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 Stay and Play [Black Canary]

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Criminel(le)
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Music Meister
MessageSujet: Stay and Play [Black Canary]   Ven 9 Fév - 2:02

ft. Black Canary
Stay and Play


Trois fois qu’ils venaient dans son club. On lui avait proposé des fortunes, de la drogue, des femmes et des hommes. On l’avait menacé. Puis on avait tué tous ses musiciens. Ils connaissaient pour son pouvoir. Sans doute est-ce qu’on avait rapporté au chef les drôles de soirée qu’il organisait. Avait-il envoyé des hommes sous couverture, ça il l’ignorait. Ce qui était certain, c’est qu’il n’avait pas apprécié. Pas du tout.

Ils étaient rentrés dans le club, alors qu’il allait entamer des répétitions pour une de ses nouvelles compositions. Il n’y avait qu’une dizaine de personnes, encore parfaitement conscientes de leur environnement et c’était bien là tout le problème de la situation. Ils n’étaient pas prêts à recevoir un danger aussi imminent qu’eux. Ils avaient crié, terrifiés par ses individus casqués et surtout armés. Oktav craignait davantage qu’ils soient sourds. Il aurait pu les empêcher d’approcher, d’un mot. Il n’aurait pas craint les balles et la violence. Il ne pouvait rien contre eux. Le rouquin avait craint ce moment toute sa vie. Ses parents l’avaient mis en garde bien des fois mais le rouquin n’avait pu se résoudre à se passer de chanter. Est-ce qu’on empêchait Superman de voler ? On ne l’empêcherait pas d’exercer l’étendue de ses capacités et il était hors de question qu’on l’utilise. Qu’on le dissèque comme une curiosité, qu’on l’enferme comme un oiseau chanteur. Il devait survivre, il devait rester libre. Sur le coup, il ne fut capable de rien. La terreur lui broyait l’estomac et pendant de longues secondes, il eut la gorge nouée. Il avait bien fanfaronné lorsqu’ils avaient tenté de l’intimider il y a deux mois. Désormais, il peinait à prononcer ne serait-ce qu’un seul mot. L’idée l’effraya davantage. Il était muet de terreur et la menace fonçait droit sur lui. Ses musiciens avaient sauté sans hésiter de la scène pour s’échapper, plus vifs que l’homme qui les avait engagés.

Tandis que les mafieux s’organisaient pour empêcher qui que ce soit d’entrer et de sortir, il sortit enfin de sa torpeur. Il dirigea toute sa force vocale sur ses « fans » -et ses traitres de musiciens. Il devait agir autrement, s’il souhaitait s’échapper.

Approchez braves spectateurs
Sauvez-moi du show de la peur
Saisissez tous cette chance
Montrez leur comment on danse !
Soyez mes braves mercenaires
Levez-vous faire la guerre

C’était ce qu’il aurait dit, s’il n’avait pas été interrompu dès la seconde rime par une crosse en plein visage. Il avait agi bien trop tard. Sans doute avait-il senti ce besoin de venir l’aider, cette urgence dans sa voix. Cependant, le micro avait chuté quand la femme armée s’était approché pour le faire taire rapidement. Un horrible sifflement avait raisonné à travers les enceintes et le sort fut incroyablement diminué. Rares furent ceux qui avaient la force de se battre, mais que pouvaient-il faire si peu nombreux ? La femme se saisit de ses cheveux pour le faire se redresser et dans le geste, arracha le nœud autour de son cou et l’enfonça dans sa bouche. Elle sortit ensuite un scotch épais de sa poche et le réduisit au silence le plus total tandis qu’un groupe la rejoignait. Oktav, l’esprit embrouillé par le coup qu’il avait reçu fut incapable de résister et même s’il l’aurait fait, il n’avait rien d’un boxeur.

- On n’a pas dû te le dire bien souvent, mais ta gueule quand même, grogna-t-elle entre ses dents.

Ils étaient pressés. Ils savaient qu’ils devaient quitter les lieux rapidement, au cas où le GCPD avait vent de ce qu’ils se passaient ici. Le trentenaire ne voyait pas comment leur faire plus de temps. Sans doute avait-il l’esprit trop embrouillé par la peur. Incapable de chanter pour se défaire de leur emprise, il se sentait des plus démunis.









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Dernière édition par Music Meister le Ven 9 Fév - 23:51, édité 2 fois
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Dinah Lance-Black Canary
MessageSujet: Re: Stay and Play [Black Canary]   Ven 9 Fév - 18:24

Monster Men C'est bien la seule à demander un verre dans ce bar. Tous les autres, se sont jetés près de la scène, attendant on ne sait quelle récompense du maître de cérémonie. La blonde les observe du coin de l'oeil, à la fois étonnée, mais aussi quelque peu perplexe face aux gestes de certains, frôlant le compulsif. Pourtant, elle ne reste pas, finit son verre rapidement et file hors de ce lieu étrange, en traînant cette fois avec elle, un sentiment de malaise. Elle reviendra, mais pas pendant une session, c'est trop risqué.

Lou a encore engueulé Buck. L'employé est arrivé avec encore une fois des cernes sur son visage, mais aussi une fatigue peu digne du videur qu'il est. Ça fait la cinquième fois. Cinquième fois qu'il leur dit qu'il a fait la fête, mais que ça ne se reproduira pas. Et, détail frappant, Buck devient de plus en plus stressé, voir paranoïaque face à certains clients. Lou le renvoie chez lui avant de regarder Dinah, perplexe. Elle sait. Ce soir, elle va suivre Buck, une nouvelle fois.
"Tiens ..."
Les lèvres de Canary s'étirent quand enfin, apparaissent des figures connues de la mafia. Des petites frappes, qu'elle a déjà eu l'occasion d'envoyer à Blackgate. Dont cette femme, qui les dirige avec cette fermeté propre aux imbus de leur personne à tendance violente. Cela n'étonne même pas la justicière quand celle-ci claque l'un de ses sbires. Buck est déjà parti depuis un moment, désespéré et en manque. Manque de quoi, bonne question. En tout cas c'est lié à ce bar. Suite à l'arrivée de la petite bande, une dizaine de gens sortent, alors qu'elle, se dirige vers l'entrée du lieu. Celui censé garder la porte se retrouve immédiatement hors circuit, son corps glissant contre le rebord pendant que la blonde qui l'a "embrassé" continue son entrée.

"Étrangement, ça me rappelle quelque chose."
Les armes se pointent dans la direction d'où semble venir la voix. Une dizaine de balles en volée, viennent trouer les murs, le sol et buter contre quelque chose de plastique. L'un d'eux s'avance avec précaution jusque là bas, cherchant une silhouette de femme, une respiration saccadée ou tout autre indice permettant de débusquer cette intruse, qu'il a de suite reconnue.
"Arrête de jouer les fantômes, Canary."
La femme du nom de Cassie éructe et envoie valser son "colis" contre le parquet de la scène violemment, avant de charger son arme et se mettre en position de tir.
"Toi, tu bouges, je te fais éclater la cervelle. Tu m'as déjà assez brisé les ovaires comme ça. Chopez cette connasse. J'ai un compte à régler avec elle."
Ils s'avancent tous, descendent de la scène, cherchent derrière chaque table, chaque recoin, sans trouver la moindre trace de la justicière.
"Je veux cette pute blonde, putain de merde ! Je vous paie pour quoi emmanchés ? !"
- Oui pardon chef.
- On va la trouver. C'est qu'une question de temps."

En réalité ils auront beau chercher au niveau du sol, ils ne la trouveront pas. La blonde s'est infiltrée dès son entrée dans les chemins annexes, menant aux coulisses. Elle était d'ailleurs tombée sur une loge avec des costumes  .... pour le moins excentriques. Passons. C'est donc sur ce qui semble être une passerelle qu'elle se trouve, accroupie et quelque peu engoncée. Même son espace de maintenance, au Black Canary Club est plus agréable. Mais elle ne chouine pas, retient ses grognements de douleur et se déplace près d'un roux attaché et bâillonné. Démuni, se débattant comme il le peut pour se sortir de cette situation, elle ressentirait presque de la compassion pour lui ...
"Oh et puis laissez. Il faut qu'on emmène ce gars au patron. Son don va nous servir. Il tuera des gens de manière utile, comme ça."
... si elle n'avait pas entendu cela. Dinah reste un moment figée, confuse, tandis que la dénommée Cassie s'approche de sa position. D'ailleurs, on dirait que le kidnappé supposé meurtrier l'a vue. Il la fixe. Canary se tend, inspire le plus calmement possible et évite de perdre l'équilibre sur ces barres de fer. Il tue des gens. Lui. Alors qu'il a l'air tout sauf .... dangereux ? Pardon mais là, Dinah essaie de voir en ses yeux la quelconque marque d'un criminel. Et elle a beau sortir une échelle Bane, Joker, Épouvantail ou même Sphinx, elle ne voit pas en quoi ce gars pourrait-être un foutu meurtrier de plus à Gotham.

Cassie revient l'attraper avec poigne à la nuque, au point qu'elle pourrait la lui briser. Vraiment, niveau raclure, cette femme pourrait rivaliser sec avec un des premiers numéros de Black Mask. Dinah attend.
"Quand on en aura fini avec toi, je demanderai au boss le privilège de te trancher ton organe. Ensuite ..."
Cassie rapproche son visage balafré, une balafre courant du front vers le côté gauche de son menton. Elle jauge le roux condamné au silence, et s'amuse à lui coller son flingue contre son entrejambe.
"Je passerai à ça. Ça ne te manquera pas. Tu as déjà pas de couilles."
- Et toi peu de principes."
La voix fait écho. La petite frappe lève son arme au dessus de sa tête, mais c'est déjà trop tard. Canary lui tombe dessus et de son poids, la fait chuter violemment contre le sol de la scène. Souffle coupé, Cassie ouvre la bouche pour retrouver son air, tenter à nouveau de tirer sur cette saloperie de justicière avant de se recevoir un coup de poing américain dans la mâchoire. Un tir manque de toucher Dinah, ce qui la fait réagir illico pour rouler plus loin. Sauf qu'en essayant de repartir vers les coulisses, le canon du pistolet apparaît.
"Comme on se retrouve, Canary.
- Tu veux qu'on discute de ton passage à Blackgate autour d'un verre, chéri ? Tu as l'air d'en avoir besoin.
- Tue la Pete.
- Sois une bonne femme et ferme la Cassie.
- Tu le vois ce flingue pointé sur toi sale bâtard ?
- T'étais moins chiante au pieu."
Dinah souffle et dégage une de ses mèches blondes de son front. À vrai dire, elle ne peut pas faire grand chose, sachant que les deux mafieux se crachent sur le minois. Même si techniquement, elle a un atout caché dans sa manche, et qu'elle pourrait faire tomber au sol : une de ses grenades sonores. Mais elle attend tout de même. Ce n'est pas tous les jours que vous pouvez assister à une dispute de couple entre deux roublards.

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Music Meister
MessageSujet: Re: Stay and Play [Black Canary]   Ven 9 Fév - 23:51

ft. Black Canary
Stay and Play


Il sentit le scotch sur ses poignées, les mains liées dans son dos. Son esprit tournait à plein régime pour se sortir de cette situation délicate. Il regarda le visage de ses fans, mais il ne trouva rien d’autres que de l’angoisse. Les deux individus sous son influence étaient au sol. Il était incapable de dire s’il était morts ou inconscients. Une voix éclata dans le silence imposé par ses ravisseurs, comme du velour liquide. Il fronça les sourcils mais quand il releva la tête, il ne vit qu’une pluie de balle. Cependant, il n’y avait pas de corps. Visiblement, la voix était familière pour les mafieux. « Canaris » ? Comme l’oiseau ? Sa poitrine se gonfla. Il se sentit soudainement pousser vers la scène. Son épaule rencontra douloureusement les planches. Son regard fusilla aussitôt la femme, prit d’une colère soudaine. Il sentait toute la menace sur lui, toute la réalité de sa situation. Il avait toujours peur, et c’était bien normal, mais toute l’injustice de la situation, toute la violence qu’il subissait le renvoyait à des années en arrière, au jour où il avait refusé de rester une victime.

Il ne voulait pas se laisser faire. Il ne voulait pas. Sa phobie se saisissait de lui. Il avait des sueurs froides et ses membres tremblaient. Colère et peur, un mélange explosif pour un individu aussi instable que Music Meister. A l’instant où elle se détourne de lui, il tire sur ses poignées et tente de frotter le plastique contre le bois pour l’abimer mais rien n’y fais. Il avait l’impression de manquer d’air. Il ferme les yeux un instant puis les lèves au ciel par instinct. Il voit des cheveux blonds, un visage pâle et inquiet derrière un masque épais. Le canaris, c’était elle. Une autre héroïne de la ville visiblement. Qu’est-ce qu’elle faisait ici ? Était-elle là pour eux ou pour lui ? Qu’importe, il n’était pas en position ni en état de se questionner davantage, d’autant plus face à la réplique implacable de la femme. C’est bien ce qu’il craignait. Ils allaient l’utilise comme arme. L’enfermer, le forcer à chanter pour eux. Tuer, sans raison, ni art. Il aurait pu aussi bien dire « PAN » que ça aurait été la même chose. Il n’ignorait pas les meurtres qu’il y avait causés il y a deux mois. Il n’ignorait pas ses capacités et il n’était tout simplement pas capable d’y résister. Il savait que ce qu’il faisait était mal. Au fond de lui, cependant, une voix lui chantait que c’était de l’art et qu’il pouvait faire mieux encore. Il était perdu entre sa morale et son pouvoir. Entre l’adulte qu’il s’efforçait d’être et l’adolescent maltraité qu’il avait été. Il était perdu entre bien et mal, car la musique n’avait pas ce genre de considération. Ce n’était que la musique.

Une douleur forte à la nuque le fit gémir à travers son bâillon improvisé. Il a mal. Il a peur. Il sent le métal plaqué contre son intimité. Il a envie de hurler. De chanter si fort qu’elle irait s’écraser contre un mur. Il aurait voulu avoir assez de force. La honte lui prit aux joues. Il sentit des larmes chaudes d’impuissance brûler ses iris. C’est à cet instant qu’il aurait aimé récupérer ses lunettes au sol. Il serre les dents et relève la tête. Il plante ses yeux bleus dans ceux de la balafrée, bien décidé à écraser son nez avec son front. Avec de la chance, il le caserait et l’oiseau blond interviendrait. Avant qu’elle ne lui tire dessus, de préférence. Ce qu’elle fit, un peu en avance cependant. Il profite de l’action. Il roule sur lui-même jusqu’à tomber de la scène dans le geste. Il crie de douleur, étouffé par le scotch, toujours. Il avait récupéré ses lunettes et fait en sorte que son poids l’écrase. Des morceaux de verre s’étaient plantés dans son dos mais il fit de son mieux pour l’ignorer et se reprendre. Il devait être rapide à son tour. Il récupéra un morceau entre ses doigts et coupa dans un geste le plus vif possible les liens qui le retenaient. Il entendit une dispute au-dessus de lui mais pas de coup de feu. Une dispute ? Alors si cela les protégeait des ondes de sa voix, ils n’étaient pas complètement sourds. Bon à savoir et s’ils n’avaient pas tiré, cela ne signifiait qu’une chose : la blonde était encore en vie. Cependant, sa chute n’était pas passée complètement inaperçu.

- Et toi, ne bouge pas !


Il se libère, crache le ruban. Une balle le traverse. Son hurlement de douleur se transforme en chant. Il monte haut, fort, jamais il n’avait été aussi implacable dans sa voix. Il retient avec peine les sanglots dans sa voix.

- Aaah - rrêtez-lez !


Leur expression change, leur détermination aussi. Les mouvements ne sont pas coordonnés, chacun y va de sa propre initiative mais enfin, ils agissaient dans une chorégraphie qu'il trouva d'une beauté saisissante. Il regrettait presque les musiciens ne soient pas resté sur scène pour jouer. Une composition se créer dans son cerveau. Son instinct est au ralenti, son art évolue quand à lui.

Quelqu’un se jette sur le mafieux qui allait s’abattre sur lui. Il se redresse avec difficulté, les doigts appuyés contre la scène. Il avait perdu son chapeau. Il n’était plus qu’une masse rousse et ensanglanté, perdu. Il devait fuir. Ce n’était pas une dizaine de civile qui viendraient à bout d’eux, même s’ils étaient tout aussi nombreux.








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Dinah Lance-Black Canary
MessageSujet: Re: Stay and Play [Black Canary]   Dim 11 Fév - 12:55

Monster Men Ça y est. La sensation de malaise lui revient. Plus intense, plus maladive. Elle la sent au plus profond de son corps venir la prendre, alors que sa bombe sonore vient d'être lâchée, décision prise d'interrompre cette dispute sans queue ni tête. Sa tête lui fait mal, ses mains viennent se poser sur ses oreilles, elle est à genoux. Dinah se sent mal. Son gémissement se fait léger, quand le sifflement qui semble venir à ses oreilles d'habitude si robustes. Ensuite, c'est plus prononcé, plus douloureux, mais aussi dans un sens libérateur pour son esprit; qui réfléchit trop. Ce n'est pas elle qui doit commander, c'est cette voix, au timbre particulier mais mélodieux.  S'évader ... il faut se laisser porter.
"Non ... NON !!!
Dinah hurle ce mot, et sa voix grave, suave, s'enraye dans un étranglement. Les larmes lui montent aux yeux, réaction de son corps à cette perte de contrôle auquel il essaie d'échapper. Les balles résonnent et rendent cette sensation un peu plus désagréable. Enfin, elle reprend le contrôle, secouée par des spasmes violents, jusqu'à en crier; fort. Elle crie, au point que cinq personnes volent, une dizaine de balles se retrouvent renvoyées et que le calme reprenne ses droits. Puis, tout s'estompe. Sa tête devient plus légère, ses mains ne sont plus engourdies. La justicière tombe, au milieu du combat.

"Hn ... ma tête.
Après plus de quinze minute de silence, Dinah se réveille avec un immense mal de tête. Ses doigts viennent se glisser près de son oreille droite, pour sentir le sang qui s'en est sorti. Cela faisait au moins treize ans qu'elle n'avait pas eu ce problème. Une mission où l'on a tenté de l'hypnotiser pour soutirer les informations nécessaires concernant le Pentagone. Quelque chose qui d'ailleurs, ravive sa migraine et l'oblige à devoir attendre d'être stable, au risque de vaciller et se rétamer à terre une nouvelle fois.
"Nom de dieu ... qu'est-ce que c'est que ce bordel."
Chuchote-t-elle avant de se rendre compte qu'elle n'est plus sur la scène, mais bel et bien dans la loge où elle avait pu voir tous ces costumes excentriques et quelque peu étranges. Des robes, des fourrures, des sweats couverts de notes de musiques, des hauts violet pétant, une tenue de soldat verte comme les liquides de Ace Chemicals ... un panel quelque peu stressant pour des yeux encore dans le vague. La blonde grimace, s'assoit enfin sur la couche où elle a été déposée. Silence. Comme si ... tout le combat censé prendre place en ces lieux avait disparu. Et le roux, où est-il passé.  
"Il y a quelqu'un ?"
Sa gorge est sèche. Elle balaie lentement la pièce de son regard embrumé en toussant un peu, avant de voir ce qui semble être une bouteille d'eau. D'un pas prudent, Dinah s'avance finalement, non sans jauger encore cette étrange pièce qui sans cesse la met mal à l'aise.

"Canary ..."
La voix provient d'une pièce à côté de la sienne.
"Cassie Stane.
- Toujours vivante, sale pute. Tu sais où est Pete au moins ?, grogne la mafieuse.
- Tu crois que si je le savais, je te le dirai ?, rétorque Dinah.
- Oui. Parce que tu as plus de compassion que tous les timbrés de Gotham."
Sur le coup, Cassie n'a sans doute pas tort. La blonde soupire, en se maintenant contre un pan de mur lorsqu'une pointe revient lui frapper la tempe.
"Je me souviens juste d'avoir sorti mon Cri, Stane. C'est tout.
- Alors ... rejoins-moi."

En se traînant difficilement hors de la loge, Canary arrive au point de rencontre. Ses yeux s'écarquillent, sa main se place contre sa bouche tant l'horreur est grande. Cassie est vivante, oui, mais avec le visage boursouflé, des tessons lui traversant les chairs et un morceau de bois immense fiché au niveau de la hanche gauche.
"Alors c'est si moche que ça hein."
Cassie crache par terre un molard, gras et rouge.  
"Approche et prends ça."
La mafieuse lève difficilement son bras pour tendre son casque anti bruit à une Dinah maintenant un genou à terre, près d'elle. La justicière regarde le casque, ne comprend pas au premier abord, avant de se souvenir de tout ce qui a été dit à propos de ce roux. Mais aussi de la sensation qu'elle a ressenti quand elle a touché terre.
"T'as toujours été maline, connasse. Mets-le. Et retrouve Pete et les autres. Ils sont encore dans le bar. Moi, je peux pas."
Stane a beau être blessée, au bord de crever, elle s'inquiète quand même pour son équipe malgré sa fierté.
"Je ne te promets rien."
À peine le cliquetis se fait entendre que Dinah réagit au quart de tour, ses sens et ses réflexes presque retrouvés. Sa main vient de soulever violemment le bras de la mafieuse, qui tentait de la mettre en joue. Cassie inspire fortement, prise de douleurs et de spasmes dus à l'effort. Mais elle trouve encore la force nécessaire pour ordonner, face à la justicière qui l'a déjà mise au trou.
"Trouves ... les."

Black Canary se relève et met le casque autour de son cou. Elle avance lentement vers le bar, où elle entend du verre, du bois, être balayé. Collée contre le mur d'entrée elle n'a qu'une faible vision, mais voit des gens, dont un des mafieux nettoyer le bar, comme si il travaillait ici. La blonde met par réflexe le casque sur ses oreilles. Elle entend dix fois plus son coeur battre, son cuir crisser contre sa peau; sensation étrange. Sur sa tenue, les seuls armes qui lui restent sont ses matraques électriques qu'elle sort lentement des pans de son pantalon, sans cesser d'observer ce qui peut se passer à sa droite puis à sa gauche. Que se passe-t-il ici bordel. On se croirait dans un scénario de film à pression psychologique.

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Music Meister
MessageSujet: Re: Stay and Play [Black Canary]   Lun 12 Fév - 17:27

ft. Black Canary
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Elle souffre, mais elle lute. Il n’avait jamais rencontré qui que ce soit résister à son pouvoir hypnotique. Elle tombe à terre quand lui se redresse. Ses yeux clairs rivés sur le visage tordu de la blonde. Il savait qu’il avait besoin d’elle pour s’échapper. Aucun de ses danseurs  ne parviendrait à résister à des hommes armés. Allait-elle résister à son pouvoir ? Se lever et obéir ? Comble de la surprise, le mélomane espérait pour la première fois qu’on lui résiste. Il ne comprenait pas pourquoi il le souhaitait. Peut-être que la solitude qu’il tentait d’effacer avec des relations factices, peut-être que le vide en lui, pouvait trouver quelqu’un qui verrait son art de ses vrais yeux. Quelqu’un honnête en tout point. Il vit en elle, une spectatrice de son chef œuvre. Puis, elle se mit à chanter. Pas un chant, un cri, ou était-ce tout comme. Elle éleva la voix, si haut, si fort, il en saisit chaque nuance tandis qu’il voyait pour la première fois de sa vie, une autre métahumaine que lui. Elle jette les hommes et les femmes face à elle et ne craint aucune balle. On se plie à sa voix comme on se plierait à la sienne. Une voix magnifique et puissante qui laissa à terre les importuns. Elle sombre dans l’inconscience tandis que lui s’illumine, il prend conscience. Elle est un oiseau et lui le chanteur. Un cri à sa gauche le retire de sa rêverie, de sa fascination. Les mafieux sont un sous effectifs et le show prend une tournure des plus néfastes pour eux. Il observe la jeune femme et bondit. Oktav se saisit de sa main et la tire à lui dans un cri de douleur. Les morceaux de verre caressent ses muscles. Il sent le sang inondé son costume. Il jure mais rattrape l’héroïne qu’il place à ses pieds, bien incapable de la garder contre lui. Les balles continuent leur mélodie et il ne voulait pas qu’elle en soit victime, non pas elle.
 
Il chante alors, en continu. Il chante. Il voit l’art dans la guerre, les corps qui chutent, il entend le violon dans sa tête, les casques sont retirés. Il chante plus fort. Certains ont quitté le spectacle, trop effrayé et bien conscient qu’ils n’avaient pas l’avantage. Les autres sont contrôlés. Il voit la femme qui l’avait maltraité transpercé par un adolescent et une femme plus âgée. Un duo qu’il approuvait. Qu’elle meure au moins avec grâce, la garce.
 

Attention, mon charme désarme
Ni vacarme, armes, larmes
Vous le sentez bien au fond,… non ?
Ma voix : la cause et l'abandon
Plus de peur et de pleurs, ni pardon
Ecoutez le Music Meister
C’est bien moi, ce grand frisson
 
Il ordonne et guide. On soulève la blonde tandis que le calme enfin opère. Il les guide en boitant, homme de scène si peu glorieux. Il l’a fait coucher sur sa propre couche. Il ordonne encore et jure. On retire le verre sans douceur. Il tombe à genoux et se tient au lit, se dévêt comme il peut pour faciliter le soin. Son visage est près du sien. L’oiseau, le canarie endormi, sa voix merveilleuse enfouit au creux de sa gorge. Il voulait qu’elle chante pour lui. Sa main se lève, ses doigts s’attardent là où se trouvent ses cordes vocales, aux limites de sa mâchoire. Il cède à sa curiosité. Il retire son masque et découvre son visage. Cela ne dure qu’un instant, vite effrayé par sa respiration soudain plus rapide, il lui replace son loup. Il se saisit ensuite de son propre téléphone, abimé lors de sa chute et prend une photo. On le bande. Il couche son visage contre le matelas puis se lève enfin. Il se sentait bien. Blessé, terrifié encore et incapable de choisir entre rester et fuir. Il avait gagné la bataille mais pas la guerre. Il se sentait bien, car il l’avait trouvé et qu’il s’était retrouvé. Ne plus chanter, être muet, rien qu’un court moment, il ne voulait plus jamais le revivre. Il se saisit d’une des mains pour se redresser et il trouve du réconfort dans ce geste pourtant sans saveur. Il embrasse une joue piquante puis se retire. Il prend place au bar et se boit un verre, là, immobile mais survivant.
 
Il contacte finalement le GCPD. Cette fois, il ne pourrait pas se débrouiller pour cacher l’affaire. Ses pantins s’étaient occupés des corps il y a deux mois. Ils avaient rendu les suicidés à leur famille, à ses ordres, les autres avaient juste disparu. Il n’avait aucune idée où est-ce qu’ils avaient fini par ailleurs. Cacher ses crimes (non, son art, c’est un art, oui !) Là, il était trop nombreux et cela avait causé tant de bruit. D’autres avaient fuis. Il n’était pas responsable de la folie des mafieux. Alors, oui, c’était sans doute la meilleure décision. Que faire maintenant ? Il observe la note de musique sur le morceau de verre qu’il avait récupéré de ses lunettes. Un cadeau de sa mère lorsqu’il était entré dans la grande chorale Gothamithe. Un cadeau aujourd’hui brisé et ensanglanté. Est-ce que sa musique était destinée à toujours baigner dans le sang ? Si on voulait le nuire, sans doute que oui. L’art se trouvait aussi dans le chaos. Troublé par cette pensée, il ne se rend pas tout de suite compte que Canarie avait quitté la loge. Quand il se tourne vers elle, il découvre sa stupeur et sans doute la savoure-t-il intérieurement. Elle serait la première à le connaitre. Elle l’avait mérité. Elle avait chanté avec bravoure et splendeur. Oktav avait besoin de se faire connaitre. Il avait besoin qu’on le comprenne. Lentement, il lève sa main et l’encourage à s’approcher. Petite maligne, elle porte un casque. Elle savait déjà. Il ne la craint pourtant pas. Ses pantins se déplacent, rangent et nettoient dans un balais silencieux. Pourtant, si on écoutait bien, il y avait une musique et un rythme dans chacun des bruits qu’ils produisaient.
 
-         - J’imagine que tu as des questions ? Fit-il d’une voix forte pour que sa voix perce l’épais casque. Il rajoute aussitôt, pour la détendre un peu : Le GCPD va arriver.
 
Il hésite puis détourne le regard. Il tend le bras vers une bouteille dont le haut avait explosé, sans doute à cause d'un projectile. Il reste un peu de boisson. Il en verse dans son verre et le lui tend, sans un mot, attentif et nerveux.








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Dinah Lance-Black Canary
MessageSujet: Re: Stay and Play [Black Canary]   Mar 13 Fév - 9:14

Monster Men Lorsque sa voix résonne, Dinah a le réflexe de serrer son poing et sa mâchoire comme à chaque fois qu'une menace se présente à elle. Mais elle ne comprend pas. Stane est restée à terre, se vidant de son sang dans une salle. Elle, a été allongée, protégée. Le casque reste sur ses oreilles, la justicière sort à demi de sa cachette. C'est chez lui, après tout. Là où elle se terrera, il la retrouvera. Le roux ne semble pourtant pas hostile, au premier coup d'oeil ... si ce qu'il dit est vrai, en lui accordant le bénéfice du doute. La blonde se redresse et appuie sa tête contre le mur pour se soutenir lorsqu'une nouvelle douleur vient la secouer.
"Sûrement."
Son ton se fait plus sec et, tandis qu'elle cache dans le creux de ses reins sa matraque, Dinah jette un nouveau coup d'oeil vers l'homme.
"Mais je viens surtout pour que vous relâchiez ces personnes. Et appeler des secours."
Elle vient, oui. Mais pas pour boire, ni pour parler. Il a beau avoir quelque chose d'attendrissant, l'ancienne agent du gouvernement se méfie. Combien de gens, aux allures douces, aux doux mots, ont essayé de planter des couteaux dans son dos et dans celui des membres de son équipe. De la main, elle désigne chaque mafieux présent, des mafieux qui la fixent d'yeux vitreux. Un frisson vient à nouveau la secouer. Ce ne sont plus des humains : ce sont des zombies. Leur volonté a été balayée dans un tacle, violent. Rester alerte.
"Ils ont beau être des criminels, personne ne mérite d'être soumis à cet ... état."
L'un d'eux fait tomber quelque chose, et un énorme bruit de verre se brisant sur le sol se fait entendre. Mais cela ne perturbe en rien Canary qui, reprend son discours, de ce ton bien plus puissant que sa voix habituelle. Réprobateur, mais ô combien suave et prenant.
"Quand à Cassie Stane, elle a autant besoin de soins que vous, voir plus. Alors non, je ne peux pas me permettre de vous poser des questions."

Dinah s'avance d'un pas sec vers l'étrange objet de convoitises des mafieux, s'emparant du verre non pas pour le boire, mais pour le donner à Stane. Stane, qui a perdu deux teintes de couleur depuis leur dernière interaction.
"A..ors.
- Garde tes forces et bois. Les secours vont arriver."
Il valait mieux, c'était foutu pour elle. Dinah prend tout de même son pouls, espérant un miracle, mais Stane vient de rendre l'âme après avoir dit ce mot, dans un dernier effort. La blonde reste un moment accroupie à côté du cadavre, fixant le bois qui l'avait transpercé. Puis, elle dépose le verre près de ses doigts à présent gelés, avant de poser une couverture sur ses épaules. Un cache, pour un peu de dignité.
"Katana, Blackhawk, Batgirl, et Huntress. Si vous m'entendez, venez à cette position que mon émetteur vous envoie. Ça ne me fait pas plaisir, mais il y a un homme qui n'a pas conscience des dégâts qu'il peut causer.
- J'y serai dans cinq minutes, Canary, répond calmement Katana.
- Pitié ... ne me dis pas que l'on a repêché un fan de Scarecrow ou du Joker. J'ai dû en arrêter un la semaine dernière. Et il m'a montré son tatouage aux fesses. Aux fesses !!! Une tête de Joker sur les fesses !"
Silence. On entend Zynda s'éclaircir la voix.
"Stane est morte. Il faudra rapatrier son corps. Quand à l'homme, je vais essayer de la raisonner. Il garde sous son emprise les gens grâce à son chant. Pensez à prendre de quoi vraiment vous couvrir les oreilles. Passez le mot à la patrouille."
Tatsu tente de s'interposer face à cette décision, mais Canary a déjà coupé la communication. Maintenant, elle remet les pieds en territoire hostile.

"Stane est morte."
Mains sur les hanches, menton relevé et regard froid, la justicière ne s'avance pas plus, voulant garder un oeil sur chaque personne se trouvant dans cette pièce. Aucune réaction de Pete, concernant la mort de sa partenaire et amante. Bordel, ils doivent vraiment avoir le cerveau en berne. C'est le premier meta-humain qu'elle revoit dans Gotham depuis elle ne sait combien d'années. Et voilà qu'il faut qu'elle tombe sur un homme qui est en passe de devenir un criminel.
"De Maestro à Monstre il n'y a qu'un pas. Et vous vous risquez à le franchir."
Cette fois, dans sa voix, l'on peut sentir une once de compassion. Car cette situation, elle l'a vécue. Fugitive traquée pour le "meurtre" de son mari, brisée par son propre don, bien que celui-ci ait relevé au départ d'une malédiction. Elle sait ce que cela fait, de devenir un monstre, sans le vouloir. Dinah tente tout de même quelques pas en avant, bien qu'elle s'arrête une nouvelle fois en voyant les "pantins" s'animer.
"Ne faites pas cette erreur ... car cette blessure, jamais vous ne pourrez la refermer."
Ça se trouve, tenter de raisonner ne sert à rien. Alors Canary a commencé depuis tout à l'heure à glisser une de ses mains contre sa chute de reins et à récupérer sa matraque. Criminel ou pas, gentilhomme ou non, il manipule des gens; et ses réactions peuvent être imprévisibles. Comme tous les égos en passe d'exploser de Gotham.

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MessageSujet: Re: Stay and Play [Black Canary]   Mar 13 Fév - 12:45

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Stay and Play

Les relâcher. Elle regardait ses criminels avec une compassion dont il peinait à saisir l’intérêt. Ils dansaient dans chacun des mouvements qu’ils effectuaient pour tout remettre en ordre. Ils ne leur feraient plus de mal, ni à elle, ni à lui, ni à personne. Il n’y avait plus de rage en eux, plus de peur pour ceux qui auraient pu être des victimes. Il avait préservé le statu quo par sa seule et unique volonté. Il sentit ses poings se serrer mais il les détendit aussitôt. Elle avait peur. Elle devait craindre pour elle. Bien sûr. Inconsciemment, elle s’imaginait à leur place. Quand on n’avait pas vécu une telle plénitude, on ne pouvait que la craindre. Il lève son téléphone, noir, brisé et grommelle tout d’abord qu’il n’avait pu passer qu’un unique appelle puis il dit, d’une voix plus forte :

- Ce n’est pas une question de mériter. Je peux le faire et dans ce club, on vient pour que je puisse le faire. Ces.. « mafiosos », tu sais ce qu’ils m’auraient fait si je le ne les avais pas contraint.

Elle met un terme à l’échange. Elle ne peut pas le questionner maintenant. Elle s’inquiète pour Cassie Stane, Cassie, la mafieuse. Il vient toucher sa pommette par réflexe, là où elle l’avait frappé. Il sent encore la colle à la naissance de sa mâchoire, le souvenir du scotch qui l’avait réduit au silence. Il retient un élan, une nausée. Elle se retire un instant et il la laisse faire. Il passe une main sur son visage. L’émotion l’avait épuisé. Devait-il profiter de son absence pour sauter sur sa moto et disparaitre ? Il n’avait rien à se reprocher mais la terreur le saisissait. Ils l’enfermeraient. Ils l’utiliseraient. Il ne pouvait pas se cacher, il ne pouvait plus le faire, il l’avait trop fait. Il avait toujours peur pourtant. Il enfouit le morceau de verre dans sa poche. Pouvait-il se fier aux héros de Gotham City ? Il ferme les yeux et fredonna doucement une sorte de berceuse. Il retrouva un peu de son calme lorsque le Canarie réapparut. Elle, elle ne l’avait pas trouvé. Elle était même encore plus tendue, tandis qu’elle annonçait la mort de Stane. Il se contenta de la regarder dans les yeux. Qu’attendait-elle de lui ? Des excuses ? Il n’était pas responsable de sa mort, et sans doute le méritait-elle. Elle devait avoir tant de sang sur les mains et elle lui aurait fait tant de mal.

- Ne me reproche pas de m’être défendu, quand toi-même tu utilises ta voix. Qu’est-ce qui te rend plus légitime à te défendre que moi ?

Son ton n’était pas agressif, juste retenu.

- Tu es comme moi, ne me dis pas que tu n’as jamais cassé la moindre nuque par accident ? Je n’ai pas demandé sa mort, j’ai juste demandé à ce qu’ils s’arrêtent. Tu étais là. Je voulais juste que tout ça s’arrête.

Sa voix se brise dans sa gorge. Il veut qu’elle comprenne. Jamais il n’avait encore parlé de son don à qui que ce soit. Jamais il n’avait rencontré quelqu’un comme lui. Elle lui reprochait l’hypnose alors que quand ça, elle serait morte et lui au loin. Il détourne le regard pour observer les danseurs silencieux et reprend, d’une voix plus grave.

- Les autres, ils viennent m’entendre chanter, ils aiment se sentir libérer de tout. Ils reviennent sans cesse, je ne les force pas à revenir. Ils veulent danser, chanter et se perdre dans l'adrénaline et la fièvre, la fête. Il désigne les mafieux du menton et ajoute : Eux, il voulait que je contraigne, que j’asserve, que j’assassine.

On sentait dans sa voix toute la colère. Assassiner, comme ça, d’un simple mot, juste parce qu’ils le voulaient. Pas d’art, pas de musique sans doute, juste du sang et de la violence. Un chant fade, inutile, morne. Elle voulait qu'elle les libère. C'était bien une des choses qu'ils avaient le plus de mal à faire. D'habitude, la transe se terminait ou bout de plusieurs heures, d'elle-même et il s'en contentait très bien. Stopper ça ? S'il leur demandait juste d'arrêter, ils n'étaient pas certains que cela marcherait. Ils danseraient sur place, à attendre, passif. Il n'en était pas encore capable mais il se garda bien de le lui dire. Elle n'avait aucune raison de le croire, déjà qu'elle ne comprenait pas. Comment le lui faire comprendre ? Il soupire, quitte la chaise et se redresse dans un grognement douloureux mais il est prêt, il chante. Sa voix se fait douce, tendre, paternel. On le sait, il est capable de tout chanter et même si à travers les casques, elle est protégée, elle perçoit son talent à travers le plastique.

Goodnight, my angel
Now it's time to dream

Ils se stoppent et volontairement, se couchent à terre. La salle entière est recouverte des corps tranquilles et apaisés de ceux qu'il guide. Certains sont sur le ventre, d'autres le dos. Deux individus sont recroquevillés l'un contre l'autre.

And dream how wonderful your life will be
Someday your child may cry
And if you sing this lullabye
Then in your heart
There will always be a part of me

Silence ponctué des quelques respirations et même d'un ronronnement. Ils sont endormis et dans quelques heures, chacun se réveillerait en pleine possession de ses moyens. Un moyen comme un autre d’obéir à la Canarie, vu qu'il n'était pas capable de faire autrement. Il lui jette un coup d’œil.


- Imagine s’ils m’avaient pris.





Lullabye (Goodnight, My Angel), de Billy Joel







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Dinah Lance-Black Canary
MessageSujet: Re: Stay and Play [Black Canary]   Mer 14 Fév - 17:29

Monster Men Il lui reproche d'avoir utilisé sa voix. Se rend-il bien compte que c'est à cause de lui qu'elle a perdu le contrôle ? Qu'elle a senti ses sens, sa lucidité lui échapper au point que si elle n'avait pas cela, elle aurait pu avoir envie de se tuer ? Non, ce gars ne se rend pas compte qu'enlever aux gens ce qu'ils sont, ce qu'ils pensent peut se révéler dans bien des cas destructeur. Il ose dire que Canary est comme elle. Rapprochement ou tentative d'apitoiement, Dinah n'est pas dupe et reste là, à le regarder de son air sévère. C'est un bon gars, mais il est dans le faux. À un point que n'aurait jamais imaginé la jeune femme. Sans doute est-ce parce qu'il a été surprotégé, maltraité par d'autres gens de son âge au fil de son évolution ou même juste conditionné à cet état de fait. Elle s'avance encore, non sans appuyer ses mains sur le casque quand celui-ci se met à chanter. De nouveau, tout semble être décuplé au niveau de son ouïe. Pas comme précédemment, mais cela reste désagréable. Un homme tombe à ses pieds. Sur le moment Dinah croirait qu'il est mort. Son sang ne fait qu'un tour, elle se jette à terre pour prendre le pouls du mafieux. Il est vivant, juste endormi; parce que le roux l'a voulu.

"Il y a beaucoup plus de différences entre nous que ce que vous semblez annoncer."
Elle se redresse, passe à côté de l'endormi, plutôt qu'au dessus et s'avance encore vers son interlocuteur.
"Je n'asservis pas les gens. Je les maîtrise. Ma voix ne leur enlève pas la capacité de réfléchir par eux-mêmes."
La paume de sa main frappe le bois du comptoir. Et elle le fixe, oh oui, elle le fixe au point qu'elle serait capable sur le moment de l'attraper par le col et de le secouer. Mais elle ne fait que sourire en coin et arquer ses sourcils, en lui fournissant une dernière constatation.
"J'ai vu des gens mourir oui. Par accident. Mais chaque jour je fais en sorte de ne pas refaire les mêmes erreurs."
Que ce soit la mort d'Emily, de civils ou bien de son mari, Dinah a fait en sorte de rectifier le tir mais aussi d'apprendre de ses erreurs, pour sauver d'autres personnes d'une possible descente aux enfers.
"Dernière chose."
Son visage se rapproche du sien. Ses mains se posent sur ses épaules. Sans haine, elle a décidé à ne pas sortir la matraque, à espérer qu'il comprenne son erreur. Et cette fois, un sourire illumine son visage.
"Personne n'est parfait. Mais on peut faire en sorte de vivre ensemble, et de trouver les personnes adéquates, qui nous correspondent, sans pour autant empiéter et empêcher de penser, vivre. Et moi, c'est pour cela que je me bats.
- Canary."
Katana entre dans la pièce, son sabre en main et casque anti bruits sur les oreilles. Dinah ne l'entend pas, mais elle voit du coin de l'oeil son arrivée. La japonaise reste perplexe en voyant tout ce monde endormi, sans perdre pour autant l'objectif initial. Elle tend les menottes à une Black Canary se dirigeant vers elle.
"On doit l'arrêter. Il a tué des gens. Même involontairement.
- Je sais ..."
La blonde justicière regarde les attaches un moment, se demandant si seulement un jour cet homme comprendra sa faute. Ce qu'il a enlevé à tant de gens qui voulaient être heureux, comme lui. Tatsu quand à elle, ne semble pas aussi compatissante que sa leader et ne cesse de jeter des regards à cet homme qui à ses yeux, est tout aussi dangereux que Crane, ou bien Red Hood.
"Maestro, veuillez vous rendre sans faire de vagues."

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MessageSujet: Re: Stay and Play [Black Canary]   Jeu 15 Fév - 15:10

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Elle ne comprend pas. Elle ne voit pas ce qu’il voit. Elle voit les fils derrière chaque geste, chaque pas de danse quand lui ne voit que l’art sous sa forme la plus complète. Le chef d’orchestre n’est qu’un profiteur hypnotique sous le regard trop attentif de la blonde. Son regard se fait dur. Le rouquin est perdu. Elle voulait qu’il les relâche. Il l’avait fait. Que voulait-elle de plus ? L’oiseau ignore le chanteur qui tente de l’adoucir par ses quelques ruses. Chante encore, oiseau de lumière, ouvre le bec, siffle, cri, il n’y avait que lui pour attendre de l’entendre. Oktav s’agace et s’angoisse face aux regards sombres de l’héroïne.

- Je n'asservis pas les gens. Je les maîtrise. Ma voix ne leur enlève pas la capacité de réfléchir par eux-mêmes.
- Je le peux, et ils le demandent, s’emporte le mélomane. Ils dansent, ils chantent. Plus de peur, d’angoisse, plus de meurtres et de violence. Je suis la musique, l’instrument. Penses-tu que j’ai choisi ?

Sa main frappe le comptoir et le stoppe dans ses tentatives infructueuses de lui faire entendre raison. Non, bien sûr que non, il n’avait pas choisi cette vie. Elle pouvait saisir cela. Elle n’avait pas choisi non plus. Elle avait seulement placé sa vie en conséquence de son pouvoir. Lui avait nié, c’était caché tant d’année. Jamais il n’avait été aussi heureux que depuis qu’il avait accepté cette partie de lui. Jamais. Jamais. C’était sa destinée et il l’avait embrassé enfin. Alors, pourquoi se sentait-il si seul le soir ? Pourquoi doutait-il de leur amour quand les corps se pliaient à sa volonté, quand il les embrassait et les enlaçait. Leurs regards se défient. Oktav soutient le regard de cette inconnue. Il était la solution à ce monde malade. S’ils revenaient, c’est qu’ils étaient heureux. Ils aimaient ses musiques, ses chants, ses shows et ses danses. Lui aussi. Elle semblait si dure, et pourtant, elle semblait vouloir l’aider. Elle ne le disait pas, ou seulement à demi-mot, mystérieuse. Jouait-elle un rôle comme toute bonne comédie musicale ? Justicière implacable, « implacable » ? Oh, oui, sans borne. Les mafieux aussi, à leur façon, jouaient leur rôle mais il était là pour les limiter. Le rouquin l’écoutait avec attention. Bien qu’il enregistrait avec soin le moindre de ses mots, véritables notes de musique de l’être humain, qu’elle lâchait dans un léger sourire dont il ne saisissait pas le sens. Il était bien plus intéressé par ses soupirs, la manière dont elle prononçait les voyelles, la sonorité derrière chaque son qui sortait de sa gorge fragile. Les cordes vocales sont une pièce du corps humain dont on ne s’attardait jamais assez.

Elle s’approche davantage. Il tremble. Elle pose ses mains sur ses épaules dénudées. La scène le frappe de sa cruelle réalité. Il n’est pas à son avantage et elle ne l’aime pas. Là où son monde était fait d’adulateurs fantasmés, d’amants et d’aimés irréels dont il avait pourtant la foi, elle le touchait vraiment. Il n’avait pas eu à user de sa voix pour qu’elle accepte ce simple contact, peau contre peau. Le geste était pur et incontestable par sa sincérité. Cela faisait trois ans qu’il s’était perdu dans le monde qu’il avait créé, une comédie il s’était l’auteur, le compositeur et l’interprète. Pendant un instant, elle l’avait rendu à sa place de simple homme –et c’était bien là la tragédie du Maestro. Les doutes étaient effacés par ce doux sourire et la force qu’elle mettait dans ses mots. Elle était réelle. Malheureusement pour Canari, pour Oktav, elle avait tort. Non, plus nuancé : il avait raison. Il recule de deux pas et coupe le contact, s’agrippe au bar d’une main. Elle le traitait comme un monstre alors qu’il était artiste. On avait voulu le kidnapper et elle lui reprochait son seul moyen de défense. Les américains étaient parfois d’une hypocrisie. Elle devait comprendre, elle pouvait comprendre.

Une autre héroïne entra dans la pièce. Oktav paniqua. Il se sentit piégé, en danger. La tentative de kidnapping était encore bien fraiche, de même que les blessures dans son dos. Elles allaient l’enfermer. La prison. Peut-être pire, la dissection. La blonde lui souriait tandis que l’autre s’approchait à grand pas. Il ne pouvait pas leur faire confiance. Il aurait aimé. Cette métahumaine, cet oiseau, ils auraient pu apprendre l’un de l’autre. Peut-être devrait-il la forcer à entendre raison.

- And if you sing this lullabye
Et si tu chantes cette berceuse

Une vingtaine de voix s’élevèrent du sol, comme unité. Ils chantaient en même temps qu’il chantait. Ses lèvres étaient leurs lèvres. Ils se redressèrent lentement. Certains peinaient pourtant à se mettre sur leurs deux jambes. Oktav mit ça sur le fait qu’ils étaient encore endormi et que le système nerveux peinait à suivre.

- Then in your heart
Alors dans ton Coeur
There will always be a part of me
Il y aura encore une part de moi

- Du bist Eurydike ! Il se reprend, en américain mais le mal était fait. Canari, pense-y. Plus de crime, plus de victime, de douleur.

Et de choix. Il s’agace et se met en mouvement. Pourtant, l’attitude de certains de ses pantins à changer. Ils n’ont pas compris l’allemand, et on entendu ce qu’ils pouvaient entendre et agisse en conséquence : « Tomb is here, dick». La tombe. Ici. Les danseurs se dirigent vers les deux femmes avec une agressivité maladroite et pâteuse. Il poursuit sans réaliser son œuvre :

- Moi non plus, je n’ai pas le choix. Je suis Music Meister.

Il profite de la confusion pour bondir et courir. La douleur est intense à chacun de ses pas mais cela importe peu. Il fait tout cela pour appuyer sur un bouton. Une musique intense démarre, digne d’un grand opéra (HS : ou d'un excellent dessin animé. Voir vidéo du post). Il ne s’arrête pas. Sa fuite se poursuit jusqu’à l’extérieur. Il sait qu’il ne doit pas se retourner. Il sait qu’il y abandonne ses instruments, textes, partitions, compositions, enregistrements. Des années de travaux. Il cède, se retourne face à son enfer personnel. Des cries lui parviennent. Il voit les ombres de ses pantins presque désarticulés par l’insuccès de son hypnose. La vision le choque. Il enfourche sa moto et roule dans le noir et le silence.

Plus tard, en sécurité, il allumera son téléphone pour faire de nouveau face à son Eurydice. Si seulement...









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MessageSujet: Re: Stay and Play [Black Canary]   Ven 16 Fév - 14:42

Monster Men Il fallait s'en douter. Perturbé, bien trop ancré dans sa réalité, cet homme ne pouvait pas accepter que Canary ou bien Katana viennent lui rappeler les principes que l'humanité a érigé : la justice, la liberté. De nouveau une musique se fait entendre et les deux femmes plaquent immédiatement leurs mains sur leurs casques respectifs avant de se reculer et voir les gens se remettre à s'animer, comme de pauvres zombies. Dinah ne peut s'empêcher d'exprimer son horreur, à la vue de ces personnes qui ont l'air de pantins désarticulés, prêt à s'effondrer, suppliants, auprès de leur créateur pour que celui-ci les fasse bouger. Katana se met en position de combat, tout comme sa partenaire, cette fois armée de sa matraque électrique.
"Alors c'est ça, son pouvoir."
La blonde opine du chef, non sans regarder d'un air empli de pitié cet homme qui s'enfuit et dit se nommer Music Meister. Il a fait le mauvais choix, mais elle aussi. Elle a cru qu'il se laisserait faire, en raison de son bon fond. Ce constat la fait serrer des dents, tandis que les premiers attaquants viennent à elles.

"Maintenant."
Le roux n'est plus dans les parages, moment propice pour enlever les casques. Les deux femmes commencent à frapper, maîtriser, assommer le flot de gens hypnotisés le temps qu'arrivent les policiers. Mais à chaque fois qu'elles les mettent à terre, les personnes se relèvent, si l'on peut encore appeler ça des personnes.
"On fait quoi.
- Ceux assommés ne se sont pas relevés. On a donc une chance si on les rend inconscients.
- Compris. Attrape."
Katana lui glisse deux grenades fumigènes dans les mains, avant d'en utiliser une de son côté. Canary la claque et se jette sur un des hommes, lui envoyant alors un coup fracassant dans la mâchoire, et un autre plus pondéré dans le ventre. Le deuxième assaillant arrive par derrière en essayant de l'entourer de ses bras, des bras qui forcent au point de lui couper un moment la respiration. Mais dans un grand effort, la blonde arrive finalement à lui frapper les genoux, puis de son poids et en entourant ses jambes autour de ses cuisses, elle le fait valser en arrière d'un coup de hanches. L'homme tombe sèchement au sol, assommé.

Les policiers arrivent finalement sur les lieux, trouvant le corps de Cassie, et une poignée d'hommes attachés. Les deux justicières les attendent, non sans montrer quelques signes de contrition quand ceux-ci évoquent avec joie la mort de Stane; en tout cas dans le cas de Dinah. Elles leur font leur rapport, évoquant l'apparition d'un possible criminel de plus dans les rues de Gotham. Mais les hommes de lois rient aux éclats quand celles-ci évoquent un homme capable de manipuler par le chant toute personne l'écoutant. Le Capitaine en vient à dire que les justiciers en plus d'être inutiles deviennent fous et seraient bons à être mis à l'asile d'Arkham. Tatsu voudrait sortir son arme, mais Black Canary l'arrête à mi-chemin, se tenant au devant d'elle pour faire face à l'homme qui semble toujours aussi hilare. Traiter quelqu'un de fou ne le rendra pas plus lucide. Mais polémiquer ne fera qu'engranger plus de distances. Ils les mettent tout de même en joue, leur sommant de se rendre. C'est mal les connaître. Une nuage de fumée enveloppe les forces de l'ordre avant que celles-ci ne remarquent la disparition des justicières. La seule chose qu'ils entendent est cette voix chaude et délicate; bonne pour les faire enrager.
"La prochaine fois, j'espère juste que vous apprendrez à faire votre boulot correctement."

Canary en ce soir, reste un moment sur les toits de l'église Ste Martha, à fumer une light et apprécier un verre de saké laissé par Tatsu, en guise de moyen, pour regagner quelque sérénité. Elle lui a assuré que ce serait meilleur que le bourbon. Mais cette histoire avec ce Music Meister la trotte encore : pense-t-il sincèrement qu'enlever à l'humanité ses émotions négatives changera quelque chose à la face du monde. Que priver du choix les autres le rendra plus heureux. Cela l'attriste de penser qu'un homme de base bon, va finir par user d'un esprit tyrannique, comme beaucoup d'autres. Mais elle sait maintenant, elle sait à quoi s'attendre avec les Birds.

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