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 Tous les métiers ont des mauvais côtés... [Aidan White]

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MessageSujet: Tous les métiers ont des mauvais côtés... [Aidan White]   Ven 1 Juin - 19:34

Grace se recroquevilla par-dessus la jeune femme en pleurs. Celle qu'elle protégeait était enceinte jusqu'aux yeux, et être dans un tel état de terreur à ce stade avancé de sa grossesse ne pouvait pas lui être bénéfique. Elle suffoquait par moments, et semblait débiter une étrange litanie.

« Ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai, je vous jure, je ne sais pas pourquoi il dit des choses pareilles, ce n'est pas vrai... »

De l'autre côté de la porte solidement verrouillée, une voix tonitruante hurlait dans le hall de la clinique.

« DITES-MOI OU ELLE EST ! »

Grace se demanda un instant comment ils en étaient arrivés là.
Pourtant, la journée s'était déroulée de façon tout à fait normale. Sa patiente était arrivée à l'heure, bien qu'elle ait les traits un peu tirés. Personne n'avait insisté pour savoir ce qui se passait. Elle leur avait déjà confié qu'elle avait quitté son mari quelques semaines plus tôt, et qu'elle vivait à nouveau chez sa mère le temps de retrouver un appartement. Les encouragements de l'équipe l'avaient visiblement rassérénée, d'autant plus que sa situation était loin d'être désespérée : elle avait un bon travail, des parents et des amis qui la soutenaient, et elle avait déjà pris contact avec un groupe de mères célibataires dont faisait partie une de ses amies, dans le but de se soutenir les unes les autres. Les choses n'étaient pas si mal.
Du moins, c'est ce qu'ils avaient tous crus.
Le père était venu à une ou deux reprises au début, pour les premiers examens, avant de perdre intérêt pour la question. Ils le reconnurent donc immédiatement lorsqu'il passa la porte. La secrétaire se porta à sa rencontre, mais fit signe à sa stagiaire de prévenir ses collègues par interphone. Alors que celle-ci s’exécutait, la situations devint rapidement exécrable. L'homme se mit à hurler, et fit très rapidement preuve de violence. La secrétaire se prit un coup au visage qui l'envoya au sol. Toutes les personnes présentent battirent en retraite devant la rage du nouvel arrivant, le regardant avec incrédulité. Il ne lui fallut pas beaucoup de menaces pour les envoyer dehors.
Cachée derrière le comptoir, la stagiaire appelait le plus discrètement possible la police.
Heureusement pour elle, le forcené prit plutôt à parti les autres médecins de la clinique, dont plusieurs avaient commis l'erreur d'ouvrir leur porte pour voir ce qui se passait. L'homme fit le tour des salles ouvertes, jetant les meubles au sol, éclatant les instruments dans sa colère. Il continuait de crier à la trahison, à l'abandon, et de couvrir d'injures celle qu'il cherchait.

Heureusement, le bruit courut plus vite que lui à travers les couloirs. Une cliente paniquée fuit vers le fond de la clinique, prête à aller s'enfermer dans les toilettes.

« Que se passe-t-il ?! », lui lança Grace, qui avait eu le même instinct mal placé que ses collègues.

« Un dingue ! Il cherche sa femme, comme quoi elle l'a quitté, j'en sais rien, mais il est fou ! »

Elle reprit sa course désespérée.
Il ne fallut qu'une seconde à la sage-femme pour comprendre exactement de qui il s'agissait. Elle savait que la patiente avait rendez-vous aujourd'hui, leur planning était relativement léger et cette dame passait toujours les mercredis. La jeune blonde se glissa dans le couloir. Avant que le mari prétendument bafoué ne tourne à l'angle, elle repéra la future mère, roulée en boule dans un coin d'une salle d'examens. Elle franchit rapidement le seuil et verrouilla de l'intérieur. La porte ne comportait aucune vitre, même en verre brouillé. Avec un peu de chance, il croirait qu'il s'agissait d'une salle fermée pour la journée ou d'un placard à balais quelconque.

Elle dut plaquer sa main contre la bouche de la patiente pour leur donner une chance de passer inaperçues. Elles retinrent leur souffle alors que le mari passait et repassait dans le couloir, sa femme étouffant un cri lorsqu'il testa plusieurs fois la poignée de la porte avec rage. Il finit par se lasser et retourner dans le hall crier sur les deux ou trois employés qui n'avaient pas encore fui et restaient plantés là, hébétés.

« DITES-MOI OU ELLE EST ! »

Grace ferma les yeux, en priant pour que quelqu'un apporte vite une solution à tout ça. Sous elle, la jeune femme enceinte gigota. Elle pleurait toujours abondamment.

« C'est ma faute, c'est parce que je l'ai largué... Si je lui dis que je suis d'accord pour qu'on se remette ensemble, il ne fera plus de mal à personne... »

« Hors de question ! », lui souffla Grace. « Vous restez ici. Il n'est pas en état de parlementer avec qui que ce soit, même si vous lui donniez ce qu'il veut. Et on ne vous laissera pas vous sacrifier de toute manière. »

« Mais s'il blesse quelqu'un... »

« Il est le seul qui soit responsable de ses actes. Vous devez penser à votre sécurité, et à celle de votre bébé ! »

« Mais... »

Elles furent coupées par un nouveau hurlement, masculin également, mais il ne s'agissait pas de la même voix. Elles n'entendaient pas ce qui se passait, mais il semblait y avoir beaucoup de mouvement à côté. La patiente recommença à sangloter et Grace la berça doucement dans ses bras en lui murmurant des paroles réconfortantes à l'oreille, tentant désespérément de la calmer alors qu'elle-même se savait à un cheveu de paniquer.
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Sang-Bleu
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Aidan White
MessageSujet: Re: Tous les métiers ont des mauvais côtés... [Aidan White]   Ven 1 Juin - 23:13

Tous les métiers ont des mauvais côtésGrace L. Waterhouse & Aidan White
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C’était un début de soirée comme les autres, Aidan, n’ayant pas travaillé cette journée, en avait profité pour nettoyer son appartement de fond en comble. Une fois qu’il nettoya la dernière trace de  poussière, tel le perfectionniste qu’il était, il s’étala de tout son long sur son canapé, prêt à entamer une soirée série. Il serra le coussin du canapé entre ses bras, prêt à dormir afin de récupérer de ses nuits blanches au poste ou lorsque son esprit divergeait de théorie en théorie extravagante. Il était enfin reposé et comptait bien en profiter pour fermer les yeux et bénéficier d’un sommeil réparateur. Cependant, son portable n’était pas du même avis, la sonnerie résonna dans le salon, le faisant sursauter. Il l’attrapa pour remarquer un appel d’un de ses collègues, il porta son téléphone à l’oreille :

- Hey White ! C’est bien toi qui connaît une sage-femme ?!
- Oui, pourquoi ?
- Il y a une attaque à clinique périnatale ! Une petite équipe vient d’être déploy…

Aidan ne prit même pas le temps de raccrocher, il se releva brutalement, se précipitant dans sa chambre pour enfiler un gilet pare-balle et ses chaussures. Il ouvrit le tiroir de sa table de nuit pour récupérer son arme avant de la recharger. Il ignorait si l’assaillant était armé, s’il y en avait plus d’un, il savait juste que Grace travaillait à la clinique cette soirée. C’était assez d’informations pour lui. Il sortit rapidement de chez lui après avoir enfilé une veste. Refermer la porte derrière lui semblait être un supplice, il fouilla sa poche gauche puis sa poche droite pour sortir son trousseau de clés. Évidemment, sa première tentative pour fermer la porte à clé échoua, le trousseau tomba au sol, il le ramassa et réussit enfin à verrouiller sa porte. Il descendit les étages à une vitesse à en perdre haleine, l’ascenseur étant déjà occupé. Il serrait fermement sa clé de voiture entre ses doigts comme s’il s’agissait d’un talisman. Une fois dans le parking, il courra comme un dératé jusqu’à sa voiture, entrant à l’intérieur le souffle court. Il la démarra en trombe pour rejoindre la clinique.

Une fois en face de la devanture, il ne prit même pas soin de trouver une place convenable pour se garer, il sortit de son véhicule et se hâta pour arriver auprès de ses quatre collègues arrivés plus tôt. La plupart le regardèrent, surpris qu’il se trouve ici alors qu’il n’était pas censé travailler.

- On est déjà là, White, tu peux rentrer chez toi…
- Hors de question ! Les coupa-t-il. Que sait-on sur l’attaque ?
- Ce serait un homme qui aurait pété un câble, on ne peut pas encore entrer, ce serait de la folie.

Aidan ne les écouta qu’à moitié et tenta de franchir la porte d’entrée. Un des agents lui barra aussitôt la route en se mettant au travers de sa route, l’attrapant par les épaules.

- On sait que tu es bon négociateur, White, mais passer par l’entrée principale, c’est te mettre en danger et…
- J’ai une amie là-dedans ! S’écria le détective.
- On sait, c’est pour ça qu’on n’était pas censé te prévenir à la base. Qui est l’imbécile qui l’a prévenu ?

Un des policiers leva timidement la main, les trois autres agents se tournèrent alors vers lui pour le réprimander, le plus gradé haussant plus la voix. Aidan en profita pour faire le tour de la clinique pour repérer une fenêtre malencontreusement ouverte ou une ouverture et bingo… Une petite fenêtre était ouverte… Malheureusement pour le détective, elle se trouvait à  plus deux mètres de hauteur et malgré sa détente, il ne pouvait pas l’atteindre. Il lui fallait de l’aide. Aucune benne n’était trouvable dans le coin et les poubelles étaient fixées à même le sol. Il retourna alors à l’avant où il retrouva trois agents penchés sur une carte de l’hôpital sur leur voiture de police, le blâmé, lui, se trouvait tout seul comme un pauvre malheureux. Aidan s’approcha de lui pour lui demander:

- Tu peux m’aider, s’il te plaît ? Je ne dirais rien, je te promets.


Le jeune policier hocha la tête et suivit le détective jusqu’à la fenêtre en hauteur, ce dernier lui expliqua la procédure, ce à quoi son collègue s’exclama :

- C’est du suicide ! Si tu fais ça et que les autres le savent, je suis foutu et tu es foutu aussi ! Ils m’ont déjà engueulé parce que je t’avais dit que ton amie se trouvait ici.
- Je t’en prie, implora Aidan, il faut juste que tu me surélèves, je veux juste retrouver Grace. Dis-leur que je suis parti énervé ou invente quelque chose ! Je vais sécuriser la zone en attendant que le renfort arrive, je te jure que je ne ferais rien de stupide. S’il te plaît.

Le policier leva les yeux au ciel et acquiesça, Aidan se félicita intérieurement, ses yeux de chiot avaient encore fait leur preuve. Les deux tentèrent une courte échelle qui échoua une première fois avant que l’agent ne se baisse et lui propose de monter sur le dos. Si la situation n’était pas aussi grave, cela aurait presque pu ressembler à une scène comique, le détective plaça ses jambes sur ses épaules et se laissa soulever, heureusement qu’il n’était pas lourd. Il atteint enfin la fenêtre, s’accrochant aux rebords, le policier poussa ses jambes pour l’aider à soulever le poids de son corps. Aidan retomba -pour ne pas dire qu’il s’écrasa, sur le sol, à l’intérieur d’une chambre. Il se redressa sur ses jambes et sortit son revolver de sa ceinture, le serrant fermement entre ses doigts. Lors de sa chute, il avait entendu un petit gémissement, en plus du sien lorsque son corps rencontra avec violence le carrelage froid.

Arme en main, il s’avança prudemment près du lit, poussa les étriers en face de ce dernier pour se retrouver devant un rideau. Il remarqua une silhouette féminine, c’était peut-être Grace ! Il se précipita pour tirer le rideau, tombant nez à nez sur une infirmière se jetant sur lui, un ciseau dans la main. Par chance, il avait retenu son poignet pour l’empêcher de l’atteindre. Lorsque la jeune femme se rendit compte de son erreur, elle se décala aussitôt. Son regard était plein de larmes et son maquillage dégoulinait sur son visage terrifié. Aidan posa sa main sur son épaule en lui chuchotant :

- Je suis là pour vous aider, je ne suis pas censé être ici et…
- J’ai peur, sanglota-t-elle. Aidez-moi à sortir par la fenêtre… J’avais trop peur de sortir quand j’étais seule...
- Je sais, mais il faut juste que je sache une chose avant que je ne vous aide à partir. Est-il seul ? Est-il armé ?
- Il est… Seul, je crois… Je n’ai pas eu le temps de voir s’il était armé mais il est violent, il a frappé des gens… Quelqu’un a hurlé il y a quelques minutes, je crois qu’il est…
- Ça va aller. Je vais vous aider. Avez-vous vu Grace Waterhouse ? Demanda Aidan.
- Oui… Je l’ai vue avec une femme enceinte… Dans une salle d’examen… Elle est à quelques mètres de là…
- Merci, venez avec moi.

Aidan prit l’infirmière par la main, enroulant ses jambes entre ses bras pour la soulever, non sans lui dire :

- Ne dites à personne que c’est moi qui vous ai aidé à sortir. Je ne devrais pas être là.
- M-Merci…

La femme atteignit la fenêtre, sortant la tête la première, pouvant enfin souffler de soulagement. Aidan reprit son arme entre ses mains et inspira un grand coup. Il lui fallait atteindre la salle d’examen, seul problème : Il fallait traverser un couloir où l’homme risquait grandement de se trouver. Peut-être n’était-il pas armé mais une clinique regorge d’ustensiles : Drogue, scalpel, ciseaux… De quoi se créer un arsenal de fortune. Il s’approcha de la porte, tournant la poignée le plus lentement possible afin de faire le moins de bruit. Il lança un coup d’œil dans le couloir : Personne. Le soulagement l’envahit brièvement, il sortit de la chambre, arme la première. Il entendit alors des cris et des gémissements qui semblaient presque inhumains. Ils semblaient se rapprocher, laissant tout juste à Aidan le temps de filer le long du couloir avant de tomber sur la fameuse porte de la salle d’examen. Il entra rapidement, refermant doucement la porte derrière lui.

Il aperçut alors Grace et la femme enceinte en question, il rangea son arme dans sa ceinture et se précipita vers elle, posant d’abord sa main sur son épaule avant de la serrer dans ses bras :

- Désolé, j’ai essayé d’être plus rapide.

Il regarda la femme enceinte, inquiet. Être aussi près de l’accouchement dans un tel climat ne présageait rien de bon, il sourit à la femme enceinte, prenant sa main dans la sienne :

- Je suis le détective Aidan White, je suis là pour vous sortir d’ici.

Être auprès d’une femme enceinte ne rassurait absolument pas Aidan… Il n’y connaissait absolument rien en grossesse et le songe d’être père ne lui avait jamais effleuré l’esprit. L’idée-même de porter un petit être dans son corps le rendait anxieux… Bien qu’évidemment, il ne risquait pas de tomber enceinte. Il se retourna vers Grace et prit son visage entre les mains comme s’il ne l’avait pas vu depuis des siècles, il avait eu tellement peur de ne plus jamais la revoir. Il lui dit en tentant de rester calme:

- Je ne suis pas censé être ici à la base, une petite patrouille détermine la meilleure démarche à suivre pour vous aider. Raconte-moi ce qu’il s’est passé ? Et surtout, est-ce-qu’il est armé ?

Il était tellement soulagé qu’il n’entendait presque plus les hurlements de l’homme fou.   
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MessageSujet: Re: Tous les métiers ont des mauvais côtés... [Aidan White]   Lun 4 Juin - 22:57

Lorsqu'une silhouette se faufila dans la salle, Grace dut plaquer une main sur la bouche de la jeune femme qu'elle tenait toujours dans ses bras pour étouffer son hurlement. Elle se fit mordre en représailles, et protesta silencieusement d'un froncement de sourcils. La mâchoire de l'autre se relâcha quand elle aussi comprit que le nouveau arrivé était entré trop discrètement pour être un ennemi. Elle chuchota des excuses que Grace n'eut pas le temps d'accepter avant que le jeune homme ne se rue vers elles, s'arrêtant un instant pour lui serrer l'épaule, lui donnant à peine le temps de le reconnaître, avant de la presser contre lui comme un citron.
Il se tourna rapidement vers la future mère pour la rassurer également, alors que Grace tentait de bafouiller les quelques mots qui lui venaient à l'esprit.

« Mais... Enfin... Aidan, tu ne travailles pas les vendredi soirs... ? »

Elle avait appris son planning par cœur pour savoir quand elle pouvait aller ou non lui proposer de partager un café après le boulot quand elle-même terminait à l'heure. De temps en temps, elle passait aussi à l'improviste amener quelques gâteaux qu'elle avait réalisés pour lui et son équipe. Elle n'aimait pas les voir trop s'empiffrer de donuts pleins d'huile de friture (entre autres), et elle leur avait dit que si c'était comme ça, pour qu'ils puissent continuer à courir après les criminels, elle allait devoir veiller à les faire manger mieux. Et même peut-être bio. Elle avait tenu parole.

Aidan saisit son visage entre ses mains. La suite de ce qu'il lui expliqua répondait à sa question. Ses collègues l'avaient sûrement appelé en renfort. Elle se concentra pour répondre malgré la panique qui lui brouillait toujours l'esprit. Le fait d'avoir la tête coincée ne lui donnait que plus envie de jeter un œil par-dessus l'épaule de son ami vers le couloir, même si le voir ici lui donnait un meilleur espoir que les choses s'arrangent. Et au-delà de ça... Elle était juste contente qu'il soit là. Il était toujours tellement sérieux et motivé avec son travail. Il donnait l'impression que rien ne pouvait déraper. Ca donnait envie de l'aider à faire du bon boulot.
Elle lui répondit donc de la manière la plus concise possible.

« Je ne sais pas, c'est une cliente qui m'a dit qu'un homme était entré, qu'il en voulait à cette patiente, et qu'il était violent. »

« TRES BIEN PUISQUE C'EST COMME CA... »

La voix tonitruante dans leur dos s'était nettement approchée. La femme frémit et se recroquevilla un peu plus. Grace lui saisit la main et la serra dans la sienne.

« Ca va aller. Aidan va nous aider. »


Elle jeta au policier un regard d'encouragement. Elle n'avait dit ça que pour rassurer sa patiente. Elle ne voulait pas qu'il se sente investi d'une responsabilité plus lourde que celle qu'il avait déjà de tenter de gérer la situation sans dommages.

« JE VAIS VERIFIER CES PORTES. ET A CHAQUE PORTE QUE J'OUVRE ET OU JE NE TROUVE PAS MA FEMME, JE BUTE L'UN D'ENTRE VOUS !! »

« On ne sait pas où elle est, Monsieur, c'est inut... », tenta une voix faible mais audible, avant que le bruit du choc d'un poing contre une joue ne l'interrompe.

Grace dut étouffer son propre cri dans sa main, cette fois-ci. Elle lança à Aidan un regard paniqué qui disait clairement : « fais quelque chose, s'il te plaît ! » Dehors, l'homme hors de lui continuait à vociférer, pour le moment, visiblement plus désireux de s'épancher que de mettre ses menaces à exécutions. Sa femme sanglotait de plus en plus fort, blottie dans le coin de la pièce.

« Aidan ! », chuchota Grace, morte d'inquiétude à l'idée qu'un de ses collègues se fasse rudoyer. « Je n'ai pas entendu de coup de feu depuis qu'il est entré, vu l'état dans lequel il est, il se serait sûrement servi de son arme s'il en avait une. On n'a pas ce genre de chose à la clinique. Il a probablement juste trouvé du matériel médical pour s'équiper. Mais si tu y vas... Sois prudent, s'il te plaît ? », implora-t-elle.

Bien sûr, statistiquement, à ce stade, il était plus probable que l'intrus ne soit armé au pire que d'une arme blanche. Malgré tout, elle était livide de terreur à l'idée que son ami se jette dans la mêlée avec lui et se retrouve blessé. Elle aurait aimé qu'ils aient le temps de rester cachés encore un moment, histoire de... De se préparer ? De se dire au revoir au cas où les choses tournaient mal ?

Spoiler:
 
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Sang-Bleu
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Aidan White
MessageSujet: Re: Tous les métiers ont des mauvais côtés... [Aidan White]   Jeu 7 Juin - 16:27

Tous les métiers ont des mauvais côtésGrace L. Waterhouse & Aidan White
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Aidan était tiraillé entre deux sensations désagréables : La crainte et le besoin d’accomplir sa mission. Il n’avait pas peur de risquer sa peau, non, son devoir étant plus important que sa personne. Mais il craignait pour la vie de son amie, ainsi que de l’inconnue enceinte. Apparemment, cette dernière était visée prioritairement par l’attaque, ce qui faisait sonner un signal d’alarme à l’intérieur d’Aidan. Il devait absolument la sauver, la sûreté de cette femme qui portait un enfant l’emportait sur son appréhension. Il ne pourrait plus jamais dormir en paix si cette femme portant la forme de vie la plus pure et sacrée mourrait ou serait blessée. De même pour Grace. Le détective se demanda s’il s’agissait d’un mari ou d’un petit ami violent. Il adressa un sourire réconfortant à la jeune femme et à Grace, tentant de les rassurer.

- Tant que vous restez ici, il ne vous arrivera rien, je vous le promets.


Il tenta tant bien que mal de les conforter dans l’idée que tout ira bien, que cette affaire sordide sera rapidement terminée. Que Grace pourra rentrer chez elle en paix et que cette femme pourra donner naissance à un enfant dans un environnemment sain et paisible. Ce moment de quiétude prit brutalement fin lorsqu’un hurlement bestial vint troubler le silence. L’homme n’était plus qu’à quelques mètres de là, fou de rage, sa voix ne laissant pas de place au doute. La menace qu’il proféra donna un sueur froide à Aidan. Il n’y avait plus une seule minute à perdre, s’il restait là, à ne rien faire, des personnes risquaient de mourir et pire… L’homme qui perdait les pédales pouvait finir par ouvrir cette porte, tombant nez à nez sur Grace, l’inconnue et le détective. Il se releva, décidé à mettre fin à cette folie mais s’arrêta promptement lorsqu’il entendit le bruit distinct d’un poing s’écrasant contre un visage. Le détective se tourna à nouveau vers la sage-femme, remarquant immédiatement son regard plein de détresse. Il se rapprocha de Grace pour pouvoir l’entendre murmurer que l’assaillant n’avait aucune arme à feu. Aidan se surprit presque à soupirer de soulagement, cela ne retirait cependant pas l’hypothèse qu’il pouvait s’armer d’une arme blanche.

Il afficha un sourire fébrile lorsque Grace lui demanda d’être prudent. Il devait y aller, il n’avait plus le choix. Il la prit une dernière fois dans ses bras et serra la main de la femme enceinte. Il lui répliqua, sur un ton qu’il espérait être calme :

- Je suis toujours prudent. Reste ici, peu importe ce que tu entends, Grace, tant que ce n’est pas moi ou un agent de police qui ouvre cette porte, tu la protèges et tu restes cachée.


Aidan se sentait mal de devoir lui demander de protéger quelqu’un d’autre, c’était son rôle normalement. Mais il devait intervenir, il ne pouvait pas laisser l’attaquant s’en prendre à chaque soignants qu’il croisait. Il espérait seulement que les choses allaient bien se dérouler et que surtout, si jamais quelque chose se passait, Grace n’interviendrait pas. Il se releva, lançant un dernier regard à son amie, sortit son revolver de sa ceinture et desserra sa cravate. Il posa sa main sur la poignée de la porte, prit une longue inspiration et sortit enfin de la pièce. Il referma discrètement la porte derrière lui, espérant que l’agresseur ne soupçonne pas que les jeunes femmes soient cachées dans cette pièce. Le détective l’aperçut à trois portes de lui, ce dernier l’aperçut immédiatement, s’arrêta de tambouriner contre la porte et se tourna vers Aidan.

- T’ES QUI TOI, UN FLIC ?! ELLE EST OU?
- J’ignore de qui vous parlez, je suis ici pour vous aider, monsieur, je ne vous veux aucun mal.

Aidan prit un instant pour l’analyser, comme il le redoutait, il tenait fermement un ciseau dans sa main droite et semblait prêt à l’utiliser si jamais on lui barrait la route. Il ignorait cependant s’il était sous l’influence de drogue, d’alcool ou s’il était tout simplement fou. Il paraissait avoir le même âge que la femme enceinte, confirmant sa théorie, c’était sûrement son conjoint. L’assaillant se prépara à le charger mais Aidan braqua son arme contre lui.

- Plus un geste ! Si vous avancez, je serai dans l’obligation de tirer ! Dites-moi votre nom !
Ordonna Aidan en employant une intonation plus autoritaire que d’accoutumée.
- MAIS QU’EST CE QUE TU EN AS A FOUTRE ?! TU VEUX ME FAIRE LA MORALE POUR MIEUX ME FOUTRE DERRIÈRE LES BARREAUX CONNARD ?!
- Non, monsieur, je veux simplement trouver une solution et comprendre ce qu’il vous arrive. Expliquez-moi votre situation et tout se passera bien.
- CETTE PUTE EST PARTIE AVEC MON GOSSE ! SOI-DISANT PARCE QU’ELLE AVAIT PEUR DE MOI ! MAIS ELLE DIT QUE DES CONNERIES !

Confirmation, l’homme était son conjoint. Certainement un homme violent, pas étonnant que la pauvre femme était partie. Comment peut-on donner la vie à un enfant et l’élever lorsqu’on se trouve dans une atmosphère malsaine.

- Ce n’est pas dans cet état que vous pourrez voir votre enfant ou votre ancienne compagne ! Vous risquez juste d’aggraver votre cas et de ne jamais avoir la chance de voir votre bébé. J’imagine que tout ce que vous voulez, c’est porter votre bébé dans vos bras lorsqu’il sera né.

L’homme desserra les poings, Aidan le vit comme quelque chose de positif mais il ne baissa toujours pas son arme, il ne pouvait prendre aucun risque, l’assaillant pouvait être imprévisible. Le fardeau du détective : Devoir parler avec douceur avec des êtres capables du pire. Il se demandait si cette homme avait perdu la tête suite au choc en plus de ses antécédents de violence, ou s’il était un pervers narcissique, manipulateur et imprédictible.

- Je… Je m’appelle Reynold. Dit finalement l’assaillant en baissant le regard.
- Bonjour Reynold, je suis le détective Aidan White.
- Qu… Qu’est ce que je vais faire… ? Ma vie va être foutue, qu’est ce que j’ai fait ?

L’attaquant commença à pleurer comme un enfant, des larmes coulant le long de ses joues. En entendant la situation se calmer, une infirmière ouvrit doucement la porte et sortit sa tête dans l’espoir de pouvoir filer en douce. Aidan tenta de lui faire discrètement signe de rentrer à l’intérieur, mais elle n’en fit qu’à sa tête, sortant de la pièce alors qu’elle se trouvait juste derrière l’assaillant.

- Il vous suffit de vous rendre, d’expliquer votre parcours à la police, comment vous en êtes arrivé là.
- Non… NON. NON. ILS VONT ME FOUTRE EN PRISON. C’EST CA QUE TU VEUX AIDAN ?! T’ES COMME TOUS CES PUTAINS DE FLICS !
- Du calme !
- LA FERME !

Imprévisible… Comme s’en doutait Aidan. Discuter avec lui s’avérait finalement impossible. L’attaquant, qui s’en doutait, bien évidemment, attrapa l’infirmière juste derrière lui et la plaça sous son bras, pointant la lame de son ciseau sous sa gorge. Le détective resserra la prise autour de son arme.

- SI TU NE JETTES PAS TON ARME. JE L’ÉGORGE.
- Je serai dans l’obligation de tirer.
- TA GUEULE ET JETTE TON ARME !

Aidan n’avait d’autre choix que de capituler, il retira le chargeur de son revolver et jeta l’arme et son chargeur quelques mètres derrière lui. Tirer était inutile, il risquait de blesser l’infirmière.

- Maintenant quoi, Reynold ?! Si tu tues cette femme, tu n’as plus aucune chance de voir ton enfant !

- MAIS TU VAS LA FERMER TA GUEULE !

Reynold relâcha brutalement la femme qui échappa un gémissement de surprise et il fonça droit sur Aidan, se jetant sur ses épaules pour le plaquer au sol. Le détective, le souffle coupé, plaça ses coudes devant son visage pour éviter les coups de poings du détraqué, ce dernier se redressa pour se préparer à lui asséner un coup de ciseau dans l’estomac. Aidan profita de ce moment pour donner un coup de genou bien placé entre les cuisses de l’attaquant. Ce dernier se roula sur le côté en tenant son entrejambes mais il lui fallut quelques secondes pour se relever, Aidan fit de même. Une fois face à face, il cria à l’infirmière :

- COURREZ. SORTEZ D’ICI ET PRÉVENEZ L’ÉQUIPE DE POLICE A L’EXTÉRIEUR QU’ILS DOIVENT INTERVENIR MAINTENANT !

Aidan ne craignait plus de se faire remonter les bretelles par ses supérieurs pour avoir agi de manière aussi fougueuse. Il n’avait plus le choix, bien qu’il soit actif et plutôt efficace en combat au corps à corps, l’adrénaline et la colère de l’homme face à lui lui donnait un avantage considérable. Les deux hommes jetèrent un coup d’œil vers l’arrière, là où le pistolet et le chargeur se trouvaient. Aidan donna un coup de poing à l’estomac de Reynold ce à quoi ce dernier répondit par un coup de coude dans son nez. Le détective tint ses narines ensanglantées et courra comme un dératé jusqu’à son arme, l’assaillant le fit tomber à terre, Aidan se débattit comme il put. Les deux hommes roulaient sur le sol, se rouant de coups mutuellement, le revolver se trouvant à quelques centimètres d’eux. Il fallait juste espérer que l’équipe de police arrive rapidement car l’un d’entre eux allait être tué… Mais qui ?   
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MessageSujet: Re: Tous les métiers ont des mauvais côtés... [Aidan White]   Ven 8 Juin - 15:54

Bien qu'elle continuât de se tendre comme un arc à chaque fois qu'ils pouvaient entendre un mouvement en provenance du couloir, la présence d'un policier en uniforme, le contact doux de Grace, tout cela commençait à la rassurer sur son sort. Elle se remit à communiquer suffisamment avec le monde extérieur pour hocher la tête en direction de l'agent White, et sa tendance à hyperventiler avait reflué en même temps que sa panique. Grace se promit cependant de prendre sa tension une fois que tout ceci serait terminé. Elle avait déjà posé discrètement la main à l'intérieur de son poignet pour vérifier que son pouls ne s'était pas emballé de trop. Ce n'était pas le moment de faire de la tachycardie. Lorsqu'elle vit les yeux de son ami se tourner vers le ventre rebondi de la femme, elle lui fit un léger signe de tête apaisant, en fermant les yeux une seconde. Tout irait bien. Elle s'occupait de ça.

Lorsque le dingue se remit à hurler dans le couloir, Aidan sembla prêt à passer à l'action, leur confiant ses dernières recommandations. Grace les écouta attentivement, et hocha la tête. Elle n'était pas stupide au point de se lancer bille en tête en travers du chemin de ce fou furieux... Si lui faisait le nécessaire de son côté pour qu'elle n'ait pas à choisir entre se mettre en danger et les mettre en danger, lui ou sa patiente.

« Ca nous a plutôt bien réussi pour l'instant, on va continuer ! », souffla-t-elle sur le ton de la plaisanterie. Malgré sa peur, elle conservait toutes (ou la plus grande partie de) ses facultés, et elle voulait qu'Aidan sache qu'il pouvait compter sur elle pour garder la tête froide. Il était hors de question de lui infliger une femme éplorée de plus sur la conscience.

Il se glissa à l'extérieur et elle tendit l'oreille malgré elle. Aidan engageait la conversation, si on pouvait parler de conversation, ou même de pourparlers. Elle se rendit compte qu'elle ne savait même pas s'il avait suivi une formation sur la négociation lors de prises d'otages. Potentiellement, mais ça restait une spécialité dans la police, si elle ne se trompait pas. Elle espérait que son ami s'en tire bien. Pendant que l'attention du mari était occupée ailleurs, elle en profita pour déplacer quelques objets devant le coin où elles se cachaient, et recouvrir la jeune femme de quelques couvertures savamment arrangées pour ressembler à un tas de linge.

« Voilà, vous êtes bien cachée. … Essayez d'imiter le mieux possible une pile de draps, d'accord ? », tenta-t-elle de dédramatiser en faisant un clin d'oeil à sa patiente. Celle-ci laissa échapper un hoquet silencieux, mais elle eut un bref sourire et essuya les larmes de ses yeux.

« Je vais m'écarter pour qu'il ne fasse pas attention à ce coin s'il entre. Mais je suis toujours là. Et Aidan est là. Personne dans cette clinique ne laissera quoi que ce soit vous arriver. »
, continua-t-elle à voix basse.

Après avoir serré fort sa main dans la sienne, elle abandonna la jeune femme et se dirigea vers la porte. Elle était incapable de ne pas tenter de savoir où en était la situation. Elle arriva à genoux derrière le battant laissé imperceptiblement entrouvert.

« - Non… NON. NON. ILS VONT ME FOUTRE EN PRISON. C’EST CA QUE TU VEUX AIDAN ?! T’ES COMME TOUS CES PUTAINS DE FLICS !
- Du calme !
- LA FERME ! »

… Ca ne se passait donc pas bien du tout. En même temps, à quoi Aidan s'attendait-il en ordonnant à un homme paniqué et furibond de se calmer ? Il n'y avait pas mieux pour rendre quelqu'un fou de rage... Grace se mordit la lèvre. Ce n'était pas grave. C'allait bien se passer quand même. Aidan était armé, rien ne pouvait arriver de trop... Des bruits de lutte parvinrent du couloir.

« SI TU NE JETTES PAS TON ARME. JE L’ÉGORGE. »

Grace dut plaquer ses mains contre sa bouche pour ne pas émettre un son. Du coin de l'oeil, elle avait vu le tas de tissus sous lequel elle avait caché sa patiente frémir.
Elle entendit un cliquetis et jeta un œil à travers l’entrebâillement de la porte. L'intrus tenait contre lui, ciseaux pointés vers sa gorge, une des infirmières de garde. Aidan était en train de manipuler son revolver de service, et visiblement pas pour tirer. Il allait céder. En même temps, il n'avait pas le choix. Il s'était dirigé vers une impasse depuis qu'il n'avait pas réussi à calmer leur ennemi. La suite n'était pas très prometteuse. Jusqu'à ce que Reynolds fasse quelque chose de complètement stupide. Plutôt que de garder son otage et le statu quo, mis sous pression, emporté par son élan, il se jeta sur le policier. L'employée détala sans demander son reste, mais Grace savait qu'elle serait en mesure de décrire clairement la situation aux forces de police une fois dehors, cette fille était très débrouillarde et rapide même pendant les situations d'urgence.

Les deux hommes roulèrent au sol, entamant un combat sans merci pour parvenir à l'arme qui gisait non loin de là. Se mordant la lèvre au sang, Grace garda un œil sur leur lutte. Paradoxalement vu sa violence, ils avançaient à un rythme d'escargot. Ils étaient chacun bien amochés lorsqu'ils atteignirent les environs de l'objet de leurs efforts. Tout se passa très vite, et ils parvinrent chacun à faucher une des deux pièces posées au sol. Reynolds attrapa le revolver, mais Aidan faucha d'un mouvement rapide le chargeur. Malheureusement, l'un des deux faisait une bien meilleure arme contondante que l'autre. Grace grimaça lorsque la crosse du flingue s'écrasa contre l'arcade sourcilière de son ami. Sonné, il n'aurait jamais le temps de réagir avant que l'autre ne lui arrache son butin.

Grace n'hésita pas. Oui, Aidan lui avait donné des consignes. Mais elle lui avait aussi demandé d'être prudent, et elle considérait que pour se trouver à quelques secondes de se faire cribler de balles par un mari en pleine crise avec son propre revolver, Aidan avait dû manquer à sa promesse à un moment où à un autre. De plus, elle savait exactement où trouver de quoi gagner quelques secondes.

Elle ouvrit la porte à la volée, la lançant suffisamment fort pour qu'elle rebondisse contre le mur et se referme derrière elle, au moins partiellement. Elle tendit le bras vers la droite pour se saisir de l'arme du pauvre, de l'arme improvisée par excellence : l'extincteur. Avec une certaine aisance démontrant d'une pratique antérieure, elle arracha la goupille pendant qu'elle pointait l'embout droit vers Reynolds, et avant qu'il ne se remette de sa surprise, elle pressa la poignée. Un puissant jet de mousse blanche fusa vers lui, et comme elle l'avait espéré, il se le prit en plein dans les yeux. Il poussa un rugissement. Elle avait espéré qu'il recule de quelques pas, ou qu'il lâche le revolver qu'il tenait toujours, mais au contraire, il se rua en avant à l'aveuglette, droit sur elle.

Mais il en fallait plus pour faire perdre à la petite sage-femme sa combativité. Elle ancra ses talons dans le sol, et en ahanant, fit faire un grand arc-de-cercle à l'extincteur à présent éteint. Il s'écrasa contre l'épaule de Reynolds avec un grand bruit sourd, les faisant tous les deux tituber de côté. Cette fois, le choc se répercutant le long de son bras anesthésia ses doigts un instant, et il laissa échapper le revolver.

Ca ne l'empêcha pas de se retourner vers Grace d'un air menaçant, ouvrant ses yeux injectés de sang pour viser et lui envoyer probablement le coup de poing le plus violent qu'elle ait reçu de toute sa vie. Elle sentit ses cartilages protester, celui de son nez craquer délicatement, et elle fit un pas en arrière avant que ses jambes ne se dérobent sous elle. Elle était toujours consciente, cela dit, ce qui en vue de la douleur n'était pas forcément un cadeau. Elle entendit vaguement Reynolds lui hurler des injures qui l'auraient faite rougir si elle les avait entendues en temps normal, même adressées à quelqu'un d'autre. Elle avait aussi la vague impression que le sol tremblait, ou qu'une sorte d'écho le parcourait, comme des gens qui courent... Etait-ce juste le choc ou est-ce que les collègues d'Aidan arrivaient enfin ?
Elle prit une brusque inspiration à travers son nez qu'elle pouvait sentir dégouliner d'un liquide chaud sur son cou et son décolleté et manqua de s'étouffer.

Spoiler:
 

Elle toussa, mais sentir un peu d'air s'engouffrer dans ses poumons l'avait réveillée. Elle leva les yeux pour voir où en étaient les choses dans un monde qui n'était pas constitué uniquement de souffrance et d'un sentiment de fragilité au visage.
Heureusement pour elle, voyant l'effet tout à fait satisfaisant qu'il avait eu en la frappant, Reynolds s'était détourné pour chercher le revolver qu'il avait laissé tomber, qui traînait quelque part dans la mousse blanche recouvrant le sol. Elle papillonna des yeux, profitant du répit pour se redresser sur un coude, puis à quatre pattes, et chercher à s'éloigner autant qu'elle pouvait. Aidan allait être en mesure de reprendre le relais. Elle devait se mettre hors de portée pour ne pas risquer d'être utilisée comme otage.
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Aidan White
MessageSujet: Re: Tous les métiers ont des mauvais côtés... [Aidan White]   Dim 10 Juin - 20:23

Tous les métiers ont des mauvais côtésGrace L. Waterhouse & Aidan White
Do not save your lovely speeches about your friends till they are dead. Do not write them on their tombstones, speak them rather now instead.  ( Anna Cummins ) •••



Les deux hommes se cognaient mutuellement, semblables à deux animaux. Le plus lourd et le plus agressif, semblable à un ours fut Reynolds évidemment, Connor, lui, était similaire à un félin, plus svelte, moins robuste, mais non moins acharné. Le bras de l’attaquant se dirigea dangereusement vers l’arme, il l’attrapa du bout des doigts, mais heureusement, Aidan balaya d’un coup de main le chargeur, le forçant à devoir se relever. Le détective fit de même pour lui barrer la route, ce n’était pas la meilleure idée du siècle car la crosse du revolver, désormais entre les mains de l’antagoniste, s’écrasa brutalement sur son arcade. Aidan flancha immédiatement, ses jambes faiblissantes s’écroulèrent comme de vulgaires allumettes, il retomba sur son genoux, la vison brouillée, tantôt floue, tantôt sombre. Une douleur lancinante s’éveilla à son front, s’étirant jusqu’à la nuque et son corps tout entier était flageolant. Toute tentative de se relever était futile et semblable à une baisse de tension. Ses oreilles, désormais sifflantes, entendirent une porte s’ouvrir, mais elle semblait être à une centaine de mètres, loin de lui, loin de tout.

Genoux à terre, son regard vide fixait le sol. Son esprit de combativité s’était éteint, ces quelques secondes de trou noir l’avaient exténué. Heureusement, un bruit le sortit de cette vague de faiblesse, cela ressemblait à celui d’un… Extincteur ? Une mousse blanche s’éparpilla sur le sol, le brun posa un pied à terre et se releva mollement pour apercevoir… Grace ? En train d’asperger l’assaillant. Il avait envie de la réprimer comme on dispute un enfant, mais il chassa rapidement cette idée, elle l’avait sauvé d’une mort certaine. Alors qu’il reprenait doucement ses esprits, il la vit, telle une guerrière, écraser le coin de l’extincteur contre l’épaule du fou furieux, Aidan grimaça aussitôt. La douleur devait irradier son bras tout entier, de quoi le paralyser un bref instant et lui faire lâcher l’arme subtilisée au détective.

Ce dernier échappa un cri étouffé en voyant Reynolds abattre un coup de poing au visage de son amie. De quoi lui redonner de la force immédiatement, il se redressa aussitôt, pris d’un élan de rage et d’adrénaline, effaçant l’étourdissement qu’il ressentait encore quelques minutes auparavant. Le détective se rapprocha discrètement derrière le dos du forcené qui cherchait l’arme dans la mousse blanche et retint une plainte étouffée en remarquant le visage de Grace. Il ne l’avait pas loupé, du sang coulait en flot de son nez, atteignant sa gorge, tâchant le sol de gouttes rouges, se transformant aisément en flaque. C’était un spectacle grotesque et violent. Son regard était perdu, comme celui que possédait Aidan il y a quelques minutes. Il était temps de mettre en œuvre les techniques de combat qu’on lui avait appris, il était hors de question de perdre davantage de temps. Le détective se jeta comme un tigre au dos de l’attaquant pour le plaquer au sol, cette fois, c’était à son tour d’être au dessus. Il jeta du coin de l’œil un regard désolé à Grace, mais elle n’était pas encore assez remise pour qu’il puisse l’implorer de fuir.

Sa dernière séance de boxe thaï lui avait appris un coup qu’il pouvait désormais mettre en pratique, alors que l’autre fouillait les alentours de ses mains pour trouver le revolver, ses doigts s’enfonçant dans la mousse, espérant le trouver avant d’être maîtrisé. Aidan joignit son index et son majeur, scrutant la clavicule de Reynolds. Maintenant, il lui fallait de la concentration, il ne devait absolument le tuer, mais le frapper assez fort avec ses deux doigts afin que sa respiration soit coupée et qu’il soit instantanément K.O. Le détective leva ses deux doigts pour prendre de l’élan, l’assaillant le regardant comme s’il était fou, puis il plongea son index et son majeur dans la jonction de la clavicule droite et gauche, dans ce petit creux qui se creuse à chacune de nos inspirations. Il atteignit la trachée artère. Sa respiration fut coupée nette et son cerveau, en manque d’oxygénation immédiate, le fit enfin défaillir. Le détective se laissa tomber et roula sur le côté, reprenant sa son souffle comme s’il venait de courir un marathon. Il ne fallait cependant pas le laisser se réveiller, il sortit ses menottes, accrochées à sa ceinture, et attacha un poignet de Reynolds contre un radiateur. Il ne pouvait plus fuir et l’équipe de police n’allait pas tarder à arriver.

Après avoir vérifié que les menottes soient bien fermées, il se tourna de Grace. Son visage se décomposa, c’était de sa faute si elle était blessée. Il se précipita près d’elle, sortant un mouchoir de la poche intérieure de sa veste, le collant contre son nez.

- Je suis tellement désolé ! Tu n’aurais pas dû être impliquée.

Dans sa tête résonnaient ces deux mots simples et clairs : Mission échouée. Elle devait terriblement souffrir, il y avait de grandes chances que son nez soit cassé. Et voir une flaque de son sang -même si elle travaillait dans le médical, devait être terrifiant. Aidan tenait sa nuque, plaquant le tissu blanc contre son nez ensanglanté. S’il avait été plus sensible, quelques larmes se seraient sûrement échappées.

- Tu aurais dû me laisser ici… Même si… Je ne m’en serais peut-être pas sorti. Je n’ai pas été assez professionnel.

C’était la première fois depuis longtemps, Aidan s’était trompé, Aidan avait échoué. C’était si rare et si dur à avaler. Il avait laissé parler ses sentiments plutôt que son professionnalisme et il en avait payé le prix. En vrai obsédé de la réussite, c’était une terrible défaite, bien que l’attaquant avait été maîtrisé. Quelques minutes plus tard, l’équipe de police arriva enfin, emportant directement avec eux l’homme qui avait attaqué la clinique, il était à moitié éveillé et beuglait déjà comme quoi il n’avait rien fait, qu’il allait retrouver l’autre salope -Aidan assumait qu’il parlait de sa conjointe- et qu’il lui ferait payer très cher. Bien qu’il fut écarté, bien qu’il fut arrêté, le visage du détective ne sembla pas pouvoir se détendre. « Où est-ce-que je me suis trompé ? » Se demandait-il, analysant la première confrontation qu’il avait eu avec Reynolds. Peut-être n’aurait-il dû jamais sortir son arme ? Peut-être aurait-il dû être plus calme ? Peut-être aurait-il dû ne jamais rentrer en douce ? Qui sait ? Les possibilités étaient infinies mais son esprit ne lui laisserait guère la paix tant qu’il n’aurait pas compris son erreur.

- Il faut que Grace soit rapidement prise en charge !
- White ! Qu’est-ce-qu’il t’est passé par la tête ?! S’écria le plus gradé des agents.

Aidan baissa les yeux et haussa les épaules, pour une des rares fois de sa vie, il l’ignorait. Il ne pensait même plus à la femme enceinte, première victime de tout ce fiasco.    
© 2981 12289 0


sometimes i wonder, aidan, if you're really human. you don't care about love, about money, about yourself... all you care about is to maintain peace.
anesidora
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MessageSujet: Re: Tous les métiers ont des mauvais côtés... [Aidan White]   Lun 18 Juin - 0:02

Grace entendit vaguement son ami gémir alors qu'elle tentait de ramper hors de portée du mastodonte. Elle espérait que ça signifiait qu'il était suffisamment remis pour reprendre le contrôle de la situation. Elle ne le vit pas se glisser dans le dos de Reynolds puisqu'elle leur tournait le dos, trop occupée à s'éloigner avec une lenteur d'escargot. Les sourcils froncés, le teint livide, elle suait sous l'effort et elle avait l'impression que ses muscles criaient. Elle se rendit compte au bout de plusieurs secondes que leurs protestations étaient sans doute liées au fait qu'elle avait à nouveau cessé de respirer. Le coup de poing l'avait vraiment atteinte. Cette fois elle ne tenta pas de se servir de son nez encombré et douloureux, elle ouvrit grand la bouche et avala autant d'air qu'elle pouvait. Le râle inquiétant que laissa échapper sa gorge ne l'angoissa pas. L'air parvenait à ses poumons, c'était ce qui comptait. Le reste était cosmétique. Elle happa une nouvelle goulée d'air. Le bruit se fit moins impressionnant. Voilà, c'était juste l'effet du choc, ç'allait passer. Elle espérait qu'Aidan ne s'inquiète pas trop pour ça.

Celui-ci était de nouveau aux prises avec leur assaillant. Il s'en sortait beaucoup mieux, et Grace ressentit une petite poussée de fierté sauvage en entendant le type pousser un gémissement qui tenait plus du couinement, et s'affaisser. Grace risqua un regard en arrière et s'arrêta de ramper en voyant Aidan s'occuper de mettre Reynolds hors d'état de nuire d'une série de gestes très professionnels et efficaces. La jeune sage-femme se redressa contre le mur. La tête lui tournait encore un peu. Dès qu'il eut terminé de remplir son devoir, son ami fondit vers elle, mouchoir en avant, pour essuyer le sang qui lui coulait sur le menton. Elle tendit le bras vers lui et tenta de lui sourire de manière rassurante, même si elle savait que sa mine avait plutôt de quoi faire peur à l'heure actuelle.
Aidan se mit à se répandre en excuses.

« C'est bon, c'est bon... Personne n'est mort... Ce n'est qu'un cartilage, Aidan. J'ai des patientes qui supportent dix fois pire tous les jours. »

Elle était sûrement en train de refouler, et ce n'était pas sain du tout. Peu importait. Elle irait voir un collègue psy à l'hôpital pour en parler et éviter de se retrouver avec un mignon syndrome de choc post-traumatique. Peut-être enverrait-elle un mail à William. Pour l'instant, elle aurait surtout aimé que le complice de son attaque de terroriste à coup d'extincteur se calme, et relativise. S'ils n'étaient pas intervenus tous les deux, ç'aurait très, très mal tourné. Il n'y avait pas à se lamenter sur la paire de coups de poings qu'ils avaient reçu.

« D'ailleurs, toi aussi tu t'es fait frapper. Et ne me dis pas que c'est normal et que c'est ton métier, parce que c'est mon métier aussi de protéger la santé de mes patients ! »

Elle le vit se mettre à faire tourner son cerveau à toute vitesse, et partir se réfugier dans ses pensées. Au bout du couloir, ses collègues venaient d'apparaître, et ils s'élançaient déjà pour embarquer Reynolds. Leur supérieur n'arriva qu'après la première vague. Il n'était visiblement pas prêt à prendre des risques... Sympatique. Aidan alerta d'un cri leur médecin qu'ils avaient une blessée. Avant qu'ils ne les interrompent, Grace posa la main sur l'épaule de son ami et lui lança un clin d'oeil dans l'espoir de dédramatiser un peu. Il allait sûrement se faire copieusement engueuler d'être là.

« Il faudra que tu révises tes cours de négociation ! Mais sans toi, on serait dans un sale état, moi et ma patiente. Ne les laisse pas te dire que tu as eu tort. Je suis contente que tu sois venu. »

Elle laissa le médic' de l'équipe de police l'inspecter un instant, juste histoire de vérifier qu'elle n'avait pas de trauma crânien important, avant de lui assurer qu'elle allait bien et que son nez pouvait attendre quelques minutes de plus. Convaincu qu'elle était tout à fait capable de se rendre compte par elle-même si son état nécessitait des soins urgents, après tout, elle était médecin elle aussi, il lui accorda sa liberté. Il avait un fou à examiner et une cellule de crise à monter pour les victimes de la prise d'otage. Il lui laissa juste de quoi se nettoyer et une paire de mèches qui s'avérèrent inutile, le saignement s'était arrêté.

Une fois propre, Grace jeta un regard coupable en direction de White, qui se faisait franchement remonter les bretelles par son chef. Elle lui fit un petit signe d'encouragement de la main, avant de rentrer à nouveau dans la pièce où ils s'étaient cachés un peu plus tôt.
Sa patiente était toujours sous la pile de linge, dont elle n'avait sorti que la tête en entrevoyant des policiers passer dans le couloir. Lorsque Grace courut vers elle, elle se jeta dans les bras de la sage-femme. La serrant contre elle, celle-ci lui chuchota des mots rassurants à l'oreille, lui décrivant ce qui s'était passé afin qu'elle mette des actions sur les bruits qu'elle avait entendus.

« … Votre mari est pris en charge par la police, maintenant. Ils vont s'occuper de tout. Vous êtes en sécurité. Ce qui s'est passé aujourd'hui, ça n'arrivera plus jamais. »

« Mais... et votre ami ? Il va bien vous m'avez dit ? Je dois absolument le remercier. En plus, il a dit quelque chose à propos de ne pas devoir être là ? Ce qu'il a fait, c'est vraiment héroïque. Aucun des flics que j'ai croisés jusqu'ici n'aurait levé le petit doigt pour moi. Ses collègues, ils étaient dehors, ils ne faisaient rien ! Ce jeune homme a un courage incroyable. Je ne sais pas comment le remercier. »

Grace sourit.

« Mh, j'ai bien une idée... Je connais ses goûts en matière de chocolats. Vous pouvez aussi lui envoyer un bouquet, ça fait toujours plaisir. »

« A un homme ? Policier ? »

« Ca changera leur déco, c'est sûr ! », répondit Grace en riant, « Mais il ne le prendra pas mal si c'est ce qui vous inquiète, il n'est pas machiste au point de se sentir insulté dans sa virilité par une fleur. »

Cette fois, ce fut au tour de la future mère de rire. Bien, elle ne restait pas prisonnière de sa terreur. Finalement, sa gratitude pour Aidan l'aidait tout autant que les actions héroïques du jeune homme. Ce type était génial, si seulement il le savait, pensa Grace.

« Mais vous pouvez déjà juste le remercier de vive voix. Je vais voir si la voie est libre... Ses supérieurs risquent de mal le prendre si on le félicite d'avoir désobéi aux ordres. »

Elle risqua un œil à travers l’entrebâillement de la porte. Le couloir était déjà nettement plus calme. Aidan était debout dans un coin, les épaules basses, surveillé du coin de l'oeil par le groupe de trois policiers qui examinaient la scène de crime en buvant leur café et en faisant des remarques à base de sous-entendus graveleux sur l'usage de la mousse lors d'arrestations de criminels. Les deux jeunes femmes se glissèrent jusqu'à White sans que les autres fassent mine de les arrêter.

« Hey, Aidan... Je crois que quelqu'un veut te parler. », lui lança Grace en même temps qu'un petit coup de coude maladroit mais complice.

Sa patiente prit la parole :

« Merci. Je sais que vos collègues vous en veulent probablement d'être intervenu et peut-être que c'était dangereux. Mais justement. Vous... Vous avez fait quelque chose. Moi je leur en veux d'être restés à l'extérieur, les bras ballants. On a besoin de gens comme vous à Gotham. Quand on est juste quelqu'un de normal... D'habitude on ne peut jamais compter sur quelqu'un pour nous défendre. Je veux dire... Vous êtes vraiment la première personne qui ait pris des risques pour moi comme ça. Et... Et s'ils vous menacent de vous rétrograder ou quoi que ce soit, sachez que je témoignerai en votre faveur ! Ce serait injuste ! Vous avez fait tellement... Tellement mieux qu'eux. Vous méritez bien plus qu'eux. Enfin, j'imagine que ce que j'essaye de vous dire, c'est simplement que je suis très reconnaissante. Et que j'espère que vous allez continuer d'être aussi exemplaire. Ca me rassure de savoir que mon bébé aura des policiers comme vous pour veiller sur lui. »

Soudain gênée par sa brusque franchise, elle se tourna vers Grace.

« Est-ce que je peux y aller... ? »

« Oh non ! Vous allez faire un détour par la case « voir un psychologue et parler de votre expérience traumatique », déjà, et on va vous garder en observation un jour ou deux, histoire de vérifier que tout ça n'a eu aucune répercussion sur votre santé et celle de votre enfant. »
Elle cessa vite de froncer les sourcils d'un air faussement autoritaire. « Mais vous pouvez sortir prendre l'air, bien sûr. D'ailleurs je pense que ma collègue de l'accueil et votre sage-femme attitrée sont dehors, voyez si vous les trouvez, ce sera bien de discuter avec elles de la suite de vos soins. Mais restez dans le coin, d'accord ? Et présentez-vous aux policiers, ils ont besoin de savoir que vous étiez la cible pour assurer votre sécurité maintenant que la crise est passée. Ca ira ? »

La jeune femme se contenta de hocher la tête d'un air décidé. Visiblement, elle était quand même rassurée par la présence des forces de l'ordre et par l'atmosphère nettement plus détendue. Elle s'éloigna à grands pas dans le couloir. Grace se tourna à nouveau vers Aidan.

« Hey. Ca va, toi ? Ils ne t'ont pas trop enguirlandé ? Enfin. J'imagine qu'ils ne pourront pas faire pire que toi quand tu décides de t'auto-flageller... »


Elle lui lança un regard critique, les yeux plissés, comme si ça lui donnait une meilleure vue pour analyser son expression et déterminer s'il était coupable ou non de ce qu'elle supposait.
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Tous les métiers ont des mauvais côtés... [Aidan White]

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