'horreur. Son souhait presque parfait se tâche de sang. Du sang d'une pauvre quarantenaire, au crâne brisé, à la vie volée.

L'un des managers la dégage, suivi de quelques gros bras loyaux à Smiles. Elle en reconnaît un, qu'elle a d'ailleurs fracassé durant la guerre des gangs; son menton déformé est significatif. Brisé par un coup de genou; celui de Black Canary. Lui, ne la reconnaît pas. Trop fardée, effet de maquillage changeant sans doute son apparence par rapport à celle qu'elle arbore dans des tons plus naturels, aucun des hommes de Benny Smiles n'a calculé son infiltration. Pas même vérifié si cette identité dont elle s'est emparée avait quelque différence avec celle qui devait se trouver à sa place.
Enfin bref. Boutée hors des toilettes, et tirée en arrière par la cohue générale, Dinah se retrouve miraculeusement cachée par la foule. Elle en profite donc pour se connecter sur le canal du GCPD et ainsi envoyer un message à Gordon et ses agents.
"Ici Black Canary. Je suis actuellement au Gomorrah. Un meurtre vient de s'y produire. Femme frappée à mort."
De nouveaux cris viennent s'ajouter. Un employé a lui aussi été retrouvé avec le crâne fracassé, ainsi que d'autres blessures le long de son corps. En tout cas, c'est ce que dit ce mec habillé d'un costume blanc cassé. Quand on s'attarde aux détails tels que les habits des hommes demain, ou bien la décoration, on remarque une touche nostalgique, rappelant les années d'or de la mafia. Une époque où encore l'alcool était prohibé sur tout le territoire, où la morphine servait de drogue avant que l'heroine ne prédomine sur le marché. Un raffinement qu'on ne peut nier, cependant bien imbibé de corruption et de foutoir sanglant. Ce soir, le Gomorrah est la cause de la tenue en éveil de Gotham; ou plutôt le bouc émissaire, coupable d'avoir tuée une paix tant voulue.

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Blackgate
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Benny Smiles
MessageSujet: Re: Mortel Casino (P.V Benny James )   Ven 15 Juin - 23:42

Quelques minutes plus tard.
Au dernier étage du Gomorrah. Bureau Personnel de Benny Smiles.


La fenêtre ouverte, il regardait d'un air morne la volute de fumé s’échapper de son cigare vers la petite ouverture de sa fenêtre, et enfin qui partait vers le ciel gris et pluvieux de Gotham. Il avait fallut affronter beaucoup de problème, très rapidement, et la seule solution pour s'en sortir avait été de travailler encore plus, sur une campagne publicitaire pour le casino. Cela avait été bien drainant, aussi bien physiquement que mentalement, mais le travail lui avait donné au moins un garde fou pour ne pas se noyer dans le chagrin et l'alcool surtout. Jusqu'à ce qu'un gamin fasse irruption dans mon bureau, m'annonçant une bien tragique affaire.

"Tu me répètes ça poussin ?"

"Monsieur Smiles, il semblerait qu'on ait un léger problème."


"Pas de problèmes, que des solutions, poussin. Allons en bas et voyons ce qu'on peut faire."


Alors que je discute avec un des gamins responsables des jeux du secteur des roulettes, et des jeux de hasards, Swank arrive dans mon bureau et me fusille du regard. Que se passe t'il encore ? Généralement, quand il se pointe avec cet air, c'est qu'il y'a une merde dans le secteur. Je regarde attentivement le jeune garçon qui était venu m'apporter la mauvaise nouvelle. Pourtant, la soirée venait de bien commencer. Le champagne coulait, la maison gagnait, et les filles en avaient pour leurs culottes. Les danses exotiques ça marchait bien. Frederick Sawanger chantait dans la salle de concerts et on faisait le plein entrée. Et malheureusement, faut toujours qu'il y'ait une merde quelque part. Pourtant la soirée avait tellement bien commencée ... Je ne comprend pas. Parfois, je me disais que cette ville était maudite. C'était peut-être vrai, mais de l'autre côté, je n'étais pas un spécialiste de la malédiction, et je ne croyais pas en ce genre de conneries. J'étais Benny Smiles, un des plus grands truands de cette ville après tout. Observant avec attention les deux personnes dans mon bureau, le point d'ébullition était à son comble.

"Benny ! On a un soucis et les flics sont déjà là !"


"Pardon ?"

"Tu m'as bien entendu. On a deux macchabées dans le casino ! Deux putains de cadavres dans notre bâtisse. Si ça continue, on demandera à Frederick de chanter nos hymnes funèbres."


"Ou du Macchabé Thoven non ?"


Le gamin qui était avec nous se prit deux balles dans le buffet pour cette blague de merde. Je repose mon flingue avant de me prendre la tête dans les mains. Bordel, deux cadavres dans mon casino, et les flics qui viennent d'arriver. Je me lève. On avait un troisième cadavre sur les bras, mais celui-là, personne ne se rendrait compte qu'il a disparu celui-là. En attendant, Swank est nerveux. Il cherche à tout prix ce que l'on peut faire pour sauver la réputation du lieu. Déjà qu'on traine avec des vampires, des anarchistes pouilleux, et maintenant un psychopathe dans le coin. C'était quoi ce délire bordel de merde ? Tout Gotham avait décidé de me casser les couilles ou quoi ? Swank tremblait, comme si ses angoisses revenaient soudainement à l'assaut, comme si une crise de peur allait le prendre d'un coup. Ses yeux se firent plus écarquillés, son front se fit plus moite et il se pencha vers la porte d'ascenseur et se reprit, ajustant son veston à nouveau. Il grimaça et secoua négativement la tête. Il ne voulait plus entendre ce mot "cadavres", et surtout pas de la bouche de son patron, ni de ses employés. Swank semblait perdu un instant dans ses délires et ses songes, regardant fixement un point bien au delà de mes yeux, comme si il me transperçait. Une chose était sûre, même dans son état, il savait que quelque chose n'allait pas. Il se redressa sur lui-même semblant revenir à la réalité, ses yeux redevenant fatigués et tristes.

"Garde ton calme, Swank. Tout va très bien se passer."


La porte de l'ascenseur privé s'ouvre et je parais devant tous, les flics sont là, en train de prendre les dépositions. Tous regardent ce qui se passent. Les ambulances sont là aussi. Prêtes à embarquer les cadavres. Redressant ma veste, j'esquisse un léger sourire tandis que j'avance vers l'homme qui semble être le gérant de ces hommes en bleus. Un certain Gordon je crois, je tends la main dans sa direction avant de dire d'une voix amusée.

"Commissaire Gordon, c'est bien cela ? Enchanté, je suis Benny Smiles, bienvenue au Gomorrah !"


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James W. Gordon
MessageSujet: Re: Mortel Casino (P.V Benny James )   Sam 16 Juin - 11:15

Je sifflotais une tasse de café tout en regardant les rues vides de Gotham par la fenêtre de mon bureau. Incapable de comprendre le but des criminels, ils cherchaient à prendre le contrôle de la ville en détruisant tout sur leur passage. Cette foutue guerre des gangs me mettait à l'épreuve, et malgré le calme apparent de Cobblepot et de Specter, je ne pouvais pas rester de marbre face à tout ce qui se passait dans ma ville. Noir, sombre moment de la soirée. Le soleil était couché depuis un moment tandis que les dossiers des crimes s'empilaient sur mon bureau. Des dossiers, des tas de papelards, des milliers. Chaque jour apportait ses morts et ses enquêtes. J'étais malheureusement dans le doute et impossible de faire quoique se soit, sans que ce merdeux de Cobblepot immisce son nez dans mes affaires en court en mettant au courant les pontes de la mafia urbaine. Même maire, j'étais persuadé qu'il se faisait soudoyer par la tune illégale, comme à ses anciennes habitudes, l'homme reste trop souvent avide lorsque l'on lui tend une tonne de billets dans une mallette et lui promets monts et merveilles pour le futur. Je tourne le dos à la fenêtre et me rappelle soudainement l'indice laissé par l'un des héros peuplant la ville. Il avait pointé un batarang dans mon bureau pour s'assurer que je me rappelle de son passage et que je jette un œil sur l'un des dossiers qui ornaient mon bureau. Mais ce soir, cela devra attendre. Je me devais d'être là, pour mes hommes, sur le terrain, prêt à bondir sur le criminel. D'innombrables affaires me prenaient beaucoup et je devais délaisser ma nièce, encore une fois, pour pouvoir permettre à la ville de vivre tranquille. Une fois ma tasse vide, je prends les photos d'une affaire en court, cherchant la moindre informations qui pourrait me permettre de mettre en branle ce cartel. Quand j'entends du bruit dans le commissariat. Je quitte ma place et ouvre la porte, les policiers courraient dans tous les sens et j'attrape un jeune imprudent en lui demandant.

"Que se passe-t'il ?"


Le jeune policier stoppe sa course et se retourna brusquement et me répond essoufflé.

"On vient de recevoir un appel, nous disant qu'il y'a eu un meurtre au Gomorrah."

Surpris, je claque la porte de mon bureau en attrapant mon blouson à l'intérieur et me dépêche de rejoindre ma voiture. Deux bagnoles de policiers quittent le commissariat, alors que nous avertissons les autorités pouvant agir durant une telle affaire. Je ne savais pas sur quoi j'allais tomber. Un fou, un gamin qui apprend les rudiments du crime pour pouvoir s'en sortir. Les voitures des flics se postent devant la ruelle sombre, non loin du Gomorrah. Une boite casino gérée par une espèce de petit requin des affaires, un certain Benny Smiles. Bien que je n'avais encore aucune preuve d'implication en quoi que ce soit sur lui au niveau de la guerre des gangs, Benny Smiles était quelqu'un de peu recommandable, il nous arrivait de Las Vegas, la cité des perdus et des âmes damnées. Je ne croyais pas en la "vertu" de cet homme que je croiserai sûrement ce soir. J'entre dans le bâtiment. Déjà, mes gars en bleus s'occupent du merdier. Deux cadavres, c'est déjà de trop, même dans un bouge pareil. Moi, un peu plus loin, je m'approche de la scène et découvre comment sont disposés les corps. Je reconnais tout de suite ce genre de modis operandis, les corps sont positionnés comme une ancienne affaire qui prit beaucoup de temps aux services de police à l'époque. Les victimes sont installées comme des pantins, des mannequins, comme si cela servait à quelque chose au final ... Non, ce que je peux voir, c'est surtout l'amateurisme du tueur. Il en est à son premier coup d'essai. Le premier meurtre se devait d'être bâclé, mais le deuxième, on jurerait qu'il a essayé de faire de ce corps, une espèce d'art dans lequel il veut se représenter. Comprendre un criminel, ce n'est pas dur. J'allume ma clope avant de commencer à regarder autour. La police scientifique est déjà là. Je fourre mes mains dans mes poches, inspectant les lieux à la recherche du moindre indice, quand je vois la trace de sang sur le sol. C'est alors qu'un homme vient à moi, un homme dans un costume des plus ... Surprenants. Il se présente.

"Monsieur Smiles, c'est bien ça ? Vous m'excuserez, mais je suis un peu malade en ce moment, et je ne tiens pas à vous transmettre ma maladie."


Une fausse excuse pour ne pas à avoir le toucher. Sa main tendue, je le laisse en mode "vent" pour ne pas à lui toucher la main. Jamais de compromis face à la Pègre, jamais de compromis face aux ordures de son genre. Et même s'il n'était pas le tueur, je ne devais pas me laisser atteindre parce ce genre de petit mac. Je ne salue pas la vermine, j'ai mes principes, et puis, qui ne me dit pas qu'il est lui aussi un des tueurs qui sévissent actuellement dans ma ville. J'esquisse néanmoins un petit sourire.

"Le casino est bouclé, monsieur Smiles. Personne n'entre, personne ne sort. C'est aussi simple. Mes hommes vont prendre la déposition de vos employés et des clients. Et nous trouverons bien sur, quelque chose pour appréhender le suspect, vous me comprenez j'espère."


Commissaire de Gotham City
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MessageSujet: Re: Mortel Casino (P.V Benny James )   Jeu 21 Juin - 16:15

Rock n' noire. De nouveau, la longue queue de cheval file vers le lieu du premier crime, après un rapide tour dans la salle de surveillance. Salle qui était bondée par des employés sur le qui vive, prêts à retrouver le salopard à l'origine de cette tâche sur le nom de l'établissement. Dinah ne peut le nier, cet assassinat de femme a le don de titiller ses instincts. Elle a l'impression d'avoir déjà vu ce genre de méthode. Pas de criminel en vue ni d'arme, juste les victimes. Dont une massacrée de manière plus barbare et rapide que l'autre, aka l'employé du Gomorrah.

Les policiers ne la remarquent pas, ou tout du moins, pas tout de suite. Dinah se penche alors vers le corps de la défunte pour remarquer sa robe déchirée en mille morceaux, ses ongles cassés sûrement lorsqu'elle luttait pour sa survie. Il y a aussi son annulaire gauche qui semble désarticulé et malmené. Comme si on avait voulu lui retirer une bague.
"Madame vous n'êtes pas autorisée à rentrer sur une scène de crime.
La voix grave et sèche du policier l'ayant repérée la fait légèrement tressauter. Dinah se redresse promptement, pour faire face aux yeux mauvais du représentant des forces de l'ordre. La seule façon de s'en sortir, c'est de sortir une excuse bidon et idiote de superstition, et prendre un air apeuré. Sinon, elle se fera mettre en garde à vue illico.
"Je m'excuse. Je ... Je voulais simplement savoir si il s'agissait d'une des habituées à ma table de jeu. Ça ruinerait ma réputation au niveau de la chance que je peux apporter, voyez-vous.
- Vous avez vérifié non ? Alors sortez de là maintenant."
Et aussi vivement qu'elle est entrée, la blonde ressort des toilettes. Pour être prise à partie par un autre policier qui lui, cherche simplement à récupérer son témoignage. Elle raconte points par points ce qu'elle a vu, et ressort le même baratin sur la chance, le possible fait que ça aurait pu être une de ses habituées. Finalement, il la relâche et elle, repart.

Jusqu'à tomber malgré elle non loin de Benny Smiles et James Gordon. Ses sourcils se froncent immédiatement. La confiance qu'elle accorde à Gordon ne cache en rien sa méfiance envers le mafieux, qu'elle a déjà dû côtoyer durant les premiers événements de la Guerre des Gangs. Certes Falcone n'était plus une menace pour le moment, mais ce gars, aussi propre soit-il dans son costume, sent le renard. Ils restent pour le moment en intense échange. Que ce soit de regards, ou bien de paroles. À vrai dire, ce sont deux visions opposées sur Gotham qui en ce moment s'affrontent. Bien. Canary en profite donc pour filer à l'anglaise jusqu'à sa cache de costume, voyant qu'aucun policier n'a encore eu le tact de boucler ce coin. Ainsi que pour envoyer les derniers éléments qu'elle a pu récupérer sur le casino, via un communicateur du Réseau. Elle enfile ensuite une de ses tenues de justicière les plus rapides à mettre, et surtout, en adéquation avec ce qui peut lui tomber sur le dos si jamais les mafieux se décident à l'attaquer. Elle se sent d'ailleurs revivre, en enlevant cette jupe crayon et ce chemisier agrémenté d'une cravate; trop serrés. Le genre de tenue pour vendre, attirer le client. Même si il n'y a rien de tendancieux dans une tenue aussi formelle, il y a toujours quelques petits détails qui peuvent changer la donne.

Ceci fait, elle jette le sac de sport par la fenêtre de la pièce, donnant sur une benne presque vide. Plus qu'à revenir les chercher quand la tempête se calmera. Et au besoin, si personne ne met le code adéquat sur le système de cadenas, tout disparaîtra dans une jolie réaction chimique. Canary sort enfin de sa cachette pour finalement tomber nez à nez avec un des gars de Smiles. À qui elle éclate sans autre forme de procès le nez. Assommé, l'homme est ensuite traîné par celle qui l'a mis knockout. Lui ne finir pas dans la benne. Mais à côté. Pas de chance. Bon. Nouvel objectif, trouver un moyen de parler avec Gordon. Ça par contre, ça risque de poser problème. Quand soudain une idée lui vient. La blonde justicière sort donc par la fenêtre, récupère son sac et utilise un système grappin pour le hisser loin du regard de gens curieux. Puis avec un joli effet de coup de pied, donne un coup de pied dans la benne qui elle vient fracasser des caisses posées non loin de là.
"Ça c'est ce que j'appelle un coup monté."
Constate-t-elle avec humour avant de saucissonner le mafieux encore dans les vapes et de se positionner donc sur les portes arrières de l'établissement. Avec ce brouhaha à l'arrière, elle était presque sûre d'attirer l'attention de toute cette sordide réunion. D'ailleurs, ça ne tarde pas. Deux policiers déboulent par la porte arrière, pour finalement voir un des employés de Smiles d'attaché, ainsi qu'une ombre arborant une longue chevelure blonde. Ils sortent leurs armes.
"Doucement les gars. Ce mec était prêt à harceler une employée, qui malheureusement s'est enfuie. Je crois qu'elle n'est pas prête de revenir à son boulot."
Canary reste les mains levées, pendant qu'un des hommes se permet d'appeler leur chef en expliquant la situation et en mentionnant bien entendu la présence de la justicière. Et merde, à tous les coups Smiles et sa bande vont rappliquer.

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Blackgate
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Benny Smiles
MessageSujet: Re: Mortel Casino (P.V Benny James )   Lun 25 Juin - 20:15

Gordon était un véritable empaffé. Il n'avait aucun respect pour l'homme d'affaires que j'étais. Triste pensée de devoir serrer une main imaginaire, mais je me ravise en sortant un petit peigne de ma veste pour me remettre les cheveux dans le bon sens. Le gérant du Gomorrah écouta ce qu'avait à dire le policier, à vrai dire, il s'agissait bien d'un accord juteux entre deux parties. Moi, j'aidais ce flic à trouver un coupable idéal, et lui m'en débarrassait, c'était une question de simple courtoisie non ? La simple pensée de demander de l'aide à Gordon pour cette histoire pouvait peut-être déboucher sur un accord entre deux personnes non ? Seulement, il était impensable pour moi que ce vieux flic puisse m'aider à me hisser dans Gotham, j'y arrivais bien tout seul et jamais je ne demanderais de l'aide, surtout à quelqu'un qui est extérieur à mon entourage. Restait à savoir, jusqu'où l'investissement pouvait aller. Tout ceci était clairement alléchant. Cette soirée pourrait être intéressante, seulement, je me méfie des flics. Surtout Gordon, on le disait incorruptible et je devais me méfier. Il n'y avait presque pas d'amis à se faire dans ce milieu, juste des clients, et le petit gars de Las Vegas n'était pas du genre à donner une carte de fidélité, au contraire, je faisais tout pour arriver à toucher de plus en plus d'argent. Il fallait bien que tout cela devienne rentable, que cette ville devienne un véritable lieu de débauche pour les affaires, même en pleine guerre de gangs. Je m'allume une sèche tout en regardant Swank, avec un sourire.

"Prenez le temps qu'il faut, commissaire. Cependant, je doute que l'on trouve quoique ce soit. Si le type qui a fait ça à une cervelle, il est déjà loin."


Du ramdam dans une autre salle. Les caméras de sécurité venaient d'annoncer à Swank dans son oreillette une intrusion hostile à l'arrière. Deux flics déboulaient et virent une espèce d'ombre blonde qui semblait avoir assommé un de mes gars. Bordel, c'était quoi encore ce merdier. Je fus une nouvelle fois interrompu par Swank qui, suivit de quelques hommes, alla en direction des deux flics qui venaient de gueuler. Il avait dans ses mains une bouteille de "Valley of the Moon" qu'il avait ramené de Goodsprings, une petite localité de Las Vegas que j'appréciais. Une cuvée jeune mais avec un peu de corps, datant de 1995 et semblant pleine de promesses. Il déposa sa bouteille et se saisit de son arme pour aller voir. Puis, tel un œnologue, je me mis à regarder le vin que l'on m'avait promis pour ce soir. Ce n'était pas tant pour admirer sa robe ou humer ses arômes fruité, mais plus pour détecter toute tentatives d’empoisonnement. Avec la soirée qu'on est en train de vivre, ma seule idée était de ne pas finir en cadavres. Observant le commissaire Gordon, je hausse les sourcils avec un sourire.

"Vous n'imaginez pas les nuits de dingue que nous vivons dans cette ville, commissaire."

Évidemment, je savais que mon discours ne l'impressionnerait pas. Gordon était un habitué de la ville après tout. Mais, de cette façon, je pus anticipé un plan de bataille au cas où ces hommes souhaiteraient en venir aux mains avec moi. Quant un assassin se pointe dans un coin, généralement, il n'est pas seul. Et peut-être qu'une énième bande viendrait encore ce soir. Ce qui, sans me surprendre serait peut-être le cas. Le nature de l'homme est belliqueuse et tous cherchent un moyen d'exprimer cette nature. Cet homme semblait honnête et franc, du moins pour un commissaire de la ville. Il était bien connu dans le milieu qu'il ne fallait jamais faire confiance à ce genre d'homme aveuglément. Ce que j'avais appris également, c'était que lorsque l'on s’engageait avec ce genre d'homme, il fallait toujours avoir un plan de secours. Et même avoir un plan de secours au plan de secours, pensais-je. Cependant, ce Gordon semblait être le genre d'homme que j'aimais côtoyer juste pour avoir le plaisir de le détruire par la suite. Mon arme bien rangée dans mon veston, je me devais d'être parfait, de ne montrer aucun signe de violence ou de colère, de montrer que je suis un homme d'affaires respectable, dans une ville lamentable. Je me dirige alors vers l'endroit où mes hommes sont, invitant le commissaire Gordon à venir voir de lui-même ce qui se passait dans mon casino, le but était de montrer que je suis quelqu'un de respectable, de normal, et de non pourri.

"Allez commissaire, je vous en prie. Faites votre travail. Je parie que vous avez fort à faire."

J'invite le vieil homme à accomplir son travail. Pour ma part, je reste dans la grande salle, attendant les résultats de Swank. J'ignore qui était à l'origine de ces meurtres, mais ça ne se passera pas comme ça. Foi de Benny Smiles.


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Sang-Bleu
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James W. Gordon
MessageSujet: Re: Mortel Casino (P.V Benny James )   Mar 26 Juin - 15:26

Dans la vie il y a deux types de personnes, celles qui observent et celles qui sont observées. Le seul problème avec cette règle, c'est qu'elle est incomplète, tout policier le sait, il existe une troisième catégorie de personnes, celles qui sont les deux à la fois ... Ce Benny Smiles pue la roulure, et la cigarette bon marché. Bien que je n'étais clairement pas fan de voir un tel crétin comme ça, dans mes rues, au moins, il ne semblait pas faire trop de bruit à l'instar d'un Black Mask ou d'un Pingouin. Bon, pour le coup, on peut pas vraiment lui attribuer la responsabilité de ces deux cadavres, mais si quelqu'un était là pour tuer, cela voulait dire que l'on voulait s'en prendre soit à Smiles, soit au Gomorrah. Et quand on y pense, les deux choses ne sont pas les mêmes idées. S'en prendre à Smiles, ce serait s'en prendre à un mafieux des plus discrets et des plus versatiles, cela voudrait dire qu'on en veut à sa vie, soit par rivalité ou par concurrence. S'en prendre au Gomorrah, c'était autre chose, c'était s'en prendre à des civils et faire des pertes humaines pour le bon plaisir d'un psychopathe. Bien que je n'aimais ni l'un, ni l'autre, il me fallait m'accorder avec ce type. Smiles m'était antipathique, et je n'aurais aucune raison de devoir sympathiser avec lui. Derrière ma moustache, j'esquisse un petit sourire. On reconnaissait bien là, le ton mielleux de ces gens, de ces ordures qui se croient bien à l'abri derrière leur argent, leurs hommes, leurs matériels. Mais une chose était certaine, un jour, viendra le temps des comptes, et là, ça ferait mal. Sa seconde remarque me fit rire intérieurement. Et pourtant, c'était à cause de gens comme lui que Gotham City avait sombré. C'était à cause de gens comme Carmine Falcone, Salvatore Maroni ou encore Henri Aquista que cette ville avait chuté et appauvri sa population. Et quand ils tombèrent grâce à Batman, ceux-ci ont appelé les monstres de foire comme le Joker, Double-Face, l'épouvantail ou encore le chapelier fou.

"Vous m'en direz tant, Smiles. Cependant, je ne suis pas là pour prendre le thé avec vous pour discuter histoire de Gotham."

Il me fallait me débarrasser de sa présence. Il n'était pas net et je n'aimais pas m'acoquiner avec les ordures de son genre. Dangereux, et pourtant, si prévisible. Pour le moment, un de mes gars signale par radio que nous avons un petit soucis dans l'arrière du bâtiment. Apparemment, un des hommes de Smiles a été cogné et mis hors-jeu. Je regarde Smiles avant de le laisser seul dans son casino, dans sa grande parade, et je me dirige vers l'arrière, pour voir de quoi il en retourne. C'est d'un ton traînant qu'il répond, presque éteint, la rencontre avec ce gangster vieillissant ne répondait pas à ses attentes, pas assez d'informations, Smiles était un con, mais un con qui avait du pouvoir, et tous les savaient. Les cons profitent du pouvoir pour emmerder ceux qui tentaient d'avancer de manière "juste" dans ce monde qui dérivait jour après jour. Cadavre sur cadavre, l'histoire éternelle de Caïn qui tue son frère Abel. Comme toujours. Alors qu'on se dirige de telle manière vers la pièce où sont mes gars, nous prenons la bonne direction pour intercepter la personne qui est dans les locaux. Chester et O'Hara me suivent, nous sommes talonnés par les hommes de Smiles, mais nous réfrénons leur envie de tuer et de s'immiscer dans une affaire de police. Je dis au dénommé "Swank" de se retirer, car il n'est clairement pas habilité à être de la partie. Ce jeu se joue avec le GCPD, pas avec d'autres. Alors que nous laissons les bêtes de guerre de Smiles se retirer, O'Hara s'apprête à ouvrir la porte de manière rapide, histoire de nous permettre une entrée fracassante. Je sors ma lampe torche avant de donner un grand coup de pied dans la porte.

"GCPD ! Levez-les mains et rendez-vous !"


Mais à l'allure où vont les choses, je m'aperçois que c'est la dénommée Black Canary dont on avait parlé dans le journal y'a quelques temps. Pour tout dire, je ne m'attendais pas à voir les autres justiciers de Gotham en ce moment, baissant mon arme, je m'avance vers elle avec un léger sourire, un faible sourire qui en disait long.

"Bordel de Dieu, vous m'avez foutu une de ces pressions. Si je n'étais pas intervenu, Smiles et ses larbins vous transformaient en passoire."

Je range mon arme dans son étui, et je me décide à prendre une nouvelle cigarette. L'inspecteur observa son alliée d'un soir alors qu'elle commençait seulement à s'introduire dans cette soirée des plus déplaisantes. Il s'adressait à la justicière avec un ton qui se voulait badin, mais la petit octave gagnée dans son timbre ne pouvait échapper à une oreille attentive, il n'appréciait pas ce qu'il allait faire et ce qu'il serait obligé de faire pour respecter les ordres de Specter contrairement à ce qu'il tentait de faire croire, se consolant en se disant que Gotham avait déjà vu pire. Les ordres sont les ordres, et Specter se devait d'être suivit.

"Je devrais quand même vous arrêtez, vous savez. La directive Specter, et cetera. Vous connaissez la chanson, mais je n'en ferai rien."


Il tenta de faire parvenir son sourire jusque dans le ton de sa voix, soucieux de paraître le plus dérangé possible par l'arrivée de Black Canary avant de revenir dans le champ de vision de la jeune femme.


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MessageSujet: Re: Mortel Casino (P.V Benny James )   Lun 9 Juil - 21:30

Rock n' noire. "Vous me sous estimez. Smiles se pisserait dessus si jamais il entrait dans le viseur des TYGER."
D'un ton badin et maîtrisé, Dinah reste les mains en l'air un temps, histoire de la jouer réglo avec le GCPD. Ce sont des alliés clean, sous la coupe de Gordon, même si, comme dans tout bon système, il existe des dissidents. Certes, il y a un point qu'on peut accorder au commissaire : elle est seule cette fois. Pas de Zinda pour l'aider et faire les quatre cent coups une nouvelle fois contre Smiles et ses larbins. Il vaut mieux se calmer. Un peu, mais pas trop. Son sourire en coin vire rapidement pour disparaître sous son sérieux à nouveau dominant.
"Je ne sais pas si vous vous souvenez. On s'est déjà vus, durant l'arrestation du Joker. Vous aviez une certaine Rose Ahn de blessée."
Ce jour là, elle se souvient dans quel état pitoyable avait été mise cette pauvre fille qui ne faisait que son devoir. Rien que de repenser à comment il avait fallu la maintenir en vie avant l'arrivée des troupes ... Dinah en secoue la tête.
"Specter reste ignorant, malheureusement. Et il a lâché avec sa décision des chiens encore plus dangereux, et surtout plus nombreux que ceux que nous connaissons. Je suis sûre que vous aurez du mal à voir un de vos gars sauvés par les troupes de Strange. Cependant ..."
Elle tend l'oreille un instant, histoire de voir si un de ces fieffés salopards ne va pas tenter dans le dos d'un homme respectable.
"... nous ne sommes pas ici pour juger ce qui est bien ou mal dans le civisme. Il y a eu un meurtre dans ce casino."

Un meurtre assez étrange si il en est. La victime n'a pas crié. On l'aurait pourtant entendue, pour peu qu'elle ait eu l'occasion de se défendre. Et, au vu de son crâne fracassé, l'agresseur s'en est donné à coeur joie. Dinah pose une main sur son coude et place l'autre contre sa joue, son auriculaire flirtant sur ses dents et ses lèvres.
"J'étais à l'intérieur, sous couverture. Et à vrai dire je suis assez perturbée. Personne n'a rien remarqué. Pas un mouvement suspect. Ce n'est que quand une cliente a ouvert les toilettes que le cadavre a été découvert, gisant dans son propre sang."
Rien que de repenser à cette pauvre femme, le crane ouvert et le regard hagard, Dinah ressent un certain malaise. Autre chose lui vient à l'esprit : à tous les coups Gordon voudra savoir pourquoi elle s'était infiltrée au Gomorrah. Et ça, ça ne sent pas bon. Ça soulèverait l'histoire de Panessa, et donc brûlerait la frêle colombe de paix que le mafieux et la justicière ont lâché.
"J'ai aussi remarqué que son annulaire gauche avait des contusions, comme si on lui avait arraché quelque chose de force. Même si je ne suis pas détective, la personne s'est acharnée à prendre sa bague. Ça devait être important à ses yeux."
Elle essaie de se remémorer tout ce qu'elle a pu voir ou ressentir durant ces dernières heures, au point d'en mordre le cuir de son gant de frustration. Ne pas trouver un criminel, ne pas connaître son visage et savoir qu'il nous a échappé sans doute par un bête moyen est on ne peu plus frustrant.

Puis, telle une aiguille lui transperçant les chairs, une sensation lui vient, un vide. Un léger vide quand un homme est entré dans la pièce de jeux. Un vide qu'elle a déjà ressenti auparavant sans vraiment s'en rendre compte. Un vide qui a failli la faire tuer de sang froid un criminel. Ses sourcils se froncent et soudain, le profil de l'homme au chapeau lui revient en mémoire. Arrogant, suffisant, laissant elle et Catwoman manipulée se battre pour son bon plaisir.
"Cette femme. Elle était mariée. Et ça fait depuis un temps qu'un nombre de prostituées liées au réseau mafieux tombent comme des mouches, sans raison."
Ce méta humain, différent de Meister, ne recherchant pas une belle attention, mais juste le sang et les larmes.
"Il va falloir qu'on parle à Smiles, Gordon."

"Putain. Pas elle."
Lâche un des hommes de Smiles en voyant la blonde qui lui a un jour cassé le nez entrer dans le casino. D'autres par contre ne se gênent pas pour charger leurs armes en toute discrétion. Dinah reconnaît de suite le gars. Son nez est tordu et pas beau à voir, malgré l'intervention chirurgicale. On dirait un ancien quaterback en costume cravate.
"Tes copains savent comment je t'ai rétamé ?"
Le gars grogne. Ce n'est pas l'histoire dont il se vante devant le reste du "gang".
"Alors va dire à ton patron qu'on doit lui parler. Dans son bureau. Ça concerne les assassinats."
Le gars s'exécute, pendant qu'un de ses camarades prend sa place, bien moins impressionné par le bout de femme en face de lui. La justicière pivote de nouveau vers Gordon. Elle baisse d'un ton, pour lui passer l'information le plus discrètement possible, malgré la tension qui monte en elle.
"Il y a un autre méta humain que Music Meister, qui a la capacité de manipuler les gens."

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Blackgate
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Benny Smiles
MessageSujet: Re: Mortel Casino (P.V Benny James )   Mar 10 Juil - 14:22

Ok ok, un de mes poussins se ramène, et m'informe que Black Canary était dans le secteur. Merde, je m'attendais pas à ça. Swank se ramène, et m'informe de la chose. Gordon est en amitié avec la jeune femme il semblerait. Tiens donc, cela pourrait me servir pour plus tard, si je veux faire chanter Specter ou Gordon, à mes propres fins utiles. Pourquoi pas ? J'avertis Swank, ces horribles histoires commencent à m'énerver. Le casino est bouclé, personne n'entre, personne ne sort. On convient donc d'une rencontre dans mon bureau fortifié au dernier étage. Système de surveillance et tout le tralala, impénétrable. Pour ma part, il me fallait rester calme, cool, me la jouer Fonzie, me la jouer Elvis. Stella, ma rousse adorée, connait les gimmicks à suivre pour la suite des opérations. Swank lui aussi. Le personnel est donc cantonné dans la salle de concerts, là où sont orchestrées nos grandes représentations. Je me dirige vers l'ascenseur privé qui mène à mon bureau et j'informe Swank de faire monter le vieux et la femme dans quelques minutes. Sur mon ordre personnel. J'arrive à l'étage et j'en profite pour me changer. L'homme de main charge son neuf millimètres, je fais de même et je me dirige, seul, vers l'étage supérieur. Il n'y avait que les intendances de mon bâtiment, la sécurité et les communications, et justement, c'était l'endroit qui allait surement être une cible, pour pour voir m'atteindre moi, si je devais moi-même la cible de ce cinglé. Parfois, la meilleure des défenses, c'est l'attaque, et détruire ce qui peut me nuire, c'était une forme de protection. Après tout, quelqu'un qui s'infiltre chez moi, j'ai le droit de le tuer et de lui tirer dessus, c'est la protection même de ce qui nous appartient. Alors que je me dirigeais d'un pas calme et lent, j'avançais petit à petit vers la salle de communications qui me sert de bureau personnel. Un vaste bureau, avec baie vitrée, verre blindé, et bien entendu, tout le luxe propre à un personnage haut en couleur comme moi. Bureau, ordinateur, coffre-fort, et bar pour les soifs du désert. Ces évènements et cette fumée de clope, je déteste ça, malgré le fait que je sois un gros fumeur. Je regarde ma montre de prestige et fixe l'heure. J'ai encore du temps c'est bon. Je continue donc à me préparer méticuleusement. J'enfile une belle chemise noire et blanche propre puis, après avoir noué ma cravate, je me repeigne doucement, pour rester classe, même en temps de crise. D'ailleurs l'ensemble de mes habits proviennent de Las Vegas, la cité du jeu, la seule, l'unique, le joyau du désert. Des vêtements luxueux qui annonce l'importance de l'événement. Je prend quelques cigarettes que je glisse dans la poche intérieur de ma veste avec un zippo orné de belles moulures en acier inoxydable. Mes chaussures sont cirées. Ce soir je ne prendrais pas mes armes, je n'en aurais pas besoin. Puis, s'il le faut, je mourrais mais pas s'en me battre ça c'est sûr. Celui qui veut devenir lion doit apprendre à s'imposer c'est tout. Ce soir, un psychopathe était entré chez moi, et il faudra l'éliminer par moi-même, avec ou sans Gordon et Canary.

"Merde !"


Swank arrive, suivit des deux autres gugusses qui sont censés être là pour sauver la situation. Tu parles, Charles. Oui, une certaine déception de voir que cette plèbe ingrate me récompensait de cette manière. Triste à dire oui, j'étais pratiquement certain que l'on m'acclamerait comme un sauveur, comme un héros, mais finalement, j'avais tort. Les Gothamites méritaient Arkham et ses cinglés, ils méritaient Blackgate et ses ordures. Tous ! Au final, il faudrait un vrai désastre pour montrer à Gotham City ceux qui tiennent à elles. Des gens comme moi.

"Vous allez m'expliquer ce qui se passe dans ce casino ? Pourquoi les pigeons ne peuvent-ils pas se faire plumer ce soir ? Ou bien est-ce une simple envie de me faire chier, comme ce crétin d'Anarky ?!"


Cela aurait pût être une simple tentative d'assassinat, toute simple, sans problèmes, sans dangerosité, et malheureusement, dans cette ville, rien ne se passait jamais comme on pouvait le prévoir. Alors que les accès à la tour du Gomorrah étaient surveillés, alors que les membres de la famille assuraient la protection des familles italiennes aux alentours, et pendant que Terry devait surement être avec Stella en bas de la tour, à assurer le chargement d'armes de guerre pour s'en prendre aux autres ordures qui tenteraient de reprendre MON territoire, j'étais là, à défendre mon lieu sans aide, avec Swank seulement, et fort heureusement, ce n'était pas un assassin débile que j'avais en face de moi, mais un de ces pseudos justiciers qui venaient sans doute me faire la leçon. Ce n'était pas de la haine, mais de la rage qui s'exprimait en moi, une rage énorme, une rage abominable. J'étais Benny Smiles ! Bon Dieu ! J'avais survécu à toutes les horreurs, les meurtres dans ma famille à Vegas et j'étais maintenant à ce stade ! J'avais battu le Royal Flush Gang, merde ! J'étais le chef suprême en devenir de Gotham City, je ne pouvais pas tomber.

"Reprenons calmement. Que se passe t'il ?"


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James W. Gordon
MessageSujet: Re: Mortel Casino (P.V Benny James )   Jeu 12 Juil - 15:25

James Gordon aurait pensé avoir plus de facilités en arrivant à la tête de la GCPD. Combien de fois avait-il déjà dû faire le travail du Commissaire Loeb pour éviter de gros ennuis ou tout simplement parce qu'il y était contraint par son supérieur ? Au bien sûr, il avait mesuré la difficulté du poste et la responsabilité qu'il avait mais il s'attendait à ce que la synergie qu'il souhaitait s'établisse plus rapidement. Non, les choses étaient plus compliquées parce que malgré le soutien de Specter, il avait de nombreux bâtons dans les roues. Et les premiers résultats des nouvelles mesures anti-justiciers tardaient à arriver. En quête de purification de la GCPD, Gordon avait donc brisé les habitudes établies par son prédécesseur, le commissaire Loeb, et instauré de nouvelles méthodes. Bien sûr, cela n'avait pas fait que des heureux, mais avait au moins permis à James d'avoir une première tendance et de savoir sur qui il pouvait vraiment compter. Car c'était ça la priorité dans un premier temps. De classifier ces hommes (et femmes) qui composent la GCPD en pourris et fiables. Deux colonnes seulement dans l'esprit de Gordon. Cela peut paraître bien trop réducteur, trop manichéiste, mais le GCPD est dans un état si catastrophique après des années de gestion Loeb, qu'au final : les choses sont aussi simples que cela. Gordon ne laissait, dans un premier temps en tout cas, pas de place aux doutes. Dès qu'il avait un doute sur un élément, il le catégorisait dans les pourris et ensuite, lorsque le tableau serait plus clair, il reviendrait sur certains cas. Car il n'y a pas qu'un seul genre de pourris comme les sales types qui ont trouvé dans la police la sécurité de l'emploi, une forme de protection et qui trouvent un moyen de s'en mettre plein les poches. Non, il n'y a pas qu'eux car ces derniers instaurent aussi une forme de régime de terreur à leurs subalternes et les embarquent malgré eux dans leurs magouilles. Difficile de dire non lorsqu'on menace votre famille et qu'on a la main sur votre avenir. Gordon en avait déjà fait les frais à Chicago, mais depuis qu'il était passé Commissaire, les choses étaient différentes. On pouvait certes faire pression sur lui mais on ne pouvait plus rien lui imposer. Désormais Commissaire, il avait un vrai pouvoir et pouvait arrêter cela, même si il faudrait certainement des années. Gordon en avait conscience et il savait justement que la patience serait son meilleur allié. Il ne les aurait pas en un coup, mais à l'usure. Ils craqueraient les premiers ! Même ce soir, au casino de Smiles, certains flics pouvaient avoir certaines tendances à me cafter auprès de Specter car j'agis avec Black Canary, et cela ne pouvait clairement pas être apprécié par certains qui n'hésiteraient pas à me faire chuter. Je leur souhaite d'essayer. M'allumant une clope, je remarque un dénommé Swank s'approcher vers nous et nous inviter à rejoindre le patron des lieux dans son bureau personnel.


"Tu diras à ton patron qu'on ne me convoque pas comme ça. On est pas à Vegas ici."

Autant montrer qu'on a du répondant, et qu'on est pas un mec chargé de veiller à la sécurité des truands et des escrocs. Oui monsieur, je me suis renseigné sur le père Smiles, et ce n'est clairement pas quelqu'un de bien. Chacun son truc hein. Parmi les nouvelles règles de Gordon avec les nouvelles mesures du procureur, l'obligation de produire des rapports particulièrement précis, qui indiquent toutes les phases de l'enquête, les participants et un résultat clair et justifié. Gordon n'étant pas idiot, il avait senti venir les rapports fantaisistes. Mais il avait déjà placé ses pions. Des agents en lesquels il avait dès le départ une confiance absolue car il avait collaboré avec eux par le passé. Des éléments comme Montoya par exemple et à qui il avait demandé d'observer les affaires avec attention et discrétion. De déceler tout de suite qui raconte la vérité et qui ne la raconte pas. Ainsi, rapidement, une multitude de dossiers qui s'étaient amassés sur le bureau de Gordon, mais qu'il avait toujours lu, de manière méticuleuse et bien aidé par la caféine, s'étaient vus recaler. James avait aussi dû sortir la carotte. Evidemment, la nouvelle exigence pour ces rapports avait exigé des heures de travail en plus pour les agents. Des heures qu'ils n'étaient pas tous prêts à faire. Puis ils s'étaient rendus compte que ceux qui jouaient le jeu avaient eu droit à des augmentations. La GCPD n'était pas très riche mais Gordon était parvenu à obtenir des fonds supplémentaires de la part de Specter, qui croyait en ces méthodes et projets. Le paysage des affaires de la GCPD et des hommes qui la composent s'était alors éclairci un peu plus pour Gordon. Si Loeb n'était pas du genre à avoir des horaires fixes et passait son temps enfermé dans son bureau, Gordon était bien l'opposé. James donnait l'impression d'être constamment au QG de la GCPD. On pouvait le voir débarquer à tout moment dans les bureaux, mais jamais vraiment par hasard. S'assurer que ces hommes travaillent correctement, anticiper les bastons entre ripoux qui se sentent ensuite idiots car ils ne peuvent expliquer que la querelle porte sur un pot de vins... Gordon mettait bien toute son énergie à changer la GCPD. Plus d'énergie même que dans les véritables affaires. Mais c'est là le lot d'un commissaire. Il avait donc pris cette habitude de fréquenter les couloirs, de prêter une oreille à des conversations en paraissant désintéressé et occupé. Ces dernières semaines, dans les rapports, les comptes rendus que lui font ces hommes les plus proches et même les discussions de couloir, un nom est revenu. Celui des Tygers. Mais pour le moment, la chasse était à l'assassin. Je m'allume une cigarette avant d'escorter mademoiselle Black Canary dans l'ascenseur, et nous montons, dans un bureau très personnel : Celui de Benny Smiles.

"Dernier étage, rayon maquereaux et emmerdes."

Petite note d'humour personnel, histoire de dérouiller un peu la jeune justicière à mes côtés. Quand à Benny Smiles, c'était clairement le maquereau en tout genre, propre à Gotham. Quelque part, on aurait dit Falcone, mais sans la classe. La silhouette de Benny fait son apparition derrière le bureau dans la grande pièce. Le jeune investisseur n'est pas à son aise, je le perçois tout de suite et je m'en frotterais presque les mains. Il sent qu'il aura la supériorité dans cet échange, laissons le croire ça. Assis dans son large fauteuil, je le fixe alors sans rien dire alors que Smiles commence à s'agiter. Prudence. Gordon n'est pas un sadique non, mais il jubile de ce genre de situations qui l'amusent. Mais assez rigolé, il faut maintenant rentrer dans le vif du sujet. Il continue de le fixer et brise la glace.

"Généralement, c'est moi qui convoque les gens dans mon bureau. Je veux bien passer l'éponge pour cette fois, mais ne vous attendez clairement pas à me traiter comme un de vos larbins."


La messe est dite.


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MessageSujet: Re: Mortel Casino (P.V Benny James )   Lun 13 Aoû - 12:28

Rock n' noire. Oh Smiles, si tu savais ce qu'il se passe sous ton nez ... tu aurais des envies de sang et de larmes. Elle en serait presque désolée pour ce gars, mais pas totalement non plus, au vu de son panel criminel et de ses envies de grimper les échelons de Gotham. Pour Canary il ne s'agit ni plus ni moins d'un gars allant dans les pas de Falcone. Sa petite crise à leur arrivée laisse la justicière de marbre, même si dans un coin de sa tête, elle est amusée de savoir qu'Anarky est bel et bien passé faire du grabuge dans le business de ce simili self made man. Gordon est à cran et bien décidé à montrer à Smiles qu'il n'est pas là pour conter fleurette, ni prendre par la main le mafieux. Dinah aime ça. Puis, elle rentre dans le bureau après avoir tapoté Swank au buste, pour lui signifier qu'il a été un bon garçon; pas comme la dernière fois. Ça agace l'intéressé, mais il ne peut rien y faire. La blonde l'a castré et il doit l'assumer.

"Smiles. On est pas là pour faire une descente façon années soixante. La femme qui est morte, on le sait tous, est quand même bien connue par la presse à potins et vos réseaux."
On voit cette femme, Erika Rosenberg, au bras d'un grand ponte de l'immobilier, son mari, puis une autre photo, où elle semble très intime avec un grand nom de la gastronomie française, implanté depuis plusieurs années en Amérique, et ayant ouvert récemment un restaurant à Gotham. Tout défile sur cette tablette posée devant les yeux de Smiles.
"En plus de ça, à quelques minutes d'intervalle, un de vos employés est massacré. J'ai beau vous cautionner ..."
Dinah se penche vers son interlocuteur, le regard tranchant dans le vif, et incapable de se montrer compatissante envers un gars profitant allègrement de l'argent de riches, pour faire tourner d'autres plateformes moins légales.
"... Mais cet événement est lié au massacre de prostituées, et aux mises à sac d'entrepôts par des gens n'ayant aucun lien de près ou de loin avec ces histoires. De plus, les gens ne souviennent pas ou peu de ce qu'ils ont fait."

Depuis quelques temps, et si son intuition est bonne, le meta humain qu'elle traque a une obsession irrévérencieuse pour tout ce qui concerne les trafics mafieux, et les mafieux eux-mêmes. Il a beau se la jouer gentleman, c'est un parfait sadique, sûr de lui. Vient ensuite la photo avec la bague sertie d'un énorme grenat, sur laquelle la victime sourit à pleines dents, depuis la cellule de son avion d'essai.
"Cette bague. On veut savoir qui le lui a donné, Smiles."
Il doit forcément savoir. On dit que l'alcoolisme de cette ancienne pilote avait le don de la rendre bavarde, à tel point que certains articles qui arrivent en fonction de ses dernières recherches dans l'ascenseur ne tarissent pas d'éloges sur les potins lâchés sur plusieurs personnalités plus ou moins mises sur le devant la scène. Dont Benny fait malheureusement partie.
"Pour le moment, vous êtes affreusement dans la merde. Parce que le vrai tueur vous a flingué. Vous avez un mobile assez consistant pour avoir eu envie de la massacrer. Même si on est tous les trois d'accord que vous auriez été bien plus discret pour la faire disparaître."
La justicière se tourne vers Gordon, pour lui expliquer la situation et les liens, avec une affaire qui dépasse un peu plus que le cadre du vaudeville.
"Un gars se balade en ville depuis un moment. Il arrive par ses mots, aussi bien écrits que parlés à vous emmener directement sur ce qu'il souhaite. Les événements de l'Ocean Side, c'était lui. Il a su que je tenais sa piste. D'ailleurs je crois que l'un des interrogés, qui était aussi sa marionnette est morte d'une overdose non ? Quand à la fille du mort, elle est toujours portée disparue."
Toutes ces histoires lui donneraient envie de se remettre à fumer. Mais elle tient, malgré ce stress grandissant et son désir de coller quelques poings dans le visage de la race des mafiosis. Comment ces histoires avaient pu rendre un tel meta, aussi obsédé et psychopathe ? Qu'est-ce que ces gens avaient réussi à lui faire pour essayer de tous les faire tomber. Le tout en utilisant une veuve aimée pour ses dons et ses engagements, mais aussi détestée pour son côté trop bavard. Au point de vouloir lui voler sa bague. Quel rapport y avait-il entre ces trucs, nom de dieu !

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Benny Smiles
MessageSujet: Re: Mortel Casino (P.V Benny James )   Lun 13 Aoû - 17:06

Je me met à hausser les épaules, légèrement en colère,  pointant du doigt la responsabilité évidente du GCPD qui est hélas, bien incapable de sauver la situation dans cette foutue ville. Puis, je regarde la justicière, oh que c'était certain : Elle jubilait de me voir dans la merde, elle jubilait de me voir étendu dans une mare de merde, à gober les conneries de toutes les merdes de Gotham City. Pour ma part, je me devais de faire attention, de faire en sorte que rien ne transpire, je suis Benny Smiles, je suis un putain de héros à Vegas, je suis quelqu'un ! Je suis un vrai mafieux ! Un gout âpre dans la bouche. Celui du sang ? Peut-être celui de l'humiliation. J'ai été frappé en plein cœur ce soir, comme un moins que rien. C'est comme ça dans cette ville et j'en retiens un enseignement constructif. J'ai un nouveau goût dans la bouche, celui de la vengeance. Celle qui va s'abattre sur l'homme qui vient foutre la merde dans le casino, je ne supporte clairement pas ça ! Je vais tous les éliminer, tous les rivaux, tous les salauds, toutes les merdes et je vais me garder le fils de chienne qui m'a pourri l'ambiance ce soir pour le travailler seul. Il va découvrir ce qu'est la douleur. En tout cas pour ce qui est du présent, je suis clairement dans la merde, mais je dois rester calme, cool. J'écrase ma cigarette avant d'en rallumer une, il me le faut. On me montre une bague, une bague couleur grenat. Quelque chose qui me rappelle des souvenirs.

"Je l'admet ! J'aurais pû me débarrasser de cette vieille carne qui rôdait et qui arnaquait mes serveurs sur les billets. J'aurais pût. Mais je suis quelqu'un de cordial, de courtois, et d'incroyablement patient. Un coup de surin dans la rue et c'est pesé et emballé à la morgue. Mais je ne suis pas un être horrible pour autant, j'ai une conception des choses qui mérite d'être entendue. Je n'ai tué personne ce soir. Quant à cette bague là ..."


Ces deux connards qui se prennent pour des héros m'écoutent sans broncher. Je suis sur qu'ils ne commettront pas l'irréparable en m'arrêtant ce soir pour quelque chose dont je ne suis pas coupable. Alors on avance tranquillement dans la discussion. Je sors un briquet d'une poche de mon costume et allume cette dernière. Je reprend un peu de nicotine avant la discussion, avant de me souvenir. Observant la bague avec une légère intensité que ça me redonnait quelques flashbacks. Des gens avec qui je négocie ? Y'en a une palanquée bordel, on peut pas se souvenir de tout dans cette ville.

"Y'avait un mec louche dernièrement, à Gotham City. Le type portait cette bague ... Je crois que c'était un mec qui venait des Caraïbes, vous savez, le genre grand nègre super silencieux qui dit jamais rien, mais qui observe ... Il était bizarre, il portait cet espèce de coutelas dans son ceinturon. Comme un truc vaudou vous savez ... Moi, je me mêle pas de ce genre de cultes, j'y crois pas un mot. Tout ce que je sais, c'est qu'il venait d'un coin paumé, un endroit où y'a plein de plantations de drogues dures, vous savez comment sont ces gens non ? C'est peut-être votre style de gars, le genre calme, psychopathe dans son crâne, il doit parler à un bon paquet de voix dans sa tête si je ne me trompe pas."


C'est une fausse question ou un faux dénouement ? Aucune idée. La seule réponse que j'ai logiquement envie d'entendre c'est "Peut-être que c'est une bonne piste". Je pense que ça ce comprend. En tout cas, je gère la situation pour l'instant. J'essaye de limiter le sang et que ça parte en vrille pour le moment. Vaut mieux que le business se passe tranquillement. Espérons que ce soit aussi l'avis de mes interlocuteurs actuels. La mafia : C'est un environnement des plus plaisants. Mais aussi des plus dangereux. Tu peux tomber nez à nez, et ceux sans que tu le veuilles, face à un homme à moitié chauve, chef d'une petite famille du coin. Et qui plus est, c'est encore plus dangereux quand ce chauve est accompagné de plusieurs gros bras et encore plus dangereux si lui et toi vous voulez mettre la main sur un chargement de 35 tonnes d'armes à feu. Ou bien tu te retrouves face aux encapés de Gotham City, et là, tu espères au plus profond de ton être, qu'ils te foutront la paix et que la divine justice ne te retombera pas sur le coin de la gueule en mode "Je t'avais prévenu, maintenant, tu vas à Blackgate". Cette ville est un merdier sans nom, mais je l'aimais bien au final.

"Après, j'ai eu affaire à des tas de gens bizarres, vu que je suis nouveau à Gotham City, je ne les connais pas, et je fais des affaires, c'est tout ce que je fais. Il se peut que ma mémoire me joue quelques tours vous savez ..."


Faut jouer au con avec les flics et les justiciers. Des fois, ça marche, mais des fois, et c'est plus souvent, ça ne marche clairement pas. En attendant, je me devais de faire attention à ne pas trop les titiller. Toujours courtois, il ne faut pas se mettre un homme à dos si rapidement. Alors j'opte plutôt pour la coopération comme à mon habitude. Un habitude qui me vient de mon ancien mentor que j'avais abattu d'une balle dans le dos à Vegas autrefois. C'était un fin diplomate qui arrivait toujours à ses fins. Le langage était son arme la plus puissante et moi j’affûte cette arme qui peut être d'une efficacité hors du commun. N'avoir confiance en personne dans ce monde et j'ai l'impression plus particulièrement dans cette ville semble normal. Mais cela peut aussi porter préjudice. De temps en temps il faut pouvoir croire en quelqu'un et je suis le genre de personne en qui on peut croire. En temps normal oui ? Peut-être.


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Sang-Bleu
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James W. Gordon
MessageSujet: Re: Mortel Casino (P.V Benny James )   Jeu 16 Aoû - 23:49

Le puissant Benny Smiles se révélait donc être un homme prêt à faire assassiner de sang-froid des pensionnaires de Blackgate et d'Arkham, même à s'en prendre à des gens qui ne feraient rien de bien dangereux, sauf si cela pouvait menacer son petit business. C'était normal après tout, quand on y pensait, on ne réussit dans les affaires qu'en éliminant ses pires rivaux. Cobblepot serait sa première cible, regardant l'attirail qu'il semble avoir sur son bureau, je me mets à guetter un peu l'attirail du parfait homme "occupé" de Gotham City, sur la table, je prend d'abord un cigare dans la boite personnelle de Benny Smiles, avant de sourire, sans rien dire. J'aimais énerver ceux qui me prenaient pour un chien censé passer derrière eux, je détestais ça. Qu'il pouvait être laid et vilain, cet infâme petit bonhomme repoussant et mal foutu. Il y'avait pas mal d'erreurs de la nature au niveau physique, mais là, c'était carrément de l'acharnement et de la méchanceté venant de mère nature. Je met le cigare du soit disant parrain de ce quartier dans ma veste personnelle avant de reprendre d'une voix calme et douce.

"Je vous conseille de vous calmer, Smiles. Vous n'êtes pas en face d'un de vos larbins, et vous n'êtes pas en face de Gillian Loeb. Je suis l'homme qui dirige la police de Gotham et qui essaie de foutre en l'air le merdier dans lequel des gens comme vous nous mettez."

Je ne crois pas en l'histoire de Smiles, peut-être qu'il y'avait quelques nuances de vérité, mais je ne le crois clairement pas ... Les raisons, je m'en fichais, je me fichais qu'il s'en prenne à Smiles, ce criminel, cependant, il tuait, il tuait des gens qui ne le méritaient clairement pas, et puis, ce n'était pas un crétin déguisé en Falcone bis qui me stopperait. Son tour viendra à jour, au petit Benny Smiles, comme le Pingouin. Je ne m'attendais pas à un combat difficile. Smiles devait surement être un criminelle seul, isolé, mais redoutable avec son gang, et le jour viendra ... Oui ... Il devait posséder bon nombre de relations en fonction de sa persévérance dans le crime. Le Pingouin, lui, se cachait comme un lâche derrière une forteresse d'après la rumeur qui grandissait dans les rues de la ville. Mais les murs, comme dans la comptine des trois petits cochons, peuvent s'envoler et tomber. Et Smiles pourrait se cacher, il tombera un jour.

"On partira sur ce genre d'indices, les fêlés à Gotham, ce n'est pas ça qui manque pas vrai ?"


Je dis ça d'un air presque solennel et je jette un regard sceptique à Black Canary avant de sortir une cigarette. Je me réservais le cigare pour une occasion, comme l'arrestation de Smiles par exemple. Quant à la dernière idée de Smiles, je haussais un sourcil de stupéfaction. Pour ma part, je ne préférais pas approcher cette ordure que l'on appelait le "Parrain de Vegas". Tout le monde à Gotham City le connaissait maintenant, et moi, même commissaire dans un bureau sordide, j'en avais entendu parler. Je me demandais si cela n'était pas une blague, une simple farce ou un moyen de tuer l'assassin après avoir fait la commande principale ? Le genre d'indices qui en dit long sur les possibilités et sur le fait que Smiles n'était clairement pas étranger à tout ça. Quelque part, pour moi, c'était louche. C'était le genre d'entourloupe que les mafieux avaient souvent en tête. Je me rappelais d'un cas en Russie, c'était arrivé avec KGBeast. Il avait tué de nombreuses cibles avant de tomber sur un criminel plus dangereux que lui. Le pauvre avait fini dans le coma. Smiles se ficherait-il de moi ? Je n'aimais pas ce genre d'humour. C'est le genre de coup fourré qui vous envoie dans un piège encore plus saugrenu. Je reste calme avant de reprendre.

"J'imagine que travailler avec Jonathan Crane, ce n'était qu'un simple aléas de votre arrivée à Gotham n'est-ce pas ?"


La pique est lancée, la remarque qui allait faire suer est lâchée. Le ton était dit, je transperce la petite théorie de Smiles en deux, bien sur qu'il était dans le coup, mais les preuves hélas ... Pas de Crane, pas d'arrestation. Je ne goutais pas la plaisanterie du jeune présomptueux en face de moi. Les blagues ne sont pas dans mes cordes, et les personnes ayant ce genre de blagues, comme le Joker, sont à éviter. Je détourne mon regard vers Canary avant de lâcher.

"Pensez ce que vous voulez, ma grande, mais ça sent l'arnaque à plein nez et monsieur Smiles ne joue pas cartes posées sur la table. Ou bien, j'arrête monsieur Smiles pour obstruction à l'enquête, ou bien je contacte les Tygers de Strange, c'est à vous de voir. Et je doute que les Tygers soient enclins à la discussion."


Je tourne les talons et je me dirige vers l'ascenseur de Smiles, en espérant qu'il implore mon aide et ma pitié, ce que je souhaite. La leçon était faite, et j’espérais sincèrement que Benny Smiles apprendrait que je ne suis pas une simple bête à arrêter les criminels, obéissant à la voix des crétins et des parvenus, sans réflexion et sans pensée. Certainement pas. J'avais mes ordres, et une parole d'honneur à garder. Je suis le commissaire de cette foutue ville, et je compte bien le rester.


Commissaire de Gotham City
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Mortel Casino (P.V Benny James )

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