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 Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)

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Blackgate
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Lonnie Machin/Anarky
MessageSujet: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Dim 13 Mai - 3:49


Le crime contre Sodome


La lente marche de la révolution a commencé sur Gotham. Ses premières victimes sont les criminels qui pourrissent cette ville depuis trop longtemps. Cette ville doit être débarrassé de la crasse qui l’envahit si elle veut espérer rebriller un jour. Et, malgré ce que les justiciers de cette ville en pense, cette crasse doit être nettoyer de façon définitive.
Ce soir, cette crasse se matérialise par un énorme furoncle au milieu de mon quartier, le Gomorrah. De tout les lieux de perdition qui existent à Burnley, celui là est sûrement le pire de tous. Ce casino est un temple de l’argent et du vice, s’abreuvant du désespoir de travailleurs, qui viennent liquider leur salaire contre de vaines promesses, espérant être ce fameux heureux gagnant qui n’a jamais existé. Tout est bon pour faire dépenser jusqu’au dernier billet vert trouvé miraculeusement au fond d’une poche poussiéreuse, un billet qui sera échangé contre quelques jetons qui finiront avalé par une machine à sous qui n’affichera jamais le combo gagnant. Ça n’est jamais la bonne carte qui sort, jamais la bonne case où s’arrête la boule, jamais le bon symbole sur la roue. Et pourtant, comme autrefois ils ont cru en Dieu leur promettant le salut, ils croient aujourd’hui en cette chance qui viendra leur apporter le salut, sous forme de liasses de billets, et enfin les libérer de leur misérable vie. Et au lieu de les libérer, cette croyance finit par les enchaîner à ce sanctuaire de la débauche, en faisant doucement des esclaves dociles. J’ai passé du temps devant ces énormes portes, et j’ai vu un nombre incalculable d’âmes brisées en sortir, le désespoir se lisant sur leur visage. Mais le pire, c’est qu’elles finissaient toujours par revenir.
Combien d’hommes ce lieu a-t-il ruiné ? Combien d’enfants n’ont pas pu manger de repas à cause de cet endroit ? De combien d’âmes sont venus s’enchaîner à ce lieu, offrant tout ce qu’elle possédait en échange de quelques heures loin de la lumière du jour et de la réalité de ce monde ? Peu importe le chiffre, il est bien trop élevé. Ce soir, je viens arrêter ce funeste compteur.

Cela fait déjà quelques temps que je me renseigne sur cet endroit. Le démon a la tête de cet entreprise est un homme du nom de Robert Cartes Smiles. J’ai trouvé peu de choses sur lui, il a l’air de correspondre au cliché du mafieux, véreux jusqu’à l’os, perverti par l’argent, immoral et détestable. Pour ce genre d’homme, aucun jugement n’est nécessaire, il n’y a qu’une sanction possible : la mort. Il aura le droit à une mort rapide, anecdotique. L’histoire saura l’oublier car c’est tout ce qu’il mérite. Mais tous sauront que c’est Anarky qui a mené ce combat, que c’est moi qui ait détruit ce lieu.

Ce soir, Robert Smiles et son Gomorrah vont connaître leur châtiment et être détruit par le souffre et le feu pour leur péché. Pour ce faire, j’ai réuni des hommes et des femmes prêt à me suivre dans mon combat. Certains étaient déjà là lors de notre attaque de l’entrepôt. Malgré la défaite face à Black Canary, leur engagement a été intact et je les retrouve ce soir à mes cotés, prêt à se battre pour leur ville et leur avenir. Ce sont des hommes et des femmes de plus ordinaires à la base. La seule différence est qu’une étincelle est venue allumer ce désir de liberté qui nous habite tous. Et ils ont compris que cette liberté ne s’obtiendrait qu’en reversant nos tyrans, comme ce Robert Smiles. Alors armés de fusils d’assaut, d’armes de poings, de battes et de pieds de biche, ils sont déterminés à faire ce qui doit être fait.

21 heures, le réveil sonne. Merde ... c’est l’heure du rendez-vous. Je devais retrouver mes camarades dans un immeuble non loin du casino pour mener l’assaut. Il semblerait que je vais être en retard. Je laisse tomber la conception du gadget qui m’occupait et enfile en vitesse ma tenue. Je lace mes rangers, enfile mon blouson, mets mon masque et rabaisse ma capuche. J’attrape mon sac et mets quelques cocktails molotov à l’intérieur. Je le ferme et le fait basculer par dessus mon épaule. Me voilà prêt.
Je quitte le tribunal après m’être assuré d’avoir verrouiller ma planque. Je rejoins au pas de course l’immeuble dans lequel doivent m’attendre avec impatience mes camarades. J’arrive enfin dans l’appartement et … bordel. Je ne m’attendais pas à me retrouver face à une bande d’individus masqués ou cagoulés, arborant des motifs rouges pour certains, les armes au poing. Je ne les ai pourtant jamais encouragé et encore moins ordonné à m’imiter comme ça. Ils ont pris cette initiative d’eux même. Et à mes yeux, cette initiative est comme le premier fruit des graines plantées en eux, qui n’attendaient qu’un vent de liberté pour commencer à germer.
Ils sont une quinzaine, face à moi, attendant que je donne l’ordre d’y aller. Je reste planter un instant face à eux, les regardant.

« Vous savez tous ce que l’on a à faire ce soir. Surtout rappelez vous, pas de victimes innocentes, usage de la force létale qu’en cas de légitime défense. Et si jamais vous trouvez Mr Smiles avant moi, amenez le moi vivant. Vous êtes prêts ? »


J’ai le droit à quelques hochements de tête et acquiescement en guise de réponse. Je n’en rajoute pas plus, tourne les talons et me mets en route pour le casino.
Les rues sont vides à cette heure là, mais à mesure que nous nous rapprochons du casino, des signes de vie se manifestent de plus en plus. Nous croisons quelques personnes qui nous jettent des regards interloqués sans s’attarder plus que ça sur nous. Les habitants de cette ville commencent à avoir l’habitude des costumés. Nous arrivons aux abords du casino et je fais signe à mes camarades de s’arrêter. Je me dirige alors seul vers l’entrée du casino où un gorille mène la garde. Je me plante face à lui, lève légèrement la tête et le regarde droit dans les yeux. Il est plus grand que moi d’une tête et est bien plus musclé également. Il m’adresse un regard suspicieux avant de m’aboyer dessus.

« Casse toi de là le taré, avant que je te fasse avaler mon masque. »

Je reste immobile, le défiant. Je comprends rapidement que la patience ne figure pas dans ses qualités quand il rouvre la bouche quelques secondes après.

« Je t’ai prévenu le clown. Maintenant je vais te botter le cul. »


Et c’est un coup de poing lourd qui part dans ma direction. Je l’esquive, puis un deuxième juste après. Il a beau être impressionnant, ce type pataud n’a jamais du se battre que contre des types bien plus faible que lui. J’esquive un troisième coup et lui en envoie un à mon tour en pleine gorge. Le coup le surprend et le paralyse net. J’en profite alors pour lui mette un coup de pied en plein genou. Le craquement se fait entendre et le cri de douleur encore plus. Il tombe à genoux. J’en profite pour lui saisir le crane de mes deux mains et lui mettre un coup de genou en plein visage, lui broyant le nez au passage. Il tombe lourdement à mes pieds, dans les vapes. Je fais signe à toute ma troupe de me rejoindre et nous entrons dans le casino, sans que personne ne se doute de notre présence. J’aime ces débuts de soirée …







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Blackgate
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Benny Smiles
MessageSujet: Re: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Dim 13 Mai - 20:05

Les Familles de Gotham, ça, c'était un rêve d'unification, c'était une paix relative entre truands, entre criminels de la haute, ceux qui savaient comment mener cette foutue cité à la baguette. La ville de Gotham n'était qu'un égout pour certains, enfin, même beaucoup de gens pensaient que Gotham City n'était qu'un caniveau où les ordures s'empilaient au fur et à mesure que le temps passait. Ils se trompaient. Gotham était une femme, une plante, une rose, une créature métaphorique que l'on ne pouvait qu'aimer, il fallait la traiter correctement, il fallait la rendre heureuse, il fallait bien la gérer, et les fruits les plus doux parvenaient enfin au bout. J'avais travaillé tellement dur, j'avais détruit le casino de la Flush Royale pour m'imposer, pour amener un semblant d'ordre grâce au Gomorrah ! J'avais fait d'une terre stérile, un havre, un Éden sur Terre, pour moi et les miens. Mais comme dans tout Eden, le serpent se place et attend de tenter les plus imprudents. Je n'avais pas encore commis d'erreurs aux yeux de la loi. Alors que le quartier dans lequel se trouvait le Gomorrah était sans cesse surveillé par mes propres hommes, et tandis que les familles et les gens qui y vivaient bénéficiaient de MA protection et de mon bon vouloir, le petit train de vie semblait prendre son aise dans cette foutue place. Bientôt, ces braves familles se souviendraient du bon et généreux Benny Smiles, celui qui ramène un semblant d'activité et de vie dans un quartier défavorisé et oublié par la Mairie en place. Dans une ville comme Gotham City, il fallait s'adapter très vite, et les ennemis d'hier peuvent devenir de précieux alliés. Même si mon image passait d'un homme disposant de multiples tentacules, prêtes à reprendre la ville en profondeur, je passais pour un sauveur dans cette foutue place, j'étais un héros, un héros qui régnait sur une petite portion de la ville, et petit à petit, je me fais ma place. Gotham me reviendrait un jour, et l'on m'acclamerait, j'en étais certain. Les gens regrettent souvent le passé, et parfois, ce passé peut être salvateur pour ceux qui ont la nostalgie. Les gens font plus confiance à quelque chose qui a jadis été, qu'une chose aléatoire et terrifiante comme le futur. La pègre devait revenir sur le devant, et je serai l'homme de la situation. Le Gomorrah était un bâtiment qui m'appartenait, et malgré les protections rapprochées de mes hommes, toute intrusion était possible. Et pour tout dire, je me fiais surtout aux rats volants qui pouvaient très facilement atteindre mes fenêtres. Mais que dire des rats comme la plèbe ? Ils ne sont que de la tripe, bonne à faire des violons avec. Swank et Ricky Lee étaient avec moi, dans la pièce d'à côté, en train de consulter nos plans pour les prochaines soirées organisées au Casino. Il fallait entretenir la foule pas vrai ? C'est alors que l'un de mes hommes de main fit irruption dans le bureau et c'est à ce moment précis qu'on sortit nos flingues. Je n'aimais pas ces armes, mais leur sécurité était précieuse.

"Chef, on a un problème."


Et sortant de la pièce, je m'avançais, suivit de Swank, mon homme de main, me dirigeant vers la salle des caméras. Apparemment, une bande de pouilleux venait de faire irruption dans mon casino. Swank appuie sur le bouton de la sécurité. L'alarme interne se déclare, les croupiers sont alertés par oreillette, et les gars de la sécurité commencent à se diriger vers l'entrée, doucement, mais surement. Mais je sais parfaitement qu'il n'y a pas d'incendie. Du moins, pas encore. C'était une mise en garde, la sécurité, on connait ça, dans le monde des casinos. On fait toujours bien attention, et quand une bande de clampins déguisés se pointe, on fait toujours attention au braquage. On descend à l'étage, grâce à l'ascenseur, Swank prend une mitraillette et demande aux gars de se tenir prêts si besoin. Pour le moment, on allait discuter. Généralement, quand les hors-la-loi viennent dans le casino, il fallait d'abord les attirer, puis, on refermait le piège. Dans l'ascenseur, la tension est à son comble. En arrivant à l'étage, je salue quelques clients réguliers tout en adressant quelques sourires. Swank connait la procédure. Je me dirige d'un pas amusé vers la bande de sagouins qui vient de pénétrer dans le saint lieu de l'argent et du luxe.

"Bonsoir messieurs ! Benny Smiles, je viens moi-même vous saluer et vous accueillir au Gomorrah. Cependant, je suis au regret de vous annoncer que vos masques ne sont clairement pas les bienvenus."


Mon arme est dans le veston à carreaux que je porte, mes hommes de main dispersés dans la salle. Je n'ai pas besoin de ce genre de pub, et clairement pas besoin de crétins déguisés pour saper les fondations que je posais dans Amusement Miles. Je restais parfaitement calme, mes hommes, eux, attendaient de tirer sur mon ordre, il fallait la jouer fine, surtout au milieu de gens, de ce public. Ces gars ne semblaient pas être une menace des plus ... nuisibles, mais c'était comme la merde, elle collait à la semelle jusqu'à ce qu'on la nettoie avec de l'eau. Elle était collante et odorante, les crimes de ce genre de plèbe étaient parfaitement signés, et souvent prévisibles. La meilleure défense, c'est toujours l'attaque après tout.

"On peut vous offrir un verre, ou la porte, poussins."


Swank, non loin, sourit alors à l'évocation du marché obtenu. Pour ma part, je m'allume une nouvelle cigarette avant de laisser un rictus tout en pensant à la dernière idée. Ce n'était que justice après tout, quand on entre chez quelqu'un aux USA, et qu'on est pas invité, on peut se faire trouer la peau. God bless the US après tout. Le droit d'avoir une arme, c'était agréable et grisant. L'ambiance électrique commençait vraiment à s'en ressentir. J'étais tellement excité à l'idée de discuter avec ce genre de types, je me la jouais un peu faut dire. Mes hommes sont dispersés, et si cela devait mal finir, on tirerait dans la foule. Et ce serait pas beau à voir. Qu'importe ce qui doit se passer, la seule chose à savoir, c'est que seul Benny Smiles avait de la chance à revendre dans ce merdier de ville.


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Blackgate
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Lonnie Machin/Anarky
MessageSujet: Re: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Mer 23 Mai - 3:00


Le cri contre Sodome


Je n’étais jamais rentré dans un casino de toute ma vie. Il faut dire que légalement, je n’ai le droit que depuis 3 petites années et je n’ai pas vraiment eu le loisir ni l’envie de venir me perdre dans cette antre. Et aujourd’hui, je découvre ce monde. Une chose est sure, n’en avoir jamais fréquenté n’est absolument pas un regret.
Après avoir mise K.O le garde à l’entrée, moi et mon équipe rentrons à l’intérieur du casino. Pour certains, c’est une baptême du feu, pour d’autres, une mission supplémentaire, pour moi, un pas de plus vers notre objectif. Le garde a l’entrée n’était qu’une formalité, rien de plus qu’une preuve que l’entraînement commence à vraiment payer. Ça n’est pas que dans un casino que nous rentrons ce soir, c’est dans la cour des grands. Après le gala et les docks, cette opération est un pas de plus dans cette cour. Et malgré certaines erreurs, je me débrouille plutôt bien pour l’instant.

Nous arrivons dans une première salle qui ressemble en tout point à un accueil. La salle pue le luxe, le faux luxe. La décoration reste assez dépouillé néanmoins, le budget passe certainement ailleurs. Il y a quelques dorures, du mobilier faussement luxueux, rien ne valant le détour. Nous sommes à Burnley après tout, il n’y a que des ouvriers, des petits commerçants et des exclus de la société en tout genre qui vivent dans ce quartier. Il ne faut donc pas s’attendre à rentrer dans un casino semblable à ceux du tristement célèbre Strip de Vegas.
Face à nous, je remarque des guichets avec des hôtes et hôtesses derrière, visiblement surpris de voir notre petite bande rentrer dans leur casinos. Et à peine sommes nous tous entrés dans cette salle qu’une alarme incendie se met à retentir. C’est peut être l’un d’eux qui l’a déclenché. Aucune importance, nous nous serions annoncés dans tout les cas. Nous ne sommes pas là pour faire dans la dentelle, bien au contraire. Il faut que l’on parle de nous après cette nuit, il faut que tout ce quartier sache qu’Anarky est là pour les protéger.
Je laisse trois hommes derrières moi pour garder l’entrée et assurer notre sortie puis avec le reste de la bande, nous allons dans la pièce principale du casino, là où les jetons et les larmes coulent à flot. Nous franchissons de grandes portes et nous entrons enfin au cœur de cet hideux temple. J’avance de quelques pas et balaye la pièce du regard. Les machines à sous se succèdent, tel des pelotons d’exécution, prêts à nous prendre plus que la vie. Les tables de roulettes et de cartes sont aussi de la partie, contrairement aux horloges et aux fenêtres, absentes comme le tradition et le profit l’exigent. Et à part ça, il n’y a ni clients ni croupiers dans la salle. Tous ont dû être évacué à cause de l’alarme. Mais nous ne restons pas longtemps seul. Rapidement, une petite dizaine d’hommes armés arrivent tout autour de nous. Un homme se détache de la bande et vient nous accoster : Benny Smiles. Voilà le laquais du diable en personne, à seulement quelques pas de moi. Nous nous faisons face, l’un comme l’autre désarmé. Dans son costume, ce type a tout du mafieux d’une série B. Costume tape à l’œil, une pointe d’arrogance dans les yeux, une bande d’abrutis à ses ordres. J’imagine que lui aussi nous prend pour des illuminés, avec nos masques et nos armes. Il va vite comprendre qu’il n’a pas à faire au premier parvenu.

« Désolé, mais nous n’allons prendre ni l’un ni l’autre. Mais laissez moi me présenter d’abord. Anarky, défenseur du peuple de Gotham. »

Je marque une pause puis recommence à parler tout en marchant, de façon presque spontanée et automatique.

« J’imagine que vous vous doutez que ceci n’est pas une visite de courtoisie. Et vous devez aussi vous douter que nous n’en avons que faire d’être les bienvenues ou pas en ce repoussant lieu. Je ne vais pas y aller par quatre chemins Benny, ce casino n’a rien à faire dans ce quartier. Je sais qui vous êtes Benny, ou plutot Robert Carter Smiles. »

Je reviens me mettre face à lui et le regarde droit dans les yeux, le perçant du regard sans même qu’il puisse le voir.

« Vous n’êtes qu’un arriviste, un étranger venu ici après une vie d’échec. Je ne sais pas ce que vous pensiez avant de mettre les pieds à Gotham, mais vous avez choisi la mauvaise ville. Et le mauvais quartier de surcroît. Un casino n’a rien à faire au milieu de tant de misère. Nous ne sommes peut être pas les bienvenus dans votre casino, mais vous n’êtes pas le bienvenu à Gotham, Benny. »






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Blackgate
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Benny Smiles
MessageSujet: Re: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Mer 23 Mai - 18:14

Dehors, l'immense building du Gomorrah était allumé de mille feux, la nuit était tombée complètement, plongeant la ville de Gotham dans ses lumières presque morbides, où chaque pavé pouvait être votre tombe. Et alors que chacun rentrait chez soi, personne n'aurait pu deviner ce qui se déroulait prêt d'eux, dans ce quartier minable de Gotham City. Une scène plus que particulière : un règlement de compte entre un mafieux criminel et un jeune vengeur masqué. J'étais debout, immobile, attentif comme un faucon prêt à se jeter sur sa proie, fixant ce dernier en la matière d'Anarky d'un regard à faire froid dans le dos. Un gamin. Un gamin qui se prenait pour un caïd, j'allume une clope tandis que j'écoute son petit discours empli de bon sens et de droiture. Quel héros ! Se cacher derrière un masque, tu parles d'un véritable héros toi. Les héros, c'étaient des mecs comme moi, capables de se sortir de la merde et de pouvoir en échapper pour un bon moment, le genre de choses qui n'arrivent pas beaucoup dans la vie. La vie commune vous rendait prisonnier de tout. Mais il fallait savoir qu'on peut parfois pousser les choses, les bousculer pour en faire quelque chose de meilleur. "Défenseur du peuple." Il se croyait où ? Chez les cocos en Russie ? Désolé poussin, mais ici, c'est chez moi, c'est mon quartier. Et si les gens viennent ici, c'est parce qu'ils le veulent bien. Amusé, je le regarde. Il portait un masque et une tenue rouge, on aurait dit un mercenaire, un de ces guérilleros de l'Amérique du Sud. Ouais, il en avait l'allure ce "cabron". Je continue à fumer ma clope tandis que Swank est au premier étage, surveillant la grande salle, au cas où, prêt à arroser avec les gardes si jamais la situation venait à se faire dangereuse. Et ça risque de péter.

"C'est marrant, poussin. Mais je crois que tu fais fausse route. Cette ville, je l'aime déjà, et je crois que je suis le seul capable d'être le seul mec valable au beau milieu de ces ordures comme Cobblepot ou Sionis. Tu vois, moi, j'aime cette ville. Mais tu ne peux pas comprendre, ta vision étriquée est faussée par le véritable jeu que Gotham nous offre.


On aurait pu le tuer. A un millième de seconde prêt, on aurait pu mettre un terme à cette énorme farce habillée de rouge. Mais non, alors que Benny, dressé comme un seul homme face à son ennemi, le revolver dans la veste au cas où, avait commencé à sortir le grand jeu philosophique. Oui, y'avait de l'art quand on était un mafieux, quand on était un mec qui était versé dans les soucis du syndicat du crime. Il se montrerait décidément plus coriace qu'il ne l'aurait imaginé. Mais il ne fallait pas que ce clown s'imagine gagnant pour autant, tout comme lui j'avais plus d'un tour dans mon sac ... Il écouta d'une oreille les propos sans queue ni tête de son vis à vis, terminant sa clope doucement. Non mais, vraiment, pour qui se prenait-il ?

"Tu sais poussin, je suis pas là pour faire régner la haine et la mort en temps de paix. J'ai déjà un arrangement avec une blonde costumée et j'ai pas besoin d'un nouveau copain. Alors, ou bien tu te casses et tu repars les deux couilles encore attachées, ou bien tu finis dans une belle boite en sapin."


Ma voix était suave et doucereuse, usant de tous mes charmes pour attirer le regard du crétin costumé ailleurs que sur les hauteurs du casino luxueux et sublime. Et on pouvait vous garantir que l'ambiance n'allait pas retomber, loin de là. Ouais, mes mains étaient faites pour l'or, et pour le moment, elles étaient dans la merde. Dans un sens, s'occuper des tocards de ce genre n'était pas une si mauvaise idée, mais de l'autre, ils étaient encore nombreux, dangereux, idiots. La Guerre des Gangs qui sévissait n'était pas prêt de s'éteindre, du moins pas encore. Mais pour le moment, les membres de la pègre étaient les seuls à maintenir les règles dans Gotham City. Black Mask a tenté de s'imposer et s'est vautré, le Pingouin semble se cacher derrière son bureau de maire, bien à l'abri dans la ville et consolide le peu de forces qu'il lui reste. Double-Face lui, lèche ses petites blessures de rien du tout avant de s'en prendre à Cobblepot une nouvelle fois. Quant à moi, je préparais l'avenir de cette ville. Un claquement de doigt, un seul. Et c'est quelques hommes dans les hauteurs, Swank en premier qui sortirent les mitraillettes et visaient les hommes de l'anarchiste. Ce n'était qu'un gamin, un type qui se croyait encore du temps de la lutte des classes.

"S'attaquer à moi, c'était idiot. Dans un casino, c'est ce qu'on appelle avoir la malchance. Mais dans ton cas, les dès étaient pipés dès le début."


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Lonnie Machin/Anarky
MessageSujet: Re: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Mar 5 Juin - 2:28


Le cri contre Sodome


Il aime parler … Il ne raconte pas grand-chose d’intéressant certes mais il aime ça en tout cas. Nous pourrions sûrement parler pendant des heures si ses centres d’intérêt n’étaient pas exclusivement tournés vers ses testicules et celles des autres. Alors les menaces, c’est bien, moi aussi j’en suis adepte, mais les mettre à exécution, c’est mieux. Et moi, je ne suis pas venu là pour tenir des grands discours devant une bande de type qui n’ont pas le vocabulaire nécessaire pour appréhender la moitié de ce que je pourrais dire. Si je suis venu là ce soir, c’est pour faire ce qu’appelle les anarchistes de la propagande par le fait. Les gens nous connaissent pour ça, l’anarchisme n’étant plus associé qu’à un vulgaire terrorisme. C’est même une méthode désavouée par de nombreux anarchistes. Cependant, à Gotham, elle est nécessaire. Cette ville est violente, ses habitants sont habitués à vivre dedans. Pour les marquer, il faut être violent. Mais il faut leur faire comprendre que cette violence peut être libératrice si il s’en empare. Ce soir sera un exemple pour eux, tous entendront parler de cet odieux attentat, mais certains réussiront à voir derrière l’acte libérateur qui s’y cache. C’est ça la propagande par le fait.

C’est accompagné d’un jeu de mot que ces hommes sortirent leurs mitraillettes et se mettent à nous viser. Pour quelqu’un qui tient un casino, il a l’air d’être mauvais en jeu de hasard et en probabilité. Qui ne serait pas douter que j’avais encore des cartes en main, les plus redoutables de mon jeu d’ailleurs.

« Avant d’ouvrir le feu, permet moi de te sauver la vie. »

Sans attendre sa réponse, je fais signe à l’un de mes hommes de venir vers moi, ce qu’il fait immédiatement. Je prends son sac à dos, l’ouvre, et en sors un gros appareil de plusieurs kilos que je pose sur une table de jeu juste devant de moi. A première vu, ça n’est qu’un amas de métal de récupération et de câbles presque dénudés pour certains. Je la tourne pour qu’un écran lui fasse face et reporte mon regard sur lui.

« A quoi servent des dès pipés si je ne joue pas selon les règles de toute façon ? Si tu avais une once de discernement, tu aurais pu le comprendre rapidement. Et comme je le disais, tu ne connais pas Gotham. Ça n’est pas avec des flingues qu’on fait la loi ici. Tu serais en face de Batman, tes dents redécorerait déjà le sol ... »

Je fais glisser mon doigt sur un bouton et un compte à rebours apparaît, affichant 30 secondes. Je laisse mon doigt bien appuyé dessus.

« Malheureusement, je ne suis pas Batman. Je le trouve beaucoup trop clément avec la racaille qui pullule dans cette ville. Je suis plutôt un adepte de la méthode radicale, la définitive en d’autre terme. »


J’imagine qu’un joueur se retrouvant dans ma situation jubilerait en abattant ces cartes comme je le fais. Pour l’instant, mon jeu est meilleur que le sien et il va le découvrir très vite.

« Vois tu, ce petit appareil n’est rien d’autre qu’une bombe. Assez puissante pour raser le bâtiment à elle seule, et nous tous avec. Et nous en avons d’autres dans nos sacs. Alors je préfère vous mettre en garde, une balle perdue et nous quittons tous ce monde. C’est aussi le cas si j’enlève mon doigt de ce bouton, le compte à rebours s’enclenche, sonnant le glas de ton casino. Et ce sont des bombes artisanales, essayer de les désamorcer serait une mauvaise idée. »


Voilà comment on joue à Gotham. Soit tu es prêt à jouer gros, soit tu ne joues pas. Je suis prêt à tout jouer pour ma cause. Maintenant que lui aussi est dans la position du joueur, jusqu’où est il prêt à jouer en sachant qu’il a tout à perdre ?







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Blackgate
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Benny Smiles
MessageSujet: Re: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Sam 9 Juin - 14:27

Je fume, l'air mauvais, en l'écoutant et en découvrant la misérable bombe artisanale qui se dévoile sous mes yeux. Merde, ce sale con est plus intelligent que prévu. Tant pis. Mais j'étais quelqu'un de joueur, quelqu'un d'extrêmement joueur. Mon air est neutre, sévère, puis je laisse la place à un sourire. Ce gamin avait des couilles, je l'admets. Et pour tout dire, il me plaisait bien. On avait besoin de gens comme lui dans cette foutue ville parfois. Mais pas de place pour les sentiments, il fallait quand même faire attention. Anarky, si c'était bien son pseudonyme, était quelqu'un de nocif et il pouvait être une nuisance pour mes intérêts. Je misais sur le fait que c'était une bombe en plastique, faite pour m'intimider et me faire fuir. Mais je suis plutôt joueur. Swank se ramène et se tient à mes côtés, pour assurer ma sécurité. Une explosion, je doute en être protégé, mais bon, allons jusqu'au bout. J'éclate d'un petit rire avant de lui sourire.

"Tu es joueur, poussin. J'aime ça. Dommage que tu ne désires pas rejoindre mon organisation."


La mafia. C'est un environnement des plus plaisants. Mais aussi des plus dangereux. Tu peux tomber nez à nez, et ce sans que tu le veuilles, face à un homme à moitié chauve chef d'une petite famille du coin. Et qui plus est, c'est encore plus dangereux quand ce chauve est accompagné de plusieurs gros bras et encore plus dangereux si lui et toi vous voulez mettre la main sur un chargement de 35 tonnes d'armes à feu. Pourtant c'est exactement la situation dans laquelle je suis mais face à un gringalet qui dispose d'une putain de bombes, et qui est entouré de quelques types aussi paumés que lui. Heureusement que pour avoir une envie de discuter avec un anarchiste, je peux essayer de trouver un terrain commun, un terrain d'entente sur lequel je peux lésiner. Tout en éteignant ma cigarette, j'en rallume une autre, quitte à ce que ce soit la dernière ... Je peux crever tranquillement la cigarette au bec.

"Je suis joueur, je suis curieux de voir où ce genre de petit jeu peut nous amener. Mais avant que tu retires ton doigt de l'interrupteur, laisse moi t'offrir une contre proposition. Et je pense qu'elle peut t'intéresser."


Toujours être confiant, et pour l'instant, ça ce passe plutôt bien. Aujourd'hui je n'ai pas trop envie de voir couler un bain de sang, ni même déblayer et reconstruire un casino. Mais bien sur, si je le dois alors je ferai répandre du liquide rouge sous les balles de nos armes à mes hommes et moi. Je suis sympa et diplomate mais il ne faut pas non plus abuser de ce cher Smiles comme on le faisait à Vegas. Je ne suis pas une chiffe molle. Je ne me dégonfle jamais et j'ai mon caractère. Je sais comment gérer les affaires, et je sais comment offrir à un pauvre ère, une chance de se distinguer dans Gotham City. Cachant mon sourire, je me permet de parler à nouveau, et offrir une nouvelle cible plus alléchante.

"Faisons un rapide tour des lieux. Oui, je suis nouveau à Gotham, oui mon organisation est encore sur le début. Mais ne serais-tu pas en train de faire acte de faiblesse ? Aurais-tu peur de te mesurer à Cobblepot ? Après tout, il a été élu par les braves et naïfs citoyens de Gotham. Moi, je ne suis qu'un grain de sable dans la pègre de la ville. Et tu le sais aussi. Que lira t'on dans les journaux demain si tu fais exploser ce casino ? Anarky démolit un casino dans le Gotham Globe. C'est ça ton combat ? Te battre contre ceux qui représentent un danger moindre ? Alors que Cobblepot ou Black Mask courent encore les rues. Tu veux que je te dise, fils. Faire exploser le casino ne rime à rien. Ton message ne sera même pas perçu par la caste politique. Cobblepot s'en foutra et on te rira au nez. Sois plus téméraire. Vise le haut du panier de crabes et tu pourras au moins te dire que ton combat dans le vent peut dégénérer en cyclone."

Je jette ma clope à terre. Swank, reste près de moi. Toujours paré au cas où. C'était mon plus fidèle homme de main et je sais que je peux compter sur quelqu'un comme lui. Toujours courtois, il ne faut pas se mettre un homme à dos si rapidement. Alors j'opte plutôt pour la coopération comme à mon habitude. Une habitude qui me vient de mon père. C'était un fin diplomate qui arrivait toujours à ses fins. Le langage était son arme la plus puissante et moi j’affûte cette arme qui peut être d'une efficacité hors du commun. Enfin, mes hommes ont très envie de se battre mais je leur intime que cela ne sert à rien que je gère encore la situation. Ce sont des braves types qui ne sont pas encore payés. Il le seront si on arrive à faire en sorte que la situation ne devienne pas explosive à souhait. Pari risqué, mais bon, j'étais joueur. Mais quelque part, je repensais à ce que mon mentor me disait bien souvent à Vegas. Quand on commence à jouer dans ce genre d'embrouilles, parfois, les dès peuvent être pipés.

"Je peux te promettre ceci. Je m'engage à ne pas verser le sang dans ce quartier, si tu ne t'amuses pas à fouiner dans mes affaires. Tu le sais tout comme moi, cette ville est pourrie à l'os. Et nous ne pouvons que combattre les ordures par le même moyen. Même toi, tu t'abaisses à notre niveau, je me trompe ?"


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MessageSujet: Re: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Lun 11 Juin - 3:00


Le cri contre Sodome


J’ai le doigt fermement appuyé contre un bouton, qui une fois relâchée démarre le compte à rebours d’une bombe. Et pourtant, je maîtrise la situation. Cette bombe, je l’ai fabriquée, je sais qu’elle fonctionnera sans accroc. Elle explosera au bout de 30 secondes, j’en suis certains. Ceux m’accompagnent aussi le savent. Mais aucun n’a fuit, ils sont tous restés. Certains connaissent les bombes, les groupe comptant quelques vétérans. Les autres sont tout autant au courant de leur puissance destructrice, vantée dans un bien trop grand nombre de film. Mais malgré ça, ils ont confiance en moi. La peur est présente en nous tous, mais pas assez pour que l’un d’entre nous craque face à cette bombe. Certains ont une confiance aveugle en moi, d’autres sont prêts à mourir pour notre lutte. Moi, je sais que je ne mourrai pas ce soir. Je ne sais pas si Benny est convaincu de la même chose, mais lui non plus n’a pas fuit. Il reste face à moi, droit, fumant sa cigarette, se permettant même un léger rire.

Il se met à parler, son discours change, il est soudainement moins belliqueux, comme si la bombe l’avait tout de même calmé. Aussi dur soit-il, l’instinct de survie finit par prendre le dessus à un moment. C’est la différence entre lui et nous. Nous n’avons rien à perdre, lui a tout à perdre. Ainsi, le danger devient bien plus acceptable pour nous que pour lui. Et il est alors obligé de passer au négociation en premier, la force étant de notre coté. Il capitule, j’expose mes termes, le plan est une réussite. Et logiquement, il m’annonce qu’il a une proposition à me faire.
Je l’écoute, il m’expose la vacuité de mon attaque contre lui, prétextant qu’il n’est rien dans cette ville et que m’attaquer à lui plutôt qu’au vrai problème comme Cobblepot n’est qu’un aveu de faiblesse de ma part … Et il a à moitié raison. Je sais que ces gros poissons sont encore légèrement au dessus de moi et qu’il me faudra encore un peu de préparation avant de m’attaquer à eux. Il est beaucoup moins idiot qu’il y paraît. Je ne sais pas si c’est le fait que sa vie soit en jeu mais il est devient bien plus éloquent que lors de nos premiers échanges. Néanmoins, son discours n’est pas tout à fait exact. Il en rajoute, minimisant son rôle pour me persuader qu’il n’est pas une cible qui me rapportera, que je ne ferais que me ridiculiser. Qu’il ait raison ou tort, je n’en ai que faire. Je ne me bats pas pour le gloire, et je n’ai pas besoin que les hautes sphères de la ville me craignent, ni même n’entendent parler de moi, du moins pour l’instant. Cobblepot peut me rire au nez autant qu’il veut, ceci n’empêchera pas sa future chute. Si ils ne me craignent pas maintenant, ils me craindront plus tard. Si ils ne me prennent pas au sérieux, la chute n’en sera que plus violente. Si ils ne me connaissent pas, ça ne fera qu’une carte en main en plus pour moi. Ce soir, je ne suis pas venu pour eux, je suis venu pour les gens de ce quartier. Eux entendront forcement parler de cette affaire. Si ça peut ramener quelques personnes dans notre cause en plus, alors ça sera une victoire. Si en plus je peux avoir des concessions de sa part, la victoire n’en est que plus grande.

Finalement, sa proposition arrive. Pas de sang dans le quartier et je le laisse tranquille. Si j’accepte, il s’en sort bien. Trop bien même.

« Benny, il faut balayer devant sa porte avant toute chose, j’imagine qu’un homme comme toi le sait pourtant. Et c’est pour ça que je suis là ce soir. Je ne suis pas venu débattre des méthodes que j’utilise ou demander conseil sur comment je devrais mener mes actions. »

Je jette un coup d’œil à mon explosif, mon doigt retenant toujours le compte à rebours, puis je reporte mon regard sur lui.

« Tu n’es pas vraiment en position pour émettre des propositions. Voilà ce que je propose, je te laisse mener tes activités criminelles comme bon te semble tant qu’elle n’implique pas les habitants de ce quartier. Je ne veux ni racket, ni chantage, ni violence envers eux. Laisse les en dehors de tes affaires et je te laisse ne dehors des miennes. C’est à prendre ou à laisser. »

29 … Voilà ce que le compte à rebours affiche. Puis 28 … Mon doigt n’est plus sur le bouton, ce qui a activé le compte à rebours. 27 ... Les secondes défilent inexorablement vers le 0. 26 … Par cet acte, j’espère qu’il comprendra que je ne suis pas quelqu’un à prendre à la légère. 25 …

« Maintenant, plus de contre-proposition. Tu acceptes ou tu refuses. Tu as le temps affiché ici pour te décider. »







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MessageSujet: Re: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Lun 11 Juin - 22:55

Cet Anarky est vraiment un mafieux dans l'âme, il avait des cojones, et il savait s'en servir. Soit, il pourrait peut-être gagner la première manche, sans rien espérer de mieux pour la suite. Mais l'idée de devoir rebâtir le casino ne me plaisait pas du tout. Swank est nerveux, il me garde d'un air vraiment inquiet. Le détonateur est enclenché. Trente secondes. C'est très court pas vrai ? Voila pourquoi je préférai bosser en solo et faire en sorte que cette guerre des gangs ne soit gagnée par moi sans aucune aide extérieure. On ne peut compter sur personne d'autre malheureusement. N'avoir confiance en personne dans ce monde, et j'ai l'impression plus particulièrement, dans cette ville, cet état semble normal. On ne peut faire confiance à personne dans Gotham City, c'était un fait. Mais cela peut aussi porter préjudice. De temps en temps, il faut pouvoir croire en quelqu'un et je suis le genre de personne en qui on peut croire. Tous ces Maroni, Black Mask et autres je ne les connais même pas. Pour moi ce ne sont que des noms car je n'ai pas encore eu à faire à eux. Et vu leur réputation je pense que c'est mieux car la rhétorique ne marche pas avec eux selon les dires.Mais bon pour l'instant je pense à me faire des collaborateurs et des connaissances qui pourront m'être utile pour le futur. Mais Anarky, lui, serait une cible à abattre. Rien que pour faire passer un message. Les secondes passent, et ça me semble une éternité.

"Ok, je marche. Tu peux l'éteindre."


Je ne vais pas risquer la vie de mes hommes, mais j'allais prendre un coup niveau réputation. Pas grave, je me rattraperai en égorgeant un gang mineur ou deux.

"J'accepte ton marché, poussin. Bien sur que tu peux avoir confiance en moi."


J'espère avoir été convaincant car j'ai besoin de ce casino et de ce marché des armes dans le souterrain du Gomorrah. Pour le futur de mon business, il me les faut. J'ai besoin de ça pour que mon projet prenne forme. Mes hommes en ont besoin pour être payer. D'ailleurs l'un deux tente d'avancer. Il en a marre d'attendre. Il le veut son salaire et ne tient pas à s'éterniser ici, surtout après cette affaire de la bombe d'Anarky. C'est à croire que je ne paie pas bien mon personnel, et pourtant. Je le regarde et il comprend que cela ne sert à rien, il s'arrête et rentre à nouveau dans le rang. Il sait qui je suis et ce dont je peux être capable souvent. Je suis le chef et je n'hésiterai pas à le flinguer s'il entrave le contrat qu'il a signé en bossant pour quelqu'un comme moi. Je jette à nouveau une clope sur le sol, l'air souriant avait disparu. Allumant une nouvelle cigarette, j'espère que ce gosse fera le bon choix, celui de ne pas m'emmerder et de ne pas foutre la merde. Sinon, il pourrait très bien s'attendre à une monstrueuse vendetta des familles qui lui couterait son scalp et ses couilles. Ma parole est très importante car je ne reviens jamais dessus. Je lui assure, personnellement, dans mon crâne, que j'aurai un poignard qui pourrait très bien se faufiler entre ses omoplates un de ces jours, on ne sait pas très bien ce qui peut arriver dans une ruelle de Gotham, mais je ne me laisserai pas insulter de la sorte par un merdeux. Bien sur s'il me prend pour un moins que rien, il pourra aller se faire voir au fond de l'eau, les pieds bétonnés et une balle dans le crâne. C'était d'ailleurs, ce que je ferai le jour où je serai en position de force. Ne t'en fais pas mon gaillard, je te tiens sérieusement dans mon viseur.

"J'imagine que tu t'attends à ce que je sorte le champagne pour qu'on sabre cette affaire, pas vrai ?"

Je ne suis vraiment pas confiant. La proposition que vient de faire Anarky me dérange un peu, et Swank pareil, ça se voit à sa tronche. Je ne le connais pas cet anarchiste du dimanche costumé bon pour Arkham mais bon, même si j'en fais parti je sais qu'il ne faut pas faire trop confiance dans le milieu de la Pègre, surtout quand on cause à un crétin déguisé. C'est comme ça, mais bon il faut pas non plus l'offenser et je saurai le remettre à sa place s'il croit pouvoir nous voler ou pire, nous exterminer. Je suis sur mes gardes. Je reste droit et montre un sourire légèrement mauvais tandis que je continue à fumer ma clope. Swank a toujours son arme droit sur Anarky. Le casino est vide, excepté mes gardes qui sont sur les hauteurs, ce soir, on allait avoir bien mauvaise presse ...


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MessageSujet: Re: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Lun 18 Juin - 2:44


Le cri contre Sodome


Sa réponse ne tarde pas. Il n’avait que 30 secondes pour me donner une réponse. Trop peu de temps pour réfléchir, la seule décision possible dans un laps de temps si court, c’est celle de rester en vie. C’est ce qu’il a choisit, l’abandon plutôt que la mort. Il n’avait pas assez de temps pour penser à faire un autre choix. Et pourtant, ces 30 secondes ont sûrement été très longues pour la plupart d’entre nous. Elles auraient pu être les dernières de nos vies. 30 secondes passées à se regarder en chien de faïence, impuissant. Certains se voyaient peut être même déjà mort. Mais la libération est arrivé avec sa réponse positive, suivi d’une demande, celle d’éteindre la bombe. Il m’assure du fait que je peux lui faire confiance et se permet même de m’appeler « poussin ». Je sais qu’il n’est pas aussi détendu qu’il veut le faire croire. Il a perdu le contrôle de la situation dans son propre casino, devant ses propres hommes. L’honneur est sali, et pour un mafieux, y a-t-il pire comme affront ?

Alors qu’il m’affirmait que l’accord était conclu, le compteur continuait à descendre, n’affichant plus que 5. C’est alors que je me décide à agir. J’arrache deux câbles à l’arrière de la bombe. Mais le compteur ne s’arrête. Et il finit fatalement par atteindre le 0 … Pourtant, nous sommes toujours en vie. Ces deux câbles reliaient le compte à rebours au détonateur, empêchant la bombe d’exploser une fois coupé, et rendant la bombe toujours utilisable pour une prochaine fois.
La pression redescend alors dans la pièce. C’est presque si tout le monde ne baisse pas les armes, tout simplement soulagé par le fait d’être toujours en vie. Je reste tout de même alerte. Contrairement à ce qu’il peut affirmer, je n’ai aucune confiance en ce type qui se ferait un plaisir de me tuer immédiatement. Je n’ai aucune garantie qu’il ne le fera pas et je préfère ne pas lui en donner l’occasion. Il a perdu son sourire et je ne veux pas le lui redonner. Il me propose malgré tout de sortir le champagne. Et d’une voix forte et assurée je lui réponds :

« Non. »


Je saisis la bombe entre mes deux mains, la passe sous un de mes bras et reprend.

« Tu a eu l’intelligence de faire le bon choix pour voir la fin de cette nuit. Continue à être aussi intelligent pour voir les prochaines. »

Et oui, je me permettais même le luxe de le menacer dans son casino. Car non, ce conseil n’est rien d’autre qu’une menace pour qu’il se tienne tranquille et reste notre accord. J’ai déjà été trop clément avec lui en lui accordant un marché plutôt qu’une exécution. Alors il faut qu’il comprenne que cette clémence a un prix et des limites. La prochaine fois, il n’y aura pas de compromis.

Je n’attends aucune réponse ni réaction de sa part et tourne instantanément les talons tandis que mes camarades gardent nos adversaires en jougs. Et nous commençons à sortir de la salle, laissant les plus armés d’entre nous en fin de cortège pour assurer que rien ne sera tenter à notre encontre. Et nous quittons enfin le casino, par la même porte par laquelle nous y sommes entrés plus tôt dans la nuit. Je reste au contact de la porte, m’assurant qu’il ne manque personne. Une bavure à ce stade là serait vraiment regrettable mais je pense que ce Benny aura compris que je suis quelqu’un avec qui on ne rigole pas.
Le dernier d’entre nous passe la porte et nous commençons à nous disperser, chacun rentrant chez soi, presque comme des guérilleros disparaissant après un raid. Je prends ainsi la direction du tribunal, rangeant la bombe dans mon sac au passage. Je suis satisfait de cette soirée, c’est une victoire a ajouté à notre actif, et c’est une victoire dont tout le quartier entendra parler dans les jours qui viennent. J’espère que Benny ne m’en voudra pas trop pour ça.







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Benny Smiles
MessageSujet: Re: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Lun 18 Juin - 9:18

Minable. Ordure. Saloperie. La rage reste dans mon corps tandis qu'il s'en va, après avoir proféré ses menaces. Pour le moment, le temps était au calme, mais demain, le temps serait à l'extermination. Il allait payer ce petit rebut des cités, il allait payer ce petit enculé pour m'avoir menacé et fait son petit cake face à moi. Swank me regarde, légèrement inquiet. Il sait que je suis en pétard, il sait que je suis en colère et qu'il valait mieux pas trop la ramener à ce moment bien précis. Je reste debout, à fumer mon cigare, tout en observant ce qui vient de se passer. Il m'avait bien eu, mais je saurais faire en sorte qu'il paie au centuple sa petite incartade de ce soir. Oui, Anarky allait devenir une cible, une cible monstrueusement à abattre. Je trépigne sévère dans ma tête, ça cogite, ça cogne contre les parois. Personne ne se moque de Benny Smiles. Ils s'amusent tous à me prendre pour un faible. Black Canary ... Et maintenant cette sous-merde de Gotham qui venait se prendre pour un roi dans MON casino. Oui, il m'avait foutu en colère et bientôt, je lui ferai comprendre qu'on ne se moque pas de moi. Pas comme ça. Swank s'approche de moi, toujours inquiet de me voir rien faire. Il s'étonne même de ne pas avoir lancer les gars à la poursuite du couard en rouge.

"Hé Boss, ça va aller, tu tiens le coup ?"

"JE vais très BIEN !"

"On fait quoi pour ce mec ? On le poursuit et on l'extermine ?"

"Non."

"On fait quoi ?"

"On attend qu'il fasse le premier geste. Et après, on le tue. Envoie quelques gars pour essayer de déterminer son repaire, histoire de voir où il se planque."

"Je m'en charge, boss."


On envoie Ricko et Ed. Deux de mes gars pour qu'ils cherchent et qu'ils trouvent la planque de ce minable d'Anarky. J'étais furibard, vraiment. Et pour tout dire, dans ce genre de situations, j'avais envie de me dire que tout ça, c'était un coup de malchance et qu'après un coup de Backgamon, je serai un peu plus verni. Oui, c'est ce que je me disais. Lady Chance était bientôt de retour avec moi, il suffisait juste un peu de provoquer les choses, de provoquer pour détruire ce qu'il reste, les petites erreurs de parcours si on préfère. Je suis pas quelqu'un de fondamentalement méchant, mais dès qu'on commence à tirer sur la corde, là, je peux devenir quelqu'un de relativement dangereux, c'est comme ça, c'est la vie. La vie vous façonne de manière à ce que vous deveniez quelqu'un d'ordurier, de salaud, d'enfoiré. Et j'en étais déjà au stade au dessus. Anarky allait payer chèrement sa petite virée ce soir. Tout a un coup dans cette vie, c'est juste qu'il n'est pas encore passé à la caisse, mais ça viendrait très bientôt. Je remonte dans ma tour, dans ma tour d'Ivoire, loin de tout ça, loin de toute cette mauvaise soirée. Je donne à mes employés l'ordre de continuer la soirée, qu'importe si on fait des entrées de merde ou un service merdique. Je veux que ça continue à marcher, je veux que tout continue à marcher comme sur des roulettes. Qu'importe si ce connard d'Anarky revient. Non, tout ce que je veux là, c'est détruire tout ce qu'il vient de me demander de protéger. Benny Smiles n'a qu'une parole, mais il ne fait confiance qu'à lui-même, et à personne d'autre. Voila la réalité. Retournant dans mon bureau, je me préparai à organiser un plan, un nouveau plan pour m'occuper de lui. Un nouveau plan pour prendre cette ville et détruire chaque fondation bienveillante qu'on tentait d'y créer.


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