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 Midnight City

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Blackgate
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MessageSujet: Midnight City   Jeu 4 Jan - 20:46


Midnight City

- Lonnie Machin/Anarky -

« Et bien je crois que ce sera tout, monsieur Hudson.

- Merci infiniment, je vous souhaite une bonne soirée. Jaina ?

Je vous remercie, sergent. »

Mon père se lève, je me lève à son tour, faisant un léger sourire hypocrite au sergent. Toujours à côté de mon père, nous sortons dans le silence, nous ne prononçons aucun mot. Des policiers nous regarde, j’essaye de rester digne. Certaines femmes me regardent comme si j’étais étrangère, ou pire, quelqu’un qui a vraiment changé de bord. Et quoi ? J’ai le droit d’être comme je veux. Je suis en jean, dans un sale état avec les trous, j’ai des converses, un t-shirt gris un peu large et court, un petit collier descend dans le creux de mon cou, des puces d’oreilles ainsi que quelques bracelets quelconques. Je me réchauffe avec une veste en jean molletonné, avec un col en laine, et une écharpe. Je ne suis pas maquillée, je suis un peu coiffée, des boucles légères qui permettent de laisser mes cheveux voler, être beaux tout de même. Mon père m’ouvre la porte arrière de sa voiture, j’y entre et je vais au dernier siège, il rentre à côté de moi et donne comme instruction à son chauffeur de démarrer. Quel plaisir de revoir Stewart, c’est un gentil mec, il à la cinquantaine d’année, je le connais depuis petite, il est si serviable et tellement à l’écoute. Il me sourit dans le rétroviseur, j’en fais autant.

« Pourquoi tu es habillée comme ça ? Me demande mon père, toujours un peu sur les nerfs.

-J’avais prévu d’aller à Burnley aujourd’hui, d’ailleurs est-ce que tu peux me déposer là-bas s’il te plaît Stew ?

-Pas de problème Jai’.

-Oui évidemment tu avais oublié que tu devais aller en prison !

-Je n’y vais pas !

-Bien sûr ! Heureusement que je suis là pour épargner cette connerie ! Jaina, mais qu’est-ce qui t’as pris ? Laisser échapper cette ordure, il nuit à ta carrière, il a fait du mal à ses gens !

-Cet homme avait raison, il faisait que prévenir à tous ces chercheurs d’or qu’ils devaient s’occuper d’autres choses que de leur cul.

-Depuis ton adolescence j’ai dû mal à te comprendre.

-Tu devrais pourtant, on a vécu comme tous ces pauvres qui sont dans le quartier de Burnley, quand on était en Inde, c’était très dur, on a connu la famine parfois alors s’il te plaît tu peux comprendre que je veuille me rapprocher de ces gens … Comme eux on était heureux parce qu’on était ensemble mais la pauvreté nous détruisait, tu le sais. »

Je le regarde, il ne dit rien et se met même à regarder dehors. Je soupire en songeant au fait qu’il aurai pu au moins se souvenir de cela, de comment on a vécu auparavant. Maintenant que ce dur passé est derrière nous il ne fait que de vivre avec ce qu’il a, de l’argent à ne plus savoir quoi en faire, il a complètement oublié d’où il venait, moi non.

« Déjà adolescente tu étais une espèce de terroriste avec ton association.

-On ne faisait rien de comparable aux terroristes, papa, on voulait libérer les animaux c’est tout.

-Tu pourrai au moins t’habiller comme d’habitude, au moins avec élégance.

-Je vais à Burnley ! Si je vais à Burnley avec ce que je porte en général, je me ferai vite tuer. Et arrêtes de changer de sujet. »

Ce fût exactement comme je le prévoyais : nous ne décrochons pas un mot. Je n’avais même pas pris la peine de le remercier d’être venu à Gotham pour parler au GCPD de ce qui s’était passé. J’avais de la chance de l’avoir à mes côtés mais je détestais le fait qu’il me parlait comme à une ado et aussi le fait qu’il ne comprenne pas la cause que j’essaye de défendre. Stewart s’arrête, je le remercie et je descends sans rien dire. Je croise les bras et je regarde partir la voiture, je ne lui ai pas dit au revoir mais c’est vrai que j’ai fait fort aujourd’hui. Je me retourne et je vais directement au refuge que je finance où l’on sert les plus pauvres en nourriture. En général, nous pouvons donner des couvertures ou même laisser quelques personnes dormir dans le bâtiment la nuit à partir de minuit. Je me demande comment se porte cet endroit, ça fait un long moment que je n’y ai pas mis les pieds mais je verse souvent de l’argent à ceux qui s’en occupent.

Je pousse la porte d’entrée de la bâtisse, le hall a été repeint en blanc, il y a des bancs, des tables et on sent déjà que Mag a commencé la cuisine. Je me dirige de ce pas vers les cuisines où je trouve mon amie, une rousse au caractère un peu fort, qui m’accueille bras ouvert et me donne même un tablier. On discute un peu du bâtiment, elle me remercie des fonds que je verse chaque mois et on cuisine de la soupe pour les SDF. La nuit commence à tomber au fur et à mesure et les personnes vont commencer à arriver, certains proches de Mag sont habitués à venir l’aider, je les laisse gérer la suite et je commence à partir. Je préfère rentrer chez moi pour reprendre mon travail, j’en ai besoin si je veux sauver mon job. Je sors du bâtiment et je reprends la direction de mon quartier.

Je marche, je pense aux pauvres gens qui vont recevoir un repas chaud ce soir, ceux qui dormiront là-bas ou dehors malgré ce froid, alors que je rentre dans mon grand appartement. Je me demande souvent comment j’ai pu en arriver là où je suis, j’en suis surprise parfois. Je sens alors qu’une personne me suis. Je penche un peu la tête sur le côté et je vois deux ombres me suivre, ils ont une marche assez déterminée même si elle semble à vouloir se faire discret, et j’ai l’impression qu’ils me suivent vraiment. J’accélère le pas, ils en font de même.

Merde.

Je commence à accélérer un peu plus. Tant pis, je commence à courir et je les entends courir derrière moi. Et merde j’avais vraiment oublié comme était ce quartier quand on commence à se promener la nuit tomber.

« Hudson ! »

Ils m’ont reconnu ! Moi qui pensait passer inaperçu habillé comme ça. Je continue à courir et j’ai même l’impression que White m’aide à prendre de la vitesse. Je tourne dans une rue, les maisons s’alignent ainsi que des ruelles. Je me dépêche de me glisser dans une ruelle et de me cacher derrière une grosse poubelle. La cachette classique, peut-être, mais j’espère au moins qu’ils ne m’auront pas suivi.

« Où t’es beauté ? »

Je prends délicatement un bout de bois près de moi, je le tiens entre mes deux mains, j’essaye de ne pas faire de bruit avec ma respiration. J’espère que je saurai leur faire face.




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Blackgate
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Lonnie Machin/Anarky
MessageSujet: Re: Midnight City   Ven 5 Jan - 2:29


Midnight City


Une effusion de sang vient s’imprimer sur le papier peint beige. Un râle la suit, un long râle de douleur. Je me relève et reprends doucement mon souffle. Debout, taché par le sang de cette vermine, je le regarde à travers mon masque. Il est étendu devant moi, le visage fracassé par mes poings et mon pied de biche. Son nez ne ressemble à plus rien, ses yeux peinent à s’ouvrir, sa bouche est pleine de sang et de dents, ses joues sont barbouillées de sang. Il est méconnaissable. Ses vêtements sont imbibés de son propre sang tandis que quelques giclées sont venus s’écraser sur mon blouson et mon sweat. Pendant de longues minutes, je regarde cet homme agoniser par terre, respirant difficilement et recrachant son sang avec le peu de force qu’il lui reste. Je devrais peut être ressentir quelque chose à son égard mais ça n’est pas le cas. Il ne m’inspire rien, même plus de mépris. Je ne vois plus qu’un pauvre type qui vient de prendre la raclée de sa vie. L’adrénaline laisse place à la douleur qui vient de mes poings. Mais ça n’est rien à coté de ce qu’il doit ressentir en ce moment. Il a eu ce qu’il méritait. C’est ainsi que la justice devrait fonctionner.
Il est 20h, je viens de tabasser Tyler, le chef d’un petit gang qui extorquait les commerces et les habitations du coin. Cela fait quelques semaines qu’ils terrorisent les habitants de ce quartier et que la police ne fait rien. Alors j’ai décidé de m’occuper d’eux moi même. Ça a été simple, j’ai juste eu à trouver où vivait leur chef et à lui rendre une petite visite. Avant cette visite, je n’avais jamais autant frapper un homme de toute ma vie. Il faut dire que je me suis acharné sur lui, emporté par l’adrénaline, le tuant presque d’ailleurs. Mais il le méritait. Lui aussi a frappé des innocents, il a même fait bien pire. Maintenant, je suis sur qu’il ne recommencera pas. Il sait que si il recommence, je le trouverais et je recommencerais, mais sans m’arrêter cette fois. Ce soir, la justice a été rendu correctement.

« Je te laisse en vie pour cette fois. Tu vas d’ailleurs me rendre un service. Dis à tes copains que ce quartier est sous la protection d’Anarky. Si j’entends encore parler de vous, je reviendrais, et je serais moins clément. »

Je l’enjambe et traverse le petit appartement pour en sortir. Je ne prends même pas la peine de fermer la porte derrière moi, me dirigeant directement vers les escaliers pour quitter l’immeuble. J’ai encore beaucoup à faire cette nuit. La révolution ne mène pas seulement en s’attaquant aux grands de ce monde. Faire tomber les entreprises qui enchaînent ce monde, c’est bien mais insuffisant. D’autres viendront les remplacer. Une révolution, c’est au peuple de la mener. Ça a toujours été comme ça. Je ne suis que l’étincelle. Je les guiderais, ils ont besoin de moi comme j’ai besoin d’eux. Et pour ça, je dois obtenir leur confiance. Je dois me débarrasser de tout les effets secondaires du système avant de m’attaquer au cœur du problème.

Je sors de l’immeuble et me retrouve dans la rue. La nuit est en train de finir de tomber et le quartier de s’endormir. La nuit, il est plutôt calme, seul les truands et autres criminels ont le courage de braver le froid et de sortir. La criminalité règne en maître une fois le soleil disparu. Il faut avoir beaucoup de cran ou être suicidaire pour se risquer à se promener. Comme cette femme qui court par exemple.
Brisant le calme de la nuit, des bruits de pas résonnent dans la rue. Je tourne la tête et vois une femme courir et tourner dans une petite ruelle, deux hommes la poursuivant. On dirait que Tyler ne sera pas le seul à découvrir ce qu’est la justice ce soir. Je les vois s’arrêter devant la ruelle. Je me dirige alors vers eux, pied de biche à la main. Au fur et à mesure que je m’approche, j’entends plus distinctement leurs cris, témoignage de l’effet que le système peut avoir sur des cerveaux faibles. Ils s’engorgent à leur tour dans la rue et je presse le pas pour les intercepter avant qu’ils ne puissent faire du mal à cette femme. J’arrive à mon tour dans la ruelle, à quelques mètres d’eux. Je m’approche doucement, profitant de l’effet de surprise. Ils m’entendent, mais trop tard. Le premier coup part, touchant l’un des deux hommes à l’arrière du crane. Il tombe sur le coup, assommé. L’autre se retourne, surpris. Mais je ne le lui laisse pas le temps de faire quoique ce soit et lui envoie un coup dans la mâchoire, l’assommant à son tour. Je les regarde brièvement puis avance de quelques pas dans la ruelle.

« Vous pouvez sortir, je ne vous ferais pas de mal. Vous êtes en sécurité maintenant. »






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Blackgate
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MessageSujet: Re: Midnight City   Ven 5 Jan - 23:57


Midnight City

- Lonnie Machin/Anarky -

Le bâton en bois entre ma poitrine, je sentais mon cœur battre à une vitesse folle. Je pouvais sentir ma cage thoracique se gonfler et se dégonfler au fur à mesure que je respirais. Je pouvais voir mon souffle chaud s’envoler dans l’air froid de la nuit. Le silence dans la rue, dans la nuit, faisait que je pouvais entendre parfaitement les pas de ceux qui m’avaient suivi. Ils étaient deux, ils n’avaient pas la même taille, pas le même gabarit. Qu’est-ce que je pouvais faire ? J’avais ce bâton de bois, j’avais au moins quelque chose mais … Que me voulaient-ils ? Que veulent-ils me faire ? Je sais juste qu’ils savent qui je suis et qu’ils veulent ma peau. Enfin, c’est ce que j’ai constaté en tout cas. Il avait une allure effrayante, ils voulaient se montrer agressifs. J’entends encore leurs pas s’approcher, mais ils avancent doucement. Je ferme les yeux, j’inspire profondément, prête à me lever à tout moment. D’un coup, un picotement me ramène à moi, je regarde ma main qui me lance des petits picotements, comme lorsque le sang revient doucement. Ma main devenait blanche, un blanc pâle et des ongles bien plus claire. Ô mon dieu non, pas maintenant, non il ne faut pas.

Ne fais pas ça je t’en supplie.

C’est pour nous sortir de là.

Ce sera trop tard !

Un autre bruit me ramène à la réalité, j’entends un coup dur venir cogner une surface dure puis un corps qui tombe. Soudain, un deuxième. Je serre mon bâton dans ma main, je ne comprends pas. Je regarde ma main, je ne sens plus rien et elle est redevenue normale. Je respire vite, à la vitesse à laquelle mon cœur se met à battre maintenant que j’ai entendu ces bruits étranges. J’entends maintenant une voix. Cette voix … Je crois que je la reconnais. Serait-ce possible que ce soit l’homme que j’ai rencontré quelques jours plus tôt ? Je ne sais même pas quoi faire, j’hésite à sortir de là. Je ne sais pas ce qu’il peut encore m’arriver. Après tout, j’ai peur et c’est normal. J’inspire profondément et je décide de me lever d’un coup, je me retourne directement vers la personne en faisant un pas en arrière, gardant le bâton vers moi. Je perçois une forme, une attitude, une position, une ombre familière. J’hôte les cheveux qui sont devant mon visage pour les remettre en arrière et je vois maintenant plus clair : C’est lui, c’est l’homme en rouge, l’homme au masque blanc qui avait menacé les invités de la soirée que j’avais organisé, mais aussi celui que j’avais aidé à s’enfuir. Je vois qu’il a un pied de biche dans la main puis mon regard descend un peu plus sur les corps au sol, les corps de mes agresseurs. Il les a vu me suivre ? Je crois qu’il est arrivé au bon moment. Je baisse lentement mon bâton et je le laisse tomber au sol. Je me demande bien ce que me voulait ces brutes. Je regarde l’homme en rouge, dont j’ignore le nom, et je hoche légèrement la tête.

« Merci … Je dois dire que vous êtes arrivé au bon moment. »

Je ne sais trop quoi dire, je crois qu’il m’intimide un peu, j’ai l’impression que l’on est presque quitte maintenant. Je lui ai sauvé la mise la dernière fois et maintenant par pur hasard c’est lui qui me sort de ce pétrin. Comment remercier un homme qui vient de vous sauver d’un traumatisme ? Qui sait ce que ces hommes auraient pu faire de moi. Je regarde mon sauveur et je distingue des tâches de sang sur ses chaussures et de très légères gouttes sur son masque mais je ne pense pas que ce sang vient des hommes qui sont au sol. Je me redresse un peu, histoire de me tenir un peu droite, tout de même. Je commence à croiser mes bras contre mon torse, sentant la brise glaciale venir sous mes vêtements. Si j’avais su que je rentrerai aussi tard chez moi, je me serai habillée plus chaudement.

« Comment pourrais-je vous remercier ? »

Le froid commençant à venir assez rapidement, je décide de fermer ma veste et de croiser mes mains, histoire de les recouvrir ensemble, les préserver un peu du froid pour les réchauffer mutuellement. 




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Blackgate
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Lonnie Machin/Anarky
MessageSujet: Re: Midnight City   Sam 6 Jan - 18:47


Midnight City


Ces yeux verts … Je ne les ai vu qu’une seule fois et pourtant, je m’en souviens comme si il était gravé dans ma mémoire. Ces deux émeraudes percent la nuit, reflétant le clair de lune, seule lumière qui baigne la lugubre ruelle. Et je reconnais immédiatement la personne que je viens de sauver.
Elle est sortie de derrière une poubelle, un bâton à la main. Quatre mètres doivent nous séparer mais j’arrive à entendre sa respiration. De grandes inspirations, haletantes, sûrement l’effet de la panique. Logique, qui sait ce que c’est deux types auraient pu lui faire ? Si même moi j’ai réussi à massacrer un homme comme je l’ai fait ce soir, je n’ose même pas imaginer ce que ces deux là aurait pu lui faire à elle. Elle laisse tomber son arme de fortune, un pauvre bâton qui n’aurait pas été d’une grande utilité, puis elle me remercie pour avoir été là au bon moment. Si elle savait ce que j’avais fait pour arriver dans le coin, elle ne dirait peut être pas ça. Que penserait-elle de ce que j’ai infligé à ce cher Tyler ? Trouverait-elle toujours ma cause juste ou mes méthodes extrêmes la ferait changer d’avis ? Ce serait dommage, moi qui doit être dans ses bonnes grâces après ce sauvetage.
Elle se tient face à moi, les bras croisés, m’examinant de la tête au pied. J’en fais de même, constatant qu’elle a mis au placard la robe de princesse pour une tenue bien plus passe-partout. Un jean en mauvais état, un T-shirt basique, des converses usées, on pourrait presque croire qu’elle vient du quartier. Seul les bijoux font tache. En porter, c’est dangereux, même la camelote intéresse les petits criminels qui pourraient de toute façon vendre leur propre mère.
Elle finit par relever la tête et me demande comment elle pourrait me remercier. Même si lui demander de vider l’un de ses comptes en banque pourrait être une proposition alléchante, je m’abstiens. Elle mérite sûrement d’être mieux traiter que les gens qu’elle côtoient. Ça serait idiot de gâcher ma chance de la revoir, qui sait comment pourrait tourner cette nuit qui s’annonçait pourtant aussi banale que les précédentes.

« Je pense que nous sommes quittes. Vous avez déjà fait votre part la première fois que nous nous sommes rencontrés. C’est plutot à moi de vous demander comment je pourrais vous aider ? Ce quartier n’est pas vraiment un endroit où une jeune femme comme vous peut se promener la nuit. »

Une bourrasque de vent engouffre dans la ruelle et même moi la ressens malgré mes nombreuses épaisseurs de vêtements. Je la vois fermer sa veste et mettre ses mains à l’abri du froid. Je ne peux malheureusement pas faire grand-chose pour elle sur l’instant, n’ayant pas de solution miracle pour tous les problèmes existants. A vrai dire, je ne peux pas forcement faire grand-chose pour l’aider. La raccompagner chez elle est hors de propos, je ne suis pas vraiment le bienvenue dans le quartier où elle vit et je ne risquerait pas une arrestation pour ça. Et dans les environs, je n’ai que ma planque comme endroit sur, dans les sous sol du tribunal Solomon Wayne. Est ce que lui montrer l’endroit où je me terre est réellement une bonne idée ? Je ne la connais pas et j’aimerais éviter une descente de flics après seulement quelques semaines d’installations. Mais c’est la seule alternative que j’ai à lui proposer et si elle m’a sauvé la mise une fois, le risque peut être pris. Je la vois mal me balancer après ça, et puis, elle sait qui je suis, rien que ça devrait suffire à l’assagir.

« Je peux peut être vous proposer quelque chose. J’ai une planque pas loin d’ici. C’est de loin l’endroit le plus sur du quartier. Si vous n’avais pas d’autres solutions, vous pourrez y passer la nuit, jusqu’au lever du soleil demain. »

Je la regarde dans les yeux en attendant une réponse. Osera-t-elle me suivre droit dans l’inconnu, moi, un dangereux inconnu qui l’a menacé il y a seulement quelques jours auparavant ?






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MessageSujet: Re: Midnight City   Dim 7 Jan - 1:00


Midnight City

- Lonnie Machin/Anarky -

Je le regarde, lui et son manteau rouge, son masque blanc … Sa présence. Je repense encore à cette soirée, il y a quelques jours, où l’eau s’écoulait sur nous, il avait un air menaçant, il menaçait les invités, moi y comprit, il nous avait tous mit dans le même panier. Maintenant, le voilà face à moi, me sauvant la mise, ou même la vie. Ganesh seul sait ce qui aurait pu arriver. Il me dit alors que nous sommes quittes, lui et moi, exactement ce que j’avais moi aussi pensé un peu plus tôt. Je lui ai rendu un service, je l’ai moi-même sauvé de la police, et maintenant il me sauve de deux hommes voulant me faire du mal. Il me demande aussi comment il pourrait m’aider, me disant que ce quartier n’est pas fréquentable la nuit. Oui, merci, je le sais. Je n’oserai sûrement pas lui demander de me raccompagner chez moi, ce serait trop compliqué. De nombreuses personnes l’ont vue à la soirée que j’avais organisé et s’il venait dans ce costume il serait très vite repéré et arrêté. Je ne peux donc pas lui demander cette faveur. Je peux peut-être tenter de lui dire que je rentrerai seule, que je ferai mon chemin sans lui mais que je le remercie encore pour m’avoir défendu. Je passe mes mains sur mes bras, croisant mes bras au passage, réfléchissant à comment, effectivement, il pourrait m’aider. Seulement je ne vois pas grand-chose qu’il puisse faire maintenant et à cette heure-ci. Il n’est pas tard, non, mais les gens fréquentent encore trop les rues près du quartier où je vis.

Alors que je m’apprête à lui dire de laisser tomber et lui dire que je vais rentrer chez moi seule avant que la gelée ne tombe sur la ville, il me propose de venir me réfugier dans sa planque, d’y dormir et de repartir le lendemain matin, lorsque le soleil sera levé. Je ne pense pas qu’il a une idée mal placée, pourquoi m’aurait-il sauvé autrement ? Et puis avec tout ce qu’il avait dit l’autre soir, je n’en pense pas moins au sujet de ces gens qui utilisent la bonté des autres à des fins personnels pour le pouvoir et l’argent. Je baisse les yeux, je regarde partout, je recherche à savoir ce qui est bon. Le froid commence vraiment à devenir presque insupportable, le quartier de Burnley, je dois encore traverser pas mal de rue avant d’arriver à un autre quartier. Et s’il était gentil ? Et s’il ne voulait que mon bien ? Je n’ai pas envie de le mettre mal à l’aise non plus. Il n’est pas un homme lambda, il est un homme costumé qui a surgit dans une soirée pour menacer des gens dans le but de montrer qui il est. Je ne sais pas trop quoi en penser d’ailleurs. Je ne sais même plus quoi penser. Je relève les yeux vers lui, oserais-je ? Je regarde le ciel, je sens le vent balayer mon visage de quelques mèches de cheveux. Je me résigne.

« Très bien … J’accepte. »

Je viens déposer mon regard sur lui, je ne sais pas trop pourquoi j’accepte. Disons peut-être que j’ai besoin de découvrir qui il est, après tout on partage un peu les mêmes idées, je me demande ce qu’il veut faire dans cette ville. Veut-il vraiment faire changer le point de vue des riches ? Je pense que c’est un peu mal parti. Ils ne sont pas très sensibles à la menace, pour certains, ils restent sur l’idée que la police est là pour les protéger. A vrai dire, c’est ce qu’il arrive plus souvent.

« Mais … Je ne veux pas vous déranger, vraiment. Je me ferai discrète s’il faut. »

Mon cœur recommence à s’emballer. Aurais-je peur ? C’est-à-dire que je m’embarquer dans une planque avec un homme qui m’a sauvé la vie mais qui m’a menacé tout de même quelques jours plus tôt. Mais bon, autant risquer des choses dans la vie, pimenter un peu sa journée, faire des choses que l’on n’a pas l’habitude de faire. Vivre, en fait. 




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Lonnie Machin/Anarky
MessageSujet: Re: Midnight City   Lun 29 Jan - 1:19


Midnight City


Le silence est revenu, laissant loin derrière nous les cris d’agonie de Tyler ou le fracas de mon pied de biche contre les cranes des deux agresseurs. Ces instants de calme font du bien dans une vie où la violence occupe une place maintenant importante, peut être trop, mais malheureusement obligatoire. C’est le seul langage que comprend ce monde d’aujourd’hui.
J’attends la réponse à ma proposition, qui avec du recul m’apparaît presque comme une erreur. Livrer ma planque et mes secrets à quelqu’un qui n’a pas prouvé que je peux lui faire confiance, c’est une erreur de débutant. Je ne suis pas là pour prendre des risques, ressentir de l’excitation et avoir des montées d’adrénaline. Mais maintenant que c’est fait, autant essayer d’en tirer autant de bénéfices que possible. Qui sait ce qu’elle pourrait m’apporter correctement manipulé. Alors qu’une faible bourrasque de vent frais s’engouffre dans la ruelle, elle répond positivement à ma réponse puis insiste sur le fait qu’elle ne veut pas déranger. Plus elle me parle, et moins j’arrive à la voir comme une ennemie, même si une partie de moi le voudrait. Je sache ses pensées de ma tête et me met en route avec elle sur mes talons.

Nous marchons cote à cote dans le No man’s land qu’est devenu le quartier. Alors que le bruit de mes rangers s’écrasant contre le bitume résonne dans la nuit taciturne et rythme notre marche, elle ne fait presque aucun bruit, comme si ce n’était qu’une ange qui m’accompagnait, n’existant pas vraiment pour le reste du monde. Je chasse aussi cette pensée de mon crane. Je dois rester le plus neutre possible face à elle, ne montrer aucun signe de faiblesse ni de quoique ce soit. Mesure de précaution.

Après un trajet des plus silencieux, nous arrivons finalement au tribunal, dans lequel nous entrons. Il y fait sombre et la saleté y est de plus en plus envahissante chaque jour. Nous traversons une par une les salles abandonnées, qui forment maintenant un dédale lugubre où la justice n’est plus qu’un fantôme d’un lointain passé. De ces murs n’émanent plus que la corruption qui a fait sombré ce bâtiment et qui s’attaque aux restes de la ville désormais.
Nous arrivons à une pièce de service après avoir franchi une épaisse porte métallique qui était verrouillé. Des escaliers se trouvent dans cette pièce, escaliers que nous descendons. Nous nous retrouvons face à une énième porte que je déverrouille à son tour puis nous entrons enfin dans ma tanière.

C’est un véritable îlot en dehors de l’espace et du temps. Même si l’endroit n’est pas des plus propres et des plus accueillants, il tranche nettement avec le reste du bâtiment. Mais on est loin du confort auquel elle doit être habitué. Pour dormir, elle n’aura qu’un matelas posé à même le sol et à peine assez de draps pour échapper à la fraîcheur ambiante. Le reste de la pièce n’est que cartons remplis de pièces de récupérations, des tables sur lesquels on peut trouver des plans, des photographies, des notes, des outils. Et au fond de la grande pièce trône mon bureau, seul lien avec le reste du monde. Il y a mon ordinateur, plusieurs écrans et un bazar monstre. Je m’y dirige, ne faisant plus attention à elle. C’est presque comme un rituel quand je rentre de mes sorties nocturnes. J’arrive face à ce bureau et commence à enlever ma tenue. Je baisse ma capuche, pose mon sac à dos, enlève mon épais blouson et le pose sur le dossier du siège et finalement, je pose mon masque sur le bureau, découvrant mon visage qu’elle n’a encore jamais vu. On se connaît un peu et pourtant, il va falloir refaire les présentations. C’est la première fois que quelqu’un va connaître les deux facettes, je me demande encore si c’était une si bonne idée …

Je me retourne et vais vers elle alors qu’elle vagabonde dans la pièce. Elle arrête de faire ce qu’elle faisait pour reporter son attention sur moi. L’instant est particulier. Sans le masque, c’est tout de suite moins évident, je redeviens une simple personne, sans rien d’exceptionnel. Je me demande ce qu’elle voit maintenant que le masque est tombé, maintenant que je suis un peu plus moi même et un peu moins Anarky …
D’une voix toujours assuré mais nettement moins puissante, plus naturel, je prends finalement la parole.

« Lonnie, enchanté. »






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MessageSujet: Re: Midnight City   Lun 12 Fév - 10:38


Midnight City

- Lonnie Machin/Anarky -

Nous marchons côte à côte, nos pas sont sur le même rythme, tandis que je regarde le paysage : un quartier silencieux, vide, aucune personne dans les parages, sauf nous évidemment. Non, rien, même pas un avion ne vole dans le ciel noir. Aucun mot ne vient perturber ce silence, malgré le fait que les pas de l'homme à mes côtés sont bruyants. Doucement je suis la direction qu'il prend où l'on arrive tous les deux devant le tribunal Solomon Wayne. Une inspiration s'empare de moi lorsque je me retrouve devant le tribunal, un souvenir pénible y siège confortablement depuis des années. Je le suis, enjambeant quelques débris. Les murs sont sales, certains endroits ont recueillis l'humidité. Je peux sentir l'odeur de la poussière qui vole à chaque fois que nous marchons. Pourquoi m'emmène-t-il ici ? Mon cœur bat de plus en plus vite, je ne comprends pas vraiment pourquoi je suis là. Je tente d'apaiser mes craintes en regardant les pièces que nous traversons chargées d'histoire et de secret. Nous traversons une porte métallique qu'il venait de déverrouillé, nous descendons d'un étage par les escaliers présents dans cette pièce. Une fois descendue, nous nous retrouvons devant un petit couloir menant à une porte. Il rentre et me laisse entrer à son tour. Par habitude, je ferme la porte en regardant la pièce.

Cette pièce est beaucoup moins en lambeaux comparées aux autres pièces, bien qu'elle reste dans un état de reprise et chargé d'histoire. Les restes de cette pièce sont encore là, un matelas est posé à même le sol avec par dessus quelques draps. Le bureau de l'ancien procureur a l'air d'être encore en bon état, il y a plusieurs écrans relier à une tour d'ordinateur que je ne peux pas voir, elle doit être de l'autre côté. Que peut-il bien faire avec autant d'écran et un ordinateur ici ? Préparer ses coups en douce évidemment, comme il a préparé son coup dans ma réception. Il va vers celui-ci, je tourne alors le dos regardant le reste de la pièce où plusieurs cartons traînent par ci et par là. Je me penche vers les cartons où je vois des pièces, des vises, des boulons, d'un petit peu de tout je présume. Sur quelques tables d'apoint il y a plusieurs choses aussi, des plans, dont j'en prends un en main, je me demande de quel lieu il s'agit. Une clé à molette traîne aussi sur une des tables, bon à savoir si les choses ne se passent pas comme prévu.

Au même moment, j'entends des pas venir vers moi, je me retourne et mon estomac se retourne, se crispe, une espèce de peur et de rage invisible. Tout se mélange et se brouille dans ma tête. Je regarde son visage lorsqu'il me dit : « Lonnie, enchanté. », il a la voix plus douce, moins rude que lorsqu'il parlait derrière son masque. Il a osé l'enlevé, il a osé me montrer qui il était, il ne doit pas faire ça à tout le monde.

Mais … le fait est que j'ai déjà vue son visage avant, tout est plus clair à présent. Maintenant, je sais comment il est entré dans l'hôtel pour prévenir les invités pour décrire ce que certains sont. Il avait fait toutes les démarches pour être serveur dans l'hôtel avant d'aller se revêtir de son costume. Comment a-t-il fait ses papiers ? Comment a-t-il fait pour rentrer dans cette démarche alors l'homme qui les engage prend pourtant soin de vérifier de nombreuses choses … Je ne sais pas comment réagir, en fonction de ma réaction tout peut changer la donne, et pourtant j'ai tellement envie de lui crier dessus, de le démasquer à son propre jeu, maintenant qu'il s'est dévoilé à moi. Et en même temps, je me souviens de ce rictus que j'avais pu afficher en voyant ce visage sur la photo que le maître d'hôtel avait laissé au sol, il était mignon sur cette photo, comme maintenant quand je le regarde, il n'a pas l'air méchant, et c'est pourquoi ce costume est parfait pour dissimuler cela, autrement il ne pourrait montrer une telle puissance devant les autres, devant les invités d'une réception par exemple. Il est là devant moi, attend une réaction, une réponse.

« Enchantée … Jaina. »

Je décide de rester calme, qui sait comment la situation pourrait tourner si je m'énervais contre lui. Mais à quoi ça sert de s'énerver, je connais maintenant ce petit détail sur les invités, comment il a pu rentrer dans cet hôtel.

« Tu … Tu vis ici ? »




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Lonnie Machin/Anarky
MessageSujet: Re: Midnight City   Lun 19 Mar - 0:54


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Pas de masque ni de robe cette fois si. Sommes nous vraiment les mêmes qu’à notre rencontre il y a quelques semaines de là sans nos artifices respectifs ? Pas de masque et de grands discours, pas de maquillage et de pression sociale, juste deux inconnus dans le sous sol d’un bâtiment abandonné. C’est sûrement le face à face le plus étrange de toute ma vie. Je suis partagé entre la méfiance, la curiosité, l’admiration, etc … Tout un panel de sentiments contradictoires qui rendent la situation particulièrement difficile à aborder de façon claire. Moi qui n’ait pas l’habitude de la compagnie, me voilà servi …

Après quelques instants de silence face à face, elle finit par à son tour se présenter, inutile vu que je sais déjà beaucoup de choses sur elle, sûrement plus qu’elle ne se l’imagine. Il faut avouer que quand on est une personnalité publique, il est difficile de cacher tout ce qui peut de près ou de loin nous concerner, surtout à quelqu’un comme moi. Mais tout ça, elle n’est pas obligée de le savoir. Je préfère garder quelques cartes dans la manche pour l’instant.
Elle reprend la parole et me demande si je vis ici. Je ne m’attendais pas à ça comme première question mais soit. C’est vrai que pour une personne comme elle, dormir dans un lieu aussi sale et sordide que celui ci doit être assez conceptuel.

« Je vis ici effectivement. J’imagine que pour toi, ça se rapproche plus d’un taudis que d’un véritable lieu de vie mais quand on est dans ma situation, le confort ne compte que très peu. »

Je glisse mes mains dans les poches de ma veste et jette quelques coups d’œil dans la pièce, comme pour vérifier que tout est là. Des cartons sont un peu partout dans la pièce, gardant à l’abri mes affaires ainsi que tout un tas de pièce de récupération qui finiront sûrement dans des explosifs. Après avoir brièvement balayé la pièce du regard, je reporte mon attention sur elle.

« Comme tu es partie pour passer la fin de la nuit ici, fais comme chez toi. Enfin, évite quand même de toucher à certains trucs sur l’établi, tout mes prototypes ne sont pas encore au point. »

Mais à part ces quelques prototypes qui sont encore à modifier et ajuster, elle risque de vite tourner en rond. Je n’ai pas vraiment le temps pour tout ce qui est divertissement, et je n’en suis pas un grand adepte non plus. Divertir les masses pour éclipser les problèmes, les fédérer autour de clubs de sport et d’artistes pour les contrôler plus aisément, voilà l’intérêt de tout les divertissements pour tout les systèmes quel qu’il soit. Alors non, pas de télévision ni de magasine pour moi.
Après avoir dit ça, je lui tourne le dos et retourne vers mon bureau. Je reprends mon sac que je pose dessus, je l’ouvre et en sort ma matraque que j’ai eu l’occasion de réessayer ce soir. J’appuie sur le bouton au niveau du manche et quelques étincelles surgissent au bout, accompagnées d’un bruit de crépitement. Elle fonctionne parfaitement bien désormais, surtout au vu des chocs qu’elle a pris ce soir. Je l’éteins et la repose sur mon bureau, satisfait. Pour le coup, je n’ai rien qui presse, je pense que discuter avec mon invitée serait sûrement la meilleure des idées. Déjà je la garderais en vue et en plus, j’en ai probablement beaucoup à apprendre sur elle. Je sais que cette femme réserve de nombreuses choses qui pourraient être intéressantes. Et l’occasion ne se représentera peut être pas.
Alors je me retourne vers elle, m’appuie contre mon bureau et croise les bras.

« Alors, que vient faire Jaina Hudson dans notre quartier à une heure pareille ? »






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MessageSujet: Re: Midnight City   Mer 21 Mar - 22:16


Midnight City

- Lonnie Machin/Anarky -

Comment rester impassible devant cet homme qui avait berner tout le monde et moi-même quelques jours plus tôt ? Bien sûr il ne le sait pas, et qu'est-ce que ça peut lui faire ? Quoi que, je connais bien déjà maintenant son identité. Il me fait confiance et c'est carrément dingue. Je ne m'attendais pas du tout à une confiance aussi rapide, il a dû vraiment apprécier le fait que je lui sauve la mise lors de ma réception. Il m'explique alors qu'il vit bien dans ce lieu, que ce n'est pas un simple repère. Il se contente de cela, en même temps au vue de sa situation, de ce qu'il fait et de qui il est, il ne peut que se contenter de cela.

Je me contente de hocher la tête alors qu'il regarde un peu autour de lui. Je suis un peu son regard, je regarde les quelques cartons posés à quelques endroits. J'ai la curieuse envie de regarder ce qu'il y a dedans. Je reviens à le regarder lorsqu'il me reparle pour me dire que je peux faire comme chez moi, car je suis bien partie pour passer la nuit ici. Effectivement, c'est ce qui semble prévu au programme. Il me donne quand même la règle de ne pas toucher à ce qu'il y a sur son établi à cause de certains prototypes pas encore au point.

Tiens donc, il fabrique des petites choses !

Quoi à ton avis ?

Je ne sais pas, mais cela pourrait être intéressant.

Je ne vois pas en quoi cela pourrait être intéressant pour toi.

« Très bien. »

Il me tourne le dos et fait face à son bureau, voulant reprendre ses occupations. Je regarde la pièce, croisant les bras. Je me déplace un peu, me rapprochant malgré moi de son établi. Je touche le rebord de la plateforme, regardant les différents matériaux, ni comprenant pas grand chose non plus. Des câbles, des boîtiers … Rien qui ne correspond vraiment à mon univers. J'entends une sorte de crépitement qui me fait retourner vers Lonnie. Je le regarde, de dos, je ne sais pas trop ce qu'il fait. Je me retourne pour regarder les murs qui se dégradent, je pense à tout ce que j'ai pu vivre dans ce tribunal avant qu'il devienne ce qu'il est aujourd'hui. Je regarde les autres cartons un peu de loin avant d'entendre la voix de mon hôte. Je me retourne, le regarde. Il est contre son bureau, il a les bras croisé et il me regarde. Il me demande ce que je faisais dans ce quartier à cette heure-ci. Je glisse mes mains dans les poches de ma veste en jean. Je colle mon derrière à l'établi et je le regarde.

« J'étais allée voir une association que je maintiens dans le quartier. Il y a quelques années j'ai ouvert un refuge et des bénévoles m'aident à l'entretenir, j'y verse beaucoup d'argent et de mon temps pour pouvoir nourrir ceux qui ne peuvent pas se payer leur propre nourriture et héberger, quand il y en besoin, les SDF. A vrai dire, j'aimerai faire plus, j'aimerai bien ouvrir un foyer de réinsertion, quelque chose comme ça... »

Les mains au fond de mes poches de la veste en jean, je réfléchis à ce que je pourrai lui dire d'autre. Néanmoins, je me demande ce qu'il peut penser par ce que je viens de lui dire. Je retire mon écharpe pour la poser sur le dossier d'une chaise, je retire également – au final – ma veste en jean que je pose par dessus mon écharpe.

« Ça change de la façon dont je m'habille d'habitude mais en même temps dans ce quartier je ne peux pas me permettre de venir habillée avec des vêtements de hautes coutures. Je ne pas non plus suicidaire … »

Je passe mes mains sur mon jean troué, un peu large, je redescends également un peu mon t-shirt gris et je m'appuie sur le dossier de la chaise.

« … Et puis j'aime bien être comme ça, ça me change et c'est plus confortable. Dis moi si je parle trop. »

Je passe ma main dans les cheveux et je regarde mon interlocuteur. J'espère ne pas en dire trop.  




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Lonnie Machin/Anarky
MessageSujet: Re: Midnight City   Mar 8 Mai - 2:17


Midnight City


Qui sait ce qui se cache derrière le masque de Batman ? Cet homme qui sait tout faire et qui peut tout faire. Il m’a longtemps fasciné et c’est toujours un peu le cas. Derrière ce masque doit se cacher un homme hors du commun, ça ne peut pas être n’importe qui. Moi c’est l’inverse. Je suis n’importe qui. Le masque ne sert pas à cacher mon identité, je ne suis personne. C’est pour ça que je ne suis pas effrayé à l’idée qu’une inconnue sache qui se cache derrière le masque d’Anarky. Elle pourrait faire autant de recherches qu’elle le souhaite, elle ne trouverait pas grand-chose sur moi. Lonnie Machin n’existe quasiment pas pour le monde, comme la plupart des gens. A vrai dire, aujourd’hui, je me demande si je n’existe pas plus en temps qu’Anarky que Lonnie …
Pour elle, je suis désormais les deux. C’est la première personne pour qui c’est le cas. Je suis curieux de savoir comment ceci pourrait influencer la perception qu’elle a de moi. Après tout, j’imagine que je ne ressemble pas à un anarchiste notoire et je doute qu’on s’imagine qu’un homme comme moi se cache sous le masque d’Anarky. Alors qu’elle, elle porte aussi bien les robes de haute couture que les simples jeans. Et elle est adossée contre cette chaise, dans ce sous-sol, les mains dans les poches, comme si ça n’était pas la première fois que ça arrivait. Décidément, c’est l’une femme des plus intrigantes que je connaisse.

La réponse à ma question ne se fait pas attendre. J’apprends alors qu’elle rendait visite à une association qui aide les sans-abris du quartier. Il y a effectivement une sorte de refuge qui fait ça, non loin d’ici. Ça doit être celui là en question. Et elle serait donc derrière tout ça. Ca expliquerait comment cet endroit existe, vu que la mairie ne donne aucun financement pour ce genre d’initiative. Ça reste … surprenant. Je ne saurais encore dire ce qui se cache derrière cet acte de générosité. Ai-ce quelque chose de réellement altruiste ou le poids de la culpabilité qui la fait agir ainsi ? Que ça soit l’un ou l’autre, c’est une bonne surprise qui joue nettement en sa faveur quant à mon opinion sur elle. Elle n’est plus que cette femme qui organise des soirées à plusieurs milliers de dollars pour amuser quelques bourgeois insouciants et détestables. Comme quoi, je ne suis pas le seul à avoir plusieurs masques.
Elle enlève sa veste et ajoute au passage une remarque sur sa tenue vestimentaire. Elle est en plus de ça intelligente, ou dotée d’un instinct de survie efficace, au choix. Il faut dire que l’instinct de survie est particulièrement développé quand on a énormément à perdre. Une phrase supplémentaire vient conclure qui semblait être son tour de parole. Et ça a été pour le moins enrichissant. Cette femme n’est pas qu’une potiche qui n’existe qu’à travers des soirées futiles. Elle a au contraire éveillé ma curiosité, et ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé.

Je la regarde moi aussi, les bras toujours croisés, appuyé contre mon bureau.

« Non, tu ne parles pas trop. Je n’ai pas souvent de compagnie comme tu peux l’imaginer, alors au contraire. Et puis pour une fois que ça n’est pas moi qui parle ... »

Je décroche un léger sourire à la fin de ma phrase, presque amusé parce que je viens de dire. Mais c’est vrai que j’ai une certaine tendance aux discours enflammés en tant qu’Anarky, moi qui suis bien plus réservé habituellement. Et cette nuit, il n’y aura pas de grand discours.
Je détourne mon regard et baisse les yeux. Je scrute le sol quelques instants avant que mon regard ne retourne vers elle.

« Je vois avouer que je ne m’attendais pas vraiment à ça d’une personne comme toi. Je pense que tu l’a compris à notre première rencontre, mais les gens venant de ton monde ne sont pas vraiment des personnes que je porte de mon cœur, loin de là. »

Je marque une légère pause avant de reprendre.

« Mais tu ne semble pas être comme eux. Rien que le fait que tu t’intéresses aux gens comme nous, c’est une agréable surprise. Je suis content de voir que dans le haut du panier, il n’y a pas que des fruits pourris. »

J’essaie de ne pas laisser mes sentiments m’emporter. Je ne veux pas qu’elle se braque contre moi parce que j’aurais laissé ma haine parler pour moi. Pour l’instant, cette haine n’est plus justifiée envers elle. A elle de faire en sorte que ça devienne définitif.







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MessageSujet: Re: Midnight City   Mar 8 Mai - 20:58


Midnight City

- Lonnie Machin/Anarky -

Intriguée.

Je le regarde, je l'entends, je l'écoute et je me demande comment il peut avoir une telle confiance en moi. Piégée dans cette pièce à cause de tout ce bazar dans les rues, je me retrouve avec une personne très agréable, dotée d'une profonde générosité envers moi et ayant l'envie de faire le bien autour de lui. Oui, il ne s'y prend pas avec la meilleure des délicatesse : il veut marquer, des actions coups de poings, des actions qui sursautent le cœur des gens et ça marche … À moitié. Qu'on se le dise, peu de gens le prennent au sérieux et j'aimerai tellement y croire.

Lui.

Son doux visage, ses cheveux roux et sa bouche mouvante lorsqu'il me parle de sa solitude. Il aurait pu garder son masque toute la soirée et toute la nuit, mais il a choisit de le retirer. Pourquoi ? Pourquoi envers moi ? Comment peut-il avoir une telle confiance alors que je pourrai, une fois sortie d'ici, le dénoncer à la police et n'avoir aucun remord ?

Le fait de lui avoir parlé de mon centre pour SDF semble l'intéresser, je pense qu'il ne devait pas s'attendre de cela. Il y a tellement peu de bourgeois ou de noble qui s'intéresse à cette question, au bien être de ces gens. D'ailleurs il l'avoue, il me le dit. Il me montre un peu plus ce qu'il ressent, quel est son avis auprès des gens que je côtoie. La plupart des gens sont tout aussi déboussolé que moi ce qui arrive à ceux qui ont très peu de besoin, mais ils refusent juste de se « salir » les mains. Tant que quelqu'un fait le travail à leurs places et qu'ils n'ont que la possibilité de verser de l'argent, ils sont présents. En tout cas, la plupart des personnes sont présentes. Certes, je fais partie du même monde de vie que ses gens, mais je ne fais pas partie de leur même mode de vie. Je me contente de regarder un peu l'endroit, de nouveau, et d'appuyer mon regard sur le bureau sur lequel est appuyé Lonnie. Dessus se trouve ses affaires, son sac et son masque bien entendu. Je relève le regard vers lui, il me regarde aussi, peut-être qu'il attend que je prenne de nouveau la parole.

« Merci. »

Pffff.

« Je … Pourquoi une telle confiance, Lonnie ? Comment peux-tu retirer ton masque sans te demander après : Est-ce qu'elle va me dénoncer ? »

Je me rends compte qu'en posant ma question, je me suis rapprochée de lui. Non pas que je souhaite le défier, mais il est vrai que je souhaite comprendre certains points.

« Après tout … Je t'ai déjà vue, je sais que tu étais l'un de mes serveurs le soir où l'on s'est rencontré. Et ensuite seulement tu t'es costumé, masqué et moi dans cette robe rouge … Et je t'ai aidé, oui, mais comment peux-tu être aussi sûr que je sois une personne de confiance ? »

A quelques centimètres de lui, je le regarde droit dans les yeux. Aucun sourire mis à part un regard énigmatique sur mon visage. Je regarde ses traits, il est plus jeune que moi et il a de l'ambition, je trouve cela honorable.

Donnons lui une vraie raison.

Que veut-elle dire ? Je ressens que je me redresse,que je me tiens bien plus droite, je ne souhaite en aucun cas qu'il voit quelque chose de moi, quelque chose qui me trahirait. Je vois ma vision se troubler quelque peu, je vois des petits reflets rose lorsque je regarde le bureau de Lonnie. Mes yeux ! Je baisse immédiatement les paupières, posant deux doigts sur celles-ci.

Hahahahaha !

Ce n'est vraiment pas drôle.

Ça rajoute un peu de piment à cette discussion merdique.

« Excuse-moi, est-ce que tu aurais un mouchoir ou quelque chose … ? J'ai une poussière dans l’œil. »




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Lonnie Machin/Anarky
MessageSujet: Re: Midnight City   Ven 11 Mai - 2:45


Midnight City


Je repense à Tyler. A l’heure actuelle, il baigne peut être encore dans son sang. Ou alors un voisin l’a trouvé, alerté par les bruits que faisait sa tête cognant contre le mur. Ce type est le stéréotype du raté, en tout point. Mais ce qui m’effraie le plus, c’est que lui et moi avons grandi dans le même quartier, à quelques rues l’un de l’autre. Pourtant, tout nous sépare. Aujourd’hui, ça n’est qu’un sale type qui a mal tourné, sans ambition, sans bonté, sans humanité … En face de moi, Jaina Hudson. J’imagine qu’elle a eu contrairement à nous une enfance dorée. Elle incarnait tout ce que je détestais avant ce soir. Et pourtant, aujourd’hui, je me rends compte qu’elle et moi nous ressemblons plus que je peux ressembler à Tyler. Elle en a fait plus pour ce quartier que lui qui y a vécu toute sa vie. Je ne sais pas trop comment voir ça. Un signe d’espoir, me montrant qu’il existe encore des gens bons là où je n’en voyais plus. Ou une vision apocalyptique, m’offrant une image d’une humanité décadente sous toutes ces formes, et en tout ses membres. Ce soir, je préfère voir cette lueur d’espoir, qui en un sens me fait face.

Après un bref échange de regard et un remerciement timide, elle finit par me poser la question qui me traverse l’esprit depuis le début de la soirée : pourquoi je lui fais confiance ? Elle semble penser que je ne me le suis pas demandé. Si elle savait …
Je remarque que pendant qu’elle me pose sa question, elle avance légèrement vers moi, de quelques pas seulement. Mais d’assez pour que ça soit plus qu’anecdotique. Elle continue, me reparlant de la soirée où nous nous sommes rencontrés, chacun dans nos costumes respectifs. J’apprends d’ailleurs qu’elle sait comment j’ai fait pour m’introduire dans la soirée. Je ne pensais pas qu’elle pouvait connaître les serveurs, surtout que je pense pas l’avoir croiser de la soirée. Elle continue de parler et s’avance encore vers moi jusqu’à ce qu’il n’y est plus qu’une petite vingtaine de centimètres entre nous. Je n’arrive pas à dire si elle s’est rendue compte que nous étions si soudainement si proche l’un de l’autre. Ces yeux bleus perce les miens, comme si elle cherchait à voir plus loin en moi. Mais soudainement, elle les ferme et se met à frotter ses doigts contre ses paupières. Elle me demande ensuite un mouchoir, pour une poussière dans l’œil apparemment. Je m’exécute et cherche au milieu des affaires qui jonchent mon bureau un paquet de mouchoir que je finis par trouver. J’en sors un, le lui tend puis repose négligemment le paquet sur le bureau.
Pendant qu’elle s’essuie les yeux, sans que je n’y prête plus d’attention, je me relève et fais quelques pas, lui tournant le dos tout en répondant à sa question.

« Évidemment que je me suis posé cette question. Si personne n’était venu ici avant toi, c’est pour une bonne raison. Mais toi, si tu avais voulu me livrer à la police, tu aurais déjà pu. A la place, tu as décidé de m’aider. Et puis de ton coté, tu sembles me faire assez confiance pour me suivre jusque dans un endroit inconnu. Alors, je pense que ce sont des raisons suffisantes. »

Je me retourne vers elle. Elle en a fini avec son mouchoir et son attention est revenu sur moi.

« Tu aides les gens de ce quartier, tout comme moi. Pourquoi me dénoncerais tu alors que nous travaillons pour la même chose ? »

Je refais quelques pas, dans l’autre direction cette fois et revient m’appuyer contre le bureau, mais laissant un peu d’espace à coté de moi cette fois. Je tourne le visage vers elle et replonge mes yeux dans les siens.

« Le pari était risqué en t’amenant ici. Mais tu me semble être digne de confiance Jaina. »


Et je finis par me taire, repassant chacun de mes mots dans ma tête. Je ne sais si j’ai raison de lui accorder cette confiance, ni même de le lui dire. J’aurais juste pu la menacer, lui faire comprendre que me dénoncer, c’était du suicide. Ça n’aurait pas été la vraie réponse à sa question. Et pour une fois, j’ai juste envie de laisser faire les choses comme elles le doivent. Ne rien planifier et juste laisser la nuit se dérouler. Ne pas essayer de tout contrôler. Être juste libre.







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MessageSujet: Re: Midnight City   Mer 16 Mai - 21:25


Midnight City

- Lonnie Machin/Anarky -

J'aimerai tellement qu'elle soit devant moi pour que je puisse le coller une bonne mandale dans le nez.

Tu ne pourrai pas.

Pourquoi ?

Je suis trop forte pour toi.

Trop forte ? Tu parles ! Trop conne oui !

Continues, vas-y, et je fais pire, je ferai en sorte que ce mec te tues dans cette pièce minable et sale.

Je tourne la tête vers Lonnie qui me tends un mouchoir. Je le prends doucement, susurrant au passage un : « Merci ». Je passe le mouchoir sur mon œil, m'écartant un peu et lui tournant le dos. Je retire le mouchoir de mon œil et je l'ouvre pour voir si les tâches roses sont parties. Heureusement, elles ne sont plus là. Je soupire légèrement de contentement puis j'entends Lonnie m'adresser la parole. Je l'écoute attentivement répondre à ma question, je me retourne alors vers lui pour finir de l'écouter. Je le contemple de dos, écoutant le fait qu'il a raison, que sa réponse est justifiée. Je suis rassurée et puis je me dis qu'il a tout a fait raison, nous avons été redevable l'un et l'autre, nous pouvons nous faire confiance par nos actes. Il se retourne, nous nous regardons un instant et me relance une autre raison de plus qui tient la route. Il aide les gens, il essaye de les aider comme moi je tente de faire la même chose, bien que nous ayons une méthode différente pour cela.

« C'est vrai, tu as raison. »

Il se dirige vers son bureau, il s'appuie contre celui-ci, mais pas au centre, un peu sur le côté. Sans doute pour me laisser une place au cas où je voudrai me mettre à côté de lui. Il me regarde, fixant mon regard, qui me provoque des frissons le long de ma colonne vertébrale. Il tient à me dire que cela était risqué pour lui de m'emmener ici, en effet il ne devait pas savoir plus que ça s'il pouvait me faire confiance, je pouvais encore être un danger pour lui. Mais depuis la ruelle, je ne l'étais plus pour lui, déjà. Je viens alors me coller au bureau, comme lui, une même position. Je passe ma main dans mes cheveux, ces cheveux décoiffés, lâches, regardant le sol au passage.

« Tu peux me faire confiance, Lonnie. »

Je tourne le regard vers lui, je lui faisant un très léger sourire. Je ne sais pas trop comment me conduire avec lui, ni comment montrer ses émotions. Je ne tente pas de les cacher, seulement j'essaye de les modérer, comme je fais toujours au final.

« Mais … Tu m'as révélé une partie de toi, une énorme partie de toi. Et … Je veux que tu saches que si jamais il m'arrivait quelque chose ... »

Tu vas lui dire ?

« … Tu dois te méfier d'une femme aux cheveux blancs, aimant le rose et les lapins. Si jamais tu vois ce genre de femme, il va falloir que tu y fasses face. »

Parce que tu crois qu'il va te croire ?

Je me mets à rire, il va croire que je suis folle ou que je lui raconte des bêtises. Mais je sens qu'elle prépare quelque chose et je ne sais pas comment réagir autrement. Je ne peux parler à personne de ma malédiction, de mon malheur. Puisqu'il m'a révélé son identité, son visage et sa demeure, je me dois de l'éclairer sur une partie de mon identité. Seulement, je pense que je ne peux lui révéler seulement cela.

« Tu vas trouver ça idiot, je sais, complètement fou et dénuer de sens … Mais c'est vrai. Elle ne fera rien de bon, elle fera également du mal aux gens que je connais et détruira ce que je fais. Tu dois me croire … Tu me fais confiance ? »

Je lui adresse un très léger sourire, je n'ai pas envie qu'il me croit folle, je veux seulement qu'il me croit et qu'il fera ce qu'il faudra le jour où elle prendre ma place.

C'est ce qu'on verra.




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Lonnie Machin/Anarky
MessageSujet: Re: Midnight City   Dim 27 Mai - 3:18


Midnight City


Je regarde Jaina. Elle est là, dans ce sous sol, chez moi. Et ça remet en perspective ces longues années que j’ai passé seul dans ce sous sol, à bricoler des gadgets, à lire des livres de philosophie, d’économie et d’histoire, à frapper contre un sac de frappe et étudier différents arts martiaux. L’homme a beau être un être social par nature, c’est pourtant dans une profonde solitude que je me suis enfermé durant ces six dernières années et ce volontairement. Ça n’a pourtant pas fait de moi un fou ou un dépressif. Je ne pense pas l’avoir bien ou mal vécu, mais juste vécu, presque comme si c’était nécessaire. Je ne pouvais pas être Anarky et mener une vie normale en même temps. Il fallait faire un choix, et je l’ai fait. Si ça impliquait être seul, alors je me devais d’assumer et c’est ce que j’ai fait. Cette solitude m’a même permis de devenir meilleur que je l’étais, mais aussi de prendre du recul sur notre monde, notre société et ses problèmes. Je peux même en tirer la conclusion que cette solitude a été positive en tout point pour mon entreprise.
Et pourtant, quand je regarde Jaina, que j’entends le son de sa voix et que je parle avec, je ne peux qu’être content d’avoir quelqu’un avec moi cette nuit. Je comprends pourquoi l’homme a ce besoin de vivre en société. Ce besoin, je l’ai aussi et je le ressens, ce soir plus particulièrement. Je ressens soudainement aussi le poids de cette solitude. Je me rends compte qu’avoir une réelle discussion, ça me manquait. Je suis content qu’elle soit à mes cotés ce soir, ça faisait trop longtemps que ça n’était pas arrivé.

Je la regarde, ses yeux perçant les miens. Elle est venue se mettre à coté de moi, contre le bureau, mimant ma position. Elle a un léger sourire, j’en décroche un en retour, sans vraiment le vouloir. Elle vient de m’assurer que je peux lui faire confiance. Elle semble sincère. Et je pense qu’elle mérite ma confiance. Elle enchaîne en me faisant comprendre qu’elle sait que tout ce que je lui ai montré ce soir sur moi, c’est toute ma vie et que ça n’est pas rien, bien au contraire. Cependant, la suite de ces paroles sont beaucoup plus … étranges. Elle se met à me parler d’une femme aux cheveux blancs, qui aiment le rose et les lapins ? Que non seulement je dois m’en méfier mais que je devrais aussi me confronter à elle si jamais un jour je la rencontre. C’est sûrement la chose la plus bizarre qu’on ait pu me dire.
Elle se met à rire, un rire nerveux, ça se sent. Elle continue en affirmant elle même que tout cela semble être juste fou mais que c’est vrai. Elle me demande de la croire et de lui faire confiance. Je ne sais pas quoi en penser. Ça semble fou effectivement. Mais dans une ville aussi folle que Gotham, tout est possible. Et ceci semble être assez fou pour être vrai. Après tout, qui irait inventer une histoire aussi farfelue que celle là ?

« Je … je te fais confiance oui. Je t’avoue que oui, ça semble assez fou comme histoire mais tu as ma confiance comme j’ai la tienne. »


Je viens poser mes mains contre le bureau et soupire légèrement, comme soulagé. Mes yeux regardent vaguement en face de moi, sans point fixe où se poser. Je pense à tout ce que nous venons de dire, de confier. Ça fait beaucoup pour deux inconnus. Je ne suis peut être pas le seul à avoir une vie sociale complexe, même si la mienne est plutôt inexistante que complexe. Jaina est définitivement une femme très intéressante, bien plus que la potiche de service qu’elle semblait être aux premiers abords. Et j’ai envie d’en savoir plus, je me doute qu’elle cache encore beaucoup de surprises.

« Maintenant que la question de la confiance n’en est plus une, j’imagine que nous pouvons discuter la conscience tranquille. Alors, je me demandais, comment tu es arrivée à aider les habitants de ce quartier, et surtout pourquoi ? »






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MessageSujet: Re: Midnight City   Mer 30 Mai - 21:23


Midnight City

- Lonnie Machin/Anarky -

Une vague de chaleur vient monter de mon ventre à ma poitrine. Je dois être rouge. J'ai presque honte, mais je viens de révéler quelque chose d'aller fou. Je ne pensais pas lui dire ça, surtout maintenant. Mais au point où on est, je crois qu'il ne peut que entendre tout, et me faire confiance là -dessus. Il me répond tout de même qu'il me fait confiance, qu'il trouve cela lui-même fou. Mais je ne sais pas vraiment si je peux tout lui dire, que je ne suis pas seule dans ce même corps. Là en revanche, je pense qu'il me trouverait encore plus folle, peut-être que ça pourrait dégénérer, je ne sais pas … Ça me travaille, je ne sais pas trop quoi en faire de ce que je viens de lui dire. Il me croit car je lui fais confiance et qu'il le fait également envers moi.

Lui que j'ai rencontré lors de mon gala organisé, il failli détruire ma carrière, mon métier et je l'ai aidé. Il m'a aidé en retour, on s'est accordé une confiance et on en est là. Je tourne mon regard vers lui, il regarde dans le vide, il doit réfléchir à tout ce qu'il vient de se passer, tout comme moi je le fais. Je regarde également dans le vide, tournant la tête ailleurs dans la pièce, regardant les cartons et les petits objets électroniques qui traînent. Je me demande ce qu'il peut bien fabriquer avec tout cela. Et puis, d'un coup, je l'entends parler de nouveau. Il me demande comment cela ce fait que je suis aussi intéressée par les habitants du quartier. Voilà une question intéressante.

Je me décolle du bureau, passant mes mains sur mes bras, les croisants. Je caresse doucement mes bras en réfléchissant à ce que je pourrai lui dire, par quoi commencer. Tout cela remonte tellement à loin. Je regarde la pièce, me souvenant d'un souvenir qui a failli me faire connaître d'une autre manière que la richesse et le travaille. D'une manière plutôt négative à mon image. Dos à lui, je regarde la porte par laquelle on est rentré. Je sortirai demain matin, sachant que tout ce que l'on s'est dit ici, restera bien … Ici.

« Je suis née … Comme ces gens, voir pire. Je suis née dans un bidonville près de Dubaï. Autant dire que ce n'était pas d'une hygiène les plus correcte. J'y ai vécu jusqu'à l'âge de … Je ne me souviens plus, 9 ans je crois. Et puis j'ai eu de la chance, mon père était doué en anglais et il connaissait bien la politique, même la géopolitique. Il a suffit que par chance, par son travaille et intelligence également, il soit engagé aux États-Unis pour travailler à l'ambacade de l'Inde à New-York. Ça été un tel changement, un tel choque … »

Je revois les cartons, les plaques d'alluminiums qui nous protégeaient de la pluis. Je me souviens de la maladie et des amis que j'ai pu perdre. On avait été quelques nourrissons à avoir survécu du froid, de la tempête et du manque de nourriture, d'eau. On était tous amis, dans le village. On faisait beaucoup de choses ensembles. On allait voir les tours de Dubaï en se disant qu'un jour, peut-être, on y aurait le droit. Je réalise que je suis là, riche, manquant de rien, et les amis que j'ai laissé derrière moi sont peut-être morts ou toujours aussi pauvre qu'avant. Les larmes gagnants mes yeux, je me retourne pour fixer Lonnie et lui parler franchement.

« Je ne peux pas rester indifférente face à cette misère que je connais si bien. Les galas que j'organise moi-même, de mon propre profit, je le fais pour avertir les riches de la ville et leur demander de l'aide pour financer ce que je fais pour ce quartier, d'autres et les SDF. Parce que j'en ai marre d'avoir l'impression d'être seule à me soucier de ça. C'est vrai quoi, merde. On dirait que je me sens seule au milieu de ces riches couillons et connes de la bourgeoisie de Gotham. À croire qu'ils sont tous là à me regarder en broutant comme des chèvres quand je leur parle ! J'ai l'impression de parler chinois en leur demander juste 100 dollars pour les donner à financer mes projets pour vaincre la misère, et eux ils préfèrent se torcher le cul avec. »

Agitant un peu trop mes bras pendant mon discours. Je finis par poser mes mains sur les hanches, regardant toujours Lonnie. Je sens une sorte de pression redescendre d'un coup, comme si toute la colère que je gardais depuis quelques mois venaient d'être exorcicé. Je sens des larmes coulées sur mes joues mais je viens vite les essuyer avec mes mains. Un rire nerveux m'échappe.

«  Désolée, c'est la pression qui redescend je crois. Je n'ai pas l'habitude de parler … Comme ça. »

Passant ensuite mes mains dans mes cheveux pour les écartés de mon visage. J'inspire et je pose une dernière question à Lonnie :

« Et toi ? Pourquoi tu as envie d'aider autant ? »





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MessageSujet: Re: Midnight City   Ven 8 Juin - 4:06


Midnight City


Je la regarde se détacher à son tour du bureau pour s’en éloigner de quelques pas, me tournant alors le dos. Je la regarde, de haut en bas. Comme ça, elle ressemble à n’importe qui, enfin presque. Elle a cette sorte d’élégance qui ressort même avec un vieux jean et un t-shirt des plus banals. Enfin bref …
Elle commence à me répondre. Une réponse des plus surprenantes. Je ne m’attendais pas à avoir en face de moi quelqu’un qui a connu la même misère que les gens comme moi, peut être pire comme elle le dit. Jaina Hudson, milliardaire, nous vient donc d’un bidonville. Elle a eu une sacré bonne étoile pour finir dans cette situation. Pour la plupart des gens, la misère est le début et la fin. Xuasus … Je ne peux m’empêcher de penser à lui à cet instant. Lui aussi est né et a vécu dans des conditions effroyables. Il n’a pas eu la chance d’en réchapper. Aujourd’hui, il est sûrement décédé. Une certaine émotion remonte soudainement en moi, simplement en me remémorant les lettres échangées. Je regarde Jaina mais ça n’est plus vraiment elle que je vois. Je vois en elle une autre personne maintenant, une miséreuse, une survivante.

Elle se retourne vers moi. Ses yeux sont humides, retenant de lourdes larmes, les mêmes qui coulèrent des années auparavant, le long de mes joues, face à l’ultime lettre. Je ne laisse pas l’émotion me gagner de mon coté, restant le plus stoïque possible. Elle continue à me parler. Elle parle avec sincérité et colère, la même colère qui m’habite, dirigée contre ces pourris qui regardent depuis leurs tours d’ivoire, avec mépris et dégoût. Elle vit parmi eux et pourtant, elle semble partager la même opinion que moi à leur sujet. Je sais que tout ce qu’elle me dit est vrai, rien qu’à sa façon de bouger. Son corps est emporté par la passion et la colère qui la submerge. J’avoue presque me voir en elle, sans savoir si c’est bien ou pas.
Elle termine, ses bras viennent se reposer le long de son corps et les larmes s’échappent finalement de ses yeux et tracent leur route le long de ses joues avant d’être balayer d’un revers de la main. Un rire nerveux leur succède puis elle s’excuse. Je souris légèrement, un peu amusé. On dirait une enfant. Et vient logiquement le moment où elle me retourne la question.

Je réfléchis un peu à ma réponse. Elle est évidente mais je ne sais pas si j’ai envie de lui livrer ça. Je pense que pour la soirée, je me suis déjà beaucoup ouvert à elle, et cette partie de ma vie mérite de rester secrète encore un moment.

« Je … j’ai aussi grandi dans cette misère, ici, à Burnley. Sauf que je n’ai pas eu de brillant père pour nous sortir de là. Alors j’ai décidé de le faire moi même. Ce monde m’a exaspéré, j’étais las de voir toute cette pauvreté autour de moi, ces gens à la merci des plus puissants. Je ne voulais pas suivre ce chemin. Alors je suis devenu Anarky. Je me suis construit cette alter égo pour lutter contre ce système. Pour libérer tout ces gens qui méritent un monde meilleur. »


Et c’est la vérité. Mais c’est aussi pour Xuasus que je suis devenu Anarky. C’est, indirectement, lui qui m’a poussé à le devenir. Et à chaque jour où je me bats, c’est notamment en sa mémoire, lui qui a été mon seul ami. Je conserve toujours toute notre correspondance. Elle est rangée dans un tiroir de mon bureau comme un précieux trésor. Je n’y touche pourtant plus, je n’ai jamais osé la relire. J’imagine que ça serait … dur.

Je regarde Jaina, dans les yeux à nouveau.

« Si je peux me permettre, tu es assurément la rencontre le plus … intéressante que j’ai pu faire. Je préfère être honnête, le jour où j’ai débarqué dans ton gala, tu n’étais pas une inconnue pour moi, j’avais fait mon lot de recherche de Jaina Hudson. Mais … on ne trouve pas ce genre de chose généralement. Et je n’attendais pas à découvrir ça sur toi. »


Je marque une légère pause et baisse les yeux vers le sol.

« C’est bon de voir qu’on est pas le seul à se battre. Nous ne le faisons pas de la même façon, mais c’est un bon début quand même. »


Je relève la tête, un petit sourire au coin des lèvres, et toujours la pensée de Xuasus dans un coin de la tête, mais avec une touche d’espoir cette fois ci.







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MessageSujet: Re: Midnight City   Sam 9 Juin - 22:53


Midnight City

- Lonnie Machin/Anarky -

Je ne pensais pas déballer ma vie comme cela à quelqu'un que je viens de rencontrer. J'aurai presque honte, mais en même temps, au point où nous en sommes, cela n'est pas si grave, non ? Je viens de lui demander ce qui l'animait. Va-t-il me répondre comme je lui ai répondu ? Je prends appuies sur le dossier d'une chaise devant moi et je le regarde. Il m'annonce qu'il a grandit dans la misère dans ce quartier. Il y aura grandit depuis bévé jusqu'à aujourd'hui, tandis que j'ai pu m'en sortir grâce à mon père en venant ici. Il n'avait rien pour s'accrocher mis à part ses propres convictions. Ce que je conçois bien évidemment. La pauvreté, la haute bourgeoisie … Deux mondes différents qui ne peuvent cohabiter ensemble. Il ne veut pas travailler pour les grands patrons, cela peut se comprendre. Il a décidé de devenir un symbole de l'anarchie, il veut se battre pour un monde meilleur, un monde sans classe et ni loi.

J'ai l'impression qu'il n'ose pas tout me dire, ne pas se dévoiler comme je l'ai fait. Je respecte ce choix, si c'est ce qu'il veut faire. Nous nous sommes déjà tant dit. Il me regarde dans les yeux pour me dire que je suis sa rencontre la plus intéressante, ou plutôt « la » rencontre. Il m'annonce qu'il avait fait des recherches sur moi, charmant. Je ne m'attendais pas à ce genre de révélation mais bon, tant mieux, il a peut-être bien fait de le dire. Il me dit qu'il ne s'attendait pas à recevoir de tels confidences sur moi.


« Ne dit-on pas : « L'habit ne fait pas le moine » ? ».

Il me dit ensuite qu'il est bon de voir que l'on n'est pas seul à se battre même si nous ne procédons pas de la même manière. Je me contente de lui sourire légèrement, baissant un peu le regard. Il est vrai qu'il est la deuxième personne que je rencontre comme cela, se battant contre la misère. Bruce Wayne venait de me céder quelque chose de précieux, la maîtrise de la fondation Wayne. C'était une grosse responsabilité bien que le message soit flatteur. Il compte sur moi pour prendre soin de cette fondation et l'honnorer comme il se doit. C'est bien avec grand plaisir que je veux réaliser cela, poursuivre le rêve et l'audace de sa mère.

Je tourne la tête pour regarder ma montre, voilà qu'il est déjà bien tard et … J'ai des rendez-vous demain. Il ne vaut mieux pas revenir demain matin à l'appartement avec des yeux de pandas. Je lève la tête vers Lonnie et je regarde la pièce. Je me sens un peu gênée, je l'avoue, je n'ai pas l'habitude de dormir ailleurs que chez moi, surtout chez l'habitant. Je passe ma main dans les cheveux avant de dire :

« J'en suis ravie moi aussi, c'est une chance je trouve. On pourra peut-être faire des choses ensemble. Je n'en serai pas contre. La maison que je garde pour les SDF aura toujours besoin d'aide et je serai contente de t'y voir. »


Je me rapproche de son matelas au sol, je lui indique l'objet et je lui demande :

« Est-ce que je peux … M'allonger, s'il te plaît ? »

Je retire lentement mes baskets avant les pieds, attendant son feu vert.






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MessageSujet: Re: Midnight City   Sam 16 Juin - 2:50


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L’habit ne fait pas le moine. C’est vrai dans son cas, là où la milliardaire de façade laisse place à une femme bien plus complexe et humaine qu’on pourrait le croire. Elle n’est pourtant qu’une exception dans un monde où nous passons tous dans des moules dès notre enfance, faisant de nous des rouages précisément calibrés pour intégrer une place particulière dans le système et ne plus y bouger. Même moi j’ai eu le droit au passage dans le moule. Il n’était juste pas fait dans la même matière que ceux des autres.

Elle jette un coup d’œil à sa montre ce qui me fait moi aussi prendre conscience du temps qui s’est écoulé depuis que nous sommes arrivés ici. Je ne sais pas exactement l’heure qu’il est mais il doit être déjà bien tard. Enfin pour elle, pour moi, le sommeil est presque devenu un luxe. Je dors assez peu par nuit, parfois pas quand j’ai trop de choses à faire. Je dors un peu n’importe quand désormais, quand j’ai le temps du moins.
Sa réponse vient me ramener à la réalité. Je l’entends dire que cette rencontre est une chance. Une chance … c’est précisément ce que je veux être pour les habitants de cette ville. Je veux devenir leur chance d’ouvrir les yeux. Puis elle enchaîne avec ce qui ressemble presque à une proposition, me disant qu’elle ne serait pas contre l’idée de travailler avec moi. Elle suggère en plus le refuge qu’elle finance. L’idée est loin d’être idiote. J’y ai déjà réfléchi mais j’ai toujours pensé que je devais me consacrer corps et âme à ma cause. Ça m’a presque coupé du monde, les sorties sans mon masque se sont fait extrêmement rare depuis. Sauf que j’ai commencé à prendre conscience que me couper du monde n’était pas une bonne chose. Si je suis la Voix du peuple, je dois vivre dans le peuple, et non en marge. Même si je le connais très bien, je dois continuer d’y exister pour continuer à le comprendre. Alors cette proposition, ça pourrait être un bon moyen pour moi de retourner en partie à cette vie normale. Ce serait du temps sacrifié sur la forme plus directe de mon combat mais je me demande si au final, je n’en ressortirais pas quand même gagnant, autant avec que sans le masque.

« Je pense que j’irais y faire un tour. Si je peux me rendre utile là bas, ça serait avec plaisir effectivement. »

En même temps que je lui réponds, je la regarde se rapprocher de mon matelas posé à même le sol. C’est un lit des plus spartiates mais c’est suffisant. Un coussin et un sac de couchage déplié complète l’ensemble, me suffisant amplement pour y passer des nuits corrects. Elle me demande si elle peut s’y allonger tout en enlevant d’ors et déjà ses baskets, en prévision de ma réponse.

« Évidemment, fais comme chez toi ici. »


Et je l’imite ensuite. Après avoir tirer le fauteuil de bureau à coté de moi et de m’y être assis, je commence à délasser mes rangers. A l’instar de mon lit, elles ne sont pas fait pour être confortable mais pratique et je le ressens réellement rien qu’en les desserrant. Je le garde à mes pieds et m’enfonce légèrement dans le dossier de mon fauteuil, enfilant mes mains dans les poches de mon sweat. Je vais peut être devoir passer la nuit dans ce fauteuil vu que je lui laisse mon lit. Ca va peut être être une nuit blanche de plus pour le coup. J’ai toujours de la lecture qui m’attend de toute façon, et des comptes bancaires à siphonner également …







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MessageSujet: Re: Midnight City   Mar 19 Juin - 0:05


Midnight City

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Au moins il ne refuse pas ma proposition, il est d'accord pour aller visiter le lieu que je tiens. J'aimerai beaucoup l'y accueillir un jour que j'y serai. Ce serai l'occasion de le retrouver ailleurs, de discuter avec lui sans soucis, et surtout de se revoir. Je commence à vraiment l'apprécier, à me sentir un peu plus proche de lui. Il me dit que je peux faire comme chez moi. Mais cela est un peu délicat de me le dire, je ne suis pas du genre à faire comme chez moi lorsque je suis chez quelqu'un. Une fois mes baskets retirés, je les remets bien en place, rangés, parallèle. Je m'assois doucement sur le matelas au sol, posant ma main sur celui-ci. Je le regarde tirer son fauteuil de derrière le bureau pour venir le mettre à sa hauteur. Il s'assoit dessus et retire lui aussi ses chaussures. Il s'enfonce ensuite dans son fauteuil, rangeant ses mains dans son sweat et profitant d'être dans un instant de relaxation. Je regarde le matelas, songeant au fait qu'il est le sien et que cela me gêne tout de même de lui piquer cette nuit son seul moyen de réconfort.

« Tu vas dormir dans ce fauteuil ? »

Cette question me parait bête, mais je sais qu'il va me répondre « oui ». Il veut être gentil, me laisser l'usage de son matelas car je suis son invitée et il veut me laisser tranquille, me laisser la place du matelas. Je regarde tout de même la place à côté de moi. On pourrait très bien y dormir à deux. Je lève le regard vers lui et je songe à ce que dirai mon père dans ce moment précis. Il me dirait que je devrai partir sur le champs, déjà de un, mais il me dirait également en réponse à mes pensées que je ne dois pas dormir avec un garçon qui n'est pas mon conjoint. Oh papa, si tu savais tout ce que j'ai pu faire, tu m'aurai déjà envoyé au couvent.

J'aime cette pensée.

C'est de ta faute.

Oh chérie, c'est toi et pas moi.


Je regarde alors Lonnie, songeant au fait que je ne veux pas lui priver cette nuit par ma présence. Je ne veux pas qu'il soit gêné autant que moi, mais que nous passons une nuit agréable.

« Je ne veux pas te priver de tout ce que tu as ici. Cet endroit t'appartiens. Je comprends que tu veuilles te montrer droit, que tu ne veux pas me froisser, ni m'importuner. Mais nous sommes tous deux adultes, nous sommes responsables et le fait de savoir que tu vas dormir sur ce fauteuil me dérange. Je ne veux pas te priver de tes affaires à cause de ma présence. Si tu le souhaites, tu peux dormir à mes côtés, sur ce matelas. Je t'assure que cela ne me dérange absolument pas, je veux juste que tu te sentes bien. Personnellement, je me sens bien. »

Je souffle légèrement, regardant sa réaction.

« Oui, tout ça pour dire que je veux bien que tu dormes avec moi. »

Je ris légèrement. Je n'ai pas honte, c'est vrai que j'ose des choses. Mais si je le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais, n'est-ce pas ?






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MessageSujet: Re: Midnight City   Jeu 21 Juin - 3:07


Midnight City


Je regarde ses baskets, bien alignés au pied du matelas, tranchant avec le bazar qui règne dans le reste de la pièce. Je n’ai jamais vraiment pris le temps de ranger cet endroit, ni même de l’aménager plus que ça. Je devrais peut être faire un effort à ce niveau là. Elle s’est assise sur le matelas pendant que je gagnais ma chaise et le fixe avant de me demander si je compte dormir sur cette chaise.

« Je pense que oui. Enfin si je dors ... »


C’est vrai que dormir sur la chaise ne m’enchante pas plus que ça. Et je pense qu’au lieu d’essayer de dormir dans une position inconfortable, je préfère passer la nuit à m’occuper avec autre chose. Je pourrais dormir une fois qu’elle serait partie ou même attendre la nuit prochaine. Mais alors que le silence s’était installé, elle assise sur la matelas à me fixer et moi enfoncé dans mon fauteuil, elle vient le briser. Elle me dit qu’elle ne veut pas me priver de ce que j’ai là et que ça la dérange que je me retrouve à dormir sur ce fauteuil et elle sur ce matelas. Alors elle me propose de dormir sur le matelas, à coté d’elle. Elle me prend un peu au dépourvu et je ne réagis pas tout de suite. Je ne sais pas quoi lui répondre, presque gêné par sa proposition. Cependant, nous sommes des adultes comme elle l’a si bien dit, et donc nous devrions être capable de simplement partager un matelas. Puis une nuit de sommeil sur un lit, après les nuits agités que j’ai pu passer dehors ces derniers temps, ça ne se refuse pas.

« Si ça ne te dérange pas, alors j’accepte la proposition. »

Et je me relève, me penchant en avant pour retirer mes rangers que je pousse sur le coté. Puis je viens sur le matelas à coté de Jaina et m’allonge sur le dos, passant mes bras derrière la tête et fixant ce plafond en béton comme je l’ai fait de nombreuses nuits auparavant. Je lâche même un court bâillement avant de reprendre la parole.

« Tu sais, cette endroit … il ne m’appartient pas. Je ne fais que squatter là. C’est juste un endroit où me cacher, je ne peux pas vivre dans un logement classique avec la vie que le mène. »


Quel propriétaire accepterait qu’un anarchiste loge chez lui alors qu’il passe ses journées à travailler pour sa déchéance ? Puis même sans savoir ça, ça finirait par être trop compliqué pour moi de rester caché avec toutes mes sorties nocturnes et mon rythme de vie si particulier. Alors qu’ici, personne n’a jamais pensé à venir me chercher. Pas un visiteur durant de longues années. Ça a toujours été par choix certes. Et Jaina est la première à venir briser cette routine. Et pour une première, nous finissons même par dormir l’un à coté de l’autre, comme si nous nous connaissions depuis des années. Cette situation me gène toujours un peu mais d’un autre coté, je suis presque content que ça soit le cas. Elle vient me sortir de cette solitude et j’apprécie beaucoup que ça soit le cas pour une fois. Dans le fond, moi aussi je me sens bien ce soir.






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MessageSujet: Re: Midnight City   Dim 24 Juin - 18:56


Midnight City

- Lonnie Machin/Anarky -

Il me confirme qu'il compte dormir sur ce fauteuil. Mais je continue à lui expliquer, à tenter de le convaincre, qu'il peut dormir à mes côtés. Il doit être autant fatigué que moi et il n'y a rien de confortable à dormir sur un fauteuil. Cela ne me dérange pas qu'il vienne à côter de moi, au contraire. Nous nous sommes beaucoup dis et je me sens me rapprocher de lui. Une sorte de complicité commence à naître, cela me fait plaisir. Il finit alors par être conquit et me dit que si cela ne me dérange pas alors il accepte ma proposition. Je me décale alors légèrement, laissant une place à mes côtés sur son matelas. Il vient s'allonger sur le dos, posant ses bras derrière la tête. Je m'allonge sur le côté, sur le flan, le coude de mon bras droit au niveau de mon ventre, la main près de mon coeur. Mon autre bras, sur lequel je suis presque appuyée, longe mon torse jusqu'à mon cou.  Je regarde Lonnie, qui fixe le plafond, et il m'explique que cette pièce, ce tribunal, ne lui appartient pas, il ne fait que l'occuper. Il explique encore qu'il se cache ici, qu'il ne peut pas vivre dans un logement dit « classique » à cause de sa manière de vivre. Je peux comprendre ce qu'il veut dire, bien évidemment. Mais que répondre à ce genre de chose ? Je ne peux pas lui promettre que je lui trouverai un endroit où il pourra vivre pleinement car son mode de vie influe sur son habitat et sa manière de vivre.

« Je comprends, ne t'en fais pas, ton secret sera bien gardé. »

Je souris un peu, je le regarde puis je soupire légèrement, fermant les yeux.

« Je t'aiderai, je te trouverai un endroit autre que celui-ci, mieux gardé, avec une meilleure hygiène … Vaudrait mieux pas que quelqu'un arrive pour rénover le bâtiment ou rien que la mairie pour voir comme tout cela est et que tu te fasses attraper. »

Il est vrai que j'aimerai l'aider et je le veux. Je suis sûre que dans ce quartier ou dans d'autres il serait possible de trouver un endroit que je pourrai racheter, éventuellement, et le lui donner. Peut-être alors qu'il pourra y faire ce qu'il veut, y ranger tout son matériel et peut-être aussi …


~

J'ouvre les yeux, je regarde Lonnie dormir. Je me suis endormie comme une marmotte hier soir alors que j'aurai voulu encore lui parler d'autres choses. Je lève doucement ma main pour regarder ma montre, il est 7h30 passé. Il va falloir que je me lève pour rentrer chez moi, me laver, me changer – ou plutôt me métamorphoser – et aller au travail. Je repose ma main et je regarde Lonnie, j'en reviens pas d'avoir passé la nuit ici, avoir parlé autant avec lui après la soirée que j'ai passé à courir dans cette rue. Je me sens bien mais je me sens presque triste de partir. Je me redresse doucement pour mieux regarder Lonnie, je souris et je me lève en douceur. Je remet mes baskets et je mets ma veste en jean. Je remets correctement mes cheveux en regardant autour de moi. Je vois une vieille feuille, elle servira de brouillon, on s'en fiche de ce qu'il y a derrière. Je trouve un crayon de papier et j'écris :

« Merci, merci, merci. C'était un vrai plaisir d'être avec toi hier soir et cette nuit. J'adorerai te revoir, Lonnie. N'hésites pas à passer à la maison que j'ai ouverte pour les SDF, tu rencontreras des amis très sympathiques qui ont aussi leurs propres luttes. »

Je lui marque juste en-dessous l'adresse du lieu et je repense à ce que je lui ai dit hier soir, à ce que j'avais pensé au sujet de là où il vit.

« NB : Je veux vraiment t'aider, tu ne peux pas rester vivre éternellement ici. Restons en contact, je te laisse mon numéro au cas où tu voudrais m'appeler. »

J'écris mon numéro de téléphone fixe et portable puis je lève mon regard vers Lonnie. Il va me manquer.

« Je t'embrasse, Jaina. »

Je pose le crayon de papier et je me rapproche lentement de Lonnie. Je me baisse un peu, prenant appuie sur le matelas et je viens poser sur sa tempe un léger baiser. Je me relève, prenant le soin de ne pas trop faire de bruit, puis je vais vers la porte. Je l'ouvre et je sors de la pièce, fermant la porte derrière moi en regardant Lonnie une dernière fois. Je monte les escaliers pour retrouver la grosse porte métallique que j'actionne et que je pousse. Je sors et je la referme aussitôt pour traverser le couloir sale et poussiéreux pour retourner dehors et finalement rentrer chez moi.





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Blackgate
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Lonnie Machin/Anarky
MessageSujet: Re: Midnight City   Mar 26 Juin - 22:19


Midnight City


Je sens la fatigue me gagner à mesure que mes paupières deviennent de plus en plus lourdes. Jaina est allongée juste à coté de moi. Je l’écoute me parler. Elle me dit qu’elle m’aiderait à trouver un nouvel endroit, mieux que celui là et où personne ne pourrait me trouver. Je sais qu’elle a en partie raison. Même si personne ne m’a jamais trouvé dans ce sous sol, le risque existe quand même dans le mesure où le bâtiment appartient à la mairie. Et puis, malgré le peu de ménage que je peux faire ici, l’endroit reste assez sale, voir insalubre. Je serais sûrement mieux ailleurs. Mais je ne sais pas si j’ai envie de partir d’ici. Voilà des années que je vis là et je me suis attaché à cet endroit. Toute la symbolique presque divine qui s’en dégage, tout mon parcours fait dans ce sombre sous sol, c’est comme si ça faisait partie du personnage d’Anarky. Peut être qu’un jour ma légende racontera mes débuts dans cette modeste pièce.

Le silence finit par regagner la pièce, de façon définitive cette fois. Mes yeux se ferment petit à petit alors que je me sens rejoindre Morphée. Je repasse vaguement cette soirée dans ma tête. Je devais juste sortir tabasser un sale type à la base et me voilà à accueillir une milliardaire pour qui j’éprouve désormais la plus vive sympathie. Jaina est vraiment une personne exceptionnelle, comme j’en ai encore jamais rencontré. Et avoir pu passer cette soirée avec elle, j’ai réellement apprécié, j’aimerais en connaître d’autres du même acabit. C’est comme si ce soir, j’avais retrouvé toute cette foi en l’humanité que j’avais à mes débuts et qui avait été si souvent mise à mal. Quelle soirée …

Mes yeux s’ouvrent doucement. Je passe une main sur mon visage puis les ouvre en grand. Je bascule ma tête légèrement sur le coté et vois le reste du matelas inoccupé. Le reste de la pièce semble aussi vite. Jaina est déjà partie. J’aurais cependant bien aimé la voir une dernière fois avant son départ. Je ne sais pas quand est ce que j’aurais l’occasion de la revoir. Sûrement pas avant longtemps vu nos vies respectives. Je reste allongé quelques minutes à ne rien faire puis finis par me lever, quittant péniblement le matelas pour me diriger vers mon bureau. Je passe avant devant un établi sur lequel est disposé une vieille machine à café que j’allume, toujours aussi étonné que cette ruine fonctionne encore. Puis je vais à mon bureau. Je m’arrête devant et regarde mon téléphone pour voir l’heure qu’il est. 8H53. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas levé aussi tard après une nuit de sommeil. Oh, puis je ne vais pas m’en plaindre. Je repose le téléphone et à ce moment, un détail sur le bureau attire mon attention. Une morceau de papier qui n’était pas là hier soir, et sur lequel ça n’est pas mon écriture. Je le saisis et commence à lire ce qui est écrit dessus. Au fur et à mesure que j’avance, un sourire se dessine sur mon visage. C’est un mot de Jaina, me remerciant et me disant qu’elle aimerait me revoir, laissant d’ailleurs ses numéros de téléphone. Je les note sur un post-it sans perdre de temps puis finis de lire le mot. Existe-t-il une meilleure façon de commencer une journée ? Je regarde le mot pendant peut être une longue minute, content qu’elle me l’ait laissé. Puis, comme si c’était sa place naturelle, j’ouvre le dernier tiroir du bureau et y dépose le mot de Jaina. Jusque là, ce tiroir ne contenait qu’une seule chose : l’intégralité de ma correspondance avec Xuasus, ses lettres comme les miennes qui m’étaient revenues. J’estime que ce mot a sa place dans ce tiroir, qui est un peu comme ma boite de Pandore à moi. Je le referme, m’assois sur mon fauteuil, les mains jointes et me permet un moment d’inattention, à simplement penser, jusqu’à ce que le bruit de la machine à café vienne me rappeler à l’ordre. Il est temps de commencer la journée …







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