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 La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)

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MessageSujet: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Ven 4 Mai - 20:41

Fatality. Tous les témoignages se recoupent. Ils ont tous pensé faire quelque chose de bien, mis leurs talents au profit d'un futur, plus propre plus beau. Le rêve d'Anarky, fait à plus petite échelle néanmoins ... et ... si l'on oublie tout ceux qui se sont tués pour la bonne cause. Le genre d'affaires qui peut forcément attirer l'attention de justiciers un peu trop curieux, ou un peu trop zélés selon les dires quelques fainéants bouffeurs de donuts du GCPD. Il faut pourtant se bouger, inspecter, trouver de quoi il retourne quand les lendemains sont à jamais brisés; par l'envie et la folie d'un homme. Car il s'agit bien d'un homme qui, à ses heures, se met à manipuler les gens par on ne sait quel procédé.

Peut-être est-ce un employé modèle d'une de ces entreprises perchées dans ces bureaux censés gratter le ciel. Peut-être est-ce un médecin. Mais comment peut-il les doper et leur donner l'impression même après le méfait que tout semble normal. Il est normal d'avoir tué son père, normal d'avoir poussé dans les escaliers son voisin, ou même sorti de telles choses qu'on pousse une personne lambda au suicide; parce qu'on lui a assuré que ce serait pour le bien de l'humanité. La seule chose qu'a pu remarquer Black Canary, est que toutes ces personnes traînent sur les réseaux sociaux, ou même des boîtes de discussion de forums parlant de jardinage, politique, blablabla ... en résumé des gouffres leur permettant de donner une opinion parfois bien sale.
"Je n'ai pourtant rien ressenti en lisant les textes qu'il leur a pondu. C'est quoi cette arnaque ..."
Lâche-t-elle en mirant encore une fois le périmètre des quartiers plutôt tranquilles de Tricorner depuis son promontoire. C'est des textes simples, des mots qui n'ont juste qu'une touche de Spinoza dans l'âme. Il prend aussi souvent le parti de ces gens. Il doit les toucher à un moment mais où. Quand ! La blonde se pince l'arête du nez, agacée de ne pas comprendre sur un tournant psychologique ce qu'il se passe dans la tête des manipulés.

Finalement, celui qu'elle surveille sort de cette résidence grise et morose, en se pavanant tel un prince dans une rue quand même pas vraiment recommandée du quartier. Seul des gens de Gotham ont été visés. Des gens qui paraissent pourtant normaux, bien sous tout rapports. Alors qu'en vrai, ils déversent leur haine sur d'autres, gros, anorexiques, de peau basanée, ou bien postant des photos de leur vie. De la critique partout, ancrée sur des serveurs, à la merci d'administrateurs. Ce mec, là, qui fait le fier. Il a posté divers commentaires de haine, mais aussi de conseils soi disant bienveillants à des gens en surpoids. Le bon blanc, qui va boire un coup dans le bar de sa rue, retrouver ses potes et qui se montre souriant, et accro au superbowl comme pas deux. Qui se terre avec du bourbon devant son écran en réalité et qui agresse avec ses mots, vu qu'il n'a pas les gonades de le faire en face à face. Cible de cet inconnu, d'ailleurs.
Tiens, on dirait qu'il se bourre aussi de sérotonine.
La drogue parfaite, la "happy pills" du modeste employé qui veut voir la vie en rose. La blonde continue de l'observer durant sa fumette avec d'autres gars, avant qu'il tourne les talons, comme à son habitude vers un point bien précis de Tricorners; en face de l'Oceanside. Elle le voit s'installer sur une des tables posées par le gérant du food truck spécialisé dans les thé chaï (c'est écrit sur la devanture, facile. Pas vraiment modeste cependant.) Et il attend. Dinah se terre une enclave plus loin jusqu'à ce qu'un homme en manteau et affublé d'un chapeau cachant bien son visage arrive. C'est lui, ou encore un de ses sbires manipulés. Maintenant, il fallait trouver un moyen de le choper discrètement vu que son pouvoir n'est pas censé avoir d'incidence en dehors d'internet. Normalement.

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Selina Kyle
MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Jeu 10 Mai - 9:36

« C’est combien ? » Demanda-t-il.

« Trop chers pour toi. » Répondit Catwoman sur un ton cassant.

Paradoxalement cette confirmation sur l’efficacité de son déguisement lui déplaisait. Cela lui rappelait que son passé de prostituée était toujours en elle. De plus entre les talons hauts et cette robe noire courte et moulante elle perdait beaucoup en liberté de mouvement.

L’endroit la mettait également de mauvaise humeur. Triconer Yards était composée de petites maisons pavillonnaires et d’entrepôts. Ce qui voulait dire pas de ruelles sombres, ni de toits en hauteurs où circuler discrètement. Donc adieux la monte-en-l’air et bonjour la fausse prostituée infitrée. Toutefois une tenue de secours était soigneusement comprimée dans son sac à main.

Comme si ça ne suffisait pas Catwoman connaissait très mal cet endroit. Tout ce qu’il y avait à voler était les cargaisons de contre-bande. Or elle faisait dans le détail pas dans le prix de gros. Et puis les responsables de ces trafics n’avaient rien à voir avec les petites frappes sévissant de l’East End.

Alors qu’est-ce que Catwoman venait-elle faire par ici ?

A vrai dire elle prenait le risque de s’aventurer en territoire étranger sur une vague piste. On ne pouvait pas tous être le plus grand détective du monde disposant d’une cave avec un énorme ordinateur connecté à un nombre invraisemblable de banques de données.

Catwoman elle devait se contenter de sacs d’une boutique de thé. C’est tout ce qu’avait laissé Natalia avant de finir à l’asile d’Arkham. Elle n’avait pourtant rien à voir avec un Double Face ou un Joker.

Il s’agissait d’une pauvre femme ayant fuit la misère en Ukraine, arrivée clandestinement aux États-Unis, et poussée à la prostitution. Rien de bien original en somme jusqu’à ce fameux soir où elle avait tailladée à mort sa coloc à l’aide d’une paire de ciseaux.

Esperanza comptait également parmi les malheureuses prostituées de l’East End, et était plutôt proche de sa meurtrière. L’acte de Natalia n’avait aucun sens, ni d’intérêt si on en jugeait par la rapidité de l’enquête du GCPD.

Les putes étaient toutes des camées. Et les junkies ça faisait n’importe quoi. Tout le monde savait çà, non ?

Visiblement quelqu’un l’ignorait : Catwoman. Elle connaissait bien les habitudes des paumées de l’East End. Et la drogue ne comptait pas parmi celles de Natalia.

Catwoman songea à un coup fourré de la part d’un cinglé comme le chapelier fou ou l’épouvantail.

Une prospection minutieuse du quartier n’ayant rien donné, elle décida de chercher ailleurs. Et la seule trace « d’ailleurs » se limitait à ces sacs. Tricorner Yards c’était tout de même loin pour acheter un peu de thé.

Il arrivait que les trafiquants du coin organisent des parties fines. Natalia devait sûrement y participer. Catwoman conseillait pourtant à ses chères protégées de ne pas exercer hors de l’East End. Car elle n’était plus en mesure de les soutenir à l’extérieur de son fief.

Mais toutes ne suivaient pas ses conseils. Et le pire est qu’on ne pouvait même pas leur en vouloir. Il fallait bien qu’elles gagnent leur pain quotidien.

Plutôt bien situé le fameux salon de thé fut facile à trouver. Et maintenant ? Catwoman alla s’installer en terrasse en espérant repérer un indice ou se faire remarquer par un client de Natalia. Tu parles d’un plan !

Le GCPD avait embarqué l’ordinateur et le téléphone servant à gérer la clientèle de la défunte pour les « besoins de l’enquête ». Autant dire qu’on ne les reverrait jamais. Ah les flics ripoux de Gotham toujours à racler les fonds de tiroir. Par conséquent Catwoman devait se contenter de cette stratégie foireuse.

Si sa tenue lui rappelait à une partie de son passé, la fameuse stratégie faisait penser à une autre. Lors de ses débuts de cambrioleuse où elle n’était encore qu’un petit chaton, elle opérait ainsi. Une baraque avait l’air de contenir des objets de valeurs, elle s’y introduisait sans vraiment savoir à quoi s’attendre se reposant uniquement sur son instinct.

A se demander comment elle avait survécu. Il faut croire que cette époque lui manquait. Et puis le goût du risque ne l’avait jamais vraiment quitté. Sans oublier Natalia et Esperanza dont les vies méritaient cet effort contrairement à ce que pensait la plupart des gens.

Catwoman débuta son observation en savourant un thé chaud avec un nuage de lait bien entendu. Un type la regardait la langue pendante. Un autre se montrait plus discret à cause de sa copine à ses cotés.... Bref rien de transcendant. Puis vint enfin de quoi s’amuser. Un manteau, et un chapeau penché vers l’avant, cet homme tenait à son anonymat. Il s’approcha d’un homme à une table proche de la sienne.

Et si ce n’était qu’une coïncidence ? Les affaires louches ne manquaient pas à Gotham. On verrait bien. Dans le pire des cas il y aurait bien un truc ou deux à voler.
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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Ven 11 Mai - 0:31

"Nan, moi, je mets plus le pied sur les docks..."

"Aller, quoi, c'est l'aquarium, c'est pas comme si ça craignait beaucoup plus qu'ailleurs à Gotham..."

"Et toi Grace ? Tu viens ?"

"Hm ?"

La jeune blonde sortit le nez de son dossier. Elle gardait une oreille distraite sur la conversation de ses collègues, dont elle n'était pas certaine qu'elle la concernait vraiment. La proposition avait été faite à la cantonade, et elle n'était là que depuis quelques semaines. Si elle avait été accueillie à bras ouverts par l'équipe (en général, il y avait toujours quelques ronchons dans un coin, même si elle savait habituellement les charmer en un temps record), elle n'était pas pour autant certaine qu'elle soit déjà conviée aux activités du week-end. Mais le team building organisé par la clinique n'était pas très développé, et visiblement, les soignants avaient décidé de prendre les choses en main eux-mêmes. Tant mieux, la jeune femme appréciait cette attitude.
Même si elle allait passer pour une mauvaise élève étant donné qu'elle était plus concentrée sur les hémorroïdes de Mme. Jeans que sur leur discussion.

"Pardon, vous aviez dit qu'on allait où ? A la mer ?"

C'eut au moins l'intérêt de les faire rire.

"Y a pas vraiment de plage à Gotham. Mais ce qui s'en rapproche le plus, c'est l'Oceanside."

Devant son regard d'incompréhension, le lanceur de l'initiative précisa :

"C'est le nom de l'aquarium."

"Ah...", hésita-t-elle. "Je n'aime pas trop les zoos ou les aquariums... Ces bêtes seraient mieux en liberté, je pense... Elles doivent être malheureuses à tourner en rond dans des cages..."

Sa remarque jeta un léger flottement sur l'équipe. Zut. Ce n'était pas son but.

"... Mais s'ils sont bien traités, ça va ! Et puis, c'est l'occasion de se voir, et pour moi de découvrir la ville, alors si vous y allez, je viens."

"Ouaaais ! Ca fait cinq !"

"Vous êtes dingues, y a des enlèvements tous les jours..."

"Dédramatise, Martha, tu vas faire flipper la nouvelle."


C'est ainsi qu'ils s'étaient retrouvés à se balader au milieu de la partie ouverte au public du port, non loin des gros entrepôts et des quais de déchargement protégés par des barrières barbelées du meilleur effet. Après la visite - que Grace avait trouvée aussi dérangeante que prévue, les animaux étaient dans un état pitoyable et elle avait envie d'appeler le responsable, ou de briser la vitre directement et de traîner les pauvres bêtes jusqu'à la mer elle-même, requins inclus - l'une des participantes avait insisté pour passer à la boutique acheter un cadeau à son neveu. Seulement, elle ne s'en était souvenue qu'après qu'ils soient sortis, aient traversé la rue jusqu'à un sympathique stand de boissons, et aient entamé leur commande. S'ensuivit une brève dispute pour savoir ce que l'on faisait.

"Si j'avais su que quelqu'un d'autre voulait voir la boutique, j'y serais allé !"

"Eh beh si tu l'avais dit je m'en serais souvenue plus tôt !"

"J'ai dû prendre mes affaires de sport parce que je dors pas chez moi ce soir, je vais pas m'amuser à trimballer ça à l'intérieur de nouveau..."

"Oh, tu fais suer..."

Sentant les tensions de la semaine se réinstaller dans le groupe, Grace intervint pour couper court :

"De toute façon les commandes vont mettre un moment. Laissez vos sacs, je vais les garder, et allez jeter un oeil à la boutique !"

Quelque échanges de regards et la solution fut adoptée. La jeune femme resta au niveau du stand pour récupérer les commandes et garder les affaires, et après avoir réglé leur part, ses collègues se dirigèrent allègrement vers le magasin plein de peluches de dauphins et de magnets à l'effigie du grand requin blanc.
Une fois les tasses en carton rassemblées, Grace alla s'asseoir à l'une des petites tables déployées devant le stand. Le gros sac d'affaires de sport mis en sûreté entre ses pieds et les gobelets disposés en face des autres chaises, elle jeta un oeil alentours pour passer le temps en observant les environs.
Malgré la grisaille ambiante, le port ne semblait pas si terrible que ça. Les allées étaient larges pour permettre aux machines et poids lourds de passer et aux piétons de circuler dans les artères lorsque le week-end les poussait à venir se promener. Bien que l'attitude générale ne soit pas à la détente, personne n'avait l'air d'avoir un couteau sous sa veste.
A la terrasse, les clients ressemblaient tout à fait à ceux d'un salon de thé lambda. Un joggeur qui faisait une pause. Un duo de types en costume, à l'un desquels on aurait pu tout au plus reprocher d'avoir gardé son fedora sur la tête, mais après tout, on était techniquement en extérieur. Trois copines qui discutaient à une vitesse hallucinante, penchées les unes vers les autres par-dessus le bord de la table, mais qui parlaient bien trop fort pour être discrètes : à les entendre, Matthew aurait enfin lâché Sarah et maintenant Jenny avait toutes ses chances, si elle parvenait à le "chopper" avant Kate. Une jeune femme seule, habillée de manière trop séduisante pour le rester bien longtemps, mais qui ne prêtait aucune attention aux hommes autour... Elle attendait probablement son propre rendez-vous. Et un couple qui venait de commencer une dispute dont Grace ne comprenait pas la teneur. De toute façon, elle n'avait pas envie d'être indiscrète en tendant l'oreille.

Elle reposa son dos contre la chaise en plastique qu'elle occupait. Elle devrait faire de ce genre d'après-midi de détente une habitude. Elle aimait travailler dur, mais ce genre de sortie lui faisait du bien aussi. Elle se promit de récidiver.
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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Sam 12 Mai - 12:20

Fatality. Les hommes discutent tranquillement, avant qu'un dossier ne sort et soit pris élégamment par celui caché sous ce manteau et ce chapeau lui donnant un air de mafieux, ou bien de détective privé. De ses jumelles, Dinah tente de voir le contenu, sans succès. Soit elle se rapproche de la position en ayant une chance sur deux de se faire griller, soit elle peut dire adieu au seul moment où elle pourrait enfin choper ce salopard. Le choix est vite fait : on fonce. Marchant donc vers la position dans son veston de cuir noir, une gavroche sur la tête et un jean en guise de bas, Black Canary part s'installer comme tout client normal.
"Un thé chaï aux épices s'il vous plaît."
Dit-elle au serveur. L'homme tourne les talons, laissant alors tout le loisir à Dinah pour écouter d'une oreille (presque distraite) la conversation des deux badauds qui l'intéressent.
"Vous feriez mieux de me rendre ma femme, maintenant.
- Sinon ?
- ...
- Notre accord se termine après cette affaire. Et nous savons tous les deux qu'il est primordial qu'elle soit réglée, afin que votre femme puisse vous revenir sans accrocs. Vous l'aimez, vous voulez qu'elle reste avec vous pour toujours.
- Oui Monsieur. Que dois-je faire.
- Chaque chose en son temps ..."
De plus en plus de personnes viennent subitement s'installer aux tables. Dont certaines, sont habillées comme le mystérieux manipulateur. Le serveur se fige juste au moment où il pose la commande de Dinah. Dinah qui indubitablement, sent  l'ambiance changer radicalement. Ils ne sont que trois ou quatre à ne pas sembler ... anormaux. Et quand on dit anormaux, c'est dans la position, leurs regards.
"Nous avons des invités."
Les têtes se tournent vers les personnes qui ne sont pas corrompues par le pouvoir de leur "maître", c'est à dire une femme aux superbes cheveux noirs et habillée d'une robe élégante et seyante, la blonde à la gavroche, le couple qui se bécotait tranquillement, et un autre gars encore en costume cravate. Ils se lèvent, se dirigent vers leurs nouvelles cibles. Canary de son côté reste calme et ne bouge pas de sa chaise. Ce n'est pas le moment de se révéler.

Finalement, le gars du couple de tout à l'heure se met à se faire maîtriser. Parce qu'il a voulu protéger sa copine terrorisée par cette soudaine ambiance digne d'un film d'horreur. Black s'empare de sa chaise et la fracasse dans le dos du serveur manipulé, le mettant ainsi knockout. Trois autres se retournent vers la blonde qui, en met un à terre à l'aide d'un énorme coup de genou dans le ventre. L'homme au chapeau applaudit alors lentement, gardant maintenant ses protecteurs à distance de la justicière.
"Black Canary. Rien que cela."
Dinah serre un peu plus ses poings et piétine sur le dallage, s'attendant à une nouvelle vague de fracas. Le manipulateur part s'installer non loin de la jeune femme aux cheveux noirs, prenant par la même occasion sa main pour y déposer un baiser.
"Et une délicieuse créature. Bien trop curieuse créature qui, j'imagine, n'a pas de nom."
Les manipulés ne bougent toujours pas. Tout semble si silencieux d'un seul coup. Et les passants ont l'air de maintenant éviter le lieu du combat en pressant le pas, sans se donner la peine d'appeler la police. Encore un parfait exemple de la société. Cependant, il fallait rester vigilante. Car non, loin se trouve l'Oceanside et pour peu que ce fou furieux ait aussi des gens à sa botte là bas, cela risque de tourner en passage à tabac général.

"Connaître vos motivations aurait pu enfler de satisfaction mon ego, mais voyez-vous je suis un homme quelque peu occupé. D'autres affaires requièrent mon attention.
- Comme faire buter à un gosse toute sa famille ?
- Allons Canary. Je n'ai fait qu'exaucer son souhait. Son plus profond désir."
C'est donc ça. Il joue sur les désirs qu'il peut sentir chez une personne. Il les dénote dans leurs paroles, écrits, gestes. Un pouvoir dangereux, pour un homme dangereux. Dinah tourne, de sorte à se retrouver non loin de la jeune femme en robe (qu'elle n'a pas encore reconnue), ainsi que ce donneur de désirs. Le meta humain quand à lui sort une pièce et la fait voler au dessus de lui, tel un Double Face se remettant à sa loi de destinée pouvant être noire ou blanche. Il la rattrape simplement avant de se lever tout de go.
"Votre désir c'est de voir cette ville sortir de son cycle de tourments, n'est-ce pas, Canary ?
- Vous feriez mieux d'oublier de suite votre truc, avant que je me décide à vous enfoncer cordialement mon poing dans votre minois."
Lâche-t-elle sèchement, tout en faisant rouler jusqu'aux chausses de la belle de minuit une de ses grenades sonores. Sans cet effet de surprise, gonflé mais qui risque d'être singulièrement efficace, ceux qui ne sont pas encore manipulés, sont clairement dans la merde. Il fallait agir. Maintenant.

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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Jeu 17 Mai - 8:30

Il était arrivé que certains plans de Catwoman connaissent des ratés. Mais présentement il s’agissait d’un record !

C’était censé être une simple prospection. Elle devait juste glaner quelques renseignement, s’assurer d’être sur une bonne piste, et ensuite planifier en conséquence.

Le début commençait déjà sous de mauvais auspices. D’après les brides de conversation que Catwoman perçut il s’agissait d’une sorte de chantage, rien à voir avec une affaire de psychopathes à première vue.

Cette journée de labeur n’était pas forcément perdu. Le dossier prit par l’homme au chapeau devait sûrement avoir de la valeur. Et en prime le maitre-chanteur était particulièrement déplaisant. Se sachant avantagé il prenait à malin plaisir à rabaisser son interlocuteur.

Encore un de ces foutus mâles alphas méritant un bon coup de pied dans les c....

Et puis sans le moindre signe avant-coureur tout bascula : l’arrivée d’étranges renforts, et le démasquage ou plutôt les démasques. Car apparemment ils étaient plusieurs dont la présence dérangeait l’homme au chapeau.

Faisant habituellement dans la furtivité Catwoman fut d’abord décontenancée d’être ainsi découverte, puis se reprit. Dans une telle situation foncer directement dans le tas n’avancerait à rien. Il valait mieux observer avant de tenter quoique se soit.

Pour commencer les hommes de main n’inauguraient rien de bon. Ils n’étaient pas comme les truands habituels que le nombre et les armes rendaient arrogants et donc vulnérables. On aurait dit des machines froides et insensibles.

Hélas tout le monde n’était pas aussi prudent que la féline gothamienne. Le type en couple sans doute guidé par la testostérone, tenta une action. Ce fut courageux et également inutile du fait du résultat. Puis une blonde remonta le niveau. Elle l’éleva même fortement. Une improvisation avec la chaise. Un coup de genou bien placé. Le vice et la technique, pas de doute il s’agissait d’une véritable combattante.

Était-ce suffisant pour renverser la situation ? L’homme au chapeau plus arrogant que jamais, ne le croyait pas. Comment on pouvait s’y attendre il adorait s’écouter parler, et ne s’en priva pas.

Vanité clé de toutes les âmes. Qui avait dit cela ? En tous cas il s’agissait d’un visionnaire.

Selina laissa l’homme au chapeau faire. Plus son orgueil serait gonflé, plus il serait facile à faire éclater. Quelques informations s’échappèrent en prime.

La blonde rebelle se nommait ou plutôt se surnommait Black Canary. Ce terme n’était pas inconnu à Catwoman. La suite se révéla encore plus instructive.

Une sorte d’hypnotiseur manipulateur et meurtrier, voilà à qui elle avait à faire. Au passage Natalia et Esperanza comptaient certainement parmi ses victimes, si on se fiait aux informations obtenues. Comme si ce n’était pas déjà assez dur à Catwoman de se contenir après la « délicieuse créature », et le baise-main.

Encore un de ces « gentlemens ». Elle avait connu cette espèce à l’époque où elle se prostituait. Et contrairement aux apparences ces clients là étaient les pires. Au moins l’homme de la rue s’assumait. Il demandait les tarifs, se soulageait, payait, puis partait.

Les « gentlemens » eux organisaient de grandes réceptions sans doute pour se persuader, qu’ils étaient au-dessus de çà. Pourtant ils payaient pour le même « service ». Et à propos de « service » leurs exigences étaient bien plus tordues et violentes que la moyenne. Car justement ils ne voulaient pas être dans la moyenne.

L’homme au chapeau leur ressemblait à sa manière. Il utilisait son don pour assouvir des petits plaisirs sadiques et jouer à dieu.

Black Canary occupait son attention. Il est vrai qu’elle semblait motivée. Les menaces qu’elle proférait, sonnaient juste. On sentait en elle la volonté d’aller jusqu’au bout peu importe les risques. Cette femme commençait à lui plaire.

De son coté l’homme au chapeau ne paraissait pas savoir, qui était réellement la « délicieuse créature ». L’occasion était parfaite. Alors il ne valait mieux pas la gâcher.

La cible était trop éloignée pour une attaque au corps à corps. Extirper le fouet au fond du sac de Catwoman prendre quelques secondes, de trop longues secondes au vue de la situation. Il valait mieux chercher ailleurs. Son thé était chaud mais pas brûlant. Les débris de verre de la tasse pouvait faire mal.

Mais elle était capable de trouver mieux. Catwoman avait toujours excellé en improvisation. Par conséquent elle dénicha de quoi la satisfaire. Une de ses mains descendit discrètement sous la table, et défit l’une de ses chaussures au talon long et pointu. Ensuite suivit le lancé en direction du front.

Le reste était entre les mains du destin.
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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Jeu 17 Mai - 20:26

De nombreux clients se mirent à arriver d'un coup. Est-ce qu'un événement venait de se terminer à côté ? Grace tourna la tête, perplexe. Rien en vue. C'est alors qu'elle remarqua le regard stupéfait et terrorisé du tenancier du food truck. La ressemblance dans l'habillement des nouveaux venus. Qu'est-ce que... ?
Ils ne prêtaient de toute façon aucune attention à elle. Il fallait dire que le type qui s'engueulait avec sa copine était par comparaison beaucoup plus belliqueux dès qu'ils approchèrent de sa chère et tendre, mais visiblement, ce n'était que pour faire le malin. En revanche, une jolie blonde à côté de lui obtint des résultats nettement plus impressionnants et mit à terre quelques-uns des … hommes de main ? Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien être ?
S'ensuivit un dialogue entre la jeune blonde et l'homme au chapeau auquel Grace ne semblait pas pouvoir comprendre un traître mot. Elle avait accepté qu'elle était trop vieille pour comprendre ce que racontaient la plupart des jeunes branchés des universités d'Amérique, mais les inconnus avaient son âge. Pourtant on aurait dit qu'ils utilisaient un langage différent, des noms de code, des mentions à des événements dont Grace n'avait jamais entendu parler, des affirmations sans suite logique (comment ça, faire tuer sa famille à quelqu'un ? Dans quel monde ?!) …
Dans le même temps, elle essayait de déterminer si la jeune femme aux cheveux noirs et à la silhouette qui aurait fait pâlir d'envie plusieurs de ses copines (ou de ses patientes sortant d'un accouchement...) était vraiment ravie d'être à son bras. Grace avait la sensation que toutes les personnes qui accompagnaient l'homme au chapeau étaient... contraintes, un peu fausses, comme si elles n'avaient pas voulu se trouver là. C'était peut-être le cas.


Raison de plus pour ne pas laisser gémir au sol le pauvre type qui s'était pris dans les côtes un sacré coup de genou de la blonde, et qui semblait avoir des difficultés à respirer. Il n'était pas très loin. A ce stade, Grace s'était planquée sous sa table, recroquevillée les genoux contre le buste, très occupée à ne pas attirer l'attention. Pendant la discussion, elle se glissa dehors pour se traîner discrètement jusqu'à l'homme étalé par terre, et, voyant que son mouvement ne provoquait qu'une attention limitée parmi le reste de l'auditoire, cala la tête de l'individu sur son genou et entreprit de l'ausculter. Bien sûr, elle n'était pas urgentiste, et sans radiographie, difficile de dire s'il avait des os endommagés, mais elle était quand même capable d'identifier si une côte avait percé un poumon et qu'il fallait appeler du personnel de l'hôpital à la rescousse.


C'est au moment où, fort heureusement, elle déduisait de ses observations que son patient improvisé était simplement sonné par le choc, que tout se produisit en même temps, très vite, trop vite pour la jeune sage-femme.
La jolie brune au bras de l'homme au chapeau décida subitement qu'elle n'avait plus aucune envie d'être là. Elle se baissa pour attraper une de ses chaussures dans un geste si naturel qu'on aurait dit qu'elle voulait juste en retirer un caillou, avant d'entreprendre d'essayer d'en planter proprement le talon dans l'oeil de son cavalier. L'arme peu orthodoxe rata le globe oculaire de peu mais pas l'arcade sourcilière, qu'elle déchira en faisant résonner un craquement désagréable au passage. Du sang se mit à jaillir en fontaine sur le visage de l'homme.
Exactement au même moment, ce que Grace avait d'abord pris pour une canette, que la blonde avait fait rouler aux pieds du couple, sembla exploser dans une débauche d'ondes sonores assez puissantes pour renverser des tables et les personnes les plus proches. A moitié soufflée par la force du choc, Grace lâcha son patient et poussa un hurlement de douleur. Elle avait eu un bref instant l'impression que sa tête allait exploser...


En tournant les yeux vers les protagonistes, elle vit l'homme au chapeau, visiblement sonné lui aussi mais qui n'avait pas perdu tous ses moyens pour autant, repousser vivement la jeune femme aux cheveux noirs en lui crachant à la figure :


« Sale fouine ! Occupez-vous d'elles ! »

L'ordre s'adressait visiblement à ses suivants, qui se ruèrent sur les deux dames, tentant de les submerger plus par le nombre que par leurs qualités de combattants.
C'est alors que Grace, en relevant les yeux, croisa le regard de leur maître. Dès qu'il la vit, il se contenta de prononcer quelques mots :


« Viens ici, toi. »


Si elle avait dû décrire la sensation, elle aurait parlé d'une... bulle, dans son cerveau. Comme si quelqu'un avait soufflé dans un chewing-gum, ou un ballon, mais qui se serait trouvé directement dans sa tête. Ca créait comme une sensation à la fois de vide, et de calme, mais aussi un besoin impérieux de suivre un chemin tracé, le chemin le plus simple, le plus évident, de faire comme de l'eau qui coule naturellement dans le lit d'une rivière déjà tout préparé. Il y avait une sorte de tension dans la bulle, à laquelle elle devait obéir pour ne pas qu'elle éclate. Et elle ne voulait pas qu'elle éclate.
Elle se leva, et mécaniquement, fit quelques pas dans la direction de l'homme au chapeau. Avant qu'elle ne réalise, elle était à côté de lui.


« Tu saurais t'occuper de ça ? », demanda-t-il d'un ton pressant en montrant son front.


L'idée de mentir ne lui serait probablement pas venue en temps réel non plus, pour sa défense. Mais même l'existence de cette idée n'avait plus de réalité pour Grace. Elle hocha la tête. Elle sentit une main saisir son poignet, et elle ne s'en inquiéta même pas.


« Viens avec moi. »


Elle hochait la tête à nouveau, mais l'homme s'était déjà mis à marcher en direction d'un jeune employé de l'aquarium qui s'était précipité vers sa voiture en étant témoin de la scène.


« Stop ! »


Le propriétaire de la voiture s'arrêta net.


« Donne-moi les clés ! »


L'homme au chapeau tira sur le poignet de Grace pour qu'ils passent au pas de course, et il se trouvait qu'elle n'avait jamais autant voulu se presser pour suivre le rythme de quelqu'un. D'ailleurs l'employé venait à leur rencontre, les clés tendues devant lui pour qu'ils puissent les prendre. Le monde était soudainement devenu si simple.
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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Sam 19 Mai - 16:37

Fatality. Bon. Ce n'est pas plus mal de voir la chausse à talon voler. Simple, efficace et rudement violent, pour qui pourrait se le prendre dans la zone fragile se trouvant entre les deux yeux. C'est aussi le signal nécessaire pour Black, l'ouverture qui fera perdre un moment l'attention de tous ces pantins faits de chair et de sang, ainsi que de leur marionnettiste; pour qu'elle se propulse vers la femme aux cheveux noirs dans une roulade impressionnante. Dinah en profite alors pour récupérer sa grenade, non sans effleurer subtilement les chevilles nues de sa partenaire du jour en voulant éviter de buter contre elle et donc, de lui donner un désavantage conséquent. Pendant ce temps là, en face d'elles se dresse un des manipulés, un bon grand baraqué qui vient à la rescousse de son "patron" blessé par le talon.
"Pauvre bichon."
Lâche Canary en se foutant indubitablement du minois en sang du grand et puissant meta humain. Le cher monsieur s'emporte d'ailleurs, poussant la lanceuse de talons pour la faire tomber à la renverse dans sa position. Canary l'attrape aux bras pour la redresser, bien qu'elle sente que celle-ci était prête à retomber, de manière imagée, sur ses pattes.
"Couvres au maximum tes oreilles."
Demande-t-elle ensuite, avant de jeter sa grenade sonore. La grenade se met à clignoter dès qu'elle se retrouve en contact avec le poitrail de l'adversaire, et délivre le Cri. L'homme se retrouve propulsé par la force des ondes, ainsi que les oreilles en sang. D'autres personnes le suivent dans la conjoncture, ou bien se retrouvent à genoux et les mains plaquées sur leurs oreilles dans une tentative désespérée de se protéger du son.

"Et merde."
Cependant, le temps qu'elle dégage la première vague d'individus vindicatifs, ce fieffé salopard en profite pour tenter de s'échapper, alors que déjà d'autres tentent de venir les ralentir, voir de les arrêter. Dinah se sépare de sa gavroche pour la balancer dans la figure d'un des assaillants, avant de profiter de son aveuglement pour lui décocher un crochet du droit. C'est à ce moment là que la justicière pivote et s'empare d'un de ses traceurs pour le jeter sur la jeune femme qu'embarque le manipulateur. Réussite au lancer : Le traceur se colle sur le bas de la veste de la victime. Plus qu'à finir au thé chaï les derniers résistants. Black Canary se met donc à se battre avec la championne de lancer, avant de remarquer ce qu'elle a pris en main. Un fouet. Le claquement l'ébranle autant que la révélation qui vient de lui coller un soufflet au visage. Catwoman. Bordel. Sérieux.
"Rien que ça. Eh bien je suis vernie. Ravie de faire ta connaissance Catwoman."
Dinah pivote et frappe au ventre un de leurs assaillants, pendant que sa partenaire s'occupe de sa part. Et finalement, les gens sont assommés, ou trop faibles pour à nouveau attaquer. Dinah en profite pour remettre ses gants en place, non sans être satisfaite de cette première conclusion à cette échappée sauvage. Le patron, qui était caché dans son food truck, finit par pointer le bout de son nez. Il est complètement éméché et les regarde d'un air terrorisé. À vrai dire, ça peut se comprendre. Ses clients et son serveur sont à terre, et la majorité de ses chaises ou tables ont pris de sacrés coups.
"Vous ... vous étiez vraiment obligées de faire ça ?!"
À sa question, Dinah penche la tête vers Catwoman, l'air dubitatif. Puis, elle se met à rire nerveusement, avant de répondre avec franchise.
"Oui."
Et le gérant tombe alors dans les pommes, choqué, pensant que toute cette soirée est un cauchemar.

"On a pas vraiment le choix et le temps. Je vais saboter cette moto et on les poursuit."
Dinah s'occupe alors de briser la chaîne, avant d'ouvrir le compartiment à fils et bidouiller le nécessaire pour la mettre en route. Elle tend ensuite le transmetteur de signal à Catwoman en lui jetant un petit sourire en coin.
"Tu me suis ? On a une demoiselle en détresse à sauver."

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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Ven 25 Mai - 18:41

Déjà que le début du déroulement de la soirée était... surprenant, Catwoman se retrouvait à présent un plein action movie, pile le genre de films débordants de testostérones qu’elle détestait. Étrangement elle s’y sentit à l’aise. Au milieu de cette mêlée elle oubliait pour un temps l’horreur dont avait été victimes les deux prostituées. Il suffisait de suivre la danse. D’ailleurs elle s’était trouvée une excellente partenaire.

La fameuse Black Canary enchaina immédiatement sur le jet de chaussure ayant servi de diversion faute de mieux. Le lancé ne comptant pas parmi les domaines de prédilection de Catwoman, ce résultat n’était pas si mal. En tous cas sa partenaire s’en contenta. La synchronisation fonctionna à merveille. Suite à l’avertissement Catwoman se boucha les oreilles. La grenade sonore fit alors son office. Catwoman profita de la diversion d’abord pour extirper son fouet. Curieusement elle se sentait bien plus nue sans lui qu’avec cette robe ne cachant pourtant pas grand chose.

La suite se révéla presque trop facile. Elle usait de son arme fétiche avec à ses cotés une combattante confirmée, alors qu’en face se trouvaient des hommes encore désorientés. C’était un peu comme le tir à la fête foraine : ni stress, ni risque. On prend tranquillement son temps, et aligne les cibles.

Toutefois les cibles en question présentèrent un petit imprévu. Le premier des adversaires tressaillit à peine au coup en plein milieu du visage. Ces espèces de zombie ne ressentaient pas la douleur ! Dommage car il s’agissait du principal atout de l’arme de Catwoman. A la base les victimes du fouet étaient ceux considérés comme inférieurs tels que les animaux, et les esclaves. Des « choses » que leurs possesseurs devaient mettre au pas sans les abimer du moins physiquement.

Néanmoins cette difficulté perturba à peine Catwoman. Elle avait déjà été confronté à ce cas de figure avec les durs à cuire de la pègre. Sa seconde action fut un enroulement de la jambe suivi d’un violent déséquilibre. Et d’un. Un autre des zombies eut droit à un coup de pied en pleine tempe. Et de deux. Car insensible ne veut pas dire invulnérable. Elle répéta ce petit jeu quelques instants jusqu’à ce que vienne un autre imprévu. Sa complice du jour venait de la démasquer. Par chance Black Canary ne paraissait pas choquée. A vrai dire elle semblait même admirative.

« Tout le plaisir est pour moi. » Répondit Catwoman avant qu’un peu de sérieux lui revienne.

Si cette femme l’avait identifiée d’autres finiraient peut-être par le faire à leur tour. Elle profita alors du nouveau répit offert par la défaite des sbires pour extirper son masque et l’enfiler. Black Canary de son coté lui vola une excellente réplique à l’attention du tenancier. Franchement il s’attendait à quoi ! On était à Gotham. Et puis il y a des hommes avec lesquels il est impossible de discuter. Et l’homme au chapeau entrait clairement dans cette catégorie.

Sa confrère continua de mener la danse en s’emparant d’une moto. Grand bien lui face ! Catwoman elle était occupée à devenir... Catwoman. Concrètement elle enfila rapidement sa combinaison bousillant au passage le reste de sa robe. Elle n’était pas si bien de toute façon.

Être redevenue elle-même lui la grisa quelque peu.

« Et comment ! » Répondit-elle à la proposition de Black Canary.

Qu’est-ce qu’était un action movie sans une une course-poursuite ? Et puis l’une comme l’autre ne voulaient pas que ce salaud s’en tire et fasse souffrir encore des gens. C’était leur première danse ensemble, et elles bougeaient déjà avec une parfaite harmonie. Allaient-elles continuer ainsi ou faire un faux pas ? Il valait mieux l’éviter vu la vitesse à laquelle roulait la moto.

La situation devint encore plus chaotique. Comme quoi tout est possible. L’homme au chapeau se dirigea vers les entrepôts fracassant accidentellement au passage quelques marchandises entrain d’être rangées et divers petites véhicules de manutention. Black Canary se montra bien meilleure conductrice, et esquiva les obstacles sans ralentir. Femme au volant, mort au tournant, mon c...

A ce rythme-là l’homme au chapeau se planterait le premier. Il suffisait juste d’attendre. Seulement la patience n’était pas le point fort de Catwoman, lorsqu’elle était si proche de sa proie.

« Approches-toi le plus possible. » Dit-elle à la conductrice tout en se mettant debout sur la selle.

La frontière entre l’audace et la bêtise était mince. Catwoman l’avait-elle franchit ?
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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Dim 27 Mai - 2:54

L'homme au chapeau fixa l'employé terrorisé un bref moment, du sang lui coulant toujours abondamment sur le visage, avant de lui lâcher un :




« J'ai changé d'avis. Tu conduis. »




L'autre se contenta de hocher la tête frénétiquement et se dirigea vers la voiture. En temps normal, Grace se serait demandé s'il avait utilisé son pouvoir ou s'il l'avait simplement intimidé naturellement, et quelque chose loin, loin au fond de sa conscience pensait peut-être à se poser la question... Mais n'était plus en état de le faire.
Elle monta avec son kidnappeur sur la banquette arrière comme si tout cela était très naturel. Leur chauffeur improvisé se retourna.





« On... On va où ? »




« Au diable ! Conduis, c'est tout. Va vers le Nord-Est, tiens. »




Le garçon se retourna d'un bloc vers le pare-brise, le visage soudainement lisse, et mit le contact avant d'accéder aux requêtes de l'étrange hôte de son véhicule.

Quant à elle, Grace avait la vague sensation de pouvoir accomplir une action autonome, mais c'était comme si les possibilités qui s'offraient à elle restaient limitées. Elle avait l'impression d'être dans un jeu vidéo à réponses multiples, à un embranchement où aucune des suggestions du jeu ne lui aurait convenu, mais sans pour autant savoir ce qu'elle aurait aimé ajouter.

A défaut de venir à bout de ce vague sentiment de malaise, elle sélectionna l'option qui lui semblait le plus correspondre à ses vues.




« Monsieur, vous voudriez que je m'occupe de votre front maintenant ? »




« Hein, quoi ? … Ah, oui. Vas-y. »




Il fit un geste en direction de son visage, et elle se pencha pour examiner la plaie. Elle n'était pas belle, le talon avait vraiment lacéré les chairs sans la moindre régularité. Même si le fait que la blessure soit à la tête rendait l'écoulement de sang beaucoup plus impressionnant que ne l'était réellement sa cause, l'entaille était profonde. Un ou deux points de suture n'auraient pas fait de mal, après avoir nettoyé et désinfecté la plaie. Dans tous les cas, il aurait certainement une cicatrice. Heureusement, pour l'instant, il ne risquait rien de plus qu'un mal de crâne et peut-être quelques vertiges s'il forçait trop.

De son côté, il s'impatientait.




« Eh bien ?! »




« … Ma trousse de secours est dans mon sac. Je ne peux rien faire sans matériel. », fit-elle remarquer en ressentant un intense besoin de faire quelque chose qu'elle n'était pourtant pas en mesure de réaliser. C'était une horrible situation. Pendant une fraction de seconde, elle s'était dit que si le mal-être profond qui s'était mis à monter en elle continuait à se répandre à cette vitesse dans ses veines et la submergeait, elle allait exploser.




Il ne répondit que par un juron. Intuitivement, elle sut qu'il ne lui était pas destiné. Elle releva les yeux et l'aperçut fixant le rétroviseur central. Elle se pencha aussi et elle comprit instantanément pourquoi il n'était pas content. Derrière la voiture, perchées sur une moto, se tenaient les deux jeunes femmes de tout à l'heure.




« Sème-les ! », cria-t-il au conducteur, qui se mit à accélérer comme si sa vie en dépendait.




Grace poussa un cri de frayeur alors qu'ils manquaient de peu les passants qui se tenaient à l'angle du trottoir lors d'un virage.




« Tais-toi, toi ! », lui cria l'homme au chapeau, visiblement beaucoup moins calme dans cette situation pleine d'adrénaline qu'un peu plus tôt à la terrasse du café. Mais sa bouche conservait une torsion agressive. Il n'était visiblement pas question de calmer la donne.




Ils s'enfoncèrent dans des artères plus étroites, entre des entrepôts de taille plus modeste et visiblement déserts.

Grace devina aux coups d'oeil qu'elle lançait régulièrement dans le rétroviseur du mouvement sur la moto de leurs poursuivantes. Elle se retourna juste à temps pour voir la fille aux cheveux noirs, qui avait revêtu une combinaison moulante de même couleur, bondir... Un choc violent et sourd résonna sur le toit de la voiture. La réalisation de ce qui venait de se passer, et quelques soirées de trop passées devant des films d'horreur, finirent de terroriser le conducteur, qui hurla de toutes ses forces et perdit le contrôle de son véhicule.

Ils fonçaient droit dans un mur.

Même l'homme au chapeau poussa un cri.

Grace bondit en avant, passant le haut de son corps au-dessus des sièges avants, les hanches appuyées sur leurs dossiers, et parvint à attraper le volant à temps pour le tourner brusquement vers une zone dégagée. Ils furent tous brinquebalés par le changement soudain de direction.




« DEBRAYE ! », hurla-t-elle à son comparse. Il la regarda sans comprendre. « LEVE LE PIED ! » La lumière se fit dans son esprit. Il lâcha l'embrayage sur lequel il avait crispé sa jambe. Elle attrapa le levier de vitesse et le tira de toutes ses forces vers elle.

Après quelques instants effrayants, la voiture ralentit et finit par percuter quelques caisses d'importations qui la stoppèrent définitivement. Un calme irréel tomba dans l'habitacle. Grace se laissa retomber sur la banquette arrière, le souffle coupé. Puis elle se tourna en arrière, s'attendant à voir le corps de la jeune femme à l'allure féline écroulé quelque part sur leur chemin... Aucun être humain n'aurait tenu en équilibre sur ce véhicule lors des dix dernières secondes, n'est-ce pas ?...
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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Dim 27 Mai - 17:25

Fatality. Le vrombissement est tel que par moments, elle manque d'entendre les directives de sa coéquipière d'un soir. En plus du fait, que Canary soit encore perturbée par ce qu'elle a vu précédemment. Cette technique de mise de costume ... certes, elle aussi sait se changer de civile à justicière, mais cette façon de déchirer la robe pour mettre du cuir c'est tout bonnement fascinant pour un oeil averti, et adorateur du pratique. La blonde reprend finalement le cour de ses pensées pour faire le lien entre la voiture filant à vive allure et la moto. Le genre de stratégie gonflée, certes, mais qui peut avoir un sacré impact sur le dénouement de cette foutue situation.
"Tu es sûre que c'est la bonne tactique ? ! Tu as une chance sur quatre de te retrouver éjectée. Même si c'est mieux qu'une sur deux."
La phrase qui ne sert à rien en soi. Car au final, si elle avait été à la place de Catwoman, elle aurait fait pareil, en explosant purement et simplement le toit de la voiture d'un Cri bien placé. Black Canary accélère le rythme de sa machine, ce qui réveille plus d'un gothamite lambda dans les environs. Des gens qui observent abasourdis ce bout de séquence de délit. De son côté, la blonde et cinglante justicière arrive enfin près de la voiture, après quelques jeux dans le but de déstabiliser le conducteur et l'empêcher de l'emboutir. Le pire étant que maintenant, elle était obligée de faire ses manoeuvres dans des ruelles parsemées d'ordures, ainsi qu'au milieu d'entrepôts et caisses ayant sûrement été abandonnées par flemme de rangement du personnel.
"Maintenant !!!!"
Crache-t-elle avant de voir les phares de freins de la voiture s'allumer pour essayer de la couper dans son élan. Catwoman bondit, récupérant un élan assez conséquent donnée par la pilote. Pilote qui de son côté, essaie de stabiliser à nouveau son véhicule à deux roues, suite à ce coup d'enfoiré engagé par le conducteur manipulé. À tous les coups, c'est le meta humain qui lui a donné l'ordre de l'éjecter salement.

Elle repart ensuite en engageant le moteur de sa moto avec une vitesse soutenue, sans toutefois se coller comme précédemment à la voiture. Pas deux fois. Ce n'est pas non plus une cascadeuse professionnelle. Et de surcroit, il n'y a aucun coussin pour amortir la chute. Pendant ce temps là, la voiture dérape et Catwoman se retrouve propulsée quelques mètres plus loin. Dinah jure entre ses dents avant de finalement déraper et se mettre entre le véhicule et la jeune femme à terre, afin d'éviter toute potentielle recrudescence de violence. Pleins phares, le moteur continuant d'éructer, la jeune femme saute de la moto et court en direction de Cats pour l'aider à se relever.
"S'il te plaît, ne me fais pas de monologue pour me dire que j'aurai dû te laisser à terre."
Ce n'est pas une envie de sauver la veuve et l'orphelin qui a en effet animé le geste de Dinah. Plutôt un instinct de survie. En effet, dans le scénario où elle se jetait sur la voiture, elle avait une chance sur deux de servir de cible vivante, voir que l'autre cinoque trouve le moyen de la contrôler. Et bon dieu, elle déteste ça quand les meta humains cherchent à trifouiller son cerveau pour jouer avec sa volonté. Donc, Dinah dégage fissa sa partenaire du champ d'action de leurs adversaires, en leur laissant une intense lumière en plein faciès, afin qu'ils ne puissent pas le viser.

Le meta humain sort finalement de la voiture, à moitié sonné, du sang sur le col de son manteau et surtout, surtout ... armé. D'un beau pistolet. Qui d'ailleurs ne tarde pas à délivrer son premier coup de feu vers ce qu'il pense être la position de ses deux ennemies.
"Sortez mes jolies. Ou je vais être obligé de sévir."
Sans vraiment attendre un mouvement suite à sa menace, l'homme s'empare de la petite blonde qu'il a embarqué en la tirant par le poignet. Puis, il se dirige vers la porte conducteur pour en extraire l'homme qui une fois sorti de sa prison, se met à ramper lorsque son "maître" le lui ordonne. Il passe ensuite le pistolet à la médecin, non sans lui jeter un regard nonchalant.
"Prend le pistolet. Il souffre."
Délicatement, il place entre les mains de sa victime l'arme à feu, en l'aidant à positionner comme il se doit, ses doigts. Dinah retient son souffle un court instant, une sueur froide glissant le long de sa nuque. Ce salaud essaie de les manipuler, de trouver un moyen de les faire sortir et sans doute leur faire ployer le genou avec son don.
"On n'a pas vraiment le choix. J'ai deux options. Soit, on fonce droit devant en espérant que tu aies assez d'allonge avec ton fouet, soit ..."
Dinah sort alors de sa veste un Colt Python dont elle ouvre le barillet pour vérifier la présence de ses balles.
"... soit je tente de lui faire perdre le contrôle en lui tirant dans la jambe."
Mais le temps qu'elles se décident à engager la marche, ce qui relève d'à peine quelques secondes, leur cible se fond dans l'ombre, comme pour s'enfuir. En même temps, au vu de la situation c'était le mieux à faire. Ni une ni deux, Dinah sort de sa cache impulsivement, pour sauter et mettre en joue le mollet de l'autre allumé. Le coup part, filant droit vers les chairs cachées par ce pantalon de costume. Le meta humain hurle et injurie Canary avant de s'enfoncer un peu plus dans le noir. Touché. Il ne reste plus que la jeune qui tient le pistolet devant le conducteur rampant sur le tarmac.
"GCPD !!! RENDEZ-VOUS SANS FAIRE D'HISTOIRES !!! LES MAINS EN L'AIR !!!"
Gueule-t-elle, en espérant que la peur de la police, du délit, programmée dans le cerveau du citoyen lambda, ébranle la manipulée. Deux choix s'imposent donc à Catwoman : aider Black Canary à maîtriser les gothamites victimes du meta humain, ou bien le traquer en suivant les trainées de sang qu'il a pu laisser avec ses blessures.

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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Ven 1 Juin - 19:44

Voilà que Black Canary lui donnait des leçons de prudence. Quelle déception ! Dire qu’elle croyait s’être trouvée une bonne copine.

Catwoman décida tout de même de lui accorder le bénéfice du doute en ne répondant pas. Qu’allait-elle faire alors ? Suivre la voix de la raison ? Non. Quel soulagement.

Comme prévu Catwoman sauta. Comme prévu elle s’accrocha au toit. Comme prévu le conducteur tenta de la dégager. Comme prévu la voiture se planta. Par contre que Catwoman finisse dans le décor, ce n’était pas prévu. Plus exactement il s’agissait d’une probabilité.

S’il y avait bien une chose que l’ancienne gamine des rues savait faire, c’était chuter dans tous les sens possibles du terme. Présentement entre la vitesse et le dérapage; l'atterrissage fut tout de même difficile. Instinctivement Catwoman exécuta une roulade, absorba ainsi une partie du choc mais ne se releva pas. Sa tête tournait. Des bourdonnements harcelaient ses oreilles. Ç’aurait été si simple d’abandonner, de sombrer dans l’inconscience.

Pourtant elle s’accrocha. Sa partenaire du jour l’aida à se relever. Black Canary lui dit quelque chose. C’était peut-être intéressant. Mais Catwoman émergeait à peine. La vision de l’homme au chapeau la ramena complètement.

Son air arrogant lui donna envie de bondir. Sans la présence du pistolet elle l’aurait sans doute fait. Puis la pauvre femme revint dans le jeu. Ce fumier jouait avec comme une marionnette.

Catwoman se cabra légèrement prête à combattre. L’instant de vérité était arrivé. Comme si la situation n’était pas assez tendu, Black Canary ajouta dans la balance son propre revolver.

Catwoman partageait avec Batman (parmi d’autres choses) le dégoût des armes à feu. Ces choses lourdes, encombrantes, bruyantes, et surtout meurtrières.

C’est pourquoi quand elle dit à sa coéquipière :

« Mon fouet fera l’affaire. »

Ses mots étaient prononcés plus sous la passion que la raison. Puis pour ne pas changer du reste de la soirée la situation lui échappa. Concrètement la poudre finit par parler. Au moins ce fut en défaveur du mauvais camp. La partie n’était pas terminée pour autant. L’homme au chapeau n’était que blessé et ses deux sbires toujours en course dont un armé.

Dans son état actuel le méchant de l’histoire n’irait pas bien loin. Et il y avait encore de quoi faire sur place. La décision la plus rationnelle était donc de rester et s’occuper des deux autres. Seulement Natalia et Esperanza occupaient encore l’esprit de Catwoman. En leur honneur elle partit en chasse.

Suite à ses acrobaties et surtout à sa chute, elle avait perdue de sa vélocité. Par chance la traque se révéla assez simple. Quelques traces de sang la guidèrent au coin d’une rue où l’homme au chapeau marchait ou plutôt titubaient tant bien que mal. Le dos tourné et désorienté il incarnait à la cible parfaite. Il aurait été si facile de le neutraliser en un unique coup. Mais Catwoman ne voulait pas que se soit facile surtout pour lui.

Elle enroula son fouet sur la jambe blessée, et tira. L’homme au chapeau tomba. Elle tira de nouveau sur la blessure, et obtint cette fois un cri de douleur.

« Une blonde, la vingtaine, les yeux verts, un accent d’Europe de l’est. Tu lui as fait quoi ? »


L’homme au chapeau tourna la tête. Aussi incroyable que ça puisse paraitre, son couvre-chef était toujours en place, et dissimulait son visage. Mais un second cri de douleur révéla son ressentit. Ce qui n’était pas pour déplaire à Catwoman.

Monsieur le manipulateur découvrait la sensation d’être du mauvais coté du bâton. L’ardeur du combat et la soif de justice ou de vengeance avaient fait perdre à Catwoman sa subtilité habituelle. Et le moment était venu d’en payer le prix.

« Stop. » Cria l’homme au chapeau avec un relent de panique.

Ce simple mot suffit à figer Catwoman. Son adversaire reprit son souffle avant de poursuivre :

« Lâches le fouet. »

Les paroles contenaient plus d’autorité que précédement. On y sentait aussi de la faiblesse. Est-ce que celle-ci se reportait sur son pouvoir ?

En tous cas Catwoman n’obtempera pas. Elle restait debout crispée résistant de toutes ses forces.

« Lâches le fouet. » Répéta l’homme au chapeau plein de rage.

Il n’était plus l’arrogant d’antan. Il avait perdu son titre de maitre du jeu et détestait cela.

Catwoman éprouvait un sentiment similaire du fait de ne plus détenir le contrôle de son propre corps. Sans doute cette répugnance lui permettait de résister mais pas de se libérer de cette emprise.

L’homme au chapeau semblant comprendre la situation, reporta son attention sur sa jambe prisonnière. Il commença à défaire le fouet sous le regard de Catwoman paralysé.

Parviendrait-il à fuir ? Est-ce que tous ce chaos et cette violence allaient se révéler au final
inutiles ?
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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Dim 3 Juin - 19:11

L'homme au chapeau sortit de la voiture en extirpant de sous son manteau un pistolet. Grace n'arrivait même pas à réfléchir au fait qu'elle aurait pu s'enfuir, ou le suivre. Elle resta simplement assise sur la banquette, les yeux fixés droit devant elle, perturbée. Elle avait le sentiment d'essayer de réfléchir de toutes ses forces, et d'avoir le cerveau vide en même temps. Comme si du coton avait rempli la bulle qui s'était formée tout à l'heure. Elle tenta de se concentrer sur la sensation mais elle avait l'impression de faiblir physiquement à chaque fois qu'elle le faisait, comme si elle risquait de s'évanouir. Elle arrêta très vite. De toute façon, leur maître était en train de les tirer hors de la voiture, elle et le chauffeur.

Elle trébucha en sortant du véhicule mais elle parvint à se reprendre. Elle remarqua vaguement qu'ils restaient derrière l'obstacle que représente la voiture pour les deux jeunes femmes qui les poursuivaient, et que l'homme au chapeau leur faisait signe de rester baissés. Le pauvre employé de l'aquarium était carrément par terre, appuyé sur les coudes. Tout à coup, Grace sentit dans sa main un objet lourd et dur, à peine réchauffé d'avoir été tenu quelques secondes. Elle baissa les yeux et découvrit qu'il s'agissait d'une arme à feu. Elle n'avait aucune idée de comment utiliser ce genre d'ustensile, autrement qu'en visant vaguement un point et en appuyant sur la gâchette. Celui qui venait de le lui mettre en main souleva ses bras jusqu'à ce que le canon de l'arme pointe vers le jeune homme étalé au sol, qui pourtant ne réagit pas.

"Prend le pistolet. Il souffre."

Elle le laissa positionner ses doigts autour de l'objet. Elle fronça les sourcils, perplexe. Elle ne comprenait pas le lien entre les deux phrases. S'il souffrait, il fallait qu'elle le soigne. Si elle tenait une arme, elle ne pouvait pas le soigner. Mais il lui avait demandé de faire les deux. Elle resta figée, ses bras se mirent à trembler au fur et à mesure que les secondes passaient. Etait-elle obligée de garder le revolver en main ? Il lui avait seulement demandé de le prendre. Mais quelque chose dans sa voix l'exigeait tellement fort qu'elle ne parvenait plus à le lâcher. Elle était terrifiée à l'idée de le décevoir, de lui désobéir. Ca lui donnait envie de vomir rien que d'y penser. Elle chancela un instant.

Derrière elle, elle entendit quelqu'un crier. Elle avait vaguement conscience qu'une des deux femmes avait contourné la voiture et s'approchait. L'autre les avait déjà dépassés en courant à une vitesse impressionnante. Mais elle ne pouvait pas bouger. Il lui avait demandé de faire quelque chose ici. Elle n'arrivait juste pas à déterminer comment...

Tout à coup, la pression sur son cerveau se relâcha, comme si l'homme au chapeau avait soudainement décidé de cesser son emprise, ou que ses forces avaient été requises ailleurs. La bulle qui lui emplissait la tête sembla exploser, mais la sensation était plaisante, et elle ressentit une incroyable impression de légèreté. Les yeux toujours fixés devant elle, son regard tomba sur ses mains comme si elle les voyait pour la première fois. Ses mains, et ce qu'elle tenait à l'intérieur.
Elle poussa un cri soudain, et sous le choc de la réalisation, laissa tomber le revolver. Le cran de sûreté était déjà relevé, et lorsqu'il heurta le sol, une balle partit.
Paniquée par la détonation, ne parvenant pas à réaliser tout ce qui s'était passé depuis qu'elle était tranquillement assise à cette terrasse devant l'aquarium, Grace se jeta au sol, se roula en boule, et gémit. Son compagnon d'infortune hurlait, et faisait de grands gestes devant lui comme pour repousser un assaillant invisible.

Après un instant de flottement, Grace tenta de contrôler sa respiration, de l'allonger, d'étirer ses membres. Elle ne comprenait pas encore très bien tout ce qui s'était passé, mais elle se souvenait que l'homme avait reçu une balle dans la jambe. Ses poursuivantes allaient sans doute le rattraper, mais qu'arriverait-il alors ? Il allait se vider de son sang si personne ne s'en occupait, et elle doutait que les jeunes femmes aient une grande envie de l'amener à l'hôpital. Si elles ne l'achevaient pas sur place. Elle frissonna et releva les yeux vers la blonde.

« Qu'est-ce que... Qu'est-ce qui passe ?! », lui demanda-t-elle sur un ton désespéré. "S'il vous plaît, expliquez-moi. Je peux me rendre utile."
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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Lun 4 Juin - 11:58

Fatality. Canary ne semble pas vouloir sur le moment relâcher la gâchette. Comme si, tout ça ... n'avait aucun sens. Même les insultes de l'homme en manteau, elle semble entendre de nouveaux pans. Un "tu devais me tuer salope". Mais elle continue tout de même à garder en joue celle qui maintenant s'occupe du conducteur blessé. Soudain, quelque chose semble se débloquer en Dinah, comme cela semble le faire dans la tête de la jeune femme en face d'elle. Comme si, elle avait l'impression de reprendre vraiment le contrôle. Un blanc de souvenirs s'opère en elle, avant de ressurgir de manière violente au point de lui en donner la migraine. Il l'a faite tirer. Sur lui. Pour qu'elle le tue. Tout ce qu'elle pensait faire pour le bien de ces gens, même viser cette innocente, ce n'était que de la poudre aux yeux : elle avait été manipulée.
"Quel empaffé."
Crache-t-elle, avant de ranger son arme d'un geste nerveux. Il voulait lui faire porter le chapeau, la mettre en porte à faux en tant que justicière. Comment ne pas se sentir conne, après s'être fait avoir de manière aussi grosse. D'un pas sec, elle s'avance vers les deux citoyens pris au milieu de cette affaire sordide. Elle se le redit des centaines de fois pour elle-même. Pourquoi avait-elle réussi à sentir les effets  du pouvoir de Meister, mais pas celui-là ? Peut-être parce que l'actuel n'a pas besoin de chanter ? Donc pas de fréquence. Elle s'accroupit face à eux, sérieuse et alerte.
"Je sais. C'est ce qu'on veut tous. Se rendre utile. Et finalement ...."
On manque de tuer un criminel. Elle passe une main le long de son visage avant de tout bonnement baisser la tête.
"Secours de Gotham ? Il y a eu un conducteur qui a perdu le contrôle de son véhicule. Il est conscient. Contusions au jambes et à la tête Je vous donne la zone."
La blonde se relève ensuite, grave, et encore agacée par son manque de discernement face à la situation. Ses yeux croisent ceux de la jeune femme qui a été kidnappée plus tôt; pour des raisons obscures et n'appartenant qu'à cet espèce de fou mégalo.
"Venez. Il sera pris en charge."

Les deux jeunes femmes suivent les traces de sang au sol, pour rejoindre à grands pas la zone où est censée se trouver autant Catwoman que le meta humain criminel. Elles arrivent près d'une ruelle, d'où la voix  de leur assaillant sort et semble se délecter de l'actuelle situation.
"Ah Catwoman ... si proche de ces femmes. De cette justice idiote. Et pourtant, du chaos dans vos veines traîne. C'est agréable et intriguant.
- Je rêve. C'est un vrai porc ce mec."
En effet, il est en train de draguer une femme, indépendante, forte, capable de faire coucher des mecs comme lui sans aucun pouvoir de manipulation, alors qu'elle ne peut pas répliquer. De quoi donner la gerbe. Dinah serre les dents de rage.
"Votre partenaire en avait aussi. Mais pas avec autant de ... prestance.
- En tout cas, j'ai plus de prestance que son organe en pleine turgescence. Non mais regarde moi son pantalon... Uwh."
Dit-elle en s'adressant à la citoyenne qui l'a accompagnée tout en frissonnant de dégout. La proéminence sur un superbe pantalon de coton se voyait avec le jeu des lumières. Même un mauvais porno serait plus acceptable à regarder que cette séance d'attouchements.
"J'ai une idée."
À ces mots, la justicière sort un bandeau servant normalement pour ses cheveux, une paire d'écouteurs un peu plus à la pointe de la technologie que ceux que trouvent les gothamites dans le commerce, et son communicateur.
"On ne sait pas d'où vient son pouvoir. Paroles, regard, expressions qui font mouche dans le coeur des gens. Surtout en sachant que pour certains, la bulle passe crème dans leur esprit en fonction de la situation."
Dinah lui tend le communicateur.
"Tu vas me guider, en restant à distance. Il ne doit pas vous avoir à nouveau sous sa coupe. On n'a pas trop le choix de toutes manières."
Se rendre aveugle et presque sourde. Le genre d'exercice qu'elle ne pensait pas refaire dans sa vie de combattante. Le truc cliché qu'on ne pense jamais voir arriver, vu que d'habitude ça ne passe que dans les films. Canary soupire, pas vraiment enchantée de la perspective. Quand il faut y aller, il faut y aller.

Le mystérieux et lubrique meta humain continue de poser ses doigts sur le matériau du costume de Catwoman avant de remarquer avec une certaine délectation l'arrivée de Black Canary. Ah dans ce jean, pas de bas résilles .... peu de place au fantasme habituel. Dommage.
"Canary. Vous n'avez pas abandonné votre némésis naturelle."
Black ne répond pas. En vrai, elle n'entend rien de ce que dit cette raclure de faïence.  Elle se met en position de combat tandis que son adversaire remarque sa petite supercherie. La blonde a les yeux bandés. Ainsi, elle croit vraiment que son pouvoir vient du regard. Quelle idiote. Son rire éclate dans la ruelle qui jusque là était cruellement silencieuse.
"Alors allons-y ma chère. Voyons comment vous allez vous en sortir face à elle. Catwoman ? Attaque la."
Canary a l'impression de sentir le vent changer, se faire couper ou percer par une présence étrangère. Elle arrive à esquiver un premier coup avant de s'en prendre un en plein dans le ventre. Bon dieu que ça fait mal un genou de femme souple et aux os bien solides quand vous n'avez rien pour appréhender la douleur du fracas. Canary roule et crache à terre, avant de réussir à attraper de manière maladroite l'une des mains de Catwoman en injuriant Dieu et les ancêtres du mec manipulant la jeune femme. Le communicateur s'active.
"Eh miss. Ça ne sert à rien de paniquer. Je t'en demande beaucoup, mais il faut allonger ce combat pour l'ennuyer. Il doit avoir besoin d'une certaine distance pour manipuler. Et j'ai besoin qu'il se dégage un chouia pour le tambouriner avec ma spécialité."
À vrai dire, laisser filer un criminel n'est pas une optique reluisante. Mais ce gars a Catwoman sous son emprise. Et, elle a besoin d'un angle pour éviter d'envoyer valser la femme chat avec son Cri. Désormais, ces coups et ce presque silence n'étaient plus que le symbole de sa faiblesse et de son impuissance face à ce nouvel ennemi. Tous les gens, même ceux ayant une forte volonté comme elle, ont l'air de pouvoir se faire embobiner. Et crac, elle se prend un nouveau coup. Elle ne sait pas si c'est le fouet mais en tout cas, ça lui a bien déchiré son veston de cuir. Ce qui fait que sous le coup de la surprise elle se frappe l'arrière de la tête contre un des murs et le sente bien passer jusque dans ses dents serrées. Quelle affaire de merde.

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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Dim 10 Juin - 18:58

Lorsqu’elle s’était mit au karaté dans un obscure dojo, Sélina en avait tout de suite bavé. Étant la seule femme sa puissance musculaire était inférieure à celles des autres élèves. Et ces derniers n’hésitaient pas à abuser de cet avantage. Car cette présence féminine les gênait. Malgré tout Sélina s’était accrochée, et s’imposait même des entrainements solitaires après les cours. Et bien elle était revenue à cette époque.

Catwoman se trouvait dans une salle sombre et silencieuse où elle révisait ses coups sur une vague silhouette. Coup de pieds, manchettes, et poings. Elle poursuivait ses enchainements avec détermination. Car l’ombre se défendait bien. Ce qu’elle ne bloquait pas, elle l’encaissait. Mais curieusement elle ne ripostait pas. Elle finirait donc bien par mordre la poussière. Le tout était de rester concentré. La silhouette tentait de prendre de la distance, mais Catwoman ne la lâchait pas. Sa proie était à bout. Juste un peu de patience et la victoire viendrait.

Soudain à l’approche du dénouement Catwoman qui agissait instinctivement, retrouva sa pensée. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Où était-elle ? Et cette silhouette ?

Non tout cela n’avait aucun sens. Le décor du passé s’effondra au profit de la réalité revint : une ruelle, les poings couverts de sang, et étalée devant elle Black Canary.

Catwoman souffrait d’un lourd passif. Elle avait volée, menti, trompée... Mais à sa façon toujours respectée une certaine éthique. Et voilà qu’elle venait de frapper une personne qui n’appartenait ni à la pègre, ni à une de ces foutues agences gouvernementales. A son grand soulagement Black Canary se releva.

« Ce n’est pas moi ! »

Elle ne trouva rien d’autre à dire tout en baissant les poings. Cette simple phrase eut un fort impact sur elle-même. Elle lui permit même de réaliser la situation. L’homme au chapeau venait de l’utiliser. Catwoman se sentit alors souillée comme jamais. Et le fait de ne rien se souvenir entre l’ordre de s’arrêter et son réveil rendait la situation encore pire à se yeux.

Elle n’avait été qu’une marionnette ! Une soif de vengeance similaire à la précédente s’empara de son esprit. Même Black Canary visiblement amochée sortit de sa mémoire. Catwoman se retourna, et vit le reste de la scène. Du sang, beaucoup de sang. Sans doute celui de l’homme au chapeau. Mais où était-il ? Et son otage ? Elle aussi manquait à l’appel.

Puis retentit au loin des sirènes de police. Au vue de la réactivité relative du GCP il s’était sans doute écoulé un certain temps. Heureusement les véhicules des forces de l’ordre étaient encore à une certaine distance. Un délai subsistait.

Bizarrement ce stress et ces incertitudes assagirent Catwoman. La pression la stimulait souvent. Et puis l’absence immédiate de l’homme au chapeau faisait taire en elle la vengeresse incontrôlable, du moins pour le moment.

Catwoman en revint donc aux fondamentaux. A savoir que lorsque la police arrivait, il valait mieux partir. Toutefois elle n’était pas du genre à abandonner les autres. Elle s’adressa de nouveau à Black Canary sans oser l’approcher.

« Tu peux courir ? » Demanda-t-elle la gorge nouée encore honteuse du fait de leur affrontement.
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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Jeu 14 Juin - 23:20

Grace reçut la réponse de la jeune femme blonde comme un coup de poing dans l'estomac. Elle avait été une gêne, plus qu'une aide, jusqu'ici. Elle avait tenu le même rôle que bon nombre d'accompagnants pourtant désireux d'apporter leur soutien aux patients qu'ils étaient venus épauler. Refusant de se mettre en dehors du chemin du personnel soignant, tentant de trouver une place dans un protocole qu'ils essayaient de comprendre en temps réel, tâche bien évidemment impossible.

Toutes les personnes présentes devenaient des pions de l'homme par lequel elle s'était laissée embarquer. Elles devenaient toutes des ennemis de plus à combattre pour les deux jeunes femmes qui semblaient s'être dévolues à la mission de le stopper. Que pourrait faire une civile incapable de combattre ce genre de situation, en dehors de l'empirer ?

« Je suis désolée. »

Déjà la blonde se redressait, passait un appel aux urgences, prenait les choses en main. L'employé n'avait rien de spécial à faire dans les docks, mais il était au volant de sa propre voiture, et il en avait perdu le contrôle, rien de plus classique pour les urgences et la police de Gotham. Ils ne se douteraient sans doute pas qu'il s'agissait d'une lutte contre une sorte de mentaliste, menée par des femmes masquées vêtues de combinaisons moulantes. Heureusement.
Grace fut surprise de se voir demander de suivre le mouvement. Hâtivement, elle sortit de sa poche un porte-cartes, et en glissa une à l'homme agenouillé au sol, plus choqué que blessé. Elle posa doucement une main réconfortante sur son épaule. Personne ne le croirait, il ne penserait peut-être pas avoir besoin de voir un psychologue, c'était la porte ouverte à tous les syndromes de choc post-traumatique. Même si elle avait arrêté la psychiatrie, il lui restait une conscience professionnelle.

« Si la police ne vous croit pas au sujet de cet homme, n'insistez pas, c'est normal qu'ils ne puissent pas s'imaginer qu'une telle personne existe. Si vous avez besoin d'en parler à quelqu'un, vous avez mon contact. Prenez soin de vous, quelques jours de repos vous feront du bien. »

Il bafouilla quelque chose à propos de son travail, mais elle n'avait pas le temps de s'attarder. Elle pressa ses doigts contre son épaule avant de s'éloigner, trottinant pour rejoindre celle qui l'avait arrachée des griffes du manipulateur. Les questions se pressaient dans son esprit. Que savait-elle de lui ? Est-ce que ça faisait longtemps qu'il était apparu ? Comment l'avait-elle repéré ?
Elles retrouvèrent sans peine les deux adversaires, face à face, en pleine discussion tendue. Au début, Grace ne comprit pas le dégoût qui dégoulinait du ton de sa voisine, avant de se rendre compte elle aussi que leur ennemi semblait nager en plein fantasme. S'il aimait avoir le contrôle, comme beaucoup de personnes ayant besoin de cette illusion de sécurité, ses facultés devaient énormément lui plaire. Il ne les avait pas encore repérée quand la blonde produisit les accessoires pour mettre en place son nouveau plan, qu'elle exposa à Grace.

« Je ne sais pas si... »

Elle tenta désespérément de se souvenir de sa propre « bulle », de déterminer si c'était le regard, la voix de l'homme au chapeau qui l'avaient le plus influencée. Ce n'était pas son attitude corporelle, elle en était sûre en le voyant ainsi tenter d'attiser la jolie brune et échouer lamentablement à provoquer autre chose que de la répulsion chez les trois témoins. Elle avait le sentiment que sa voix était particulièrement impérieuse, mais c'était quand elle avait croisé son regard qu'elle s'était sentie attirée comme par un aimant... Peut-être les deux étaient-ils aussi dangereux l'un que l'autre.

« … Ca se tente. »


Une phrase qui n'était pas du tout une bonne nouvelle dans la bouche d'un médecin.

Elle serra dans sa main, tout près de ses lèvres, le petit émetteur que Black Canary, comme l'appelait leur charmant opposant, lui avait confié. Elle observait la situation, toujours camouflée par l'encombrement des ruelles des docks qui offraient de nombreuses cachettes depuis lesquelles on avait malgré tout une bonne vue. Elle réagit aussi vite que possible, mais elle avait l'impression d'être en retard avant même d'être venue à bout de la première syllabe de sa phrase :

« Il la force à vous attaquer ! »

D'instinct, son tandem esquiva un premier coup, mais Grace fut incapable de lui décrire à temps les attaques souples et fulgurantes de l'autre femme. La blonde se plia en deux, mais parvint à attraper le poignet de son agresseuse. Les consignes qu'elle donna furent sans équivoque : faire durer le combat, éloigner l'homme au chapeau de la zone.
Mais celui-ci attendit que l'issue du combat ne fasse plus beaucoup de doute pour prendre la fuite. Grace avait tenté de seconder Black Canary en lui indiquant le côté dont allait venir le prochain coup, la distance entre elle et son adversaire lorsque Catwoman s'éloignait d'elle pour mieux revenir la harceler, mais il était évident que ça ne suffisait pas. Lorsqu'elle s'écria enfin :

« Il s'enfuit ! Il est à vingt mètres, au milieu de la rue ! »

… La blonde ne réagit pas. Elle semblait à deux doigts de s'écrouler définitivement. Grace ne put se retenir de se relever et de faire un pas hors de sa cachette. Au même moment, l'homme au chapeau se retourna, et planta ses yeux droit dans les siens. Touchant le bord de son couvre-chef dans une parodie de salut poli, il lui lança un clin d'oeil qui la fit frémir, avant de continuer à s'éloigner, sa jambe blessée tanguant sous lui.
Au même instant, Catwoman abattit son poing sur le visage de sa rivale, et Black Canary s'effondra pour de bon. Grace poussa un cri et recula de quelques pas, pétrifiée à l'idée que la jeune femme ait eu raison de sa rivale pour de bon, et qu'elle puisse s'en prendre à n'importe qui d'autre pour compléter l'ordre que lui avait donné celui qui contrôlait actuellement son cerveau. Heureusement, elle sembla reprendre ses esprits soudainement, et l'autre ne resta à terre que quelques secondes avant d'entreprendre de se relever. Grace laissa échapper un long soupir de soulagement.

« C'est fini, il est parti, votre collègue a repris ses esprits. », lui indiqua-t-elle via le communicateur. Peut-être les écouteurs étaient-ils tombés durant leur violent affrontement, mais dans le cas contraire, elle restait sourde et aveugle, et il était inutile qu'elle se relance dans le combat.
L'écho lointain d'une sirène de police lui fit tourner la tête. Ils viendraient bientôt porter secours à leur infortuné chauffeur. Pour l'instant, le danger était passé. Elle sortit de derrière sa cachette. Catwoman s'enquerrait de la santé de son amie. Elle s'approcha du duo.

« J'aimerais au moins vous ausculter avant que vous ne repreniez la poursuite, si c'est ce que vous voulez. Toutes les deux. »

Elle avait utilisé son meilleur air de docteur sérieux qui ne s'en laissera pas compter et qui ne lâchera pas son patient dans la nature.
Par ailleurs, elle réfléchit aux informations qu'elles avaient obtenues.

« Vous avez recouvré vos esprits quelques temps après que l'homme soit hors de vue. Il venait de tourner au coin de cette rue, là-bas. S'il allait à la même vitesse que lorsqu'il s'éloignait, il devait être à quarante, cinquante mètres de vous. »
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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Mar 26 Juin - 22:59

Fatality. Tout semble valser dans sa tête. Les sifflements des coups, ce qu'elle se reçoit de la part d'une Catwoman n'ayant plus de raison. C'est une sensation désagréable qui lui rappelle une situation en particulier. Quand Wildcat était enragé. Saoul. Les coups avaient fusé ce jour là, sur le ring. Dispute, insultes, provocations; jusqu'à ce que ça commence à déraper salement. La fureur, la douleur, ça ne rend pas une personne raisonnable. Alors une personne à qui l'on dicte ses choix sans qu'elle ne puisse dire oui ou non, c'est pire. Car même si elle vous regarde vous affaisser et pisser le sang à grands volumes, elle reviendra à la charge sans aucun à priori. Dinah encaisse donc comme elle peut, en essayant de suivre ce que lui dit la gothamite maintenant hors de portée de ce fou. D'ailleurs cette enflure doit se marrer de voir Canary s'en prendre une bonne de la part d'une autre qui devrait être son alliée.

Puis soudain, tout s'arrête. En elle. Elle n'arrive pas à bouger, réagir quand la jeune femme lui dit dans ses écouteurs que le meta humain s'enfuit. Non, la blonde se juste tomber en avant.
"Greuurgh."
Elle se rattrape de justesse dans sa chute avec ses mains mais finit tout de même par glisser pour finir étalée à terre, complètement sonnée, vannée et bien tabassée. Le temps de reprendre son souffle, de sentir ses dix doigts bouger et s'injecter une dose de morphine dans la zone la plus touchée de son corps, Dinah se redresse, le bandeau à moitié défait pendant sur son visage.
"Je ... je me doute bien. Mais nom de dieu ... Cat. Rappelle moi de ne jamais te mettre vraiment en rogne si ... on se recroise. "
Une quinte de toux vient de nouveau la frapper. Ah ça, la femme chat ne l'avait pas du tout loupée. Et au vu des contusions et du ressenti, Dinah sait qu'elle est bonne pour au moins s'étaler deux jours dans son appartement. La petite blonde qui l'accompagnait arrive alors, en leur disant qu'elle veut les ausculter. Puis, au vu des constats avancés par leur nouveau membre, Canary se met à sourire faiblement et répond d'une voix plus rocailleuse qu'avant sa mise au tapis.
"C'est ... bien gentil ma ... ma jolie, mais je crois qu'on ... qu'on va avoir la cavalerie aux fesses. Donc le courser en sachant qu'on se fait courser ... haha. Argh."
Elle serre les dents. Bordel de dieu. Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas pris aussi cher. Puis, elle tourne légèrement la tête vers Catwoman.
"Ouais je peux courir. La ... la morphine commence à faire un chouia d'effet. Pas envie que les TYGER nous choppe."

Ah les TYGER on les aurait presque oubliés ceux-là. Toute cette clique à la botte de Cobblepot et Strange, pour maintenir la sécurité dans la ville. Avec de jolies armes létales. Le fleuron de l'Amérique "moderne". Des enfants de coeur qui adorent vous embrasser de leur poing le faciès. Rien que de penser à leurs manières et à leur uniforme traînant dans Amusement Miles, Dinah sent un regain de force lui parvenir. Dinah reprend des mains de celle qu'elle définit comme une soignante son communicateur.
"En vrai. Il vaut mieux que tu nous suives. Et Cat ..."
Elle tapote légèrement l'épaule de la femme chat avant de se mettre en position pour embarquer le troisième larron dans leur fuite.
"On a été toutes les deux dupées. Mais son pouvoir ne fonctionne pas en étant sourde et aveugle. Ça, ce sera précieux pour plus tard ok ?"
Il faut positiver. Sans ça, plus de volonté et sans volonté ... tous les gens de cette ville vont couler sec. Et pourrir dans les pires vices que l'être humain puisse créer.

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MessageSujet: Re: La vertu du mensonge (P.V Selina Kyle)   Mar 3 Juil - 21:14

Black Canary était encore en état de parler, c’était bon signe. L"intervention de la médecin, finit de rassurer Catwoman. Les dégâts n’étaient donc pas si importants.

De toute façon son ancienne adversaire  parlait de sa raclée juste comme un mauvais moment.Elle connaissait donc les aléas du combat, et par conséquent savait encaisser. Une vraie dure à cuire qui si elle l’avait voulu, aurait peut-être même donné du fil à retordre à Catwoman. Comme quoi on peut aussi s’amuser entre filles. A propos de jeu, la partie de chasse n’était pas encore finie. Surtout que d’après les dires de la toubib sa proie n’était pas loin. Suite à cette information le goût du sang la reprit.

Quant à « le courser en sachant qu'on se fait courser » n’était pas un argument pertinent aux yeux de Catwoman. Elle ne comptait même plus le nombre de fois où elle avait échappé au GCPD. Donc malgré tout le bordel provoqué précédemment, elle serait certainement repartit à l’assaut. Puis vint la mention de Tyger. Elle les connaissait. Cette milice était bien plus efficace que la police. Ça ne relevait pas de l’exploit. Elle était aussi plus violente. Là il s’agissait effectivement d’un exploit.

De plus Catwoman n’était pas seule sur ce coup. Si elle aimait prendre des risque, par contre elle ne tolérait pas que d’autres en payent les conséquences. Black Canary aurait peut-être du mal à disparaitre dans son état. Et puis il fallait bien avouer que cet horrible homme au chapeau lui avait mit à sa manière une sacrée raclée. Le mieux était effectivement de lécher ces blessures dans une coin tranquille... pour le moment.

« Oui plus tard. » Répéta Catwoman légèrement frustrée. « Je connais mal le coin. Une de vous deux à une idée d’où aller ? »

N’étant pas sûre d’obtenir une réponse positive elle regarda un peu les environs. Quel bordel ! Entre les carambolages, les combats, ce n’était plus une piste, mais un boulevard. Et dire qu’elle se vantait de faire dans la discrétion et la subtilité.

Sans doute désireuse de se rattraper Catwoman repéra une sorte de ruelle sombre. C’était un début. Elle fit signe à ses deux alliées de la suivre. Être dans un endroit obscure la mit à son aise. Elle s’offrit même le luxe de faire connaissance avec les autres femmes. Elles méritaient bien un peu d’attention.

« Désolé de t’avoir entrainé là-dedans ? » Dit-elle d’abord la médecin visiblement innocente dans cette affaire.

Hé oui il existait encore des gens innocents à Gotham. La compassion c’était bien beau mais....

« D’où tu connais ce type ? Il s'en est prit à tes amies à toi aussi ? » Enchaina-t-elle cette fois à l’attention de Black Canary

Bizarrement Catwoman s’intéressait plus aux exactions de son nouvel ennemi qu’à son terrible pouvoir. Il fallait vivre à Gotham pour comprendre. Entre les hommes-crocodiles, ceux capables de doubler leur masse musculaire grâce à un mystérieux produit, et d’autres  vous faisant vivre votre pire cauchemars par une simple inhalation, le « talent » de l’homme au chapeau s’inscrivait juste dans la moyenne.
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