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 7 agneaux et 2 loups [PV Red Hood]

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Blackgate
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Rose Wilson
MessageSujet: 7 agneaux et 2 loups [PV Red Hood]   Mer 10 Jan - 18:28

Gotham, la ville de toutes les opportunités si tu avais assez de couille pour tenter de les prendre. Il fallait dire qu'entre les Justiciers, avec en chef de file Batman et les foux furieux qui se prétendaient tous prince du Crime, il y avait de quoi en décourager plus d'un. Malgré tout, les familles mafieuses parvenaient à survivre, dans ce maelstrom de violence. Ces dernières n'étaient pas toutes de la puissance des Falcone et ne bénéficiaient pas du soutien de certains dirigeant des instances publiques. A ces dernières, il fallait rajouter les divers gangs et organisations criminelles qui rajouter au chaos ambiant un certains dynamisme. L'homme qui mâchouillait son cigare, avait depuis peu un soucis avec un de ses gangs, celui de Red Hood. Ce dernier semblait vouloir soumettre à son autorité, les petits caïds locaux, ceux dont la vie n'était pas aisée. Il devait être agé d'une cinquantaine d'année, son crane s'était dégarni avec le temps. Assez sec, il semblait toujours sur ses gardes, en alerte. Mais le sentiment qu'il dégageait en ce moment était de la colère. Colère dut au choix qu'on lui imposait. Regiani était né à Gotham, avait grandit à l'ombre des tours de la ville. Il s'était construit un petit territoire au fil de temps et ce à l'aide de sa détermination et sa violence. Le père Falcone avait même reconnut sa valeur et lui avait demandé de le rejoindre. Mais Regiani était un homme indépendant, ne reconnaissant l'autorité de personne. Ce trait de caractère, lui avait valut bien des soucis, mais il s'en était toujours tiré. Mais voilà que depuis plusieurs jours ses associés réfléchissaient à abandonner les affaires. Ils avaient connu de lourdes pertes, il fallait le reconnaître, de plus la plupart des hommes de mains travaillaient déjà pour un groupe ou un autre et il était difficile de trouver des hommes. Malgré tout, Regiani ne pouvait accepter la situation. Il avait décidé de rassembler ses associés et quelques uns de ses lieutenant, afin de mettre les choses à plat et rappeler qui il était. Un rendez-vous avait été pris, le lieu avait été choisit. 


Septs personnes se tenaient rassemblés autours d'une table sur laquelle était déroulée un plan et diverses papiers. Le plan était celui de Gotham, on pouvait appercevoir des cercles et autres annotations. Quand aux papiers, qui pourrait le dire. Un seul homme parmi les septs présents s'exprimait. Il était de petite taille, son nez avait été cassé dans sa fougueuse jeunesse et n'avait jamais correctement cicatrisé. Si son style vestimentaire ne le distinguait pas de la plupart des habitants de Gotham, les bijoux qu'il affichait étaient la preuve de son rang. Il n'était pas un larbin, ni un simple lieutenant. Il parlait d'égal à égal avec le responsable de cette réunion.

> On ne peut pas continuer de la sorte, on n'a plus assez de ressources en homme. De plus on a perdu près de 17% de notre part sur le marché des armes.Ce Red Hood nous coûte cher et on n'a pas les moyens de l'affronter directement.


Regiani l'écoutait attentivement, son regard était sombre et mauvais. Puis n'en pouvant plus, il abattit son poing sur la table. Le ton de sa voix était froide, ses paroles presques chuchotées.

> Tu propose quoi qu'on baisse nos frocs et qu'on abandonne tout ce qu'on a bâtit ?


Un troisième intervenant pris la parole, il était le plus agé parmi les hommes présents. Il semblait tout juste sortit d'un film des années 50. Il était grand, frolant le mètre 90 et avait gardé une stature qui pouvait appeler au respect. Etrangement sa voix était douce et n'avait pas cette force qu'on pouvait attendre d'elle.

> Regiani, calme toi, je comprends ta réaction, mais écoute Dechiote. On a personne chez nous qui est capable de faire face à ce Red Hood. Et puis quelle idée de nous avoir réunit dans cet endroit, nous sommes quasiment à découvert. 

Alors que l'homme faisait cette remarque, une silhouette apparut sortant de l'ombre. Il s'agissait de celle d'une jeune femme de carrure peu impressionnante. Malgré tout personne dans la pièce n'osa dire le moindre mot. La jeune femme, qui se faisait appeler Ravager pris alors la parole.

> Ne vous inquiétez pas de cela, je suis là pour gérer le moindre problème, si vos hommes sont dépassés.


Sa voix était neutre et était marquée par une forte conviction, Personne n'aurait l'idée de remettre cette affirmation en doute, si ce n'est peut être l'un des lieutenants du dénommé Dechiote.

> C'est qui elle, Regiani pourquoi tu as fait venir cette étrangère ? Et pourquoi ...

L'homme n'eut pas le temps de continuer sa phrase qu'il se retrouvait le menton posé sur la table ses jambes venant tout d'un coup arrête de le porter. Aucune personne présente n'avait vu le mouvement, mais tous comprirent quand Ravager attrapa ce dernier par la nuque, le soulevant quelque peu avant d'écraser son visage contre la table. 

> Je suis celle qui va t'arracher la tête si tu l'ouvre encore une fois.


Un silence s’installa, mais il fut rapidement coupé par Dechiote peu heureux de voir son lieutenant traité de la sorte.

> Regiani rappel ton chien et essayons de parler comme des personnes civilisées.


A l'extérieur du bâtiment, 12 hommes armés montait la garde, surveillant une possible apparition. Qui sait, qui pouvait apparaître et venir se mêler de la réunion ? On pouvait lire sur leur visage une certaine appréhension, tous savaient qu'ils n'étaient pas à l'abri et que la moindre inattention pouvait les envoyer, au mieux en prison, au pire au cimetière. 
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MessageSujet: Re: 7 agneaux et 2 loups [PV Red Hood]   Jeu 11 Jan - 21:56

Jason Todd / The Red Hood

ft. Rose Wilson / The Ravager

「 7 agneaux et 2 loups 」
« Foutu Regiani ! »
 
Une jeune femme à la peau sombre fait volte-face, ses yeux lancent des éclairs. Un homme d’âge avancé, celui qui vient de s’emporter, balaie le contenu d’une table posée sur des tréteaux d’un geste rageur. Elle s’avance et fond sur lui, qui ne s’aperçoit de son mouvement que trop tard. Il relève la tête mais déjà elle lui a saisi le col et le repousse en arrière.
 
« Imbécile. Elle fulmine et crache entre ses dents serrées. L’homme tente de l’ouvrir mais elle le devance : je t’ai donné une chance et tu m’humilies ! Regiani n’a plus d’hommes, plus d’argent, plus de réputation ! Et tu réussis à le laisse te dire non ? Espèce de… »
 
Elle lève haut le poing pour lui asséner en pleine face, malgré sa stature inférieure à celle de l’homme, il est terrorisé et n’ose bouger. Mais une voix lui intime de cesser son geste, elle baisse lentement ses bras, laissant loisir à l’homme penaud de reculer en sécurité, loin de sa colère. La brune se retourne en direction de la voix. Un homme masqué et un autre plus sec lui font face. Le plus petit tient un document entre ses mains, il est l’homme de confiance du Red Hood et également son plus proche lieutenant, entre la femme et lui s’engage un duel silencieux. Ils sont tous les deux la voix du mercenaire dans le gang, ont tous les deux sa confiance, mais Lance est là depuis le début. Elle n’est pas ambitieuse pour deux sous, mais il lui coûte d’admettre que l’homme qu’elle a choisi pour la mission est un idiot.
 
« Laisse-moi y aller, Hood, je vais laver mon honneur que j’ai souillé en envoyant un crétin pareil. Je ramènerai le territoire de Regiani ou sa tête. »
 
Elle est toute feu toute flamme, et ça plait au mercenaire qui ôte son masque pour la regarder dans les yeux. Il la dépasse pour s’approcher de l’homme de main qui n’en mène plus large du tout. Il l’ignore et revient à ses deux lieutenants, pendant que Lance reprend : « Non, tes hommes ont fait trop de bruit, Isabelle, Regiani a usé ses derniers dollars pour engager un mercenaire. Une femme. Son identité est inconnue pour l’instant.
- Ce vieux renard de Regiani n’est pas du genre à se ruiner pour rien. »
 
La voix grave de Jason vient achever la phrase de l’autre homme, une source fiable, une taupe pour être exact, avait rapporté l’information, mais personne n’avait encore vu le mercenaire en question, de simples rumeurs, et dans le milieu très fermé des contrats de protection, les femmes devaient prouver qu’elles étaient les égales des meilleurs, sinon personne ne prendrait contrat avec elles. Il fallait alors envoyer une personne à même de s’occuper de la combattante et extorquer à Regiani son alliance. Ou le tuer.
 
« Regiani et ses plus proches lieutenants se rassemblent à leur planque d’East End. Lance feuillette son dossier et distribue à Isabelle et Hood un plan. Je suppose que tu veux entrer seul ? Je t’attends dehors pour faire le ménage.
- Quoi ?! Non ! C’est MON homme, Stewart, n’essaie même pas de…
- Vous irez tous les deux, vous attendez mon signal pour entrer dans la place. Je ne tolérerais plus un seul échec avec Regiani. La jeune femme frissonne et hoche la tête. L’ancien Robin se pince l’arrête du nez d’agacement. Toi, le débile là-bas. Dégage de mon territoire, si un de mes gars te revoit, il te fume. Compris ? »
 
Le message semble passer à merveille, l’homme disparait sans un mot au triple galop. Seul le son des bottes du mercenaire sur le béton et le déclic d’une arme dont on enlève la sécurité l’accompagne et l’encourage à vite s’engouffrer hors du repère du gang. Secoué par un ricanement sec, Hood s’adresse à ses bras droits par-dessus son épaule : « Le plan est simple, écoutez bien, aucune erreur ne sera acceptée cette fois. »
 
 Quelques heures plus tard, East End. 
Immobile depuis des heures, Jason sent monter en lui les protestations de son tempérament actif, ses rotules hurlent de douleur mais il ne bouge pas, inspire à peine, expire tout aussi silencieusement. Son casque absorbe le son à peine audible de sa respiration. Il n’existe pas, plongé dans l’ombre du faux-plafond, il a efface toute trace de son existence afin que les hommes de Regiani entrent dans la pièce, l’inspectent, ne voyant rien de sortant de l’ordinaire ils ont simplement oublié de vérifier partout. La réunion se déroule sous le mercenaire, immobile depuis des heures. Mais son moment de gloire est bientôt arrivé, serrant ses mains gantées sur son sac, il entend la rumeur de coups échangés, ou peut-être seulement donnés et devine que la fameuse mercenaire est entrée en jeu. Il a hâte de la rencontrer. De valser.
 
Il défonce d’un coup de botte le plastique du faux plafond et saute. Il atterrit là, devant la porte, à la stupéfaction de tous. En repliant ses jambes pour absorber le choc de sa chute, il pivote pour lancer le sac qu’il tenait et dans le même geste s’armer de ses deux pistolets. Il se redresse en position de visée et se fige. A nouveau immobile, ses articulations crient de frustration mais il est assez entraîné pour ignorer la douleur. Après être resté sans bouger tant de temps, soudainement sauter et se réceptionné n’a pas été tout à fait agréable et il sait qu’il lui faudra se réchauffer les muscles s’il entend combattre à son plus haut potentiel.
 
« Messieurs, madame. Il hoche la tête vers la silhouette féminine et le corps petit et nerveux de sa cible. Je suis si triste de ne pas avoir été invité à votre… sauterie.
- Qui a laissé entrer cet imbécile ?! »
 
Regiani éructe, il en a craché son cigare et sa face est rougeaude. Aux hommes qui sortent leurs armes, Hood fait un signe négatif de la tête puis pointe son menton vers le sac qui a roulé aux pieds d’un lieutenant. Il reconnaît le dénommé Dechiote. D’une voix rendue métalique par le casque, le combattant reprend : « je me suis permis de vous amener un cadeau témoignant de ma bonne volonté. Nul besoin de cette charmante… dame, il serait dommage que nous gangs s’affrontent… »
 
Dechiote pour un cri de rage en découvrant les têtes tranchées. Quelques hommes de mains proches des lieutenants, quelques soldats postés à l’extérieur du bâtiment, rien de bien tragique en somme. Puisqu’un temps de latence offert par le choc lui est offert, il porte ses yeux à la mercenaire engagée par Regiani. Petite, mais ça ne préjuge en rien de sa valeur, et surtout vêtue d’orange et de noir, couleurs d’un mercenaire bien plus connu que ne le sera jamais le Red Hood. L’œil côté couleur noir est plongé dans le tissu, de façon à ce que le brun ne sache pas s’il est couvert de tissu ou simplement camouflé. Depuis quand Deathstroke s’offre des sidekicks ? Il fronce les sourcils. Voilà une arrivée qui complique quelque peu le jeu, mais n’en changera pas l’issue. Que Slade Wilson ou pas soit de la partie, l’ancien Robin compte bien gagner le territoire de Regiani.
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Blackgate
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Rose Wilson
MessageSujet: Re: 7 agneaux et 2 loups [PV Red Hood]   Ven 12 Jan - 18:53

Si les gardes à l'extérieur était quelque peu tendu, on pouvait sentir la même atmosphère entre les 7 personnes présentes autours de la table. Seule la jeune femme portant le nom de Ravager semblait insensible à celle-ci. Il était clair que Regiani et Dechiote n'étaient pas les meilleurs amis, ce dernier trouvant le premier trop dirigiste. Bien sur, leur assemblée avait été l'idée de Regiani, ok, c'était lui qui avait apporté le plus gros au départ. Mais maintenant, Dechiote ne considérait plus avoir à laisser le sicilien jouer les premiers rôles. Malgré tout, il savait qu'il n'avait pas assez d'appui pour faire face à leur leader. Il avait espérer pouvoir jouer une carte durant cette réunion, mais la présence de la mercenaire avait rendu cela impossible. La lutte de pouvoir silencieuse qui se déroula durant les premiers instants de la réunion, se termina donc avant de commencer. Ce fut une personne qui n'avait rien dit pour l'instant qui pris alors la parole.

Cet homme était le plus jeune parmi l'assemblée, si on ne compte pas Ravager, il était massif avec une large tête plantée directement sur ses épaules. On pouvait même dire qu'il était le plus impressionnant physiquement. Sa voix rauque et puissance fut couverte par le bruit d'un faux plafond qui s'écroule. L'invité surprise apparut, confiant et sur de lui. Personne ne sembla comprendre ce qui venait de se passer. Mais tous les mafiosi présents étaient des vieux de la vieille, habitués à se trouver face à des situations inattendues. Il ne fallut pas longtemps pour qu'il se reprenne. Ce fut Dechiote qui pris la parole, non pas invectiver le nouveau venu, mais son rival de toujours ... 

> Tout cela est de ta faute Regiani, on n'aurait pas dut se rassembler ici 

 ... La colère courait dans les veines du vieux sicilien, il n'était pas homme à ce laisser traité de la sorte ... 

> Ta gueule Dechiote, ceux sont tes hommes qui assuraient la sécurité 


 ... La réaction de ce dernier devant le contenu du sac était des plus parlantes. Tout le monde était maintenant immobilisés, se demandant ce qui allait se passer. Certains, commencèrent à reculer, histoire de se retirer du champs de bataille.



Alors que les Mafios se jugeaient, Ravager observait les alentours, quelque chose avait attiré son attention. Elle laissa Dechiote et Regiani à leur petit jeu d'égo, se tenant prête. Son instinct, lui disait que quelque chose allait arriver et elle ne fut pas déçut. Si l'attablé sembla confuse, il ne fut rien pour elle. La mercenaire observa celui qui venait de faire une entrée remarquée. Il semblait apprécier le spectaculaire, attirer l'attention, mais ce qu'elle remarqua fut tout autre chose. Un presque rien, une tension dans le corps lors de sa réception, celle de ses doigts alors qu'il tient ses armes. Devant elle, se tenait un guerrier, un vrai, mais ses multiples combats et surtout leur rythme demandait un prix et son corps devait commencer à le payer. Ravager se rapproche de son client, se place entre lui et le dénommé Red hood ... 

> Je vais m'occuper de lui, ne vous inquiétez pas. Mais il ne doit pas être venu seul, restez sur vos gardes  

... La jeune femme dégaine ses deux épées et se prépare à combattre. 



Lorsque la mercenaire se met en mouvement, tous les mafiosi s'immobilisent l'observant. Ils entendent ses paroles, mais restent sceptiques pour certains surtout lorsqu'elle sort ses épées et non le pistolet qu'elle à sur la jambe droite ... 

> Regiani à quoi elle joue, des épées contre des flingues, c'est une plaisanterie ? 


 ... L'homme qui parle se trouvait à la droite de Dechiote, le seul allié que ce dernier possède au sein de leur groupe. Il est de taille moyenne, la cicatrice qui lui barre le front horizontalement blanchie sous l'effet de sa stupeur. Regiani ne dit rien observant celle qu'il a engagé. Lui même se demande ce qui peut bien se passer dans la tête de ce mercenaire. Il avait entendu plusieurs rumeurs sur elle et certains de ses contacts l'avaient même conseillé. Elle semblait être apparentée au fameux Deathstroke, au vue de son look, mais l'était elle vraiment ... 

> Sisconi a raison, tu t'es fait avoir et nous avec ! 


 ... Dechiote ne pouvait rater une telle occasion de tenter de prendre l'avantage sur son rival, même dans leur situation actuelle. Seul Alfredo Di Angelinni, celui qui avait appelé au calme, restait de marbre. Cet homme, ancien tueur au service de la famille Falcone, avait obtenu son indépendance grâce à son calme et son talent. De tous présent, il était peut être le seul à deviner les capacités de la jeune femme. Il sortit une cigarette qu'il alluma, renforçant l'impression qu'il sortait d'un polar des années 50 ... 

> Pas la peine de s'énerver ou de stresser, c'est une pro et puis nous sommes tous armés, non ? 


... Avec Regiani, il était l'un des rare à avoir été confronté au justicier dénommé Batman, dans les premières années de sa carrière. Il savait parfaitement qu'aucun des ses collègues ne feraient le poids dans un affrontement direct avec le Red Hood. Au mieux ils pourraient compter sur sa clémence. Mais la présence de cette mercenaire, lui offrait une autre voie celle de la fuite. Mais pour ce faire il allait devoir attendre le moment opportun. Il jeta un regard vers Regiani se demandant si ce dernier n'avait pas prévu tout ce qui se passait. Tous les réunir afin d'attirer le fauteur de trouble et le faire éliminer par la mercenaire et ainsi réaffirmer son autorité sur leur assemblée. 



Ravager, avance tranquillement vers son adversaire, s'assurant de rester dans la ligne de tir de ce dernier, s'il lui prenait l'envie de tirer sur son client. Elle devait éliminer ce Red Hood, mais s'assurer que Regiani survive. L'échec n'était pas acceptable, surtout au vu de son objectif. La plupart de ses adversaires, la sous-estimait, du fait de son gabarit et de son soi disant handicap. Mais tous avaient finit à terre, baignant dans leur sang et viscère. Mais quelque chose lui disait que cela n'allait pas être la même chose avec lui. Il se dégageait de ce dernier une sorte d'aura, quelque chose de presque familier ... 

> Tu es donc le fameux Red Hood, un conseil oublie tes aspirations concernant Regiani, cela t'évitera de nouvelles souffrances 


... Il n'y avait pas une once de mépris dans le ton et le propos, mais une certaine arrogance. Ravager ne comptait ouvrir les hostilités, surtout qu'elle n'était pas encore à distance pour attaquer. Quoiqu'il ne soit, aucun tir ne l'atteindrait ou atteindrait Regiani, un barrage de lames y veillerait. Quand aux autres, ils n'étaient pas sous sa responsabilités ou protection. Ce qui pouvait leur arriver ne la regardait pas.
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MessageSujet: Re: 7 agneaux et 2 loups [PV Red Hood]   Lun 15 Jan - 22:58

Jason Todd / The Red Hood

ft. Rose Wilson / The Ravager

「 7 agneaux et 2 loups 」

Eeeet… strike !
 
Effet immédiat et renversant pour le coup du sac plein de têtes tranchées. Hood obtient d’un seul coup une entière attention, non seulement il sème les graines de la discorde mais en plus il s’impose en leader incontesté de la discussion. Même cette princesse qui s’interpose n’y changera rien. Sa démarche coulée, silencieuse comme une plume qui chute, ses couleurs fièrement abordées, tout ça crie l’esbroufe. Ou le piège mortel. Tout tueur excellent qu’il est, le jeune homme n’est pas assez idiot pour s’élancer contre un allié potentiel du célèbre Deathstroke. Pas sans préparation, pas sans ses armes favorites, pas dans un terrain défavorable.
 
Cette femme est l’incarnation même du souci. Ses couleurs mentent-elles ? Cela pourrait bien être un camouflage dissuasif, comme un animal qui aborde des couleurs vives pour se prétendre empoisonné. Mais elle pourrait bien être cette réalité derrière l’improbable murmure qui court parmi les tueurs à gage. Le plus grand d’entre eux aurait un enfant. Un prodige. Imaginez la scène, l’enfant honni du Batman contre la précieuse fille de Deathstroke !
 
Ravager se plante devant son employeur, signifiant tacitement qu’elle est prête à tout pour honorer son contrat. De son côté, Hood a cessé de se mouvoir pour activer ses neurones. A la base, il était venu chercher la tête de Regiani et forcer ses hommes à lui prêter allégeance. Certains refuseraient, ceux de la vieille école, ceux qui suivent un code moral, ceux qui n’ont pas encore haussé le ton contre Regiani. Regiani aurait dû être crucifié en place publique pour montrer aux autres clans et à ses inféodés qu’on ne dit pas non plusieurs fois au Red Hood. Mais tant pis pour le spectacle. Il était venu couper des têtes, d’autres têtes, plus de têtes, il n’en aura pas l’occasion. Mais la violence n’est pas toujours le seul recours. Les humains sont des créatures de conflit, d’ambition, de haine, de peur, de désir. Des êtres de chair, de sang, de passion. Manipulables. Manipulateurs. Trahis. Traitres. Il sourit.
 
Se penchant sur la gauche pour entrevoir Regiani derrière son garde du corps, Hood secoue ses flingues, mains en l’air, comme pour protester contre toute la rage qui est dirigée contre lui. Un son métallique échappe de son casque, un rire, directement suivi de : « Oh non ! Ne vous battez pas, je vous en prie. Je ne suis pas venu repeindre les murs en rouge, bien que… il fait une pause dramatique, s’il le faut, je le ferais. Avec une certaine tristesse, sachez-le. Non… Aujourd’hui je suis venu vous demander mes chers amis de repenser à ma proposition. Regiani est peut-être un idiot que condamne son clan, mais ça ne veut pas dire que c’est votre destin à tous. »
 
Il lance un regard appuyé à Dechiote, son visage se tourne juste assez pour que le message soit captés par tous les regards de la salle. Sachant qu’elle le suivra afin de ne jamais lui laisser d’angle de tir, l’homme masqué commence à déambuler dans le petit espace qui lui reste, veillant à ne pas s’approcher trop des hommes pour ne pas les rendre nerveux et à rester hors de portée de la jeune femme et ses lames.
 
« Mes exigences sont simples, elles ne changeront pas, malgré vos… réticences qui, je l’espère, seront bientôt de l’ordre du passé… 10% pour moi, le reste à vous, pas de commerce avec les enfants, vers les enfants. En échange, ni Black Mask, ni Falcone, ni personne ne viendra vous ennuyer.
- Tu veux nous faire croire que tu nous laisseras filer en échange d’une telle trahison ?! Nous sommes des hommes avec une morale, Red Hood ! »
 
Sisconi s’est levé, haussant le ton. Il joue les saints alors qu’il est l’un des seuls à avoir franchement montré son allégeance à Dechiote en cas de conflit ouvert entre les deux hommes de pouvoir. Mais il se tasse à nouveau dans son siège bien vite quand le mercenaire éclate d’un rire tonitruant et forcé. Légèrement teinté de colère. Il n’aime pas être contrarié. Ni que sa parole soit remise en doute.
 
« Regiani c’est le passé ! Il le pointe du bout de son arme, désignant à la fois la jeune femme et le mafieux. Il est resté dans la drogue, les putes et les armes conventionnelles quand Sionis s’enrichit à vendre de la kryptonite, Regiani et ses suiveurs sont des perdants ! Vous perdez de l’argent, vous perdez du territoire, vous perdez de l’influence. Bientôt, vous perdrez vos marchandises si vous ne me suivez pas. Ensuite, ce sera vos têtes qui s’ajouteront à ma collection. Ce n’est plus une offre. C’est un ordre. Évoluez. Ou mourrez. Cette femme ne vous sauvera pas, ni toi, ni ton maître Dechiote, ni aucun des fidèles de Regiani. Roulant des épaules, le brun sent revenir le sang dans ses membres, il se redresse complètement, toisant l’assemblée. Il me serait utile d’avoir des hommes de votre valeur et qui connaissent le terrain, mais mes lieutenants feront l’affaire. Le GCPD ne trouvera ici plus aucun second de Regiani. Ou vous serez morts, ou vous serez mes alliés. Regiani peut bien aller en enfer avec son garde du corps, il sera seul, ruiné et acculé tôt ou tard. »
 
Certains regards sont échangés. Lourds de sens. Dechiote est un homme d’ambition. De pouvoir. Il sait que Regiani a trop d’alliés ici pour espérer reprendre l’affaire. Et Red Hood a la réputation de laisser les affaires rouler tant que ses règles sont respectées. Il pourrait être le maître à bord. Enfin. Enfin… Et puis… il le sait, Ravager n’est là que pour Regiani, lui seul est presque assuré de s’en sortir vivant. Et plus que tout, Dechiote aime vivre.
 
« Quant à toi, il se tourne pour faire face à la femme en orange et noir, je ne sais pas combien il t’a promis, mais il ne les a pas. Tu es libre de partir avec lui ou sans, ça m’est égal. Si tu es vraiment celle qu’on dit dans les rangs des tueurs à louer, nous n’avons aucun intérêt à nous battre. »
 
Il la fixe sans animosité, la voix presque teintée de respect. Bien avant de rentrer dans sa ville natale, Jason Todd s’est fait connaître comme mercenaire et tueur pour Talia. Les mercenaires ont un code d’honneur, plus particulièrement Jason. Parfois, deux employés ennemis engagent deux mercenaires, si un bain de sang peut être évité, autant ne pas faire perdre plus de vies que nécessaire.
 
« Vous êtes libres de partir. Il s’efface pour laisser la sortie libre. Regiani, demain matin, tu seras seul au monde. Repends la nouvelle, dis aux autres que Red Hood n’aime pas les imbéciles qui jettent des années de labeurs par pure idiotie. Quant à tes amis, ils n’ont que quelques minutes pour se ranger à mes côtés. Mes hommes arrivent. Il n’y aura alors plus de choix possible. »
 
Dans son communicateur, le chef de gang ordonne l’avancée de ses hommes tout en leur annonçant son désir de laisser partir la mercenaire et son employeur.
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Blackgate
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Rose Wilson
MessageSujet: Re: 7 agneaux et 2 loups [PV Red Hood]   Ven 26 Jan - 19:06

On pouvait percevoir la tension qui régnait autour de la table depuis que le dénommé Red Hood avait abattu quelques unes de ses cartes. Reggiani savait que sa vie commençait à lui échapper. Engager un mercenaire, lui avait semblé une bonne idée sur le coup. Surtout que si elle était au moins au niveau de sa réputation, elle pourrait le débarrasser de sa plus grosse épine. Mais voila, le combat qu'il avait espéré, ne semblait pas vouloir se présenter. L'usurpateur, le sale fils de #&"#, avait opté pour une autre approche. Le vieil mafioso lança un regard à l'assemblée de ses collègues, combien seraient ils à le trahir. Dechiote et son larbin, seraient les premiers, ensuite Cicconi, Patrelli ne se feraient pas prier. Di Angelinni suivrait surement, il pourrait même se retirer et rejoindre sa petite fille ne Metropolis, depuis le temps qu'il en parlait. De tous, il était surement le seul qui ne prendrait pas part à la curée. Reggiani devait réfléchir et vite, il ne pouvait faire totalement confiance en la mercenaire, elle n'était là que pour le fric. Mais tant que son contrat durait, elle pouvait se montrer utile.

> Ravager, je te paie pour assurer ma sécurité, si ce qu'il dit est vrai, tu sais ce que tu as à faire ?


Les mafiosi semblent ne pas saisir, ce qui vient de se passer. Dechiote était déjà entrain d'imaginer comment parvenir à sortir grand gagnant suite à l'offre faite. S'il se mettait sous la protection du Red Hood, il pourrait s'enrichir et prendre la tête de ce vieil enfoiré de Reggiani. Il savait lui aussi, que seul Di Angelinni pourrait poser problème, lui et son code d'honneur. Cicconi et Patrelli ne ferait pas de vague s'écrasant et viendrait lui baiser la main s'il le leur demandait. Avec l'offre faite, il était en position de force, mais le sourire qui était apparut sur son visage disparut bien vite ...

> Quoi ? Qu'est ce que tu veux dire Reggiani ? Tu n'y pense ...



Ravager sentait l’adrénaline courir dans son corps, ses sens s'aiguisant de plus en plus. Elle avait devant elle, un adversaire de taille, une proie intéressante. Mais voilà, un problème se présenta, ce dernier semblait vouloir éviter l'affrontement. Il commença même à faire des propositions, expliquant le futur qui attendait les hommes rassemblés en ce lieu s'ils continuaient de suivre Reggiani. Derrière son masque, Rose avait un sourire amusé, ce Red Hood était véritablement un adversaire intéressant. Il ne devait pas sa place dans le monde de la criminalité qu'à ses talents athlétiques. Il ne jouait pas que des flingues pour parvenir à ses fins. Cela risquait de compliquer sa tache, elle avait été engagée pour le vaincre. Elle pourrait le pousser au combat, mais si ce qu'il disait été vrai, et cela l'était surement, cette salle serait bientôt remplie de membre de son gang. Un combat sous une pluie de balles, n'avait jamais dérangé la jeune mercenaire, mais si elle en était la cible, cela compliquait tout. Face à un autre adversaire, cela aurait put être amusant, mais là cela revenait à un suicide. Alors qu'elle essayait de trouver une stratégie, elle entendit les paroles de son employeur. Ce dernier n'avait pas entièrement tord, l'affrontement avec Red Hood était la raison pour laquelle elle avait accepté ce contrat, mais il n'était pas le contrat. Alors que Dechiote venait de comprendre, une épée vint se planter au travers de sa poitrine, la seconde dans celle de son second. La vitesse et la force avec laquelle les deux armes avaient été lancées, tout comme la précision n'avait rien de normal. Surtout pour une jeune femme d'apparence aussi peu impressionnante.

> Vu que je ne vais pas en avoir besoin ce soir, autant qu'elles servent. Je n'aime pas sortir mes armes pour rien.

Tout en observant Red Hood, Ravager se dirigea vers les deux corps afin d'en retirer ses deux épées jumelles qui s'étaient enfoncées sur plus de la moitié de leur lame.



Reggiani ne s'attendait pas à voir, son mercenaire agir si promptement. Il avait à peine eut le temps de voir le mouvement que les deux corps de ses principaux rivaux s'écroulaient au sol. Ce qui l'impressionnait encore plus, s'était la force avec laquelle, les lames s'étaient enfoncées. Il avait l'expérience de ce genre de blessures, mais ce qu'il venait de voir dépasser l'entendement. Il n'était pas certain qu'il aurait put utiliser autant de puissance dans un tel lancé et ce même au mieux de sa forme. 

> Ecoutez, bande de larves, vous pouvez me trahir mais vos têtes seront à mes pieds, même s'il prenait la mienne. 

On pouvait dire que Reggiani avait retrouvé de sa superbe. De plus tout le monde savait qu'il n'était pas homme à pardonner la trahison, ni à se laisser tuer. Cet homme était violent, avait vécut dans un monde violent et n'avait pas une once de pitié. Maintenant qu'il avait posé son jeu, qui n'était constitué que d'une seule carte, soit mais d'une carte majeure. Il reporta son attention vers son véritable adversaire. 

> Tu viens là, tu joue les grands seigneurs, tu nous informe de ce qui nous attend. Si je dois mourir, crois moi, j’emmènerais plusieurs de tes gars avec moi. Quand à ceux-ci, ils seront morts avant que toi et les tiens les tuent, s'ils ne se battent pas pour ce que nous avons arrachés à cette ville.

La menace était claire et était destinée, non pas à Red Hood, mais aux personnes qui restaient autours de la table.



Alors qu'elle récupérait ses épées, Ravager observait celui qui avait causé cette situation. Reggiani avait prit sa décision et elle ne pouvait rien faire d'autre que de le suivre. A peine avait elle rengainé ses lames, qu'elle chargea sur celui qui menaçait la sécurité de son employeur. On peut dire qu'elle était satisfaite, elle n'avait pas envie d'assurer la sécurité de Reggiani pour les jours et nuits à venir, elle avait plusieurs club à visiter et des chaussures à user sur les pistes de dance.

> Aprés tout, si je parviens à te neutraliser rapidement, je pourrais m'occuper de tes hommes. Tu crois qu'ils m'offriront assez de résistance pour m'amuser ?


Alors que la mercenaire fonçait vers Red Hood, les mafiosi se préparaient à vendre leur peau. Tous savaient que la mort n'était pas une option dans la vie qu'ils avaient embrassé des leur plus jeune age. Ils lui avaient échappé plus d'une foi et ce ne serait pas leur premier rodéo. Reggiani était peut être le plus préparé, lorsqu'il posa sa lourde mallette sur la table, pour en sortir un fusil d'assaut et plusieurs chargeurs. Tous sortirent leur quincaillerie, pistolets, revolvers, rien qui leur permettrait de faire face à un groupe lourdement armé. Mais si la mercenaire de Reggiani pouvait éliminer l'homme au casque rouge, alors ils pourraient encore s'en sortir?
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MessageSujet: Re: 7 agneaux et 2 loups [PV Red Hood]   Ven 2 Fév - 19:09

Jason Todd / The Red Hood

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「 7 agneaux et 2 loups 」

D’accord, il l’admet, il ne l’a pas vue arriver. Il ne se meut pas, il est trop tard de toute façon. Les épées se fichent avec un bruit sourd dans les corps des deux traitres, ne leur laissant aucune chance de survie. Mais l’homme masqué ne bouge pas d’un millimètre, parfaitement immobile, maitre de son corps. Le moindre mouvement et elle pourrait profiter de sa position pour l’attaquer et se jouer de son mouvement non-protégé pour mettre fin à la carrière du jeune homme. Imperceptiblement, son poids s’est déplacé vers son pied fort afin de pouvoir se déplacer, charger ou sauter en une fraction de seconde. Les jambes enfoncées dans le sol, personne ne saurait le faire tomber, à moins qu’il ne le veuille. Les étincelles du combat sont là, palpables, n’importe qui les sentirait crépiter le long de la nuque de l’ancien Robin. Son corps est parcouru de frissons, légers spasmes servant à prévenir ses muscles de l’effort qui vient. Son cerveau évalue déjà toutes les possibilités. Il n’a pas le même talent que Timothy ou Bruce, mais il a été un Boy Wonder, il connaît le métier et en a l’expérience.

La menace de Regiani atteint les oreilles de mercenaire sans le faire trembler. Qu’importe ces larbins. S’ils sont là, à lui lécher les pieds, tant mieux. Sinon, les Hommes compétents sont nombreux dans son gang, prêts à tout donner au Red Hood pour satisfaire son goût pour les affaires rondement menées. Il aurait presque envie de saisir une grenade dans sa ceinture et régler cette histoire au plus vite. Mais cette action réduirait fortement l’intérêt de notre histoire, alors il n’en fera rien.

« Lance, Isabelle, préparez-vous à laisser sortir les hommes de Regiani, restez à distance et abattez quiconque autre que ceux-là et moi. »

Deux confirmations lui viennent et le mercenaire se reconcentre sur la scène. Deux cadavres. Cinq types. Deux mercenaires. Les loups sont dans la bergerie. De sa voix métallique, Hood lance aux mafieux prêts à s’aligner avec lui : « Vendez chèrement votre vie. Celui qui me donne la tête de Regiani pendant que je m’occupe de son amie gagnera bien plus que ma reconnaissance. »

Hood paie bien ceux qui le servent. Ça n’est pas un mythe. Lance et Isabelle sont en passe de devenir les plus riches trafiquants de la ville et ce n’est pas étranger à leurs loyaux services. L’effet est net, tout le monde se regarde en chien de fusil. Qui restera aligné avec Regiani, dans la crainte de la mercenaire qui s’affiche aux couleurs de Deathstroke ? Qui suivra l’odeur douce et attrayante de l’argent ? De toute façon, si la jeune femme attaque l’homme masqué, elle sera trop occupée par lui pour aider son maître. C’est une très mauvaise idée de l’envoyer au front. Ça ne sauvera pas le vieux renard.

Quand elle arrive sur lui, Hood est prêt. Il recule, afin d’aligner son épaule droite au niveau de la porte qui débouche sur un couloir à présent vide. Quand elle vient à son niveau, plutôt que de s’engager dans le combat, sa jambe gauche cède, le faisant se baisser sur le flanc de la mercenaire et d’une poussée sur cette même jambe, il la heurte de l’épaule sur le côté. A la façon d’une charge au football américain, il la pousse d’un coup sur le côté, vers la porte. Profitant de son déséquilibre, il assène dans sa direction un coup de pied assez violent pour défoncer la porte et leur ouvrir le passage vers le couloir afin de ne pas se faire prendre entre les feux des criminels dans la pièce. L’espace est étroit, ce n’est pas un problème pour une personne chérissant les armes à feu, mais qui peut rapidement devenir un piège pour quiconque manie de longues armes.  

Elle peut bien forcer le passage vers la salle à ses risques et périls, ou s’engager vers un endroit plus propice au combat, mais le jeune homme est déterminé à ne pas lui laisser le temps de rejoindre son employeur avant que les armes qui crépitent à sa gauche ne se soient tues. Si Regiani l’emporte par un quelconque miracle, le mercenaire s’est déjà décidé à ordonner la retraite. Les forces du mafieux sont presque anéanties, sans l’aide d’un gang assez puissant il ne saurait se relever. Son pitoyable baroud d’honneur n’impressionnera personne. Ici, le courage ou la fierté, ça ne nourris pas des Hommes, ça ne paie pas des armes, ça n’attire pas les criminels. Ça ne fait que nous enfoncer un peu plus vers l’oubli.

Jurant entre ces dents, le brun se passe la main sur l’arrière de son épaule. Il ne sait pas trop comment, un faux mouvement ou un attaque, mais une des lames a trouvé son chemin jusqu’à sa chair, lui causant une sensation de tiraillement à chaque geste de son bras gauche. Roulant des épaules pour le plaisir malsain de sentir la douleur courir le long de ses nerfs.

« On peut discuter en échangeant quelques coups, non ? Il fait tourner son arme et se replante dans le sol, la mercenaire en joue. T’es qui au juste ? Une admiratrice de Deathstroke ? Un sidekick ? Son rejeton en pleine crise d’adolescence ? »

Ses moqueries n’atteindront sûrement pas une combattante aussi entraînée, mais ça lui laisse le temps de ramener son pouls à une vitesse constante après l’effort vif et soudain qu’il vient de faire. Sa condition physique doit être optimale, ou alors la prochaine estafilade pourrait bien lui trancher la gorge.


/RP:
 
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Rose Wilson
MessageSujet: Re: 7 agneaux et 2 loups [PV Red Hood]   Dim 11 Fév - 18:21

Il suffit par fois d'une étincelle pour allumer un grand brasier. Quelques mots, des égos froissés, un désir de prouver quelque chose, ainsi que biens d'autres choses venaient de jouer ce rôle en ce batiment. Les mafiosi sentaient bien que la mort rodaient autours d'eux, peu se faisaient d'illusions quand à leur sort. Eliminer la source de leur problème, quelle qu'elle soit ne leur assurerait pas un futur désiré. Ils pouvaient trahir Reggiani, profiter du fait que son chien de guerre soit occupé. Mais qu'est ce qui leur garantissait que ce fils de salud, n'avait pas prévut cette éventualité. En dehors de ses colères, de sa propention à la violence, le vieux mafioso était aussi reconnut pour avoir un certain sens de la stratégie. Il n'était pas parvenu à survivre à Falcone, juste grace à ses poings. Sans parler du fait, que rien n'assurait la victoire de l'homme qui se cachait derrière ce casque rouge, face à la mercenaire. La plupart avaient assisté à une démonstration de ses capacités, avant cette rencontre. Elle méritait de porter les couleurs qu'elle affichait. Autre source de méfiance, quand à cette décision, le fait que Reggiani semblait s'être préparé à combattre, l'arme qu'il venait de sortir le confirmer. 
Reggiani avait assez de bouteille, pour sentir les doutes de ses camarades, mais il les connaissait assez pour savoir qu'ils ne s'en prendraient pas à lui. D'un, ils avaient un certain code d'honneur, à la différence des deux porcs qui se vidaient de leur sang. De plus, ils avaient une certaine méfiance, pour ne pas dire peur, quand aux précautions qu'il aurait put prendre face à une trahison. Aucun d'entre eux ne tenterait quoique ce soit, sans l'assurance qu'il n'avait pas pris les dispositions nécessaires pour les punirs. Le vieux mafioso, avait un sourire mauvais, devant ces doutes. Voila ce que l'on gagnait à ne pas accepter les répercussions de ses choix. Reggiani avait depuis longtemps accepté le fait, que lui, mais aussi ses proches risquaient leur vie et plus, en fonction de ses choix à lui. Ceci lui permettait de faire ce qu'il désirait, sans hésitation, après tout il avait accepté de tout perdre pour avoir une chance de raffler la mise. Malheuresement, il n'avait jamais put la rafler, d'autres, plus malins, puissants, s'étaient servis avant lui. Mais cela n'avait rien changé pour lui, les miettes étaient devenues des parts et il ne lacherait rien. Reggiani se remémora durant une seconde, l'époque ou un rival avait menacé devant lui la vie de sa femme et de leur enfant à naitre. Il revoyait le visage empli d'incompréhension lorsqu'il lui avait rit au nez avant d'éliminer cette dernière de ses propres mains, avant d'arracher les yeux de celui qui avait proféré la menace. Lorsque la police avait finit par retrouver le corps de ce dernier et de ses hommes, on avait parlé d'un carnage fait par une bête inhumaine. Il ne devait pas être le seul à se rappeler cet épisode.

Ravager était loin de toutes ces préocupations, en réalité elle n'avait que faire du futur des mafiosi, ainsi que de celui de son employeur. Ce dernier l'avait intégrallement payé et ce pour qu'elle affronte l'homme répondant au sobriqué de Red Hood. Si elle avait tué les deux mafieux, c'était juste par ennui et par dégout devant leur comportement. Reggiani ne lui avait jamais demandé de le protéger ou de couvrir ses arrières. Il désirait seulement faire payer à ce dernier, l'offence qui lui avait été faite par la proposition de ce dernier. Lorsqu'elle chargea son adversaire, elle se moquait bien de ce qui allait arriver aux mafiosis. Lorsque les premiers coups de feu se firent entendre, elle ne leur préta pas la moindre intention. Tout ses sens étaient concentré sur son adversaire et ils lui seraient nécessaires pour prendre l'avantage sur ce dernier, elle en avait l'intime conviction. 

Lorsque les laquais de Red Hood apparurent, Reggiani ouvrit le feu, précis et méticuleux. Il n'était plus un jeune homme se laissant emporter par la fougue et l'éxcitation. Lui qui avait toujours préféré le travail manuel, devait reconnaitre qu'il appréciait le sentiment de puissance qui se dégageait de l'arme que lui avait conseillé la jeune femme. La côte n'était pas avec lui, mais cela ne rendait le gain que plus important.

Ravager apprécia le geste de son adversaire, confirmant qu'il n'était pas un simple voyou issue de la rue. Il avait suivit une formation martiale, un entrainement digne des meilleurs commandos et mercenaires. Elle était curieuse de connaitre celui qui l'avait formé. Malheuresement pour lui, aussi doué était il, elle pouvait lire dans ses mouvements. Sa lecture n'était pas encore parfaite, elle ne le connaissait pas assez. Mais elle était suffisante pour profiter d'une ouverture aussi infime soit elle dés qu'elle apparaissait.L'une de ses lames trouva un chemin, la conduisant vers l'épaule et la chair. Rien de bien grave, pour quelqu'un habitué aux combats. Il avait dut connaitre pire, mais le premier point revenait à notre mercenaire et d'autres allaient suivre. 
Le lieu vers lequel, il l'avait attiré, était un couloir étroit, peu propice au duel à l'épée. Cela n'avait pas d'importance, elle avait d'autres armes plus adaptées. Ses talents martiaux couvraient un large panel de techniques. Mais ses meilleures armes étaient ses aptitudes. Tous ses adversaires, du moins les plus marquant, avaient pris en compte sa maitrise du combat. Mais malgré cela, ils avaient finis vaincus, même ceux qui pouvaient prétendre à l'égaler sur ce point. Comment faire face à un adversaire, possédant une force brute lui permetant de soulever prés de 10 fois son propre poids, des sens pouvant prévoir les mouvements, une rapidité lui permettant d'éviter toutes attaques et d'une endurance lui permettant de subir et résister à des blessures qui auraient vaincus la résistance des meilleurs. Comment vaincre un adversaire qui n'est pas essoufflé, alors que votre corps a atteint ses limites. Voila le secret derrière la confiance, derrière la performance, derrière le fait que Ravager pouvait égaler, voir qui sait surpasser les meilleurs combattants éxistants. Mais pour l'instant, rien de tout cela ne comptait ou n'était en oeuvre. La jeune femme comptait profiter du combat qu'on lui avait promis, acquérir une nouvelle expérience, de nouvelles connaissances et compétences. Elle rangea ses lames, lorsque son adversaire décida de lui faire face, la tenant en joue. Alors que ce dernier lui parlait, désirait des réponses, à moins qu'il ne voulait gagner du temps. Pensait-il que la mort de Reggiani mettrait fin à leur affrontement. Qu'importe, Ravager l'observait, guettait le moindre de ses mouvements, le rythme de sa respiration, la tension musculaire. Chose peu aisé, me direz vous, face à quelqu'un portant une tenue de combat aussi bien concut. Mais elle avait en mémoire, le moindre des mouvements qu'il avait fait, de sa réception, à cet instant. Mais elle pouvait lui répondre, cela ne nuirait en rien à son évaluation.
> Bingo, touché, trouvé, je ne suis qu'une petite fille cherchant à plaire à son papounet, à se faire reconnaître de lui. 

Le ton de sa voix était à cet instant celui d'une adolescente boudeuse, en pleine crise d'adolescence. Mais son attitude était celle d'une guerrière aguérit patiente, d'une prédatrice prête à frapper sa proie.
> Et toi, qui se cache derrière ce casque, cette armure. Par moment, tu m'as rappelé une ancienne connaissance. Tu es moins souple, plus athlétique. Et puis cette gestuelle, si je te parle de mon papa, tu me parle du tien de celui qui t'a formé ?

Tout en parlant, la jeune femme posa sa main non loin de la crosse de son pistolet, tel un duelliste dans les western.


HRP:
 
Sinon concernant le ton, le rythme, l'impression que laisse sa manière de s'exprimer, c'est celle d'une adolescente. Mais ceci n'est peut être qu'un jeu du fait de ta remarque.
Je pars du principe que tu as gardé une trace de ta formation à la Bat-académie, dans ta gestuelle et vu que Ravager possède une mémoire parfaite et à fréquenté Dick durant en temps. C'est pour cela qu'elle en fait allusion, mais sans certitude, juste une impression. Dis moi si cela te convient ou pas et je modifie au besoin. 
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MessageSujet: Re: 7 agneaux et 2 loups [PV Red Hood]   Mar 27 Fév - 18:09

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「 7 agneaux et 2 loups 」

Il fait rouler ses épaules, titillant la plaie et se lançant des éclairs de douleur le long de son épaule, appréciant le regain de concentration et de focus que ça lui donne. L’excitation et l’adrénaline qui courent dans ses veines ne lui font pas oublier qu’il ne joue pas, qu’il ne fait pas que s’amuser. Que cette fois, contrairement à ses années avec Batman, personne ne le sauvera d’un mauvais pas, personne n’interviendra. Il pourrait bien perdre sa seconde vie…

Méthodique, le jeune homme respire avec calme et diminue au maximum son rythme cardiaque, que son émotion a fait croitre en flèche, bouger son épaule lui confirme qu’il n’a rien perdu de sa mobilité. Certains mouvements seront un peu désagréables, voire douloureux, mais aucune muscle n’a été touché, pour son plus grand soulagement. Il sent son regard sur elle, comme elle doit probablement sentir celui du jeune adulte sur elle, guettant, surveillant, anticipant.

La jeune femme ne cherche plus à cacher son origine et lui annonce de but en blanc qu’elle est la fille du plus grand mercenaire de sa génération. Le brun laisse échapper un sifflement de surprise. La tueuse reprend, interrogeant Jason sur celui qui l’a formé. Prenant le parti d’en rire, il lance un ricanement ironique. Etait-il si semblable à Bruce que l’on reconnaisse son mentor dans les pas du plus grand échec du Chevalier Masqué ?

« Alors comme ça, ton papa ne t’aimes pas ? »

Il imite la voix légèrement plus aigüe de la jeune femme, moquant son ton enfantin. Ça leur fait donc un point commun, non ? Un père focalisé sur sa mission, avec des standards trop hauts, abandonnant ses enfants quand ceux-ci ne sont pas assez bien, pas assez utiles. Malgré tout, malgré le Joker, Timothy et la haine, Jason n’a jamais oublié qui était son père, qui l’a tiré de la rue, lui a donné un toit, de la chaleur, de la nourriture, une éducation, un but et même parfois, quelques fois, de l’amour. Et peut-être était-ce le pire ? Le plus douloureux. Avoir aimé un homme avec toute sa force de gamin, s’être accroché à ces infimes sourires, s’être battu, débattu, avoir lutté, essayé de s’améliorer, de changer. Et voir que ça n’avait jamais été qu’une illusion, qu’un sentiment non retourné. Batman avait perdu un soldat, Jason avait perdu sa vie, sa santé mentale, et pire que tout sa famille.

« J’n’ai pas une grande histoire à raconter, contrairement à toi, je ne m’accroche pas aux causes perdues, si je traque mon père, si je traque le Batman, c’est pour le tuer. Tu devrais en faire de même. Il ne t’aimera jamais. Tu ne seras jamais assez. Jamais assez docile, jamais assez forte, jamais assez rapide. Le brun ricane à nouveau. Tu n’as rien à y gagner, il te fera peut-être bon accueil, au début, puis il t’utilisera jusqu’à la lie. Et te jettera comme un mauvais soldat. Deathstroke ne reconnaîtra jamais ta valeur, ni comme fille, ni comme combattant. Il t’écrasera comme un insecte. »

Pour illustrer ses paroles, Jason foule le sol de son talon et le tourne plusieurs fois comme s’il souhaitait se débarrasser d’un cafard. Avant que Rose n’ait pu se décider entre lui sauter dessus ou accepter ces vérités, Lance paraît sur le pas de la porte. Il scrute les combattants, immobiles, prêts à se fondre l’un sur l’autre et Hood s’aperçoit alors que les armes se sont tues.

« C’est fait, boss. Regiani est mort. Sa voix raisonne fortement dans le couloir. Il ne reste que trois de ses hommes, dont un qui s’est rendu à nous à la fin.
- Tuez-le. Et quittez l’endroit en nettoyant rapidement les preuves. Rendez-vous au QG. »

Sans un mot, le silencieux lieutenant tourne les talons et les deux jeunes gens peuvent à peine l’entendre distribuer ses ordres. Quelques cris puis la détonation d’une arme et enfin le silence. Hood n’a jamais quitté des yeux la mercenaire en orange et noir, il ouvre la bouche pour reprendre : « ta mission est finie, il ne reste rien de Regiani, son maigre empire sera pillé et rasé. Que ce soit moi ou un autre, ne resteront que les cendres. Et tu n’es pas obligée de rester sur ce tas de braises encore fumantes. Tu es forte. Assez forte pour tailler ton chemin loin de ce père qui t’ignore et de ces contrats de bas étage. »

Sous son casque, il sourit. Elle vaut mieux qu’un imbécile de père. Ils valent tous mieux. Les enfants des rues seuls dans le froid, les gamins des grands patrons de ce monde, oubliés au fin fond de tours d’ivoire, les petits soldats bâtis pour une guerre d’adultes, ils valent tous mieux que des Slade, des Bruce, des Ra’s.  
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Rose Wilson
MessageSujet: Re: 7 agneaux et 2 loups [PV Red Hood]   Jeu 8 Mar - 12:50

Deux guerriers face à face, s'observant, calculant peut être leur chance de victoire et le prix que pourrait avoir celle-ci. On pouvait percevoir la tension du combat dans leur posture, leur jeu musculaire, s'assurant de leur état de former, surtout pour le porteur du casque rouge qui avait été le premier à verser le sang. Ravager, l'observait avec attention guettant la moindre tension musculaire, le moindre petit mouvement qui pourrait indiquer une attaque prochaine. Mais rien, pour l'instant son adversaire, semblait vouloir rentrer dans le jeu de la discussion. Cherchait-il à gagner du temps, espérait-il que ses hommes puissent lui venir en aide. Non certainement pas, cette dernière idée n'était pas crédible, mais pas stupide. Après tout, pourquoi prendre le risque d'un duel lorsque l'on peut compter sur le soutien de plusieurs armes automatiques. Personnellement notre mercenaire préférait travailler en solo, ne compter que sur ses capacités. Mais elle reconnaissait, bien volontiers que par moment avoir un soutien était quelque chose d'agréable. Quoi qu'il en soit leur situation, pouvait rendre la discussion quelque peu étrange, du moins déplacée. Quoiqu'il en soit, Ravager pensait avoir découvert quelque chose chez celui qui lui faisait face. Un trait de caractère qui ne lui déplaisait pas, une touche d'une noblesse, qui contrastait avec l'image de tueur sanguinaire et accro à la violence. Mais peut être qu'il agissait de la sorte, car elle était elle. Oui, vous savez une jeune femme et qu'il ne voulait pas l'affronter inutilement. Quoique le côté machiste de l'individu pouvait ne pas être et qu'il ne désirait pas se lancer dans un combat qu'il considérait comme inutile, voir futile. 



Dans la salle principale, la situation dégénérée rapidement pour les mafiosi présent. Si Regiani semblait avoir réussit à surprendre leur assaillant par sa puissance de feu, leur organisation presque militaire, leur permis de compenser. Que pouvez faire 5 hommes, tous entrés dans l’automne de leur vie et armé d'armes de poing, face à des fusil mitrailleurs en surnombre. Si la lourde mitrailleuse du mafioso faucha quelques vies, ce fut de son côté que hécatombe fut à déplorer. Rapidement dépassé, surclassé, les pistolets se taisaient, sous la verbe fleurie et agressive de l'homme qui était la cause de cette bataille perdue d'avance. Plusieurs balles avaient été arrêtées par son gilet, mais les tirs commencèrent à se faire plus précis et focalisés, il tomba bien vite. Ses derniers mots, sont trop grossiers pour être retranscris ici. La mort de leur leader et la défaite assurée, ne tarda pas à venir à bout de toutes volontés guerrières de la part des quelques survivants.


De son côté Ravager, qui n'avait que faire de la situation de son employeur, venait d'apprendre qu'elle avait vu juste. Mais aussi que celui qui se tenait en face de lui, portait en son cœur une blessure bien plus profonde que toutes celles qu'elle pourrait lui faire. Elle ne trouva aucune réplique cinglante ou moquerie. 

> Tu as raison, je le sais, mais ne t'inquiète pas pour moi. Si je désire qu'il me reconnaisse, ce n'est que pour lui planter ma lame dans l’œil qui lui reste.


Le ton de la voix était froide, teintée de violence. Ravager, Rose, ne cherchait pas l'amour de se père absent, elle voulait le remplacer, lui faire payer sa note. Elle savait qui était Deathtroke, elle avait fait ses recherches. L'argent n'était pas le seul moyen de payement qu'elle acceptait et elle avait travaillé pour des personnes bien informées. 

> Celui de nous deux, qui a un problème avec l'image du père, c'est toi. Et je ne te crois pas lorsque tu parle de tuer le père, du moins concrètement. 

Maintenant Ravager se trouvait dans une situation particulière, comment relancer le combat dans cette situation. C'est alors qu'un homme de main du Red Hood, fit son apparition annonçant la fin de Mafieux et de ses comparses. Rose ne peut s’empêcher de ressentir une pointe de tristesse à l'annonce de la mort de Reggiani, elle avait apprécié le peu de temps passer avec le vieux mafieux. Les mots du Red Hood, la firent sourire, un sourire caché derrière son masque. Mais il faisait fausse route et ce depuis le début et elle se devait de le corriger.

> Tu as encore tout faux, le vieux voulait partir en se battant. Il voulait une fin semblable à sa vie, il ne voulait pas voir ce qu'il avait arraché lui glisser des mains sans rien pouvoir faire. Quand à moi, je cherche juste des adversaires à ma mesure, telle était la nature de notre contrat. Mon contrat ne m'engageait qu'à te combattre, rien de plus. Et pour l'instant, je suis resté sur ma faim. Tu m'as mise en appétit, me promettant quelque chose de satisfaisant et maintenant tu me demande de ne pas en profiter. Tu sais comment frustrer une fille toi, mais cela me semble être un trait de famille.


Ravager, lâche un soupire de déception avant de poser ses mains sur ses hanches et observer l'homme qui lui gâche son plaisir.

> Bon, je pense ne rien pouvoir y faire. Mais nous nous retrouverons surement, Gotham est un terrain fertile en combat et conflits. Il y aura bien quelqu'un qui voudra ta tête ou te retirer des affaires. Sinon, si tu croise Dick avant moi, dit lui que Rose lui fait une bise.

Sur ce, la mercenaire se met à avancer vers une sortie, mettant fin à ce qui aurait put être un affrontement satisfaisant. Mais comme elle avait dit, Gotham était une poudrière prête à exploser et elle comptait bien en profiter pour s'amuser. Mais même si elle s'éloignait de Red Hood, elle restait sur ses gardes et prête à faire couler le sang.



HRP:
 
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