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 Danse Macabre - ft Tommy Monaghan

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Rose Ahn
MessageSujet: Danse Macabre - ft Tommy Monaghan   Dim 3 Juin - 20:15


Je me morfonds en tournant ma cuillère dans une tasse de café refroidi, le sucre s’est depuis longtemps dissolu dans le liquide mais je reste là, vautrée sur le comptoir, à mélanger. Maya est partie avec Matt chez sa famille pour une semaine, profiter du grand air et de la campagne, loin de cette ville de cinglés et loin… de moi. Je m’ennuis comme une vache morte, plongée de force dans mon ancien mode de vie solitaire. En trois jours, j'ai déjà fait deux fois le ménage, récuré toute la vaisselle, rangé l’appartement de fond en comble et pourtant, me voilà désemparée à fixer l’horloge qui indique dix-huit heure trente. Je n’ai pas faim et se coucher aussi tôt serait un constat de défaite. Je ne supporte pas l’idée de devoir m’avouer que sans Maya, je me sens seule, perdue. Alors enfilant mon blouson élimé j’envoie un texto au dernier numéro contacté et fonce dans les rues de Gotham la tête rentrée dans ma veste. Les rues défilent en périphérie, et bougonne, je ne fais que shooter dans de pauvres canettes innocentes.

Une vibration m’indique que j’ai reçu une réponse à mon message désespéré : « Suis encore au QG, j’arrive vers 20h, on se retrouve au bar dont je t’ai parlé ? Prends une bière en m’attendant ! » Je souris enchantée par la perspective d’une soirée avec mon charmant collègue. Peut-être que cette semaine livrée à moi-même ne sera pas si terrible si je gère bien mes… relations. Je bifurque vers le bar du rendez-vous, je ne le connais pas du tout mais Mike m’en a vanté les mérites. Enfin, il est surtout ultra fier d’y avoir remporté un concours de culs-secs et y retourne se pavaner aussi souvent que possible. Le charmant agent de la brigade des mineurs est un des rares policiers de mon âge qui ne soit fréquentable. Son sourire toujours scotché au visage m’a tout de suite donné envie de devenir son amie et il s’est avéré un collègue appréciable sur certaines enquêtes délicates.

J’entre dans le bar dans une humeur formidable, et fonce directement vers ma place favorite : les sièges du comptoir. Au moins, je suis certaine que je n’aurais pas à attendre des plombes pour commander et le temps d’attendre mon rencard, je pourrais toujours papoter avec les serveurs. Rapidement, je parviens à commander une bière blanche et la lève légèrement devant moi en honneur de Bacchus, dieu du vin et… des débordements. Est-ce que cette libation fait de moi une bacchante ? Suis-je forcée de devoir sautiller dans tous les sens en l’honneur du dieu, que ce soir, je sers ? Hm… Je pense que me jeter quelques verres bien sentis suffira à lui plaire. Enfin… J’espère. L’irritable dieu était connu pour sa cruauté envers celles et ceux qui osaient refuser de le glorifier. Plongée dans mes réflexions divines, j’en oublie de me lier d’amitié avec le barman, mais tant pis, ce sera sans doute pour une prochaine fois.

J’en suis à ma deuxième bière quand l’agacement commence à poindre. Je ne suis pas tellement amusée par les lapins et le bar se remplit, si bien que le serveur est bientôt trop débordé pour me tenir la jambe. Ce n’est pas un souci, grisée par l’alcool et par mon penchant naturel pour la sociabilisation sauvage, je me tourne vers la personne la plus proche, un type bizarre avec des lunettes de soleil (mais pas de canne blanche ni de labrador). Il n’a pas l’air fermé au dialogue alors je me dis que je peux bien tenter ma chance, et puis s’il est trop ennuyant, eh bien je n’aurais plus qu’à rentrer chez moi et me morfondre.

« Vous attendez quelqu’un ? On vous a posé un lapin, comme à moi ? »

Je ricane doucement, consciente d’étaler misérablement les tenants et aboutissements de ma vie à un inconnu, mais pour être franche, ça fait quelques années que je suis trop désinhibée pour connaître le sens du mot « honte ».

« Vous venez souvent ici ? Parce que moi… oh ! »

Je sers à l’inconnu un sourire désolé avant de me pencher sur mon portable qui vient de vibrer follement sur le comptoir. Je fronce les sourcils, partagée entre ma vaine colère et le contentement en lisant « Désolé, un abruti a perdu les clefs du garage, il a fallu retourner tout le GCPD pour les retrouver, je fonce me changer et je te rejoins. Je paye ma tournée du pardon en arrivant » le tout arrosé de smileys souriants et mièvres. Ah… Finalement, le sourire l’emporte et quand je relève la tête, une lueur amusée danse dans mes yeux.

« Eh bien, on dirait que ma soirée ne sera pas aussi triste que prévu ! »

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Tommy Monaghan
MessageSujet: Re: Danse Macabre - ft Tommy Monaghan   Lun 4 Juin - 2:08

« Oh merde »

La pièce est remplie de types l'air renfrogné, limite constipés. Les cigares aux lèvres, ils jouent aux cartes comme si leur vie en dépendait, seulement éclairés par une petite lampe au plafond. Je vois ma cible à gauche. Il devait être seul : ils sont trois.
Ça prends un petit moment avant qu'ils commencent à me calculer, le temps de poser mes mains sur mes flingues. La tête de l'un d'eux, manifestement pas aussi passionné par le jeu, commence lentement à tourner vers la porte, à la recherche d'un quelconque bol de quelque chose, d'un autre cigare ou d'un nouveau balais à se foutre dans le cul, je sais pas. Nos regards se croisent. Et, comme si ils étaient liés par l'esprit, tous les autres se retournent au même moment.
Avant que l'un d'eux ne réussisse à atteindre son arme, je cours vers lui, pose mon pistolet sur son estomac, et tire deux fois. Dans le même mouvement, je le pousse sur la table, ce qui à pour effet de déstabiliser les autres. J'ai juste le temps d'écarter mes bras et d'en flinguer un autre. Le dernier parviens tout de même à me tirer dessus, mais il rate : une balle siffle dans mon oreille.

« J'sais pas qui t'es connard mais y'a mes cousins en bas ils ont tout entendu ! Tu sortira jamais d'ici ! »

Le temps qu'il finisse sa phrase de gros badass, je lui éclate la mâchoire avec une balle dans la bouche. Elle commence à pendre puis tombe d'un coup, le petit fil de chair la retenant ne résistant pas très longtemps à la gravité. Je fini avec une rafale dans son estomac, puis j'écarte son arme au cas où un dernier élan de vie l'envahisse. Des bruits de mecs se déplaçant vites se font entendre au loin : il disait pas de conneries, le con. Comme je suis passé par la porte de derrière, j'ai pu éviter l'entrée et tous les types qui auraient pu s'y trouver. J'ai pas vu combien ils sont, ni comment ils sont armés. « Ah, pourquoi ça peut jamais se dérouler comme prévu ?! » Heureusement, il y a une fenêtre. Ouais... Mon moyen de sortie favori. J'ai encore un peu le temps, les pas commencent à peine à se faire entendre dans le couloir, alors je m'avance rapidement, l'ouvre et passe par dessus, juste au moment ou les mecs défoncent la porte et se rendent compte du carnage. Ils arrivent à fond pour me tirer dessus mais je suis déjà parti.

Et voilà une journée type du Hitman, Fracasser des types pour du fric, tout dépenser au bar ou en armes puis recommencer. Un boulot honnête en somme ! On peut pas faire plus honnête. Je sais bien : vous devez vous dire qu'avec ce qu'il s'est passé, les flics vont venir en masse et je vais me faire chopper, jeter en prison, voire même passer sur la chaise électrique. Mais non, pas ici. Ici c'est Gotham City, la ville ou même la pourriture est plus pourrie que le reste du pays. Et c'est un sacré pays de merde, alors imaginez... Vous savez ce qui est pire encore ? Le Chaudron, le quartier ou je vis. C'est là ou même les plus tarés osent pas promener leur chien après 22h, Alors imaginez, les flics ? Ce serait digne d'un film comique ! Enfin, pas pour le flic. Non ils vont sûrement ramasser les cadavres de leurs potes, les enterrer dans leur cimetière spécial ou toute la famille est enterrée (ou les jeter aux chiottes avec le poisson rouge du petit dernier, qu'est ce que j'en ait à foutre), puis jurer vengeance éternelle contre moi. Ce qui leur laisse deux possibilités : soit crever, soit jamais me retrouver. Au choix. Les deux me vont.

Je fais une petite bifurcation en rentrant par chez moi, au cas où ceux là soient assez intelligents pour chercher directement la trace d'un tueur à gages là où on les trouve. Je navigue dans les quartiers, me perds un peu. Je ne cherche rien de particulier et veut juste profiter à peu près du calme de la ville, de sa bonne odeur de pisse et delà vue réjouissante des clochards édentés qui n'ont même plus la force de faire l’aumône.  J'arrive au bout d'un moment dans le genre de quartiers où je ne met jamais les pieds, pas forcément un truc huppé mais là ou des gens normaux semblent habiter. Et il y à des bars ! Je rentre dans un, au pif.

Il n'y à encore pas trop de monde. Le serveur jette un regard chaleureux sur moi mais son sourire crispé montre qu'il redoute quand même un type de mon allure dans son établissement. Faut dire que je suis habillé de façon fonctionnelle, pas pour faire des soirées mondaines. Je m'assoit au comptoir, commande une bière au pif et essaie de me détendre. Je sors une cigarette de ma poche, la porte à ma bouche et quand je cherche à l'allumer le serveur met une petite claque dedans. « c'est non fumeur, monsieur » qu'il dit, sensiblement à deux doigts de m'expulser. Je me retiens de lui dire que c'est un bar non valide car je vais lui péter les jambes, et prends mon mal en patience. La bière me fera passer l'absence de nicotine dans mon sang.

Au bout d'un moment, du monde commence à arriver. Je scrute le match de foot à la tv d'un seul œil, essayant de deviner ce que veulent dire les initiales des équipes, quand une fille s'assoit pas loin de moi, là ou la plupart se sont contentés de m'éviter depuis que je suis là. Je la voit qui commande une bière, mais elle ne semble pas spécialement ouverte à la discussion : elle attend plutôt quelqu'un. Je ne dis rien et continue à observer son langage corporel pour essayer de deviner son état de pensée. Elle boit une bière, puis deux, et commence à s'impatienter, regarder autour d'elle et elle se tourne vers moi. L'avantage des lunettes de soleil, c'est qu'on peut faire semblant de pas regarder quelque chose (ou quelqu'un, dans ce cas là). Elle souris.

« Vous attendez quelqu’un ? On vous a posé un lapin, comme à moi ? Vous venez souvent ici ? Parce que moi… oh ! »

Elle ne me laisse même pas l'occasion de répondre qu'elle sors son téléphone. Elle semble résignée, puis une lueur nouvelle éclaircis son visage qui se remplis de détermination.

« Eh bien, on dirait que ma soirée ne sera pas aussi triste que prévu ! »

Je sens qu'elle à fini de parler et cherche à déclencher un début de conversation. Je la regarde plus en détail : elle semble jeune, un peu plus que moi, mais déjà relativement sûre d'elle. Un peu comme si une puissance inaltérable et absolue régnait sur elle. Comme si elle était sure d'être généralement celle qui à raison. Ah ! Oh non... Pourvu qu'elle soit pas de la police... Je suis pas venu ici pour ça. Alors je vais partir du principe qu'elle est nonne et que ce que je ressent, c'est la puissance de Dieu. Ouais c'est ça, nonne c'est bien.

« Non je viens pas souvent ici, c'est la première fois. J'habite pas loin d'ici alors j'ai un petit bar sympa ou passer le temps après le... Après le boulot. »

Je m'arrête deux secondes. Vu son air, je sens qu'elle va me poser des questions et que je vais devoir tourner autour du pot pour pas répondre. Autant prendre les devants.

« Et vous, vous faites quoi ici ? Mauvaise journée ? J'ai l'impression qu'on vous a posé un lapin non ? Je veux pas me mêler de votre vie hein, mais ça fait toujours bien de discuter de ses problèmes... Avec quelqu'un qui ne nous jugera pas... »

De discuter longtemps, si possible. Sans exiger de réponses à son interlocuteur.




(PS Hors RP : je vais pas m'amuser à tuer dix gars par RP, juste ça me permettait de situer un peu le perso pour mon premier post).
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Rose Ahn
MessageSujet: Re: Danse Macabre - ft Tommy Monaghan   Mar 5 Juin - 23:45


L’esprit rendu léger par la savante magie de l’alcool, je gigote sur mon siège et me penche en avant afin d’entendre ce que dit mon interlocuteur par-dessus le brouhaha du bar. Un sourire avenant flotte sur mon visage, je scrute le personnage qui me fait face et m’aperçoit que c’est un bien étrange homme que j’ai dégoté là. Ses habits sont plutôt basiques, banals, mais ils ont un petit quelque chose que je n’explique pas. Je relègue cette pensée tout au fond de mon esprit, la mettant sur le compte de ma paranoïa exacerbée par mon métier et la ville en elle-même. Je le crois un moment aveugle, mais sa façon de se mouvoir m’indique le contraire, ce qui ajoute une nouvelle couche au mystère puisque monsieur porte des lunettes teintées alors que l’ambiance tamisée du bar est loin d’être éblouissante.

Contrairement à ce que j’ai cru au début, l’homme reprend la conversation et m’indique dans son phrasé et sa gestuelle qu’il est ouvert à une discussion plus poussée. Je m’humecte les lèvres et saute de mon siège en hauteur pour me hisser vers mon nouvel ami, gardant un tabouret d’écart histoire de ne pas trop l’envahir. Un soupir m’échappe, mais je ne me départis pas de mon sourire.

« Ma… fille est en vacance et mine de rien… je m’ennuie sans elle. Alors je crois que je peux dire que je passe un début de semaine à chier ! »

Cette fois, je rigole franchement. Je peux parler librement de Maya, ce type ne me connait pas, ne la connaît pas. Il ne sait pas que ce n’est qu’un rêve que je caresse, que ce mot si doux, ce lien qui n’existe que dans mon imagination, m’est en réalité interdit. Parce que Maya n’est pas ma fille. Ne le sera jamais. D’un battement de cils, je chasse cette amère pensée au loin, refusant de lui laisser prise. Et puis, un bon côté de cette séparation : je peux jurer comme un charretier vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

« Et pas de lapin, non, qui oserait me poser un lapin, mh ? »

Je lui adresse un clin d’œil exagéré en soulignant ma silhouette d’un geste de la main idiot. Non pas que j’ai excessivement confiance en moi et en mon corps, loin de là, mais il faut mieux parer à ses complexes en s’en moquant qu’en pleurant dessus.

« Il est juste en retard. J’espère qu’il ne va pas tarder, je ne suis pas très… patiente. Je me marre silencieusement, consciente de minimiser totalement mon impatience. Et vous ? Vous venez oublier une âpre journée de travail en allant boire seul, vous laissant à la merci des palabres de harpies telles que moi ? »

En réalité, je fronce les sourcils, lui intimant silencieusement de ne pas oser confirmer cette hypothèse. Je suis un miracle qui vous tombe dessus, plus particulièrement quand on est un pauvre gars qui boit seul en ayant oublié d’enlever ses lunettes de soleil. Non mais oh. En même temps, raconter n’importe quoi m’évite de tomber dans les questions standards type « et vous, vous faites quoi dans la vie ? » ou alors « et comment vont Karen et les enfants ? Oh, Teddy a vomi sur le canapé, quel malheur ». Histoire de ne pas trop oublier pourquoi je suis venue, je commande une troisième bière afin que mon verre vide ne le reste pas trop longtemps, j’incline la tête vers mon camarade de tablée et lui demande : « vous voulez boire quelque chose ? Ah, vous pouvez refuser, bien sûr, je m’ennuie mais pas au point de vous harceler pour que vous me teniez la jambe. »

Quoi que. Je m’ennuie vraiment beaucoup dans ce bar, certes charmant, mais un poil trop banal. A part le match de foot (est-ce qu’on peut appeler ça une distraction ?) je ne vois pas d’activité susceptible de faire passer le temps plus vite. Est-ce une raison suffisante pour enquiquiner monsieur-lunettes-de-soleil ? Je tergiverse un instant et décide que oui. Tant pis pour lui. Il n’a quà rentrer chez lui si ça le gonfle, voilà.
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Tommy Monaghan
MessageSujet: Re: Danse Macabre - ft Tommy Monaghan   Jeu 7 Juin - 2:49

(Rose, suis moi dans mon délire !)

J'écoute la femme me raconter sa vie. Ses soucis, sa fille, etc... J'en ait un peu rien à faire. Mais ça fait passer le temps. Bizarrement, je commence à avoir mal à la tête, peut-être l'ambiance du bar ? Je ne sais pas. Ou peut-être qu'inconsciemment ça me fait chier.

« Et vous ? Vous venez oublier une âpre journée de travail en allant boire seul, vous laissant à la merci des palabres de harpies telles que moi ? »

J'ouvre la bouche pour répondre qu'elle à déjà décoché une nouvelle phrase. Elle me propose de me payer une nouvelle bière. Allez, pourquoi pas après tout. J'ai de plus en plus mal à la tête, mais je fais semblant de ne rien ressentir. Pas besoin d'éveiller de soupçons.

« J'ai trouvé ce bar par hasard, en marchant dans la rue. J'habite dans un quartier pas loin et j'ai voulu voir ce que les alentours proposaient, et voilà, c'est que ***************** »

Je m'arrête au bout d'un moment quand je me rends compte que plus aucun son ne sort de ma bouche. Je vois les alentours qui commencent à bouger, et la fille commence à disparaître lentement. Tout est au ralentis. Les autres personnes dans le bar me regardent fixement, puis je les voit sourires et leurs yeux s'illuminent de rouge. J'ai envie de vomir mais rien ne sors, et ma tête me fait mal comme si elle étais dans un étau. « Qu'est ce qu'il se passe, putain » je me dit, perdant peu à peu conscience. Je me tourne vers le serveurs, il me fixe. Puis je ne voit que du noir.

Je me réveille sans doute quelques dizaines de minutes après, la bouche pâteuse. Je suis couché dans une pièce sans fenêtres, complètement sombre, qui sent l'humidité et le renfermé. Je m'assoit et essaie de réfléchir à la situation : manifestement, c'est pas les types de tout à l'heure vu qu'ils ne m'ont pas tués. Peut-être qu'ils en avaient après elle ? J'essaie de tâter le sol pour découvrir un objet à récupérer mais je touche un truc mou à côté de moi : je monte les mains et tombe sur des cheveux. Puis un visage. J’entends un « mmrrrmrhh » agacé et je me m'enlève vite. Je réfléchis pendant deux secondes, sans doute la femme de tout à l'heure. Putain. Alors ce serait sûrement un enlèvement. Soudain, je panique : je me rend compte que je n'ai plus ma veste, et donc plus mes armes... Heureusement que je ne porte pas de papier d'identité quand je pars faire un assassinat... Je n'ai plus mes lunettes non plus. C'est gênant, mais tant que personne n'est là pour voir mes yeux, tout va bien.

Tout d'un coup, j’entends un bruit sourd, un grincement et un halo de lumière envahis la pièce. Une silhouette apparaît une fois la porte ouverte. Cette personne ne me dit rien.  Un homme, de taille normale, plutôt maigre me regarde avec un grand sourire vainqueur.

« Je vois que l'effet de la drogue s'est terminé ! Bienvenue ! »
« T'es qui et tu nous veux quoi, enculé ? ! »
« Changez de ton, s'il vous plaît. Mon nom vous importe peu. C'est un bar respectable, ici... Nous n'aimons pas les intrus comme vous, qui viennent sans invitation ni même se présenter, alors généralement, on les drogue, et on les expulse en les détroussant. Mais, vous voyez, on a découvert quelque chose de surprenant sur votre partenaire... »
« c'est pas ma partenaire, je connais même pas son nom abruti ! »
« Hm. Que font des officiers de la police de Gotham ici ? Qu'avez vous découvert sur notre sujet ? Qu'est ce qui vous a mené ici ? »
« Officier de la po... Quoi ?! Qu'est ce qui vous fait dire que »

Je regarde la femme à côté de moi. Merde. J'avais raison, comme souvent. La prochaine fois je me tire une balle direct.

« Mais je suis tueur à gage sombre con ! Je vais pas accompagner une flic ! Allez voir dans... »
« Vous pensez que votre petit jeu nous à surpris ? Faire comme si vous ne vous connaissiez pas pour mieux nous observer ? Vous pensez que personne n'a vu votre petit manège ? »

Bon, j'abandonne. J'observe le type, il est à une petite distance mais je pense sans doute pouvoir le surprendre. Je me lève, cours vers lui. Sans aucune trace de surprise, il sors un pistolet de sa poche et essaie de me tirer dessus : j'évite de peu la balle et lui colle une droite. Il est propulsé sur le côté. Je m'empresse de lui attraper le bras, le désarme et le vise.

« Maintenant, dis moi comment on se barre d'ici et peut-être que je te laisserai vivre sans trop t'estropier ! »

Tout à coup, ma tête recommence à tourner. « Quoi ?! » je me dit. L'homme au sol sourit. Je regarde au niveau de mes côtes et je vois une fléchette. « non mais tu te fout de ma gueule ou quoi ».

« On a tout notre temps » J'entends l'homme me dire. Sa voix devient de plus en plus caverneuse. « NOUS AURONT DES RÉPONSES TÔT OU TARD ». Je tombe à la renverse en me rattrapant. Merde. J'espère que la flic pourra faire un truc avant que ce type essaie de nous disséquer.
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MessageSujet: Re: Danse Macabre - ft Tommy Monaghan   Jeu 14 Juin - 11:48


« Euh… ça ne va p… Merde ! »

Je fonds littéralement sur l’homme et le saisit avant que sa tête n’heurte le sol. Malheureusement, j’ai foncé sans m’assurer de garder mon équilibre et pendant un instant de grâce pure la gravité ne nous concerne plus. Et quand les lois de la physique recommencent à s’appliquer à nos deux corps, je m’écroule, le laissant tomber, mais d’une petite hauteur, et manque de l’écraser en le suivant. Je me retourne vers la foule et ordonne : « appelez des secours tout de suite ! »

Je souhaite me concentrer sur mon partenaire de bar pour essayer de le réveiller mais une main autoritaire tire mon épaule en arrière et s’accompagne d’une remarque sèche : « Je ne crois pas non.
- Comment ? »

Menacée par la pression, je pivote en me relevant, mais avant d’avoir pu achever mon mouvement, un coup violent me jette dans les bras de Morphée.

Et ainsi, je suis réveillée par des pressions sur mon visage mais je n’y réponds que par un grognement, me tournant de l’autre côté pour me rendormir. Sauf que je suis bel et bien éveillée à présent et que la sensation conjuguée d’une sale migraine et de ma langue pâteuse m’empêche de replonger dans un sommeil de bienheureuse. Histoire de bien détruire toutes mes chances de pioncer, une discussion commence, je n’en saisis que des bribes mais quand des coups de feu retentissent, je manque de sursauter et me redresser avant de me dire que ça risquerait de me coûter la vie. Je reste bien tranquille à faire semblant de ronfler (je crois honnêtement qu’à un moment, j’ai vraiment imité des ronflements) mais le son sourd d’un corps qui tombe me force à me tendre, quelque chose me dit que je serais la suivante. Sauf que voilà… j’ai été droguée. Ou alors j’ai vraiment trop bu. Dans tous les cas, je ne sais plus trop comment on se lève, alors se battre ? Hm…

Pendant quelques minutes, il ne se passe rien, les hommes sont sortis dans la pièce et j’entends le son étouffé de leurs chuchotements derrière la porte, alors j’en profite pour me foutre des claques mentales et m’étirer. Je peine à délasser mes muscles, je me sens comme prise dans un rêve, tout en étant consciente de l’urgence de la situation, mon corps refuse de se mouvoir à une vitesse à peu près normale. Quand enfin s’est possible, je roule avec lenteur vers le type, quelque chose me dit que c’est le gars du bar et que notre consommation d’alcool n’est pas à la base de nos évanouissements. En plus, j’ai vraiment mal à la tête. Quelque chose me dit qu’on m’a assommée et j’ai tout bonnement oublié les derniers évènements de la journée. Il n’a pas l’air de saigner et sa respiration est stable. J’ai à peine le temps de reprendre ma position initiale quand le mécanisme de la porte se fait entendre à nouveau.

« On commence par qui ? La gonzesse ?
- Nah, elle parlera bien quand elle nous verra travailler. »

Je frissonne longuement mais continue de faire semblant d’être assoupie. Je crois qu’ils nous prennent pour des associés. A moins qu’ils n’aient vu mon insigne et pensent que nous sommes là pour enquêter. J’ai soudainement peur pour Mike… Mais mon esprit se focalise rapidement sur la situation parce qu’à la réflexion, si je meurs ici, je ne pourrais pas aller le prévenir ou le secourir. Les hommes se sont approchés de nos corps alourdis par la drogue et soulèvent à présent mon nouvel ami pour le trainer je-ne-sais-où. Mais à en croire mon ouïe, c’est dans la pièce, car j’entends le son d’un meuble frottant sur le sol et des bruits étranges, une espèce de mélange entre un combat de catch sans les cris, les applaudissements et les commentaires du public. Juste les râles des combattants et les corps qui se heurtent. Enfin, il y a un morceau de scotch qui est décroché, sans doute pour attacher les mains du pauvre gars. En voilà une bonne nouvelle. Les mains c’est important, mais avec les pieds, on fait plus de dégâts. Derrière mes yeux fermés, je n’entends qu’une deux sons métalliques et un « Vas-y ». Et l’enfer me tombe sur la gueule.

Je pousse un hurlement puissant quand l’eau glacée me heurte et je recule aussi vite que possible contre le mur histoire de me protéger un maximum. Les deux hommes se marrent. Visiblement, ils sont très fiers de ce coup là. Sauf qu’ils ne savent pas que la drogue m’a été administrée il y a quelques heures déjà, en assez petite quantité parce que je n’ai bu que deux bières et que mon cerveau s’est enfin tiré de sa torpeur au contact de l’eau froide. Mes mouvements sont encore patauds, mais je crois que tous mes muscles sont prêts à coopérer au maximum de leurs faibles capacités. C’est déjà pas mal.

Il fait sombre mais j’arrive toutefois à entrevoir derrière les deux silhouettes une personne assise sur une chaise. Ils comptent le torturer jusqu’à ce qu’il dise pourquoi un flic se trouve dans ce bar de malheur ? Ah ! J’espère qu’ils vont taper longtemps alors, parce que ce pauvre type n’en a aucune idée. J’aimerais autant éviter d’attirer l’attention sur moi histoire de ne pas prendre sa place et me faire tabasser, mais je n’ai pas trop le choix. Je ne suis pas lâche au point de laisser ce pauvre gars se faire ramasser la gueule à ma place sans rien tenter.

« Attzenzzer… »

Il semblerait que ma langue ne veuille pas coopérer. Mais l’effet est le même, les deux hommes se retournent. Malgré tout, par fierté, je tente plusieurs fois de prononcer correctement mon mot avant de finir par réussir et leur lancer « Attendez, f’est mooo… moooo… moooooi ‘ue fous fouu… fou… fouuuu… foulez. ‘e ne ‘ooo… ‘onnai… ‘onnais pas ce… »

La lettre « t » refuse de sortir, alors je montre du menton le pauvre gars attaché à sa chaise. Les deux hommes se regardent avant de s’approcher. L’un deux se penche sur moi et me souffle au nez, malgré mes sens complètement à l’ouest, je sens son haleine nauséabonde et tourne la tête pour l’éviter : « Qu’est-ce qu’elle raconte la poulette ? »

Il passe la main avec insolence sur mon corps, frôlant ma poitrine en remontant dans l’idée évidente de me saisir le visage pour me forcer à le regarder. Je ne lui en laisse pas le temps et parviens à lui foutre un coup de boule lent mais assez violent pour le fait chuter sur son derrière. Je crois que le gars attaché s’est reçu lui aussi un seau d’eau sur la tronche et j’espère vivement qu’il sera apte à défendre sa peau, parce que je ne risque pas de faire des merveilles, seule. Histoire de couronner le tout, monsieur-coup-de-boule s’est relevé et tout en essuyant sa lèvre fendue se décide à essayer de me stranguler. Mon premier réflexe est de me tortiller pour me soustraire à sa pression inflexible, mais rapidement les cours de Thomas Silent me reviennent. Il faut économiser mon air. Je glisse tant bien que mal mes bras entre les siens et les écartes pour le forcer à les plier afin de garder son contact sur ma gorge. Il s’avance nécessairement vers moi et en puissant dans mes dernières forces je le pousse en appuyant mon pied sur son estomac. Cette fois, j’ai dû utiliser assez de force parce qu’entre mes quintes de toux je l’entends cracher le reste de son déjeuner. Epuisée, je m’écroule sur le côté, complètement à la merci du deuxième homme.
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Danse Macabre - ft Tommy Monaghan

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