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 Une vie d'étudiant.

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MessageSujet: Une vie d'étudiant.   Dim 26 Nov - 23:21

Une vie d'étudiant.




Dernière édition par Agnes D. Reynolds le Lun 18 Déc - 22:01, édité 2 fois
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Tim Drake
MessageSujet: Re: Une vie d'étudiant.   Lun 27 Nov - 22:36


« Une vie d’étudiant »
ft. Agnes D. Reynolds
_____Quelques semaines s’étaient déjà écoulés depuis la mystérieuse disparition de Tim Drake, fils adoptif du célèbre miliardaire Bruce Wayne. L’adolescent et sa famille avait justifié cela par un accident de voiture lors d’un voyage dans un pays étranger. Cela justifiait certaines plaies à peine cicatriser, mais cela ne pouvait excuser les séquelles psychologiques que le jeune homme avait dissimulé derrière un visage d’ange et un sourire pour ne laisser passer aucun moment de doute sur chaque individu qui croisait son regard. Ce dit accident était passé et Tim allait de l’avant.

C’est ce qu’il espérait lui aussi, mais c’était loin d’être aussi facile. Les cauchemars à répétition, les voix qui résonnent dans son crâne l’empêcher d’avoir une nuit complètement réparatrice et calme. Il avait repris ses études depuis plus d’une semaine. Ces camarades de classes n’étaient pas indifférents quant à son état, mais son comportement en cours revenait très vite au galop. L’adolescent, également justicier la nuit, avait tendance à rattraper ces heures de sommeil pendant ces heures de cours.
De nouveaux, la nuit avait été courte et douloureuse. Tim n’avait pas souhaité en parler avec ces amis, le jeune homme avait tendance à se replier sur lui-même. Ces problèmes étaient loin d’être le sujet de conversation le plus passionnant du monde. Derrière ce visage d’adolescent dit normal, l’adolescent paraissait incroyablement fatigué.

Avant le cours de biologie, l’adolescent avait assisté à un cours d’Histoire incroyablement soporifique, juste assez pour l’endormir. Il ne fait preuve d’aucune discrétion pour ne pas se faire repérer. L’adolescent ne crains pas de se faire attraper, son bulletin est déjà corrompu par ses courtes siestes déjà corrompu par le regard trop curieux du professeur. Ces résultats, faisant de lui l’un des meilleurs de l’université, lui permettait de ne pas trop se concentrer sur les cours et de faire simplement un acte de présence à ces derniers pour simuler une vie d’adolescent normal.
Le jeune homme, au départ du professeur d’Histoire, se permit de continuer sa sieste. Son ami, Yves se retourna vers Tim complètement endormi, jeta un rapide coup d’œil sur la demoiselle qui s’était installé juste à côté de notre ronfleur. Son ami laissa échapper un sourire amusé en remarquant bien que le bouquant du garçon semblait la déranger. Il se servit d’un de ses brouillons de biologie, le froissa et l’envoyer sur le visage de Tim. Aucun résultat concluant, il finit par lui envoyer le cahier jusqu’à avoir une réaction de sa part.

« … Non monsieur. Je ne dormais pas ! Je reposais mes ye… » il jeta un œil sur sa voisine, il ne se souvenait pas en avoir une, puis se tourna vers le lanceur de projectile. « Sérieusement ? »

« Tes ronflements embêtaient la demoiselle, ma foi fort charmante. » lança Yves avec un certain regard sur Agnès pendant que Tim se massait le crâne, se prendre un cahier dans la gueule n’a rien d’agréable.

« Je ne ronfle pas. » grogna le jeune étudiant, il aurait vraiment aimé pouvoir continuer à dormir, les nuits blanches s’accumulent et le calme n’est pas toujours au rendez-vous au manoir Wayne. « Lâche moi un peu, juste… cinq minutes. » lança Tim, légèrement agacé.

L’adolescent avait encore quelques cicatrises au visage, une peau pâle, quelques hématomes sur les bras qu’il essayait de dissimuler sous son uniforme. Il tira légèrement sur l’une de ses manches pour tenter de dissimuler l’une de ses blessures, serrant les dents. Il orienta ensuite ces pupilles bleutés en direction de sa voisine.

« Je… Je ne t’ai jamais vu auparavant. Tim Wayne. Tu viens souvent ici ? A moins que tu sois du genre… école buissonnière ? » L’adolescent libéra un peu l’espace pour permettre à la jeune femme de s’installa convenablement. Il semblait légèrement gêné et intimidé par sa présence.

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MessageSujet: Re: Une vie d'étudiant.   Mar 28 Nov - 3:29

Une vie d'étudiant.
Je préparais mes cahiers inutilisés, que je plaçai impeccablement dans le coin du petit espace m'ayant été réservé, tous empilés soigneusement de façon à économiser le plus de place possible. Je mis à disposition mes coffres à crayons noirs et quelques feuilles papiers vierges, puis débutai ma prise de notes dans mon calepin bleu à l’effigie d'un hibou turquoise que j'ouvrai délicatement, comme par automatisme de ne pas vouloir réveiller mon compagnon de classe. Crane n'avait pas encore commencé son discours, et la classe n'était pas encore totalement silencieuse. Nous avions probablement un moment pour tout noter dans nos carnets, mais comme j'avais déjà écrit - m'ayant organisée à ne noter que le plus important - toutes les notes nécessaires, j'avais du temps pour pratiquer et concevoir un symbole pour représenter Blast-girl. Une bombe allumée d'une flamme ? Un nuage de couleur au dessus d'une bombe ? Non. Ce serait trop gros, trop détaillé. J'avais besoin de quelque chose de simple, et j'étais sur le point de trouver une idée quand une boule de papier roula de la tête de jais du garçon jusqu'à moi. J'eus un mouvement de recul, puis me mise à chercher la provenance de cet envoi qui ne me fut pas destinée, lorsque je remarquai cet autre jeune homme soulever son propre cahier, prêt à l'envoyer sur la belle au bois dormant, qui semblait être son ami de classe. Mes muscles se raidirent par mon intention d'arrêter le projectile, mais je ne fus que spectatrice lorsque l'endormi le reçu en pleine poire. Répondant à la scène par un sursaut, je demeurai immobile à me demander ce qui venait de se passer, et nous nous échangeâmes un long regard, le garçon et moi, à travers lequel je pus admirer ses yeux bleus. Puis sa tête se tourna vers son camarade et brisa brusquement notre échange. J'en fis de même en me penchant légèrement vers l'avant lorsqu'ils se mirent à converser, et l'attention jetée sur moi par le lanceur de cahier me donna des chaleurs au visage. J'étais gênée aussi parce que je me sentis comme responsable du sort d'Aurore à la chevelure de jais, qui se frottait maintenant la tête douloureusement.

« Ah ! Non, non ! Il ne me dérangeait pas, il ne ronflait pas fort, je... » Je parlai si bas qu'ils ne m'entendirent pas, entre deux chamailleries.

En y repensant, ses ronflements étaient plutôt mignons, même si certains sortirent du lot et ressemblaient plutôt à de vilains bruits de tracteurs. Mes yeux glissés vers le bras gigotant de mon voisin me sortirent de mes nuages, m'étant concentrée sur les petits détails naissants sur son poignet. La courte constatation me donnait froid dans le dos. Le pauvre gamin se faisait battre par ses parents ? Son père ? Ou peut-être avait-il tombé quelque part, mais il n'essaierait pas le cacher de la sorte, si ça avait été le cas. Je remarquai également, en ne me concentrant pas que sur ses yeux, les légères cicatrices dans son visage. Bon dieu, ça devait être du sérieux ! Quelqu'un devait faire quelque chose ! Le pauvre, il était blanc comme neige, ça ne pouvait pas rester comme...

« Hein ? Qui ? »

Tim... WAYNE ? Attend, c'était le gamin du riche Bruce Wayne ? Le patron de mon père et l'ancien patron de ma mère ? C'était son FILS ? Et il le battait ? Ça serait plus dur que je ne le pensais, dans ce cas, d'intervenir dans ce genre de problème. Les riches avaient toujours de bonnes ressources... Et surtout de bons avocats. J'espérais vraiment que ce ne soit que des acrobaties manquées, qu'une mauvaise courbette en pleine course de skateboard. Sauf que ce gamin-là, il n'avait pas l'air d'un sportif, c'était un nerd, un rat de biblio', un stéréotype du petit gars rejeté sans les lunettes ou les broches. Qui plus est, son comportement soumis me fit penser une fois de plus qu'on le remettait souvent à sa place, le soir, lorsqu'il n'était pas 100% responsable. Je me sentis mal pour lui, soudainement. J'étais furieuse, même, mais je ne pouvais pas accuser qui que ce soit par ces simples constatations.

« Ah, moi c'est Agnes. Agnes Reynolds... » Je parus soudainement gênée lorsqu'il me posa cette question, et répondis en ramenant une mèche de cheveux derrière mon oreille. « Ce n'est pas exactement ça, mais j'ai effectivement manqué l'école pendant une semaine. Sauf que je ne crois pas t'avoir déjà vu avant, l'école est tellement grande, en même temps... »

Je fis un petit signe de main lorsqu'il poussa ses choses pour moi et sourit fragilement. Il était gentil, mais je me sentais mal de m'imposer de la sorte.

« Non, attend... C'est pas grave hein, c'est parce que je suis une fille que j'ai autant besoin d'espace. Ahah. »

Je présentai ma main pour la lui serrer, et lui présentai mon plus beau sourire.

« Tu as de beaux ye... De beaux cahiers, hein, c'est... »

OUPS. J'étais pas très fière de mon rattrapage, et mon visage était intensément chaud. J'avais été totalement conne et je paraissais probablement comme une sale relookeuse, maintenant. En essayant d'enchaîner sur quelque chose de totalement hors contexte, j'espérais qu'il ne se souvienne pas de ce petit moment awkward.  

« Es-tu doué en chimie ? Non parce que moi... Je suis pas tellement... Mon fort ce sont les arts, le français et tout, mais... J'ai besoin d'aide ? » Je retins mon rire tant j'étais gênée, mais je pus empêcher mon petit sourire crispé. Le discours de Crane débuta quelques minutes ensuite, et nous dûmes nous taire pour le temps du cours, sauf ces certaines fois où je me penchai vers lui pour qu'il me réexplique, ou pour certaines astuces. Lorsque la sonnette retentit, à la fin de celui-ci, je me préparai à me lever. À demi debout, je tournai la tête vers mon potentiel nouvel ami avec le sourire.

« On mange ensemble ? »

Après un temps de réflexion, j'avais porté mon regard vers Yves aussi, l'invitant également pour ne pas que ma proposition ne sonne comme de la drague. Parce que ce fut suffisamment bizarre, déjà, plus tôt...

« Je sais pas si vous aviez déjà quelqu'un avec qui passer le midi, mais je trouvais l'idée amusante. »

Je n'oubliai pas le rendez-vous que m'avait donné le professeur Crane pour de la reprise... Peut-être que notre petit génie au bois dormant viendrait m'aider, lui aussi ?  
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Tim Drake
MessageSujet: Re: Une vie d'étudiant.   Mer 29 Nov - 22:55


« Une vie d’étudiant »
ft. Agnes D. Reynolds
_____Le réveil semblait particulièrement difficile pour le jeune adolescent. Il avait malheureusement passé les deux ou trois dernières nuits à enchainer les cauchemars. Même s’il avait pu être sauver par son mentor des griffes du Dollmaker, son esprit ne semblait pas s’être complètement remis de cette triste expérience. Tim se permit de se masser le crâne encore quelques secondes avant que les paroles de la blondinette ne résonnent dans le creux de ses oreilles. Il laissa échapper un maigre sourire, sûrement artificielle, son esprit n’a pas la tête à sourire ces derniers temps.

« Non, je ne suis de retour que depuis quelques jours. J’ai eu… un petit accident qui m’a empêché d’aller encore pendant au moins deux ou trois mois. C’est probablement pour cela que tu ne m’as jamais croisé dans les environs. » rétorqua Tim, pas besoin de lui cacher ce qu’elle finirait par savoir à un moment où à un autre, surtout si c’est Yves qui crache le morceau.

Ce dernier se retenue de répliquer suite aux explications de son ami. Sa bonne conscience lui fit comprendre, bien assez vite qu’il ne fallait enfoncer le couteau dans la plaie. Il entrouvra légèrement ces lèvres mais aucun mot n’en sortit pour le plus grand bien du petit génie qui était installé à proximité d’Agnès. Tim remarqua bien évidemment ce petit détail mais ne lui en tenu pas rigueur. Il laissa échapper un soupir et se retourna pour se concentrer sur le cours actuel. Le fils de Wayne ne semblait pas vraiment intéresser par le cours, un chapitre qu’il connaissait déjà par cœur depuis cinq ans et qu’il connaissait sur le bout des doigts.
Les quelques phrases de sa voisine de classe finirent par lui provoquer un sourire sincère et amusé, surtout au moment où elle s’était focalisée sur les yeux bleu océan de l’adolescent. Tim la voyait comme une agréable personne, une nouvelle rencontre qui ne se préoccupait pas vraiment de l’état désastreux de sa peau pâle et marquée, de ses cernes qui entouraient ses yeux. Pour une fois que quelqu’un ne lui demandait pas si tout allait bien chez lui depuis la mort de son père adoptif. Pendant quelques instants, la présence d’Agnès lui fit oublier tous ses mauvais souvenirs pour se focaliser sur l’instant présent. Doucement, il se rapprocha d’elle suite à sa dernière question.

« Eh bien, je ne suis pas l’un des meilleurs de la promo pour rien, Agnès. » lança-t-il avec un certain égo avant de sourire et de baisser la tête.  « Bien sûr que je peux t’aider. Tu vas voir, ce n’est pas si difficile quand on connait les bonnes astuces pour ne jamais se tromper. »

Et il avait passé le reste de l’heure à dévoiler toute ses astuces, ses connaissances à une étudiante en détresse. L’adolescent était connu comme un enfant surdoué, voué à de grande chose, si seulement il pouvait se permettre de ne pas s’endormir pendant ces cours. Ce sont souvent les appréciations des professeurs qui font faux bond à Tim, mais Bruce et Alfred peuvent bien comprendre qu’il est difficile de mêler une vie d’étudiant et de justicier, plus difficile que de se faire passer pour un play-boy milliardaire. Il est moins évident de justifier une absence dans un milieu scolaire.

La fin des cours approchait, Tim rangea tranquillement les affaires et ils furent les derniers à sortir de l’amphithéâtre. La demande d’Agnès semblait assez surprenante, le jeune homme pensait réellement qu’elle allait rejoindre ses amies juste après les cours. La surprise fut plutôt agréable, il laissa échapper un maigre sourire et la demoiselle devra se contenter d’un hochement de tête timide en guise de réponse positive.
Le premier reflex de l’adolescent avant d’atteindre la cafétéria est de se rendre vers le distributeur de café le plus proche. La fatigue se faisait grandement ressentir chez ce dernier, et le manque aussi. Bruce lui avait pourtant ordonné d’arrêter ce poison il y a de cela quelques mois, mais la situation psychologique de l’adolescent poussait ce dernier à mettre le pied sur l’accélérateur en ce qui concernait sa consommation de caféine. Il attrapa le gobelet en plastique dès qu’il fut remplis pour ne pas faire trop trainer Agnès.

Le plateau de l’adolescent contenait un plat plutôt équilibré et sain, à croire qu’il faisait attention à sa ligne. Un second gobelet de café se trouvait sur ce même plateau, le précédent était déjà à moitié vidé de son contenu. Il guida la jeune femme jusqu’à une table où il rejoignait son copain Yves, déjà installé en train de savourer quelques frites. Lorsqu’il reconnu la silhouette d’Agnès, ses pupilles roulèrent en direction de Tim, surprise. Y’avait-il réellement quelque chose entre cette nana et son vieil ami ? Lui aurait-il volé la vedette ? Le charme du fils adoptif de Wayne a encore frappé ? Elle est son genre de fille, mais la surprise est plus que présente.

« Si tu as besoin d’aide supplémentaires genre… des cours particuliers après les cours, tu peux toujours me demander, Agnès. » lança-t-il avant de s’installer sur sa chaise et d’analyser le comportement de son ami, plus que suspect.

« Ouais… Des cours particuliers… » rétorqua Yves d’un ton assez moqueur qui ne semblait toujours pas plaire à Tim, toujours à cran.

« Lâche moi un peu, Yves. Ce n’est pas ce que tu crois. » Ses paroles sont toujours aussi sèches et glaciale envers son ami, il avala une dose de café pour tenter de se détendre. « Certains n’ont pas un esprit aussi malsain que toi. Elle a simplement demandé mon aide. » Il jeta un coup d’œil à Agnès, plus amicale, il n’a pas envie de lui transmettre sa mauvaise humeur.

« Ola. Ola. Calme-toi, Timmy. C’est pas vrai, depuis que t’es revenu t’es complètement à cran. Va falloir te détendre un peu, parce que tu inquiètes tout le monde. » Il se rapprocha d’Agnès. « Il est complètement parano, j’te jure. C’est un conseil d’ami, ne le prend pas en p’tit copain, il craint. » murmura-t-il à la demoiselle de sorte à ce que Tim n’entende qu’un léger murmure sans réussir à traduire.

« J’ai parfaitement entendu. » rétorqua calmement Tim en terminant bruyamment son premier gobelet de caféine.

« C’est faux. » soupira Yves en reportant son attention sur son plateau repas, puis vers la consommation abusive de son ami.

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MessageSujet: Re: Une vie d'étudiant.   Jeu 30 Nov - 4:17

Une vie d'étudiant.
Nous nous étions installés à une table éloignée des autres coins de la cafétéria. Je m'étais servie avec Tim au buffet et, pendant qu'il optait pour un régime santé - on comprenait maintenant d'où venait son joli derrière -, je prenais, moi, un repas aux saveurs indiennes. Poulet au beurre, salade de légumineuses et jus de mangue non-calorique. J'avais besoin d'une grande source d'énergie pour ce soir. C'était cours d'arts-martiaux et j'avais réellement hâte d'atteindre cette fichue ceinture noire. En me tournant vers le fils Wayne, je lui envoyais un sourire moqueur, fronçant mon nez lorsque je fus attaquée des arômes acres du café.

« Comment fais-tu pour boire autant de café ? Déjà, c'est tellement amer. Tu dors pas les nuits ? »

J'évitais sérieusement les questions à propos de ses bleus et marques, je me devais d'attendre d'être plus près de lui pour dire ou demander quoique ce soit. C'était, à la base, ma grosse motivation du moment: savoir ce qui se passait entre Bruce et Lui. Pour ça, je devais absolument me rapprocher.

À la table, entre Tim et Yves, j'attaquais d'or et déjà mon plat principal en me disant que je prendrais le temps pour connaître la vérité, mais manquai de recracher ma bouche au moment où on me mentionna les cours particuliers. Oh bon dieu, y'aurait pas que Yves à penser comme ça. Manquait plus que des cours particuliers avec un garçon pour que mon père ne me coupe la tête ! Il me l'a dit mon père: les garçons, ils pensent qu'à "ça". Surtout à cet âge, les hormones qui explosent, les réveils durs, et tout ce qui va avec. Il le sait, disait-il, puisqu'il est lui-même un homme ! Fallait pas y penser, fallait surtout pas y penser !

...

Trop tard. Je sentis mon visage très chaud au moment où j'osai croiser le regard de Tim du mien.

« Ce serait super pratique, les cours, mais je... Je voudrais pas m'imposer chez toi, Tim. »

Chez MOTHERFUCKING BRUCE WAYNE ! Chez eux, j'aurais l'air d'un puceron mal lavé ! Je pouvais pas, ça serait très mal vu. Ces gens là devaient aimer que les autres riches. Tim pouvait se payer n'importe qui, attirer des mannequins même. J'avais rien à faire là dedans du tout.  

« Attendez, c'est pas... Je veux pas que... »

Panique totale. Je fais quoi. JE FAIS QUOI ?

« Attend, comment ça, des cours "particuliers" ? Petit copain ? Tu m'en as pas parlé toi ? »

Un bruit de ballon de chewing-gum éclaté se fit entendre derrière la petite troupe d'ados. Sarah était à côté de son petit copain, Carl. Je sentis son lourd regard me brûler l'arrière de la tête et prit le temps pour me retourner et la regarder, les épaules raides de nervosité.

« Attend, c'est parce que j'ai trop à t'expliquer. »

Je levais mes mains en guise d'innocence et désignai du doigt le petit Tim à côté de moi, mais Sarah ne me laissa pas finir et marchait vers une siège aux côté de Tim. Elle profita qu'il ne la regarde pas pour faire des gestes obscènes en nous désignant moi et mon nouvel ami. Chose que je répondis par une grimace, en pinçant mes lèvres dans une expression crispée. Heureusement, il ne la remarqua pas et c'était tant mieux pour moi.  

Une fois assise, Carl à ses côtés, elle poussa de sa main sa frange brune et regarda attentivement Tim d'un petit sourire. Finalement, elle désigna de son index le rebord de table qui cachait le bas du corps de l'adolescent Wayne.

« Eeeet... T'es bien équipé, toi, là dessous ? Parce que, c'est ça première fois, à el-... »

D'un bond, je me levai de mon siège et levai ma voix d'un ton.

« OK. On va changer de sujet, s'il-vous-plaît ! »

J'avais mal au visage, tant il était chaud. Je sentais ma peau picoter et mon cerveau suffoquer sous la honte. Le pire, c'est que dans mon mouvement, je fis basculer suffisamment mon plateau de nourriture pour agiter ma canne de jus, qui vint se renverser sur le pantalon de Tim. Sarah fit un soupire d'exaspération, sous le choc, mais se cacha aussi la bouche pour étouffer un gloussement. Moi, j'avais envie de mourir, mais mise à part ça... Carl se mit à sourire, mais se détacha rapidement de la bande pour rejoindre ses amis masculins.

« Oh mon dieu ! Je suis vraiment désolée ! »

Pouf, mon amitié, envolée !

Je me penchais vers lui et attrapai tous les essuie-mains de papier disponibles sur nos plateaux de nourriture, que je vins frotter contre sa cuisse mouillée, totalement mal à l'aise d'avoir souillé ses si jolis vêtements. Il me tuerait, pour sûr !

[...]

Nous nous rendîmes en vitesse jusqu'à la salle du professeur Crane, puisque Tim avait à le rencontrer également. Moi qui pensais que c'en était finit pour notre toute récente amitié suite à l'incident de la cafétéria, voilà que je devais le regarder dans les yeux pour une heure supplémentaire ! Évidemment, j'étais incapable de supporter longtemps son regard, je me sentais frustrée envers moi-même, j'avais peur du ridicule, je me sentais carrément déplacée dans tout ça. Il allait peut-être me pardonner, ceci-dit ?  


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MessageSujet: Re: Une vie d'étudiant.   Sam 2 Déc - 14:06

ft. Tim & Agnes
Une vie d'étudiant
Il l’avait senti. A l’instant où il avait ouvert les yeux dans sa demeure de compagne, à moins d’une heure de Gotham. Les gémissements l’avaient vaguement éveillé et il en fut suffisamment agacé pour décider de la laisser encore davantage dans le noir. Le sentiment était bien là, la sensation se glissait dans chacun de ses gestes, chacune de ses failles. Au moment où il avait avalé sa première gorgée de thé chaud et qu’il s’était brûlé la langue. Quand il avait enfourché sa moto pour aller à l’Académie et qu’il avait constaté qu’il devait faire un détour pour aller chercher du pétrole. Ce fut quand il jeta sa mallette sur son bureau et qu’il scruta les élèves dont le flux de parole n’avait qu’à peine baisser que cela s’imposa clairement dans son esprit. Cela allait être une mauvaise journée.

Il n’avait aucune envie de faire le moindre effort pour calmer son humeur massacrante. Après avoir subtilement insulté un adolescent d’imbécile, surement adopté en vue de son besoin d’attention pitoyable, qui avait eu l’audace de faire une remarque sur son précédent cours qui faisait à tous et à toutes –et surtout à lui- perdre du temps, il remarqua au fond de sa classe le réveil brusque d’un élève. Si certain.es autres suivirent son regard, attendant une réaction de la part de leur peu sympathique professeur, il n’en fit rien. Tim Drake. Il devait bien avouer que de tous ses élèves, il était très certainement le moins attardé d’entre eux. La plupart de ses professeurs avaient déplorés sa disparition soudaine, et avait compatis pour l’horrible incident dont il avait été la principale victime. Jonathan Crane fut le seul à voir l’incohérence entre les faits rapportés et la réalité. L’adolescent ne se comportait pas comme quelqu’un qui avait été victime d’un fâcheux et hasardeux incident de voiture. Le psychiatre demeurait l’élite sur la recherche psychiatrique et voir à travers le comportement d’un mineur n’était en soit, pas une réelle difficulté. L’inconscient ne mentait pas, et le langage corporel non plus. Il était terrifié. Le fait que le gamin devait rattraper les cours qu’il avait manqué – par son absence involontaire et traumatique ou volontaire par le sommeil, l’arrangeait bien. Il voulait lui offrir une consultation en tout bien tout honneur, bien sûr. Sa tentative de socialiser avec miss Reynolds – nerveuse et souriante, une adolescente soumise aux hormones comme bien d’autres gamin.es- fut suffisamment navrante pour qu’il s’en détache pour le moment et poursuive son cours jusqu’à la pause de midi.

Agnès Reynolds bénéficiait aussi de sa générosité. Jonathan Crane, aussi surprenant que ça soit, prenait à cœur l’enseignement. Il savait que la société de demain se trouvait en face de lui et cela faisait bien peine à voir. L’Académie lui permettait surtout de bénéficier de matériels et d’un salaire plus que décent pour pouvoir continuer ses recherches mais il y avait pris gout. Il n’était là que depuis deux ans mais il ne pouvait nier le sentiment de fierté quand quelques rares têtes blondes venaient déposer une pomme sur son bureau pour ensuite boire ses paroles pendant quatre heures non-stop. Et ramener quelques devoirs acceptables, cela va s’en dire.

- Oui ? […] Très intéressant, et à quel degrés ? […] Augmentez légèrement la Benzodiazépine, vérifiez les taux de Noradrénaline.

Il tournait vaguement les pages d’un livre de botanique en attendant ses deux élèves. Le coup de fil l’avait surpris. Il avait spécifié de ne jamais le contacter sur son lieu de travail mais il y avait eu un souci. Son produit montrait au fur et à mesure des défauts chez plusieurs de ses sujets. Les cobayes plus solides résistaient aux effets hallucinatoires et les hormones ne montaient pas aussi haut qu’il le souhaiterait. Là, la sans-abris d’à peine vingt ans avait davantage réagis aux stimulants qu’à tout autre chose et avait mis au tapis quelques membres de la petite équipe qu’il s’était constitués avant qu’iels ne parviennent à la calmer. On ne pouvait pas totalement travailler seul, il fallait bien que quelqu’un surveille ses expérimentations quand il ne pouvait être sur place. Les dealer.euses de drogue faisaient de bons pantins. Discret.es, attentif.ves, et avec une brève formation, pouvaient s’assurer d’obéir à ses directives.

- Ne me dérangez plus. Je vérifierai ça ce soir.

Il raccrocha aussi sec et jeta son smartphone sur son bureau qui vient résonner dans la petite salle de classe qu’il avait réservé. Il eut un long soupir. Il devait rendre ses sujets moins agressifs, plus réceptif.ves à leurs peurs intimes, à leurs phobies. Il y avait bien quelques plantes qui une fois traités pourraient s’avérer utiles mais plus d’une étaient illégales et même avec le statut de chercheur, il aurait bien du mal à s’en fournir sans devoir répondre à quelques questions, voir même pire, présenter ses recherches. Devoir fricoter avec la pègre ne l’arrangeait pas, il avait bien assez de dette comme ça –c’est-à-dire peu mais assez pour qu’iels s’en souviennent et qu’iels lui demandent des comptes. La nervosité le gagna.

- Les cheveux en bataille
Le corps en brin de paille


En dix ans, il n’avait pas autant avancé qu’il le souhaiterait. Pire encore, sur les centaines de sujet, la plupart était mort.e de crise cardiaque sans qu’il n’ait obtenu assez d’information pour réaliser un vrai progrès.

- Vêtu d'un vieux chandail,
C'est l'épouvantail.


Il avançait à petit pas. Iels mourraient de peur. Iels hallucinaient assez pour qu’il puisse connaitre ce qui se cachait derrière les traumas et les angoisses. Iels communiquaient avec lui pendant leur crise. Cependant, les plus fort.es résistaient et n’accédaient pas à la transe et cela ne faisait qu’augmenter leur agressivité. De même, les effets étaient trop courts.

- Il fait peur aux moineaux
Aux corneilles, aux corbeaux,
À tout oiseau qui piaille.


Peut-être que transformer le produit en gaz plutôt que de l’injecter directement dans le sang lui permettraient d’éviter une crise cardiaque lorsque le sang remonterait jusqu’au cœur. Il pourrait même toucher plusieurs personnes en même temps. Au fond de lui, il se questionnait sur cette brusque pensée. Quel intérêt de rendre le produit volatile ? Il disparaitrait vite si le gaz était trop léger et même, il n’allait pas de balader en ville pour « distribuer » la bonne parole. Il n’était pas un vulgaire criminel. Sa cave, certes de plus en plus petite avec le temps, suffisaient assez et quand il parviendrait à obtenir d’assez bon résultat, on lui donnerait un vrai laboratoire de recherche.

- C'est l'épouvantail.

Et s’iels le traitaient de fou ? Et si on lui privait de ses recherches d’une vie ? Et s’il perdait tout ce qu’il avait créé et accomplis en une décennie ? Et s’il ne parvenait jamais à se libérer de cette peur qui lui bouffait les entrailles et qui dévoraient le monde pour les conduire vers l’apocalypse ?


- Est-ce que tu oserais
Le toucher, l'embrasser,
Le prendre par la taille,
Cet épouvantail ?

Jonathan termina sa chansonnette presque dans un murmure. Quand l’angoisse le prenait, inconsciemment il chantait. C’était un tic dont il ne parvenait pas à se débarrasser. Cela le troublait quand il s’en apercevait. Les souvenirs de la cave et de tout ce qu’elle contenait venait le frapper durement, quand il chantait des comptines pour s’apaiser et que son père réutilisait parfois pour l’effrayer davantage. Parfois, il avait le sentiment d’être plus affecté que ces patients.

Il resta là, immobile, à buter sur la page sur l’ergot du seigle quand les deux ados entrèrent. Il rajusta ses lunettes comme pour reprendre contenance. Il se leva.

- Jeunes gens. Assis.

Il désigna les chaises du menton.

- J’ai été contrarié de constater que mon cours vous ennuie, assez pour que vous décidiez de perdre davantage de temps et d’accumuler les lacunes déjà bien présentes.

Il fit le tour de son bureau, s’appuya légèrement dessus, bras croisés. Son regard alla de Tim à Agnès pendant un bref instant de silence. Il attendait visiblement une explication, quelque chose ou même qu’iels nient.

- Comprenez bien que si vous décidez de dormir.

Son regard s’attarda sur Tim.

- … ou de discuter durant mes cours.

Puis sur Agnès avant de lever les yeux au ciel et de se saisir d’une épaisse enveloppe sur le bureau, sa voix reprit, plus lentement, comme s’il parlait à ses animaux.

- … pour ne pas dire filtrer, je ne ferai qu’allonger nos séances à mon bon plaisir.

Il ouvrit l’enveloppe et distribua deux sujets de plusieurs pages. Arrivé au jeune homme, quand il lui confia le papier, il s’adressa directement à lui sur un ton plus bas. Non parce qu’il voulait que cela soit confidentiel, Agnes pouvait parfaitement entendre ce qu’il disait mais pour laisser entendre qu’il s’inquiétait.

- Cependant, sachez qu’en tant que professeur et psychiatre, si vous avez besoin de parler, je ferai honneur à ma profession. N’ayez aucune crainte.

Il esquissa un sourire et leur tourna le dos pour noter quelques indications sur le large tableau noir.  

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Tim Drake
MessageSujet: Re: Une vie d'étudiant.   Dim 3 Déc - 0:42


« Une vie d’étudiant »
ft. Agnes D. Reynolds/ Jonathan Crane
_____Le malaise avait continuer de demeurer dans l’esprit du jeune garcon. Comme si Yves ne suffisait pas pour enfoncer le couteau dans la plaie, il finit par comprendre que l’une des amies d’Agnès avait également l’esprit mal placé. Si l’adolescent n’était pas aussi fatigué mentalement, il aurait surement calmé cette demoiselle par des paroles directes, glaciales qui aurait remis tout le monde à leur place en moins de temps qu’il en faut.
La dernière question de cette adolescente ne laissa pas le jeune prodige indifférent. Toujours dos à elle, mais disposant d’une ouïe assez fine pour tout entendre, ces sourcils se redressèrent. Quelle question indiscrète et malaisante. Il resserra doucement les poings, défigurant sous la pression de ses doigts son gobelet vide. Les craquements du plastique alertèrent rapidement son ami d’enfance qui jeta un coup d’œil sur le regard froid et colérique de Tim, lui qui avait toujours fait preuve de sang-froid dans n’importe quelle situation commençait à craquer. Cet accident, quel qu’il soit réellement, l’avait changé, et pas de la bonne façon.

Alors qu’il était à deux doigts de se retourner pour régler toute cette histoire et arrêter de faire la sourde oreille, Agnès décida, à ce moment précis, d’avoir deux mains gauches et de renverser sa boisson sur le bas du corps de l’adolescent. Elle avait stoppé l’adolescent, c’est à croire qu’elle avait entendu les prières de son ami, Yves qui avait essayé de ramener l’attention de Tim sur lui pour l’empêcher de faire cette connerie. Ce dernier fait un pas de côté, baissa la tête pour observer les dégâts. Il serra de nouveau les dents, toujours remplis de rage, brûlant de l’intérieur. La blondinette présenta rapidement ses excuses, mais cela ne calma pas pour autant Tim.

« Ça va, c’est rien. » rétorqua l’adolescent d’un ton glacial, sans réellement la regarder dans les yeux. « Je dois avoir de quoi me changer dans mon casier. »

Il attrapa son plateau alors qu’il avait à peine toucher à sa nourriture pour tout jeter et se rendre dans le couloir qui le mènerai tout droit à son casier. Il n’attendait pas qu’Agnès le rejoigne, ni même Yves qui était resté assis sur sa chaise, tel un spectateur avant de redresser son regard vers Agnès qui devait être assez surprise de sa réaction, lui qui était resté calme et plutôt attentionné avec elle depuis leur rencontre, se retrouve à lui montrer le pire des regards et à lui lancer des paroles tout aussi glaciales.

« Ne t’en fais pas, il est un peu bizarre depuis… cet accident de voiture. Il s’en remettra. » un ange passa, Yves baisse les yeux en direction de son plat. « Il s’en remet toujours. »

Après avoir changé de pantalon, laissé l’ancien moisir quelques heures dans son casier et partis aux toilettes se nettoyer un peu le visage et tenter de reprendre ses esprits. En prenant du recul sur ce qu’il s’était passé, il avait parfaitement conscience qu’il avait perdu le contrôle de ses émotions. Ce n’est malheureusement pas la première fois que cela arrivait depuis son retour de chez Dollmaker. Ce n’est pas bon, il doit se ressaisir, et vite.
Tim demeura complètement silencieux lorsqu’il rejoint Agnès pour se rendre dans la salle où attendait le professeur Crane. Ce dernier avait souhaité voir l’adolescent en privé et ce dernier est loin d’être stupide quant à ce qu’il souhaitait aborder lors de cet entretien.

Les premières remarques sont tombées et ne surprennent guère le jeune prodige qui restait complètement passif, ses pupilles bleus dévisageant presque son professeur. Bon sang, il est tard, à cette heure-ci, il devrait être au Manoir Wayne en train de reprendre son entraînement intensif en espérant que son mentor et père adoptif lui donnera le feu vert pour reprendre le costume de Red Robin le plus rapidement possible. Avec toute cette pression qu’il se donnait, il avait la sensation de perdre son temps et ce n’est pas cela qui allait lui faire garder son calme olympien.
Cependant, il laisse son enseignant parlé, jetant de rapide coup d’œil à la seconde personne présente dans ses lieux avec un ton presque aussi glaciale. Il s’installa sur la chaise, mais il ne comptait pas y rester scotché jusqu’au nouvel ordre du professeur. Il déposa doucement son sac sur le sol. Lorsqu’il aperçu ce dossier de plusieurs pages, il sentit immédiatement qu’il allait rester cloîtrer des heures dans cette salle.

Les dernières paroles de Crane, il n’aurait pu les deviner avant de les avoir entendus. Celles-ci sont étranges, l’adolescent fronça doucement les sourcils avant de redresser un regard un peu plus froid que d’habitude en direction de son professeur. Lui qui supposait être un psychiatre, semblait avoir compris que l’accident de voiture n’était que supercherie, que cet incident ne peut justifier le comportement paranoïaque de l’adolescent ? En effet, ce dernier avait non seulement des blessures qui ne pouvaient être provoqué par un simple accident, mais avait également développé une certaine claustrophobie. Tim avait d’ailleurs laissé la porte de la salle légèrement entrouverte pour se sentir un peu plus en sécurité, même s’il se trouvait dans un endroit plus que familier.
Crane sait des choses, mais Tim en sait tout autant sur lui. Cet homme est louche, ses mimiques sont louches, ses intentions sont louches. D’après les récentes enquêtes de Red Robin sur la disparition de plusieurs civils, Crane est un suspect qu’il ne peut pas négliger, mais qu’il ne peut pas interroger en tant que civil sans évoquer des soupçons chez le psychiatre. Il doit donc faire profil bas et prendre sur lui, comme il en avait l’habitude, mais il n’est plus le même et les paroles de Jonathan Crane semblait le révolter au plus profond de son âme.

« Pardonnez-moi, mais je ne voulais pas vous manquer de respect lorsque je me suis… assoupie pendant votre cours. Au cas où vous l’auriez oublié, ou vos collègues ont oublié de vous le mentionner, je souffre de violentes insomnies et ceux depuis ma tendre enfance. J’ai pleinement conscience que cela n’a rien de respectueux que de voir un de ses élèves dormir pendant son cours. Cependant, jusqu’à preuve du contraire, mes résultats ont toujours été très satisfaisant, donc je ne vois pas en quoi ce sujet ou ce cours pourrait mettre d’une quelconque utilité appart m’empêcher de me reposer pendant mes heures de repos et tenter de trouver le sommeil. » Il se leva de sa chaise, comme ci ses provocations verbales ne suffisaient pas et se tourna vers Agnès. « Pour ce qui est d’Agnès, cette dernière a seulement sollicité mon aide pour comprendre certaine notion de votre cours. Je vous prie donc de m’excuser d’avoir essayé de rattraper votre incompétence en matière d’enseignement avec l’une de vos élèves. » L’adolescent tira sa manche pour cacher les blessures qui pourraient attirer les regards trop curieux, sa parano et la mention indirecte du professeur Crane au sujet de sa vie privée le rendait agressif et le poussait à faire des choses, des gestes qui le trahissaient d’eux-mêmes. « Et pour finir, ce qui est de ma vie privée, elle ne vous regarde même, psychiatre ou non, Je vais BIEN. Merci de vous en soucier. » rétorqua Tim avec une voix tout aussi glaciale, voir agressive pour les dernières paroles.

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MessageSujet: Re: Une vie d'étudiant.   Lun 18 Déc - 22:01

Une vie d'étudiant.
J'avais été un tantinet choquée du comportement de ses amis et du compagnon de Tim. Pas que je leur en voulais sérieusement, mais je me disais que peut-être avaient-ils agit d'une façon grossière. Tim ne l'avait pas aussi bien géré que moi, mais fallait comprendre. C'avait été lui, qui fut victime de cette histoire-là. Bon, après, ce n'était que des plaisanteries, il ne m'en voudrait pas longtemps et je pourrai garder contact... Au moins pour qu'il puisse m'aider pour mes cours de chimie... Peut-être comme un ami, aussi ? Raaah !

J'étais triste et agacée lorsque je m'assis en classe de rattrapage. N'écoutant qu'à demi ce qu'avait à dire le professeur. J'avais envie de rentrer chez moi et de ne plus y penser, mais l'image de mon chez moi me ramenait au type en rouge. J'eus un peu peur, mais il n'y avait pas de risque, hein ?

"...Discuter durant mes cours."

Mon regard s'était posé instinctivement sur le grand maigre, qui faisait ses grands airs de conne effarouchée. Ses yeux dans les airs, son petit air snob de merde, sa maigreur déroutante. Il était connu, Crane, pour être le prof le plus chiant de l'école. Le problème était qu'il était intelligent, qu'il avait le dernier mot vis-à-vis des élèves. Pas étonnant qu'il fasse son trip de power, il profitait de son rang d'enseignant pour défouler ses frustrations personnelles. Évidemment que je ne me mettais pas dans sa route, je tenais à mes résultats scolaires, je ne tenais pas à ce qu'un prof ne fasse exprès de me faire couler. Le système scolaire, c'était purement de la merde.

Je ne dis rien, en fait. J'étais restée sur mon siège, à me mordre les lèvres pour empêcher les vilains mots de sortir de l'antre. Patientant, avec un goût amer à la gorge, qu'il me porte mes papiers. Tim, lui, n'était néanmoins pas de mon avis. Il s'était même levé de son siège et affrontait maintenant Crane. Ça m'a fait du bien, tellement que j'eue besoin de tourner la tête pour couvrir mon sourire. J'aurais pas su dire mieux que Tim, j'étais fière de lui et j'avais approuvé ses sages paroles d'un regard épineux à l'intention de Crane.

« Moi, je voulais juste mes notes. On est dans un cours de chimie ici, non ? »

Pas dans un cours d'éthique ! Bon sang, c'était pas croyable ! Il nous haïssait, c'était gratuit ! Si Tim n'avait pas été là pour faire basculer la situation, j'lui aurais volontiers craché au visage, ou je l'aurais pas fait ? Ouais, non. J'l'aurais pas fait.

« Tim ? »

Je me raclais la gorge, lui mimai un merci des lèvres et frôlai son poignet amoché. Le pauvre, j'avais terriblement envie de lui demander, mais le moment n'était pas le bon et je n'avais pas envie que Monsieur Crane se sente obligé de faire chier avec sa pseudo-psychiatrie. Si Tim avait mal réagit un peu plus tôt dans la journée, il avait besoin d'amis pour l'écouter, et j'avais bien envie de lui apporter un quelconque soutien.

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