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 Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)

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Lonnie Machin/Anarky
MessageSujet: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Dim 13 Mai - 3:49


Le crime contre Sodome


La lente marche de la révolution a commencé sur Gotham. Ses premières victimes sont les criminels qui pourrissent cette ville depuis trop longtemps. Cette ville doit être débarrassé de la crasse qui l’envahit si elle veut espérer rebriller un jour. Et, malgré ce que les justiciers de cette ville en pense, cette crasse doit être nettoyer de façon définitive.
Ce soir, cette crasse se matérialise par un énorme furoncle au milieu de mon quartier, le Gomorrah. De tout les lieux de perdition qui existent à Burnley, celui là est sûrement le pire de tous. Ce casino est un temple de l’argent et du vice, s’abreuvant du désespoir de travailleurs, qui viennent liquider leur salaire contre de vaines promesses, espérant être ce fameux heureux gagnant qui n’a jamais existé. Tout est bon pour faire dépenser jusqu’au dernier billet vert trouvé miraculeusement au fond d’une poche poussiéreuse, un billet qui sera échangé contre quelques jetons qui finiront avalé par une machine à sous qui n’affichera jamais le combo gagnant. Ça n’est jamais la bonne carte qui sort, jamais la bonne case où s’arrête la boule, jamais le bon symbole sur la roue. Et pourtant, comme autrefois ils ont cru en Dieu leur promettant le salut, ils croient aujourd’hui en cette chance qui viendra leur apporter le salut, sous forme de liasses de billets, et enfin les libérer de leur misérable vie. Et au lieu de les libérer, cette croyance finit par les enchaîner à ce sanctuaire de la débauche, en faisant doucement des esclaves dociles. J’ai passé du temps devant ces énormes portes, et j’ai vu un nombre incalculable d’âmes brisées en sortir, le désespoir se lisant sur leur visage. Mais le pire, c’est qu’elles finissaient toujours par revenir.
Combien d’hommes ce lieu a-t-il ruiné ? Combien d’enfants n’ont pas pu manger de repas à cause de cet endroit ? De combien d’âmes sont venus s’enchaîner à ce lieu, offrant tout ce qu’elle possédait en échange de quelques heures loin de la lumière du jour et de la réalité de ce monde ? Peu importe le chiffre, il est bien trop élevé. Ce soir, je viens arrêter ce funeste compteur.

Cela fait déjà quelques temps que je me renseigne sur cet endroit. Le démon a la tête de cet entreprise est un homme du nom de Robert Cartes Smiles. J’ai trouvé peu de choses sur lui, il a l’air de correspondre au cliché du mafieux, véreux jusqu’à l’os, perverti par l’argent, immoral et détestable. Pour ce genre d’homme, aucun jugement n’est nécessaire, il n’y a qu’une sanction possible : la mort. Il aura le droit à une mort rapide, anecdotique. L’histoire saura l’oublier car c’est tout ce qu’il mérite. Mais tous sauront que c’est Anarky qui a mené ce combat, que c’est moi qui ait détruit ce lieu.

Ce soir, Robert Smiles et son Gomorrah vont connaître leur châtiment et être détruit par le souffre et le feu pour leur péché. Pour ce faire, j’ai réuni des hommes et des femmes prêt à me suivre dans mon combat. Certains étaient déjà là lors de notre attaque de l’entrepôt. Malgré la défaite face à Black Canary, leur engagement a été intact et je les retrouve ce soir à mes cotés, prêt à se battre pour leur ville et leur avenir. Ce sont des hommes et des femmes de plus ordinaires à la base. La seule différence est qu’une étincelle est venue allumer ce désir de liberté qui nous habite tous. Et ils ont compris que cette liberté ne s’obtiendrait qu’en reversant nos tyrans, comme ce Robert Smiles. Alors armés de fusils d’assaut, d’armes de poings, de battes et de pieds de biche, ils sont déterminés à faire ce qui doit être fait.

21 heures, le réveil sonne. Merde ... c’est l’heure du rendez-vous. Je devais retrouver mes camarades dans un immeuble non loin du casino pour mener l’assaut. Il semblerait que je vais être en retard. Je laisse tomber la conception du gadget qui m’occupait et enfile en vitesse ma tenue. Je lace mes rangers, enfile mon blouson, mets mon masque et rabaisse ma capuche. J’attrape mon sac et mets quelques cocktails molotov à l’intérieur. Je le ferme et le fait basculer par dessus mon épaule. Me voilà prêt.
Je quitte le tribunal après m’être assuré d’avoir verrouiller ma planque. Je rejoins au pas de course l’immeuble dans lequel doivent m’attendre avec impatience mes camarades. J’arrive enfin dans l’appartement et … bordel. Je ne m’attendais pas à me retrouver face à une bande d’individus masqués ou cagoulés, arborant des motifs rouges pour certains, les armes au poing. Je ne les ai pourtant jamais encouragé et encore moins ordonné à m’imiter comme ça. Ils ont pris cette initiative d’eux même. Et à mes yeux, cette initiative est comme le premier fruit des graines plantées en eux, qui n’attendaient qu’un vent de liberté pour commencer à germer.
Ils sont une quinzaine, face à moi, attendant que je donne l’ordre d’y aller. Je reste planter un instant face à eux, les regardant.

« Vous savez tous ce que l’on a à faire ce soir. Surtout rappelez vous, pas de victimes innocentes, usage de la force létale qu’en cas de légitime défense. Et si jamais vous trouvez Mr Smiles avant moi, amenez le moi vivant. Vous êtes prêts ? »


J’ai le droit à quelques hochements de tête et acquiescement en guise de réponse. Je n’en rajoute pas plus, tourne les talons et me mets en route pour le casino.
Les rues sont vides à cette heure là, mais à mesure que nous nous rapprochons du casino, des signes de vie se manifestent de plus en plus. Nous croisons quelques personnes qui nous jettent des regards interloqués sans s’attarder plus que ça sur nous. Les habitants de cette ville commencent à avoir l’habitude des costumés. Nous arrivons aux abords du casino et je fais signe à mes camarades de s’arrêter. Je me dirige alors seul vers l’entrée du casino où un gorille mène la garde. Je me plante face à lui, lève légèrement la tête et le regarde droit dans les yeux. Il est plus grand que moi d’une tête et est bien plus musclé également. Il m’adresse un regard suspicieux avant de m’aboyer dessus.

« Casse toi de là le taré, avant que je te fasse avaler mon masque. »

Je reste immobile, le défiant. Je comprends rapidement que la patience ne figure pas dans ses qualités quand il rouvre la bouche quelques secondes après.

« Je t’ai prévenu le clown. Maintenant je vais te botter le cul. »


Et c’est un coup de poing lourd qui part dans ma direction. Je l’esquive, puis un deuxième juste après. Il a beau être impressionnant, ce type pataud n’a jamais du se battre que contre des types bien plus faible que lui. J’esquive un troisième coup et lui en envoie un à mon tour en pleine gorge. Le coup le surprend et le paralyse net. J’en profite alors pour lui mette un coup de pied en plein genou. Le craquement se fait entendre et le cri de douleur encore plus. Il tombe à genoux. J’en profite pour lui saisir le crane de mes deux mains et lui mettre un coup de genou en plein visage, lui broyant le nez au passage. Il tombe lourdement à mes pieds, dans les vapes. Je fais signe à toute ma troupe de me rejoindre et nous entrons dans le casino, sans que personne ne se doute de notre présence. J’aime ces débuts de soirée …







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Benny Smiles
MessageSujet: Re: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Dim 13 Mai - 20:05

Les Familles de Gotham, ça, c'était un rêve d'unification, c'était une paix relative entre truands, entre criminels de la haute, ceux qui savaient comment mener cette foutue cité à la baguette. La ville de Gotham n'était qu'un égout pour certains, enfin, même beaucoup de gens pensaient que Gotham City n'était qu'un caniveau où les ordures s'empilaient au fur et à mesure que le temps passait. Ils se trompaient. Gotham était une femme, une plante, une rose, une créature métaphorique que l'on ne pouvait qu'aimer, il fallait la traiter correctement, il fallait la rendre heureuse, il fallait bien la gérer, et les fruits les plus doux parvenaient enfin au bout. J'avais travaillé tellement dur, j'avais détruit le casino de la Flush Royale pour m'imposer, pour amener un semblant d'ordre grâce au Gomorrah ! J'avais fait d'une terre stérile, un havre, un Éden sur Terre, pour moi et les miens. Mais comme dans tout Eden, le serpent se place et attend de tenter les plus imprudents. Je n'avais pas encore commis d'erreurs aux yeux de la loi. Alors que le quartier dans lequel se trouvait le Gomorrah était sans cesse surveillé par mes propres hommes, et tandis que les familles et les gens qui y vivaient bénéficiaient de MA protection et de mon bon vouloir, le petit train de vie semblait prendre son aise dans cette foutue place. Bientôt, ces braves familles se souviendraient du bon et généreux Benny Smiles, celui qui ramène un semblant d'activité et de vie dans un quartier défavorisé et oublié par la Mairie en place. Dans une ville comme Gotham City, il fallait s'adapter très vite, et les ennemis d'hier peuvent devenir de précieux alliés. Même si mon image passait d'un homme disposant de multiples tentacules, prêtes à reprendre la ville en profondeur, je passais pour un sauveur dans cette foutue place, j'étais un héros, un héros qui régnait sur une petite portion de la ville, et petit à petit, je me fais ma place. Gotham me reviendrait un jour, et l'on m'acclamerait, j'en étais certain. Les gens regrettent souvent le passé, et parfois, ce passé peut être salvateur pour ceux qui ont la nostalgie. Les gens font plus confiance à quelque chose qui a jadis été, qu'une chose aléatoire et terrifiante comme le futur. La pègre devait revenir sur le devant, et je serai l'homme de la situation. Le Gomorrah était un bâtiment qui m'appartenait, et malgré les protections rapprochées de mes hommes, toute intrusion était possible. Et pour tout dire, je me fiais surtout aux rats volants qui pouvaient très facilement atteindre mes fenêtres. Mais que dire des rats comme la plèbe ? Ils ne sont que de la tripe, bonne à faire des violons avec. Swank et Ricky Lee étaient avec moi, dans la pièce d'à côté, en train de consulter nos plans pour les prochaines soirées organisées au Casino. Il fallait entretenir la foule pas vrai ? C'est alors que l'un de mes hommes de main fit irruption dans le bureau et c'est à ce moment précis qu'on sortit nos flingues. Je n'aimais pas ces armes, mais leur sécurité était précieuse.

"Chef, on a un problème."


Et sortant de la pièce, je m'avançais, suivit de Swank, mon homme de main, me dirigeant vers la salle des caméras. Apparemment, une bande de pouilleux venait de faire irruption dans mon casino. Swank appuie sur le bouton de la sécurité. L'alarme interne se déclare, les croupiers sont alertés par oreillette, et les gars de la sécurité commencent à se diriger vers l'entrée, doucement, mais surement. Mais je sais parfaitement qu'il n'y a pas d'incendie. Du moins, pas encore. C'était une mise en garde, la sécurité, on connait ça, dans le monde des casinos. On fait toujours bien attention, et quand une bande de clampins déguisés se pointe, on fait toujours attention au braquage. On descend à l'étage, grâce à l'ascenseur, Swank prend une mitraillette et demande aux gars de se tenir prêts si besoin. Pour le moment, on allait discuter. Généralement, quand les hors-la-loi viennent dans le casino, il fallait d'abord les attirer, puis, on refermait le piège. Dans l'ascenseur, la tension est à son comble. En arrivant à l'étage, je salue quelques clients réguliers tout en adressant quelques sourires. Swank connait la procédure. Je me dirige d'un pas amusé vers la bande de sagouins qui vient de pénétrer dans le saint lieu de l'argent et du luxe.

"Bonsoir messieurs ! Benny Smiles, je viens moi-même vous saluer et vous accueillir au Gomorrah. Cependant, je suis au regret de vous annoncer que vos masques ne sont clairement pas les bienvenus."


Mon arme est dans le veston à carreaux que je porte, mes hommes de main dispersés dans la salle. Je n'ai pas besoin de ce genre de pub, et clairement pas besoin de crétins déguisés pour saper les fondations que je posais dans Amusement Miles. Je restais parfaitement calme, mes hommes, eux, attendaient de tirer sur mon ordre, il fallait la jouer fine, surtout au milieu de gens, de ce public. Ces gars ne semblaient pas être une menace des plus ... nuisibles, mais c'était comme la merde, elle collait à la semelle jusqu'à ce qu'on la nettoie avec de l'eau. Elle était collante et odorante, les crimes de ce genre de plèbe étaient parfaitement signés, et souvent prévisibles. La meilleure défense, c'est toujours l'attaque après tout.

"On peut vous offrir un verre, ou la porte, poussins."


Swank, non loin, sourit alors à l'évocation du marché obtenu. Pour ma part, je m'allume une nouvelle cigarette avant de laisser un rictus tout en pensant à la dernière idée. Ce n'était que justice après tout, quand on entre chez quelqu'un aux USA, et qu'on est pas invité, on peut se faire trouer la peau. God bless the US après tout. Le droit d'avoir une arme, c'était agréable et grisant. L'ambiance électrique commençait vraiment à s'en ressentir. J'étais tellement excité à l'idée de discuter avec ce genre de types, je me la jouais un peu faut dire. Mes hommes sont dispersés, et si cela devait mal finir, on tirerait dans la foule. Et ce serait pas beau à voir. Qu'importe ce qui doit se passer, la seule chose à savoir, c'est que seul Benny Smiles avait de la chance à revendre dans ce merdier de ville.


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Lonnie Machin/Anarky
MessageSujet: Re: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Mer 23 Mai - 3:00


Le cri contre Sodome


Je n’étais jamais rentré dans un casino de toute ma vie. Il faut dire que légalement, je n’ai le droit que depuis 3 petites années et je n’ai pas vraiment eu le loisir ni l’envie de venir me perdre dans cette antre. Et aujourd’hui, je découvre ce monde. Une chose est sure, n’en avoir jamais fréquenté n’est absolument pas un regret.
Après avoir mise K.O le garde à l’entrée, moi et mon équipe rentrons à l’intérieur du casino. Pour certains, c’est une baptême du feu, pour d’autres, une mission supplémentaire, pour moi, un pas de plus vers notre objectif. Le garde a l’entrée n’était qu’une formalité, rien de plus qu’une preuve que l’entraînement commence à vraiment payer. Ça n’est pas que dans un casino que nous rentrons ce soir, c’est dans la cour des grands. Après le gala et les docks, cette opération est un pas de plus dans cette cour. Et malgré certaines erreurs, je me débrouille plutôt bien pour l’instant.

Nous arrivons dans une première salle qui ressemble en tout point à un accueil. La salle pue le luxe, le faux luxe. La décoration reste assez dépouillé néanmoins, le budget passe certainement ailleurs. Il y a quelques dorures, du mobilier faussement luxueux, rien ne valant le détour. Nous sommes à Burnley après tout, il n’y a que des ouvriers, des petits commerçants et des exclus de la société en tout genre qui vivent dans ce quartier. Il ne faut donc pas s’attendre à rentrer dans un casino semblable à ceux du tristement célèbre Strip de Vegas.
Face à nous, je remarque des guichets avec des hôtes et hôtesses derrière, visiblement surpris de voir notre petite bande rentrer dans leur casinos. Et à peine sommes nous tous entrés dans cette salle qu’une alarme incendie se met à retentir. C’est peut être l’un d’eux qui l’a déclenché. Aucune importance, nous nous serions annoncés dans tout les cas. Nous ne sommes pas là pour faire dans la dentelle, bien au contraire. Il faut que l’on parle de nous après cette nuit, il faut que tout ce quartier sache qu’Anarky est là pour les protéger.
Je laisse trois hommes derrières moi pour garder l’entrée et assurer notre sortie puis avec le reste de la bande, nous allons dans la pièce principale du casino, là où les jetons et les larmes coulent à flot. Nous franchissons de grandes portes et nous entrons enfin au cœur de cet hideux temple. J’avance de quelques pas et balaye la pièce du regard. Les machines à sous se succèdent, tel des pelotons d’exécution, prêts à nous prendre plus que la vie. Les tables de roulettes et de cartes sont aussi de la partie, contrairement aux horloges et aux fenêtres, absentes comme le tradition et le profit l’exigent. Et à part ça, il n’y a ni clients ni croupiers dans la salle. Tous ont dû être évacué à cause de l’alarme. Mais nous ne restons pas longtemps seul. Rapidement, une petite dizaine d’hommes armés arrivent tout autour de nous. Un homme se détache de la bande et vient nous accoster : Benny Smiles. Voilà le laquais du diable en personne, à seulement quelques pas de moi. Nous nous faisons face, l’un comme l’autre désarmé. Dans son costume, ce type a tout du mafieux d’une série B. Costume tape à l’œil, une pointe d’arrogance dans les yeux, une bande d’abrutis à ses ordres. J’imagine que lui aussi nous prend pour des illuminés, avec nos masques et nos armes. Il va vite comprendre qu’il n’a pas à faire au premier parvenu.

« Désolé, mais nous n’allons prendre ni l’un ni l’autre. Mais laissez moi me présenter d’abord. Anarky, défenseur du peuple de Gotham. »

Je marque une pause puis recommence à parler tout en marchant, de façon presque spontanée et automatique.

« J’imagine que vous vous doutez que ceci n’est pas une visite de courtoisie. Et vous devez aussi vous douter que nous n’en avons que faire d’être les bienvenues ou pas en ce repoussant lieu. Je ne vais pas y aller par quatre chemins Benny, ce casino n’a rien à faire dans ce quartier. Je sais qui vous êtes Benny, ou plutot Robert Carter Smiles. »

Je reviens me mettre face à lui et le regarde droit dans les yeux, le perçant du regard sans même qu’il puisse le voir.

« Vous n’êtes qu’un arriviste, un étranger venu ici après une vie d’échec. Je ne sais pas ce que vous pensiez avant de mettre les pieds à Gotham, mais vous avez choisi la mauvaise ville. Et le mauvais quartier de surcroît. Un casino n’a rien à faire au milieu de tant de misère. Nous ne sommes peut être pas les bienvenus dans votre casino, mais vous n’êtes pas le bienvenu à Gotham, Benny. »






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Benny Smiles
MessageSujet: Re: Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)   Mer 23 Mai - 18:14

Dehors, l'immense building du Gomorrah était allumé de mille feux, la nuit était tombée complètement, plongeant la ville de Gotham dans ses lumières presque morbides, où chaque pavé pouvait être votre tombe. Et alors que chacun rentrait chez soi, personne n'aurait pu deviner ce qui se déroulait prêt d'eux, dans ce quartier minable de Gotham City. Une scène plus que particulière : un règlement de compte entre un mafieux criminel et un jeune vengeur masqué. J'étais debout, immobile, attentif comme un faucon prêt à se jeter sur sa proie, fixant ce dernier en la matière d'Anarky d'un regard à faire froid dans le dos. Un gamin. Un gamin qui se prenait pour un caïd, j'allume une clope tandis que j'écoute son petit discours empli de bon sens et de droiture. Quel héros ! Se cacher derrière un masque, tu parles d'un véritable héros toi. Les héros, c'étaient des mecs comme moi, capables de se sortir de la merde et de pouvoir en échapper pour un bon moment, le genre de choses qui n'arrivent pas beaucoup dans la vie. La vie commune vous rendait prisonnier de tout. Mais il fallait savoir qu'on peut parfois pousser les choses, les bousculer pour en faire quelque chose de meilleur. "Défenseur du peuple." Il se croyait où ? Chez les cocos en Russie ? Désolé poussin, mais ici, c'est chez moi, c'est mon quartier. Et si les gens viennent ici, c'est parce qu'ils le veulent bien. Amusé, je le regarde. Il portait un masque et une tenue rouge, on aurait dit un mercenaire, un de ces guérilleros de l'Amérique du Sud. Ouais, il en avait l'allure ce "cabron". Je continue à fumer ma clope tandis que Swank est au premier étage, surveillant la grande salle, au cas où, prêt à arroser avec les gardes si jamais la situation venait à se faire dangereuse. Et ça risque de péter.

"C'est marrant, poussin. Mais je crois que tu fais fausse route. Cette ville, je l'aime déjà, et je crois que je suis le seul capable d'être le seul mec valable au beau milieu de ces ordures comme Cobblepot ou Sionis. Tu vois, moi, j'aime cette ville. Mais tu ne peux pas comprendre, ta vision étriquée est faussée par le véritable jeu que Gotham nous offre.


On aurait pu le tuer. A un millième de seconde prêt, on aurait pu mettre un terme à cette énorme farce habillée de rouge. Mais non, alors que Benny, dressé comme un seul homme face à son ennemi, le revolver dans la veste au cas où, avait commencé à sortir le grand jeu philosophique. Oui, y'avait de l'art quand on était un mafieux, quand on était un mec qui était versé dans les soucis du syndicat du crime. Il se montrerait décidément plus coriace qu'il ne l'aurait imaginé. Mais il ne fallait pas que ce clown s'imagine gagnant pour autant, tout comme lui j'avais plus d'un tour dans mon sac ... Il écouta d'une oreille les propos sans queue ni tête de son vis à vis, terminant sa clope doucement. Non mais, vraiment, pour qui se prenait-il ?

"Tu sais poussin, je suis pas là pour faire régner la haine et la mort en temps de paix. J'ai déjà un arrangement avec une blonde costumée et j'ai pas besoin d'un nouveau copain. Alors, ou bien tu te casses et tu repars les deux couilles encore attachées, ou bien tu finis dans une belle boite en sapin."


Ma voix était suave et doucereuse, usant de tous mes charmes pour attirer le regard du crétin costumé ailleurs que sur les hauteurs du casino luxueux et sublime. Et on pouvait vous garantir que l'ambiance n'allait pas retomber, loin de là. Ouais, mes mains étaient faites pour l'or, et pour le moment, elles étaient dans la merde. Dans un sens, s'occuper des tocards de ce genre n'était pas une si mauvaise idée, mais de l'autre, ils étaient encore nombreux, dangereux, idiots. La Guerre des Gangs qui sévissait n'était pas prêt de s'éteindre, du moins pas encore. Mais pour le moment, les membres de la pègre étaient les seuls à maintenir les règles dans Gotham City. Black Mask a tenté de s'imposer et s'est vautré, le Pingouin semble se cacher derrière son bureau de maire, bien à l'abri dans la ville et consolide le peu de forces qu'il lui reste. Double-Face lui, lèche ses petites blessures de rien du tout avant de s'en prendre à Cobblepot une nouvelle fois. Quant à moi, je préparais l'avenir de cette ville. Un claquement de doigt, un seul. Et c'est quelques hommes dans les hauteurs, Swank en premier qui sortirent les mitraillettes et visaient les hommes de l'anarchiste. Ce n'était qu'un gamin, un type qui se croyait encore du temps de la lutte des classes.

"S'attaquer à moi, c'était idiot. Dans un casino, c'est ce qu'on appelle avoir la malchance. Mais dans ton cas, les dès étaient pipés dès le début."


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Le cri contre Sodome (PV Benny Smiles)

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