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 A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]

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Vampyre Lady
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♕ Votre Réputation à Gotham City :: ► Proprio de l'Ephemeral Garden (Fleuristerie-Salon de thé à Otisbourg, bien côté), femme un peu étrange, mais plutôt appréciée / White Siren, personnage difficile à cerner qui fait pas mal de morts.
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Mer 25 Avr - 15:09





A winter sonata : the broken queen and the nightingale.


Aujourd’hui, il ne faisait ni beau ni totalement gris. Il y avait assez de lumière pour être un danger pour toi, mais ce n’était pas assez pour te décourager à quitter l’appartement. Tu te devais travailler, de t’occuper de ton commerce et des gens qui étaient sous ta protection. Les jours où quelques rayons de soleil daignaient baigner la ville, les clients étaient plus nombreux et tes employés ne pouvaient pas toujours gérer seuls. De plus, il fallait que tu nourrisses tes animaux, arroses le jardin et la serre ; sans compter qu’il fallait que tu remplisses à nouveau les vitrines et les étagères contenant les douceurs pour le salon de thé. La veille, il y a eu pas mal de monde et il ne restait plus grande chose.

Ainsi, tu as quitté ton appartement pour travailler, descendant avec entrain l’escalier qui séparait ton humble demeure de ton lieu de travail. Afin de te protéger du soleil, tu optas pour enfiler une longue cape à capuche, en satin rouge, ainsi que des gants opéra du même tissu et couleur. Ils étaient assez épais pour bloquer la lumière et légers pour ne pas te donner trop chaud, même si les températures de la saison étaient loin d’être agréables pour les personnes normales. En dessous, tu portais une robe blanche et étais pieds nus – ce qu’on ne voyait pas, grâce à ta cape et la longueur de ta robe. Elle était simple, en soi, d’inspiration bohémienne avec des manches larges et un décolleté qui laissait tes épaules et la partie supérieure de ton buste découverts. Par-dessus la robe, tu portais un corset noir, plutôt discret, qui arrivait juste en dessous de ta poitrine. Autant tes habits comme tes cheveux traînaient par terre, mais ça ne te dérangeait pas quand tu étais chez toi. La boutique et le jardin étaient propres et tu ne perdais pas les cheveux – à la rigueur, il arrivait que tu en arraches quelques-uns quand tu les brossais.

En premier lieu, tu as été faire quelques fournées de biscuits et, pendant qu’ils cuisaient, tu as été déclencher l’arrosage. Il n’y avait rien d’électrique, en soi : c’était un arrosage automatique très ingénieux, basé sur l’inertie et la force de l’eau contenue dans une cuve en hauteur. Dans le jardin, c’étaient des tubes métalliques avec des petits trous et dans la serre, en plus de cela, il y avait des canalisations sur le toit qui glissaient l’eau par des zones plus ou moins percées, imitant la pluie à l’intérieur. Pour donner plus de force à l’arrosage, il suffisait d’utiliser les pompes pour insuffler de l’air dans la cuve – comme on l’aurait fait pour extraire de l’eau d’un puits, autrefois. C’était un vieux système ayant été mis au point par feu le père de Mme. Smith, l’ancienne propriétaire des lieux. Alors, tu tenais à le conserver – il était écologique et efficace.

Après avoir fait ceci, tu as commencé à nourrir tes animaux et à remplir quelques arrosoirs pour les plantes qui étaient en hauteur, à l’intérieur et/ou qui nécessitaient moins d’eau que les autres. Contrairement à toi, tes employés avaient besoin de faire des pauses, certains partaient chez eux pour manger, d’autres restaient – ça ne te dérangeait pas, au contraire. Souvent, tu devais leur dire de partir parce qu’ils ne voulaient pas faire des pauses, rien que pour te donner un coup de main. Surtout Napalla Porter, une femme d’origine éthiopienne qui avait récemment fêté son quarantième anniversaire. Elle était divorcée depuis deux ans et avait quatre enfants. Enfants qu’elle te confiait parfois, si elle devait aller quelque part ou si elle avait encore rendez-vous au tribunal parce que son ex voulait les lui prendre, alors que c’était un homme violent et négligent – il les voulait uniquement pour faire du mal à Napalla et il était une très mauvais influence pour ces petiots.

Quand tu l’as connue, d’ailleurs, elle avait plusieurs boulots et n’arrivait toujours pas à couvrir ses dépenses et celles des enfants. Tu lui as offert un travail digne, avec des horaires grâce auxquels elle pouvait s’occuper des enfants, flexibles, et un salaire convenable – paies, heures extra et congés payés. C’était le cas de tous tes employés, en fait. Tu n’exploitais personne et tu prenais principalement des gens qui en avaient très besoin. Des femmes, des sdf, des jeunes, des personnes ayant eu des accrocs avec la Justice ou des personnes avec des troubles psychologiques. Jusqu’à présent, aucun ne t’a jamais rien fait. Ni à toi, ni ton entourage. Comme quoi, il suffisait d’un peu de patience, du respect mutuel et de la tendresse pour permettre à ces gens de mener une vie normale.

Alice, je vais récupérer les enfants à l’école. Je reviens après manger. te dit-elle, sortant au jardin.

Tu aimais la femme qu’elle était devenue. Plus confiante, plus souriante, et tout cela en quelques mois. Elle était plus épanouie, même si elle avait encore et toujours des soucis – comme n’importe qui.

Tu as besoin de quelque chose, pour la résidence ou pour la boutique ? ajouta-t-elle, le sourire aux lèvres. Je me suis aussi occupée du four, j’ai remis une autre fournée – ce sera prêt d’ici vingt minutes.

Je n’ai besoin de rien, merci pour ta proposition et pour les biscuits – j’ai failli les oublier. répondis-tu, levant la tête vers ta cadette tout en lui adressant un doux sourire – tu étais un peu distraite, aujourd’hui ; tu avais trop de choses en tête. L’africaine rit un peu avant d’agiter les clés de sa voiture, signalant qu’elle partait, mais elle s’arrêta quand elle t’entendit parler de nouveau : Et, ne t’en fais point, Napalla. Je te rappelle que tu as l’après-midi libre. Profite des petits, vous ne voyez pas souvent le soleil, à Gotham. Sam’ et Gloria viendront dans quelques heures, je pense pouvoir gérer jusqu’à ce qu’elles viennent.

Tu posas les gamelles et repas que tu avais préparé par terre et sur les branches des arbres, selon l’animal que tu devais nourrir. Certains n’avaient pas besoin de toi pour survivre, ils étaient herbivores et la verdure ne manquait pas ici, tandis que d’autres dépendaient de toi, comme ce vieux canasson que tu avais récupéré il y a quelques années de cela (et avec qui tu étais rentrée à Gotham) ou comme certains reptiles – dont Seth, le crocodile qui refusait de quitter le terrain depuis que tu l’as soigné, il y a une vingtaine d’années. Tu avais voulu le libérer avant de quitter la ville, à l’époque. Toutefois, il était revenu et le personnel avait eu du mal avec lui : il ne voulait pas qu’on s’en approche et ne mangeait pas beaucoup. Il t’attendait, comme un chien déprimé l’aurait fait. Désormais, il va beaucoup mieux, il a retrouvé sa force d’antan.

Suite à cela, tu t’es approchée de ton employée et as frotté doucement l’un de ses bras, sans perdre le sourire. Elle n’aimait pas te laisser toute seule dans la boutique, même si elle savait que tu pouvais très bien t’en charger ; tu en avais l’habitude, après tout. Elle avait seulement retenu l’embrouille qu’il y avait eue l’année dernière avec deux policiers ripoux que tu as dû assommer dans la ruelle proche de la boutique. Elle ne tenait pas à ce que la police vienne t’enquiquiner, sans raison apparente. Avant qu’elle ne parte, tu mis quelques biscuits encore chauds dans une boîte pour qu’elle les donne aux enfants – tu savais qu’ils adoraient les danoises que vous faisiez.

* * * * * * *La clochette de l’entrée retentit.
Tu te trouvais dans la cuisine quand ce petit bruit métallique te parvint. Tu étais assez confiante pour laisser la boutique sans surveillance, malgré les quelques clients qui se trouvaient dans le coin salon. Tu leur accordais sûrement une confiance que beaucoup jugeraient qu’ils ne méritaient pas. Pourtant et jusqu’à présent, ils ne t’ont jamais rien fait de mal, ils ne tentent rien non plus et ils laissent toujours du pourboire. Ce n’est pas pour autant que tu ne te montrais pas méfiante envers tes concitoyens – tu n’étais pas inconsciente. Rapidement, tu quittas la cuisine et traversas le couloir de l’arrière-boutique pour sortir derrière le comptoir de la fleuristerie, capuche baissée et un plateau d’aspect ancien sous le bras. Un grand sourire fendit tes lèvres à l’ instant même où tu aperçus la trentenaire qui était arrivée.

Salutations~♪ Soyez la bienvenue à l’Ephemeral Garden. Que puis-je pour vous ? demandas-tu, regardant ta cadette dans les yeux – comme d’habitude.

Heureusement pour toi, la boutique était plutôt sombre.
Il n’y avait qu’une vitrine du côté de la boutique et une fenêtre dans le coin salon. Toutes deux, étaient couvertes par les plantes qui absorbaient la plupart de la lumière qui daignait s’y engouffrer. Malgré les reformes ayant été portées au bâtiment, tu avais gardé l’essence des commerces du siècle dernier. Il y avait du papier peint sur les murs, un mobilier ancien très bien conservé, une atmosphère accueillante et élégante sans pour autant tomber dans l’excès… La fleuristerie et le salon de thé étaient séparés par des paravents en bois, faisant office de murettes. Des candélabres étaient accrochés aux murs et quelques soutiens à bougies ornaient des tables, pourvus de chandelles plus ou moins usées.

Les gens aimaient l’odeur de la cire, des infusions et des plantes parce que ça les détendait et semblait les transporter dans un autre endroit et un autre temps – il y avait même un piano dans un coin de la pièce. De plus, le commerce était plutôt bien isolé – ce qui était agréable durant ces lourds étés et les incléments hivers de Gotham. Il faisait beaucoup plus froid qu’en Autriche, en tout cas. Mais, sans doutes, s’il y avait quelque chose qu’on ne voyait que rarement dans cette ville, c’étaient les gens de toutes les classes sociales et milieux se côtoyer sans se dénigrer – ils se savaient égaux et le respect mutuel était l’une des règles de ton établissement. Il n’y avait pas que les prix qui étaient à la portée de tous, visiblement. : ici, peu importait qui on était, d’où on venait ou ce qu'on faisait dans la vie et la boutique.

Même en ignorant que tu étais la propriétaire, on aurait pu le deviner rien qu’en détaillant les lieux, la façon dont tout était disposé et organisé, la sensation de calme que ça inspirait, etc. C’était soigné, mais naturel malgré la présence de plusieurs styles décoratifs anciens occidentaux – avec quelques touches asiatiques, tels que les motifs de cerisiers gravés dans la porcelaine de certaines tasses ou les chrysanthèmes rouges sur les paravents en ébène.



Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Ven 8 Juin - 15:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Mer 25 Avr - 15:39

Je regarde l’heure 17h , j’en ai marre de cet appartement moderne , bien décoré. Il était comme ça quand je l’ai acheté, déjà meublé et tout. Je n’avais pas envie de mettre de ma personne dans un endroit ça ne servait à rien. Mon casier à l’hôpital était ma maison et mon espace. Je regarde le restant de joint dans le cendrier sur la table du salon. Trop facile dans cette ville de trouvé de l’herbe. J’aime me sentir engourdie quand je ne travaille pas ça m’évite de penser à ce jour … ce fameux jour …  Je m’étire longuement. J’ai fais quoi aujourd’hui ? Pas grand-chose, un long bain qui a fini froid. Je me lève du sofa et je vais dans la cuisine. J’ouvre la bouteille de Jack Daniel’s déjà bien entamé. Hop un petit verre. Je sens l’alcool descendre dans mon œsophage. Cette sensation me fait du bien.  Un nouveau regard vers l’horloge : 17h25. Je voulais acheter des fleurs pour mettre ici ou bien les jetter, je ne sais pas trop. Bon aller, une promenade en ville s’impose.

Je marche dans la ville sans vraiment savoir où je vais. Je regarde mon cellulaire : aucun appel de l’hôpital. Je lâche un juron.  Je regarde autour, je ne connais absolument pas le quartier et je m’en fiche. Je m’allume une cigarette que je fume en marchant. Je me suis mise un jeans avec une chemise blanche qui laisse voir mon soutien-gorge noir dessous. Je n’ai plus de pudeur depuis longtemps. Mes cheveux sont attachés dans un chignon négligé à la base de ma nuque. Mes talons hauts claquent sur le béton du trottoir. Je vois une boutique : Fleuriste salon de je sais pas quoi … J’écrase mon mégot sur le trottoir et j’entre dans la boutique en faisant retentir une petite clochette. Je regarde autour, pas de personnel, c’est vraiment étrange. Une femme apparaît derrière le comptoir. Son apparence est particulière et j’hausse un sourcil en la regardant.  Elle me fait un sourire digne d’une pub et je me retiens de rigoler. Les gens sont tellement débiles. Les sourires ça ne sert à rien.  Je regarde ailleurs, le décor semble provenir d’ailleurs, une autre époque. Ça en est tellement chaleureux que j’en ai mal au cœur. Je me dirige vers les fleurs et je les regarde sans dire quoi que se soit. Je n’ai pas envie de parler. J’analyse le comptoir floral avec une attention particulière.

Je voudrais un bouquet avec une seule rose blanche … aucune autre fleur … seulement du feuillage


J’étais prévisible. Le blanc c’était la pureté pour cette petite fille qui n’avait jamais vécu. Mon ton voix était glaciale, sans aucune intonation ni chaleur. Je n’avais pas rendu son sourire à la dame.  Je regarde les décorations en évitant celle qui visiblement est la propriétaire des lieux. Cette ville regorge vraiment de gens étrange.

Je prendrais aussi un thé … mais en fait j’en jamais bus … vous avez un truc qui engourdis le cerveau ? Je n'ai pas envie de penser
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Vampyre Lady
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Mer 25 Avr - 17:15





A winter sonata : the broken queen and the nightingale.


Malgré la bonne humeur dont tu faisais preuve, tu fus touchée par ce que tu percevais en cette femme. Ton sourire ne s’effaça pas pour autant, mais, lorsqu’elle énonça sa commande, il s’affaiblit – ne devenant qu’une tendre esquisse. Tu n’avais pas besoin d’être voyante pour comprendre ce à quoi elle pensait – ou presque, du moins ; le message que la commande florale transmettait ainsi que ses propres ressentis en disaient long : elle était en deuil et/ou elle se sentait coupable de la mort de quelqu’un. Au vu du fait qu’elle n’avait demandé qu’une seule rose, blanche, avec du feuillage, c’était soit un enfant, soit une sœur ou quelqu’un qui lui était très proche et qu’elle n’avait pas pu protéger.

Du moins, c’est l’impression que tu avais eue, comme si cette frêle et pure fleur pouvait être protégée par la verdure qui l’entourait, la cajolant. Oui… ça devait être un enfant, une petite fille n’ayant pas vécu longtemps ou quelque chose du genre. Il n’y avait pire douleur que la perte d’une être cher et, notamment, le trépas d’un enfant pour une mère. Pourtant, tu ne saurais pas dire si c’était récent ou pas, d’autant plus que la douleur semblait être très vive dans son esprit… Ce n’était pas quelque chose sur quoi tu la questionnerais, tu ne voulais pas l’attrister davantage. Au contraire, tu souhaitais lui changer les idées, la réconforter et, même si l’alcool n’était pas le meilleur moyen de chasser ces sinistres pensées, chacun traitait ses soucis d’une façon très différente. Si elle souhaitait essayer de les noyer ainsi, c’était à elle de voir, mais tu ne pouvais point t’empêcher de compatir : tu ne savais pas ce qu’était-ce de perdre un fils ou une fille, tu n’en as jamais eu.

Toutefois, tu connaissais la souffrance et la culpabilité causée par la perte de feu ton amant, Kyle – il avait été renversé par une voiture, alors que c’était toi qu’on visait. Le chauffard avait pris la fuite, ensuite, et tu n’as pu mettre la main sur lui que des années plus tard. Tu étais jeune et tu avais été très cruelle avec cette vermine, surtout que tu l’avais attrapé en flagrant délit : il avait agressé une pauvre sdf, la laissant pour morte, et c’est l’enfant de cette femme qui t’avait demandé à l’aide. Tu ne regrettais pas de l’avoir torturé et fait souffrir, lentement et longuement. À cette simple pensée, le souvenir de l’accident te revint en tête, suivi de celui où tu broyais les os du criminel, lui tordant les bras, brisant les doigts et lui déboîtant maintes articulations avant de lui tordre le cou et le suspendre à un lampadaire d’Amusement Miles – complètement vidé de son sang, afin qu’il serve d’exemple à ceux qui voudraient emprunter la même voie que lui.

Cela ne t’avait pas fait sentir mieux, pas le moins du monde.
Tu n’avais pas non plus récupéré ton bien-aimé, ni rendu ses jambes à la mère de cet enfant, mais tu lui avais fait payer ses crimes et avais sauvé la vie d’autres personnes en prenant la sienne. Ta violence n’avait pas été une simple pulsion vindicative, non : à l’époque, tu étais plus faible et maladroite, il avait essayé de te tuer et s’était raté. Malheureusement, tu avais faim et tu l’en voulais énormément… une chose en suivit l’autre.  N’ayant qu’une courte absence mentale, pendant laquelle tes iris prirent une teinte jonglant entre le gris et le bleu glacé, tu reportas aussitôt ton attention sur la clientèle qui te réclamait – secouant légèrement la tête pour chasser ces pensées.

Mlle. Die Rosenberg. Pourriez-vous nous apporter deux cafés, un macchiato et un latte de plus, s’il vous plaît ? demanda une vieille femme, assise non loin de l’entrée du salon. Elle n’osait pas trop vous interrompre, mais, voyant que tu étais pensive, elle avait fini par t’interpeller.

Ah et, avez-vous encore ces délicieux bavarois à l’ananas de l’autre jour ? demanda celui qui semblait être son mari – beaucoup plus âgé qu’elle, mais gourmand.

Peter, tu sais que tu ne dois pas te gaver de gâteaux. Tu n’es plus un enfant... Le sucre n’est pas bon pour toi.
Bof… pour le temps qui me reste à vivre, je veux en profiter, Marge !

Tu ne pus t’empêcher de glousser, regardant le couple se chamailler. Afin de pouvoir t’occuper convenablement de la docteure et du vieux couple, tu as contourné le comptoir.

Ne dites pas cela, M. Hopper. Vous allez vivre encore longtemps et, même si vous n’avez pas de problèmes avec les douceurs, vous n’êtes pas raisonnable quand vous en consommez. intervins-tu, élargissant ton sourire afin de couvrir la tristesse qui faisait luire ton regard, désormais. Tu les connaissais bien, ces deux septuagénaires, c’étaient des clients habitués. Je crois qu’il y en a encore dans la chambre froide. Je vais vous en apporter un, avec les cafés. Et vous, Mme. Hopper : désirez-vous autre chose ?

Ton aînée déclina poliment ta proposition : elle avait encore des biscuits sur la table.
Tu fis à nouveau face à l’endeuillée, t’excusant d’un petit signe de tête.

Veuillez m’excuser, madame. Nous servons plusieurs sortes de thés alcoolisés, mais les plus forts demeurent le Thé américain, l’Irlandais ou le Green Russian. Le premier est du thé noir avec du lait, de la cannelle, un zeste de citron, une nuance de café infusé et une dose variable de liqueur 43. Le deuxième est du thé noir, aussi, avec du lait concentré ou de la crème, du whisky vieilli. En ce qui concerne le dernier, c’est du thé vert, avec de la vodka et un zeste d’orange amère. fis-tu, fouillant rapidement dans ta mémoire pour savoir quelles boissons et variétés que tu avais à lui proposer. Tu marquas une courte pause, songeant à d’autres cocktails froids à base de thés et spiritueuses, mais la plupart ne convenaient pas à la saison. Je peux également vous concocter quelque chose selon vos préférences.

Cela te rappela que tu devais refaire tes stocks, il ne restait plus beaucoup de certains.
Au moins, le prix du thé semblait s’être stabilisé un peu.
Il n’avait cessé d’augmenter depuis des années…

D’ailleurs, désirez-vous accompagner votre boisson avec quelque douceur ? En attendant votre commande, veuillez vous installer où vous voudrez. terminas-tu, la regardant à nouveau dans les yeux, tout en l’invitant à prendre place où elle préférerait – d’un geste de main. Même si elle n’avait pas trop envie de parler, il fallait bien qu’elle t’adresse ne serait-ce que quelques mots ou, à défaut, qu’elle te fasse signe.



Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Jeu 26 Avr - 1:36, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Mer 25 Avr - 18:51

Cette jeune femme ne me répondit pas sur le coup et son regard sembla étrangement ailleurs. Mon esprit clinique se mit en ébullition : absence ? Crise d’épilepsie sans tonico-clonie ? Je gardais un œil sur elle un moment. Ensuite la voix de ses deux personnes âgées assises ensemble. Non mais ils ne pouvaient pas attendre qu’elle ait au minimum répondu à ma demande ? Mais nonnnnn ce genre de personne se croit au dessus des autres à cause de leur âge. Je pousse un long soupir. En prime la vieille fait la morale à son mari en public. Une vraie mégère celle-là. Je me frotte les sourcils. Tiens la femme aux cheveux blancs se met à parler. J’ai vu son sourire légèrement changé lorsque j’ai parlé. Je rends toujours les autres mal à l’aise ce n’est pas nouveau.

Je l’écoute me proposer des thés alcoolisés sans vraiment l’écouter. Mon regard est perdu dans les fleurs et je m’habitue à l’odeur de l’endroit. Les chandelles ont quelque chose de rassurantes malgré tout. L’envie de vomir devant autant de chaleur humaine s’estompe tranquillement. Le bonheur et l’amour s’est rendu que j’en suis dégouté. La gentillesse ne sert à rien. Elle n’a pas sauvé ma fille… Mon égoïsme l’a tué en voulant aller à cette réunion.

Un thé américain fera parfaitement l’affaire avec cette température

Dehors il faisait un froid de canard et je n’avais mis qu’un manteau de printemps sans grande doublure par-dessus ma chemise presque transparente. Après tout le froid engourdissait mon esprit autant que l’alcool ou la marijuana. Plus j’étais engourdie, mieux je me sentais. Le seul moyen de me sentir encore en contrôle c’était le boulot. Je serais resté de garde 24/7 si je pouvais, mais mon corps réclamait un repos que je ne lui donnais pas vraiment. Elle me proposa quelque chose à manger. Pas bête j’ai avalé une boîte de M & M du dîner et je n’ai pas déjeuné.

Amenez moi un truc à manger, je me fiche pas mal de se que c’est.  Je vous laisse choisir


Aller, prend la décision moi j’en ai pas envie du tout. Je m’assois à une table dans un coin plus sombre et je retire mon manteau que je balance avec nonchalance sur la chaise à côté de moi. Je m’assois et je fixe le vide en attente de mon breuvage et de cette nourriture mystère. J’ai des flashs de ma césarienne  d’urgence et ma cicatrice semble me faire mal malgré les deux années qui a passé. En 2 ans : il s’en est passé des choses. J’ai tout perdu, ma famille et vie.  Encore un flash quand j’ai vu le corps inanimé de cette petite fille bien dodue dans des couvertures. On aurait presque dit qu’elle respirait tellement elle était belle. Elle avait le teint si blanc … Normal j’avais fais un décollement placentaire massif et elle s’était exsanguiné dans mon propre utérus. Je me revois toucher ses petites mains et la prendre dans mes bras sans rien dire. J’étais seule. Mon ex-mari n’avait jamais voulu la voir et encore moins la prendre. Je n’ai pas lâché durant des heures berçant se petit être innocent comme si il était vivant.  Je penche la tête et je vois mes bras. Ils sont vides. Tout comme mon âme.
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Jeu 26 Avr - 1:24





A winter sonata : the broken queen and the nightingale.


L’intervention des Hopper semblait avoir agacé ta cadette. Tu le sentis et, pourtant, tu ne fis aucun commentaire – à quoi bon ? De plus, l’endeuillée ne semblait pas plus attentive que ça à ce que tu lui disais, contemplant les fleurs présentes un peu partout dans la boutique. S’il avait fait beau ou s’il avait plu, tu en aurais sorti devant la porte et/ou dans le jardin – ça leur plaisir énormément et les rendait encore plus belles. L’eau de la pluie, bien que porteuse de maints agents polluants, faisait un grand bien à la flore puisqu’elle était également riche en nutriments.

Quoi qu’il en soit, la femme qui se tenait devant toi était dépourvue d’espoir.
Quelque chose te disait qu’elle devait être le genre de personne à se consacrer entièrement à son travail afin d’occuper son esprit. Ce n’est pas uniquement en l’analysant que tu pouvais l’en déduire, mais parce que tu étais un peu de la sorte : pourquoi chercherais-tu donc à remplir ainsi tes journées et tes nuits ? Travailler et avoir occupations nous aidait à passer le temps sans trop broyer du noir. Tu avais beau avoir l'air d'être quelqu’un d’enjoué, d’accueillant et de doux, tu étais quelqu’un de distant et d’assez réservé… Tu étais hantée par une profonde mélancolie et, lorsque ce masque que l’on désignerait comme étant ton sourire se fissurait ou tomait, on pouvait entrevoir qui tu étais, réellement. Comment pouvais-tu, malgré tout, continuer à sourire, répandre la bonne humeur et l’espérance ?

Indéniablement, sous ce malheur qui enfonçait ses épaules, elle devait être une personne aimante et attentionnée, quelqu’un de protecteur et qui aurait fait une excellente mère. Quelqu’un qui aurait été prêt à tout pour son enfant, mais, désormais, c’était également quelqu’un qui évitait autrui et qui se détestait. Pourquoi s’en voulait-elle à ce point ? Qu’a-t-il bien pu se passer pour qu’elle éprouve une telle culpabilité ? D’une certaine façon, tu te sentais relativement proche de cette inconnue et tu ne souhaitais pas l’importuner – même si ta volonté de l’aider était sincère. Ainsi, tu acquiesças pour lui faire savoir que tu avais entendu sa commande et, aussitôt, tu t’éclipsas pour aller la préparer – lui laissant le temps de s’installer. Puisqu’elle t’avait donné carte blanche en ce qui concernait la douceur d’accompagnement, tu avais déjà une petite idée. Tu allais lui apporter quelques cannelés et des petites tartes au citron meringué puisque tous les deux allaient à merveilles avec le thé américain – et ils ne faisaient qu’une ou deux bouchées, à vrai dire. Par ailleurs, puisqu’elle voulait que son thé soit corsé, tu allais lui mette une bonne dose de liqueur 43. Elle était très légère, en apparences, avec un goût qui lui était caractéristique et, pourtant, c’était une boisson relativement forte : elle avait entre 31º et 42º, dépendant de l’âge de la bouteille – comparable à la vodka ou le whisky basiques.

Tu ne pris que quelques minutes à tout préparer, puisque tu avais rapidement préparé le plateau pendant que les boissons chauffaient et/ou infusaient à point. Ainsi, une fois que les commandes furent complètes, tu retournas dans la boutique. Puisque tu devais passer devant quelques fenêtres, d’autres portes et que tu avais profité pour aller chercher le bouquet aussi, lorsque tu vins servir tes clients, tu avais toujours la capuche sur la tête.

Après avoir servi les Hopper et débarrassé la table d’un autre client, tu allas rejoindre la jeune docteure, posant soigneusement son thé et ses petits fours devant elle. Le jeu de porcelaine que tu lui avais apporté était noir avec des bordures argentées, mais discrètes, tout comme les deux oiseaux en vol qui l’ornaient. L'anse était en forme de S, permettant ainsi de poser la cuillère au bout lorsqu’on n’en a plus besoin, plutôt que tâcher la soucoupe ou la laisser traîner. Tu appréciais cette variété de thé noir, le darjeeling. Il était parfait pour infuser dans le lait et il se mariait à merveilles avec les autres ingrédients, y compris la liqueur. On pouvait sentir à la fois son goût et celui de la boisson alcoolisé – lui donnant des touches florales et citriques très subtiles.

Navrée de vous avoir fait attendre, mademoiselle. soufflas-tu, posant, en dernier, le bourgeon blanc entouré de feuilles de plusieurs sortes. Tu marquas une courte pause avant d’esquisser un petit sourire, compatissant. Tu repris, alors : J’espère que ce sera à votre goût et, si vous désirez quoi que ce soit d’autre, n’hésitez pas à m’en faire part.

Même si ce n’était que de la verdure, tu avais joué avec les sens des plantes, les formes et leurs nuances, voulant transmettent un message à la jeune femme – à ton tour : elle repose en paix, ayez foi et soyez courageuse.

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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Jeu 26 Avr - 2:31

Je relève mes yeux qui fixaient mes bras. Je regarde la propriétaire sortir de se qui devait être la cuisine. Elle servit le couple de vieux en premier, se qui était absolument logique. Je regarde par les rideaux et les fleurs de cerisiers sur les murs. Ma main caresse le bois de la table en attendant. J’aurais envie de la détruire et de la pulvériser, la balancer à l’autre bout de la pièce, mais ce ne serait pas très courtois de ma part. Je pense aux nombres de verres que j’ai bu aujourd’hui … 5-6 ? à moins que ça ne soit 10-11 ? Aucune importance. Les joints j’en ai pris combien … 2 ou 3 … je vais devoir demander à mon pusher de m’en ramener d’autre.  Elle s’avança vers moi avec toujours son capuchon sur la tête. C’est quoi elle avait eu un problème de coiffure. On est à l’intérieur enlève ce truc! Bordel ça m’irrite. Elle dépose un kit à thé délicat devant moi.  Je regarde les couleurs : noir avec des bordures argentées. Des tasses de deuil ou quoi ? Je suis si prévisible que ça.  Elle s’excuse pour l’attente. Je m’en fiche pas mal en fait de l’attente. Je regarde la nourriture, des trucs sucrés. Je mange jamais ça moi, généralement je me contente de bouffe sous vide comme des sandwiches de distributrice. C’est trop raffiné. Ça me rappelle ces putains de congrès de merde où je suis obligé d’aller. Enfin bref, je ne vais pas lui dire que ça bouffe me rappelle les congrès de riche qui se la pète.  

Elle dépose la fleur et entourée de verdure sur la table devant moi. Je fixe le bouquet s’en rien dire. Il est parfait … absolument parfait. Les plantes semblaient protéger la fleur avec délicatesse. Les larmes me montèrent aux yeux, je ravalai mon chagrin comme une énorme boule qui passait mal dans ma gorge.

Merci ça devrait aller …

Je prends la tasse de thé et la porte à mes lèvres. Je trempe mes lèvres dans le liquide chaud et fumant. Le goût de l’alcool m’apaise et calme mes émotions. Le thé est fort et c’est parfait comme ça. Je laisse le liquide me bruler l’œsophage. Ouf avec un truc chaud il me semble que ce thé me fait plus de bien que toute la merde que j’ai pus boire aujourd’hui. Je fixe le bouquet et penche la tête sur le côté. Mon champ de vision diminue et devient très étroit. Je bois de façon mécanique.  Une larme coule sur ma joue sans que je m’en rende compte. J’essai de contrôler le sanglot qui veut sortir de mon corps.

//flash back//

Soudain je ne comprends plus rien. Je suis dans un lit d’hôpital et j’ouvre les yeux.  Je vois James assit la tête dans les mains, il pleure

-James …

Il lève la tête et me regarde. Il pleure vraiment se n’est pas une illusion. Je regarde mon bras, une perfusion de NS coule avec un culot sanguin. Je ne comprends pas. On était en route pour  une conférence sur des techniques opératoires. Il fessait un temps de merde dehors. Ah oui un impact. Je regarde mon ventre, il a disparut. Je me mets à hurler en m’assoyant, je comprends.  Ma fille est morte. J’ai tué mon bébé. La douleur de ma plaie chirurgicale est intense. Je ne suis pas censé m’assoir comme ça, mais je hurle mon désespoir dans cette chambre blanche.

- JE VEUX MA FILLE, JE VEUX VOIR MA FILLE

James s’est approché de moi et tente de me calmer. Non mon grand t’as rien compris je veux mon bébé! Maintenant ! Tout de suite ! Il sonne l’infirmière qui arrive et me voit dans cet état. Elle tente de me calmer, mais je suis inconsolable. Je veux le corps ma fille. Je répète les mêmes phrases sans arrêt. James me regarde il est furax, son regard est remplie de colère.

-FICHE LE CAMP DE MA CHAMBRE

Ma remarque était cinglante et violente. Il sort sans rien dire. Je pleure dans les bras de cette infirmière. Je sens chaque millimètre, chaque gramme de mon être se briser. L’infirmière dit quelque chose a une autre. Après une quinzaine de minutes, un berceau est amené dans ma chambre. J’insiste pour me lever. La douleur de ma plaie est intense, mais je m’en fiche. Je m’avance vers le berceau et me penche au dessus. Elle est pâle et ressemble à un ange. Elle est dans un châle fait main avec un bonnet blanc. J’ouvre le châle pour mieux la voir cette petite fille. Je regarde son corps et le touche. Froid, glacial. Ça n’aurait jamais dût arriver. Je caresse la joue délicate de se bébé. Un flot de larme coule sur mes joues.

-Emmy …

Je la prends dans mes bras et je m’assois dans le fauteuil berçant tout proche. J’enlève le bonnet  doucement et caresse ses cheveux bruns foncés comme les miens. Elle a des cheveux magnifique et plutôt long. Je lui chante une berceuse. Je reste ainsi des heures. Je touche ses mains, ses doigts. Les embrasses. Elle est si belle. Je n’aurais pas dût. On me prend ma fille des bras et on l’amène. Je le regarde partir, tout comme mon âme. James n’est pas venu me voir dans les jours qui ont suivis et comme je n’ai pas de famille, aucune visite. Mes collègues n’osent pas entrer dans ma chambre. Je sors de l’hôpital le jour où je mets en terre ma fille.

-Je suis désolé

Des roses blanches partout. James tente de me toucher, je le repousse et quitte le cimetière. Je ne pleure pas. Pas une larme, j’ai suffisamment pleuré dans cette chambre d’hôpital. Il me reste quoi ? Rien … le néant. James ne cesse de dire qui si nous étions restés à la maison, cet événement ne serait jamais arrivé. Il a raison. Après avoir quitté le cimetière, je me présente direct au boulot. Mes collègues sont surpris de me voir. Je suis glaciale, moi qui étais le sourire du département c’Est fini. Je ne veux plus rien ressentir. Je me regarde dans le miroir accroché dans mon casier. Je le brise d’un coup de poing violent. Je jette ensuite mon alliance dans la poubelle. On ne mit reprendra plus jamais.

// Retour réalité//

Je me suis assoupie? La tasse de thé est vide, et la nuit est complètement tombée dehors. Le couple semble partie. Merde il est quelle heure ?! Je regarde mon cellulaire, ma tête tourne, si je me lève je vais m’effondrer au sol ou vomir. Tiens j’ai mangé une des pâtisseries.  La fleur est toujours sur la table. Je n’en peux plus et les larmes sortent de corps comme une vague immense. J’éclate en sanglot. 2 ans de retenu qui se lâche d’un coup. Seigneur si je ne vomis pas se sera un miracle.
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Jeu 26 Avr - 15:39





A winter sonata : the broken queen and the nightingale.


C’était la première fois que tu percevais du mépris chez un client qui venait tout juste de découvrir tes petits gâteaux. Pourtant, tu n’en tins point rigueur, estimant qu’il était normal que cette femme réagisse de la sorte : elle avait perdu son enfant, se haïssait elle et la vie en elle-même. Tu aimerais pourvoir la soulager du poids de ces mauvais sentiments, la réconforter et lui changer les idées. Tu sentais qu’elle avait picolé pas mal avant de venir et qu’elle avait certainement fumé de l’herbe, également. Était-ce d’un quelconque réconfort ou était-ce uniquement pour se châtier, pour se détruire, elle qui s’en voulait ? Tu n’en savais rien, tu avais d’autres vices, d’autres moyens d’engourdir ton âme et d’occuper ton esprit… D’ailleurs, c’était triste de dire qu’en plus d’être altruiste, aider ton prochain, t’aidait, toi aussi. Rendre les heureux te permettait de goûter à un semblant de bonheur. Tu t’en fichais des remerciements ou de la reconnaissance, tu ne faisais pas ce que tu faisais pour cela : il te suffisait de voir le sourire de quelqu’un ou de ressentir ce que ce que le concerné ressentait.

Comme n’importe qui, vous aviez besoin d’amour – toutes les deux. Même si vous faisiez de votre mieux pour ériger des murs invisibles autour de vous. Elle, par le biais de la froideur et toi, avec de la douceur. Certes, les deux moyens sont efficaces pour imposer des distances à notre entourage, mais tu estimais que le sourire était beaucoup mieux et plus difficile à arborer.

Quand on nous voit mal en point, on dévoile notre faiblesse et les gens, en plus de se poser des questions, tentent de profiter de nous. Nonobstant, lorsqu’on nous voit avec un grand sourire et qu’on enfoui le malheur dans les tréfonds de notre être, c’est différent : les gens n’y voient que du feu, on nous pense forts et enjoués – ils ne posent jamais de questions. N’est-ce pas mieux, lorsque l’on cherche la solitude ? C’est un paradoxal et subtil mensonge, un subterfuge fourbe et légitime, car le meilleur moyen de se protéger soi-même est de ne pas se dévoiler – ou, du moins, choisir à qui on le fait et à quel point.

Quoi qu’il en soit, ta cadette parut émue par ta composition florale : tu avais vu juste, c’était un enfant qui était mort et, en voyant le bouquet, le chagrin lui noua gorge. Tu en eus un léger pincement au cœur, sentant que les larmes lui montaient aux yeux. Difficilement, ravalant sa peine, elle te remercia et prit une gorgée du thé – lui, au moins, semblait être à son goût. De ce fait et, à contrecœur, tu t’éloignas d’elle afin de pouvoir laisser la vaisselle vide dans la cuisine et prendre le téléphone, qui sonna discrètement dans la boutique – tes employés n’allaient pas pouvoir venir pour diverses raisons : tu allais devoir t’occuper du magasin toute seule, pour ce qui reste de journée.

L’état d’âme de la brune était contagieux et, si tu avais pu pleurer, tu l’aurais sans doutes fait – ce n’était pas l’envie qui manquait, mais la fontaine de ton cœur s’était jadis asséchée. Tu n’avais plus de larmes à verser, pour qui que ce soit, pas même pour ton humble personne. Silencieusement, tu t’assis derrière le comptoir, posant ta tête contre le mur tout en tournant le dos au coin salon. Là où personne ne semblait apercevoir ton visage, ton sourire sempiternel faiblit et finit par s’effacer, lentement, ne laissant qu’un faciès quasi-inexpressif et au regard aussi mélancolique que nostalgique.

Les yeux perdus dans le vague, inerte, ton esprit avait décidé de t’emporter à nouveau dans le passé. Cette fois-ci, ce n’était pas pour te transporter vers des sinistres chapitres de ton histoire, mais vers des jours meilleurs. Des jours où tu appréciais chaque instant de ton quotidien et où tu priais pour que le temps s’arrête afin de pouvoir revivre chacun de ces souvenirs – inlassablement : le sourire de Kyle, ses caresses, son regard et sa voix… Le moindre de ses gestes étaient encore vifs dans ta mémoire, tu le revoyais en train de retirer son chapeau et de coincer une cigarette entre ses lèvres.

Tu revoyais tout au ralenti, muet et lointain…
Doucement, fermas tes paupières et pinças tes lèvres et baissas la tête : il te manquait. Ta notion du temps était différente de celle des humains et, pourtant, chaque seconde qui s'écoulait sans feu ton amant semblait une éternité. Peu à peu, tous les clients quittèrent l’établissement, payant au comptoir – raison pour laquelle tu te fis violence de retrouver ton sourire, même si tu ne te sentais pas bien pour autant. Encore est-il, alors que l’heure de fermeture arrivait, tu vis la docteure affalée sur ta table – elle n’avait pas mangé beaucoup, mais elle avait bu son thé. Ton regard s’attarda sur les larmes qui avaient sillonné ses joues, tu t’en approchas et, d’un toucher fantomatique, tu les essuyas. Cependant, au moment même où tu effleuras son visage, tu créas une connexion avec elle et les images qui la hantaient… Même si tu portais des gants, la mort de sa fille était un souvenir puissant : ça avait détruit son quotidien, son couple et tout ce qu’elle avait construit jusqu’à l’époque.

Difficilement, tu rompis la connexion et allas t’asseoir sur le banc du piano – à cet instant, elle sembla émerger. Il y avait une bonne distance entre vous, ce qui diminuait l’influence de ton don, même si la connexion amplifiait le flux d’émotions. La nuit était enfin tombée, alors, tu retiras ta cape et la posas à côté de toi, roulée en boule. Tu étais restée là, à l’observer, en silence. Malgré ton physique, tu savais être très discrète, telle une ombre… Tu la vis regarder autour d’elle avant de dénicher son portable pour vérifier l’heure. Tu la sens craquer, mais tu sais que lui parler ne serait pas utile. Cette femme pourrait se braquer et, pleurer pouvait légèrement la soulager – surtout qu’elle devait être comme toi : le genre de femme qui encaissait tout pour ensuite le cacher, en elle, aussi profondément que possible.

Pour cette raison, tu décidas de jouer quelque chose pour elle. Non pas pour lui faire remarquer que tu étais là, non, mais pour la réconforter. Tu usas de ton don afin que la musique véhicule de l’espoir, une certaine sérénité et de la tendresse, malgré les nuances de tristesse et solitude que tu transmettais involontairement : c’était ce que tu éprouvais, tu n’y pouvais rien.



Ce n’était pas un morceau très long, mais c’était une de tes compositions personnelles – une lamentation. À la fin, tu glissas tes doigts sur les touches, laissant les dernières notes mourir dans un écho. Ce ne fut qu’à cet instant-là que tu brisas ton silence, posant une de tes mains sur ta cuisse :

Votre blessure est encore récente et je ne peux que compatir, Mlle. Williams. soufflas-tu, effleurant du bout des doigts le couvercle du piano – tu semblais pensive et, malgré l’infime sourire qui fendait tes lèvres, tu étais on ne peut plus sérieuse. Je ne suis rien ni personne pour vous suggérer comment vivre votre vie, mais sachez que la petite Emmy serait malheureuse d’assister à votre destruction, si son âme était restée parmi nous. Les morts souffrent nos pleurs et plus qu’ils ne nous soulagent...

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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Jeu 26 Avr - 16:14

Je n’avais pas vraiment remarqué la musique. Quand je l’entendis, je me sentie bercer, comme par une caresse que je n’avais pas eu depuis longtemps. La tête me tournait toujours et les nausées ne disparaîtraient probablement que lorsque j’aurais vomit tout mon désespoir et l’alcool que j’avais ingéré. J’entendis la voix mélodieuse de cette femme qui avait enlevé sa cape. Elle était pratiquement comme un fantôme avec ses longs cheveux blancs. Seigneur, l’entretient pour avoir une telle chevelure devait être atroce ! Moi qui parfois oubliait de me laver durant des jours tellement je picolais ou travaillais. Elle dit mon nom… comment le savait-elle ? Je ne l’avais pas mentionné et j’étais en ville depuis seulement quelques temps.  

Je ne répondis rien trop occupé à observer cette femme si étrange. Elle mentionna le nom de ma fille se qui ne fit qu’augmenter mes pleurs. Pardon ? Elle avait bien dit Emmy ? La seule personne qui savait son nom c’était James. Ce gros connard qui ne valait rien. Même moi je ne disais jamais le nom de ma défunte fille car la douleur était trop vite. Une médium ? Voyons  Sarah … soit rationnelle un peu, ce doit encore être les vapeurs de l’alcool. Les médiums sont des charlatans, aucun d’eux n’avait pus dire le nom de ta fille et elle … comme ça, sans aucun préavis te sort son prénom dans une douceur.

Elle mentionna ma destruction. Oui c’était le bon terme, je me détruisais à grand coup de hache invisible. Une forme de suicide doux et lent pour bien ressentir ma souffrance. J’avais penser mourir à de nombreuses fois, mais j’aimais trop mon boulot pour en finir. J’Adorais ressentir cette haute dose d’adrénaline devant un corps quasi mort que je stabilisais et ramenait à la vie d’une certaine façon. Les massages cardiaques internes en ouvrant la cage thoracique pour masser le cœur manuellement. C’était de me prendre pour Dieu d’une certaine façon. J’avais le pouvoir de ramener les gens à un état de vie stable avec mes compétences.

L’inconnue aux cheveux blancs avait sans doute raison. Emmy aurait détesté me voir me détruire ainsi, mais c’était désormais ma mission lorsque j’étais chez moi. L’hôpital me maintenait en vie d’une certaine façon.  Elle mentionna que ma fille souffrait de mes pleurs. Heureusement que je ne pleurais pas chaque jour. Mes sanglots se calmèrent un peu. J’essuyais mon visage avec main d’une manière molle. Je défis mon chignon lâche. Mes cheveux étaient sales avec des nœuds intenses. Je devrais partir, elle avait probablement eu la patience d’attendre que je me sois réveillée pour fermer. Mais, je n’osais pas me lever.  Je sortis un billet de 100$ que je balançais sur la table mollement. C’était plus qu’amplement suffisant et je m’en fichais.  Je levai les yeux vers cette femme.

Je ne vous ai jamais mentionné mon nom et encore moins le nom de ma fille. Vous êtes qui au juste ? …


Ma remarque avait sortie de manière plus cinglante et violente que je ne l’aurais voulu. Foutue habitude de merde, cette femme avait été généreuse de sa personne et moi je l’envoyais balader avec mon attitude de merde.

Je suis désolée … Je vous ai fais attendre suffisamment je crois que je vais retourner chez moi

J’essayais de me lever de ma chaise, mauvaise idée la tête se mit à me tourner. Je pris une profonde inspiration. Seigneur aujourd’hui j’avais définitivement abusé des mélanges. Je n’ai pas envie de salir son beau plancher. Qu’est-ce qui m’avait pris de rentrer dans cette boutique luxueuse et chaleureuse ?
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Ven 27 Avr - 14:23





A winter sonata : the broken queen and the nightingale.


La musique semblait avoir brièvement réconforté ta cliente, mais l’alcool faisait toujours des siennes et tu sentais que son envie de vomir s’accentuait progressivement. Encore est-il, le calme que tu voulus lui insuffler ne dura que peu de temps, puisqu’elle passa de la surprise aux pleurs quand tu mentionnas sa fille – tu t’en voulus, sur le coup, mais tu souhaitais quand même lui faire comprendre ta vision des choses. Tu avais aussi fait souffrir feu ton amant, dont l’âme demeura à tes côtés plus d’un an avant qu’il ne puisse traverser de l’autre-côté. Pourquoi ? Tu étais trop malheureuse, tu n’étais plus que l’ombre de toi-même, tu culpabilisais et te mettais en danger, tu broyais du noir et avais même réduit ta consommation de sang. Sa dernière volonté fut de pouvoir trouver quelqu’un à qui te confier et ce fut à ton cousin et à Glenda qu’il te confia – même si cette dernière te quitta peu après.

Peut-être que l’âme de l’enfant n’était pas restée longtemps, mais aurait pu être enchaînée à ce monde si elle avait vu sa mère découvrir son petit corps, inerte, et surtout l’état dans lequel elle est, depuis. Quoi qu’il en soit, elle n’osa prononcer un seul mot ; elle était trop occupée à t’observer, à essayer de te cerner. Heureusement, les sanglots de ta cadette se calmèrent légèrement et, d’un geste nonchalant, elle essuya son visage et détacha ses cheveux. La trentenaire n’était pas en état de partir, tes principes te défendaient de l’abandonner ainsi.

Tu sentais le besoin de l’aider, mais…
Voudra-t-elle de ton aide ?

Tes prunelles se posèrent un court instant sur le billet qu’on avait jeté sur la table avant de reporter ton attention sur ta cliente. Tu ne voulais pas son argent, tu allais le lui retourner plus tard : cette fois-ci, tu l’invitais – elle le méritait bien. Lorsqu’elle leva ses propres yeux vers toi et qu’elle parla, ce fut pour te lancer une remarque cinglante et brusque. Toutefois, tu savais qu’elle ne souhaitait pas être aussi violente et, de toutes façons, tu ne l’en voulais point – ton sourire ne sut s’effacer. La brune ne tarda pas à s’excuser et à songer à partir, mais comme prévu, tu n’allais pas la laisser faire – pas directement, du moins.

Je m’appelle Amerlyllian Alice Deliverance Die Rosenberg, mais appelez-moi Alice, Lys, Ame ou Amy, tout simplement – vous avez l’embarras du choix. Je suis la propriétaire de cet établissement et c’est tout ce qu’il faut savoir, pour l’instant. lui répondis-tu, finalement, même si sa question sembla presque rhétorique. Accessoirement, veuillez récupérer votre billet et ne vous souciez point de la note : c’est la maison qui régale.

Suite à cette demande, tu te redressas et t’approchas d’une des portes qui séparait la partie commerce du reste du bâtiment – tu la fis coulisser et regardas ta cadette. Chacun de tes gestes était silencieux, léger et mesuré – seuls quelques froufroutements produits par tes habits se faisaient entendre. La boutique était déjà fermée, tu avais juste à t’occuper de cette femme. Ainsi, tu l’invitas d’un petit geste de main à traverser la porte qui menait à l’arrière-boutique.

Venez, Mlle. Williams. Les toilettes sont à droite, si vous voulez rafraîchir un peu. Il y a des pictogrammes sur la porte, ce ne sera pas difficile à trouver, mais je peux vous guider, si vous n’êtes pas très sûre de vous-même. continuas-tu, n’ayant nul besoin de lui dire explicitement que tu avais compris qu’elle avait des vertiges et envie de vomir. Je m’en voudrais de vous laisser partir dans cet état et, si vous le désirez, je vous servirais une autre boisson chaude. Cette fois-ci, sans spiritueuses, car l'alcool abîme considérablement l'organisme des humains - parmi tant d'autres créatures. ajoutas-tu, marquant une courte pause avant de poursuivre, plongeant ton regard dans celui de la docteure : Prenez votre temps et, quand vous irez mieux, je répondrais à vos questions – si vous décidez de m’en poser, bien entendu.

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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Ven 27 Avr - 21:48

Je perçue la voix de cette femme comme une vague douce et aimante.  Je ne sais pas pourquoi je me sentais légèrement mieux en sa présence. Elle me dit son nom, mais j’oubliais tout se qui venait après Alice. Je pouvais l’appeler comme je voulais qu’elle disait.  Elle serait donc Ame pour moi. Elle était effectivement la propriétaire de l’établissement. Mon instinct ne m’avait pas trompé sur ce point. J’étais suffisamment lucide pour avoir compris ça. Je la regardais encore, elle était si … enveloppante et si belle. Son allure provenant d’une époque, ses cheveux. J’avais envie de me loger dans ses bras de me laisser bercer par cette femme, qui avait en apparence l’air plus jeune que moi.

Elle refusa avec une délicatesse et un tact parfait mon argent. Elle était tout le contraire de moi qui était prompt et sarcastique dans chacune de mes réponses. Je la regardais se lever et faire tranquillement coulisser une des portes pour dévoiler une autre section. Bordel, cette bâtisse avait des secrets visiblement.  Ses gestes étaient vaporeux et absolument parfait. Elle me faisait penser à moi lorsque j’étais en train de manier un scalpel. Mais elle, c’était toute son être qui était comme ça. Je commençais à m’attendrir, ce qui n’était pas arrivé depuis 2 ans.  Elle me mentionna les toilettes et leur emplacement. Avait-elle deviné mes vertiges et mes nausées ? Elle avait bien deviné le reste, c’était logique qu’elle sache pour ça aussi. Je fis non de la tête quand elle me proposa de me guider vers les toilettes. J’avais encore une certaine fierté dans ma personne.  

Je commençais à me lever tranquillement, prenant une inspiration longue suite à ce premier mouvement. Le premier était toujours le pire quand on avait trop picolé. Je me dirigeais vers les toilettes en écoutant se qu’elle disait. Elle refusait de me laisser partir dans cet état. Elle devait se douter que je me serais sans doute perdue n’ayant aucune idée de l’endroit où je me trouvais dans la ville. Elle me proposait même un autre thé, cette fois sans alcool. Elle était vraiment gentille cette Ame.  Je lui fis simplement un signe de tête comme toute réponse.  Je me rendis dans les toilettes et pris soins de fermer la porte derrière moi en la laissant débarrer. Les murs bougeaient sans arrêt. Je m’appuyais sur le lavabo et regardais le sol. Mauvaise idée c’était pire. Je regardais alors mon reflet dans le miroir. Seigneur ! Mes cheveux étaient en batailles et j’avais le teint vert. Une première nausée me pris. Les larmes me montèrent aux yeux. J’étais si vide. Je me sentais si pitoyable d’être la personne que j’étais. L’envie de casser le miroir me prit, mais je retiens mon geste. Une seconde nausée me pris et je lâchais le lavabo pour m’accroupir devant cette toilette aussi impeccable que le reste de la boutique. La troisième nausée fut celle où tout mon désespoir et l’alcool du jour sortirent.  Ce premier vomissement me fit pleurer de honte et de désespoir. Je vomis quelques fois de suite. Combien exactement je l’ignore, j’ai perdu le compte. J’appuyais simplement mon front contre le couvercle de cette toilette. M’agrippant à elle comme on s’agrippe après un rocher dans une tempête.

La tête me tournait beaucoup moins et je me sentais reprendre mes esprits. Pauvre femme qui avait sans doute entendu tout mon désespoir sortir. Ce ne devait pas être joli comme son. Je me relevais doucement et rinçait ma bouche avec de l’eau. Le goût des mélanges est toujours atroce quand il ressort. C’était mieux à l’entré. Je passais de l’eau froide dans mon visage en prenant une grande inspiration. Bon, je devais maintenant trouver le courage de sortir de cette toilette.  Je pris une grande inspiration et je sortie de la petite pièce pour retourner dans la boutique retrouvé Ame. Quand je la vis je lui fis un simple sourire plutôt timide et je regardais le sol.

Je crois que je vais prendre le thé que vous m'avez proposé Ame , ce n'est pas une mauvaise idée ... je suis désolée

Je n’étais plus ivre, mais pas suffisamment à jeun pour retourner chez moi non plus. Mes excuses étaient sincères et ressentie se qui était rare. J'avais tellement honte de ma bêtise en public. J'aurais dut rester chez moi.
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Sam 28 Avr - 16:04





A winter sonata : the broken queen and the nightingale.


Le besoin de tendresse qu’éprouvait cette femme ne te laissa pas indifférente, bien que tu décidas de ne point agir, sur le coup. Elle avait besoin de se rafraîchir, d’évacuer une bonne partie de l’alcool qui intoxiquait son organisme. Puisqu’elle te signifia ne pas avoir besoin d’aide pour trouver les toilettes, tu la laissas faire, la suivant du regard afin de t’assurer qu’elle ne tombait pas et ne se trompait pas de porte. Elle n’avait pas répondu explicitement à ta proposition, mais tu savais que son hochement de tête voulait dire qu’elle l’acceptait.

C’était un bâtiment plutôt grand et ce n’était qu’un des deux qui trônaient sur ta propriété, totalement entourée de hauts murs. Tu n’avais pas vraiment de soucis avec les cambrioleurs, on n’essayait pas de te voler, en général. Tu avais beaucoup d’animaux qui faisaient office de gardiens, sans compter que tu ne dormais pas, la nuit.

Tes plantes et tes animaux faisaient partie de ta famille. 
C’étaient tes enfants ou tes frères et sœurs, tes confidents et tes amis. Ils n’ont jamais été des simples animaux de compagnie, ils étaient tous irremplaçables. À leur façon, ceux qui avaient les moyens, protégeaient jalousement votre petit fragment de paradis et ses résidents. Seth, ton crocodile, avait beau être imposant, il savait se montrer docile. Il était bien moins dangereux que ta chère Makka qui, malgré tes demandes, tentait toujours d’intimider ou attaquer les visiteurs de sexe masculin : elle ne les appréciait pas, au même titre que Marcelino. Ce dernier était misandre et androphobe, mais… contrairement à Makka, il préférait s’enfermer dans son terrarium quand tu avais une visite masculine. C’étaient des animaux bien plus petits que le reptile des égouts, mais ils possédaient tous deux un puissant venin qu’ils n’hésitaient pas à user sur autrui quand tu avais le dos tourné.

Une chance que tu avais un don pour canaliser la faune et… les autres créatures en usant de l’empathie. Mine de rien, le simple fait de neutraliser les émotions négatives et les pulsions agressives en insufflant le calme et la joie ou, à défaut, la peur ou la douleur, te semblait être un pouvoir plus… important, car pacifiste. Quelque chose qui effrayait maintes personnes, plus que ta nature ou tes maîtrises psychiques. Tu ne contrôlais pas leur esprit comme l’auraient fait tes congénères – tu les influençais, nuance. Nombreux étaient ceux qui croyaient encore que la violence était nécessaire ou qu’il n’y avait que les Forces de l’Ordre et les Justiciers qui pouvaient éventuellement faire quelque chose pour cette sombre ville, mais… ce n’était pas le cas. Un simple citoyen pouvait changer les choses, les faire tourner dans une autre sens et montrer la voie à d’autres personnes susceptibles de comprendre cela.

Quoi qu’il en soit, Seth évitait les conflits, lui.
C’était animal noble et intelligent, mais imprévisible.

Alors que tu nettoyais le salon de thé et débarrassais la table de la brunette, tu songeas aux rares intrusions dont ta boutique fut victime – ils eurent lieu il y a maintes années de cela, avant que tu ne quittes Gotham. Le premier, ce fut un cambrioleur qui avait essayé d’entrer et, en voyant le crocodile dans le jardin, il en ressorti aussitôt. Il t’avait presque fait de la peine, mais tu ne pouvais pas t’empêcher de rire en y repensant. Le soir en question, tu avais entendu un bruit à l’extérieur et tu avais vu quelqu’un traîner sur l’un des murs qui entouraient le terrain. Tu n’as pas eu à faire quoi que ce soit pour qu’il prenne les jambes à son cou et, depuis, plus personne n’a retenté de sauter tes murs – sachant parfaitement à quoi s’attendre. Le second incident eut lieu peu de temps après et ce fut le seul cambriolage qui eut lieu dans ta boutique – ce qui relevait d’un grand exploit, au vu du quartier où vous vous trouviez, car Otisbourg était loin d’être un bon endroit et il gangrenait déjà, à l’époque...

* * * Flashback * * *Que se passa-t-il ?
Ce ne fut qu’un essai, les deux jeunes qui voulurent te braquer étaient désespérés, sans foyer, sans travail, endettés. L’un avait un enfant qu’il voulait protéger et l’autre, son père était à l’hôpital suite à un accident de voiture. À l’époque, ta boutique avait des horaires irréguliers à cause de tes soucis de santé, mais tu avais toujours beaucoup de clients, malgré tout – ce fut l’année de ton trépas.

Tu n’as jamais appelé le GCPD, tu ne leur as pas résisté.
Tu les as calmés, cependant.

Tu as parlé avec eux et tu leur as offert à manger.
Tu as réussi à les mettre en confiance et ils se sont confiés à toi.

Ce soir-là, tu fus seule face à deux jeunes hommes de ton âge, armés et désespérés, mais rien ne se passa. Tu n’avais pas autant d’argent qu’à présent, mais tu leur donnas une enveloppe avec une belle somme – ce que tu avais pu rassembler pendant qu’ils mangeaient à leur faim – et tu la leur as donnée, tout comme deux boîtes avec des gâteaux. Ils ne s’y attendaient pas, ils pensaient que c’était un piège ou que tu leur voulais quelque chose, que tu allais les dénoncer. Quand tu leur répondis, ils s’en voulurent d’avoir songé à te faire du mal ou à avoir tenté de te voler :

— Ce n’est pas beaucoup, mais cela vous laissera une petite marge. La vie n’est ni sera jamais simple, mais… quand nous sommes dans un bourbier, nous ne pouvons pas nous laisser engloutir. Je comprends, ce genre de situations : nous nous sentons impuissants, notamment lorsque ceux qui nous sont chers en souffrent. Je ne puis vous offrir que cela, mais.. revenez quand vous voudrez, je pourrais au moins vous proposer quelques douceurs et un petit travail pour vous dépanner. J’ai besoin d’aide avec la boutique, je ne puis plus m’en charger toute seule et ma colocataire ne peut pas m’aider tous les jours. Ce qui doit être sera alors, laissez du temps au temps.

Tu ne leur avais pas seulement donné un coup de pouce…
Tu leur avais redonné de l’Espoir.

Ils n’en croyaient pas leurs yeux ni leurs oreilles.
L’un d’entre eux craqua pendant que vous parliez et pleura comme un enfant. Vous aviez parlé un long moment avant qu’ils n’aillent retrouver leurs proches et leur faire part de cette rencontre pour le moins singulière. Par ailleurs, à l’époque et dès que tu fus en mesure de le faire, tu augmentas leur salaire et leurs familles respectives se portèrent très bien.

* * * Fin du flasback * * *
Aujourd’hui, l’un est mort et l’autre ne se souvient plus de toi – les affres de la vieillesse…
D'ailleurs, le fils et petit-fils d’un des cambrioleurs figurent parmi tes employés – ce sont les deux seuls hommes qui travaillent avec toi, actuellement. Ce n’est peut-être pas à toi de t’en charger, mais, si l’un de tes employés a un souci de santé, qu’ils ont besoin de voyager ou autres, tu le leurs payes. Et, selon toi, c’est normal. Un travailleur heureux est un travailleur honnête et consacré. Si les besoins basiques sont couverts, ils ont d’autres préoccupations ou en ont moins. C’est ta façon d’aider à faire de ce monde un monde meilleur, tolérant et solidaire : un monde harmonieux, d’une certaine façon. C’est un moyen… juste de lutter contre l’inégalité et le crime – l’un de rares qui étaient à ta portée, de ton vivant. Un moyen vers lequel on ne se tourne pas toujours.

On dirait que tu as tort d’accorder un vote de confiance à autrui, comme tu le fais, mais tu ne le regrettes pas parce que ton instinct ne te ment jamais – pour le meilleur et pour le pire. Tout cela pour dire que les gens ont beaucoup de préjugés et ne cherchent pas toujours à comprendre autrui. Tu ne connaissais pas l’histoire de cette Sarah Williams, mais tu avais entrevu les pires moments de son existence, sans doutes. Tu étais ravie d’avoir pu atteindre son âme et l’adoucir. D’ailleurs, même si tu demeuras attentive, tu ne fus ni dérangée ni dégoûtée par les sons peu ragoûtants qui sortaient des toilettes. Non. Ce n’était pas ce pourquoi tu avais tendu l’oreille : tu étais inquiète pour elle, tu voulais savoir si elle n’était pas tombée ou avait besoin d’aide pour quoi que ce soit.

Tu t’en détournas légèrement, lorsque deux bouboules de poils traversèrent la porte battante qui donnait au jardin, dans l’arrière-boutique : deux chatons que tu avais récemment recueillis lors d’une de tes chasses en ville. Ils miaulaient pour réclamer ton attention, mais, également, leur petite assiette de lait à l’œuf que tu leur donnais tous les soirs. Puisque tu n’étais pas dans le jardin à l’heure habituelle, ils étaient venus te chercher, tournant autour de ta robe avant de se faufiler dessous – surpris par le bruit de la porte des toilettes ; ton invitée et cliente en sortit, alors, esquissant un sourire timide tout en baissant le regard.

Avec la même tendresse dont tu avais fait preuve, jusqu’à présent, tu lui rendis le sourire. Tu avais déjà une idée du thé que tu allais lui préparer : thé vert à l’aubépine, renouée et patchouli avec un peu de gingembre et un zeste d’orange infusé. C’était un mélange subtil, efficace et fait-maison, comme la grande majorité de tes remèdes. Le thé vert, l’aubépine, le gingembre et l’écorce d’orange aidaient à digérer et à éliminer les toxines du corps tandis que le patchouli et la renouée amélioraient la circulation sanguine et stimulaient l’organisme, entre autres. Pourtant, une fois que l’effet stimulant se dissipait, l’aubépine aidait à concilier le sommeil et relaxait le corps.

Ne vous excusez point, voyons, car vous n’avez rien fait de mal. soufflas-tu, t’accroupissant pour faire sortir les chatons de sous ta robe. Vous vous sentez un peu mieux, n’est ce pas ? Vous m’en voyez rassurée.

Ces derniers regardèrent la jeune femme puis grimpèrent sur tes cuisses : ce n’était plus de la peur, mais de la curiosité qu’ils éprouvaient. Tu n’avais pas souvent de la visite, malgré tout ce monde qui passait par la boutique. Soigneusement, tu les as soulevés et gardés contre ta poitrine, te redressant – ils enfouirent leurs petites frimousses dans les creux de tes épaules, ronronnant et miaulant. Pour eux, tu étais leur mère puisqu’ils avaient été abandonnés sans sevrer et tu les avais nourris, soignés et chéris. Quand tu les as trouvés, d’ailleurs, ils étaient blottis contre les corps sans vie de leurs frères et sœurs. Ils étaient cinq, à la base et, même s’ils étaient tous maigrichons et faibles, tu étais parvenue à les sauver. Ils allaient mieux, même s’ils perdaient beaucoup de poils à cause du stress et étaient toujours maigres – ils prenaient peu à peu du poids, au moins.

Mwui, maman est là et elle va vous donner quelque chose de bon. murmuras-tu en allemand, d’une voix un peu plus mielleuse.

Tu frottas tes joues contre les chatons, à tour de rôle, pour ne pas les faire tomber. Puisque tu étais plus détendue et que tu avais réussi à éloigner certaines pensées de ton esprit, tes iris reprirent leur teinte écarlate d’origine. Tu marquas une courte pause et regardas ta cadette, reprenant – en anglais :

Mlle. Williams, préférez-vous boire le thé dans la boutique ou dans la cuisine ?


Chatons en question, mais ils sont plus maigres qu'ils n'en ont l'air - trop de poils:
 


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Sam 28 Avr - 18:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Sam 28 Avr - 18:00

Je regardais Ame dans les yeux, ils avaient une couleur peu commune. Une maladie ? Probablement qu’elle était albinos. N’empêche je la trouvais très belle. Elle avait du style contrairement à moi. Elle me rendit mon faible sourire. Elle était vraiment sympathique. En fait , en y pensant elle me faisait pensé à ma grand-mère. Une femme douce et aimante qui  passait le plus clair de son temps à aider son prochain. Une nouvelle boule se format dans ma gorge. Il y avait bien des années que je n’avais plus de famille à moi. Étant enfant unique ainsi que mon père je n’avais pas d’oncle et de tante. Je ne me souvenais pas de ma mère réellement. J’ai simplement reçu une lettre d’un notaire en 1999 pour me dire qu’elle était morte et que j’avais hérité de … rien.

J’ai attendue des années avant de faire des recherches sur elle et aller voir ce fameux notaire. Elle était une sans domicile fixe et consommait de l’héroïne. Malgré tout elle avait fait un minuscule testament avec une simple lettre et un collier en or avec ma photo à l’intérieur. C’était le seul héritage qui me restait d’elle et je n’avais jamais lu la lettre. Je l’avais brûlée une fois chez moi à la flamme d’une chandelle. J’étais en plein dans ma résidence de médecine. Je n’avais pas de temps à perdre avec des conneries familiales.  Le collier je l’avais vendu dans à un prêteur sur gage du campus. Je ne crachais pas sur l’argent, bien que je vivais très confortablement à cet époque.  Mon père m’avait laissé un héritage plus que convenable ainsi que sa pension d’ancien combattant.

La boule d’émotion monta d’un cran quand je me mis à penser à mon père. C’était un homme avec des principes simples et tellement noble. Il était fort mentalement et physiquement. Je ne l’avais jamais vu pleurer, mais en même temps il était si peu à la maison. Je vivais avec sa mère. Grand-mère Evelyne. Elle sentait le Chanel no.5 et la lavande. Un mélange à la fois unique et bizarre.  Je savais quand mon père rentrait de mission. Grand-mère ouvrait la porte de sa chambre et changeait les draps pour en mettre des frais. Elle faisait aussi des tartes aux pommes, c’était le péché mignon de papa. La maison se remplissait alors d’une odeur de tarte aux pommes et de lavande. Car de la lavande grand-mère en était folle. Elle en mettait partout : dans la cuisine, le salon, la salle à manger, dans chaque chambre et même dans les salles de bain. Je me rappelle chaque recoin de cette immense maison.  Une maison en Louisianne avec des colonnes sur le devant, elle était sur une ancienne plantation de coton. J’adorais la chaleur qui se dégageait de cet endroit. C’était la belle époque.

Je revois encore mon père descendre du taxi avec son sac de toile vert et sa valise. Son uniforme impeccable. J’ignorais chaque fois combien de temps il resterait, mais j’en profitais au maximum. Adolescente, je séchais les cours durant des jours pour passer su temps avec lui. À cette époque je voulais aller dans l’armée comme médic. Je voulais aider mon pays, sauver des vies. Mon père ne voulait pas que je suive cette voie. Il n’était pas d’accord, mais m’avais tout de même appris à me défendre physiquement et à utiliser une arme à feu en cas de besoin. Je n’avais jamais eu à utiliser ses enseignements. Quand il mort, j’ai cessé de m’entraîner. En fait, une petite partie de moi est morte quand l’officier est venu cogner à ma porte sur le campus au petit matin. Je m’étais effondré sur place. Grand-mère était décédée 6 mois auparavant. J’avais perdu ce qui me restait de ma famille.

Mes pensées revinrent à la réalité quand je vis les deux chatons. J’eu un petit sourire avec des larmes dans les yeux. J’adorais les animaux à fourrures. Ils avaient quelque chose de réconfortant. Ils me regardaient avec leurs airs tout mignons. Je m’approchais de Ame avec douceur pour ne pas effrayer ses petits bébé. Elle parla dans une autre langue. Du russe ? De l’allemand ? Aucune idée, les langues n’ont jamais été mon point fort en classe. J’avais une envie folle de cajoler un des chatons, mais je me retins. Je connaissais à peine cette femme et surtout cet endroit.  Elle m’offrit gentiment de prendre le thé dans la boutique ou la cuisine. Je pris quelque seconde pour réfléchir. Grand-mère aurait fait la même proposition mais aurait insisté sur la cuisine.

- Oh la cuisine se serait bien … cette bâtisse est plus grande que je pensais … je dois vous avouer que je suis rentré ici par hasard Ame … vous pouvez m’appeler Sarah … je n’ai plus l’habitude du mademoiselle depuis bien longtemps

En effet, le mademoiselle n’était plus d’Actualité depuis bien des années. En fait, on m’appelait toujours : Dre. Williams. Au travail, j’insistais sur ce point. J’avais horreur que le personnel m’appelle Sarah devant les patients. Avant la mort de ma fille je n’avais aucun problème avec ça. Tout le personnel m’appelait Sarah à Détroit, mais après sa mort je m’étais fermer aux autres et j’avais mis un point d’honneur à mettre de l’avant mon statut. Après tout, il était la seule chose qui me restait.
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Dim 29 Avr - 15:06





A winter sonata : the broken queen and the nightingale.


Alors que l’endeuillée te regardait, tu sentis que sa gorge se noua de nouveau. Elle semblait éprouvait un semblant de sentiment de proximité, de familiarité, mais à quoi pouvait-elle bien penser pour qu’elle se sente nostalgique ou triste ? Pensait-elle à feue sa fille ou à quelqu’un d’autre ? Lui rappelais-tu quelqu’un qui lui était cher ? Tu n’en savais rien, tu étais médium et empathe, pas télépathe.  En tout cas, la vue des chatons sembla la sortir de ses pensées et dessina un mince sourire sur ses lèvres. Ses yeux étaient humides et, soudainement, tu eus envie de l’enlacer – tu avais envie de la réconforter, de lui donner d’affection, mais tu te retins, pour l’instant.

Au moins, elle semblait aimer les animaux, même si elle n’osa pas te demander si elle pouvait les toucher ou les prendre, sans doute. Tu l’avais senti, tout comme tu te retenais de la serrer dans tes bras – et ça te démangeait, même si c’était une inconnue. Lorsqu’elle te répondit enfin, elle pencha pour la cuisine et ne tarda point à ajouter qu’elle était entrée dans ton établissement par hasard – mais, il arrive que le Destin fasse bien les choses : si elle était venue, ici, c’était peut-être parce qu’il était temps que vous partagiez vos fardeaux respectifs – vous n’étiez pas seules, ni l’une ni l’autre. De plus, elle te demanda de l’appeler par son prénom, précisant qu’elle n’était plus habituée au "mademoiselle". C’est quelque chose que tu comprenais et ne comprenais pas, en même temps : une femme a et aura toujours le droit d’être désignée comme étant une demoiselle, quel qu’il soit son âge. Autrefois, c’est ainsi que ça se passait, mais le langage et la culture ont changé au fil des siècles.

Je ferais ainsi, alors. soufflas-tu, t’approchant un peu plus d’elle avant de lui proposer de prendre l’un des chatons, silencieusement. Un petit bout de langue rose dehors et les yeux mi-clos, la bouboule de poils ronronnait bruyamment – délicatement tenu par la peau du cou comme l’aurait fait sa mère biologique. Vous savez, Sarah ? Vous êtes encore dans la fleur de l’âge et vous êtes divorcée, vous méritez cette particule plutôt que l’austère "Madame". Considérez-le comme un symbole de pouvoir et de confiance, comme un statut, au même titre que celui "Docteure". Vous êtes une jeune femme, avant tout, quel qu’il soit votre état d’esprit. continuas-tu, marquant une courte pause, grattouillant l’autre chaton dès que ta main fut libérée. Puis, j’estime qu’il est normal de s’adresser de la sorte à quelqu’un de plus jeune que soi.

Ton sourire s’élargit en prononçant ses mots et tu fronças un peu ton nez, amusée.
Demeurant brièvement silencieuse, tu l’invitas à te suivre dans la direction opposée aux toilettes, te dirigeant vers les escaliers qu’il y avait au fond du couloir – près d’une porte, menant à l'extérieur. Sous lesdits escaliers qui menaient à l’étage, il avait un large arc menant tout droit à ton immense cuisine. Même là-dedans, tout n’était pas aussi moderne qu’on l’aurait cru : tu utilisais des appareils vieillis, gardant la même essence que le reste de la boutique. Entre autres, tu avais même conservé un grand et vieux four à bois – relié à l’une des cheminées du bâtiment. Il y avait beaucoup de bois, d’acier et d’argile, des briques et tout était relativement rangé et propre. Des nombreuses plantes séchaient, çà et là, accrochées ou en pots, et quelques gâteaux étaient entreposés sur l’un des plans de travail – refroidissant. Parmi tant d’autres, il y avait des tartes aux pommes et à la cannelle, parfum dominant dans la pièce et, qui, pourtant, ne pouvait pas couvrir le tien : tu sentais le lys.

Tu avais une petite table dans un coin et trois chaises.
D’un geste de main, tu invitas ta cadette à prendre place, posant le petit chat par terre. Tu dénichas une bouteille de lait que tu avais laissé dehors et rompis un œuf dans une assiette, où tu versas ensuite le lait. Tu posas le mélange par terre pour nourrir les deux chatons. Celui que tu avais posé fut le premier à aller laper le liquide avec envie. Tu grattouillas un peu sa croupe avant d’aller te laver les mains.

Dites, voulez-vous manger quelque chose, avec le thé ? Je ne suis pas très douée pour la cuisine, mais je peux vous préparer un sandwich ou bien, si vous voulez, une part de tarte aux pommes - cela vous ferait du bien. lui proposas-tu, sortant un jeu de porcelaine différent : il était blanc, cette fois-ci, avec des gravures florales – des roses.



Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Ven 25 Mai - 12:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Dim 29 Avr - 16:31

Elle s’approcha de moi avec douceur et me tendit un des chatons. Je le pris l’animal dans mes mains délicatement. Il était si mignon avec sa fourrure de plusieurs couleurs. Je le caressais  doucement allant même déposer un petit baiser délicat sur le dessus de sa tête. J’écoutais à moitié Ame étant beaucoup trop absorbée par le bébé dans mes mains.  Je frottais mon nez contre celui de la boule de poil en souriant. Avoir cette petite chose fragile dans mes mains me rendait heureuse. Un sentiment que je n’avais pas vraiment ressenti depuis fort longtemps. Quand Ame mentionna mon divorce et le fait j’étais dans la fleur de l’âge je lui lançai un regard de travers. Encore une fois elle avait deviné quelque chose que je n’avais dit à personne à Gotham. Cette femme avait réellement un don.

Je ne cachais pas ma surprise quand elle me mentionna que j’étais sa cadette. Sa cadette ? Seigneur je voulais sa génétique ou le nom de son chirurgien c’était absolument incroyable. Elle avait l’air si jeune en apparence.

-Heu … vous êtes bien conservée

Mais pourquoi je venais de dire une connerie pareille. ‘’Vous êtes bien conservée’’ comme si elle était un légume ou quelque chose de périssable. Franchement Sarah… je n’avais pas fait fort sur ce coup là. Je replongeais dans une pensée et je voyais grand-mère. Elle était assise devant sa coiffeuse antique et brossait ses longs cheveux gris. Elle avait toujours eu des petits rituels beautés grand-mère et j’avais toujours adoré la voir. Quand elle se levait, elle se préparait un café avec une larme de whisky. Elle disait que sa la réchauffait un peu. Ensuite, elle montait à sa chambre avec sa tasse lilas. Elle s’assoyait devant sa coiffeuse et brossait ses cheveux gris qui lui arrivaient aux épaules. Elle se faisait ensuite un chignon au niveau de la nuque bien serré. J’avais repris cette habitude d’elle quand je travaillais, je le faisais en son honneur. Quand le chignon était fait, elle prenait sa crème Nivea, dans le contenant en métal, et en appliquait dans son visage à des endroits bien précis. Quand c’était fait, elle se parfumait des cheveux avec son Chanel no.5.  Des odeurs tellement classiques. Même aujourd’hui quand je sentais l’odeur de la crème ou du parfum, les images de grand-mère me revenaient.

Je secouais la tête pour revenir à la réalité quand mon aînée m’invita à la suivre. Je le fis sans porter attention au chemin emprunter. Cette bâtisse m’impressionnait de plus en plus. Une fois dans la grande cuisine je fus surprise. Généralement les entreprises optaient pour de l’équipement ultra moderne, ici c’était quasiment antique. D’un côté je n’étais pas surprise, quand je regardais Ame et repensais au décor de la boutique c’était tout à fait cohérent. Je regardais les herbes séchées et les nombreux gâteaux sur les plans de travail. Ça sentait si bon, c’était si … enveloppant. J’allais m’assoir à la table docilement en jouant avec le chaton dans les mains. Seigneur, j’étais en amour cette petite chose!  Quand Ame sortit la bouteille de lait et l’œuf je déposais délicatement mon nouvel (ou nouvelle je l’ignorais) ami sur le sol pour qu’il aille boire le liquide avec l’œuf. Je regardais Ame en appuyant ma tête dans ma main, le coude apposé sur la table.  Elle me proposa de manger.

-Oh j’adore la tarte aux pommes, se sera absolument parfait avec le thé

Je regardais de loin la porcelaine délicate qu’elle sortait. Elle avait des goûts raffiné cette Ame, moi une tasse blanche bien ordinaire faite en chine m’aurait suffit amplement pour boire du thé.

- Ame … pourquoi vous êtes si gentille et aimable avec moi ?

Cette question me brulait les lèvres depuis un moment. En effet, personne depuis longtemps n’avait été aussi attentionné envers ma personne. C’était à la fois réconfortant et terrifiant. Je ne méritais clairement pas autant de gentillesse de la part d’une parfaite inconnue.
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Dim 29 Avr - 21:04





A winter sonata : the broken queen and the nightingale.


À proprement dire, il n’y avait pas beaucoup de gens qui connaissaient ton âge. Tu utilisais des faux papiers que ton cousin t’avait faits pour passer plus inaperçue, car, il fallait bien l’avouer, que tu aies la soixantaine était inconcevable pour tes contemporains. Et encore, pour l’instant, c’était réaliste, mais… viendra un temps où tu compteras certainement tes années en siècles et ce sera plus dur à cacher. Tu espérais que le moment ne viendra pas avant que tes concitoyens soient prêts à accepter entièrement les méta-humains et les autres créatures – ce n’était pas vraiment le cas, actuellement, et c’était une affaire très délicate. Bienheureusement, il y avait encore des gens en qui on pouvait avoir plus ou moins confiance, à ce sujet. Après tout, il n’y avait pas que des racistes, des businessmen avides ou des scientifiques curieux. Il y avait des gens qui acceptaient les êtres comme toi, ou bien, qu’ils s’en fichaient du moment que vous ne les nuisiez pas.

Indéniablement, quelqu’un a dû te griller depuis longtemps, surtout de ton vivant. D’autant plus que tu passais pratiquement plus de temps à l’hôpital que chez toi – prises de sang, moelle épinière, salive, urine et j’en passe. Tu portais déjà les gènes de ton père, bien qu’ils étaient partiellement endormis et que ta partie vampirique se battait contre l’humaine. De nos jours, avoir un peu de ton ADN était beaucoup plus difficile, tu ne laissais aucune trace sur ton passage – pas d’empreintes, pas d’images vidéos ou thermiques, pas de cheveux, rien : tu étais comme un fantôme et tu étais très prudente, évitant soigneusement tout possible témoin. Et, si tu venais à perdre, quelque part, du sang ou n’importe quel tissu organique, dès que le soleil daignerait se lever, ça brûlerait et effacerait toute trace de ton passage.

Quoi qu’il en soit, le commentaire de ta cadette te fit glousser discrètement. Tu ne fis pas de remarques à ce sujet, pas sur le coup. Tu voulais avant lui servir son thé et/ou la nourrir, éventuellement. Et puis, garder débout un invité n’était pas du tout courtois ! Une invitée mal en point, qui plus est. Toutefois, la curiosité titillait ton esprit : comment réagira-t-elle quand elle saura que tu étais morte – cliniquement parlant ? Car, certes, ton cœur et tes poumons demeuraient silencieux et ton corps avait adopté la température de l’environnement dans lequel tu étais décédé, mais ton cerveau était beaucoup plus actif que celui de la plupart des êtres vivants – sur, celui des humains. Malgré l’existence des superhéros et supervilains, entre autres, il y avait des gens qui n’avaient jamais croisé un mort-vivant ou non-mort. C’était difficile à croire et à accepter, d’autant plus pour un scientifique ou quelqu’un de rationnel.

Par ailleurs, une autre question te vint à l’esprit : est-ce qu’elle voudra garder le chaton ? Il était encore tôt pour l’éloigner de toi, mais, lorsqu’il sera un peu plus grand et qu’il n’aura plus besoin d’autant d’attention, il pourrait être d’une grande compagnie pour cette femme – surtout, qu’elle semblait l’adorer et, lui aussi, il l’appréciait. C’étaient des chatons plutôt farouches, mais ils avaient accepté la présence de la docteure sans broncher – et ce, malgré la petite frayeur causée par la porte des toilettes.

Songeant à ceci, tout en surveillant les minous affamés, tu mis de l’eau à bouillir et commenças à préparer le mélange de plantes – les rinçant un peu avant de les glisser dans la théière. Sarah voulait bien d’un peu de tarte aux pommes, car elle l’adorait. Tu fus ravie de l’entendre dire ceci, puisqu’elle n’avait pas été très enchantée par les gâteaux que tu lui avais amenés tantôt. Tu notas dans un coin de ta tête de lui demander ce qu’elle aimait, afin de pouvoir lui offrir une boîte de douceurs variées. Alors, tu sentis qu’elle avait envie de te poser une question. Elle ne fit pas directement, mais le fit quand même : pourquoi étais-tu aussi gentille avec elle ? La réponse était évidente, pour toi, tu traitais tout le monde pareil et tu faisais toujours preuve de respect – même envers ceux qui ne le méritaient pas toujours. Que tu apprécies ou pas quelqu’un ne signifiait pas qu’il fallait être malpoli envers le ou la concerné/e.

Pourquoi ne serais-je ? Vous ne m’avez rien fait et j’estime que tout le monde mérite autant le respect comme la gentillesse. Je traite autrui comme je pense qu’on le mérite – et ce, jusqu’à preuve du contraire. répondis-tu, sans même peser tes mots : tu étais on ne peut plus sincère.

Alors, tu saisis une assiette et coupas une bonne part de tarte. Tu la posas sur la table, auprès des couverts, du jeu en porcelaine et d’une bonne assiette de petits fours – au cas où la jeune femme voulait commencer à manger.

Je n’ai pas besoin de lire en vous pour savoir ce que vous vous dites : vous pensez ne pas mériter la gentillesse que je vous adresse, mais détrompez-vous. Vous n’êtes pas une mauvaise personne et même si nous venons à peine de nous rencontrer, j’ai envie de mieux vous connaître. continuas-tu, lui adressant un de tes plus beaux sourires. Même si on pourrait croire le contraire, il y a toujours des gens bien. Gotham connaît des temps plus sombres qu’antan et c’est maintenant que l’on doit faire le plus preuve de solidarité et tolérance. Si tout le monde se braque, demeure passif ou alimente les maux qui rongent la ville, nous ne nous en sortirons jamais – il n’est jamais trop tard pour agir, à notre échelle. ajoutas-tu, marquant une courte pause avant d’ajouter : Le monde a besoin de plus de douceur et de compréhension. Les gens ignorent à quel point un simple geste tendre peut changer les choses et égayer un peu le quotidien de ceux qui nous entourent. Pour soigner autrui, les traitements, les opérations et tout cela ne suffisant pas. Ils aident, certes, mais il faut guérir ce que personne ne peut ou ce que l’on néglige le plus : notre âme, notre esprit. Vous voyez ce que je veux dire ?

Puisque l’eau était encore un peu chaude, elle se mit rapidement à bouillir.
Tu te détournas brièvement de ta cadette pour aller verser l’eau dans la théière. Puisqu’on ne voyait pas trop de ce que tu faisais, tu profitas de cet angle mort pour utiliser un de tes vectors afin de ne pas te brûler les mains avec la bouilloire métallique. Tu pris une passoire et allas poser le tout sur la table – enfin, la théière, tu la posas sur un dessous-de-plat en acier. Il ne restait plus qu’à attendre que ça infuse !

Enfin...Veuillez m’excuser, il est rare que je parle autant. t’excusas-tu, replaçant une mèche derrière l’une de tes oreilles. Cette dernière était pointue, l’une des mutations qui s’étaient opérées sur ton corps après ta mort. Tu te permis de prendre place à côté d’elle, achevant ton discours : Dites, en dehors des tartes aux pommes, est-ce que vous aimez autre chose ?

Suite à ceci, tu pris un biscuit au beurre dans l’assiette que tu avais posé quelques instants auparavant – en même temps que la tarte aux pommes de ton invitée. Tu la regardais dans les yeux, croquant tranquillement ton biscuit ; quoi qu’elle veuille te dire ou faire, tu demeurais très attentive à elle.

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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Lun 30 Avr - 16:22

Je regardais Ame préparer le thé avec une aisance toute naturelle. Moi je me serais contenter d’une simple poche de thé prise au hasard et ensuite mise dans une tasse ‘’made in china’’ de mauvaise qualité. Elle jetait un œil bienveillant sur les chatons, ils étaient jeunes et elle était visiblement comme leur maman. Sans doute les avait-elle recueillit pour évité qu’ils ne meurent dans le froid de cette ville. Cette ville … Gotham… pourquoi je l’avais choisi ? Je dois avouer que je l’avais choisi au hasard et en fonction du salaire plutôt alléchant. Je n’avais pas vraiment besoin d’argent dans la vie. J’en avais même beaucoup plus que je ne pouvais dépenser, mais j’aimais le pouvoir que celui-ci me donnait. Mon divorce m’avait donné cette chance, je n’aurais jamais à me soucier de l’argent, mais en avoir un peu plus n’étais pas de refus.

Quand j’étais arrivé dans cette ville sombre, je m’étais demandé pourquoi j’avais atterrit ici. Quand j’ai commencé ma première garde à l’hôpital j’ai compris. La violence dans les rues m’amenait des patients dans un sale état et me procurait l’adrénaline nécessaire pour bien fonctionner. Sans cette hormone, difficile pour moi de bien performer. Elle me rendait sur de moi, augmentait ma fréquence cardiaque et me faisait sentir vivante… le temps que quelques minutes.

J’écoutais le monologue de mon aînée avec attention en attendant le thé qui infusait. Elle avait déposé une assiette avec une généreuse part de tarte aux pommes. Je pris la fourchette avec délicatesse et commençait ensuite à manger en l’écoutant toujours aussi attentivement. Elle jugeait que je méritais le respect et la gentillesse qu’elle me démontrait. Elle avait bien lus en moi, je ne pensais aucunement mériter ce respect. Elle parla ensuite de Gotham. Elle semblait aimé cette ville et vouloir la rendre meilleure ou du moins rendre meilleurs ses habitants.  Elle avait en raison pour se qui était de l’esprit. Je me sentie coupable et mon regard alla sur le sol. Moi je m’occupais des corps, jamais de l’esprit et même celle des familles en choc je m’en fichais royalement. En même temps si je me mettais à faire de l’empathie avec toutes les familles et patients je ne finirais jamais ! J’étais mal à l’aise et mal dans ma peau. Elle s’excusa ensuite pour son monologue.

Elle replaça une mèche de cheveux et découvrit une oreille pointue. Visiblement cette femme adorait la chirurgie esthétique. C’était spécial comme opération et peu courant je dois l’Avouer. En fait, je n’en avais jamais vu ou si j’en avais eu sur un patient je n’avais pas porté attention à ses oreilles. Si ça ne saigne pas je ne regarde pas, je ne suis pas généraliste. Elle me demande se que j’aimais. Mon Dieu j’aimais quoi dans la nourriture ? J’eus un petit sourire en coin en mangeant. Elle voulait apprendre à connaître la terrible personne que j’étais devenu malgré mes conneries plus tôt.

- Vous n’avez pas à vous excusez de parler Ame … vous êtes chez vous, si vous désirez parler je serais mal placé pour vous interrompre

Elle se prit un biscuit à je ne sais pas quoi. Ah puis merde j’ai faim. Je pris également un biscuit que je croquais. Il était délicieux et fondait dans la bouche. Un pur bonheur. Seigneur si je continuais de manger autant de sucrerie j’allais devenir obèse.

- Se que j’aime en dehors des tartes aux pommes ? Pleins de choses … j’adore les tartares de bœuf et de saumon, c’est mon péché mignon, mais il y a bien longtemps que je n’en ai pas cuisiné … en fait je ne cuisine plus vraiment depuis … depuis

Une boule se reforma dans ma gorge, je ne cuisinais plus depuis la mort de ma fille en 2012. J’avais perdu goût pour des choses que j’adorais faire avant, notamment la cuisine. Ça venait encore une fois de grand-mère. Elle cuisinait toujours des bons petits plats et j’avais repris rapidement cette habitude. Lorsqu’elle cuisinait les tartes pour papa, elle me laissait abaisser la pâte et assaisonner les pommes que je mangeais en cachette. Je me croyais maligne, mais en fait j’ai su des années plus tard qu’elle doublait toujours la recette de pommes car j’en mangeais la moitié au fur et à mesure. Elle était astucieuse grand-mère. La boule passa et je continuais de manger mon biscuit.

- Excuse moi … ma tarte favorite est une tarte aux pêches, ma grand-mère faisait la meilleure que j’ai jamais goûté… j’ai encore la recette quelque part dans une boîte chez moi … sinon je déteste le chocolat étrangement. J’adore les fruits, les tartes ce genre de choses … et crois moi j’ai beau en avoir mangé dans des restaurants haute gamme … aucune tarte aux pêches n’a réussi à être meilleure que celle de grand-mère … mon père détestait cette tarte, il avait les pêches en horreur et quand il … quand il ... rentrait à la maison je m’amusais à changer les morceaux … de tarte …

Une larme coula sur ma joue, mon père me manquait tellement avec sa carrure et la sécurité qu’il apportait. Si seulement cet homme ne l’avait pas tué. Pauvre papa qui avait simplement voulu l’aider avec son traumatisme et qui finalement a été tué d’une balle dans la tête  en ouvrant la porte de sa chambre pour aider ce type en crise.

- Désolé Ame … définitivement je suis la fleur de peau aujourd’hui … d’où viens-tu ? … tu as une sorte de don ? … heu … je t’ai tutoyé je peux ?


J'étais tombé dans ce langage familier sans m'en rendre compte, ce n'était pas polie envers mon aînée.
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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Mar 1 Mai - 0:17





A winter sonata : the broken queen and the nightingale.


Ce que tu avais dit n’était que ton avis personnel, ta philosophie, et tu te sentis un peu mal quand tu perçus les ressentis de ta cadette : tu espérais qu’elle ne s’était pas sentie jugée et que c’était pour cela qu’elle culpabilisait. Tu ne savais pas comment elle était au travail, alors, tu ne pouvais pas savoir que c’était pour cela qu’elle avait du remord – parce qu’elle négligeait l’esprit de ses patients, ne s’occupant que de leurs problèmes physiques. Ce n’était pas un reproche, non plus, et chacun/e faisait ce qu’il/elle pouvait. Il était difficile de prendre soin du mental d’autrui – d’autant plus, lorsque l’on peine à s’occuper de soi.

En tout cas, que tu parles autant ne semblait pas la gêner plus que ça – elle disait, même, que tu étais libre de faire ce que tu voulais, puisque tu étais chez toi. Mais, malgré tout, tu n’aimais pas accaparer la conversation. Au moins, tu étais ravie de la voir manger avec envie – les biscuits semblaient lui plaire, également. Ce ne fut qu’après avoir savouré ces douceurs que ton invitée reprit la parole et répondit à ta question : tu ne pouvais pas faire grande chose pour les plats salés, mais elle disait aimer les fruits et détester le chocolat.

Tes interrogations furent rapidement chassées, sentant le changement dans la psyché de la docteure. Cette fois-ci, tu crus avoir compris pourquoi : elle avait pensé à sa fille, puisqu’elle n’avait pas fait à manger décemment depuis son accouchement. De plus, elle avait parlé de son père et de sa grand-mère, qu’elle aimait énormément et qui devaient indéniablement être morts. Dans l’espoir d’égayer un peu sa journée, tu songeas à lui préparer une bonne tarte aux pêches, la lui apporter demain ou après demain et lui faire la surprise. De ce fait, tu aurais bien été tentée de le lui amener chez elle ou au travail, pour quand elle aurait faim, mais – actuellement, tu ne savais pas où est-ce qu’elle bossait ou habitait.

Cette fois-ci, percevant sa tristesse et le manque qu’elle éprouvait vis-à-vis de sa famille, tu ne pus t’empêcher de te pencher vers elle afin de la serrer tendrement dans tes bras. Tu avais très bien entendu ses questions, mais tu voulais la réconforter, avant tout. Encore est-il, il t’arrivait d’oublier à quel point ton corps était froid, comparé à celui des êtres vivants. Tu appréciais énormément la chaleur corporelle d’autrui et, entendre le cœur battre de cette femme, ce cœur meurtri et esseulé, te rassurait – d’une certaine façon. Ta cage thoracique, quant à elle, était muette – pas une inspiration, pas un battement, ne serait-ce qu’un faible écho : rien. Ce n’était peut-être pas évident, au premier abord, mais, lorsqu’on était assez observateur, on pouvait sentir que quelque chose clochait ou, bien, on pouvait croire que tes constantes étaient tellement faibles qu’on ne les ressentait pas.

Ce ne fut qu’après quelques instants que tu as défait ton étreinte – à contrecœur. Il ne fallait pas que le thé infuse trop, c’est pourquoi, il fallait que tu t’en occupes aussitôt. De ce fait, tu as posé la passoire sur la tasse de la brunette avant de verser soigneusement la boisson à l’intérieur – tu fis de même avec ta tasse et tu re-posas la théière sur le dessous-de-plat.

Je suis autrichienne, mais cela fait bien longtemps que je ne suis pas rentrée au pays – rien ni personne ne m’y attend, autres que l’héritage de l’homme qui m’a élevée. soufflas-tu, calmement. Tu ne donnas point de détails et, même si tu ne détestais pas ton mentor et père adoptif, tu ne l’aimais pas pour autant – et ça se sentait, dans ta voix : tu avais un certain respect, pour lui, mais il te faisait surtout de la peine, quand il était vivant. En trente-cinq ans, je n’y suis pas retournée, d’ailleurs. Tout comme vous, j’ai essayé de me construire une nouvelle vie loin d’un lieu qui ne m’inspirait pratiquement que de la souffrance. ajoutas-tu, esquissant un petit sourire en coin avant de glousser, discrètement et auto-dérisoirement. Et, bien entendu, vous pouvez me tutoyer, Sarah. Puis-je en faire de même ? demandas-tu, élargissant ton sourire.

Balayant rapidement la table du regard, tu réalisas que tu avais oublié de prendre du sucre et/ou du miel pour le thé. Le lait n’allait pas avec cette infusion et il valait mieux que ta cadette l’évite, si elle avait l’estomac un peu sensible – à cause de l’alcool. Brièvement, tu pinças tes lèvres et tournas la tête pour chercher le sucrier et les pots de miel sur les étagères de la cuisine. D’ailleurs, tu jetas ton dévolu sur du miel de lavande – estimant que ça ferait un bon mélangé avec votre thé aux herbes.

En effet, j’ai quelques dons – si puis-je dire. Entre autres, je peux percevoir les ressentis et les intentions d’autrui, ainsi que les transmettre – ou partager les miens. Je ne souhaite point te mettre mal à l’aise ni, même, attenter contre ton intimité : saches que mon empathie est en grande partie passive, je ne contrôle pas ce que je lis chez les êtres qui m’entourent. répondis-tu, en utilisant tes vectors pour attraper le fruit de tes convoitises. Il est plus aisé de côtoyer les animaux et les plantes que les humains et autres créatures semblables, puisque ces derniers considèrent mon pouvoir comme étant effrayant et malaisant – ils le considèrent comme étant intrusif.

Ils étaient suffisamment longs pour atteindre les étagères à quelques mètres de la table – et en hauteur. Ainsi, là où le miel et le sucre semblaient léviter, en fait, deux membres invisibles les tenaient. Tu les contrôlais parfaitement, comme tu aurais contrôlé tes mains physiques. Toutefois, ces appendices psychiques étaient beaucoup plus puissants que ton petit corps frêle.

Je ne suis pas télépathe : je ne lis pas dans les pensées. La nuance est considérable. précisas-tu, marquant une courte pause pour ouvrir le pot de miel – avec tes mains, mettant une petite cuillerée dans ta tasse avant de la touiller. En ce qui concerne votre passé, je m’en excuse, car j’ai vu ce que vous aviez vécu quand vous vous êtes assoupie. Ce n’était pas volontaire, mais j’ai voulu sécher vos larmes et j’ai vu depuis ce jour fatidique jusqu’à votre arrivée en ville. expliquas-tu, levant les mains, illustrant ainsi les mots que tu allais prononcer : C’est pour éviter ce genre de visions que je porte des gant, en général. Hélas, il arrive que certains éventements ou souvenirs soient très ancrés dans un endroit ou un esprit, passant outre toutes mes précautions. Mais... cela doit être quelque chose de nouveau, pour vous, qui êtes une personne fort rationnelle, uh ?

Suite à ceci, tu bus une gorgée de thé.
Tu étais prête à toutes sortes de réactions : ce n’était pas tous les jours que tu montrais tes capacités à quelqu’un que tu venais de connaître , et ce, à visage découvert. Certes, tu en avais déjà fait usage devant la police et certains clients, mais uniquement de ton don de voyance ou de ton empathie – et, cette dernière était supposait une utilisation beaucoup discrète que tes autres maîtrises psychiques. Et, une chose était claire : il n’y avait que peu de gens au courant pour tes vectors, les confondant avec de la télékinésie.

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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Mar 1 Mai - 16:29

Je regardais Ame se pencher vers moi avec un regard étonné. Elle me prit dans ses bras tendrement. J’étais sous le choc. Je n’avais pas été dans les bras de quelqu’un depuis 2 ans. Du moins, pas de cette façon. J’enchaînais les conquêtes d’un soir sans arrêt depuis 2 ans, même avant mon divorce je couchais à gauche et à droite. La fidélité n’avait jamais été mon fort depuis la mort de ma fille et ça me convenait comme ça. Il me fallut quelques secondes avant d’enlacer à mon tour la dame aux cheveux blancs. Elle sentait le Lys, une odeur à la fois forte et délicate, comme elle. Je me blottissais dans les bras de cette femme comme on s’accroche à un rocher durant une tempête en mer. Son contact me faisait du bien. Ma tête était déposée sur sa poitrine, elle était étrangement fraîche. Je veux dire … sa peau … elle était même froide.  Mon esprit clinique se mit en alerte, je cherchais les battements de son cœur … rien … RIEN !!! Merde j’avais picoler, mais je savais encore compter les battements cardiaques même faibles et là … RIEN !!  Mes battements cardiaques s’accélérèrent avoisinant les 120-130 battements par minute. J’observais sa respiration … absente … ABSENTE !!

Je restais muette, j’étais morte de peur et fascinée. Elle défit son étreinte et s’occupa du thé. J’avais les yeux ronds comme des billes. Je secouais légèrement ma tête. Sarah soit rationnelle … une hypothermie diminue le rythme cardiaque et la fréquence respiratoire … mais si elle était en hypothermie aussi sévère elle ne bougerait pas avec cette aisance. Elle commença à parler qu’elle venait d’Autriche. J’écoutais à moitié ses paroles.

- hen hen … tu … tu … tu peux me tutoyer

Elle se dirigea vers les étagères en parlant toujours. Seigneur elle marchait comme si elle n’avait aucun poids. Je dois vraiment diminuer ma quantité d’alcool et de joints… je suis en train de décompenser ou de faire une psychose je ne vois que ça! Elle parla de ses dons que je compris à moitié. Quand le miel et le sucre se mirent à l’éviter se fut trop, je me levais de ma chaise morte de peur. BORDEL J’HALLUCINAIS !  La chaise tomba à la renverse sur le sol. Elle parlait de son arrivé en ville et du jour où ma fille était décédée.  Je ne comprenais plus rien. Je savais que dans cette ville il y avait des mutations mais là ça c’était … c’était … je ne sais pas irréel, surnaturel  et bizarre. Elle prit une tasse de thé qu’elle porta à ses lèvres et commença à boire. Ok elle était trop bizarre, mais en même temps elle m’intriguait et … elle avait été si gentille. Je ramassais la chaise et la replaça délicatement.

- Je … tu … heu …

Je jette un œil et je vois une bouteille de Whisky qui me fait de l’œil. L’envie de la prendre et de boire à même le goulot me tente, mais je vais me garder une gêne. Je reste debout et je la regarde.

-Mais t’es quoi au juste ?!?! Une sorcière ? Un zombie ?  … Bordel t’a pas de pouls ni de respiration et tu te tiens devant moi et tu me parles comme si rien était ! Je … non c’est impossible tu peux pas être morte … en tout cas cliniquement tu es morte … mais si tu es réellement morte ça … non non c’est je … je comprends plus rien ! Et tu vois mes souvenirs  c’est heu spécial … et les pots qui se promènent dans la pièce pour venir sur la table c’Est régulier ici j’imagine ?  

J’avais parlé vite, mon stress et mes angoisses étaient palpables. Mon pouls avoisinait les 140, je dus m’assoir sur la chaise et je penchais ma tête entre mes jambes en respirant profondément. Je mis deux doigts sur ma carotide gauche et je la massais doucement pour faire diminuer ma pression et mon pouls. Ce qui fut efficace, car je perdis presque connaissance. Je relevais ma tête vers Ame.

- J’ai besoin d’un verre
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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Mer 2 Mai - 13:27





A winter sonata : the broken queen and the nightingale.


Bien que ton étreinte fut la bienvenue et qu’elle te fut rendue, tu savais que cette femme venait de comprendre que tu n’étais pas normale. Tu sentis ses constantes s’accélérer et, lorsque tu la lâchas pour t’occuper du thé, elle était très perturbée. Elle ne t’écoutait pas vraiment ou, du moins, elle ne le faisait qu’à moitié, tentant de comprendre ce qui se passait. Pourtant, bien que ta condition l’effrayât, tu l’intriguais tout autant – au moins, elle acceptait que tu la tutoies. Lorsqu’elle réalisa que tu étais morte et qu’elle vit que le sucrier et le miel lévitaient, ce fut trop pour elle ; tu perçus jusqu’au moindre changement dans ses ressentis, Sarah se redressa brusquement et fit tomber sa chaise en arrière. À cet instant-là, tu baissas un peu ta tasse, sans la poser, et regardas ta cadette – interloquée.

Indéniablement, il n’y avait pas que tes dons qui pouvaient remettre en question certaines de ses croyances scientifiques. Certes, pour un humain, tu étais magique et, pourtant, tu ne maîtrisais pas la magie. Tous tes pouvoirs étaient originaires de ton Esprit et ta Volonté – ce qui te rendait un brin différente de tes congénères, paraît-il. Peut-être, viendra un jour où tu seras en mesure d’user de la magie, mais, actuellement, ce n’était pas concevable. Bienheureusement, la trentenaire remit sa chaise en place, semblant lutter intérieurement pour ne pas prendre la fuite ou attraper la première bouteille de spiritueuse qui lui passerait sous la main – en suivant son regard, tu vis qu’elle lorgnait le whisky et tu te sentis un peu mal : là, tu ne l’aidais pas tellement, elle faisait de la tachycardie, tu ressentais son stress et son angoisse... Mais, quelque part, tu venais de lui changer les idées – elle avait autre chose à l’esprit, une énigme à résoudre qui l’occuperait un temps variable.

Malgré tout, tu ne pus t’empêcher de sourire en entendant ses propos. Non, tu n’étais ni une sorcière, ni un zombie, même si elle n’était pas bien loin du compte – tu étais quand même une revenante, une non-morte. Elle se montra plus raisonnable en s’asseyant de nouveau, cherchant à contrôler son état d’âme, même si elle réclamait à présent un verre – pour l’aider à digérer cette étrange rencontre.

À ta place, j’aurais réagi de la sorte si je n’avais jamais eu affaire au surnaturel. Toutefois, même de mon vivant, je l’ai étroitement côtoyé grâce ou à cause de mes dons – je ne saurais te dire. Et, tu sais ? Tu n'as pas vraiment tort, en considérant que je suis une revenante. commenças-tu, posant une main sur ta poitrine, juste à l’endroit où se trouvait ton cœur. Cela fera bientôt trente-six ans qu’il n’y a pas eu le moindre mouvement ci-dedans. Hélas, un cœur qui ne bat point peut toujours souffrir. La Mort ne m’a épargné que les souffrances physiques et a chassé les maux qui me rongeaient, antan. expliquas-tu, laissant que ton sourire faiblisse au point de ne devenir qu’une esquisse quasi-imperceptible. Tes iris prirent alors une brillante couleur bleue glacée, proche du gris, – témoignant de ta mélancolie et ta nostalgie. Toutefois, je ne suis pas une zombie et je ne fais usage des arts occultes. Je suis quelque chose d’autre et tu n'as guère à en être angoissée : je ne te ferais aucun mal.

Rassurant ta cadette, tu pris une nouvelle gorgée de thé. Alors, tu posas ta tasse sur la soucoupe, avant de bouger un vector pour le placer juste sur tes cuisses, faisant que le contour d’une grande main, aux doigts très longs mais plutôt fins, se dessine sur le tissu de ta robe. Tu te montrais un peu évasive, quand ça concernait ta nature, afin de lui laisser le temps d’assimiler toutes les informations que tu lui avançais.

Il s’agit de la psychokinésie, comme les scientifiques désigneraient certaines formes de matérialisation de l’énergie psychique. Tu ne les vois pas, mais ce sont deux extrémités de plus qui ont porté le sucre et le miel. Alors, pour faire simple : oui, je fais régulièrement usage de mes capacités au quotidien, même s’il est rare que je le fasse devant quelqu’un que je viens à peine de rencontrer. ajoutas-tu, souriant un peu plus. Tu marquas une courte pause, avant d’achever ton discours : Alors, si tu as des questions, je me ferais une joie d’y répondre. Nonobstant, je pense que ce thé te sera plus bénéfique que le whisky.

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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Sam 5 Mai - 18:24

Elle se mit à me parler. Oh mon Dieu, elle était réellement morte! Tout se que j’avais appris durant mes années d’études et de médecine étaient ainsi remis en question. Est-ce que tout ça était vraiment réel? Est-ce que cette femme si gentille et aimante était vraiment devant moi? Je paniquais de plus en plus lorsqu’elle parlait. J’avais envie de hurler. Si elle, elle était vivante … Est-ce que ma petite Emmy aurait pus être sauvée? Je n’écoutais plus du tout Ame, du moins pas attentivement comme j’aurais dût. Elle me parlait de ses pouvoirs et tout , semblait nostalgique, mais moi … j’étais ailleurs dans ma tête. Je me sentais tout de même rassurée dans la mesure du possible. Elle me parla ensuite de sa Psychokiné machin chose. Sincèrement? J’ai compris à moitié ses propos. Elle me suggéra fortement de prendre le thé au lieu du Whisky … Elle avait sans doute raison. Je pris la tasse et la porta à mes lèvres. Le liquide chaud me calme après 2 gorgées. Je n’osais plus manger.

- Je … j’ai pas vraiment de question … c’est si … bizarre … je veux dire pour moi …

Je continuais de boire mon thé. J’avais désormais un mal de crâne intense. L’alcool faisait encore des ravages dans son système et je recommençais à avoir le tournis. J’avais besoin de prendre l’air ou de retourné aux toilettes. Je me levais doucement après avoir déposé la tasse de thé avec douceur sur la table. Je repensais une nouvelle fois à ma journée … Généralement je n’étais pas dans cet état après quelques verres … ah oui j’avais pris des médicaments contre l’anxiété, j’avais forcé la dose visiblement. J’avais envie de fumer une cigarette, je pris mon sac et je sortis mon apquet de Lucky Strike et mon briquet noir.

- J’ai besoin de prendre l’air … ne jette pas le thé, ni le morceau de tarte … je vais continuer après … j’imagine que je dois aller à l’extérieur pour fumer?

Je sortis une cigarette du paquet en donnant un coup sec sur la table. J’amène le paquet à ma bouche et je mets la clope qui dépasse dans celle-ci. Vilaine habitude que j’avais commencer au décès de mon père. Mais cette habitude, me permettait de me calmer. Sans allumer j’allais vers mon petit chaton qui avait terminé de boire du lait et je le cajolais doucement. Petite boule d’amour qui me permettait de penser à autre chose qu’à ce que je venais de vivre. C’était si irréel, mais après tout cette ville avait quelque chose d’irréel. C’était un concentré de mutation et de trucs louches. Je leva les yeux sur Ame. Ah puis merde je m’en fichais bien de comment elle était . J’avançais vers elle et je la pris dans mes bras accotant sa tête sur ma poitrine. Mon cœur c’était relativement calmé. Mes pulsations cardiaques étaient autour de 100/90 battements par minute. Ma respiration était calme autour de 8 respirations par minute. Je dépose ensuite un baiser sur la tête de Ame doucement. Elle me faisait un bien fou, mais je savais que du moment que je quitterais cet endroit, je serais de nouveau envahie par le noir.

- Merci Ame … merci… si tu savais à quel point j’avais besoin de se que tu me donnes aujourd’hui si tu savais …

Une larme coula sur ma joue et tomba sur les cheveux de Ame. Sa froideur ne me dérangeait aucunement, ni même son absence de respiration. Si elle était un rêve, autant en profiter.

- Mais j’aimerais vraiment fumer par contre
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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Lun 14 Mai - 23:05





A winter sonata : the broken queen and the nightingale.


Lentement, mais sûrement, Sarah assimila tes paroles, même si elle avait encore du mal à les accepter – tu sentais qu’elle avait envie de hurler et, malgré tout, elle ne l’avait pas fait. Ton traitement et tes mots semblèrent l’apaiser un davantage, c’était le plus important. Tu savais qu’elle avait mal au crâne, mais ça, c’étaient les joies de l’alcool et ton infusion saura calmer sa céphalée lorsque son organisme la digérera. Toutefois, l’envie de s’aérer ou se rafraîchir se firent plus présentes, au point qu’elle prenne son tabac et laisse le thé de côté. Tu comprenais qu’elle n’ait pas faim, tout de suite, et tu n’allais certainement pas lui refuser cette petite pause. Sans hésitation, tu hochas doucement la tête : tu allais l’accompagner à l’extérieur, non pas de ta demeure, mais au jardin. Seuls certains clients habitués, le gens que tu hébergeais dans ta résidence, des invités et des proches pouvaient y aller.

Peu de gens savaient ce qui se trouvait derrière les hauts murs qui entouraient le terrain. Pourtant, ils étaient nombreux à décrire ton établissement comme étant un petit fragment du Paradis. Le parfum des plantes que tu cultivais flottait toujours dans l’air, notamment, celui de maintes roses qui ornaient les allées du jardin. Tu étais très fière de la roseraie, tu avais réussi à préserver des nombreuses espèces, toutes de tailles, formes et couleurs différentes. Certaines étaient là bien avant toi, ayant été plantées par les anciens propriétaires et fondateurs de l’entreprise – comme tant d’autres plantes, telles que le magnifique saule pleureur qui se trouvait près du bassin. Même la serre avait été construite par des anciens propriétaires, les prédécesseurs de Mme. Smith.

Quoi qu’il en soit, tu te contentas de sourire et d’observer ta cadette.
Avec une cigarette sans allumer entre les lèvres, elle alla prendre sa petite boule de poils préférée – les deux chatons avaient fini de manger et, maintenant, ils se lavaient, ronronnant. Les yeux de la docteure se posèrent à nouveau sur toi, bien avant que tu n’aies pu lui dire de te suivre, pour lui montrer le chemin. Peu après cela, alors que tu comptais te lever, elle t’enlaça, calant l’une de tes joues contre son buste. Tendrement, tu lui rendis son étreinte ; son cœur battait assez, mais moins que tantôt, et sa respiration était calme – elle vint même embrasser le haut de ton crâne. Ce simple geste, pour anodin qu’il puisse sembler, tu savais qu’il était lourd de sens, autant pour elle, comme pour toi. Feue ta nourrice ainsi que ta mère, lorsque son esprit venait à ton chevet, t’embrassaient également sur la tête et te caressaient les cheveux – ta génitrice te chantait quelque chose pour soulager ta peur, ta douleur ou tes insomnies. Tu eus un petit pincement au cœur, pensant également à Kyle, qui t’embrassa de la sorte la veille de son accident. Vous ne partagiez votre lit que depuis peu de temps, bien que vous n’ayez jamais vraiment fait quoi que ce soit : tu aimais le voir dormir et, lui, il se plaisait à voir ta silhouette sous les draps à son réveil – ce genre de détails faisaient partie de vos petites joies quotidiennes.

La nostalgie envahit ton âme, la transmettant à cette femme involontairement.
De son côté, quant à elle, ta présence semblait lui être bénéfique. Tu appréciais tout autant cette embrassade, même si, toi, tu étais incapable de pleurer comme elle le faisait. Avec sa dernière phrase, tu gloussas et te redressas, te faisant violence rompre son étreinte. Tu gardas tes mains sur ses bras, les frottant un peu avant de déposer un baiser sa joue, juste au coin de l’œil qui avait déversé une larme. D’un signe de tête, tu invitas la brunette à te suivre avant de t’avancer vers la sortie de la cuisine – celle par laquelle vous étiez entrées. Les chatons n’avaient point hésité, eux, gambadant, la queue levée, ils te suivirent aussitôt : ils savaient où tu allais.

Tu peux fumer dans la jardin. Il fait un peu moins froid qu’à l’extérieur et il y a quelques endroits couverts, des tables et des bancs. Toutefois, permets-moi de te demander de rester calme si l’un de mes compagnons s’approche – notamment Seth. fis-tu, esquissant un sourire des plus tendres – il n’y avait plus que de la tristesse dans ton regard, il y brillait une légère lueur de joie, de soulagement. Une partie des animaux doivent certainement dormir, mais il y en a d’autres qui sont noctambules ou trop inquiets pour dormir – comme ces petits miaous.

Calmement, mais sans vraiment traîner, tu guidas ton invitée à travers le couloir, puis la réserve – où il y avait maintes étagères avec des plantes, du matériel soigneusement rangé et de la nourriture pour certains des animaux. Il y avait aussi un large portemanteaux où toi et le personnel accrochiez vos vêtements – actuellement, il n’y avait qu’une cape suspendue. Poussant la grande porte battante qui donnait au jardin, tu sortis en premier pour t’assurer qu’aucun de tes bébés ne se méprendrait quant à la venue de Sarah. Il était rare que les résidents restent dans le jardin et tu n’avais pas souvent de la visite – les gens que tu hébergeais préféraient passer par la porte principale de l’autre bâtiment. La pelouse était très soignée et il y en avait un peu partout, même si tu avais un potager au fond du jardin, non loin de l’autre bâtiment, et une zone de terre battue pour diverses utilisations. Il y avait pas mal d’animaux et, malgré tout, puisque le terrain était relativement grand, ils avaient largement de la place. Tu possédais plus de huit mille mètres carrés en pleine ville, il était normal qu’on veuille te prendre cet endroit pour y construire autre chose. Même si, actuellement, tu étais tranquille, puisque la situation économique du quartier faisait qu’on ne veuille pas y investir.

Les membres de ta famille qui étaient toujours réveillés traînaient, çà et là.
Certains s’amusaient, d’autres se reposaient. Le cheval était rentré dans l’écurie, juste au tournant du bâtiment de la boutique, près d’un grand placard à matos. Les oiseaux n’étaient pas visibles et autant les chiens comme les chats n’attiraient pas plus l’attention que l’énorme crocodile qui était affalé en plein milieu d’une des allées, immobile, la bouche entrouverte : tu sentais que quelque chose dérangeait Seth, ça ne lui faisait pas mal encore, mais ça le gênait. De ce fait, tu t’excusas auprès de ta cadette et t’approchas du reptile, t’agenouillant à même le sol. Tu caressas le museau de ton compagnon, tapotant avec tes doigts l’un des latéraux de sa mâchoire inférieure. L’animal ouvrit sa gueule, comprenant ton geste et, grâce à cela, tu eus accès à ses gencives. Tu glissas tes doigts dans sa bouche, là où tu supposais qu’était la source de son malaise : enfoncé entre deux dents, un morceau d’os lui piquait la langue et la gencive. Avant que ça ne s’infecte ou que ça ne le blesse davantage, tu retiras soigneusement l’éclat os de sa cavité buccale. Il ne cilla point : tu ne lui avais pas fait de mal et il se sentait mieux. Il ferma son imposante mâchoire, venant blottir sa tête contre ton ventre et tes cuisses comme il avait l’habitude de faire quand il était plus petit.

Je doute que tes yeux puissent voir ces jardins comme je les vois. De ce fait, j’espère que tu pourras revenir, durant la journée, afin de les apprécier davantage. soufflas-tu, osant rapprocher ton visage de celui du reptile.

Restant assise en seiza, caressant le crocodile, tu regardas ta cadette ; tu te montrais aussi proche de cet animal poïkilotherme comme on le serait d’un chien, non, d’une personne qui nous est précieuse – et lui, il semblait docile, malgré le danger qu’il pouvait représenter pour ceux qui se montreraient trop brusques, ainsi que pour les intrus. Il n’y avait pas beaucoup de lumière, juste quelques petits lampes solaires pour éclairer les allées et orner le bord de l’eau – certains des rares gages de la technologie que tu avais rapidement adopté. Aussitôt, tu achevas ton discours – la rassurant :

Si tu veux faire un tour, vas-y : tu es chez-toi, Sarah. Ma petite famille est gentille, tu ne risques rien.



Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Lun 28 Mai - 16:47, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Jeu 17 Mai - 16:30


A winter sonata : the broken queen and the nightingale.

Je me sentie nostalgique sans vraiment comprendre pourquoi. Je repensais aux moments heureux de ma vie, surtout ceux de mon enfance avec grand-mère et papa. Seigneur, cette époque me semblait si lointaine. L’odeur de la lavande, le miel, les pommes et le Chanel numéro 5 pour Granny . Le tabac, l’odeur d’arme à feu (cette odeur si spécial après le tir) et l’essence pour mon père. Il passait son temps libre, quand il était chez grand-mère, a réparé une vieille Mustang, c’était une Boss 347 datant de 1970. Comment il l’avait eu, aucune idée, mais cette bagnole avait besoin d’amour. J’adorais le regarder faire en m’assoyant sur l’établi du garage. Je pouvais passer des heures à voir son œuvre prendre forme … malheureusement il ne termina jamais cette œuvre et la voiture est encore sous une couverture dans la grange de chez grand-mère. Peut-être un jour je retournerais dans cet endroit, mais je ne me sentais pas encore prête. Du moins, pas pour le moment.

Ma belle Ame rompit notre étreinte après que j’ai insisté sur mon désir de sortir fumer. Stupide habitude qui me tuait à petit feu … ah puis merde je devais bien mourir de quelque chose non ? Elle me frotta les bras doucement et déposa un baiser sur ma joue proche de l’endroit où ma larme avait coulé. Je ne pus pas retenir mes joues de rougir devant ce geste qui était pour moi bien intime. Elle me fit signe de la suivre d’un mouvement de tête que je perçus comme doux.  Les chatons semblaient heureux de la voir où nous allions. Elle mentionna un jardin. Sérieux ? Un jardin en pleine ville ? Seigneur … et elle me demandait de rester calme en prime! Bon ok, avec se que j’avais vécu plus tôt qu’est-ce qui pouvait être pire ? Pas grand-chose. Du moins, c’était se que je croyais.  Elle parla d’animaux … elle en avait combien ? Probablement qu’elle parlait de d’autres chats ou des chiens.

Je la suivis en prenant soin de ne pas oublier mon paquet de cigarette. Je laissais mon sac derrière moi. Je ne ressentais pas le besoin de l’amener, il était en sécurité où il était.  Elle m’amena dans le couloir, puis dans une réserve  bien garnis de plante et de matériel divers. Elle poussa une grande porte battante qui dévoila un jardin que je qualifierais d’immense en pleine ville. J’étais sous le choc devant ce coin de paradis. L’endroit respirait la fraîcheur et la campagne, alors qu’à l’extérieur il n’y avait que pollution et détérioration.  Je vis un cheval, je fus surpris. Les chiens et chats se baladaient visiblement en harmonie et mon regard tomba sur cette chose. Un crocodile absolument immense au milieu d’une des allée. J’ai sentie la chaleur envahir mon corps, j’étais terrifié. J’avais un peur bleu de ce genre de bestiole. J’avalais difficilement ma salive. La mystérieuse femme s’excusa et alla près du reptile. Elle lui  fit ouvrir la bouche et fouilla à l’intérieur pour  faire je ne sais quoi. Bordel … c’est officiel elle était vraiment surnaturel cette femme. En prime, la grosse bête écailleuse vint blottir sa tête contre sa « maîtresse ». J’aurais vraiment tout vu aujourd’hui.

Elle me mentionna que je pouvais faire un tour après avoir dit que je pourrais revenir dans la journée … bah je verrais bien en temps et lieu.  J’allumais doucement ma cigarette d’un geste mécanique et commençais à fumer. J’avais besoin de marcher, j’évitais soigneusement l’allée  avec Ame et son gros bébé. Je vis un banc et décidais de m’assoir à cet endroit pour fumer et me détendre. Ma petite boule de poile favorite revint me voir. On avait un lien moi et lui (ou elle je ne sais pas, je n’ai pas regardé) Je commençais à la caresser doucement en prenant soin d’éloigner ma cigarette je ne voulais qu’il ait de la fumer ce pauvre petit amour.  Il planta ses griffes dans mon chemisier et je fis une grimace. Ça piquait ses petits trucs pointus. Je pris ma main et l’enlevais doucement avant de frotter mon nez contre le sien.

- On ne fait pas ça espèce de petite terreur féline

Je redéposais l’animal sur moi et observait autour. Je vis un jardin plus loin, une écurie où le cheval était ainsi qu’une pelouse bien entretenu. Je me sentais calme et sereine malgré la douleur qui perçait mon âme.  Je me sentais … comme chez grand-mère. Quand le vent soufflait sur l’ancienne plantation et que je me promenais dans le champ de coton derrière la maison. On ne le cultivait pas, il poussait donc sauvagement et les petites boules blanches étaient douces au travers des pics bruns plus pointus.  Il y avait aussi un champ de lavande. J’adorais me coucher dans ce champ en regardant le ciel les jours de beaux temps. C’était une époque remplie d’insouciance et de bonheur. Je regardais Ame et lui fit un petit sourire.

- Cet endroit me rappel le domaine de grand-mère … mais sans les champs de lavande et de coton… je me sens relativement bien ici … il manquerait juste … Emmy

Ma fille qui aurait eu 2 ans aurait sans doute exploré cet endroit avec toute la curiosité propre à cet âge. Des larmes coulèrent de nouveaux de mes yeux que je décidais de laisser faire. Je repris quelques bouffées de cigarette en essayant tant de bien que de mal de contrôler mes émotions. Emmy avait été un enfant voulu et attendu … J’avais tout gâché ce jour là.



 
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Amerlyllian Die Rosenberg
MessageSujet: Re: A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]   Ven 25 Mai - 14:13





A winter sonata : the broken queen and the nightingale.


Laissant que ton invitée se promène et aille s’installer un peu plus loin pour fumer, tu restas assise par terre – bichonnant l’énorme reptile désireux d’affection. Malgré ses instincts et sa taille, il n’a jamais fait du mal aux autres animaux, du moins, quand tu étais là. Il y a eu un incident durant ton absence, lors duquel il aurait dévoré un chien problématique qui aurait mordu d’autres membres de ta petite  famille – et qui l’emmerdait, selon le personnel, pissant toujours au bord du bassin, allant lui aboyer dessus et tentant de mordre sa queue, entre autres. C’était triste pour l’animal, mais la vie était ainsi. En dehors de cela, Seth n’a pas causé d’ennuis.

Caressant la mâchoire du crocodile, tu levas le regard et observas la brune.
Elle s’était assise sur un banc et accompagnée du chaton qu’elle préférait ; le coup de cœur était réciproque et tu savais que si tu le lui confiais, il serait entre des bonnes mains. D’ailleurs, même si elle avait eu peur de Seth, elle avait su garder son calme – comme tu le lui avais suggéré. Pourtant, elle t'avait semblé d’autant plus surprise de voir un tel animal agir ainsi. Il est vrai que les gens assimilent les reptiles à des créatures sans cœur, primaires et froides. Pourtant, ils ont aussi une conscience, des goûts, des affinités et des besoins affectueux – ils sont juste un peu différents des mammifères et des oiseaux, comme les insectes. Après, il fallait bien avouer que tu avais une très grande empathie avec la faune et la flore, tu attirais les animaux et savais faire que les plantes s’épanouissent, même lorsqu’on les pensait trop flétries et presque sèches.

Revenant à Sarah et au chaton, ce dernier lui aurait enfoncé les griffes dans le haut. Les petites griffes, comme les dents des bébés animaux, étaient particulièrement désagréables lorsqu’elles s’enfonçaient dans notre peau – c’étaient comme des aiguilles : pas assez pour déchirer, mais suffisant pour faire saigner. Après quelques instants, elle posa le petit mâle par terre. Il resta près du banc, jouant avec les brindilles d’herbe qui étaient remuées par les insectes et le vent – il fut aussitôt rejoint par sa sœur. À ton tour, doucement, tu te levas, laissant que le reptile s’éloigne en direction du bassin – lentement, mais sûrement : il était satisfait et rassuré. Replaçant une mèche derrière l’une de tes oreilles, tu balayas également les lieux du regard, suivant celui de ta cadette. Tu percevais de la nostalgie en elle, mais également de la tristesse : tu étais sûre et certaine qu’elle pensait à sa fille, car  elle dégageait ce même sentiment.Tu n’eus pas tort d’y songer, bien qu’elle pensait également sa grand-mère et à son domaine. Elle disait que cet endroit le lui rappelait et, pour être vraiment bien, il ne manquerait que son enfant. À nouveau, tu vis des larmes couler sur ses joues alors qu’elle tirait encore quelques taffes sur sa cigarette. Une fois de plus, la culpabilité s’installa dans son esprit et tu ne voulais pas qu’elle se morfonde. Tu voulais lui changer les idées, lui faire plaisir et lui redonner espoir – elle en avait cruellement besoin.

Si j’avais pu avoir des enfants, ils auraient été à peine plus jeunes que toi. Toutefois, même si j’étais avec l’homme idéal, la Nature a voulu que je ne puisse point en avoir. De mon vivant, à cause de ma maladie, j’étais stérile et je suis morte ainsi. Tout comme toi, qui as perdu ton enfant dans un accident de voiture, j’ai perdu cet homme d’une façon qui s’en rapproche. Lui, toutefois, on l’a délibérément tué pour essayer de m’atteindre. C’était moi qui étais visée, mais… je me suis un peu éloignée et c’est lui que la voiture a percuté. expliquas-tu, t’approchant d’elle. Ce n’était peut-être pas le meilleur sujet à aborder, mais c’était ta façon de lui montrer que tu la comprenais, même si tu n’avais pas eu d’enfants, comme elle – tes enfants, à toi, étaient tes plantes et tes animaux. Feu mon fiancé a été tué le 13 juin 1988, le jour de notre huitième anniversaire. On n’était pas mariés, mais cela aurait dû se faire en fin juillet. On avait une relation très chaste, pour ainsi dire, et on ne se voyait pas autant qu’on le désirait, mais c’était un homme merveilleux. Son fils a repris l’affaire familiale et je suis toujours en contact avec lui, il s’occupe de la vente de mes œuvres et l’expertise de certaines antiquités – je lui ai acheté une bonne partie du mobilier. Il figure parmi les rares personnes qui savent ce que je suis – qui soient toujours en vie, bien entendu. continuas-tu, esquissant un sourire amouraché.

Tu aimais toujours Kyle, même s’il n’était plus parmi vous. Tu n’as pas aimé beaucoup de personnes, depuis. Tu en as aimé, certes, mais tu ne t’en as pas suffisamment approchée pour avoir une vraie relation. Ironiquement, malgré ton âge et le fait que tu aies partagé le lit de ton amoureux, il n’était jamais passé à l’acte. Vous aviez joué un peu, certes, mais il craignait de te souiller – tu semblais tellement pure et fragile, malgré ta grande force d’esprit. Il était plutôt vieux jeux, en plus : il voulait que votre première nuit soit durant vos noces et il avait déjà tout prévu. Il voulait t’amener en lune de miel à Bali ou à Tahiti, il a toujours voulu aller dans ce genre d’endroits avec la femme qu’il aime, mais il n’était à l’aise dans son précédent mariage – un qui fut arrangé par son père pour renforcer l’influence et la fortune de leur famille.

Ironiquement, tout était presque prêt, planifié et il avait déjà réservé le voyage de noces, même s’il ne m’a jamais dit s’il s’était décidé pour Bali ou Tahiti. On devait seulement régler quelque chose le jour qu’il a été renversé. Je lui avais dit que cela pouvait attendre, mais il n’était pas du genre procrastinateur. fis-tu, levant le regard au ciel : tu avais encore du mal à en parler, mais moins que cette femme n’en avait à mentionner sa fille. Tu en souffrais toujours, mais la douleur n’était plus aussi vive que celle de Sarah. Le chauffard a pris la fuite après cela et la police n’a rien voulu savoir parce que Kyle était quelqu’un d’assez haut placé dans la Pègre. Qu’il meure leur convenait parfaitement, tout comme ils m’ont laissée mourir, bien avant lui – mais là, n’est point la question. Tout comme toi, je culpabilise parce que je n’ai pas été capable de le sauver, ni le convaincre de laisser la réserve du gâteau pour un autre jour. Si je ne l’avais pas écouté quand il m’a dit « Pars devant, j’arrive dès que j’ai passé mon coup de fil », il serait toujours vivant.

Tu cessas de parler de ton amoureux et de la façon dont il était mort, plongeant à nouveau ton regard dans celui de ta cadette. Du bout des doigts, tu séchas ses larmes. Toi, même si tes yeux étaient redevenus d’une brillante et limpide couleur bleue glacée – proche du gris – tu n’avais pas le regard humide : tu semblais ne pas pouvoir pleurer et, pourtant, si. C’était très rare, mais tu pleurais… tes larmes étaient différentes, seulement : c’étaient des larmes de sang, glaciales. Changeant le ton de la conversation, tu n’arboras même le fait que tu avais tué l’assassin de ton fiancé.

Depuis mon enfance, j’ai l’impression de porter malheur à ceux que j’aime. Et, plus j’apprécie quelqu’un, moins de temps je peux passer à ses côtés ou plus on en souffre. fis-tu, avec une pointe d’humour, même si tu croyais vraiment être un oiseau de mauvais augure. Tu étais capable de rendre les gens heureux, pourtant, mais tu souffrais tout autant. Viens, Sarah. Je vais te montrer quelque chose. Tu sais, Sarah ? Au XVIIIème siècle, ce domaine s’étendait sur 18 hectares avec un vignoble et une grande plantation de coton. Le climat n’était pas l’idéal, contrairement à la Louisiane ou aux terres du sud de Gotham, alors le coton n’a pas tenu longtemps et au fil des années, les terres ont été rongées par les entreprises de construction, les vignes n’étaient plus rentables et la grande majorité avaient contracté une maladie – elles ont dû être arrachées et brûlées. Il ne restent que quelques vignes de l’époque, ici, mais… il y a aussi des cotonniers sauvages qui poussent ici depuis des années, près des vignes. Ils sont  en veille, mais ceux de l’année dernière sont toujours vivants.

Avec ces mots, tu comptais guider la jeune femme à travers le terrain dans le but de l’amener derrière la serre, où tu avais un petit vignoble centenaire. Les vignes étaient très hautes, mesurant un peu plus de trois mètres de haut et fermement accrochées à une grande treille - une structure en bois et acier. Du printemps jusqu’à l’hiver, les vignes formaient un dense toit de verdure, avec une quantité conséquente de raisins Alphonse-lavallée – l’une des variétés les plus grosses de raisins noirs, ronds et à la peau assez épaisse. Mais, avant d’arriver où que ce soit, vous alliez passer par l’un des endroits où tu avais planté quelques plantes aromatiques nécessitant un sol un peu plus sec que le reste – telles que la lavande et du thym citron…

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A winter sonata : the broken queen and the nightingale. [Pv Sarah Williams]

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