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 Music's eating up my brain • Music Meister & Aidan

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Sang-Bleu
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Aidan White
MessageSujet: Music's eating up my brain • Music Meister & Aidan   Jeu 31 Mai - 23:00

Music's eating up my brainMusic Meister & Aidan White
I’ve got this funny feeling that I just can’t shake, the devil in the wires, the data eating up my brain. There’s a flood that’s coming up to my bed. Chaos wins and I can’t get over it. ( IAMX → Stardust ) •••



- White ? White ! 

Le détective sursauta, de la bave dégoulinant presque de ses lèvres. Il n’avait pas réalisé qu’il s’était endormi durant le trajet en voiture, payant les frais de ses nuits blanches. Il regarda son collègue, béat, resserra sa cravate et se frotta les yeux comme si rien de tout cela n’était arrivé. Il jeta un coup d’œil bref dans le rétroviseur pour se recoiffer, tapotant ses cernes, comme si ces dernières allaient s’évaporer. L’agent l’accompagnant leva les yeux au ciel en le regardant faire, avant de le tirer par le bras pour le mener à l’intérieur de l’Amusement Miles. L’endroit était délabré, difficile à croire que de nombreuses années auparavant, cet endroit grouillait de visiteurs se bousculant pour avoir leur dose de sensation forte.

Aidan connaissait parfaitement la raison de sa venue, cela faisait quelques semaines que des petites équipes se déployaient pour retrouver la trace du Music Meister. Aidan avait toujours du mal à croire aux histoires que l’on racontait sur lui. Virtuose hypnotique, il n’en était pas à son coup d’essai, il avait le don incroyable de faire entrer ses victimes dans une transe infernale et de s'infiltrer dans leur esprit. De quoi donner des frissons. Après avoir traversé l’Aparo Avenue, il pénétra dans ce qui ressemblait à une ancienne salle de concert, une odeur de mort traversa instantanément ses narines. Pourtant, il ne trouva aucun corps, ces derniers avaient du être déplacés depuis le temps. Il était revenu sur la scène dans l’espoir de trouver quelque chose en plus, bien que la salle fut passée au crible depuis le temps.  Quelques traces de sang séché prenaient la forme d’une main sur la porte de sortie. Il les observa un instant avant de revenir au milieu de la salle, il n’avait eu que de brefs détails sur le déroulement de cette soirée apparemment mortelle. Il sortit un petit carnet de la poche de sa veste pour prendre en note les centimètres séparant les tâches de sang séché se formant sur le sol. Évidemment, c’était inutile… Mais son esprit l’obligeait à le faire. Il entendit le policier ruminer dans son coin, rejoignant un de ses collègues pour se plaindre du comportement bizarre d’Aidan.

Après de longues minutes d’observation. Aidan se résigna, il n’y avait rien de plus ici. Il se plaça de se mettre devant la scène, se mettant à la place d’un des spectateurs avant qu’un gaz toxique ne vienne l’étouffer.

- Pourquoi ? Murmura-t-il.
- Pourquoi quoi, White ? Répliqua l’agent l’accompagnant.
- Qu’est ce qu’il s’est passé ?
- Le plus important, c’est de le retrouver, non ?
- Ça aurait pu être une confrontation ? Un règlement de compte ? Mais pourquoi tuer autant de gens ? Music Meister est-il à l’origine de cette tuerie ?

Son collègue haussa les épaules en portant une tasse de café froid à ses lèvres. Aidan soupira. Génial, on l’avait mis en doublon avec un je-m’en-foutiste, le genre de flic à vouloir terminer sa journée pour rentrer chez lui et regarder le match de hockey. Aidan croisa ses bras en posant son regard sur le plafond avant de finalement déclarer :

- Vu le don qu’il possède, il est évident qu’il doit se cloîtrer quelque part… Mais où ? Il ne doit trouver aucune utilité à user de son pouvoir s’il n’a pas un public entier avec lui… Pourquoi hypnotiser qu’une personne lorsqu’on peut manipuler le monde entier ? Il doit être trouvable dans un bar, dans une boîte de nuit. Sait-on si sa voix a le même effet lorsqu’elle est enregistrée ?

Nouveau haussement d’épaule. C’en fut assez pour Aidan, il s’approcha de l’officier, employant un ton plus ferme :

- Je peux savoir ce que vous faites là si vous ne savez rien ? Vous n’avez fait aucune recherche concernant le suspect ? J’ai été assigné à cette affaire il y a une heure contrairement à vous. Rien ne justifie autant de laxisme ! Il regarda maladroitement le badge de l’agent. C-Cadet Handers ?

Cadet… ? Il leva les yeux au ciel et porta ses doigts à ses tempes. On lui avait fourni un cadet pour s’occuper d’une enquête plus qu’importante.

- Ils m’ont dit que j’apprendrais plus vite à vos côtés.
- Assez, nous avons perdu assez de temps ici. Partons, nous allons faire des recherches dans tous les clubs ouverts cette nuit. Peu importe si on ne le retrouve pas, on aura peut-être la chance de récolter d’autres informations.

Il quitta Amusement Miles en serrant la mâchoire. Le cadet le suivit de près en croquant dans un donut. On lui avait refilé un badaud qu’il allait devoir se traîner comme un boulet jusqu’à la fin de sa tournée nocturne. Aidan entra dans la voiture, démarrant pour commencer une tournée des bars. Il souriait intérieurement, quelle ironie. Lui qui détestait les établissements nocturnes allait devoir en visiter plus d’un cette nuit.

Le premier était presque vide, de la musique électronique de piètre qualité faisait trembler les murs et les quelques personnes étaient accoudées au bar.

- S’il était là, ce serait lui qui chanterait et il lui faudrait du monde. Déduisit-t-il.

La deuxième boîte de nuit, était plus bondée, certes, mais aucune voix, des instrumentales lourdes et des gens se bousculant comme si leur vie en dépendait. L’ambiance n’était pas saine, des flaques d’alcool ou de vomi tâchaient le sol, de nombreux couples semblaient sur la verge de l’orgie et des insultes fusaient dans tous les sens. Des insultes qui allaient certainement mener à de futures bagarres, mais Aidan n’avait pas le temps d’attendre qu’une altercation démarre pour la séparer. Il devait suivre sa mission et retrouver Music Meister.

Après être ressortis, Aidan et son coéquipier se dirigèrent vers le Woody’s Fever, lieu de choix pour les fêtards et rares étaient les nuits où il n’était pas plein à craquer. Seul problème : Cet endroit était loin d’être blanc comme neige. Souvent fréquenté par la pègre et les gangs, entré en tant qu’agent s’avérait… Périlleux. Une fois arrêté sur le parking, Aidan prit une inspiration profonde, son cœur s’emballant à l’idée qu’il puisse tomber sur des antagoniste prêts à casser du flic. Il sortit de la voiture, suivi par le plus jeune, son talkie-walkie à portée de main si jamais les choses venaient à prendre une sale tournure. Face aux videurs, épais comme des armoires à glace, évidemment, ces dernier les arrêtèrent dès qu’il tentèrent d’entrer, l’un des deux prononçant d’une voix glaçante.

- Seulement sur invitation.
- Nous ne sommes pas là pour vous chercher des poux, Aidan sortit son insigne, nous sommes à la recherche de quelqu’un qui pourrait nuire à des personnes innocentes. Peu importe ce qu'il se passe ici, nous nous en fichons, nous voulons simplement s’assurer que personne ne soit en danger.

Le premier videur lança un regard au second qui haussa les épaules. Ils les laissèrent passer, Aidan les remercia en entrant à l’intérieur. La lumière tamisée éclaira faiblement le bar et la scène, une musique d’ambiance se diffusant à travers les hauts-parleurs. Alors que le cadet allait s’avancer pour se plonger dans la foule, Aidan l’arrêta en lui barrant le passage, lui murmurant à l’oreille pour que personne ne l’entende.

- Ne prenons aucun risque, restons ici. Il se prépare quelque chose, regarde.

Il pointa du doigt la scène, la halo de lumière le plus puissant se trouvait au milieu de la scène, comme si quelqu’un était attendu. Un chanteur, un groupe… Ou bien le Music Meister.  
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Dernière édition par Aidan White le Ven 15 Juin - 22:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Music's eating up my brain • Music Meister & Aidan   Mar 12 Juin - 11:16

ft. Aidan White
Music's eating up my brain



Il rajusta quelques mèches ambrées dans un geste délicat et assuré. Ses yeux allaient et venaient sur son reflet. Rien ne devait échapper à sa vigilance. Quand il fut certain de l’impression qu’il donnerait, lors de ses précieuses secondes où il ne chanterait pas, il abandonna ses grosses lunettes de vue pour celle qui faisait son identité. Les partitions transparentes sur le verre blanc glacé ne gênaient en rien sa vision, et quand bien même cela l’aurait été, il n’avait pas besoin de voir lorsqu’il était sur scène. Il la sentait, il la maitrisait. Il était maître de sa propre gravité, car la danse ne répondait à rien d’autre que la musique. C’était quelque chose de bien trop éloigné de la gravité, beaucoup plus proche de l’âme. Curieux, il abandonna le miroir pour tirer légèrement le rideau qui donnait sur la scène. La salle était bien pleine. Il siffla de contentement. Le trentenaire reconnut sans mal parmi la foule anonyme quelques visages familiers. Bien sûr, impatients et nerveux, les membres tremblant et le regard flous. Ils l’attendaient et l’espéraient. Il esquissa un sourire, bien incapable de reconnaitre que leur fanatisme n’était que le symptôme d’un mal profond. Ils étaient dépendants, de même qu’il l’était, aveuglément sans doute. Il s’éloigna d’un bon pas et remonta les manches de sa chemise jusqu’au coude. Des doubles croches y avaient été cousues. Ce soir, ni veste ni cravate. Il adopta une simplicité de façade. Oktav prenait soin de son apparence, bien que ses spectateurs ne fussent pas toujours capables d’en apprécier toutes les variantes. Il restait cependant homme de scène et ses spectacles, même au fin fond de la boite de nuit du ventriloque, étaient terriblement grandioses. Heureusement pour le Music Meister, le mafieux de bois n’avait exigé que la moitié de ce qu’il gagnait. Scarface ne croyait pas en l’hypnose et le rouquin n’avait pas eu l’audace d’essayer ça sur lui. La marionnette n’aurait pas apprécié ni saisis la tentative. Il lui permettait de s’amuser, seulement parce que ses « tours de passe-passe » marchaient. Le rouquin lui aurait bien tout donné du moment qu’il pouvait continuer à s’exercer de la sorte. La police n’interviendrait jamais ici, il était à l’abri.

La lumière du projecteur l’appela, noyant les planches d’une lumière cruelle et froide. La belle voulait de sa chaleur, de sa fièvre et Oktav ne répondait que pour elle. Le mélomane ne pouvait rien lui refuser. Il caressa le velours de son pantalon pourpre avant de sortir de l’une de ses poches son téléphone portable.

- En avant la musique, déclara-t-il à son interlocuteur d’une voix chantante qui n’eut que pour seule réponse, un bruit intense de guitare qui fait écho entre les quatre murs et même peut-être au-delà.

La musique démarra sauvagement. Il perçut aussitôt quelques cris. Il les recueillit précieusement dans un tiroir de sa mémoire et ni une ni deux, s’avança sur la scène. Un pas après l’autre, avec lenteur. Il se baissa une seconde pour récupérer un chapeau au bord noirci. Sans doute un Pork Pie Hat sombre. Il se redressa d’un geste vif puis ses pas s’accélèrent. Il courut littéralement sur la scène jusqu’à atteindre le micro qu’il agrippa de ses deux mains.

2, 4, 6, 8 !

I think it's time for a date

Je pense qu'il est temps pour un rendez-vous

I've got a craving and I think you're my taste
J'ai des envies et tu es à mon goût

So won't you come out and play?
Alors pourquoi ne viendrais-tu pas jouer ?

Il ouvre les yeux tandis que sa voix raisonne fort et haut. Tous sont à ses pieds. Ils suivent son rythme et les musiciens s’affolent. Junkies, mafieux.ses, prostitué.es, homme et femme de passage, queer, bons comme méchants, rien de tout ça n’avait plus d’importance si ce n’est.. les deux silhouettes au fond dans leurs beaux uniformes. Ses doigts glissent sur ses lunettes, il les retire et saisit une des branches entre ses doigts. Il dévoile un fard à paupière, bleu lavande, léger mais suffisant pour ses deux pupilles marines. Il désigne le grand brun, avec cette petite gueule de premier de la classe, du bout des doigts.

Darling, it's your lucky day
Chéri, c'est ton jour de chance

Il abandonne le micro -il n'en avait pas besoin, il chantait assez haut, saute et le public, comme un seul homme, l’attrape par la taille. Plus que le territoire du Red Hood, c’était au sein des clubs que le Music Meister se sentait le plus en sécurité. C’était il y a un mois maintenant qu’il s’était laissé surprendre, chez lui. Sans Black Canary, il ne pouvait qu’imaginer ce qu’ils lui auraient réservé (spoiler : le pire). Ces policiers étaient surement tombés ici par hasard. Oktav ne pouvait admettre que seulement deux personnes avaient été envoyées à ses trousses, son égo ne le permettrait pas.

Why so blue, dear ?
Pourquoi cette mine déconfite, mon cher ?

Why the expression of fear ?
Pourquoi la peur dans tes yeux ?

Not into falling for those crocodile tears
Je ne me laisserai pas avoir par ces larmes de crocodile

Avaient-ils préparé de quoi se défendre ? Est-ce qu’on avait soufflé son nom, comme une mélopée, une mise en garde ? Le rouquin dépose son chapeau sur une des têtes puis se tend et il retrouve terre à l’instant. Ses danseurs s’écartent et dansent. Ses doigts frôlent les épaules et les cuisses des danseurs à ses côtés tandis qu’il choisit cible. Ses jambes jouent sur les rythmes endiablés et la basse et la guitare l’accompagnent. Les musiciens se dévoilent enfin. Ils quittent les pénombres. Ils ne sont pourtant que les figurants de son ascension.
 
So you've got nowhere to flee
Tu n'as plus nulle part où te cacher

Now your soul belongs to me
Maintenant ton âme m'appartient

You've been invited to my Hypno Dance (x3)

Je t'invite à mon hypno-danse

Les danseurs cessent enfin de danser sur place comme une garde d’honneur. Ils deviennent les acteurs du show. Ils glissent sur le sol, en duo ou trio, ils bloquent la porte et entourent les deux malheureux. Ils frappent des mains, en même temps, tous. D’un geste soudain, le mélomane s’immobilise et tend ses mains vers les deux policiers bien que son regard restait figé sur le plus âgé.

So move along with me and clap your hands (x3)

Suis mes pas et frappe dans tes mains

I'm gonna trap you in my Hypno Dance (x3)
Laisse toi piéger par mon hypno-danse

You know a heart like yours can't stand a chance
Tu sais, un cœur comme le tien n'a aucune chance

In this dizzying, twisted dark romance
Dans cette liaison sombre, vertigineuse, tordue

Il devait leur faire comprendre. Il était l’Orphée. Bien sûr, Oktav ignorait qu’il était lui-même piégé par ses hypnoses. Il s’abandonnait à la musique, car elle était sa maitresse, sa muse, tout autant qu’elle était son supplice et sa prison. Il avait besoin de sentir qu’il était écouté, aimé, choisi et il préférait nier la vérité pourtant évidente. Bien que merveilleux chanteur, il restait un profiteur.

Paralyzed, fear is in your eyes

Paralysé, les larmes aux yeux

But your cries will go unheard even if you try
Mais malgré tes efforts personne n'entendra tes cris

Struggling is futile so get enticed into my arms
Résister est futile, alors laisse toi attirer dans mes bras

D’un geste, il désigne le bel inspecteur et envoie valser le plus jeune entre les bras de ses danseurs qui l’entrainent avec un sourire éclatant d’amusement. « Voie comme ils sont heureux » pensa l’allemand en écartant les bras tandis qu’il reprenait sur un ton menaçant.

Cause to survive I think you're gonna have to pay a little fee
Car pour survivre je crois qu'il faudra donner un peu du tien

Music Meister avait du sang sur les mains. Oui. Il se souvenait de ses visions d’horreur, lorsqu’il s’en était rendu compte après une prestation de l’état de ses « fans ». Ensorceler par la musique, naïf aussi sans doute, il n’aurait jamais pensé que son pouvoir pouvait avoir de telles conséquences. Quand les mafieux avaient pénétrés son club pour le kidnapper, il avait compris que là encore, cela pouvait être un don. Il avait le devoir de se défendre. Il avait le devoir de.. les libérer. Bien qu’il répugnait à utiliser son pouvoir ainsi, il s’en savait capable pour survivre. Un grand drame pouvait faire naitre les plus beaux spectacles, en était-il seulement capable ? Tandis qu’il continuait son chant, il réalisa qu’il ne savait pas du tout ce qu’il devait faire d’eux. Une fois son hypnose achevée (soit, quelques heures après qu’il est chanté), rien ne les empêcherait de tout dévoiler au GCPD et le cycle de la cavale reprendrait son rythme. Il ne voulait pas de cette vie là. Alors oui, ils allaient devoir donner un peu du leur. Il n’avait rien à se reprocher. La musique l’avait choisi et il s’était laissé entrainer par elle.

Get caught in my hypno-danse (x3)
Laisse toi piéger par mon hypno-danse

You know a heart like yours can't stand a chance
Tu sais, un cœur comme le tien n'a aucune chance

Got your marionette strings in my hands (Choeur : Oh oh, oh oh)
Je te tiens sous ma coupe comme une marionnette

Ses pantins se mirent à chanter à leur tour, à l’unisson. C’était tout à fait effrayant de voir la manière dont il répondait ainsi aux paroles. Ils étaient prêts à tout pour lui, pour qu’il continue de chanter. Ou peut-être était-ce seulement ce que l’Allemand voulait croire. Il voulait croire qu’au fond, ils étaient conscients et l’aimaient. Cependant, Oktav ne donnait réellement aucun ordre ici si ce n’est au policier de s’approcher, de frapper des mains, de s’abandonner. Les autres connaissaient leur directive et laissaient leur vocalise enrichirent la chanson du chef d’orchestre.

Some might call it greed (Choeur : Oh oh, oh oh)

Certains diraient que c'est de la gourmandise

But I think it's a need (Choeur : Oh oh, oh oh)
Mais je crois que j'en ai vraiment besoin

Ses pensées dépassent ses paroles, il se révèle. Oui, il en a besoin et oui, s’il pouvait éviter un massacre, et bien, il le ferait, sinon…

I could let you be (Choeur : Oh oh, oh oh)

Je pourrais te relâcher

But it won't come for free
Mais ça ne sera pas gratuit

De nouveau, les danseurs frappent dans leur main tandis que certains, plus faibles d’esprits, cèdent et viennent se coller au musicien alors que sa voix et ses ondes, n’étaient dirigés que sur une seule et unique personne. Il se laisse aller à leurs caresses (gourmandise ou besoin ?) et se saisit du menton d’une quarantenaire. Il joue avec elle, sans l’embrasser. Il se contente de la frôler. Il les repousse soudain pour chercher du regard le flic qu’il avait piégé.

Caught you in my hypno-danse (x3)
Je t’ai piégé dans mon hypno-danse

I knew your heart could never stand a chance
Je savais que ton cœur n'aurait pas la moindre chance

Il tend les bras, il l’attend.

Got your marionette strings in my hands
Je te tiens sous ma coupe comme une marionnette

La musique se stoppe brutalement tandis que les pantins se courbent. Oktav cherche son souffle, un léger sourire sur les lèvres qui dévoile alors ses dents du bonheur.

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Sang-Bleu
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Aidan White
MessageSujet: Re: Music's eating up my brain • Music Meister & Aidan   Ven 15 Juin - 23:56

Music's eating up my brainMusic Meister & Aidan White
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L’ambiance se faisait de plus en plus fiévreuse, de nombreuses personnes s’agglutinèrent pour être le plus devant possible, présageant l’arrivée d’un artiste d’influence. Aidan resta à l’arrière, les bras croisés, patientant en compagnie du cadet. Enfin, une lumière venant d’un projecteur éclaira la scène, les esprits commencèrent à s’échauffer, certains acclamèrent alors que personne n’était encore sur scène, ce qui interpella le détective. Aucune affiche annonçait le groupe ou le chanteur venant faire le show ce soir. Le vigile avait prévenu le duo, c’était un concert privé. Seuls les participants connaissaient celui qui allait se présenter.

Quelques secondes plus tard, le bruit retentissant d’une guitare indiqua le début d’une chanson, les clameurs redoublèrent. Finalement, le chanteur fendit l’air pour attraper le micro et entamer le début d’une chanson rythmée, faisant bouger les corps des fêtards comme Aidan n’avait jamais vu. Il se dressa sur la pointe des pieds pour le regarder, il était magnétique, classe et sa voix faisait trembler les murs. Alors qu’il croisa son regard, le chanteur le désigna aussitôt, le détective recula, tentant de se musser derrière la foule, mais, dommage, un mur se trouvait juste derrière lui. Tout le monde était à ses pieds, tout le monde lui baisait les pieds, même. Ils étaient tous sous son charme, comme envoûtés, comme possédés. Le brun se tourna vers le cadet, ce dernier tapant du pied au rythme de la musique, il leva les yeux et tapota son épaule.

- Je pense qu’on est au bon endroit…
- Pour faire la fête ?! C’est sûr ! S’exclama le plus jeune, gaiement.
- Mais non ! C’est lui, je crois. C’est le Music Meister.

Certes, le détective doutait encore, mais cette musique, cette agitation, ce charme et cette fascination, tout ça était étrange, il le sentait au fond de lui. Il sentait son cœur s’emballer à chaque échange de regard avec le chanteur, dès qu’il plongeait un peu trop dans ses yeux azurés. Évidemment, les deux agents ne passaient pas inaperçus, le cadet avait sa veste de fonction, son grade trônant fièrement sur son torse, le détective, comme à son accoutumée, était resté sobre. L’interprète se jeta dans le public et ce dernier le rattrapa gracieusement, le portant comme un trophée fièrement gagné. Aidan secoua la tête, le roux n’était plus en face de son micro, pourtant, sa voix continuait de briser le silence en un millier de morceau. Ce n’était pas du playback, les paroles puissantes provenaient bien de ses cordes vocales. Lorsqu’il fut reposé à terre, il se mêla à la foule, tous l’entouraient mais s’écartaient à son passage, tel un apôtre et ses servants. Ses danseurs l’accompagnèrent dans une danse ardente, les mains du prophète de la musique frôlant toutes les personnes qui s’approchaient de lui, c’en était presque charnel et Aidan était sûr d’une chose, il était mal à l’aise. Toute cet environnement était malsain, tout était parfait, sa voix, l’instrumentale, la danse… Tout était trop immaculé pour que ce soit sain.

Il avala sa salive en resserrant sa cravate. Il chercha du regard la sortie si les choses tournaient mal, mais il était trop tard, des danseurs s’étaient placés devant la porte, d’autres commençaient à les entourer, se rapprochant un peu trop d’eux pour que ce soit normal.

- C’est lui.


Il n’y avait plus aucun doute, cette fièvre fanatique et cette musique damnée ne pouvaient être l’œuvre que d’un seul et unique homme, déjà reconnu pour ses envoûtements. Le détective ne s’entendait même plus parler… Parlait-il, au moins ? Il n’en savait rien, son esprit semblait engouffré dans une fanfare sempiternelle. Chacune des paroles s’infiltrait dans son cerveau et se figeait comme de la glace. Ses pommettes semblaient prendre feu, était-ce la chaleur qui dévorait le club ? Lorsque l’interprète se plaça devant eux pour leur tendre ses mains, le détective détourna le regard, comme s’il ne l’avait pas remarqué… Difficile à croire. Le cadet, lui, continuait de regarder tout autour de lui, de poser son regard sur les danseurs, le chanteur, la foule ensorcelée, Aidan.

Ce dernier tentait de faire profil bas… Mais cela promettait d’être difficile, surtout lorsque la star de la soirée vous fait presque la sérénade devant un public déchaîné. La foule jetait d’ailleurs un regard menaçant à Aidan, comme si elle lui en voulait de ne pas se laisser aller par la musique entraînante. Il avait pourtant l’impression d’être en état d’ébriété, grisé par l’envie. Mais l’envie de quoi ? Pour éviter d’être davantage toisé par les fêtards, il remua doucement la tête au rythme de la musique, ravalant sa fierté et son devoir d’accomplir sa mission. Les légers mouvements de sa tête le soulageait, c’était comme se libérer de cette emprise mélodieuse… Ou s’y plonger un peu plus. Il n’avait pourtant rien bu, il ne buvait pas d’alcool de toute façon, mais il ne pouvait même pas accuser un verre d’eau qu’il avait bu d’être drogué… Puisqu’il n’avait rien avalé depuis qu’il était sorti du commissariat. Il tourna sa tête vers le cadet, honteux que le plus jeune le voit céder à la tentation, mais ce dernier se faisait emporter plus loin par des danseurs.

- Lâchez-le !

Tenta-t-il de s’écrier, mais toute tentative de parler était vaine, ses dires étaient recouverts par la voix captivante du chanteur. Aidan plongea alors son regard dans celui qu’il devinait être le Music Meister, fronçant les sourcils. Il se trouvait enivré, en sueur, comme s’il résistait à quelque chose dont il désirait de tout cœur. Il n’y avait plus que le roux qui chantait, mais ses chanteurs aussi… Tous chantaient, c’était à en devenir fou. Il n’étaient qu’à quelques mètres de lui et malgré la marée noire de gens qui se noyaient sous sa voix, il ne voyait que lui. Il ne voyait que ses yeux. S’il le pouvait, il se frapperait… Mais il était tout cotonneux. Ses mirettes noisettes et fatiguées errèrent brièvement à la recherche du cadet, mais il était introuvable. Le détective espérait seulement qu’il ne risquait rien. Malgré ses efforts, ses prunelles se ré-dirigèrent immédiatement vers le musicien, il n’avait d’yeux que pour lui. Le seul moyen d’échapper à son charme était de trouver des bouches-oreille… La dernière chose trouvable dans un club.

Tout le monde le voulait, lui, lui et seulement lui. Aidan se surprenait à vouloir la même chose, il voulait que ça ne s’arrête jamais, que cette chanson soit l’hymne de sa vie… Mais il balaya rapidement cette idée, qu’est-ce-qu’il lui prenait ? Au fin fond de lui résidaient sa conscience et son instinct de survie en alerte, vifs et actifs qui lui signalait un danger, mais juste au dessus, le désir le faisait frémir et oublier toutes ses appréhensions. Il remarqua que ce n’était plus lui qui remuait sa tête, mais sa nuque qui se balançait de haut en bas toute seule. Le chanteur lui tendit les bras, comme pour l’accueillir tendrement dans sa folie, le détective qui n’était alors plus maître de lui même, se dirigea vers lui, lèvres mi-ouvertes.

Toutes les bonnes choses ont une fin, dont la musique. Cette dernière se coupa brutalement sur des paroles révélatrices, la foule acclama. Quel final fantastique. Aidan n’en revenait pas, il était perdu dans les limbes de son esprit. Il s’approcha doucement du maître de la musique. Machinalement, il ouvrit la bouche pour chantonner:

- You caught me in your hypno dance.

Il secoua alors la tête, son tic reprenant le dessus, ses yeux se mirent à clignoter.

- Où est le cadet Handers, Music Meister ?!


Aidan tourna la tête à la recherche du policier, mais ce mouvement le fit presque souffrir. Non, sa nuque restait raide, elle voulait que son visage reste face à celui de l’antagoniste. Son regard était flou, tout autour du Music Meister était flou, sauf lui.

- Qu’est-ce-que… Vous m’avez fait ?


Il avala difficilement sa salive, il avait l’impression d’avoir couru un marathon, mais il n’avait rien fait. Enfin si… Il avait résisté, peut-être était-ce la cause de tous ses maux. « Encore, encore ! » Hurlait son esprit, bien que sa conscience tentait de reprendre le dessus. « Résister est tellement douloureux… Pourquoi ne pas continuer ? » Il voulait faire taire cette petit voix hantant ses pensées mais il voulait tout autant s’abandonner à lui.

- Encore… Pourquoi vous me faites… Encore.


Ses mots se mélangeaient dans sa bouche, si bien qu’il décida de ne plus parler. Il était soûl, avide de sa musique, ivre de sa voix et transporté par ses paroles. Il devait s’abandonner, bien que son ego prenait un coup.  
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MessageSujet: Re: Music's eating up my brain • Music Meister & Aidan   Jeu 2 Aoû - 14:36

ft. Aidan White
Music's eating up my brain

Il ne danse pas. Pourquoi il ne danse pas ? Oktav sentit une frustration toujours plus grandissante tandis que les dernières notes se jouaient en fond. Ce petit flic se permettait de rester là face à lui, simple spectateur de son show au lieu de se laisser envahir par toutes ses sensations qui l’auraient rendu libre. Le rouquin gardait ses yeux rivés sur lieu, le corps en sueur tandis que son corps tentait de récupérer son souffle. Pour mieux recommencer. Il tend les bras de nouveau, comme si ce geste était une dernière tentative pour la convaincre de céder. L’orphée dégage ce charisme fou. Ses défauts sont sublimés comme formant un tout inextensible. Il n’était pas beau, il était seulement lui. Ce nez tordu, ces dents du bonheur, ce regard passionnée comme deux ballons prêt à éclater, ses cheveux roux et blonds par endroit à cause d’une coloration effacée, et cette bouche qui tremble tandis que le chant ne dépasse pas la frontière de sa gorge à découvert. Le policier fit un pas devant lui et ouvre la bouche. Oktav s’approche à son tour, l’excitation à son paroxysme. Il n’y avait rien de plus réjouissant que de voir les fils de la raison céder au profil de la douce transe qu’il imposait dans les esprits. On ne fit pas sonner les trompettes pour sa nouvelle victoire, car déjà, le brun rejeta sa chansonnette pour des questions sans aucune musique. Elles étaient justes froides et angoissées, sans saveur.
 
-         - Quoi, on résiste ? Oh, mais j’insiste, lui répondit alors le mélomane d’une voix rauque et mélodieuse.
 
L’homme panique alors et Oktav dans ses membres tendues, le signe qu’il cédait peu à peu.
 
-         - Qu’est-ce-que… Vous m’avez fait ?

-        - Je te libère de toutes les contrainte de ce monde, alors que toi et ton « cadet » vous vouliez m’arrêtez, m’enchainer, me faire oublier. Vois autour de toi, tu es dans mon temple, là où je suis à mon plein potentiel. Vous, les flics, vous essayez toujours de contrôler ce qui vous dépasse. De limiter le plein potentiel des gens comme moi. Sauf que moi, je suis plus que tout ceux que tu as pu croiser. On ne peut pas m’atteindre ! crie-t-il finalement dans un excès de rage et de détresse manifeste. Combien de fois avait-il vu les flics, en bon toutou de l’état, arrêtez des manifestants ? Combien de fois un flic avait tiré sur un innocent qui se montrait forte tête ?

Il repousse une mèche de ses cheveux et retrouve son éternel sourire de vainqueur, presque enjôleur.
 
Si on inversait les rôles,

Garderais-tu le contrôle ?

Si on inversait les pôles,

Penses-tu me mettre en taule ?
 
Il s’approche encore, il n’y a plus qu’un mètre. C’est l’explosion vocale, le géant roux gronde et ensorcèle. Il ne trouvait rien de mieux, mais il savait, que s’il le forçait, et bien, il le trouverait.
 
Je peux te frôler le corps,

de mes multiples accords

Influencer toutes tes pensées, ou pire.

Il faut t’assouplir, et non t’enfuir


Il se saisit d’une main de sa gorge, son bras lancé comme un projectile tandis que de l’autre pas, il se saisit de sa taille. Il entame un mouvement de hanche et impose un pas, le danseur lui fait face.
 

Tu pourrais être mon punchingball,

Je peux te donner la gaule,

l’extase dans ma piaule
 
Sa voix ronronne, sa bouche s’approche, ses yeux le fusille tandis qu’il se met à rire. Oktav s’amuse, autant qu’il le peux car il sait qu’il ne pourrait continuer le jeu si ce petit flic lui résiste. Il le menace alors, il le drague par des vocalises tandis qu’il imagine le pire. Pourquoi il y en avait toujours pour refuser la facilité de son étreinte ?
 
Alors soit tu t’obstines

 Ou tu fais de moi ton héroïne

Tu peux avoir la farandole,

si tu lutes, une auréole
 
Il le pousse férocement tandis que la foule se dandine et ondule, le petit protégé faisant déjà parti du grand show.
 

Si on inversait les rôles, garderait-tu le contrôle ?

Si on inversait les pôles, penses-tu me mettre en taule ?
 
En était-il seulement capable désormais ?
 
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Music's eating up my brain • Music Meister & Aidan

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