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 Petites larmes (P.V Rose Ahn)

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Criminel(le)
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Cheshire
MessageSujet: Petites larmes (P.V Rose Ahn)   Jeu 7 Juin - 15:48

Looks like henry’s got a little date,let’s have some fun Rose & Cheshire
In fear and delight, all the way through that night, with a little derring-do, you'll fall all over after I had beat you. ooo Des fois, travailler en solo a du bon. Personne ne vous rend de comptes sur votre façon d'agir, et vous n'avez personne à surveiller, au cas où un justicier ou un bon samaritain un peu débile (aka le GCPD) se décide à venir vous rendre visite et à bousiller ainsi une partie de votre plan à deux. Cheshire n'a pas eu trop de mal à engager les hostilités. Instiller aux gouttes à goutte le poison, durant plusieurs rencontres, en se faisant passer pour une pauvre nana vivant à Coventry. Via un site où les hommes riches peuvent trouver de belles femmes fringantes pour les entretenir, en retour de prestations. Un juge vieux beau, corrompu, trempant dans des affaires de détournement de femmes en parallèle. C'est d'ailleurs ce qui a valu ce contrat sur sa tête. De la part d'un de ses "partenaires".

On ne ne le dit jamais assez, mais être trop en confiance, ou bien trop faire confiance nous amène souvent aux pires fins de notre vie. Aujourd'hui, c'est au tour de ce juge, dont Jade n'a plus souvenance du nom. Alors nous l'appellerons simplement Trouduc. Trouduc est depuis quelques jours nauséeux. Ses collègues ont vu son teint de peau blanchir, se disant simplement qu'il devait prendre congé. L'un de ses camarades juge l'a d'ailleurs expressément poussé vers la porte de sortie au bout du troisième jour de maladie. Cependant Trouduc travaillait sur une affaire de disparitions de jeunes femmes. Un bon gros dossier qui traîne chez lui depuis des mois. Un peu comme un coffre fort. Or, par moments, les coffres se font percer, par des méthodes plus ou moins orthodoxes. Le coffre de Trouduc en premier lieu; par ajout de poison. Il a senti lentement son esprit s'embrumer, ses yeux se figer et ses doigts ne plus lui répondre. Seul l'image de cette femme au masque de chat est resté ancré dans sa mémoire; avec ces yeux verts, d'où aucune culpabilité ne ressort. Trouduc a peur, il sent qu'on l'ouvre, qu'on le détruit, mais rien ne le fait souffrir. Juste le vide, juste des os qui sortent de sa poitrine. Tout s'éteint finalement comme lors de la fin d'une projection. Comme si, cette vie humaine n'avait été qu'un film devant lequel on se goinfre de pop corn en hurlant de peur, devant cette vue à la première personne.

Deux jours plus tard, bien avant que Cheshire ne rencontre Horgald et ne s'adonne à son jeu dangereux, l'assassin se met à traîner dans les rues de Old Gotham et apprécier à sa juste valeur les tableaux de cette exposition. Mary Casatt. On reconnaît bien dans ses tableaux la petite touche du potelé coloré que veut-être l'américain dans ses "représentations idylliques". Mais à vrai dire, les tableaux l'intéressent moins que cette jeune fille aux cheveux bruns, en train de se balader avec une gosse un peu pétocharde; du point de vue de Jade. D'ailleurs, cette même gosse commence à gémir parce que c'est la dixième fois que son accompagnatrice est en train de vérifier son téléphone. La petite se met alors à tirer sur le jean, à la limite de pleurer. Jade en profite alors pour faire son approche.
"Tu ne trouves pas que c'est ennuyeux à en crever ?"
La petite tourne sa paire de mirettes vers la femme qui l'a accostée.
"Voir des peintures de gosses en train de téter leur mère ou bien de leur faire un second sexe au niveau des bras, ce n'est pas non plus ma tasse de thé."
La petite lâche finalement le jean pour ne se concentrer que sur cette femme mystérieuse, et drôle, selon les critères incombés à l'innocence.
"Moi je m'appelle Maya.
- Jade. Et elle, qui c'est ?
- C'est ... ma maman.
- Tu mens."
La réponse donnée du tac au tac laisse la gosse interdite pendant quelques secondes. La femme a l'air si sereine et confiante en disant ces mots; en regardant avec un air je m'en foutiste assumé ce tableau de gosse en train de s'affaler sur sa mère comme sur un pouf rempli de graines.
"Elle est juste occupée.
- Ça, ça se voit. Mais ce n'est pas ta mère. Tu ne lui ressembles pas ... du tout."
Les larmes montent aux yeux de la petite. La violence des maux lui rappelle cette mère qui l'a abandonnée, mais qui malgré tout, lui avait laissé une chance de s'en sortir. avec Rose.
"En tout cas, toi tu ne serais pas une bonne mère.
- Je confirme. Mon gosse en est même mort."
Silence.
"... Je rigole."

Pendant la conversation avec la petite, Cheshire enregistrait tout ce que disait Rose à la personne se trouvant à l'autre bout du fil. Ou bien ses messages. C'est bien cette flic qui la recherche. Enfin celle qui traque l'assassin de feu Trouduc. Jade à côté tisse un léger lien avec la petite en parlant d'élections politiques à organiser sur Mars. Le temps de quelques minutes. Des fois, il n'en faut pas plus pour un enfant lorsqu'un adulte se montre intéressé par une de ses "futiles" aspirations. Le genre de sujet bien enfantin et ennuyeux à mourir; jusqu'à ce que vous décidiez de pimenter la chose.
"Rose. Rooose !!! Viens ! Il y a une femme qui me dit que je peux aller sur Mars et devenir présidente ! Et même sauver l'humanité face à Luthor le chien !"
Des visiteurs se retournent, fixant la petite et sa "mère"
"C'est comme ça qu'il s'appelle en vrai non ? C'est écrit sur des articles qu'on a lu."


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"Vermillion" ~ She seems dressed in all the rings of past fatalities. So fragile yet so devious. She continues to see climatic hands that press her temples and my chest. Enter the night that she came home  (skins) ©️endlesslove.
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Sang-Bleu
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Rose Ahn
MessageSujet: Re: Petites larmes (P.V Rose Ahn)   Jeu 14 Juin - 15:44


« Rose ? Désolé, Keil a été retrouvé mort à son domicile aujourd… »

J’éloigne lentement l’appareil de mes oreilles, étrangement, les deux premières minutes sont calmes. Enfermée dans mon bureau, je reste immobile, le regard perdu au loin, bercée par les bruits familiers du commissariat. Et puis mon téléphone sonne à nouveau et mon cœur est le premier à foutre en l’air la paix fragile dans le bureau. Un cri inhumain m’échappe, entre râle et hurlement brisé, je flanque le bureau par terre d’un coup de pied, projetant dans le mouvement ma chaise au loin en me relevant. Je contemple mes papiers qui volettent lentement avant de retomber et ça me rend folle. Je regarde les différentes parties de mon ordinateur éclatées au sol et ça me rend hystérique. Un rythme furieux bat dans mes tempes, rapide mais régulier, assourdissant et pourtant pas assez bruyant pour couvrir le bruit du monde qui m’entoure. Du monde qui s’acharne à foutre ma putain de vie en l’air. Ma respiration saccadée ressemble de plus en plus à de l’hyperventilation, mais cette fois je ne panique pas. Je lâche prise et laisse déferler ma colère pour qu’elle m’emporte et me protège. Tout ce qui me tombe sous la main est projeté, déchiré ou brisé.

« Inspectrice ! »

Je me retourne et saisis un objet au hasard, je crois bien que c’est une agrafeuse. Je croyais pourtant l’avoir perdue… Dans un moment de clairvoyance je dévie mon tir et au lieu de fendre l’arcade sourcilière de ma collègue, elle finit dans la vitre qui orne la porte de mon bureau et la brise. La jeune femme recule, un air d’animal traqué sur son visage.

« Dégagez ! DEGAGEZ ! »

Le boucan ramène des gens qui essaient de jeter un œil dans l’étroite pièce et soudainement je sens que toutes mes forces m’ont abandonnées. Je leur répète de dégager en sourdine avant de tomber en arrière. Je rabats mes jambes contre mon corps et commence à sangloter silencieusement. Tout ce travail pour rien. Keil était censé nous permettre de remonter toute l’organisation, nous étions supposés l’arrêter dans quelques jours, c’était une affaire d’heures ! Le dossier complet, presque parfait, gît éparpillé autour de moi. Maintenant, Keil est mort, et nous n’avons plus rien. Des fillettes seront encore enlevées, vendues, et d’autres salauds prendront la place de Keil pour s’engraisser. Et dire qu’on a rien vu venir, rien prévu. Je me sens impuissante. Je me sens… écrasée. Vaincue. Encore une fois.

Deux jours plus tard, cette impression tenace de voir tout m’échapper, comme si je tentais de retenir dans mes mains du sable ou de l’eau, ne me quitte pas. J’avais tenté de continuer de me battre pour cette enquête mais on m’avait laissé un choix assez déplaisant : soit je prenais une semaine de repos pour réflechir à mes actes (c'est-à-dire défoncer un bureau du GCPD dans un accès de colère) soit la mise à pied. Simple et efficace. Pourtant, dans mon malheur, je pouvais compter sur mes compagnons d’arme. En particulier ma partenaire, mon binôme et mon âme-sœur de flair : Leah. Une superbe jeune femme qui avait l’âge d’être ma mère. Très contente d’elle, lors de notre première rencontre, elle avait affirmé être là pour tempérer mes ardeurs. J’avais alors passé plus de temps à calmer le feu qui brûlait en elle plutôt qu’à faire mes propres bêtises. Elle avait promis de me tenir au courant puisque l’autopsie de Keil avait lieu ce jour même.

Moi en attendant, je m’étais décidée à renouveler la garde-robe de Maya, qui commençait sérieusement à grandir un peu trop vite à mon goût. J’avais bien essayé de lui appuyer sur la tête pour lui faire perdre quelques centimètres, mais le subterfuge n’avait pas marché.

En pleine conversation virtuelle avec ma collègue, partagée entre nos achats et mon angoisse, Maya en avait eu assez et en plein magasin, et pour la première fois de notre vie commune, avait piqué une crise monstre. Je m’étais évidemment énervée et tout cela avait fini dans un macdo en face d’une galerie d’art, à manger une glace dégueulasse en boudant. Nous avions l’air de deux gamines, sauf que Maya avait l’excuse d’en être vraiment une. Moi… eh bien j’étais juste stupide. Mais cette affaire était bien trop importante ! Bon sang, ne pouvait-elle pas comprendre ? Non… Non elle ne peut pas, bordel, elle a 7 ans ! Mais je suis trop butée. Je lorgne sur l’affiche de la galerie, une femme et son enfant, ils sourient tous les deux et j’ai envie de leur faire bouffer leurs yeux. Bande de connards.

« Je veux aller voir ça. »

Je me tourne vers Maya, immobile, elle fixe avec détermination la même affiche que moi. Je soupire. Je réarrange une mèche derrière son oreille et embrasse son crâne. Elle ne bouge pas, mon cœur sombre dans ma poitrine. La voix brisée par mon incapacité à être une bonne personne pour cette gamine je lui murmure : « Tout ce que tu voudras. » Elle hausse les épaules. Je sais ce qu’elle veut. Et je ne peux pas lui donner. Je dois savoir ce qui a tué le Juge Keil.

A peine entrée dans la galerie, mon portable sonne. Maya me regarde et je ferme les yeux, lui susurrant une excuse du bout des lèvres. Je quitte la galerie en prenant l’appel, profitant des vitres pour surveiller la petite fille. Elle se tourne pour discuter avec une inconnue et je fronce les sourcils, les nerfs en pelote. Mais comme celle-ci ne fait aucun geste en sa direction et à l’air bienveillante, je me concentre sur Leah.

« Il a été empoisonné. Rapide et efficace. C’est un meurtre, c’est certain. Si on remonte la piste du poison, on pourrait avoir le commanditaire et…
- Et trouver qui en voulait à Keil. En quoi ça nous aidera à démanteler l’organisation ?
- Je ne sais pas. On verra bien. »

En quelques minutes, l’appel est terminé, mais Maya a su utiliser tout ce temps pour monter des plans abracadabrants avec la femme. Je m’approche d’elles et l’écoute tout me raconter pendant que je lorgne sur l’inconnue. Plutôt grande, ce qui est relatif, puisqu’il existe peu de personnes en ce monde qui ne soient pas grandes par rapport à moi, son visage est régulier et fin, ses traits sont presque semblables aux miens. Quand je croise son regard, un frisson descend le long de mes reins. J’ignore royalement les gens qui sursautent quand Maya lance à haute voix le surnom que nous avions trouvé pour Luthor. En matière d’éducation politique impartiale, il faudra me citer en contre-exemple. Je décide d’ignorer un instant la jeune femme pour me pencher sur Maya.

« Je suis désolée, c’était pour le travail. Maintenant c’est fini, je te promets que c’est terminé. »

Je ne lui dis pas que mon esprit est en chantier total, mais je suis confiante. Juste pour une semaine, je peux bien mettre en veilleuse mon super instinct de policière pour profiter du temps que je passe avec la petite frimousse blonde. Je me relève et incline la tête en direction de l’inconnue.

« Navrée du dérangement. Et oui, mon cœur, tu pourras être présidente si tu veux et je préférerais que tu le sois sur Terre, ça m’épargnerait du trajet pour aller te voir. »

J’ai déjà le mal des transports, alors si je dois commencer à prévoir des trajets en navette pour aller voir ma politicienne de fille adoptive ? Mh… J’aimerais éviter. Je lui souris et lance avec humour, ravie de voir que sa rancœur est oubliée : « Il y a plein de métiers qui sont aussi biens et que tu peux faire ici, par exemple… championne de dressage de pucerons ou tyran !
- Pffft… c’est pas un métier tyran.
- Non, c’est un loisir, Maya, tu as raison ! »

Je souris à la jeune femme, m’attendant à ce qu’elle nous quitte maintenant que Maya est entre de « bonnes » mains, mais elle reste plantée là et je commence à me demander si je ne vais pas devoir prévoir des activités à trois au cas où elle se serait entichée de ma petite bouille d’ange qui essaie de fuir mes bisous baveux.
Petites Larmes


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Fan art @Macos710
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- Je joue également Jason Todd / Red Hood et parfois je fais des bisous à Tim -
Comme je peux plus l'ajouter pour le concours je le mets ici D: :
 
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